Merci Akachmir, je ne sais pas quelles sont tes sources mais apparemment elles sont excellentes puisque tu nous apportes des informations inedites.
Vraiment je te remercie.
Darlett
Tres interessant ces listes de synagogues mais de quelles epoques datent-elles ?
Tu parles de nouveau Mellah. Je ne connais pas Meknes mais je ne savais pas qu'il y avait un nouveau et un ancien mellah ?
Merci pour ce complement d'informations que tu as peut-etre.
Merci beaucoup Darlett pour la photo et les 2 extraits concernant la communauté Israelite de Meknès. Merci encore une fois pour tes efforts en tant que moderatrice.
A propros de la famille Berdugo, c'est plus qu'une grande famille, c'est une tribu! De meme pour les toledanos.
Tu viens d'evoquer l'ecole Talmud Torah, je te laisse ecouter cet interessant fragment concernant la pedagogie d'enseignement dans cette ecole de base.
Merci Darlet à vous de bien vouloir accompagner mon sujet par un Audio du paler juif. Vraiment, il me rappelle beaucoup, et senti une nostalgie lointaine: merci....merci
Posté par: Quamefil
Date: 11 novembre 2007 a 23:08
Il y a d'autres passages du livre où on parle des juifs meknassis.
Le protagoniste raconte une anecdote avec un certain Jacques Berdugo qui l'a aidé à aller en ville nouvelle en lui donnant un laisser passer. Une autre avec un certain Ohanna, lui demandant le soutien de la communauté juive pour le manifeste de l'indepedance.
J'attends que les Meknassis se manifestent sur ce topic. On vous attends!
Posté par: akachmir
Date: 23 décembre 2007 a 17:59
Après avoir visionner les photos et le débat des anciens juifs meknassis, j'ai voulu apporter ce nouveau sujet aux anciens dans l'espoir de vous aider à se rappeler d'une adresse qui vous aidera à trouver une famille de l'ancien Mellah.
Dans le but de la recherche, je vous cite les noms des rues. Si vous vous rappelez de votre rue,vous trouverez dans mon prochain message la liste de ses habitants.
A savoir :
- Rue Tob (pierres)
- Derb El Gourna (abattoires)
- Rue Elbab Msouda (porte fermée)
- Rue Rebbi Shalom Lazimi
- Rue Guezarine (bouchers)
- Derb El Attarine (marchands d’épices)
- Derb Skaya (la fontaine)
- Derb El Meâra (cimetière)
- Derb Rebbi Elisha
- Derb Edkakine (marchands de farines)
- Derb El Ghandor (le héros)
- Deb El Hacham (le rabbin)
- Derb Elm’adi ( bains)
- Derb El Berza
- La ruelle de la porte du mellah.
Posté par: Quamefil
Date: 25 décembre 2007 a 10:50
Merci infiniment Akachmir pour ton initiative. Est ce que vous avez un plan de l'ancien Mellah de Meknes ou plutot un grandissement de l'ancien Mellah où on peut identifier les differentes rues du quartier ?
Bravo et felicitations pour cette liste Akachmir, je n'aurais jamais cru que c'etait possible de trouver ce genre de document aujourd'hui et en plus, de retrouver les habitants ainsi definis suivant leur quartier et rue. Fantastique vraiment !
Si par ces archives, tu pouvais avoir d'autres renseignements, ce serait magnifique.
Posté par: Quamefil
Date: 27 décembre 2007 a 19:27
Tout d'abord je tiens à remercier Akachmir pour ses interventions tres interessantes.
Ci dessous d'autres noms de rues que m'a envoyées un ancien du quartier:
- Driba douia (la petite ruelle)
- Derb esskouela (la rue de l'ecole)
- Derb Berrima (qui commençait devant ma maison pour aboutir à un réel grand portail qui était le début du quartier "Berrima" en ce qui concerne ce quartier beaucoup de gens ignorent qu'il était habitait (à l'ancien temps) par beaucoup de juifs.
- Derb el-aniim (rue des pauvres – en hébreu)
c'est la que le chanteur Cheikh Mwijo habitait.
Le chanteur Slimane Elmaghribi habitait au milieu de derb el-Meaara.
- Derb el-khdarine (les marchands de légumes) c'est le nom de la rue qui partait de la porte du mellah, en sorte c'était l'artère principale qui partait de la porte du mellah et qui aboutissait à "al-guara d'souk" (la place centrale du mellah) et de la, partait la rue Tob qui, vers la fin, devenait Derb el-Meaara.
Finek ya Albert Azoulay wntouma ya les meknassi(e)s.
Posté par: Albert Azoulay
Date: 30 décembre 2007 a 16:41
Cher Quamefil
J'aimerais connaître ton vrai nom ainsi que celui de Akachmir afin de vous remercier d'avoir gardé vivante la mémoire du vieux Mellah et de Berrima.Je déplore que beaucoup d'anciens du mellah et de Berrima se sentent mal à l'aise de reconnaitre un quartier peu reluisant mais je dois leur dire, pour ma part, que c'est avec beaucoup de nostalgie que je me remémore ces temps d'une enfance heureuse, entouré de proches parents, grands parents, oncles cousins et de ces fêtes juives pleines de joie de chants et de bonne cuisine.
Il est vrai que lorsque j'ai visité dernièrement le quartier de mon enfance à Berrima et ensuite du vieux mellah,j'ai eu la chair de poule, en me demandant comment avons nous pu survivre et être en bonne santé dans une telle promiscuité et un manque total de confort.
Je me rappelle encore que mon père (z"l) nous transprtait le matin, sur son charriot à cheval, moi et les enfants des familles juives de Derb Team( manger) et derb shreb (boisson) à Berrima pour nous amener à l'école Talmud Tora en traversant le quartier arabe.
Nous étions joyeux et heureux à l'aller, mais au retour, nos petits amis musulmans nous attendaient sur le terrain vague à l'entrée de Berrima pour se mesurer à nous et, nous faire payer notre enthousiasme du matin.C'était de vrais combats aux jets de pierre, ce qui nous a appris le courage et la fierté de se déffendre. Je tiens à rappeler que nos parents respectifs juifs et musulmans nous sermonnaient vertement avec quelques talloches mais on aimait le jeu de la guerre des pierres et j'en porte la cicatrice sur mon front.
J'ai essayé de retrouver le nom de la rue de ma grand'mère Esther Harroush Bellolo (z"l). Elle habitait dans une rue en impasse adjacente au vieux cimetière et qui débouchait sur une place proche d'une synagogue. Elle fabriquait chez elle la meilleure Mahia de Meknes et aussi la plus chère. C'était sa passion même si les mokhaznis l'ont arrêté plusieurs fois et même jeté en prison. Je n'ai jamais vu une femme aussi courageuse et déterminée avec un esprit de liberté, comme Ima Istir, jusqu'à la fin de ses jours.
Les grandes familles au temps de Moulay Ismaïl
Posté par: akachmir
Date: 01 janvier 2008 a 21:09
Au temps du règne du Sultan Moulay Ismaïl et même au temps qu'il était seulement gouverneur de Meknès,la situation des Juifs était la
prospérité sans précédent, la proximité de la Cour, la protection que donne l’ombre du Sultan, ses bonnes relations avec les chefs de la communauté, tout cela va créer un mouvement de migration vers Meknès qui voit grandir sa population grâce à des apports de Fès, Salé, Marrakech, Taza, Taroudant…. Pour mener sa politique extérieure aussi bien que pour négocier avec les pays européens, Moulay Ismaïl puisera dans les trois grandes familles juives de la ville : Benattar, Maimrane et Tolédano. Les deux dernières familles monopolisent toutes les fonctions représentatives, tous les privilèges au point qu’un vieux proverbe juif marocain disait « Le pays n’a été donné qu’aux Maimrane et aux Tolédano ».
Desolee Akachmir, j'ai fait une fausse manipulation et efface le sujet. Je l'ai place a nouveau mais sans pouvoir modifier mon nom sur le titre. Desolee vraiment
Akachmir, tu es une mine d'or et franchement, si tu pouvais m'envoyer les photos a mon email, je les placerais volontiers si tu as un probleme technique quelconque.
Tes temoignages sont tres interessants et je t'en remercie beaucoup.
Posté par: admirateur
Date: 25 janvier 2008 a 14:56
Il me semble que vous faites erreur Akachmir. Les 2 premiers rabbins a droite sont de Fes. Il me semble reconnaitre Rabbi Meir Israel et Rabbi Haim Serrero.
Qui pourrait confirmer?
Aperçu du vieux au nouveau Mellah (Meknès)
Le dernier recensement effectué au vieux Mellah à la fin du 19e s, reproduit par le Rabbin Ovadia dans son livre « Fès et ses Rabbins ». Seuls quelques privilégiés habitaient des maisons individuelles, la forme usuelle d’habitation était la « Cour ». Autour d’une cour centrale commune chaque famille habitait dans une chambre et souvent même les enfants mariés continuaient à habiter dans la même chambre avec les parents.
Puis suivi la révolution silencieuse ; du coup le rythme des événements s’accélère et en quelques années le décor changera du tout au tout. Mr Maire promet de mettre gratuitement à la disposition du Conseil de la Communauté un vaste terrain, très bien situé, près du cœur de la ville, du Marché municipal, pour édifier une synagogue, une école et autres bâtiments publics. Au lieu de ségrégation qui sera plus tard la règle, c’est une offre de cohabitation. C’est d’un coup le passage des conditions du moyen-âge au vingtième siècle et aux meilleures conditions financières. L’homme de ce moment, président de la Communauté était Mimoun Abou (Benabou), un riche commerçant en contact régulier avec les Européens, ouvert aux idées modernes. Son frère Menachem auquel il était associé était protégé français de par sa fonction de receveur des postes françaises à Meknès.
Cette semaine j’étais à Meknès et je ramène certaines informations et photos du nouveau Meknès. Dont voici l’entretien que j’ai eu avec mon beau père :
- Père, peux-tu te rappeler les Juifs meknassis chez qui tu as travaillé ?
- Bien sûr ! C’est une société française « SIPAM » mais dirigée par les Juifs. La direction est assurée par 3 juifs et un effectif de 12 employés, on était 4 musulmans. Moi comme tu savais, j’étais chauffeur, je circulais tout le royaume et même les villes de l’Algérie.
- Cette société que faisait-elle ?
- C’est une société de boyaux qu’on ramassait des souks, des abattoirs et qu’on mettait dans des grands fûts. Je me rappelle du nom « Boyaudrie médionale » dont le siège social est à Toulouse à la rue bourasol (tenir compte de l’erreur de prononciation et nomination).
- Reste-t-il encore des juifs à Meknès ?
- Bien sûr. Il y en a environ une quarantaine de familles, ils viennent toujours à la synagogue, près du bar-restaurant la Coupole, le samedi avec leurs enfants.
- Tu les connais ?
- Seulement trois ou quatre familles,
- Lesquelles ?
- Il y a les fils de Cohen (que les meknassis appellent Couihen), ils sont propriétaires de l’hôtel Nice et l’hôtel Volubilis, l’ainé s’appelle Jacob. Aussi les Berdugo, à la tête des usines « AÏCHA » ( huile, confiture et tomate) à Ain Slougui. Un autre, je crois de la famille de Botbol, ils ont la maison Peugeot sur la route de Fès……etc
- Quelle relation tu avais avec les anciens juifs ?
- Des bonnes relations, une bonne harmonie, surtout avec mes collègues, on s’invitait ; les « skhinas » ornaient nos tables, quant à « rkak », ce fameux pain sec, on ne comprenait jamais comment nos amis juifs se donnaient autant de mal à le grignoter et d’ailleurs nos deux communautés juives et musulmanes dans quiétude et le grand bonheur. Mon patron-adjoint, je l’appelais « ammi Yahya ».
- N’y a-t-il pas quelques méchancetés entre les deux communautés ?
- Oui, il y avait certaines familles juives qui interdisaient leurs enfants de sortir ou jouer avec les enfants musulmans. Et, aussi nos musulmans ne portaient pas sur le cœur tous les Juifs. Pour insultes, il y en a souvent envers les Juifs et ceux qui les courtisent sont considérés aussi comme juifs.
- Y avait-il des synagogues ?
- Il y avait trois fois plus de synagogues que de mosquées ! Je peux même réciter des parties de la Thora, tellement les « chants » des rabbins ont marqué mon passé. Beaucoup de marocains achetaient chez les Juifs la « mahia » chez une juivette qui s’appellait Imma ou Izza.
Puis, mon beau-père s’est entamé dans le récit de ses voyages à travers les villes du royaume et ses contacts……. etc
Les nouvelles photos de Meknès (made 4/2008) seront envoyées prochainement
Après avoir poster mon precedent message j'ai pensé à notre ami Albert Azoulay. Je n'ai pas oublié ton temoignage qui est très touchant, tu es un exemple de reussite pour les jeunes d'aujourd'hui.
Posté par: Albert Azoulay
Date: 16 juin 2008 a 01:53
Bonjour Quamefil
Merci d'avoir pensé à moi, effectivement j'ai habité au fond de la cinquième ruelle de l'ancien mellah de tes photos et pour remettre les horloges à l'heure, je te fais savoir, sans vouloir me prendre pour un autre, que actuellement je suis ingénieur des ponts et chaussées, membre de l'ordre des ingénieurs du Québec et membre de Association of professional Engineers of Ontario, Canada, responsable du projet, en cours de réalisation, en DESIGN BUILD, de l'achèvement de l'autoroute No 25, de Montreal à Laval.
Il faut croire aux miracles, parce que ça existe. Je te fais savoir que les trois quarts de mes études et mes hautes études, je les ai faites en autodidacte. Je n'avais pas le choix. Déjà à l'ecole de l'Alliance puis au lycée je n'ai fait que sauter les classes, parce qu'il fallait gagner sa vie. Pas de Bac Math Elem mais, Math Sup et Math Spe en Autodidacte. Polytechnique à Montréal. La suite je te le fais deviner.
Je dois ajouter que c'est grâce à ces défis, que j'ai gardé l'esprit jeune et que, à 68 ans, je bouillonne de projets futurs. Ma recette a toujours été de bien vivre confortablement, de faire du sport, de voyager, de m'instruire continuellement et surtout, pas de gros compte en banque. C'est ainsi que cela m'empêche de dormir sur mes lauriers.
> Albert Azoulay
Abyadek!
Tbarek llah, Tbarek llah, Tbarek llah!
J'ai eu la petite larme en lisant ton témoignage.
Je n'ai pas oublié ton premier temoignage qui est très emouvant et très touchant.
N'hesite pas mon ami de nous parler de temps en temps de ton enfance et de ta jeunesse au mellah el bali, à l'ecole, au lycée moulay ismail...
Te lire est un plaisir pour moi.
Reportage sur Meknes ou on a filmé :
-Bab El Khemiss ( Porte du Mellah )
-L'avenue ou il y a le Talmud Thora et l'ancien cimetiere israelite
-Le Talmud Thora ( ou on voit le Monsieur parler brievement des juifs de Meknes et reciter les noms de qq tsadikim )
Les autres lieux qu'on voit dans le reportage:
-Palais touristique a cote de l'ex rue de Chateaubriand
-Une partie des murailles de Moulay Ismail a cote de Beni Mhammed
-Sari Souani ( Sarij )
-La ville imperiale ( Sarag )
-Le mausolee de Moulay Ismail (chef d'oeuvre d'architecture maroco-andalouse)
-Place El Hedim
-Souk de la place El Hedim
Vous recherchez un plan detaille du Vieux Mellah de Meknes. Vous en trouverez un,etabli a partir des dossiers du cadastre de la ville de Meknes, avec le nom des rues (anciennes) telles que je les ai reconstiuees,ainsi que de nombreux renseignements historiques inedits, et des documents divers sur la communaute depuis sa fondation, dans l'introduction de mon livre (environ 200 pages): TEHILLA LE-dAVID, POEMES DE DAVID BEN HASSINE, publie en 1999, et que l'on peut encore trouver a la Librairie Biblieurope, 50 rue Curial, Paris, 19e, en France.
A propos ces 2 mellahs, j´ai passe pas mal de temps dans ces quartiers pour la simple raison que j´ai habite a la maison d´enfants a Sidi Said et pour aller au College Mohammed Ben Abdellah, oublige de converge ce quartier et a l´epoque des annees 65 le quartier etait reservee au juifs et on les retrouves notamment meme au Quartier Berima.. Une cohabitation harmonieuse et je me souviens specialement d´une dame de beaute exceptionnelle Mme Hassine, prof de francais.. Elle enseigne le francais a l´ecole de Sidi Said.. il y avait biensur d´autres proffeseurs comme le francais Mr Cojean/direkteur de l´ecole, Mr Cohen, prof de matematique et de francais... Merci Mme Hassine et les autres prof.. Je crois que Mme Hassine quitait notre decole pour Israel début des annees 70
Zakaria