ROND-POINT CULTUREL :  DARNNA.COM
Litterature, Arts & Opinions  
Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 15:39

Sur cette page, je voudrais tout au long de mes decouvertes, donner une liste bibliographique des ouvrages recents ou moins recents concernant les Juifs du Maroc.

Relations judéo-musulmanes au Maroc - par Stavit


« Cet ouvrage réunit les articles de vingt-trois spécialistes de nationalités et d'horizons différents - historiens, ethnologues, linguistes, musicologues... Leurs études nous révèlent qu'au-delà des différences, des particularismes et des antagonismes, un immense espace d'échanges et de dépassement des frontières ethno-religieuses a existé entre juifs et musulmans à travers les siècles, au Maroc, dans le domaine de la musique, ainsi que dans divers types d'activités intellectuelles comme la langue, la philosophie, le rituel... » (présentation de l'éditeur)






Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:06

Juifs du Maroc. Fastes et facettes - par Somogy





Pendant plus de mille deux cents ans, juifs et musulmans ont cohabité au Maroc et coopéré à l'épanouissement de ses richesses culturelles et artistiques. Cet ouvrage témoigne des imbrications et des sensibilités qui, en terre marocaine, se reflètent dans la culture et l'art juif : thèmes et motifs communs dans la bijouterie, le costume, la musique, le chant, la poésie, la vie quotidienne. Ce livre propose également le double regard porté par les peintres et les photographes sur un temps de commerce et d'émulation créatrice, qui, en zones rurales ou urbaines, ont fait avancer d'un même pas juifs et musulmans du Maroc.


Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:12

Tribus oubliées d'Israël (Les) - par Didier Nebot





Collection : Terra Hebraïca

L'Afrique judéo-berbère, des origines aux Almohades, essai historique
L’auteur explique le parcours des tribus judéo-berbères qui vécurent au début de l’ère chrétienne, sous le joug de l’empire Romain, et qui, sous le règne des Vandales, devinrent libres et indépendantes. Au VIIe siècle, ces tribus s’opposèrent aux conquérants arabes, les Almohades.

« Lorsque, dans les années 1960, l'ensemble du Maghreb acquit son indépendance, les juifs quittèrent en masse cette région. Ils y étaient depuis la nuit des temps. Il en partirent comme de vulgaires colonisateurs, laissant leur patrimoine culturel dans les mains de l'oubli.

Aujourd'hui, parler d'une présence juive dans le passé de l'Afrique du Nord relève, pour beaucoup, d'une simple anecdote à l'intérêt limité. Erreur ! Erreur d'appréciation et de jugement dans lesquels se sont engouffrés bon nombre d'auteurs. Il est temps de rétablir la vérité.

C'est cette thèse que développe avec force Didier Nebot dans ce livre. Se fondant sur de nombreuses sources historiques, il explique le parcours des tribus judéo-berbères qui vécurent, au début de l'ère chrétienne, sous le joug de l'empire Romain, et qui ensuite, sous le règne des Vandales, devinrent libres et indépendantes. Plus tard, au VIIe siècle, lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du prophète de par le monde, ces tribus judéo-berbères leur opposèrent une farouche résistance; mais elles succombèrent sous les coups de boutoir des Almohades et la plupart d'entre elles se convertirent à l'islam. Seuls subsistèrent quelques clans épars qui, pour certains, s'amalgamèrent au juifs venus d'Espagne au XIV et XVe siècle. » (présentation de l'éditeur)

« Après avoir arpenté les recoins les plus secrets de la bibliothèque nationale, j'ai découvert un monde étrange et oublié, celui de ces tribus judéo-berbères qui bousculèrent la destinée des pays du Maghreb dans l'Antiquité. J'ai pu reconstituer le parcours de ces juifs qui, chassés il y a 20 siècles de Judée par Titus, se réfugièrent en Afrique du Nord. Saint Augustin et Tertullien m'ont permis de retrouver la trace de ces berbères qui, intégrant ces juifs parmi eux, judaïsèrent en masse, et opposèrent par la suite une farouche résistance à l'envahisseur arabe. Au XIIe siècle ces tribus s'effondrèrent sous les coups de boutoir des Almohades, qui ne leur laissèrent le choix qu'entre la conversion à l'Islam et la mort. Moi qui hier ne connaissais rien de ce passé, je me sens aujourd'hui plus riche, car je sais qu'en tout juif originaire d'Afrique coule un peu de sang berbère. J'ai compris que ceux qui se croient arabes sont en fait d'anciens berbères. J'ai eu envie par ce livre de leur tendre une main amicale et de leur dire : "nous sommes frères". » (Didier Nebot, 03 janvier 2000)

[www.bibliomonde.com]








Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:16

Deux mille ans de vie juive au Maroc
par Haïm Zafrani





Ce livre évoque la mémoire de ce qui fut (et reste) la plus importante communauté juive du monde arabe. La nouvelle édition a été mise à jour et augmentée d’une postface remplaçant l’épilogue des éditions précédentes.
« L'ouvrage de Haïm Zafrani restitue en trois cents pages l'essentiel des composantes de la vie juive marocaine et plus généralement maghrébine, au cours des deux derniers millénaires. Depuis les premières vagues de dispersion des juifs palestiniens jusqu'à la désintégration de la communauté marocaine sous l'effet conjugué de l'indépendance du pays et d'un incessant mouvement d'Aliyah, une « société juive bipolaire » a généré et perpétué une culture fort originale insérée et enracinée en terre d'islam, la population juive ne s'est pas montrée imperméable aux influences arabo-berbères, sans renoncer pour autant à cultiver sa riche tradition religieuse, ravivée par les megorashim venus d'Espagne après l'Expulsion. Ce tour d'horizon historique circonstancié permet de mieux saisir le sens du syncrétisme culturel des juifs marocains, de leurs rites propres - comme la mimouna et la hilloula - et de la « mémoire judéo-maghrébine » qu' ils ont reçue en héritage. Le mépris condescendant qu'a pu manifester à leur égard (et que manifeste encore) un certain establishment israélien n'en parait que plus déplacé. » (extrait du site de Chochana P.)

« Le judaïsme marocain entretient avec la pensée juive universelle et ses divers modes d’expresiion des liens étroits et des relations privilégiées au niveau de la création littéraire hébraïque classique et traditionnelle. Toutefois, ce judaïsme est aussi le produit du terroir marocain où il a prospéré durant deux millénaires. Dans cet espace de convergence et de dialogue, s’est élaborée une personnalité judéo-marocaine multipolaire complexe. Cet ouvrage apporte un éclairage inédit sur l’Histoire d’une communauté éclatée et sa mémoire. » (extrait d’un article de Jean-Michel Zurfluh, dans le Temps du Maroc, 8 Octobre 1999).

Ce livre a reçu le Prix Grand Atlas de la Création en 1999, décerné par l’ambassadeur de France au Maroc, au titre de la promotion et de la diffusion du livre.

« Le foyer le plus intense de fanatisme musulman et d'humiliation juive fut, jusqu'à ces derniers temps, le sultanat du Maroc. Les quartiers juifs ou mellahs de Fez, de Marrakech, de Casablanca, de Tétouan, de Mogador, étaient strictement clos, et les sévères lois du Coran, relatives aux " infidèles " méprisables y étaient appliquées à des milliers d'hommes. Non seulement les sultans, mais n'importe quel fonctionnaire se considérait en droit de sévir contre les Juifs comme bon lui semblait : de les battre, de les spolier, de les bannir. Parfois, lorsque les cris des victimes s’élevaient trop haut, les diplomates des pays européens résidant au Maroc y faisaient écho, surtout dans le port de Tanger ou sont concentrées les plus importantes entreprises juives. L'Alliance Israélite de Paris et l'Anglo-Jewish Association de Londres s'adressaient à leurs gouvernements, demandant qu’ils prissent la défense des Juifs marocains. Mais le salut n’arriva qu'en 1912, lorsque le Maroc passa sous le protectorat de la France et de l'Espagne. Dépités par l'occupation étrangères, les Maures passèrent leur colère sur les Juifs et organisèrent un véritable pogrome à Fez. Mais, par la suite, ces excès devinrent beaucoup plus rares. sur 120000 juifs marocains, 90000 se trouvent sous la protection du résident général français, 20000 sous celle du résident espagnol, et 10000 sous celle du corps diplomatique international à Tanger. Les Séphardim, ou habitants des ports, pour la plupart gros commerçants, parlent entre eux l'espagnol, mais tous manient plusieurs langues européennes. À l'intérieur du pays, les Séphardim se sont confondus avec la population juive indigène; ils usent de l'arabe. Partout, les écoles de l'alliance israélite appareillage la civilisation française, mais le mouvement assimiler heures qui en résultent trouverez, dans le celui-ci vain, une opposition nationale, inspirant à la reconnaissance de la culture géographique sur une base européenne. » (extrait du Précis d'histoire juive, Éditions du Cerf)

[www.bibliomonde.com]





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:21

VIE JUIVE AU MAROC (La)
par Aviva Lancet-Muller (direction de l'ouvrage),
Dominique Champault (direction de l'ouvrage)






Sous titre : Arts et traditions.

Le livre présente des objets de la vie quotidienne, souvenir de la plus importante communauté juive du monde arabe.
Un beau livre dont les notices ont été écrites par des spécialistes.






Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:31

MARRAKECH LA ROUGE
par Hélène Gans Perez
( Livre )
Métropolis
Collection Cuisine de mes souvenir (La)
février 1996





L’atmosphère des années heureuses (un peu idéalisées) juste avant le départ des juifs du Maroc en 1956. Un ouvrage plein de nostalgie : description de la vie quotidienne, recettes de cuisines, souvenirs autobiographiques…
À travers cette description pleine de nostalgie, d’odeurs et de saveurs, de la Marrakech à l’époque où musulmans et juifs se côtoyaient dans la médina, l’auteur nous livre ses souvenirs d’enfance. Trente-neuf recettes de cuisines sont proposées pour entretenir le souvenir.






Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:35

UNE JEUNESSE JUIVE AU MAROC par Harmattan (L')
Collection Mémoire du XXe siècle - 2001

par Hanania-Alain Amar







Dans ce récit au style vivant et d'une grande richesse informative, Hanania-Alain Amar nous invite à un itinéraire. Il s'agit du témoignage d'un descendant d'une famille juive établie au Maroc depuis plus de deux millénaires. L'ouvrage est comparable à une tresse dont chacun des brins se mêle harmonieusement aux autres, apportant un regard sur l'histoire, la culture, le monde de vie quotidien d'une communauté juive chérifienne entre 1860 et 1972. On y retrouve chronologiquement l'époque impériale, le protectorat, le temps de l'indépendance et de ses conséquences, notamment pour l'auteur : l'exil. À travers des anecdotes, des réalités historiques et familiales étayées par une solide bibliographie, ce livre - qui mêle tendresse, humour et émotion contenue - est une précieuse source pour découvrir une époque et un monde peu connus du public français.
L'auteur : Hanania-Alain Amar est né à Rabat en 1947. Il y a vécu jusque dans les années 1970. Ancien interne des Hôpitaux de Paris, il est psychiatre et psychothérapeute. Responsable à l'Association Française de Psychiatre, passionné par les questions d'éthique, il a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées.

[www.bibliomonde.com]






Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:41

IL ETAIT UNE FOIS DES JUIFS AU MAROC - par Armand Levy
Harmattan (L')
Collection Comprendre le Moyen-Orient
octobre 1995




Un livre de témoignage, d'histoire et d'évocation, un brin nostalgique, de la vie quotidienne des juifs au Maroc.
L'auteur décrit la vie des mellahs et le passage des juifs du Maroc à la modernité au cours du XXe siècle. Il insiste aussi sur la protection des juifs du Maroc par Mohamed V face au gouvernement de Vichy et à ses lois antisémites. Armand Lévy évoque ensuite le départ pour Israël.

« Originaire de Mogador, Armand Lévy est né à Casablanca en 1932. Dans ce livre, il évoque le passé à la fois lointain et proche de la judaïcité marocaine, qui a joué et joue encore un rôle important dans l'histoire juive. Il donne dans ce récit une "Image du dedans" où ses souvenirs personnels sont enrichis par des témoignages recueillis auprès de ses parents; ils sont complétés par des recherches documentaires. L'homme juif de la plaine, le citadin, celui de la montagne ont connu une double culture, celle qu'ils ont héritée de la tradition biblique juive et celle liée aux traditions locales. L'influence des Juifs expulsés d'Espagne au XVe siècle a gardé des racines profondes chez ceux d'entre eux qui ont habité les villes de Tanger, Tétouan, Melilla, Larache... Des influences anglaises ont sensibilisé les Juifs de Mogador et de Tanger ; enfin, la culture française, avec l'installation du Protectorat français en 1912, a gagné la majeure partie de cette population. Un va-et-vient entre la mémoire orale et la mémoire écrite constitue l'originalité de ce livre qui fait resurgir le vécu de cette communauté toujours attachée au pays où elle a pris naissance, où elle a forgé son identité et sa culture en étroite collaboration avec celle des Berbères et des Arabes. L'auteur insiste sur la protection que le Sultan Mohammed Ben Youssef, qui deviendra le roi Mohammed V, a accordée aux Juifs pendant la période de Vichy. Dans les années cinquante, des Juifs se sont engagés dans la lutte pour l'indépendance du Maroc et dans les efforts de développement de ce jeune Etat, même si en majorité, ils ont choisi le départ pour Israël, pour la France, le Canada ou l'Espagne. Mais l'émigration n'a pas entraîné la rupture définitive : parmi les pays arabes, le Maroc est le seul qui abrite encore une communauté juive active. Et l'on connaît le rôle joué par le roi Hassan II dans le processus de paix au Proche-Orient. Au Maroc, dans le passé lointain et récent, qui n'était "ni enfer, ni paradis", des Arabes et des Juifs ont coexisté dans la rencontre et un certain respect de leurs cultures. Cette coexistence ouvre l'espoir d'un avenir de paix qui ne pourra se réaliser que dans une mutuelle reconnaissance. » (présentation de l'éditeur)

Le livre a été préfacé par le professeur Doris Bensimon.


[www.bibliomonde.com]


Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:47

INSOUMIS (L’)
par Abraham Serfaty, Mikhaël Elbaz

( Livre )
Desclée de Brouwer
Collection Midrash







Le sous-titre du livre : Juifs-Marocains et rebelles. Le célèbre opposant marocain revient sur son parcours et ses engagements. Il évoque notamment sa nostalgie d’un pays où juifs, musulmans et chrétiens vivrait en symbiose. Le Maroc aurait pu être ce pays.
Ce livre est un dialogue entre un anthropologue, spécialiste de l’immigration des juifs marocains et une figure mythique de la résistance à la dictature d’Hassan II du Maroc. Abraham Serfaty insistante sur la question qui lui tient tant à cœur des relations entre juifs et musulmans. Il dit sa nostalgie de l’ancienne Andalousie. Il se souvient de la cohabitation entre les trois communautés juives, musulmanes et chrétiennes dans la médina de Casablanca. A. Serfaty, le juif arabe, ne se reconnaît ni dans le nationalisme arabe, ni dans le sionisme. Il a toujours dénoncé le sort fait aux Palestiniens, mais il évoque aussi le sort des juifs marocains pauvres devenus des citoyens de seconde zone de la société israélienne.

« Son judaïsme interrogé par Kafka, éclairé par la Kabbale, revivifié par la poésie de Celan ou la passion d'Edmond Jabès, véhicule la modernité d'Hanna Arendt et refuse de s'embarrasser d'un séparatisme israélo-palestinien en même temps qu'il appelle de ses voeux une République Saharaoui et requiert l'existence d'une ancienneté judéo-berbère toujours refoulée au nom d'un pan-arabisme injustifié. Abraham Serfaty a choisi son combat en faveur des Judéo-marocains qui, à ses yeux, ont servi, sans s'en rendre compte, les desseins des Juifs nantis du Makhzen alliés aux sionistes. C'est ainsi qu'on dirigea les plus démunis vers les régions et les tâches les plus rudes d'Israël. Selon Sarfaty, ce genre d'opération ne peut aboutir qu'à un renforcement du fondamentalisme religieux, prodigue de ses largesses et de ses exigences jusqu'au-boutistes. Celui qui a tenu bon face à ses tortionnaires, se souvient avec nostalgie de la civilisation sépharade rayonnant sous les Omeyades. Celui qui a vu sa famille pâtir de ses engagements et le soutenir envers et contre tout, rêve d'une Palestine où Juifs et Arabes auraient trouvé leur place. Homme libre, Serfaty a rompu avec le PC marocain à cause du dogmatisme de celui-ci; il a rompu avec certains Juifs du Makhzen, plus nantis que juifs. Il s'affirme insoumis et rebelle car ses visées d'espoir se sont trop souvent brûlé les ailes. Né en 1926, Abraham Serfaty peut enfin s'abreuver à la lumière du Maroc et rêver de ce côté-là de la Méditerranée. Hassan II n'est plus, son ministre Driss Basri a dû s'en aller. Maïmonide et Yeyoshua Lebowitz s'unissent pour baliser le chemin de Serfaty qui, parti de l'éthique a espéré en la politique qui l'a ramené droit à l'éthique. Son judaïsme interrogé par Kafka, éclairé par la Kabbale, revivifié par la poésie de Celan ou la passion d'Edmond Jabès, véhicule la modernité d'Hanna Arendt et refuse de s'embarrasser d'un séparatisme israélo-palestinien en même temps qu'il appelle de ses voeux une République Saharaoui et requiert l'existence d'une ancienneté judéo-berbère toujours refoulée au nom d'un pan-arabisme injustifié. Abraham Serfaty a choisi son combat en faveur des Judéo-marocains qui, à ses yeux, ont servi, sans s'en rendre compte, les desseins des Juifs nantis du Makhzen alliés aux sionistes. C'est ainsi qu'on dirigea les plus démunis vers les régions et les tâches les plus rudes d'Israël. Selon Sarfaty, ce genre d'opération ne peut aboutir qu'à un renforcement du fondamentalisme religieux, prodigue de ses largesses et de ses exigences jusqu'au-boutistes. Celui qui a tenu bon face à ses tortionnaires, se souvient avec nostalgie de la civilisation sépharade rayonnant sous les Omeyades. Celui qui a vu sa famille pâtir de ses engagements et le soutenir envers et contre tout, rêve d'une Palestine où Juifs et Arabes auraient trouvé leur place. Homme libre, Serfaty a rompu avec le PC marocain à cause du dogmatisme de celui-ci ; il a rompu avec certains Juifs du Makhzen, plus nantis que juifs. Il s'affirme insoumis et rebelle car ses visées d'espoir se sont trop souvent brûlé les ailes. Né en 1926, Abraham Serfaty peut enfin s'abreuver à la lumière du Maroc et rêver de ce côté-là de la Méditerranée. Hassan II n'est plus, son ministre Driss Basri a dû s'en aller. Maïmonide et Yeyoshua Lebowitz s'unissent pour baliser le chemin de Serfaty qui, parti de l'éthique a espéré en la politique qui l'a ramené droit à l'éthique. » (un extrait de la présentation de l'éditeur)



[www.bibliomonde.com]





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 16:53

HASSAN II ET LES JUIFS (L’)
par Agnès Bensimon
( Livre )
Seuil (Le)
Collection Histoire immédiate (L')






Sous-titre : L'Histoire d'une l'émigration secrète : celle des juifs du Maroc vers Israël, avec la bienveillance du roi Hassan II.

« En janvier 1961, le naufrage dramatique au large du Maroc d’un vieux bateau chargé de quarante-deux émigrants juifs en partance pour Israël attira l’attention sur les activités clandestines mises en place au Maroc par le Mossad pour faire face au régime chérifien qui empêchait l’émigration. On était guère informé sur les relations privilégiées entretenues entre les services spéciaux israéliens et le roi du Maroc. Elles jouèrent un rôle indiscutable, en 1964, peu avant l’élimination de Mehdi Ben Barka par des hommes de main du général Oufkir et débouchèrent, peu à peu, sur une véritable collaboration où chacun trouvait son compte. Puisant ses informations, souvent inédites, aux meilleures sources, ce livre retrace toute l’aventure de la mystérieuse Misgueret, organisation clandestine créée par Israël au Maroc pour y défendre les communautés juives et organiser leur départ pour Israël. » (présentation de l'éditeur)

[www.bibliomonde.com]





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 17:32

JUIFS DU MAROC - Frank Bensimon -
Éditeur : Soline - collection : Diaporama d'une diaspora




Un livre de photos anciennes (plus de 250 documents)

« L'histoire des juifs d'Afrique du Nord se confond avec la création de Carthage par les Phéniciens, il y a vingt-huit siècles, et le développement de comptoirs commerciaux de la Tunisie au Maroc Des témoignages existent sur le commerce que les juifs du Maroc pratiquaient avec les Romains, dès le IVe siècle avant J.-C. Ces premières communautés seront rejointes par les juifs de la première diaspora, lors de destruction du Temple de Jérusalem en 581 avant notre ère. Le sultan Mohammed V en exil est imposé par les autorités françaises en 1953. En 1954, des émeutes éclatent dans diverses villes, des écoles juives sont saccagées et les mellah pillés. Mohammed V revient au Maroc et l'indépendance est proclamée en 1956... »

Le « Juif » dans ses pérégrinations d'exil, c'est la reconnaissance, l'adhésion sans abnégation, l'intégration sans l'assimilation Toutes les communautés juives d'Afrique du Nord ont adopté, avec un certain bonheur, les mœurs et les coutumes des pays d'accueil. Ils ont voulu préserver le patrimoine judaïque, tout en enrichissant les us et coutumes du pays. Dans cet album vous découvrirez, l'Histoire des juifs du Maroc, une liste complète des patronymes des juifs du Maroc et un extrait du livre de Joseph Flav : « C'était les tribus françaises d'Israël, les juifs expliqués aux juifs et aux autres... ». À travers un nombre important de documents vous serez plongé dans le monde oublié du « Judéo-Arabe ».

[www.bibliomonde.net]









Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2005 a 17:36

CUISINE JUIVE MAROCAINE (La)
par Grancher
septembre 2001
Première édition : 1995
Auteurs : Nina et Viviane Moryoussef





La réédition d'un livre de cuisine de grande réputation.

« La cuisine juive marocaine est exemplaire d'un modèle de fusion entre deux communauté. 100 000 familles juives marocaines sont venus en France ou dans les pays francophones. Ces recettes, reflets de la culture culinaire juive, empêcheront l'oubli. » (présentation de l'éditeur)





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 04 août 2005 a 15:20

ESSAI D UN MELLAH..MARRAKECH
LIVRE TRES INTERESSANT RETRACANT DANS LE DETAIL L ITININERAIRE A TRAVERS LES SIECLES DE LA FAMILLE CORCOS
A LIRE ABSOLUMENT
HASSAN DE MARRAKECH







Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 09:27

Ce n'est pas un livre mais un site interessant d'un certain Professeur Boumajdil qu'il est possible d'imprimer pour lire plus facilement avec reflexions diverses sur "Le Maroc - Terre d'accueil multiconfessionelle, la lutte contre le terrorisme, Maimonide, etc....

[bouimajdil.free.fr]


Citation:

<< Professeur de philosophie islamique à la Faculté des Lettres & Sciences Humaines de Rabat, j'ai travaillé avec plusieurs comités académiques de l'Université Mohammed V. Toute ma carrière est consacrée à la philosophie, aux cultures et religions, aux droits de l'homme, au droit humanitaire et à la recherche. J'ai participé à des conférences nationales et internationales où les résultats de mes travaux ont été discutés.

En Tant que Directeur des Relations Internationales au Ministère des Droits de l'Homme, de 1993 à 2002, j'ai initié la création d'un Centre pour les Droits de l'Homme au Maroc, en relation avec plusieurs instances internationales, notamment, les Nations Unies et la Commission Européenne. >>





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 14:11

LE PASSE D'UNE DISCORDE

par Michel Abitbol







"A trop coller à l'actualité on se brouille avec l'histoire. Ainsi le drame du Proche-Orient n'est-il pas inscrit de toute éternité dans une inimitié judéo-arabe qui expliquerait tous les crimes et toutes les surenchères d'aujourd'hui. Michel Abitbol rappelle dans ce livre important que si le contentieux entre les uns et les autres ne met pas en jeu seulement une question d'espace, il fut des moments pour les Juifs où il valait mieux vivre en terre d'islam qu'en terre chrétienne. Plutôt l'Irak abbasside et l'Espagne des califes de Cordoue que la France capétienne ou l'Europe orthodoxe. Car, en dépit des images renvoyées par les écrans de télévision et qui inclinent à des jugements sommaires au nom d'un passé prétendument immuable, une véritable civilisation judéo-arabe rayonna de Bagdad au Caire, de Tolède à Kairouan. Et, au lendemain de leur expulsion d'Espagne en 1492, événement qui correspondit, ce n'est pas un hasard, avec la reconquête de l'émirat de Grenade, les Juifs surent trouver auprès des musulmans ottomans un havre de paix qui leur fit comparer la Turquie, comme l'écrivit l'un d'eux au XVIe siècle, à «cette large et vaste mer que Dieu a ouverte avec le bâton de Sa miséricorde comme il a ouvert la mer Rouge au temps de l'exode».

Pour autant, ces parenthèses ne peuvent faire oublier le temps du mépris et des persécutions ni la montée de la violence parallèle à celle, concomitante au début du XXe siècle, du sionisme et du nationalisme arabe. La Palestine, depuis, apparaît comme le creuset d'une haine irréductible qui se nourrit de l'ignorance des bonnes volontés et de quelques beaux pans du passé. Faut-il retourner à l'histoire décidément pour préparer des lendemains apaisés?"

[www.lire.fr]












Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 14:19

PRESENCE JUIVE AU MAGHREB - Hommage a Haim Zafrani








"Présence juive au Maghreb est un recueil offert en témoignage d’amitié, d’estime et de reconnaissance à Haïm Zafrani qui, depuis près d’un demi-siècle, élabore une œuvre considérable. Cet éminent chercheur a exploré la fécondité du patrimoine culturel bimillénaire du judaïsme marocain, en faisant connaître sa production écrite et orale dans toute sa diversité et son ampleur.

C’est au Maître, initiateur de nombreuses vocations, que Nicole S. Serfaty et Joseph Tedghi, éditeurs de ce volume, ont voulu rendre hommage en réunissant quarante contributions qui s’articulent autour des grands thèmes de réflexion qui lui sont chers : histoire, linguistique, poésie, musique, littérature rabbinique, littératures dialectales et populaires, mystique et philosophie.

A travers cet ouvrage de références plurielles, les auteurs apportent un éclairage original sur des aspects encore peu étudiés et bien souvent méconnus des sociétés juives d’Afrique du Nord."



Avec la participation de Michel Abitbol, Moshe Amar, Robert Attal, Richard Ayoun, Moshe Bar-Asher, Shalom Bar-Asher, Jamal-Eddine Bencheikh, Yaacov Bentolila, Ami Bouganim, Abdellah Bounfour, André Caquot, Mahamed Chafiq, Salem Shaker, Joseph Chetrit, Georgette Choukroun, Matty Cohen, Moshe Cohen, Cesare Colafemina, Mikaël Elbaz, Shlomo Elkaham, Paul Fenton, Maria Angeles Galleco-Garcia, Roland Goetchel, Maurice-Ruben Hayoun, Ephraïm Hazan, Gideon Kouts, Simon Levy, Aharon Maman, Gérard Nahon, Meïr Nezri, Ephraïm Riveline, Angel Saens-Badillos, Haïm Vidal Sephila, Michel Serfaty, Nicole S. Serfaty, Amnon Shiloah, Ahmed Tahiri, Judit Targarona, Joseph Tedghi, Yocef Tobi, Carsten Lorenz Wilke.



Haïm Zafrani est mort le 31 mars 2004

[www.bouchene.com]











Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 14:34

pas plus tard que mardi dernier en visitant le cimetiere de marrakech avec david bensimon j ai vu la tombe de haim ZAAFRANI
DIEU AIT SON AME
HASSAN

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 14:37

Les courtisans juifs des sultans marocains
XIIe – XVIIIe siècles

Nicole S. Serfaty



Résumé :
L’étude retrace comment les trois dynasties successives marocaines (wattasside, saadienne et ‘alawite) ont eu régulièrement recours à des financiers, des conseillers ou des ambassadeurs juifs. Elle analyse les conditions qui ont favorisé la naissance de cette élite issue d’une communauté minoritaire en terre d’Islam.

Préface :
Haîm Zafrani


" La présence de courtisans juifs à la cour des sultans mérinides (XIIe siècle) est perçue comme une manifestation discordante au vu de la situation sociale et du passé récent de leur groupe d’appartenance. L’émergence des premières lignées de courtisans juifs dans les cours espagnoles et orientales (entre le Xe et le XVe siècles) a pu créer le « précédent » augurant l’apparition d’un phénomène similaire de l’autre côté de la zone d’influence andalouse, sur la rive africaine.

Ainsi, après l’expulsion définitive des juifs ibériques (1492) et l’installation de bon nombre d’entre eux au Maroc, les sultans des trois dynasties successives recruteront des financiers, des conseillers ou des ambassadeurs descendants de ces émigrés. De plus, tous les hauts dignitaires appartenant à d’éminentes familles – Ben Waqqasa, Ben Batash, Ben Zamirou, Pallache, Maimran ou Ben ‘Attar – représentaient et dirigeaient leur propre communauté.

Quels événements ont précédé l’ascension de cette élite issue d’une société minoritaire vivant en terre d’Islam ? Comment situer ce phénomène sur l’échelle des valeurs admissibles par la société majoritaire ? Peut-on l’attribuer à une évolution des mentalités favorisée par une conjoncture favorable ? Faut-il les distinguer des Hofjuden, les juifs des cours européennes ?

Aucune réponse n’est possible sans admettre a priori que les réalités politiques et sociales avaient bousculé les interdits concernant l’octroi de pouvoir aux non-musulmans, modifié les mentalités et permis l’accès à des voies théoriquement prohibées."



Nicole S. Serfaty, docteur en langues et civilisations juives en terre d’Islam, poursuit des recherches sur le judaïsme nord-africain




[www.bouchene.com]











Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 14:40

Zafrani est donc enterre au Maroc ! C'etait vraiment une personnalite particuliere.

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 14:49

LE SOUK DE SEFROU - Sur l’économie de bazar
par Clifford Geertz






Cet essai, paru en anglais dans un ouvrage collectif en 1979, est une étude anthropologique fruit d’une étude menée de 65 à 71 sur le marché de Sefrou, ville moyenne située dans le moyen Atlas marocain. Il renferme une somme de connaissance dont on ne dispose guère sur la plupart des villes de la périphérie du monde, et introduit une perspective originale dans les recherches sur l’Afrique du nord et le Moyen orient.



Pour le généraliste, c’est une belle étude de cas en anthropologie économique, à l’intersection d’une anthropologie sociale et d’une anthropologie culturelle. Pour le profane, c’est tout simplement une belle pièce de littérature, où découvrir les ressorts de l’anarchie chatoyante des souks orientaux.



Ainsi, l’analyse se concentre sur le souk, en tant qu’institution sociale particulière qui caractérise, pour Geertz, la civilisation marocaine. L’étude du souk en tant que forme culturelle, institution sociale, ou type économique, englobe beaucoup d’autres aspects de la société marocaine : le système religieux, les relations d’autorité, les relations claniques, etc…


Trois points sont successivement développés :

.........1. le bazar comme objet d’étude et le processus de formation de cette institution

.........2. le bazar comme phénomène culturel

.........3. le bazar comme phénomène économique.

[www.bouchene.com]














Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 15:02

ARABE DE LANGUE, JUIFS DE RELIGION
par Henri Bresc

L’évolution du judaïsme sicilien dans l’environnement latin, XIIe-XVe siècles.






Ce livre se propose de saisir une identité complexe- fondée sur la religion, entendue à la fois comme loi qui réunit morale et droit, mais aussi relation personnelle avec la divinité, jusqu’à l’union mystique – celle des juifs siciliens, englobés par la reconquête normande, entre 1060 et 1090, et dans un Etat monarchique intégrant sous sa domination musulmans et juifs.

Ancré dans un passé linguistique qu’il n’a pas renié, le judaïsme sicilien prolonge pendant quatre siècles, jusqu’en 1492, l’usage de l’arabe, langue écrite et parlée, qui l’identifie et le protège. C’est un fait unique dans l’Europe du Moyen Âge, jusqu’à l’expulsion de 1492, décidée en Espagne contre l’avis des Siciliens.

Les juifs de Sicile ont maintenu également l’onomastique arabe et des structures de parenté proches de celles du monde maghrébin. Des fonctions économiques traditionnelles – médecine, artisanat, petit commerce – ont permis des relations de collaboration avec l’environnement chrétien et émoussé les tensions. La protection royale et la pleine citoyenneté des villes où les juifs résident ont fait de la Sicile une terre d’immigration, de fidélité religieuse et un creuset des savoirs.

L’étude de l’abondante documentation sicilienne, des registres de notaires et de chancellerie, illustre cette longue et originale survie d’un judaïsme arabophone et offre un exemple précoce de fidélité aux engagements du droit, sur le chemin de la tolérance.

[www.bouchene.com]











Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 15:12

Mutations d’identités en Méditerranée
Henri Bresc, Christiane Veauvy





Moyen Age et époque contemporaine

La Méditerranée a suscité, de longue date, de multiples lectures. L'étude historique et sociologique des processus de composition et recomposition des identités collectives dans les pays et les "mondes" méditerranéens montre que l'intelligence de ces processus dépend, au passé comme au présent, de la prise en compte des expériences de passages, de conflits et d'échanges variés, accumulées historiquement entre les deux rives. En se distanciant des discours d'ordre culturel, politique, scientifique ou religieux qui, au nom de la construction de l'identité européenne, voudraient réduire la Méditerranée au statut de frontière méridionale de l'Europe, sociologues contemporanéistes et historiens d'un vaste Moyen Âge - de l'Antiquité tardive au règne de Charles Quint -, ont étudié, dans une perspective comparatiste, les processus liés à la création d'une frontière religieuse et politique ; raidie pendant l'époque moderne, dans la Méditerranée de Philippe II étudiée par Braudel, cette frontière a séparé les deux versants d'une Méditerranée que la circulation des hommes, des marchandises et des savoirs n'a pas divisée. Au Moyen Âge comme dans le monde contemporain, elle demeure une mer partagée et un vecteur d'échanges.



Les contributions rassemblées abordent principalement les identités collectives vécues, avec le souci de faire ressurgir des fragments importants mais peu connus d'un passé pluraliste, fût-il conflictuel. Elles traitent des groupes englobés dans le cadre de la conquête arabe - chrétiens du Maghreb, Berbères, dont les origines et les dénominations ont fait l'objet de débats et de stratégies anciens puis modernes -, de groupes isolés, comme les chrétiens arabes de la Péninsule ibérique, les Maltais ou les juifs arabophones de la Sicile médiévale ; une attention particulière a été portée au rôle de la langue dans le maintien de leur spécificité, jusqu'aux phénomènes de complète assimilation et d'expulsion qui affectent les minorités entre le XIIIe et le XVe siècle. Les contributions consacrées au XXe siècle portent sur les dynamiques, et aussi bien les obstacles inhérents à la construction des identités collectives dans des situations complexes, parfois dramatiques (Algériennes au Québec, rapatriement des corps d'immigrés maghrébins, viticulture coloniale en Algérie et émigration, trame méditerranéenne de la vie sociale en Provence, etc.). L'ensemble des contributions met l'accent sur le caractère indissociable du couple identité/altérité, de même que sur l'identité comme lieu de tensions et de souffrance.


[www.bouchene.com]és.htm








Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 15:22

darlett laaziza
david bensoussan de passage chez moi a marrakech vient de me dedicacer son livre "le fils de mogador" qu il m avait envoye du camada et m offrir une veritable oeuvre d art et aussi dedicacé

MARIAGE JUIF A MOGADOR
EN FRANCAIS ANGLAIS ET HEBREUX UN LIVRE DE TOUTE BEAUTE ET VOICI SA DEDICACE

>>>> A HASSAN AZDOD AVEC MON ADMIRATION POUR VOTRE AMOUR DU PATRIMOINE COMMUN.DAVID BEN SOUSSAN 10 AOUT 2005>>>

JE SUIS COMBLE.
MERCI DAVID
J AI INSISTE POUR QU IL NOUS REJOIGNE A DARNNA ET IL A DIT OUI UNE FOIS RENTRE AT HOME
BISES DARLETT ET GERARD
HASSAN


Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 15:27

Merci cher Hassan, tu es unique !!!!!!!!

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 15:49



LE FILS DE MOGADOR
par David Bensoussan








Le resume d'Albert Bensoussan


Citation:
"Maintenant qu’on a tourné la page du siècle — terrible et terrifiant XXe siècle — la mémoire plus que jamais fait valoir son droit et son exigence. Nomadisme, exil, naufrage, arrachement, que de terres nouvelles, que de chemins escarpés, que de destins contrastés pour tes tentes, ô Jacob, tes demeures, ô Israël !
David Bensoussan, qui appartient à la communauté sépharade de Montréal (quelque 20 000 Juifs, venus du Maroc pour l’essentiel), n’oublie pas son enfance à Mogador — aujourd’hui Essaouira — et c’est donc aux souvenirs saouris qu’il fait appel dans ce beau livre d’images et de textes qu’il appelle, filialement, c’est-à-dire pieusement, Le fils de Mogador.
Il avait dix ans lors de son départ, mais pourtant rien n’est oblitéré, ni les évocations de la ville, ni ses personnages, sa famille, certes, mais aussi tout le kahal et ses synagogues, ni les expression de terroir, en judéo-arabe, certes, mais aussi avec des bribes lointainement ibériques, car Mogador fut d’abord une place forte portugaise du XVIe siècle, et un repaire de corsaires.

Les Juifs, comme dans tout le Maroc, se distinguaient entre toshavim ou maghrébins et megorashim, c’est-à-dire exilés de Sépharad (l’Espagne). Ils y occupèrent un mellah des plus importants, qui connut des destins éminents, soit dans le commerce, soit même dans la politique.
David Bensoussan se souvient des ruelles, des historiettes, du folklore et, surtout, des solennités religieuses, avec tout ce que cela entraînait de fêtes et de spécificités culinaires (une anecdote truculente nous rapporte comment le général Franco, soumis à son cuisinier juif de Mogador, fit, durant toute la campagne du Maroc, son plat quotidien d’une shkhina chabbatique : pois chiches, blé, riz, farce, pommes de terre, patates douces, jarret, poulet, œufs durs, le tout baignant dans une sauce riche et grasse et parfumée. Qu’on s’étonne ensuite des rondeurs du Generalísimo !).
Mais l’auteur rappelle aussi le souvenir des 50 martyrs juifs d’Oufrane qui, en 1790, préférèrent la mort à la conversion à l’Islam.

Il publie aussi un fac-similé du recensement — de triste mémoire — des juifs mogadoriens établi par les autorités de Vichy avant le débarquement des Américains à Casablanca en 1942. Bref, tout un pan d’histoire et de précieuse mémoire que nous restitue avec talent, science, humour et tendresse David Bensoussan qui fait, comme bien d’autres mémorieux avant lui, une véritable mitzvah."













Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 11 août 2005 a 16:33

"Robert Assaraf publie un livre-temoignage de verite et de reconnaissance


"UNE CERTAINE HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC".
par Robert Assaraf









De "la fin du vieux Maroc" (1860-1912) aux "Retrouvailles manquees avec Mohammed V et Hassan II" (une chronique personnelle racontant la periode 1956-1999), l'auteur parcourt l'histoire des juifs du Maroc en s'attardant sur la periode 1912-1955, sous le titre "La Marche vers l'Occidentalisation. Le Protectorat". Dans ce long recit, Robert Assaraf, bien connu des lecteurs marocains a travers de nombreux articles, mele verites historiques documentees et souvenirs personnels agrementes de temoignages.










Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 16 novembre 2005 a 04:21

Voyage dans le Maroc juif
Toledano Ralph, Beaufre Roland







Un auteur, historien de l'art, et un photographe d'architecture sont partis sur les traces du passe juif marocain, parcourant le pays jusqu'aux confins du desert. Leur itineraire permet d'en evoquer les divers aspects. Celui des villes imperiales, dont les Communautes ont reflete, par leur illustration, l'eclat du pouvoir. Celui des villes cotieres, dans lesquelles les grandes familles de marchands et de banquiers juifs ont servi d'intermediaires entre les autorites locales et les gouvernements etrangers. Enfin, celui de l'Atlas et des regions presahariennes, ou la presence juive, au moins bimillenaire, a cultive une tradition mystique specifique. Ce carnet de voyages decrit la realite observee et rappelle les grandes heures des lieux visites : synagogues, ecoles, cimetieres, riches demeures citadines de gout europeen ou maisons de pise des vallees predesertiques. Il constitue un document precieux et unique, avant que les temoins et les traces visibles de la grande aventure des juifs au Maroc ne s'effacent totalement.

Resume tire du site :
[www.decitre.fr]









Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 16 novembre 2005 a 04:50

La memoire brisee des juifs du maroc
Malka Victor








220.000 Juifs au Maroc en 1952, moins de 20.000 en 1978 une des plus anciennes diasporas tourne la dernière page de son histoire. Après avoir été, durant la seconde guerre mondiale, protégés par Mohammed V, les Juifs marocains ont connu, pendant les année 1960, une période incertaine: conversions forcees, sevices, campagne de presse antisemite qui les ont contraints au départ. Leur communaute a ete reduite des neuf dixiemes, en une generation, apres des siecles de paix.

Toutefois, elle reste la plus importante en pays arabe, et le gouvernement marocain, sous l'impulsion du Roi Hassan II, semble,a nouveau, encourager une coexistence qui serait un rapprochement exemplaire entre Juifs et Arabes.

La culture des Juifs marocains etait jadis florissante a Fès, Meknes, Marrakech: elle s'eteint aujourd'hui avec la memoire des vieillards, doublement brisee. Car le retour d'une grande partie de cette communaute en Israel a entraine de nouveaux problemes. Face aux nantis, face a la culture dominante des Juifs d'Europe, les Juifs d'Afrique du Nord et d'Orient donnent l'impression d'etre des exclus : le second Israel. Pour une partie des 400.000 qui sont d'origine marocaine, la vie dans les faubourgs de Jerusalem et dans les villes de developpement signifie souvent pauvrete, sous-emploi, delinquance. L'exil en leur propre terre promise.


Resume tire de :
[www.orient-lib.com]









Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: Jacotte (IP enregistré)
Date: 16 novembre 2005 a 12:17

Merci Darlett de nous donner des belles et bonnes idees de lecture. Le dernier paragraphe du commentaire du livre de Victor Malka semble un peu poussé, mais encore une fois, nous ne vivons pas en Israel donc nous ne pouvons pas prendre la mesure du probleme, si probleme il y a. Je pensais que le temps avait aplani ce genre de difference.

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 19 décembre 2005 a 09:27

Bonjour Jacotte,

Evidemment, le resume tire de www.orient.lib.com donne en effet une image totalement erronee de la situation des Juifs originaires du Maroc en Israel. Ce qui etait valable dans les annees 70 ne l'est deja plus.
Bien sur, il y a quelques pointes dans le sud (Ofakim, Shderot, et d'autres) ou le chomage est eleve mais en gros, il y a une bonne assimilation de cette population. J'entends assimilation sociale et meme culturelle, bien que les rites et coutumes des uns et des autres se conservent et ce n'est pas une mauvaise chose.

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 30 décembre 2005 a 08:46

PAGES OUBLIEES"
par Simon Bensimhon

voila un nouveau livre sur les juifs de Mazagan,
nouveau livre sur l'histoire de la communaute juive de Mazagan




Strasbourg, le 7 decembre 2005
Madame, Monsieur et Chers Amis,
Je viens de terminer la redaction d'un livre retracant l'histoire de la communaute juive d'El Jadida (ex Mazagan), portant le titre " Pages Oubliees ".
Cet ouvrage, abondamment illustre de photographies d'epoque, parfois inedites, retrace pour vous ce que fut la vie quotidienne de cette communaute, aujourd'hui eteinte. Il se veut le temoignage du passe de notre ville, depuis l'installation des Juifs dans la cite
jusqu'a nos jours.
J'ai essaye de degager la specificite de cette communaute dans les domaines religieux, intellectuel, commercial, sportif jusqu'a l'independance du Maroc.
Aujourd'hui la communaute juive a disparu et il me semble bon que les generations n'oublient pas.
Je vous souhaite une bonne lecture, et pour ceux qui reconnaitront des membres de leur famille ou des amis, un voyage agreable vers des souvenirs inoubliables.

Simon BENSIMHON















Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 30 décembre 2005 a 22:23


"Les gens du Mellah"
par Shlomo Deshen -
La vie Juive au Maroc a l'epoque pre-coloniale






Shlomo Deshen - professeur de socio-anthropologie a l?universite de Tel-Aviv
Etudiant d?une part les archives laissees par les lettres et les rabbins des XVIIe et XVIIIe siecles et se fondant d'autre part
sur les plus recentes etudes historiques et anthropologiques, recree dans son ouvrage
la societe juive traditionnelle du " Mellah", avec ses stuctures communautaires et familiales,
ses responsables, ses activites economiques et ses productions culturelles, et analyse les rapports particuliers des juifs du Maroc avec leurs voisins musulmans.










Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 06 février 2006 a 20:32


UNE JEUNESSE JUIVE AU MAROC
Hanania Alain Amar
Maroc




Un temoignage d'un descendant d'une famille juive etablie au Maroc depuis plus de deux millenaires, un regard sur l'histoire, la culture, le mode de vie quotidien d'une communaute juive cherifienne entre 1860 et 1972. On y retrouve chronologiquement l'epoque imperiale, le protectorat, le temps de l'independance et de ses consequences, notamment pour l'auteur : l'exil.

Editions L'Harmattan





Re: Ben Barka et Isra
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 18 janvier 2007 a 06:18

Voici une liste (partielle) des ouvrages ayant traits aux Juifs du Maroc que vous trouverez en librairie.

Juifs Du Maroc: Images Et Textes(Illustre)
Andre Goldenberg
Book / 314 Pages / January 1992 /


Juifs Du Maroc: Fastes Et Recettes(Illustre)
Bibliotheque royale de Belgique, Somogy, Musee d'art juif marocain
Book / 119 Pages / January 2002 /

Juifs Du Maroc: Actes Du Colloque International Sur La Communaute Juive Marocaine, Vie Culturelle, Histoire Sociale Et evolution (Paris, 18-21 Decembre 1978)
Identite et dialogue
Book / 376 Pages / January 1980 /

Noms Des Juifs Du Maroc: Essai D'onomastique Judeo-Marocaine(Illustre)
Abraham Isaac Laredo
Book / 1161 Pages / January 1978 /


Memoire Brisee Des Juifs Du Maroc
Victor Malka
Book / 126 Pages / January 1978 /

Mohammed V Et Les Juifs Du Maroc a L'epoque De Vichy
Robert Assaraf
Book / 280 Pages / January 1997 /

Une certaine Histoire Des Juifs Du Maroc: 1860-1999
Robert Assaraf
Book / 824 Pages / January 2005 /

Nouvelle Seville En Afrique Du Nord: Histoire Et Genealogie Des Juifs De Debdou (Maroc)(Illustre)
Albert Bensoussan, Eliyahu Refael Martsiano
Book / 317 Pages / January 2000 /

Oujda, Une Ville Frontiere Du Maroc, 1907-1956: Musulmans, Juifs Et Chretiens En Milieu Colonial(Illustre)
Yvette Katan
Book / 683 Pages / January 1990 /

Juives Et Juifs Dans Le Maroc Contemporain: Images D'un Devenir(Illustre)
Arlette Berdugo
Book / 237 Pages / January 2002 /

Re: Ben Barka et Isra
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 04:49

REMEMBERING SEPHARAD -
Jewish culture in Medieval Spain
de Bango Isidro G

C'est un catalogue et pas un livre qu'il serait bon de trouver et consulter.
Il a ete edite a Madrid en 2003


Re: Ben Barka et Isra
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 04:54

L'annuaire mondain de Rabat et Casablanca en 1950
Agence France-Afrique - edite en 1950 a Casablanca



Re: Ben Barka et Isra
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 05:04

JUIVES D'AFRIQUE DU NORD
Cartes Postales de 1885 a 1930
par Clemence Boulouce et Nicole Sarfaty - edite a Paris au XXe (?)



Re: Ben Barka et Isra
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 05:17

THE JEWISH CEMETERY IN FEZ
de Joseph Tedghi
editee a Haifa en 2006




Re: Ben Barka et Isra
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 05:21

SOIXANTE ET ONZE CONTES POPULAIRES RACONTES PAR LES JUIFS DU MAROC
par Noy Dov - edite a Jerusalem en 1965


Re: Ben Barka et Isra
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 05:27

LES BIJOUX BERBERES AU MAROC DANS LA TRADITION JUDEO-ARABE
par Rouach David
edite en France en 1989


Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: LOVE (IP enregistré)
Date: 07 mars 2007 a 22:34

Je vous informe que l'écrivain mazaganais Mustapha JAMHRI vient d'éditer un livre "PAROLES DE MAZAGANAIS". Je viens de le recevoir et sa lecture est assez intéressante car l'écrivain a repris des souvenirs racontés par des anciens mazaganais non juifs. LOVE

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 16 mars 2007 a 20:30

Voici la couverture du livre qui me semble tres interessant a lire

PAROLES DE MAZAGANAIS



Après avoir donné la parole à la Communauté Juive de Mazagan, voici à présent "Paroles de mazaganais " où près d'un siècle de souvenirs racontés par d'anciens résidents français à Mazagan-El jadida .

Ce recueil de souvenirs est préfacé par Michel Amengual journaliste écrivain français résidant à El-jadida Mazagan "La magie de ce recueil de souvenirs réside justement dans le fait que , le livre une fois refermé, El Jadida offre un nouveau visage, celui qu'elle n'a jamais perdu : la Ville de l'Amitié




Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: LOVE (IP enregistré)
Date: 16 mars 2007 a 20:42

Je l'ai commandé et reçu puis lu. J'attends les commentaires de mon mari pour lui donner mes impressions. Le livre est agréable à lire, il en ressort - à Mon avis -que les français ont moins marqué de leur présence que les juifs, les arabes étaient moins bien traités, les juifs également. Bref ! j'en dirais plus après. LOVE

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 10 avril 2007 a 02:59

L'AGE D'OR SEFARADE EN ESPAGNE
Grandeur et Decadence de la convivencia

David Bensoussan

Les Editions Du Lys - 2006



David Bensoussan est l'auteur de plusieurs volumes litteraires dont un commentaire de la Bible, "La Bible prise au berceau", un livre de souvenirs, "Le fils de Mogador, un roman historique, "La rosace du roi Salomon et est co-auteur d'un livre d'art, "Mariage Juif a Mogador".

Quel fut l'Age d'or sefarade en Espagne ?

Beaucoup ont idealise cette epoque, d'autres en ont fait un mythe et bien d'autres encore en parlent mais sans pouvoir depasser un certain sentiment de nostalgie qu'auront vehicule les exiles d'Espagne au fil des siecles. En marge des chroniques, des poemes epiques et des ballades, tout un monde de tradition orale a tendu a embellir les recits du vecu des sefarades en Espagne.

Cet ouvrage vise a donner un avant-gout de ce que furent les grands moments de la cohabitation dans l'Espagne des trois religions et a amorcer une reflexion sur cette periode mythique. Avec comme finalite, le fait d'eveiller chez le lecteur un certain interet qui le poussera a mieux connaitre le creuset des civilisations dont nous sommes issus et a envisager l'avenir avec plus de clairvoyance.




Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 10 avril 2007 a 03:55

TEMOIGNAGES
Souvenirs et Reflexions sur l'oeuvre de
l'Alliance Israelite Universelle

par David Bensoussan - Edmond Elbaz
Les Editions Du Lys - 2002



"Un diction arabe dit que celui qui m'apprend une lettre me possede comme esclave, "man allamani barfan malakani abdan".
L'ecole de l'Alliance m'a appris la premiere lettre de chacune de mes langues. Elle m'a appris a etre l'enfant de mon pays, d'ou les circonstances historiques et politiques m'ont chasse ; elle m'a incite et m'incite encore a tenter d'etre digne de mes ancetres talmudistes, a accueillir Shakespeare dans sa langue et a m'alimenter a toutes les richesses de la France. Les premieres lettres auraient suffi pour me remplir de gratitude, mais toutes les autres ont suivi et je ne cesse de les dechiffrer et d'essayer de les inscrire jour apres jour."

Texte de Naim Kattan sur la couverture du livre.

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 06 mai 2007 a 00:20

LES TRIBUS OUBLIES D'ISRAEL
Didier Nebot


Synopsis


Lorsque, dans les années soixante, l’ensemble du Maghreb acquit son indépendance, les Juifs quittèrent en masse cette région. Ils y étaient présents depuis presque la nuit des temps. Ils en partirent comme de vulgaires colonisateurs, laissant leur patrimoine culturel dans les mains de l’oubli.
Aujourd’hui, parler d’une présence juive dans le passé de l’Afrique du Nord relève, pour beaucoup, d’une simple anecdote à l’intérêt limité. Erreur ! Erreur d’appréciation et de jugement dans lesquels se sont engouffrés bon nombre d’auteurs. Il est temps de rétablir la vérité.
C’est cette thèse que développe avec force Didier Nebot dans ce livre. Se fondant sur de nombreuses sources historiques, il explique le parcours des tribus judéo-berbères qui vécurent, au début de l’ère chrétienne, sous le joug de l’Empire Romain, et qui ensuite, sous le règne des Vandales, devinrent libres et indépendantes.
Plus tard, au VIIe siècle, lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du Prophète de par le monde, ces tribus judéo-berbères leur opposèrent une farouche résistance ; mais elles succombèrent sous les coups de boutoir des Almohades et la plupart d’entre elles se convertirent à l’Islam. Seuls subsistèrent quelques clans épars qui, pour certains, s’amalgamèrent aux Juifs venus d’Espagne au XIVe et XVe siècle.


Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 juillet 2007 a 05:14

JUIVE D'AFRIQUE DU NORD
Cartes Postales 1885 - 1930
Boulouque, Clémence et Serfaty, Nicole
Lieu d'édition
Paris





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 juillet 2007 a 05:19

LE MAROC par FLANDRIN
Flandrin, M. - Edite a Casablanca en 1920

C'est un carnet dans lequel il y a 144 photos en heliogravures.
Un must pour les fanas de la photo et du Maroc ancien,
si du moins une reedition imprimee existe !








Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 juillet 2007 a 05:36

Encore un livre qui est un receuil de cartes Postales
et un grand classique de la photo du Maroc de l'epoque. Il s'agit de
MAROC SOUVENIR CASABLANCA
de Deygallier
Edite a Casablanca en 1915





Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2007 a 05:52

LE CHARMEUR DE MOUETTES
Ami Bouganim





Il n’est venu de si loin, de la France d’exil, que pour enterrer sa mère à Mogador où, Berbère, elle était née. Où, peut-être, elle l’avait engendré, lui, l’enfant sans père, le fils du vent, le bâtard. Avocat, spécialiste de droit international, il devrait très vite rentrer à Paris, y retrouver les farces dérisoires de la justice, mais dans le labyrinthe des ruelles serrées de Mogador, il s’enlise, s’englue jusqu’à devenir le disciple de Si Mohand, charmeur de mouettes et de goélands, qui arpente la casbah et nourrit les oiseaux.

« J’étais sur le point de quitter Mogador, Si Mohand, sans l’avoir vraiment connue, quand je vous ai vu pour la première fois. Vous étiez sur le front de mer, en tenue de muezzin, vêtu de la longue tunique noire qui vous tombe aux chevilles. […] Vous brandissiez un bâton en poussant des cris. Un premier goéland s’est présenté, suivi d’une mouette, et en quelques minutes, vous étiez entouré d’oiseaux. Ils affluaient de toutes parts, répondant à vos appels. Il en était même pour se poser sur vos épaules, arrachant de vos mains les viscères de poissons que vous leur tendiez. »

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 30 août 2007 a 02:56



La mémoire vivante
Récits de l’Âge d’or sépharade
Sarah Arditti Ascher





Partager un souvenir c’est livrer un peu de soi. Nous avons confié à ces pages des parcelles de notre vie, nous y avons ouvert les portes de notre mémoire, vivante parce que nous la portons en nous et qu’en la transmettant à travers la mémoire de nos enfants et de ceux qui nous écoutent et qui nous lisent, elle le demeure.

C’est avec un grand plaisir que j’ai entrepris ce recueil de témoignages vécus par les membres du Bel Âge. Il s’en dégage un respect inconditionnel envers nos aînés, envers la famille, le père, envers la mère pour son rôle irremplaçable au foyer et au sein de la société, ainsi que le respect des fondements de nos principes religieux.

Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont bien voulu partager avec vous, avec nous, avec nos enfants, des souvenirs chers. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui ont prêté leur précieux concours à ce projet, en particulier David Bensoussan pour sa confiance et son encouragement et Léon Benarrosch pour ses conseils et pour avoir bien voulu jeter un regard éclairé sur les textes. Je remercie spécialement mon époux, Élie Ascher, pour sa patience devant mes longues heures passées à la préparation de ce recueil.



La Rédactrice
Sarah Arditti Ascher

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 10 septembre 2007 a 20:54

The Mellah Society
The Mellah Society: Jewish Community Life in the Sherifian Morocco, 1989

Deshen, Shlomo A.





Textes en anglais



The Mellah Society is a compact yet detailed and fascinating account of Jewish life in precolonial Morocco, based on the voluminous but rarely studied writings of eighteenth- and nineteenth-century Judeo-Moroccan sages.

Shlomo Deshen, author of several books on North African Jewish immigrants to Israel, here turns his attention to the past. Taking as his focus the tension between individualism and communal authority—symbolized by the walls of the mellahs, the Jewish quarters—he applies to traditional Moroccan Jewish society questions of concern to sociologists everywhere regarding political organization, economic activity, religion, and the family.

From such documents as private correspondence, archival photographs, and the legal commentaries of rabbis who served in the Jewish community courts, Deshen draws out details of daily life: disputes between spouses, businessmen, craftsmen, and inheritors; the ramifications of marriage contracts; and claims involving community taxes and extortions by Muslim potentates. Linking this material with recent historical and anthropological studies of the Maghreb, Deshen reconstructs a community about which little has been known and places it squarely within the context of traditional Moroccan society.

Individual chapters deal with relations between Muslims and Jews, the material conditions of Jewish life, and the nature of politics within the mellah. Deshen devotes particular attention to the nature of the Moroccan rabbinate, the sociology of the mellah synagogue, lay community leadership, and the historic role of the Sephardic heritage in Morocco after the expulsion from medieval Spain. His close study of the nature of the extended family in traditional Morocco corrects popular misconceptions.

Originally published in Israel in 1983, now translated and expanded by its author, The Mellah Society draws upon Middle Eastern and Jewish history, textual Judaic studies, and social anthropology to make an original contribution that will interest scholars of the Middle East and North Africa as well as anyone concerned with Jewish history and ethnicity.


Language Notes
Text: English, Hebrew (translation)

Pour telecharger ce document, qui est, dommage ! en anglais, je donne le lien ci-dessous.
Je pense qu'a la base il a ete redige en hebreu et ensuite traduit. Voici le lien pour avoir le tout en PDF. Je trouve cela formidable qu'il en soit ainsi.

[books.google.ca]

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 12 septembre 2007 a 03:03

BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE DE LA LITTERATURE JUDEO - MAGHREBINE
D' EXPRESSION FRANÇAISE
(1896 - 1990)
UNIVERSITE PARIS-NORD & UNIVERSITE D'ALGER
L' HARMATTAN


Il s'agit d'un recensement bibliographique interessant de la littérature judéo-maghrébine publiee pendant la periode mentionnee plus haut.
On y trouve des auteurs marocains, algeriens et tunisiens et un repertoire complet de leurs oeuvres suivant une liste alphabetique.

Voici le lien :


[www.limag.refer.org]

A mon avis, interessant mais deja totalement incomplet car enormement de livres sont venus s'ajouter ces 20 dernieres annees.




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 13 septembre 2007 a 19:58

Un livre incontournable si l'on veut connaitre la multiplicite et la richesse formidable
des publications recentes et moins recentes qui concerne l'ancienne communaute des Juifs du Maroc.
Il s'agit du livre de l'auteur, chercheur, sociologue et ecrivain,
Arrik Delouya

LES JUIFS DU MAROC
BIBLIOGRAPHIE GENERALE - Resumes Annotations Recensions
Paris, editions Geuthner, 680 p. Collection « Heritages du Judaïsme Marocain »








Cette bibliographie est fort riche, puisque les publications qu’elle rassemble portent sur des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel.

Elle recense 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu & en arabe depuis 5 siècles.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une centaine d’étudiants locaux au Maroc et 200 autres marocains en doctorat à Paris VIII et INLCO et leurs directeurs de thèses respectifs.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs.

Cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines. Cet ouvrage traduit aussi notre volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions. Il est d’ailleurs prévu d’installer au Maroc une banque de données informatisée qui renfermera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance au Maroc et hors du Maroc. Un site Internet, consacré au patrimoine juif marocain, sera également ouvert.

Outre le travail considérable réalisé, l ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution des chercheurs et spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux communautés juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Venezuela et du Maroc.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 17 septembre 2007 a 22:01

LA GENEALOGIE SEPHARADE
Decouvrir ses ancetres sepharades et leur monde
par Jeffrey S. Malka








En anglais, cet excellent livre qui a ete classe en 2002 comme le meilleur livre reference de Judaica est un guide complet pour aider a la recherche des ses ancetres juifs.
Par son travail extremement documentes, Jeffrey S. Malka explique la maniere de proceder pour parvenir a ses propres ancetres et cela en remontant jusqu'au 12eme siecle dans les archives notories.

Malka nous fait traverser loin et nous mene jusqu'en Amazonie ou a travers l'ancien Empire Ottoman. Il nous raconte la diaspora sepharade et comment parvenir a obtenir des renseignements. Il nous explique la signification des noms Sepharades de leurs origines tout autant que leur sens.

Pour avoir egalement d'autres documentations et informations concernant les noms, les patronymes et la geneologie des Juifs sepharades, je conseille de parcourir son site qu'il entretient avec soin et recherches continuellement. J'ai pris beaucoup de plaisir a le decouvrir et a en decouvrir certaines informations que j'ai retransmise sur le site darnna.
Voici le lien pour parvenir a son site
[www.sephardicgen.com]




Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 28 octobre 2007 a 20:07

Un nouvel ouvrage sous la plume de David Bensoussan.
Il suit un premier livre du meme theme et dont
les details paraissent plus haut et sur la page de garde de Darnna.
voici sa couverture

L'ESPAGNE DES TROIS RELIGIONS
Grandeur et decadence de la convivenca

David Bensoussan
Publie chez "L'Harmattan"


Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 15 novembre 2007 a 06:51

OCCURENCES JUIVES

Salomon BENZAQUEN


OCCURRENCES JUIVES

Essai



The Sephardic Library
Jérusalem
5765 -2005









Avant Propos

Qu’il est difficile d’écrire, d’arracher des mots sensés à des formes insensibles.
Qu’il est malaisé de s’extraire de l’anonymat et du clandestin, pour affirmer une différence, pour édifier une nouvelle cohérence. Et s’il est vain de rêver d’anomie au sein du consensus ou encore de désordre dans des univers solennels, il est toujours périlleux d’entrer à pas furtifs dans l’extase du paradoxe sans passer la porte étroite de l’aporie. Qu’il est dur enfin de «penser contre soi» (Sartre), contre l’évidence de soi, alors même qu’un livre est une manière ostentatoire de parler indéfiniment de soi. Malgré ces ambiguïtés il nous revient d’établir de nouvelles évidences, de nouvelles rationalités, en d’autres termes réapprendre à penser. Tel est l’enjeu du ‘Hidoush, ce renouvellement de la pensée dont nos maîtres ont maintes fois souligné le caractère fondateur, mais qu’il faut avoir couché sur une feuille pour lui offrir quelque consistance.

Le présent ouvrage se veut la recension d’un certain nombre de leçons ou d’exposés délivrés, depuis plus de quatre décennies, dans différentes structures d’étude, souvent privées, rarement publiques. Il comprend également le résumé de quelques publications ainsi que le rappel de certaines veillées d’étude, moments sublimes, inoubliables, qui rendaient le corps fébrile et l’esprit erratique. Enfin il intègre quelques discours de circonstance faits à mon domicile
transformé, à ces occasions, en maison d’études. Rien de très original, somme toute, si ce n’est un souci constant de suivre, autant que possible, l’une des recommandations du Traité des Principes (1-4) : «Que ta maison soit un lieu de rencontre pour les Sages», afin d’en élargir peut-être la périphérie naturelle, la
qualité de l’accueil et quelque part l’audience.

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 15 novembre 2007 a 06:59

OCCURENCES JUIVES

Salomon BENZAQUEN


A V A T A R S
d'un peuple elu

De l'Antisémitisme à la Shoah


Essai



The Sephardic Library
Jerusalem
5767-2006








Au juif, mort sans savoir pourquoi,
Au marrane qui embrassa la foi,
Au doute, sans lequel il n’est d’émoi,
A l’Etude, elle seule, fonde la loi!


« Allah a privilégié Israël plus
que tous les univers »
Coran (traduction A. Chouraqui)
«…et le Seigneur, ton D. t’élèvera
au dessus de tous les peuples »
Deutéronome 28-1






L’idée de cet ouvrage m’est venue lors des cérémonies commémorant le soixantième anniversaire de la découverte des camps de concentration nazis.

Assez rétif, en général, aux manifestations publiques, de même qu’aux grandes messes insipides, j’ai néanmoins pu suivre, dans la presse et les médias audiovisuels, cet anniversaire péniblement circonstanciel. Je fus alors frappé par la banalité des propos tenus, ici ou là, comme si l’hystérie verbale habituelle avait soudain laissé place à une mutité de circonstance, polie, convenue. Comme si, à l’instar de ces célébrations familiales où il ne se passe jamais rien, l’on avait seulement franchi une étape, passé un cap douloureux, oublié la querelle, dessiné un avenir aussi rose que factice. Le paradoxe de la
Shoah, en effet, est qu’on ne lui reconnaît pas d’histoire spécifique c’est à dire une sorte de datation avec un commencement, un milieu et une fin. Cette indétermination de principe réduisant, de manière significative, l’importance de tout anniversaire, celui de la Shoah est, par définition, notamment aléatoire. En Israël, les calendriers actuels mentionnent un Yom Hashoah (jour de la Shoah)fixé «arbitrairement» au 11ième jour du ‘Ômer ( Mai) sans que l’on sache trop la raison d’un tel choix. D’autant que, en omettant de loger spontanément la Shoah dans l’histoire pluri-millénaire de l’antisémitisme, l’on a confondu, de manière délibérée, chronologie et temporalité, comme pour accroître un peu plus la confusion ambiante. C’est comme si, dans la conscience moderne, l’antisémitisme et la Shoah n’étaient que la manifestation d’univers virtuels dont la résurgence occasionnelle, au plan des idées, des sensations et des sentiments, serait particulièrement douloureuse. Finis donc les clivages sociaux, politiques ou économiques, pour tenter d’expliquer l’inexplicable. D’ailleurs, à tant AVATARS d’un peuple élu - 6 -
vouloir paver l’histoire de bonnes raisons, l’on en vient parfois à oublier le sens du vent et la force de l’orage malgré les inévitables dégâts occasionnés aux situations individuelles. Accessoirement, en tentant de baliser les chemins de l’antisémitisme pour éviter qu’ils ne débordassent les limites acceptables de la responsabilité individuelle, l’on a souvent fait trébucher la logique conclusive
de plus d’un philosophe, d’un chercheur ou d’un prélat. Or l’on ne peut se déclarer quitte, à si bon compte ! L’antisémitisme est toujours là, arpentant les rues des cités du monde civilisé, et l’on ne peut se dispenser d’en rechercher sans cesse la ou les causes attributives même si ces tentatives semblent définitivement vouées à l’échec.

Certes, l’univers connaît des périodes de répit lorsque la fièvre antisémiteCertes, l’univers connaît des périodes de répit lorsque la fièvre antisémite manifeste soudain quelques accès de faiblesse. Même si, l’instant d’après, elle reprend de plus belle sous la tragique impulsion d’un quelconque accident, d’un propos inutilement provocateur, d’une méprise pathétique. De ce fait, l’explicitation de cette haine atypique et sinusoïdale ne peut se limiter à de petites causes, à de ridicules actions, à l’énoncé de grands principes.

L’antisémitisme est toujours là et, devant l’échec de ces malheureuses tentatives de rationalisation, il peut sembler judicieux, voire plus utile, de rechercher ces mêmes explications dans le secret et l’intimité de la pensée juive traditionnelle plutôt que dans le discours des médias. Il est assurément plus de substance et de mémoire chez les victimes et autres ayants droits naturels de l’antisémitisme, que chez ces Nations du Monde qui l’ont autorisé, alimenté, hébergé, jusqu’à servir de terreau propice à sa croissance. La mémoire d’une victime est certainement plus fidèle, plus sensible, plus légitime aussi, que celle du bourreau, voire du témoin, lâche, immobile ou impuissant. Peut-être également que ces mêmes Nations n’ont aucune explication à proposer et qu’elles subissent l’antisémitisme comme l’aveu de leur propre échec. Or malgré la légitimité qu’on lui prête, un événement demeure toujours insondable, c’est à dire neutre et imperméable, porteur d’une logique qui lui est propre à l’instar de ces molécules enfermées dans le corps d’un objet et qu’elles ne sauraient quitter sans d’impressionnants coups de boutoir. De plus, l’espace occupé par l’antisémitisme dans les contrées les plus éloignées du globe, sa constance, indépendante des régimes politiques sous lesquels il se produit, en somme la
négation historique qui l’accompagne, nous conduisent à abandonner le champ évènementiel pour tenter d’accéder à celui des principes ou encore à celui de l’ontologie pour expliquer une telle débacle.




Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 05 décembre 2007 a 06:52

Enfance juive au Maroc, Paradis perdu ?
de Nissim Sibony




Critique de David Bensoussan


Vous souvenez-vous des sorties joyeuses des écoliers qui aimaient singer leurs récitations, les histoires épicées de l'inénarrable Jha, des gais lurons chantonnant « Eteindez la lumière, commencez l'cilima » ? Ou encore « Il n y a pas de comera, y a …» des litanies psalmodiées en mode automatique, des chansonnettes qui ponctuaient le calendrier au rythme des fêtes juives ? Des injures colorées et épicées ? Des superstitions d'antan ? Des jeux de toupie, de tire-boulette, de tiro, de ronda ?

Nessim Sibony a tout enregistré. Il fait venir à la bouche le goût mielleux de la sbaquia et des expressions judéo-arabes que l'on croyait oubliées. Il fait revivre l'insouciance des jeux d'enfants d’antan, l’humour bonhomme de jadis et la multitude des dictons à double fonds… Tout un univers vibrant aujourd'hui éclaté aux quatre coins du globe rejaillit dans la fraîcheur de son unité première.

Le monde merveilleux de Marrakech la Rouge s'ouvre à vos yeux avec sa culture, ses traditions et son folklore si riche. L'ouvrage vous fait revivre votre enfance. En même temps, il constitue un trésor d'anthropologie d'une culture plusieurs fois millénaire.

Jeux et jouets des enfants juifs du Maroc

Ce livre est destiné aux parents et grands parents qui voudraient initier leurs enfants et petits enfants aux pratiques des jeux et jouets de leur enfance. Il est orienté vers une lecture en famille pour expliquer en détail la plupart des activités ludiques de enfants juifs du Maroc au cours de la première moitié du 20ème siècle. C’est un outil précieux entre les mains des moniteurs et monitrices de camps de vacances comme des maîtres de travaux manuels et d’activités sportives. Mais il est avant tout un témoignage culturel vibrant et une sauvegarde de ce que furent les souvenirs et les joies de l’enfance juive au Maroc, riche en activités ludiques les plus variées. Celles qui aidaient au développement de la dextérité, du jugement de la domination de l’espace comme de l’adaptation à l’environnement. Certaines pages s’interrogent sur l’origine de quelques jouets, d’autres renvoient aux pratiques ludiques des voisins musulmans et espagnols. Ce livre qui est à mettre entre les mains des enfants ne manquera pas d’intéresser les anthropologues qui sont à la recherche du fonds culturel des juifs du Maroc. Il commence par la fabrication ou l’achat de la toupie et finit avec les variétés réalisées à partir du simple jeu de « Saute-mouton ».

Célébration de la Mimouna par Orly et se amis.

C’est un livre dépliant avec des découpes qui est monté en forme de manège : 7 portes ouvertes sur 7 intérieurs dallés où sont exposés les atours de cette célébration, à savoir les vêtements portés par les jeunes filles et jeunes garçons ainsi que les instruments de musique et les petites tables fleuries garnies de nourriture symbolique. Ce livre en coffret de luxe, glorifie le passé prestigieux de la communauté juive marocaine où cette cérémonie se déroulait avec un éclat particulier. Il est inspiré des beaux ouvrages pour enfants qui garnissent les vitrines des libraires et ornent les buffets des intérieurs européens. Il ajoute au prestige et à la gloire de la célébration de la Mimouna et en fait une cérémonie pittoresque, très attractive à célébrer entre enfants.








Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 05 décembre 2007 a 06:54

3 Enigmes
de Nissim Sibony




Critique de David Bensoussan





Avez-vous parfois l’impression que la vie juive au Maroc comprenait plus de traditions, de coutumes, de cérémonies dont on a même perdu la signification ? Nessim Sibony se penche avec brio sur certaines d’entre-elles et tente d’en trouver l’origine.

Pourquoi les enfants recevaient-ils des jouets friables le jour de Tish’a Beav ? L’explication première qui consiste à supposer que l’enfant qui aurait cassé son jouet éprouverait grande tristesse en cette journée de deuil et qu’il participerait ainsi à l’affliction générale ne satisfait pas l’auteur. Il fouille dans le passé, dans le Talmud et d’autres sources de l’antiquité pour nous amener dans des explications surprenantes sur … l’origine de la crèche chrétienne.

Les préparatifs de la fête de Pâques sont retracés dans leurs moult détails et il s’interroge sur l’origine de la blague sur Shefokh (est-ce un homme ou une femme ?) ou de la Mimouna. Les explications classiques de l’étymologie de ce terme Émouna (foi) ou Maïmonide (Maïmon) ne le satisfont pas. Il remonte le courant de l’histoire, des us et coutumes des civilisations pour en arriver à une relation entre la Mimouna et … la mante religieuse. Certaines familles célébraient avec un certain faste le mariage des enfants, El ketab, à Shavouoth. D’où provient cette tradition ? Je ne vous gâcherai pas le plaisir de découvrir par vous-même en feuilletant ces pages admirablement écrites et dans lesquelles l’auteur arrive difficilement à contenir son émotion.

Il semble bien que les magnifiques traditions du monde d’antan dont seulement une partie a été conservée renferment des explications qui retracent la longue marche du peuple juif depuis les temps bibliques jusqu’à ce jour. Nessim Sibony nous rend un grand service en nous faisant découvrir les explications et les origines lointaines d’un patrimoine souvent mal compris.



Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 16 janvier 2008 a 08:33

Les couturiers du Sultan

Itinéraire d'une famille juive marocaine : récit
Auteur : Albert Sasson
Éditeur : Marsam, Rabat





Résumé

L'auteur retrace la vie de deux de ses ancêtres, membres de la communauté juive marocaine et originaires du Moyen-Orient : Abraham Sasson et Haïm Botbol, son gendre, qui furent à partir de 1877 les couturiers attitrés des sultans marocains.

Itinéraire d'une famille juive marocaine

Contrairement à la grande majorité des juifs du Maroc, les Sasson ne sont pas originaires d'Espagne. Venus du Moyen-Orient, ils se sont installés dans le Tafilalt, en zone présaharienne. A partir de 1877, Abraham Sasson se met au service de Hassan 1er pour exercer le métier de couturier du sultan. Il poursuit ses activités sous les règnes de Moulay Abdel-Aziz, de Moulay Hafid et de Moulay Youssef, puis de Sidi Mohammed Ben Youssef, le futur Mohammed V. Son gendre, Haïm Botbol, lui succède et les Botbol assurent ainsi la continuité à la cour des rois Mohammed V et Hassan II.

Ces deux familles juives furent des familiers de la cour de six sultans et rois de la dynastie alaouite, durant plus de 120 années. Le récit de leur itinéraire est placé dans le contexte de l'histoire du Maroc ainsi que dans celui de la vie sociale et culturelle de la communauté juive marocaine. Cette narration, se fonde sur les témoignages et récits de plusieurs membres de la famille de l'auteur, ainsi que sur sa propre expérience.

Re: Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 28 janvier 2008 a 23:08

MAROC, DEUX PASSIONS, UNE MEMOIRE

Place des Victoires , Paris
collection Livre d'art







Résumé

Un ensemble d'objets d'art illustrant l'histoire du Maroc. Des créations témoignant des influences et des rituels de la société marocaine. La richesse culturelle et artistique du pays à travers la collection de Paul Dahan, spécialiste de l'art juif marocain et la collection de Khalid el-Gharib, propriétaire de la Khalid art gallery.
Quatrième de couverture

Maroc, deux passions une mémoire

Livre d'art et de paroles, cet ouvrage a la légèreté du temps qui passe comme une conversation, et le poids d'une mémoire perdue, qui se retrouve. Celle du Maroc où juifs et musulmans étaient côte à côte, dans la vie et dans l'art.

120 pièces de collection en quadrichromie.

Par leur conversation singulière, deux collectionneurs tracent un chemin vers la mémoire du Maroc, brisée chez les juifs comme chez les musulmans. Elle existe encore, intacte, dans ces objets façonnés avec amour, et recueillis aujourd'hui dans un même élan.

La diversité, la tradition, le partage, la ségrégation et tout ce qui touche la nature humaine s'expriment dans cet artisanat, particulièrement riche et créatif.

Khalid El Gharib et Paul Dahan, l'un musulman, l'autre juif, tous deux nés à Fès à vingt ans d'intervalle, nous invitent à partager l'aventure de leurs collections. Le premier, antiquaire à Marrakech, et le second, fondateur d'un musée, le Centre de la Culture Judéo-Chrétienne, à Bruxelles, ont, sans le vouloir, recueilli une mémoire commune, et créé la leur. Ils nous la livrent simplement.

En partageant le meilleur de leurs collections, ils nous offrent le fruit de milliers de kilomètres parcourus, dans une démarche individuelle qui a croisé l'intérêt général.

Loin des discours et des déclarations de bonnes intentions, ils ont fait ce chemin vers l'autre, en privilégiant ce qu'ils avaient en commun, sans pour autant nier leur différence. Il nous revient d'en savourer les beautés : textiles, céramiques, bijoux, peintures et dessins.

Transmettre ce qui est reçu en s'attachant autant à la perpétuation de l'esprit qu'à la sauvegarde des oeuvres, tel est le message émouvant de cet ouvrage.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 29 janvier 2008 a 22:00

Le judaïsme marocain bouge une fois de plus, sa mémoire se reconstruit… !


Je recommande la lecture du sérieux magazine marocain « LeJournal Hebdo » N° 333 et l’ouvrir aux pp. 56-57 pour découvrir une double page de Aïda Semlali sur « Mémoire Perdue », l’ouvrage Maroc : Deux passions, une Mémoire

Justement à ce sujet, j’ai pris un café ce jour au Café de la paix à la Place de l’Opéra avec Khalid, el aziz pour collaborer sur un projet de création d’un nouveau Centre d’Art et de Culture à Marrakech qui inclura un Musée privé

Bises

Arrik

[www.telquel-online.com]

28 01 2008
Beaux livres. Mémoire à deux voix

Deux amateurs d’art confrontent leurs collections dans Maroc : Deux passions et une mémoire. Chaque objet présenté exalte les souvenirs de la vie imbriquée des musulmans et juifs du Maroc. Sélection de quelques madeleines de Proust.


Plus qu’un beau livre, l’ouvrage récemment publié par Malika Editions est un dialogue sur le passé commun des communautés musulmane et juive du Maroc. Dans un tête-à-tête singulier, Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux collectionneurs de pièces d’artisanat marocain, échangent leurs souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, ce sont des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Tous deux ont décelé une âme dans un caftan, un bijou ou une cruche à huile. Une âme commune aux deux communautés, se cristallisant dans ces petites choses prosaïques où l’art et les traditions des deux religions s’interpénétraient, s’imprégnant mutuellement du symbolisme de l’autre. C’est tout le propos du livre : ressusciter une mémoire que partage Paul Dahan et Khalid El Gharib, tous deux amateurs de “témoins du quotidien”, devenus amis par amour pour ces réminiscences du passé. Paul a quitté Fès en 1968, effaçant ses souvenirs marocains. “Une amnésie volontaire”, confie-t-il. Devenu psychanalyste en Belgique, il a recollé petit à petit les morceaux du puzzle.




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 17 février 2008 a 08:09

Une si longue présence
Comment le monde arabe a perdu ses juifs


de Nathan Weinstock







Résumé du livre

On n'en parle jamais : des 900.000 juifs qui vivaient dans la monde arabe en 1948, il en reste 4.500. A peine un demi pour cent. Exode d'une ampleur sans précédent dont l'auteur raconte l'histoire si peu connue. Le présent essai retrace pays par pays le parcours des communautés juives du monde arabe, prises en tenaille entre le statut d'infériorité qui leur était assigné par l'Islam et la promesse d'émancipation dont paraissait chargé l'Occident. Trajectoire qui a débouché dans chacun des Etats considérés sur un constat de faillite d'autant plus navrant que des militants juifs se trouvaient fréquemment aux avant-postes de la lutte pour l'émancipation nationale et sociale. Echec douloureux qui reflète une faille préoccupante du monde arabe : l'incapacité à affronter l'altérité.

Publication : 3/1/08




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 27 mars 2008 a 19:36

Diglossie, hybridation et diversité intra-linguistique.

Études socio-pragmatiques sur les langues juives,
le judéo-arabe et le judéo-berbère.

par Joseph Chetrit




Sommaire :

L'ouvrage tente de circonscrire les spécificités linguistiques, sociolinguistiques et pragmatiques des langues juives en centrant la réflexion sur la gestion des différentes manifestations de la diglossie juive traditionnelle avec ses retombées dans les langues juives locales sous la forme notamment de l'intégration d'une importante composante hébraïco-araméenne. En dehors des structures lexicales, syntaxiques, discursives et textuelles hybrides qui en proviennent, sont étudiées aussi les interférences d'autres langues locales ou d'autres langues de prestige, qui accentuent cette hybridation fondamentale des langues juives. Mais loin que ces phénomènes de contact, d'interférences et d'hybridation aient formé des langues juives homogènes, c'est plutôt une hétérogénéité tant diachronique que synchronique qui en résulte et qui a marqué dès l'origine les matrices souches et les matrices de base, lesquelles ont servi à la formation des différentes langues juives et de leurs variétés dialectales et sociolectales. Sont notamment examinés les mécanismes et les stratégies du discours des femmes judéo-arabophones et leur énonciation formulaire ou proverbiale. A travers les différentes études qui sont proposées, ce sont de même les supports quotidiens de la culture juive communautaire et ses rapports souvent étroits et ambivalents avec la culture non-juive environnante qui sont analysés, et plus particulièrement en ce qui concerne le judéo-arabe et les langues secrètes qui y ont été forgées en Afrique du Nord ainsi que le judéo-berbère au Maroc.



Joseph Chetrit, Université de Haifa,
Faculté de Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Haïfa.
Pour voir la liste de ses publications, suivre le lien [research.haifa.ac.il]




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 01 mai 2008 a 02:04

Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy

par Michel Abitbol









RESUME :

Annexe coloniale de l'État français, l'Afrique du Nord vécut jusqu'au débarquement allié du 8 novembre 1942 à l'heure de Vichy.
La législation qui fut appliquée à ses 400 000 habitants juifs était de même portée que celle mise en œuvre dans la zone non occupée en France. Mais loin des regards et interventions - réelles ou imaginaires - d'Abetz, d'Oberg et de Dannecker, la politique antisémite qui fut exercée à l'encontre des Juifs du Maroc, d'Algérie et de Tunisie fut totalement et exclusivement française. Orchestrée par le commissariat général aux questions juives, elle fut exécutée par l'administration française des trois territoires qui était peuplée d'excellents serviteurs de l'État parmi lesquels le nombre des républicains de raison et des anti-allemands de cœur dépassait largement celui des collaborateurs attitrés et des arrivistes corrompus ou sans scrupules.
Cette étude se veut une contribution à l'histoire des " marges " de l'univers de la Shoah qui, pour des raisons fort compréhensibles, a été plutôt négligée par les spécialistes de la Deuxième Guerre mondiale. Au-delà de l'analyse des faits et gestes du régime de Vichy en Afrique du Nord, elle relate également les événements survenus en Tunisie au lendemain de l'invasion allemande ainsi que les divers aspects de la difficile campagne, déclenchée en Algérie et aux États-Unis au lendemain du débarquement allié du 8 novembre 1942, pour l'abolition des lois raciales et le rétablissement des Juifs nord-africains dans tous leurs droits.


Paru le 20/3/08 - Editeur RIVENEUVE

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 17 août 2008 a 14:34

"La Méditerranée des Juifs"

Exodes et enracinements

sous la direction de
Paul Balta, Catherine Dana et Regine Dhoquois-Cohen



(L'Harmattan, Collection cahiers de Confluences, Novembre 2003)


Nous nous habituons petit à petit aux replis identitaires, à la frilosité des États-nations, aux conflits inter-ethniques, aux racismes récurrents, aux refus, par certains de ces mêmes États-nations, des communautés sans territoires. Sans nous bercer d’illusions, en nous appuyant sur l’histoire, nous avons voulu faire revivre ici près de quatre millénaires de coexistence, autour de la Méditerranée, entre les Juifs et bien d’autres peuples, dont les Arabes et les Berbères convertis à l’Islam à partir du 7e siècle de notre ère. Cette longue épopée n’échappe pas à la grande Histoire : elle est faite de conflits, de guerres, de départs sans retours, mais aussi de fulgurances intellectuelles, musicales, poétiques, de voisinages quotidiens, de mélanges enrichissants.

Près de trente auteurs, historiens, littéraires ou simples acteurs d’exils douloureux, parfois amers mais jamais haineux, témoignent des riches heures, des diasporas, des allers-retours fantasmatiques des communautés juives des six rives de la Méditerranée, de l’Égypte au Maghreb, des Balkans à l’Italie, de l’Espagne à l’Empire Ottoman et à Israël. Au delà de l’Histoire et des histoires de chacun, les auteurs de ce livre espèrent en secret (ou contre tout réalisme ?) qu’un jour, «Cosmopolis», la Cité universelle imaginée par les Stoïciens, ne sera plus une utopie

Ont participé à cet ouvrage : Michel Abitbol, Nicole Abravanel, Paul Balta, Esther Benbassa, Ottavio Celestino, Joseph Chetrit, René Isaac Chiche, Elio Cohen-Boulakia, Catherine Dana, Annie Dayan-Rosenman, Régine Dhoquois-Cohen, Shlomo Elbaz, Cristina Galasso, Alessandro Guetta, Simon Lévy, Joseph Meleze, Edgar Morin, Alec Nacamuli, David Ohana, Daniel Schroeter, Claude Sitbon, Benjamin Stora, Jacques Taieb, Gilles Veinstein, Ilios Yannakakis.




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 04 octobre 2008 a 15:54

LES JUIFS DU MAROC A TRAVERS LE MONDE

Emigration et Identite retrouvee

par Robert Assaraf





Alors qu’elle comptait près de 300 000 membres au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive du Maroc est réduite aujourd’hui à 3 000 individus. Ce qui ne signifie pas pour autant la disparition du judaïsme marocain dont se réclament environ un million de personnes dans le monde, installées pour la plupart en Israël et qui continuent à maintenir intactes leurs traditions culturelles et cultuelles.

C’est à la formidable saga de ces originaires du Maroc que ce livre est consacré. Il retrace les circonstances dans lesquelles se déroula le grand exode des Juifs du Maroc et les conditions de leur installation en Israël, où ils jouent désormais un rôle déterminant dans la vie politique du pays.

L’ouvrage évoque également l’installation de plusieurs milliers de Juifs marocains en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Canada, aux États‑Unis et en Amérique latine, notamment au Venezuela et au Brésil, où ils ont recréé des institutions spécifiques tout en s’insérant avec succès dans la société environnante.

Loin d’être un attachement nostalgique au passé, ce phénomène atteste l’extraordinaire renouveau du judaïsme marocain et sa volonté de préserver, partout où vivent des originaires du Maroc, ses traditions religieuses, culturelles, musicales, culinaires ou socio - familiales.

Cet ouvrage Juifs du Maroc à travers le monde. Émigration et Identité retrouvée constitue un outil utile pour comprendre l’ouverture d’une nouvelle et prestigieuse page de l’histoire multiséculaire du judaïsme marocain.

Né en 1936 à Rabat, Robert Assaraf a occupé d’importantes fonctions publiques et privées au Maroc. Auteur de plusieurs ouvrages, dont Mohammed V et les Juifs (1997) et Une certaine Histoire des Juifs du Maroc, (2005), il a fondé en 1996 le Centre international de recherche sur les Juifs du Maroc. Au nombre des fondateurs de l’Union mondiale du judaïsme marocain, il est aussi le président du Comité de coordination des associations d’originaires du Maroc. Très actif dans le monde des médias, il a été vice-président de Marianne et il est président de Radio Shalom.

Couverture : David Soussana, 2008, Patio du Centre mondial du judaïsme nord-africain de Jérusalem, offert par Robert et Michèle Assaraf.

Les Editions Suger/Suger Press 2008 Université de Paris VIII - Imprimé en France

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 14 novembre 2008 a 03:57

"RUE DES SYNAGOGUES"

par Armand Abecassis


Editions Robert Laffont





Ecoutez en direct Armand Abecassis raconter ce qu'etait cette vie communautaire du Mellah de Casablanca. Passionnant !

[www.radiorcj.info]


Comme Jean-Paul Sartre dans Les Mots, Armand Abécassis fait le pari de raconter son itinéraire de gamin des rues, simple et travailleur, épris de justice et d’amour. On le voit à Casablanca, rue des Synagogues, à l’époque du protectorat français. On le suit de maison en maison, au gré de ses rencontres avec ses voisins et ses copains ; parmi eux, Bob, le projectionniste, Mohammed, l’ami musulman ou rabbi Éléazar, le maître taldumique, mais aussi, bien sûr, ses parents.

Au travers d’évocations chaleureuses, c’est tout un univers qui remonte, où il est question du Maroc au sortir de la Seconde Guerre mondiale, d’une rue où se trouvent dix synagogues, d’enfants juifs et musulmans qui vivent, rient et pleurent ensemble – les uns avec les autres souvent, les uns contre les autres parfois. Rien ne nous est caché des conditions de vie de la communauté juive, prise entre peur des musulmans, fraternité avec eux, mais aussi rejet de la part des métropolitains et désir de leur ressembler et, plus que tout, volonté de se forger une identité à plusieurs voix – juive, marocaine et française. Au fil des pages, on suit les étapes de son éducation, on découvre ce qui fonde la tradition juive, le sens de sa transmission, ce qui la sous-tend en vérité : une exigence de justice, d’amour et d’espérance – cette espérance que le maître d’aujourd’hui a reçu de l’enfant qu’il fut et qu’il continue à abriter, cet enfant qui le guide.

Parution recente Novembre 2008

Armand Abécassis, philosophe, exégète du judaïsme, promoteur du dialogue interreligieux avec les chrétiens, est l'auteur notamment de La Pensée juive (Le Livre de poche, 4 tomes), de Puits de guerre, sources de paix: affrontements monothéistes (Le Seuil) et, récemment aux Editions Robert Laffont, avec sa fille Eilette Abécassis, du Livre des passeurs.




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 20 novembre 2008 a 15:32

Oujda, une ville frontière du Maroc (1907-1956) :
Musulmans, juifs et chrétiens en milieu colonial

de Yvette Katan





Cet ouvrage est moins une monographie urbaine qu'une étude des interrelations entre les groupes ethno-confessionnels musulmans, juifs, chrétiens et des fractures opérées à l'intérieur de ces groupes par l'attribution plus ou moins complète de la citoyenneté française. La non-intégration dans la cité française, une politique scolaire concomitante ségrégative (étudiée ici très précisément) ne furent-elles pas un facteur accélérateur du nationalisme marocain et pour les juifs rejetés aussi de la communauté marocaine, de l'adhésion au sionisme ?
A l'évidence en effet, la disparition presque complète des juifs dans cette ville comme ailleurs au Maroc pose le problème de leur intégration dans un pays qu'ils aimaient, dont ils gardent la nostalgie et où leurs ancêtres étaient installés depuis des millénaires.

Editeur : Editions L'Harmattan (3 mai 2000)




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: kirstine (IP enregistré)
Date: 22 décembre 2008 a 23:42

Compliments Darlett pour cette rubrique fort intéressante!!! Je n'ai pas pris le temps de tout remonter mais cette page est déjà bien riche et donne des envies de lectures!! Si on veut lire tout ce qui passionne, on n'a plus assez de temps pour le PC......dilemme!! Mais ce temps, je cherche malgré tout à le trouver alors.......je ne désespère pas!!Merci......

Laila

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 25 décembre 2008 a 15:39

Merci beaucoup Laila, oui, c'est incroyable ce qu'il y a comme bouquins a lire et a cela, il faut ajouter la bibliotheque numerique que Google insere sur le Net et je t'assure que je n'en reviens pas moi-meme des tresors qui s'y trouvent. Le probleme c'est de lire un livre a travers son ecran, ce qui n'est pas chose aisee.
Il est preferable de faire imprimer les pages qui nous interessent et le moins que je puisse dire, c'est qu'on y trouve des documents incroyables et vraiment passionnants.




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 25 décembre 2008 a 15:54


MICHEL ABITBOL

Les commerçants du Roi: Tujjār Al-Sulṭān.
Une élite économique judéo-marocaine au XIXe siècle ;
lettres du Makhzen, traduites et annotées, 1998 par Michel Abitbol
Maisonneuve & Larose, 1998









Il s'agit d'un livre numerique place par Google sur le Net et pour le lire, voici le lien.
[books.google.com]

On y trouve notamment, les lettres de la famille CORCOS, qui se trouvent archivees a Jerusalem et traduites de l'Arabe par Michel Abitbol.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 26 mars 2009 a 04:38

"L'AUTRE JUIVE"

de Said Sayagh





Synopsis

Elle était très belle, Sol, Zoulikha en arabe, la jeune fille juive tangéroise. Elle s’était liée d’amitié avec une voisine musulmane, Tahra, chez qui elle se rendait quand elle n’en pouvait plus des remarques de sa mère.

Un jour, Tahra informa le pacha que la petite Sol voulait se convertir à l’Islam. Devant le pacha, Sol nia toute intention de laisser la foi de ses ancêtres. Elle fut condamnée à mort pour apostasie.

Elle devait avoir entre quatorze et seize ans. Sa famille, ainsi que la communauté juive de Tanger, souhaitant la sauver, lui conseillèrent de se convertir en apparence et portèrent l’affaire devant le sultan.

Moulay Abderrahmane, le sultan du Maroc, à l’heure où la France conquit l’Algérie, plia sous la pression des faquihs musulmans et confirma la condamnation à mort.

Le courage de la jeune fille marqua les esprits de l’époque, musulmans compris. Ce roman s’inspire d’un fait historique : le martyre d’une jeune juive marocaine de Tanger, exécutée à Fès en 1834.



L’auteur Said Sayagh est né à Meknès dans une famille aux origines complexes, descendants de juifs convertis à l’Islam, chez qui se mêlent les héritages de Fès, de Mogador, de Tétouan, de Tanger, d’al Andalous et de l’Atlas.

Historien, il a préparé une thèse sur La France et les frontières maroco algériennes de 1873 à 1902 publiée aux éditions du CNRS en 1986.

Agrégé d’arabe, il enseigne cette discipline à Montpellier.

Il est membre de l’association des permanences du Judaïsme Marocain




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 31 mars 2009 a 21:30

FIN DU JUDAISME EN TERRES D'ISLAM"

sous la direction de

SHMUEL TRIGANO







La Fin du judaïsme en terres d'islam

Au lendemain de la Shoah, entre 1945 et 1970, une civilisation de vingt siècles a disparu. Du Maroc à l'Iran, en passant par l'Algérie, l'Égypte, le Liban, l'Irak et le Yémen, les Juifs du monde arabo-musulman se sont retrouvés sur les routes de l'exil. Installées pour la plupart avant l'instauration de l'islam, leurs communautés ont vu les univers s'effondrer dans la violence ou au terme d'une pression plus sournoise. Tel fut le destin d'environ 900 000 personnes, originaires de onze pays, confrontées aux traditions musulmanes et au nationalisme arabe du lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Signées par dix historiens de l'université française ou israélienne, les études d'histoire politique réunies dans ce livre font le récit d'un drame majeur du XXe siècle, souvent occulté par les victimes elles-mêmes. Au cœur de la crise du Moyen-Orient, elles posent la question du rapport à l'autre, juif ou chrétien, dans le monde musulman. Elles éclairent d'un jour neuf la question des réfugiés palestiniens en la replaçant dans un contexte plus large.
Nouveauté !

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 09 juin 2009 a 18:04

HISTOIRE DU MAROC

de Michel Abitbol




Essai. Paru en 04/2009


Quelle histoire et quel pays ! Quand on repose le volumineux livre de l’auteur, on a un peu le tournis. L’ouvrage envisage depuis l’époque romaine dont les vestiges sont encore visibles dans le site de Volubilis. On se rend compte que ce pays, comme les voisins (Algérie et Tunisie) avaient une vie bien avant l’islamisation du continent et que de fortes communautés chrétiennes et juives s’étaient installées bien avant les occupants musulmans.

Le récit est bien écrit, l’enquête bien menée, mais on regrette que les composantes non arabes (berbères, par exemple) n’aient pas été étudiées de plus près. Aussi, les relations culturelles, intellectuelles entre ce pays et l’Europe du sud, en l’occurrence les deux pays de la péninsule Ibérique, ne sont qu’effleurées. Une erreur assez sérieuse (et étonnante sous le plume de M. Abitbol) doit être absolument corrigée : Maimonide ne s’est jamais converti ni de près ni de loin, à la religion islamique. Aucun de ses contradicteurs, même les plus féroce, n’a jamais reprise cette accusation, fantaisiste au plus haut point. Imagine-t-on Maimonide donner des conseils à autrui et dont lui-même n’aurait absolument pas tenu compte ? Mais laissons…



Les relations entre Marrakech et Codoue, par exemple, sont évoquées, notamment en ce qui concerne Ibn Tufayl, auteur de l’épître sur le Hayy ibn Yaqzan, et Ibn Rushd, l’Averroès des Latins, qui nous donna une forte théorie des relations entre la philosophie et la religion révélée.
Poursuivant sa longue traversée des siècles, l’auteur nous présente les différentes étapes précédant la constitution de la monarchie alawite, ses relations avec l’Europe (France, Angleterre, Allemagne, Espagne) et la lente pénétration de ces pays occidentaux dans le pays. En ce qui concerne la France, l’action du maréchal Lyautey est particulièrement bien évoquée. Et surtout, les communautés minoritaires, notamment juives, ne sont pas oubliées dans cette présentation qui se veut, à juste titre, exhaustive.

J’ai été particulièrement ému en lisant les quelques lignes sur le séisme d’Agadir le 29 février 1960 qui emporta près de 12000 victimes, ville dont je suis originaire et que j’ai quitté ce matin là pour ne plus jamais y remettre les pieds…

L’auteur n’omet pas la période actuelle qui commença avec les velléités des nationalistes locaux de secouer le joug du Protectorat français et se termine avec l’accession au trône de Mohammed VI, en passant par les coups d’Etat organisés contre son père Hassan II, homme intransigeant qui instaurant de véritables années de plomb, ayant, il faut le reconnaître, à mâter des tribus guerrières habituées à beaucoup d’autonomie.

Ce payas que Hassan II a justement tout fait pour rapprocher de l’Europe, aurait pu évoluer autrement. Un pas fatidique lorsque le vieux Mohammed V alla au Caire pour adhérer à la Ligue Arabe et faire mine de se laisser enrôler par le nationalisme arabe de Gamal Abd el Nasser.
Mais peut-on refaire l’Histoire ? On peut, certes, la réécrire, mais guère la refaire. Elle est ce qu’elle est.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 09 juin 2009 a 18:08

MARRAKECH, LE DEPART

de Daniel Sibony





A l'occasion d'un bref retour à Marrakech, lors d'un week-end, un romancier venu finir un manuscrit évoque son enfance en errant dans la ville et vit une rencontre amoureuse.

Son récit fait défiler l'entrechoc des cultures, l'écart des communautés, la disparition de l'une d'elles.

Sur les lieux de ses origines, l’exilé voit remonter toutes les images qui font revivre son enfance et sa jeunesse, entre bien-être et misère, bonheur et détresse, exil et ancrage dans une tradition millénaire où ce qui l’emporte, c’est le désir lancinant du départ.

Départ où il emporte avec lui l'étrange exil où il est né, sa vie médiévale fêlée par la modernité, et son envie de vivre increvable quand, jeune ado, il cherche sa voie entre Dieu, sexe, amour de la femme impossible, culture française, marxisme, Terre promise invivable, entre tout cela et l'exil fondateur intrinsèque.

Daniel Sibony, en profite pour lever quelques voiles sur son roman des origines, celle d'un Juif dhimmi en terre arabe.

Daniel Sibony est psychanalyste. Il a notamment publié "Don de soi et Partage de soi" et "Lectures bibliques".

Paru le 5/6/2009




Bibliographie - Juifs du Maroc/ Journal d'un rabbin raté
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 21 juin 2009 a 15:11

Journal d'un rabbin raté

de Victor Malka




Editions du seuil




Devenu journaliste, Victor Malka revient sur son parcours et sur ses interrogations.

Du rabbinat, il a gardé le goût des livres et de l’étude.

Sa voie était toute tracée: Victor Malka, fils aîné et petit-fils de rabbin allait devenir rabbin. Mais après avoir obtenu son diplôme à l’Institut de Hautes Etudes rabbiniques au Maroc, il décide de se tourner vers le journalisme.

Plusieurs décennies plus tard, Victor Malka donne raison à son père et revient sur cette vocation ratée, mais pas tout à fait. Car une grande partie de sa vie et de son temps, il les consacre à l’écriture, à la lecture, à l’étude et, sur France culture, il produit l’émission dominicale Maison d’étude.

Né au Maroc en 1938, Victor Malka a la nostalgie des rabbins et des synagogues de sa jeunesse. Sans langue de bois, il proteste contre l’inculture qui progresse, tant dans les milieux laïques que religieux.

Dans son Journal d’un rabbin raté, il exprime sa tristesse devant l’évolution du judaïsme israélien et diasporique. Il en appelle également à un nécessaire dialogue et à une réconciliation judéo-musulmane.

Interrogations, rires, colères, émotions, Victor Malka est à l’âge de la vie « où il faut dire les choses ». Et transmettre. Avec autant de sérieux et de culture que d’humour, cet humour juif dont il ne veut pas se départir et sur lequel il a aussi écrit.




Bibliographie - Juifs du Maroc/ Journal d'un rabbin raté
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 15 octobre 2009 a 03:28

LA PRESSE JUIVE EDITEE AU MAROC 1857 - 1963


Pierre Cohen

Edit. Bouregreg - Paru en 2007





C'est un livre paru recemment et curieusement, je n'ai pas trouve ou ni comment se le procurer. Je suppose que c'est une publication limitee.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: PEREZ MARDOCHE (IP enregistré)
Date: 22 novembre 2009 a 23:16

je suis arrive en israel a l'age de 17 ans voci 46ans .je suis ne et habite a casablanca.actuellement je suis pre-retraite (guimlayi) et j'ai pris une aggreable decision de passer mon temps avec passion et bonheur d'etudie la longue histoire des juifs marocains. au fure et a mesure en d'evoilant la richesse de notre culture et notre folklore et les persecussuons que notre minorite a subit ;ma pensee est partagee d'un cote emmerveillee par la richesse de notre passe au Maroc et de l'autre la tristesse qu'ici en israel c'est comme si nous sommes arrives sans notre culture et sans orrigines .je voudrais souligner par amertume que nous sommes cette partie de l'ensemmle d'israel ou tout notre patrimoine evoque dans ce petit resume; pendant des annees a etait ettoufe et efface parfois de nous memes.merci aux honnorables messieurs qui sont entrains de ressuciter notre bibliographie aussi precieuse.a Darlette je vous souhaite toutes mes meilleurres benedictions pource site DARNA cordon ombilical que j'espere attachera tous nos ressortissants et les joignera pour garder dans notre memoire la richesse d'une culture que nous esperons la transmettre a nos enfants.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 23 novembre 2009 a 00:47

Merci beaucoup Mardoche pour ces bonnes paroles et tu es le bienvenue sur notre forum.
Cependant, pour maintenir l'ordre a ce forum, je vais deplacer ce message et tu pourras le retrouver sous le lien suivant :

[www.darnna.com]


Si tu peux toi-meme, nous aider, par des souvenirs ou des photos d'ecoles ou de famille, a reconstituer virtuellement notre passe, ce serait une excellente chose.

Bien a toi
Darlett




Bibliographie - Juifs du Maroc / "Maroc, Terre des Saints", nouvel ouvrage d'Elie Azoulay
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 09 décembre 2009 a 23:51




L'écrivain Elie Azoulay a présenté, mercredi soir à Montréal, son ouvrage "Maroc, Terre des Saints: histoire et origine des saints juifs du Maroc", devant un parterre d'écrivains, d'universitaires, d'artistes et de personnalités de tous bords.

"Si ce recueil atteint la jeunesse issue de parents marocains, qui ne connaît du Maroc et de ses saints que très peu de choses sinon rien, s'il atteint cette génération totalement assimilée aux us et coutumes du pays de sa naissance et prédestinée à être le maillon nécessaire pour la sauvegarde de notre identité et de notre patrimoine juif marocain, alors mes années de travail acharné n'auront pas été vaines. J'aurai atteint mon but et j'en tirerai ma plus grande satisfaction", écrit l'auteur en introduction de son ouvrage.


+L'histoire des saints juifs marocains revisitée+


L'ouvrage revisite l'histoire et l'origine des saints juifs marocains à travers les âges et constitue une invite à redécouvrir cet aspect de la vie de la communauté juive marocaine.

L'auteur, natif de Casablanca, estime que bon nombre de jeunes séfarades d'origine marocaine méconnaissent la richesse du patrimoine cultuel et socio-historique que leurs ancêtres leur ont légué, appelant à poursuivre sans relâche le travail éducatif pour assurer la pérennité des traditions notamment religieuses et culturelles judéo-marocaines.

L'ouvrage se veut une synthèse historiographique fascinante et une rétrospective de l'histoire et de la destinée très singulière de 46 Saints et 23 Saintes choisis, non sans peines, parmi les 656 Tsadikim (Saints hommes) recensés au Maroc.

Il retrace ainsi les différents aspects de la vie de ces éminentes figures ayant occupé une place prépondérante dans la Sainteté juive au Maroc. L'auteur rappelle les origines de la Hilloula, cérémonie religieuse dédié initialement à la mémoire d'un grand maître du judaïsme, Rabbi Shimeon Bar Yohaï et célébrant des noces du saint avec la Torah.

A travers cet ouvrage de 315 pages (grand format), illustré de quelques 400 photos, l'auteur ambitionne de faire redécouvrir le précieux patrimoine religieux et culturel judéo-marocain.

"C'est dans la perpétuation de ce fabuleux patrimoine que réside notre avenir et celui de nos enfants et petits-enfants", a-t-il souligné.

Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 avril 2010 a 14:31

LE TRIANGLE DE VUE

par Anna Rivière


Éditions Médit’édition. Pincounillier





L’auteur nous y conduisait sur les rives du fleuve Bou-Regreg dont l’estuaire sépare Salé de Rabat. Nina, petite juive du mellah de Salé revenait, en juillet 1993, sur les lieux de son enfance à la recherche de traces d’un monde hélas aujourd’hui disparu.

Il était une fois des Juifs au Maroc. Des centaines de milliers. Et, parmi eux, Agar et son épouse, Alia et leurs trois enfants : Nina, Simon et Emma.

Comme si elle ne pouvait se faire à l’idée de ne plus jamais revenir au pays natal, Nina décide de revoir encore sa maison dont elle vient d’apprendre qu’elle est sur le point d’être démolie pour laisser la place à un immeuble moderne. Cette fois, nous sommes en novembre 2007, et, comme en 1993, elle est accompagnée de son mari, André.

Comme le dit fort justement Jean-Pierre Allali dans la préface qui ouvre ce beau livre de mémoire, « Pour tous les exilés du monde, le retour au pays natal, sur les lieux de l’enfance, des premiers jeux, de la première école et des premières amours, est un besoin viscéral, irrépressible ».

Mais que peut-on espérer d’un tel voyage du retour ? On sait que tout a complètement changé, que les Juifs de Salé, de Rabat, de Marrakech, de Casablanca, de Mogador, de Kénitra et d’ailleurs, ceux des villes comme ceux des montagnes, emportés par le vent impitoyable de l’Histoire, sont allés planter leurs pénates sous d’autres cieux, en Israël ,en France ou encore au Canada. Les synagogues ont disparu, tout comme les boucheries « Kasher » devenues « Halal », les écoles de l’Alliance Israélite et même le cinéma Le Colisée où toute une jeunesse insouciante venait se détendre en admirant Zorro et Tarzan et en rêvant à d’autres horizons. Le cimetière de Salé où repose le « saint » Rabbi Raphaël Encaoua est délabré. Et le beau parc du « Triangle de vue », haut lieu des promenades d’autrefois, est méconnaissable.

Restent néanmoins quelques rencontres amicales et chaleureuses comme celle avec Ali, dont la famille a bien connu, à l’époque, Agar et Alia, celle avec Akim, homme de tolérance et de paix ou encore avec Mehdi, ancien pilote de ligne à la retraite particulièrement affable et serviable. Et puis, quand même, quelques petits miracles : la pâtisserie suisse, Au Délice et sa concurrente La Riviera qui servent toujours les mêmes gâteaux au miel accompagnés d’un thé à la menthe, l’épicier d’antan et le bain maure sont toujours au même endroit , le marchand mitoyen de beignets sfenjs, aussi. Sans oublier les petits cireurs de souliers qui proposent toujours leurs services aux passants et aux touristes.

Nina quittera les rives du Bou-Regreg en emportant quelques zelliges, carreaux de faïence bigarrés ornés de motifs géométriques qui recouvraient les murs de sa maison natale.
Le récit est entrecoupé de retours sur le passé distingués par l’italique qui sont autant de portraits émouvants de parents et d’amis d’antan : Jacob, Michel, Pablo, Raphaël, Julien, Pierre-Louis, Elihamecoubal, Joseph, Miryem, Mireille, Isabelle, Raymonde, Léa , Simone, Denise et les autres. De nombreuses photographies et un plan détaillé du centre de Rabat agrémentent cet ouvrage sympathique. Comme le dit le préfacier : « Ce livre de mémoire est une catharsis nécessaire et salutaire, une grande page d’amour ».
Un témoignage précieux, sympathique et, tout compte fait, plein d’optimisme.

Éliahou Hillel

Éditions Médit’édition. Pincounillier. Préface de Jean-Pierre Allali. Février 2010. 224 pages.




Bibliographie - Juifs du Maroc / L 'exil au Maghreb
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 30 novembre 2010 a 17:27

La condition juive sous l’islam 1148-1912

Le 9 novembre 2010, a été publié le livre « L’exil au Maghreb, la condition juive sous l’islam 1148-1912 » de Paul B. Fenton et David G. Littman aux Presses universitaires de Paris Sorbonne. Cet ouvrage majeur présente une anthologie chronologique de récits de témoins oculaires en Algérie et au Maroc. Puis, par une sélection d’archives du Quai d’Orsay, du Foreign Office, de l’Alliance israélite universelle (AIU) et de son homologue britannique l’Anglo-Jewish Association, il décrit les efforts diplomatiques déployés en faveur des Juifs maltraités au Maghreb. Il démythifie la « tolérance interconfessionnelle égalitaire et harmonieuse sous l’islam incarnée par al-Andalous ».



C’est un ouvrage véritablement monumental, fruit d’un labeur de quarante années de recherches, que nous proposent deux grands savants spécialistes d’un sujet douloureux s’il en fut et pourtant relativement méconnu, celui de la condition des Juifs en terres d’islam. Loin des clichés de l’Âge d’or, les auteurs, en puisant au meilleures sources : relations de voyageurs, arrêtés de décisionnaires musulmans, rapports de diplomates, complaintes de dirigeants communautaires juifs, extraits d’ouvrages…, nous brossent, à travers une anthologie d’excellente qualité, un tableau édifiant de ce que fut, au cours des siècles et avant l’arrivée de la colonisation, la vie de Juifs au Maghreb : un enfer. On redécouvre, avec horreur, que le statut infamant de la dhimma, ne fut pas un vain mot, quelques obligations ou vexations secondaires, mais un tourment au quotidien, avec son lot d’exactions, de viols, de meurtres et de destructions.

Bibliographie - Juifs du Maroc / L 'exil au Maghreb
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 30 novembre 2010 a 17:41

L 'exil au Maghreb / interview de l'auteur

Comment est né ce livre ?

David G. Littman : Je me suis intéressé au destin des Juifs du Maghreb lors d’une mission humanitaire au Maroc en 1961 pour amener des enfants Juifs clandestinement en Israël (« Opération Mural »).

Dès 1969, j’ai effectué des recherches sur leur histoire et celle des Juifs d’Orient, au quai d’Orsay, puis à la bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) où ces archives étaient alors peu explorées. J’y ai découvert les fragments d’une mémoire collective faite de persécutions, de brimades et d’humiliations, dont la période coloniale et l’exode dès 1948 avaient presque effacé le souvenir.

J’ai confronté ces témoignages avec les rapports de l’homologue britannique de l’Alliance, l’Anglo-Jewish Association (AJA), et les documents du Foreign Office (FO) à Londres. Les archives de l’AIU ont constitué une source incontournable : elles éclairent de l’intérieur la condition abjecte de la grande majorité des Juifs du Maghreb, détruisant des mythes.

En 1972, j’ai discuté à Jérusalem avec deux historiens éminents du judaïsme oriental, Shlomo Dov Goitein et Hayyim Zeev Hirschberg. Le premier m’a vivement encouragé à poursuivre mes recherches originelles et le professeur Hirschberg m’a proposé de me concentrer sur le Maroc et de collaborer à l’ouvrage qu’il écrivait sur l’histoire des Juifs du Maghreb.
Afin d’assurer une vision équilibrée, Hirschberg a proposé de compléter la documentation de l’AIU avec des récits de voyageurs non-Juifs du XIXe siècle et des siècles précédents. Par son intermédiaire, j’ai rencontré en 1975 un doctorant, Paul B. Fenton qui avait visité des communautés juives en voie d’extinction au Maroc et m’a communiqué des sources hébraïques et arabes. (...)
Au fil des siècles, quelles sont les lignes de continuité et les évolutions ?
Paul B. Fenton : Même si, lors de sa conquête de l’Afrique du Nord et d’autres régions, l’islam a épargné « les gens du Livre » (Juifs, chrétiens), tandis que les autres peuples conquis devaient embrasser la nouvelle religion ou être massacrés, la théologie et la législation musulmanes ont tout mis en œuvre pour contraindre les Juifs et les chrétiens à se convertir.
Les brimades physiques et économiques liées au statut du dhimmi ont fini par éroder les communautés chrétiennes au Maghreb. Des communautés chrétiennes jadis florissantes : le christianisme nord-africain préislamique avait donné un des pères de l’Eglise, St Augustin, mort à Hippone (aujourd’hui Annaba, Algérie).
Les communautés juives ont tenu bon, mais au prix d’immenses sacrifices. Leur histoire est ponctuée par une longue série de massacres, de persécutions et de conversions forcées, dont le paroxysme est marqué par leur extermination à l’époque des Almohades (1147-1269) et par l’activité anti-judaïque du théologien Abd al-Karîm al-Maghîlî (vers 1493) de Tlemçen dont les prédications haineuses peuvent être comparées à l’œuvre de Luther.

Lire la suite ICI

Bibliographie - Juifs du Maroc /Asher le devin et autres contes de Fes
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 10 décembre 2010 a 14:59

Ami Bouganim est décidément un auteur aussi prolifique que divers (1). Il est aussi bien capable de nous offrir des monographies très intéressantes que des récits folkloriques ou des portraits édifiants (2). Depuis la parution de ses Récits du Mellah (3), il s’inscrit résolument dans la lignée des témoins d’un temps hélas disparu, celui du petit monde tout à la fois exotique et tendre du judaïsme marocain. Son nouvel ouvrage, dans l’esprit des précédents, nous transporte au Maroc, le pays de son enfance où vivait, il n’y a pas si longtemps, une importante communauté juive, aujourd’hui installée, pour l’essentiel, en Israël, en France et au Canada.



Ami Bouganim, dans une écriture colorée, nous présente Élie l’increvable, un très vieil homme qui habitait l’une des dernières cahutes de Nowawel dans le mellah de Fès et qui se lamentait de n’avoir pas d’enfant qui lirait le kaddish sur sa tombe. Sans compter que la société mortuaire locale, très sourcilleuse quant à la lignée de ses membres, ne voulait pas de lui en son sein. Dans ces conditions, autant se préparer à mourir. Mais Élie s’avère véritablement increvable au grand dam de son entourage. Cela nous vaut des situations cocasses et savoureuses. Voici aussi Bouskila l’escroc, Asher le devin, les deux sœurs jumelles qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau et qu’on cherche à marier à deux jumeaux, ce qui n’est pas, on le découvre rapidement, une mince affaire. Ami Bouganim nous parle aussi de Sol el-Fassia, drôle de délurée particulièrement débrouillarde, de la « Maison du plaisir » et du « Maître de l’Alliance » et, en bouquet final, de la très sainte et vénérée Sol Hatchuel, de Tanger, qui refusa de se convertir à l’islam et fut décapitée.

Original et décapant.
Jean-Pierre Allali (crif.org)

Bibliographie - Juifs du Maroc / Retour sur Proverbes judéo-espagnols
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 10 octobre 2011 a 19:48

Reine Akriche est née en 1909 à Oran, dans une famille juive originaire de Tétouan, au Maroc. Sous le titre de “Refranes y dichos de mi abuela Beïda Lévy”, elle recueillit d’abord pieusement les proverbes et expressions judéo-espagnols de son enfance. Ce trésor de la mémoire d’un peuple et d’une langue (le judéo-espagnol vernaculaire du Maroc, ou haketiya, recastillanisé au 19e siècle, surtout à partir de 1860), elle me confia récemment le soin de le publier, avec les lacunes dues à l’oubli et à la déculturation. La méthode n’est certes pas irréprochable aux yeux des universitaires, il eût fallu procéder à un enregistrement préalable de ces 264 proverbes et expressions judéo-espagnols au lieu de les consigner par écrit. Mais le temps passe et le temps presse. C’est pourquoi j’ai choisi d’éditer rapidement ce petit livre dans un état de relatif inachèvement qui le rend encore plus attachant. Les lecteurs intéressés par les différentes modalités du judéo-espagnol, ladino ou judéo-espagnol calque, djudezmo du Levant, haketiya du Maghreb, se reporteront toujours avec profit aux livres et aux nombreuses publications du professeur Haïm Vidal Sephiha.
Christian Nicaise





Extrait :
DISCRÉTION


Boca cerrada no la entran moscas = Dans la bouche fermée, les mouches n’entrent pas. (Se dit de celui qui parle à tort et à travers.)
El que de este mundo quiere gozar, solo que oyer, ver y callar = Celui qui veut jouir de ce monde doit entendre, voir, et se taire.
Hamete que en todo se mete = Curieux qui se mêle de tout.
Mal tenga quien diga mal de mi, y mas mal tenga quien me lo venga a decir = Malheur à celui qui dira du mal de moi, et plus encore à celui qui viendra me le dire (i.e. à celui qui me le répètera.)
Mas el ruido que las nueces = Plus de bruit que les noix. (Equivaut à "Beaucoup de bruit pour rien".)
Ni da puerta ni llabe = Ni il n’ouvre la porte, ni il n'en donne la clé. (Se dit de quelqu’un qui ne donne aucun indice pour trouver la solution.)
Poco mal y mucho trapito = Peu de mal et beaucoup de pansement. (Se dit de celui qui fait beaucoup d'histoires pour un tout petit bobo. À rapprocher de “Beaucoup de bruit pour rien”.)
Toma teta y callate = Prends le sein et tais-toi. (Se dit de quelqu’un dont on peut acheter le silence.)

Bibliographie - Juifs du Maroc / Mardochée
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 29 octobre 2011 a 16:13

MARDOCHEE

de Kebir-Mustapha Ammi





Dans "Mardochée", Kebir-Mustapha Ammi raconte le périple trouble de Charles de Foucauld au Maroc


On connait le père Charles de Foucauld qui fut béatifié par le Vatican en 2005. Mais on connaît moins que ce saint de l’église chrétienne a d’abord servi comme espion au Maroc durant onze mois, en 1886.
Jeune officier, à peine sorti de Saint-Cyr, il voulait que son pays, la France, occupe le Maroc. D’autres nations, comme l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre et l’Allemagne, le convoitaient aussi. Mais Comment donner un avantage à la France et lui permettre ainsi de damer le pion aux puissances rivales ? C’est à cela que s’est employé le jeune Charles de Foucauld.

Après mûre réflexion, il lui apparut que le meilleur moyen de collecter des informations de première main était de se rendre au Maroc et de l’explorer de long en large. Il prit langue avec un Marocain, Mardochée Abi Serour, et décida de sillonner le Maroc. Cette expédition dura onze mois.

Son livre ‘’Reconnaissance au Maroc’’, qui fut primé par la Société de Géographie, raconte cette aventure qui lui a permis de collecter un nombre impressionnant de d’informations pour le compte de l'armée française. Il rencontra nombre de gens et vista plusieurs régions. Il passe le Maroc au crible. L’homme est intelligent, rusé, observateur et intelligent. Rien ne lui échappe. Mais il ne dit pas tout. Celui qui se fit appeler Joseph Aleman et qui se déguisa en rabbin juif fait l'impasse sur bien des choses.

Avec ‘’Mardochée’’, paru aux éditions Gallimard, Karim Mustapha Ammi apporte un autre éclairage pour rétablir l’autre part de la vérité, celle que l’Histoire n’a pas daigné jusque là entendre. Qui est qui ? Et qui a fait quoi ? Rien n’importe que cela à celui qui fut le guide de Charles de Foucauld et qui se livre ici à une troublante confession, à la veille de sa mort.

Juif marocain, Mardochée confesse ce que le futur béatifié s'est efforcé de taire. Mais il dit surtout sa culpabilité d'avoir ouvert les portes de son pays à la France. Cette culpabilité est le cœur du livre qu’on le voit écrire dans une terrible souffrance.
Mardochée ne se pardonne pas d’avoir accepté de servir Joseph Aleman. Il dissèque cette culpabilité sans concessions. Il pressent la tragédie que sa faute va faire vivre aux siens.

Basé sur des faits avérés, ‘’Mardochée’’ n’est pas uniquement un roman historique, il peut bien sûr se lire comme un roman d’aventures dans le Maroc du 19ème siècle. On suit deux voyageurs, Joseph Aleman et son guide, qui sillonnent le pays du Nord au Sud et d’Est en Ouest, en prenant des risques inconsidérés. Ils vivent de nombreuses aventures et manquent souvent d’être démasqués. Mais ce roman qui est une plongée dans la mémoire offre une autre lecture de l’Histoire en posant des questions, notamment sur l’imposture à laquelle s'est livré Charles de Foucauld pour que son pays - la France- entreprenne la conquête du Maroc.

Romancier, essayiste et dramaturge, K.M. Ammi est né au Maroc en 1952. Après avoir obtenu son baccalauréat, il part en France, puis en Angleterre avant un séjour de plusieurs années aux États-Unis. De retour en France, il devient professeur d’anglais et enseigne aujourd’hui en région parisienne, où il vit. Il est notamment l’auteur d’une importante biographie d’Abd el-Kader, de romans pour la jeunesse, Le partage du monde et Feuille de verre (Gallimard Jeunesse) et de deux romans, Le ciel sans détours (collection blanche, 2007) et Les vertus immorales (collection blanche, 2009).




Bibliographie - Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 14 juin 2012 a 14:15



Juifs en pays arabes - Le grand déracinement, 1850-1975

Bensoussan, Georges








Résumé :

L’histoire des communautés juives d’Afrique du Nord et du Proche et Moyen-Orient, certaines vieilles de deux millénaires, a fait l’objet de lectures superficielles, parfois passionnelles.

Sous l’effet de l’occupation par les Européens, les Juifs d’Orient, majoritairement séfarades, ont accédé à une forme de modernité culturelle et parfois à un réel développement économique et se sont affranchis de l’ancestral statut de dhimmis. Bientôt le conflit autour de la Palestine et la collusion de certains leaders arabes avec les pays de l’Axe ont fini de dissoudre les ultimes liens qu’une longue cohabitation avait jadis établis. Lorsque les puissances européennes durent lâcher prise, les Juifs furent contraints de partir et de former une autre diaspora, non sans avoir subi presque partout humiliation et spoliation, voire parfois violences et pogroms. Du Maroc à l’Égypte et de la Libye au Yémen sans oublier l’Irak et la Tunisie, des centaines de milliers d’habitants des pays arabo-musulmans se sont comme volatilisés en une génération à peine. En outre, ces minorités juives ont été éclipsées par la prédominance d’un judaïsme ashkénaze lui-même recouvert par l’ombre immense de la Shoah.

Cet épisode de l’histoire du peuple juif, lourd d’innombrables drames humains, est aujourd’hui largement oublié, voire occulté.
À l’appui d’une documentation inédite considérable, Georges Bensoussan envisage ce phénomène dans toute son épaisseur.

Son livre, appelé à faire date, sera pour tous ses lecteurs une découverte et même pour une partie d’entre eux un véritable choc.


Présentation de l’éditeur :

Comment, et in fine pourquoi, de très anciennes communautés juives ont-elles été déracinées en moins de 25 ans après la Seconde Guerre mondiale ?

Georges Bensoussan explore les racines de l’exode, plus profondes que dans le seul conflit israéloarabe même si, en effet, il a retenti ici avec violence. Il s’agit d’analyser comment la modernité culturelle (l’alphabétisation des filles, le recul de l’âge du mariage, l’occidentalisation du nom, du costume et des moeurs) et » laïcisante » (avec la perte progressive du pouvoir des rabbins) a obligé à redéfinir les identités, d’expliciter les soubassements psychiques des conflits politiques, et de comprendre comment, depuis les années 1920, la naissance de l’anticolonialisme des Arabes a structuré le destin des minorités juives prises malgré elles dans le conflit colonisé-colonisateur.

Alors qu’elles étaient, elles, triplement colonisées : par le maître musulman, l’arrivant européen et le judaïsme ashkénaze. La Seconde Guerre mondiale a mis en lumière les failles qui se dessinaient depuis trente ou quarante ans déjà… Elle a mis à nu la fragilité de la condition juive face au colonisateur. Partant, elle a souligné la » peur juive » sur la rive sud de la Méditerranée, une peur qui aboutira aux départs massifs des années 1940-50.

Paru le : 24/05/2012
ISBN / EAN13 : 9782847348873
Nombre de pages : 976




Bibliographie - Juifs du Maroc / Le marcheur de Fès
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 10 décembre 2013 a 17:59

Voulant mieux connaître son père naturel, né à Fès en 1936, Éric Fottorino décide en 2012 de se rendre dans cette ville du Maroc. Son père, trop malade pour quitter la Haute-Garonne, le guide à distance avec ses souvenirs.






Le voyage s'avère un véritable pèlerinage. Il rencontre des amis d'enfance de son père qui lui font visiter les quartiers où ils ont grandi, le cimetière où est enterrée sa soeur morte accidentellement à l'âge de 17 ans et le quartier juif de Fès où ne vit plus aucun Juif.

Sa quête toute personnelle de filiation s'ouvre sur l'histoire de Fès et sur celle de la communauté juive du Maroc. C'est raconté par petites touches délicates et avec une certaine distance.

«Je ne suis pas nostalgique de mes souvenirs. Je suis nostalgique des tiens», écrit-il à son père. L'auteur dit aussi se sentir «comme une âme très ancienne qui navigue entre deux mondes», entre le passé et le présent.

Ses découvertes lui permettent de mieux définir ses origines et d'étoffer sa relation avec son père qu'il a connu sur le tard. Ce récit plein de tendresse donne aussi le goût de visiter ou de revisiter Fès et nous renseigne sur la montée et le déclin du judaïsme en Afrique du Nord.


Source: lapresse



Désolé, seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster sur ce forum.
Veuillez cliquer sur S'identifier pour vous enregistrer

   Rechercher sur
 

  Web    
Darnna

� 2008 Darnna.com - All rights reserved.

'