Elections françaises 2012
Posté par:
darlett (IP enregistré)
Date: 09 mai 2012 a 15:12
Sans vouloir faire du sentimentalisme pueril, cette lettre m'interpelle et sans etre francaise, je m'y associe totalement.
Je crois que les Francais n'ont pas su voir et apprecier a sa juste valeur Nicolas Sarkozy dont le soucis premier etait d'etre "vrai", de s'adresser au public sur un meme pied d'egalite.
-----
Paris, le 7 mai 2012
Monsieur le Président,
En ce lendemain d'élection présidentielle j'aimerais pouvoir vous exprimer, au nom des millions de Français qui vous portent dans leur coeur, ma reconnaissance éternelle et ma gratitude, pour tout ce que vous avez fait pour la France, pour nous, pour moi.
A une France complexée, vous avez rendu la fierté. Vous avez porté les valeurs de courage, d'affirmation de soi, de détermination.
Je repense à tous ces moments merveilleux que nous avons vécus ensemble.
En 2002, je vous ai découvert. J'avais 11 ans. Dans ma famille on ne s'intéresse pas à la politique. On n'en parle pas. Votre dynamisme extraordinaire et votre volontarisme tranchait avec l'idée que je me faisais alors des hommes politiques. Très vite, vous m'avez rendu fier et heureux d'aimer la France ; vous m'avez rendu patriote. Depuis que vous avez rendu à la France une droite républicaine, fière de son pays et de son histoire, je n'ai plus honte de sentir mon coeur se gonfler à chaque fois que j'aperçois un drapeau tricolore flotter sur nos monuments ; je n'ai plus honte d'avoir la chair de poule lorsque retentit la Marseillaise.
Aujourd'hui, j'assume mon amour pour la France. Mieux, je le revendique. C'est à vous que je le dois.
Nous sommes des millions dans ce cas, des milliers à avoir adhéré à l'UMP après que vous l'ayez modernisé, à nous être battus à vos côtés, vous qui n'avez pas compté vos efforts, votre temps, votre engagement, si généreux, pour redonner à la France son rang, sa grandeur.
Hier soir, pendant votre vibrant discours à la Mutualité, j'ai repensé à ces 10 ans. Ces 10 ans passés ensemble. Ces 10 années qui ont fondé mon envie d'engagement. J'ai pleuré. J'ai pleuré comme nombre de mes amis. Tous ces amis engagés en politique à qui, comme moi, vous avez donné l'amour de la politique, et l'envie d'agir pour notre pays. Penser que nous ne pourrions plus nous reposer sur vous, sur votre énergie hors du commun, sur votre force, nous a fait trembler de peur. Votre discours empreint de dignité et sans aucune haine nous a donné une leçon.
J'ai repensé à votre discours du 14 janvier 2007. Ce discours que je n'oublierai jamais. Vous rendiez notamment hommage aux héros de la résistance Française, au général de Gaulle, et à Jacques Chaban-Delmas. Vous rendiez hommage à tous ceux qui vous ont fait rêver " d'une autre destinée, d'une vie plus grande, d'un avenir plus passionnant ". Cette liste, je me l'approprie aussi. J'y ajoute votre nom.
J'ai repensé à ces discours merveilleux, plein de ferveur, de Villepinte, de la Concorde, ou encore du Trocadéro. Ces rassemblements où des milliers d'hommes et de femmes se rassemblaient autour de vous, pour une France que vous seul pouviez nous faire espérer, une France forte.
Vous êtes un grand Homme d'Etat, vous avez été un grand Président de la République. L'Histoire vous donnera raison, j'en suis convaincu.
Je sais qu'il reste des combats à mener. Je sais que les défaites, les difficultés rendent plus fort.
Vous êtes pour de nombreux jeunes comme moi un modèle, un exemple. Ce soir, nous sommes orphelins. Mais nous sécherons nos larmes et nous reprendrons le combat, pour reconquérir cette France si chère à mon coeur que peu ont su aimer comme vous l'avez aimée ; pour défendre les valeurs que nous avons toujours portées avec vous : le mérite, le travail, la responsabilité.
La génération Sarkozy que vous avez créée, et dont je suis, sera digne et battante. Vous lui avez appris l'amour de la patrie. Elle l'exprime chaque jour. Et elle ne laissera personne le lui confisquer.
Nous serons dignes et nous nous battrons pour reconquérir chaque morceau de cette France que vous nous avez appris à aimer. Nous ne l'abandonnerons pas. Et vous pourrez, à votre tour être fiers de nous, comme nous sommes fiers de vous.
Vous me manquerez. Vous nous manquerez. Vous manquerez à la France.
Merci.
Jolan KERNO