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Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:17

Projet confidentiel entièrement en demande

proposé par Arrik Delouya

« Premières Journées Internationales du Judaïsme Marocain »
Marrakech Mai 2008


Au vu et au su des dernières publications sur le Judaïsme Marocain en plusieurs langues, notre premier constat est d’abord l’abondance l’abondance et la variété des publications sur le Judaïsme Marocain frappantes et considérables en plus de trente ans, de même qu’est patent l’intérêt des spécialistes en sciences sociales et humaines pour cette composante de la population et de la nation marocaines, depuis la préhistoire jusqu’à notre époque.

Nous manifestons une volonté de conforter les acquis des recherches sur ce Judaïsme très spécifique et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

Tout reste encore à protéger et à perpétuer: Les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité et les richesses du patrimoine culturel sous ses multiples aspects

Les sources en langue arabe, utilisées par des centaines d’étudiants au Maroc (et quelque autre centaine de marocains en doctorat à Paris VIII et INLCO et par leurs directeurs de thèses respectifs) constituent des équipes de recherche, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

Il est important de signaler à cet égard l’intérêt singulier porté par les historiens marocains, soucieux de réécrire l’histoire du Maroc, aux communautés juives marocaines. Au sein des Facultés des lettres et sciences humaines des Universités Mohammed V de Rabat, Fès-Saïs, Agadir et d’autres villes du Royaume, une centaine de chercheurs ont consacré leurs travaux et préparent actuellement des thèses de doctorat sur les Juifs du Maroc, avec le souci de retrouver et de mieux exploiter des sources bibliographiques (publiées et manuscrites) marocaines, en arabe, en judéo-arabe et en hébreu.

La moisson de ces travaux originaux, enracinés dans ces sources marocaines, est riche et fera sans doute évoluer le regard et les opinions portés sur les communautés juives marocaines, généralement fondées sur des publications d’auteurs non marocains. Ces travaux seront alors recensés dans ce qui sera la mise à jour périodique du présent ouvrage.

Nous manifestons une volonté de conforter les acquis des recherches sur ce Judaïsme très spécifique et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

Notre deuxième constat est fondé sur la multiplicité de créations nouvelles d’associations pour protéger ce patrimoine mais aussi pour faire évoluer la coexistence pacifique judéo-musulmane. Deux bonnes raisons pour légitimer le lancement ces Journées Internationales.


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« Premières Journées Internationales du Judaïsme Marocain »
Marrakech Mai 2008

Organisées par la Communauté Israélite du Marrakech et
l’Association « Permanences du Judaïsme Marocain »
avec le tutorat du Prof. Ephraïm Riveline de Paris VIII (1)

Lieu à définir à Marrakech

Présidence d’Honneur: xxxx
Avec le parrainage de la Ville de Marrakech



(1) Ephraïm Riveline est directeur à Paris 8. Il est également Habilité(e) à diriger des recherches, il est Professeur des universités (PR) - UFR 5 : Langues, Littératures et Civilisations Etrangères / Langues Etrangères Appliquées - Discipline : Langues et littératures arabes, chinoises, japonaises, hébraïques - Etudes Juives et Hébraïques. Il est enfin responsable de l’Equipe d’accueil doctoral & Equipe (Unité) de recherche EA 2303.

Il encadre des Masters avec mention « Etudes Juives & hébraïques » dont un 2° Master en Sciences Humaines et Sociales et des doctorats. Quelques uns de ces anciens étudiants, nommés enseignants d'hébreu dans les Universités d'Agadir, Fès, Meknès, Oujda, Rabat, le Caire, Kenitra, Beni Mellal, Jérusalem, Tel-Aviv, Los Angeles, continuent à collaborer, au sein des établissements de leur pays d'origine, aux activités de l'équipe.

Ephraïm a donné son aval à Arrik Delouya pour apporter son tutorat, son aide logistique et son concours au CREA / Centre de Recherches sur les Etudes Appliquées au judaïsme Marocain, Initié par l’Association « Permanences du judaïsme Marocain » / et ses membres






Sera hebergée l’Expo de Paul Dahan fondateur du Centre de la Culture Judéo Marocaine CCJM Center for Jewish Moroccan Heritage Bruxelles



Février 2007

Chers Amis, Depuis une vingtaine d’années, nous avons rassemblé une collection importante d’objets, costumes, bijoux, tableaux, manuscrits et livres portant sur les divers aspects de la vie juive au Maroc.

Nous avons le plaisir de vous annoncer à présent la création d’une association belge sans but lucratif dénommée « Centre de la Culture Judéo-Marocaine » (en abrégé CCJM).

Le but de celle-ci est de préserver et de valoriser ce patrimoine mais aussi de le mettre au service d’une réflexion et d’une action culturelle plus vastes relatives aux concepts d’identité et d’interculturalité.

L’association organisera des expositions notamment dans les locaux du Centre, situés Place Vander Elst à Uccle, ainsi que des conférences, débats, concerts, journées d’études ou autres manifestations culturelles.

Afin de contribuer au rayonnement du Centre, nous nous permettons de solliciter à la fois votre attention et votre soutien en vous invitant à participer à nos activités et à devenir membre de l’association. La cotisation annuelle de 25€ peut être virée, à votre meilleure convenance, sur le compte bancaire mentionné ci-dessous. Vous trouverez un document de présentation de l’association.

Le Centre dispose dès à présent d’un site internet (www.judaisme-marocain.org). Celui-ci sera complété par des informations sur les activités futures de l’association.

Paul Dahan
Président [www.forward.com]


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Le Centre de la Culture Judéo-Marocaine (« CCJM ») à Bruxelles est le fruit d’un travail d’une vingtaine d’années tant au niveau de la collecte minutieuse et passionnée d’un patrimoine historique exceptionnel, qu’au point de vue d’une réflexion sans cesse approfondie et renouvelée au fil des expériences vécues par son fondateur Paul Dahan, psychanalyste. Depuis 2002, le Centre organise des expositions et autres manifestations, en Belgique et en Europe, centrées sur l’expérience historique et culturelle des juifs du Maroc, laquelle s’est forgée durant deux mille ans dans un contexte particulier de multiculturalisme.
C’est ainsi qu’à l’occasion d’expositions ayant eu lieu ces dernières années à Bruxelles et à Amsterdam, des journées d’étude et des conférences sur la culture juive au Maroc et les relations entre juifs et musulmans ont attiré un vaste public venu de tous les horizons, y compris de nombreuses écoles.

Les répercussions de ces manifestations, entre autres dans les médias en Belgique et aux Pays-Bas, nous encouragent à intensifier de telles activités, que ce soit en coopération avec d’autres institutions ou de façon autonome. Pour ce travail de sensibilisation, d’illustration et d’interprétation, le Centre dispose d’un musée, d’une bibliothèque et d’une photothèque.

- Un site internet permet de visualiser la collection d’objets, les renseignements bibliographiques et les documents d’archives.

- Un comité international de chercheurs et de personnalités épaule le développement du Centre.

- La sensibilisation du public par le biais d’une expérience culturelle unique

- Le Centre a pour vocation de sensibiliser différents publics à une expérience historico-culturelle particulière en favorisant la rencontre avec des oeuvres d’art, des vêtements, des bijoux, des objets de culte ou de la vie quotidienne, ainsi que des documents iconographiques et des documents d’archives concernant les différentes facettes des communautés juives du Maroc. Cette culture originale est née d'un mélange entre ses spécificités et différentes influences (espagnoles, musulmanes et berbères) ; elle offre en conséquence une grande diversité.

- Le Centre veut permettre, notamment aux jeunes issus de familles en provenance d’Afrique du Nord, de prendre connaissance des objets d'art et d'artisanat réunis au sein des collections et, à travers ceux-ci , des valeurs culturelles qui ont façonné la vie quotidienne et la vie artistique au Maroc.


Le choix des actions

Le Centre organise en Belgique et dans d’autres pays européens des expositions permanentes ou temporaires autour de l’art juif marocain, principalement sur la base de la collection Dahan-Hirsch. Il collabore avec d’autres institutions à l’organisation d’expositions et de festivals autour des différentes cultures et mouvances culturelles nord-africaines. Lors de ces expositions, le Centre organise des journées d’étude, des conférences, débats, concerts et autres manifestations culturelles sur les thématiques choisies illustrant le dialogue et l’enrichissement mutuel des cultures et communautés, ainsi que les différents aspects des rapports entre Juifs et Musulmans, problèmes de l’émigration, d’intégration et de citoyenneté.

Des visites guidées sont adaptées à l’intention des écoles ou autres groupes éducatifs ou culturels.

Une nouvelle étape : un espace spécifique
Le Centre crée à présent à Bruxelles un espace de réflexion, de rencontre et de dialogue sur les rapports, les interférences et les valeurs culturelles communes aux juifs et aux musulmans d’Afrique du Nord et d’ailleurs. Ces activités intellectuelles ont pour vocation de s’adresser à plusieurs publics.

Cet espace accueillera des expositions à partir de 2007. Il comprendra également une bibliothèque et une photothèque accessibles aux chercheurs.

Les objectifs et moyens actuels

Le Centre a pour objectif principal de recueillir, de préserver et de diffuser la mémoire des différentes communautés juives du Maroc et du savoir sur la vie juive traditionnelle et son évolution aux XIXième et XXième siècles.

Le Centre gère la collection Dahan-Hirsch, l’une des plus importantes collections sur le judaïsme marocain au monde.

Celle-ci comprend:

- plus de 1.500 pièces (tableaux, costumes, bijoux, objets de culte, de la vie quotidienne, …) ;

- une bibliothèque de plus de 8.000 ouvrages manuscrits et imprimés, en français, hébreu, judéo-arabe, anglais, espagnol…portant sur les différents aspects de la vie juive au Maroc et les rapports entre juifs et musulmans ;

- un fonds d’archives d’environ 30.000 documents provenant des communautés juives du Maroc ;

- un fonds d’environ 3.000 documents iconographiques comme des photographies, cartes postales et gravures;

- une collection de plus de 50 documents audio-visuels.

Le Centre mène une réflexion suivie sur les implications et significations de la vie juive au Maroc. L’animation culturelle offerte s’appuiera sur différents moyens audio-visuels et numériques, ainsi que des présentations scientifiques et pédagogiques adaptées à différents publics selon leurs centres d'intérêts.

Le Centre dispose d’un site internet interactif (www.judaisme-marocain.org) centré sur les objets et les documents de la collection et répondant de façon régulière aux demandes de ceux qui s’intéressent aux activités du Centre de la Culture Judéo-Marocaine et à ses programmes de sensibilisation.

Ce site est un lieu d’information, de formation, de dialogue et de débats entre les internautes et les membres de l’équipe de chercheurs et de personnalités du monde culturel juif et non-juif qui soutiennent le Centre dans sa démarche d'ouverture culturelle et intellectuelle.

La création d’une association dénommée : le « Centre de la Culture Judéo-Marocaine »

Le Centre s’est doté d’une structure lui permettant d’une part de rallier autour de ses actions tous les professionnels et autres personnes intéressées par cette démarche au service du dialogue interculturel, et d’autre part de rassembler de nouveaux moyens d’actions.




Sera Présentée l'Association Neômaroc

L'association Neômaroc présidée par son fondateur George Asseraf est une association à but non lucratif, créée sous le statut de la loi de 1901. Elle vise à construire et renforcer des liens et des solidarités entre personnes d'origine et de croyances différentes (principalement catholiques, juives et musulmanes) qui ont en partage leur terre natale ainsi qu'avec tous ceux qui adhèrent aux mêmes valeurs.

Elle L'association poursuit le double objectif suivant :

- rassembler chaque année pendant quelques jours les différentes composantes communautaires qui, comme l'histoire du Maroc nous l'a montré, sont capables de vivre ensemble, dans des valeurs de respect, de solidarité et de tolérance. Ce rassemblement culminera avec l'organisation de la fête du "Moussem" en Ile de France (15 16 17 juin 2007).

- favoriser la réinsertion de jeunes en grandes difficultés (ayant ou non des attaches marocaines) en créant "un chantier école" autour de métiers de l'artisanat et de métiers artistiques en liaison avec la culture marocaine.

Cette initiative de George et de son équipe vise à renforcer les liens qui nous rapprochent, à approfondir et étendre les solidarités existantes, à favoriser les processus d'intégration, à mieux faire connaître la richesse et la diversité de notre patrimoine culturel et les valeurs d'hospitalité et de tolérance qui nous animent et qui caractérisent la vie au Maroc.

Le Moussem bénéficie de la haute bienveillance de sa Majesté Mohammed VI, et l’association bénéficie aussi d'un soutien très actif du Conseil Général de l’Essonne et de la plupart des communes concernées par l'organisation du Moussem en Ile de France ainsi que du soutien de nombreuses entreprises qui ont toutes salué le caractère exemplaire de notre initiative.

Une telle initiative contribue à la construction de liens sociaux entre générations et entre communautés, à la mise en exergue de valeurs fondamentales qui accompagnent et renforcent les processus d'intégration.

Respect, Tolérance, Solidarité, Inter culturalité

Aller vers l’autre, partager avec l’autre, construire ensemble et faire la fête ensemble

Voici les propos de notre ami George Asseraf, Président, qu’il faut encourager et auxquels il faut apporter notre contribution la plus sincère.

NeôMaroc Respect, Tolérance, Dialogue, Solidarité
181, Bld Daumesnil 75012 Paris Tél: 01 46 28 93 92
E-mail: neomaroc@aol.com ; contact@moussem.com
site web: www.moussem.com
George Asseraf Co-Président E-mail: segrog@aol.com GSM: + 33 6 84 56 08 78




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:20

Collection «Permanences du Judaïsme Marocain» - Paris
Direction: Arrik Delouya
Appartenant à l’Association »Permanences du Judaïsme Marocain »
C/O Docteur Sisso Henri 173, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris



Cette Collection s’inscrit dans le prolongement des entretiens passés entre Arrik Delouya et quelques directeurs de Maisons d’Editions de France et à l’étranger,

L'origine des premiers juifs du Maroc encore obscure depuis 18 siècles fait du judaïsme d'Occident Musulman le peuple non – berbère le plus ancien vivant encore au Maghreb.

Ce Judaïsme puise dans la pensée Juive universelle des liens étroits mais il est aussi le produit du terreau marocain où il a vécu pendant ces 2 derniers millénaires. C’est ce qui donne à la mémoire séfarade sa contribution historique au patrimoine national marocain même si la démographie juive au Maroc est passée de 265 000 âmes de 1948 à 3 000 en 2005.

Malgré tout, un intérêt singulier est porté par les historiens marocains aux communautés juives marocaines.

Leur souci est de retrouver et d’exploiter plus avantageusement des sources bibliographiques (publications et manuscrits) marocaines, en arabe, en judéo - arabe et en hébreu.

La persistance de ce Judaïsme Marocain nous amène à nous pencher sur le passé, pour essayer de développer le présent et à s'interroger sur le futur, afin de tracer et préciser le portrait d'une communauté et de sa richesse historique.

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Cette collection itinérante dirigée par Arrik Delouya a pour but le sauvetage et le maintien de l’ensemble des héritages transmis du Judaïsme Marocain sous ses facettes multiples par des publications portant sur des sujets aussi divers que :

• Philosophie, vie religieuse, coutumes, codes religieux et prescriptions juridiques issues de Castille,
• Histoire et hagiographie
• Education, enseignement et linguistique
• Système culturel, art/poésie/musique,
• Folklore, habitat humain (études de vie de cette communauté dans son quartier, souvent le Mellah sous divers aspects),
• Rapports avec la communauté majoritaire et relations Judéo - musulmanes,
• Evolution sous le protectorat, rôle de l'AIU et de la France dans le processus d'occidentalisation de ces juifs…. immigration, intégration, absorption,
• Nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, et la diversité du patrimoine culturel

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La Collection «Permanences du Judaïsme marocain» - Paris

* Fera connaître l’immense richesse du patrimoine juif marocain.
* Rendra accessible la lecture de thèses devenues ouvrages de référence.
* Ré - éditera les ouvrages de référence épuisés et qui sont les plus demandés.


Paris le 10 Juillet 2006
Arrik Delouya, sociologue chercheur

Collection de Livres:
10 Ouvrages en cours déjà programmés et validés !


1 - Arrik Delouya :
Troisième et Dernier tome de sa « Bibliographie Générale des Juifs du Maroc » et « analyse sociologique »


2. Arrik Delouya :
Mémoire vivante de la communauté juive de Marrakech
Recherche en cours sur la mémoire des Juifs de Marrakech. Donner la parole à ceux qui vivent encore dans cette communauté.


3 Asher Claude Knafo, d’Ashdod (Israël)
Son livre qui vient de paraître en hébreu en Israël pourra être traduit dans notre collection ; il a pris un nom définitif: "Le Poète le Taciturne et le Conteur". Préface écrite par Raphi Aharon"… Ce livre passionnant est un bateau de sauvetage littéraire qui va à la recherche des racines de la Foi et de la Culture du monde juif Nord-Africain, et qui extrait de ce monde, en voie de disparition; les perles culturelles représentant chacune, les valeurs du judaïsme." Il est paru en hébreu le 23 Juillet 2006


4 Haïm Melca de Beer Shava en Israël nous présentera son ouvrage : « Mogador telle qu’en elle-même »
1° Partie : Le site Mogador de Haim Melca avec ses illustrations
2° Partie : Le quotidien des 32 synagogues de Mogador


5 David Elmoznino d’Eilat Israël
Palais et Jardins en hébreu: Armonot Ve Boustanim
"Palais et Jardins”, (en hébreu: “Armonot Ve Boustanim”), est un recueil de récits consacré au Maroc, aux juifs du Maroc, à la culture et à la tradition partagées, issu de la main de David Elmoznino, né à Essaouira-Mogador en 1944, qui a émigré vers Israël à l'âge de 10 ans, et qui réside actuellement à Eilat, au bord de la mer rouge. Ouvrage à traduire.


6 David Bensoussan de Montréal
«l’Histoire des Juifs du Maroc».


7 Nissim Sibony de LA aux USA. Ouvrage sur « les jeux et jouets des enfants juifs du Maroc » de 80 pages avec 12 planches d’illustrations suivi de : « Ma Minou Party : A la recherche de la célébration de la Mimouna par une famille juive marocaine transculturée à LA aux USA »

8 Richard Ayoun Paris
Il propose à l’association de présenter un ouvrage sur son sujet de prédilection :
« Tétouan : Les Juifs du dedans et du dehors »


9 - Richard Ayoun Paris
»Immigration des Juifs d’Afrique du Nord en Israël ». Recherche en cours sur la base d’archives, complément et compilation aux Archives du roi de Rabat et à la Bibliothèque Générale de Rabat


10 - Paul Dahan Bruxelles Belgique
Un coffret avec 4 à 5 livres reprenant les grands thèmes comme:
a. Les objets de culte, objets du cycle de la vie et cycle de l'année, bijoux et costumes etc ….. (Environ 800 pièces)
b. Les tableaux, dessins, gravures, lithographies etc… (Environ 270 pièces)
c. Les livres, manuscrits et documents divers.(environ 5.000 images réparties comme suit:3.000 livres /Maroc + 600 manuscrits (dont de nombreux enluminés) + 400 livres en hébreu sur le judaisme marocain (imprimés pour la plupart au Maroc) + 1.000 feuilles volantes (imprimées au Maroc) et de nombreux documents en toutes langues sur le judaisme marocain.
d. La photographie et cartes postales. (Environ 1.500 images)
Il faut savoir que toute cette collection possède déjà tous les textes donnant les informations (données sur l'objet, mensurations, bibliographies etc..) de chacune des pièces avec les photos en haute définition. Il suffit de trouver de l'argent pour pouvoir mettre tout cela en livres et donner ainsi un outil relativement complet de ce que notre culture à pu produire.





Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:25

Thème de la rencontre: Le CREA

Arrik Delouya et Richard Ayoun
Résumé de la Réunion
du Vendredi 7 Juillet 2006 11H00 - 12H30 au domicile d’Arrik


CREA du Judaïsme Marocain et de son sauvetage / Centre de recherches sur les Etudes Appliquées au judaïsme Marocain, Initié par l’association française « Permanences du Judaïsme Marocain » dans le but de mieux réussir les colloques en cours, les publications scientifiques, l’encadrement des doctorants…

Création du Centre de recherches et éléments de budgets.
CREA du Judaïsme Marocain et de son sauvetage / Centre de recherches sur les Etudes Appliquées au judaïsme Marocain, Initié par l’association et ses membres dont notamment Arrik Delouya, Richard Ayoun, Claudine Attias-Donfut, Jacky Kadoch.

La Direction de ce Centre de recherches est confiée à l’association « Permanences du Judaïsme Marocain » ; Elle est donc basée à Paris. Arrik Delouya en assurera la coordination et la direction avec le concours de Richard Ayoun qui a déjà accepté à ses cours de doctorat à l’INLCO l’étudiant marocain Hassan Majid. Ils seront aidés par Ephraim Riveline qui apportera le tutorat souhaité et souhaitable de son université où il exerce la fonction de responsable de la discipline des Etudes Juives et Hébraïques au sein de l’Université de Paris 8.

Il est enfin responsable de l’Equipe d’Accueil (EA 2303) doctoral & Equipe (Unité) de recherche. Son aide logistique et son concours seront également apportés.

Les chercheurs inventoriés par l’association dans plusieurs pays y contribueront par leurs recherches en adéquation avec le judaïsme marocain.

La première recherche concerne les 240 âmes juives (83 familles) qui vivent encore à Marrakech. Cette recherche semi – directive avec magnéto et papier crayon sur la base d’un questionnaire pré-établi sera menée par un membre de l’association de Paris et secondé par des étudiants parisiens qui en feront le voyage et qui travailleront en binôme avec des étudiants d’un bon niveau de l’Université de Marrakech. Un ouvrage sera diffusé à al suite de cette recherche empirique sur la « mémoire » de la population juive du Maroc.

L’introduction du livre est confiée à Richard Ayoun, il sera demandé à Arrik Delouya de rédiger la préface. Environ 6 mois de travail sont à prévoir pour une 10 de personnes (des deux pays) à raison de 1 500 €uros par mois x 10 = 15 000 €uros (déplacements inclus) + 4 000 €uros pour les frais inhérents à la recherche + 6 000 €uros pour l’Edition = Total 25 000 €uros + 15 % en appui logiqtique = 28 750 €uros, Total Arrondi 30 000 €uros pour rendre possible cette recherche - enquête vivante !

Des antennes sont à prévoir (en cours de création (au Maroc avec Mohammed Kenbib Abdelmajid, Hassan Majid, aux USA, au Canada, en Israël et en Australie).

Les subventions pour assurer le fonctionnement seront demandées aux organismes de tutelle, aux ministères et aux fondations étrangères.
Notre Centre dirigera les travaux des étudiants marocains issus de différentes universités en collaboration avec le Master 1 et Master 2 (Ex DEA) et Doctorat. Ils nous soumettront leurs projets après inscription à l’Inlco ou à Paris 8 chez nos amis, ils seront aussitôt dirigés vers les travaux d’archives en socio, ethno, histoire, lettres, relations judéo - musulmanes, linguistiques…

Les profs Kenbib et ElCohen seront nos coordinateurs sur place au Maroc pour les directions de recherches et les soutenances au Maroc et en France.
Pour reprendre la sempiternelle question de Abdelmajid ElCohen « Pourquoi les Juifs sont-ils partis du Maroc » ? Nous répondrons par une recherche à partir des archives de Jérusalem de l’Agence Juive pour éviter les polémiques d’ordre politique. Nous nous rapprocher de la question par notre « mémoire » en y répondant par des affirmations d’ordre religieux. Ne prie-t-on pas chaque jour pour Jerusalem ? Pour cette réponse messianique ? Le messie n’est –il pas en train d’arriver pour les Juifs du Maroc ?

Les programmes de recherches seront étudiées par une commission scientifique adaptée, la collection de livres (itinérante) sera le pilier de cette structure avec l’aide de quelques maisons d’éditions déjà approchées (Geuthner, Ellipses…), enfin des colloques seront organisés ainsi que des journées d’études d’un pays à l’autre chaque année.

Aide-Mémoire établi par Arrik Delouya et revu
par Ephraïm Riveline

Rencontre entre Arrik Delouya et Ephraïm Riveline
Sofitel Paris XII° Bercy Village. Lundi 10 Juillet 2006 de 10H30 à 12H00

Accord de collaboration et tutorat apporté à notre association par le Prof et Directeur Ephraim Riveline de l'Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis Mention: Etudes juives et hébraïques,

E. Riveline est directeur à Paris 8
Il est également
• Habilité(e) à diriger des recherches
• Professeur des universités (PR) -
• UFR 5 : Langues, Littératures et Civilisations Etrangères / Langues Etrangères
• Appliquées
Discipline: Langues et littératures arabes, chinoises, japonaises, hébraïques
Etudes Juives et Hébraïques

Il est enfin responsable de l’Equipe d’accueil doctoral & Equipe (Unité) de recherche EA 2303
Adresse: Universite Paris 8 2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis Cedex 2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis Cedex

Deux autres DEA sont rattachés:

E. Riveline et A. Delouya sont amis. Epharaïm a suivi les itinéraires de l’assocation «Permanences du Judaïsme Marocain ». Il y trouve une identification.

Ephraïm a donné son aval, lui-même étant responsable de la discipline des Etudes Juives et Hébraïques au sein de l’Université de Paris 8. Il est enfin responsable de l’Equipe d’Accueil (EA 2303) doctoral & Equipe (Unité) de recherche. Son aide logistique et son concours seront également apportés.
Arrik a souhaité le rencontrer pour lui demander le tutorat de son université au sujet du CREA du Judaïsme Marocain et de son sauvetage / Centre de recherches sur les Etudes Appliquées au judaïsme Marocain, Initié par l’association française « Permanences du Judaïsme Marocain » dans le but de mieux réussir les colloques en cours, les publications scientifiques, l’encadrement des doctorants…
Ephraïm encadre des Masters avec mention « Etudes Juives & hébraïques » dont un 2° Master en Sciences Humaines et Sociales et des doctorats. Quelques uns de ces anciens étudiants, nommés enseignants d'hébreu dans les Universités d'Agadir, Fès, Meknès, Oujda, Rabat, le Caire, Kenitra, Beni Mellal, Jérusalem, Tel-Aviv, Los Angeles, continuent à collaborer, au sein des établissements de leur pays d'origine, aux activités de l'équipe.

Ephraïm enverra à Arrik une convention qui servira de soutien à l’association pour toutes actions qui pourront servir aux programmes de recherches enclenchés au Maroc et aux USA.

Richard Ayoun qui travaille par ailleurs à Paris 8 au sein de l’Unité d’E. Riveline est également preneur de ce type de coopération.

Cette nouvelle et heureuse alliance cautionnera les journées d’Etudes, les Séminaires, les Colloques, les Publications, l’encadrement d’Etudiants en Masters et Doctorats et de la création du Centre de Recherches en cours. E. Riveline, Richard Ayoun et A. Delouya ont déjà collaboré à M. Kenbib rencontré à Marrakech. Cette amitié et les relations professionnelles qui en découleront seront tissées de façon plus intense. Le Prof. El Cohen sera également de la partie comme cela a été envisagé à Marrakech le 15 Juin dernier.

On trouvera de la littérature sur le département d’E. Riveline à Paris 8 dans les sites suivants :

[www.google.fr]

[www.google.fr]

[dr.education.fr:8080]


Accords passés avec des institutions européennes et internationales :

1. Institut Européen d’Etudes Juives Elie Wiesel
2. Institute for Research of the Jewish Press & Communications – Tel-Aviv University
3. Accords Erasmus/Socrates
4. EPHE 4e ET 5e section
5. Université de Lille 3
6. Institut Européen d’Etudes Juives Elie Wiesel
7. L’Institute of Research of Jewish Press - Université de Tel-Aviv (Israël) : Echange d’enseignants et de chercheurs, publications communes. (la revue KESHER).
8. Univrsity of Central Florida (USA) – Judaic Studies program : échange d’enseignants – chercheurs et publications communes dans le domaine de la Haskala (Lumières juives).
9. Institut Nationale d’Histoire juive (ZIH) de Varsovie.
10. Projet de la Genizah du Caire avec l'A.I.U. et le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme L'Institut de Recherche et d'Histoire des textes, Section Hébraïque (CNRS)
11. Union Hébraïque Mondiale-Jérusalem: comité scientifique : Co organisation d’une Conférence Internationale annuelle, recherche commune (la revue REEH) et coéditions (avec les éditions Suger)

12. Le Centre de Recherches sur les Etudes Appliquées au Judaïsme Marocain / CREA, initié par les chercheurs de l’association française «Permanences du Judaïsme Marocain » dans le but majeur concerne le sauvetage du patrimoine de ce judaïsme en réalisant colloques, publications scientifiques, encadrement des doctorants…


Autres Collaborations nationales et internationales :

Le Centre de Recherche sur le Judaïsme Marocain (CRJM) Responsable : M. Abitbol
Institut Ben-Zvi l’Université Hébraïque dé Jérusalem
Université de Bar-Ilan, Haïfa, Tel-Aviv, Ben Gurion (Israël)
Université de Californie Irvine (UCI) (USA)
Université Mohamed 1er d'Oujda (Maroc)
Univrsity College (London) UCL
Association Internationale des Etudes et des Recherches sur l'Information et la Communication : section histoire




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:38

Arrik DELOUYA
Sociologue

A présenté sa dernière recherche
Les Juifs du Maroc Bibliographie Générale:
Résumés-Annotations-Recensions

Arrik Delouya s’est efforcé de recenser les travaux publiés sur tous les aspects de l’histoire des Juifs du Maroc et de la vie de leurs communautés depuis les Toshabbim au II° siècle jusqu’à notre époque. Cet ouvrage ne prétend pas être exhaustif. Il reste à retrouver et recenser d’autres textes en hébreu, en arabe, en allemand et en espagnol. Toutefois cette bibliographie est considérable. Elaborée pendant vingt-cinq ans, cette somme a bénéficié de la précieuse contribution des spécialistes marocains, juifs et arabes, et de celle de bibliothèques du monde entier.

Arrik Delouya est sociologue. Il a été chercheur-associé au CNRS (groupe de sociologie des religions, équipe judaïsmes et judaïcités contemporaines). Auteur d’une dizaine ouvrages et de nombreux articles, il s’est plus particulièrement intéressé au sauvetage du patrimoine judaïque marocain.

La présente Bibliographie sur les Juifs du Maroc inaugure une collection destinée à faire connaître les richesses d’un patrimoine culturel sous ses multiples aspects.
Collection Une production du
Héritages du Judaïsme Marocain Conseil des Communautés Israélites du Maroc Israélites du Maroc


Cette bibliographie est fort riche, puisque les publications qu’elle rassemble portent sur des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel.

Elle recense 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu & en arabe depuis 5 siècles .

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une centaine d’étudiants locaux au Maroc et 200 autres marocains en doctorat à Paris VIII et INLCO et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (C.R.J.M.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs.

Cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines. Cet ouvrage traduit aussi notre volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions. Il est d’ailleurs prévu d’installer au Maroc une banque de données informatisée qui renfermera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance au Maroc et hors du Maroc. Un site Internet, consacré au patrimoine juif marocain, sera également ouvert.

Outre le travail considérable réalisé par Arrik Delouya, l ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution des chercheurs et spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux communautés juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Venezuela et du Maroc.


PRÉFACE

En décembre 1978, était publiée par Arrik Delouya une bibliographie sélective et annotée des publications sur les Juifs du Maroc, en même temps que le Colloque international sur la communauté juive marocaine – vie culturelle, histoire sociale et évolution, organisé à Paris par l’association « Identité et Dialogue » et le Conseil des Communautés Israélites du Maroc.

Le présent ouvrage en est le prolongement logique, naturellement confié au même auteur, qui s’est efforcé de recenser les nombreux travaux publiés sur les divers aspects de l’histoire des Juifs du Maroc et de la vie de leurs communautés. En plus de vingt ans, l’abondance et la variété de ces publications sont frappantes, de même qu’est patent l’intérêt des spécialistes en sciences sociales et humaines pour cette composante de la population et de la nation marocaines, depuis la préhistoire jusqu’à notre époque.

Il est important de signaler à cet égard l’intérêt singulier porté par les historiens marocains, soucieux de réécrire l’histoire du Maroc, aux communautés juives marocaines. Au sein des Facultés des lettres et sciences humaines des Universités Mohammed V de Rabat, Fès-Saïs, Agadir et d’autres villes du Royaume, quelques dizaines de chercheurs ont consacré leurs travaux et préparent actuellement des thèses de doctorat sur les Juifs du Maroc, avec le souci de retrouver et de mieux exploiter des sources bibliographiques (publiées et manuscrites) marocaines, en arabe, en judéo-arabe et en hébreu. Dans quelques années, la moisson de travaux originaux, enracinés dans ces sources marocaines, sera riche et fera sans doute évoluer le regard et les opinions portés sur les communautés juives marocaines, généralement fondées sur des publications d’auteurs non marocains. Ces travaux seront alors recensés dans ce qui sera la mise à jour périodique du présent ouvrage.

Cette bibliographie est fort riche, puisque les publications qu’elle rassemble portent sur des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel.

Cet ouvrage n’est cependant pas le premier du genre et, en dépit de la somme de recherches nécessaires à son élaboration et des données qu’il communique, il ne prétend pas être exhaustif. Il reste en effet à retrouver et à recenser de nombreux textes en hébreu, en arabe ou en espagnol ; ce sera le programme de la prochaine étape. Toutefois, cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines. Cet ouvrage traduit aussi notre volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions. Il est d’ailleurs prévu d’installer au Maroc une banque de données informatisée qui renfermera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance au Maroc et hors du Maroc. Un site Internet, consacré au patrimoine juif marocain, sera également ouvert.

Outre le travail considérable réalisé par Arrik Delouya, l ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution des chercheurs et spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux communautés juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Vénézuela et du Maroc.

Nous exprimons notre vive reconnaissance à M. Robert Attal et à son Institut Yad Itzhak Ben-Zvi, aux responsables de la Bibliothèque du Congrès à Washington et de sa section hébraïque, ainsi qu’à M. Abdou Filali-Ansary, qui dirige la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines à Casablanca.

En soutenant la réalisation de cet ouvrage bibliographique, le Conseil des Communautés Israélites du Maroc poursuit une série d’activités relatives à une meilleure connaissance de l’histoire et de la vie des Juifs du Maroc. C’est ainsi qu’a été publiée et largement diffusée une brochure illustrée sur la communauté juive marocaine ; qu’un CD-Rom a été élaboré sur l’histoire de cette communauté par une équipe de chercheurs et de techniciens à Montréal ; qu’une cassette vidéo et un disque compact ont permis de faire connaître quelques facettes du patrimoine musical juif marocain. Enfin, le Musée du judaïsme marocain de Casablanca apportera une contribution déterminante à la connaissance des communautés juives.

Serge Berdugo Albert Sasson
Secrétaire général du Conseil des Ancien sous-Directeur Général
Communautés Israëlites du Maroc de l’UNESCO
Président du Bureau Identité & Dialogue




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:43

Livre et conférence

Le but de cette longue recherche bibliographique sur les Juifs du Maroc était de recenser les nombreux travaux publiés sur les divers aspects de l’histoire de ces Juifs et de la vie de leurs communautés.

En plus de vingt ans, l’abondance et la variété de ces publications sont frappantes, de même qu’est patent l’intérêt des spécialistes en sciences sociales et humaines pour cette composante de la population et de la nation marocaines, depuis la préhistoire jusqu’à notre époque. En effet, plus de 2 colloques par an se sont avec d’importantes communications et publications. A titre d’exemple, plus de 700 nouveaux titres supplémentaires de livres, de thèses de doctorats et d’articles scientifiques ont été recensées depuis les années 1978.

Cette bibliographie recense environ 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu, en arabe et même en sanscrit c’est-à-dire à l’état naturel. Mais il reste encore environ un millier de thèses de doctorats, articles scientifiques et manuscrits en hébreu en Israël, et environ un autre demi - millier de titres en espagnol et en allemand. Voilà la dernière tâche qui nous attend pour les prochaines années à venir.

Mais Il est important de signaler à cet égard l’intérêt singulier porté par les historiens marocains, soucieux de ré - écrire l’histoire du Maroc, aux communautés juives marocaines. Au sein des Facultés des lettres et sciences humaines des Universités Mohammed V de Rabat, Fès - Saïs, Agadir et d’autres villes du Royaume, quelques dizaines de chercheurs ont consacré leurs travaux et préparent actuellement des thèses de doctorat sur les Juifs du Maroc, avec le souci de retrouver et de mieux exploiter des sources bibliographiques (publiées et manuscrites) marocaines, en arabe, en judéo - arabe et en hébreu.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une vingtaine d’étudiants en doctorat et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (CRJM.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

Cet inventaire s’adresse aux chercheurs, étudiants, enseignants, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire bimillénaire des Juifs du Maroc
Toutefois, cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines.

Dans quelques années, la moisson de travaux originaux, enracinés dans ces sources marocaines, sera riche et fera sans doute évoluer le regard et les opinions portés sur les communautés juives marocaines, généralement fondées sur des publications d’auteurs non marocains. Ces travaux seront alors recensés dans ce qui sera la mise à jour périodique du présent ouvrage.

Cette bibliographie est fort riche, puisque des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel … sont traités et rappelés tour à tour.

Voilà pourquoi cet ouvrage traduit aussi une volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution de chercheurs et de spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux Communautés Juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Venezuela et du Maroc.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions (des bibliothèques nationales, universitaires et municipales et celles de personnes auxquelles nous avons rendu visite au Maroc, en Israël, au Canada, aux Etats-Unis, au Venezuela, en Espagne et en France) Il est d’ailleurs prévu d’installer une banque de données informatisée qui rassemblera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs :
Science Religieuse - Philosophie - Hagiographie - Histoire - Droit - Ethnologie - Sociologie - Organisation Sociale - Stratification - Groupes Ethniques - Éducation - Enseignement - Système Culturel - Art/Poésie - Folklore - Démographie - Habitat Humain - Structure Économique - Document - Linguistique - Immigration - Intégration - Absorption. Cela concerne les études de vie de cette communauté dans son quartier, souvent le Mellah sous divers aspects : antécédents, vie économique, rapports avec les musulmans, vie religieuse et Rabbinat, enseignement, fêtes et cérémonies, légendes et superstitions, justice et tribunaux Rabbiniques, évolution sous le Protectorat, rôle de l'AIU et de la France dans le processus d'occidentalisation de ces juifs. Remarques préliminaires : La société Juive Marocaine était essentiellement une société religieuse ; sa créativité intellectuelle a trouvé en grande partie son expression dans les sciences rabbiniques. L'éducation rabbinique est donc un aspect essentiel de la culture Juive au Maroc.

Les yeshivot au Maroc étaient beaucoup moins formelles que les yeshivoth de l'Europe de l'Est. Ces yeshivot se développaient localement autour de personnalités connues pour leur réputation en tant que grands savants et leaders spirituels. Ainsi, à Meknès, plusieurs grands rabbins avaient attiré autour d'eux bon nombre d'étudiants illustres. L'éducation Juive au Maroc suivait, dans ses grandes lignes, le programme idéal tracé par toutes les autorités Sépharades du Moyen - âge. Elle commençait par la Bible, au niveau du Talmud Torah, et finissait par l'étude approfondie du Talmud, de la Halakha et des commentaires bibliques. Ainsi, l'étudiant Juif commençait, au Maroc, l'étude de la Mishna, de la Guémara, avant d'arriver à la Yeshiva.

L'étudiant rabbinique au Maroc avait un comportement pragmatique ; en même temps qu'il approfondissait ses connaissances rabbiniques, il se préparait à une carrière de dayan (rabbin-juge), Chohet (sacrificateur), mohel (rabbin-circonseur), sofer (notaire) etc.

La transcription en caractères latins, adoptée par les différents auteurs ou éditeurs pour les titres en hébreu et en arabe a présenté quelques difficultés. C’est pourquoi nous avons respecté strictement leur transcription afin de faciliter la recherche.

La première des tâches fixée était de publier ce premier ouvrage ; ma propre réflexion me conduit à envisager de lancer une collection destinée à mettre en valeur et à faire connaître le patrimoine culturel du judaïsme marocain, sous ses multiples aspects – religion, art, éducation, société, savoir. J’ai alors été conduit à envisager de m’ atteler à deux autres tâches : faciliter la lecture de thèses en les transformant en livres de collection, traduire ce patrimoine en différentes langues afin d’en assurer la plus large diffusion possible.

Il y a eu le premier ouvrage rédigé en 1489 et trouvé au Portugal concernant ce patrimoine est celui – d’ : ABUDARHAM : Téfilot (Liturgie) .

Lisbonne, Archives secrètes LC/WDC: Library of Congress. African & Middle Eastern Division.Thomas Jefferson Building, 20540-4722 Washington DC.,

sur les Juifs du Maroc écrit par un Juif Sépharade. Cet ouvrage a été offert par un mécène Juif à la Library of Congress.
Puis, vers les années 1970, plus de 30 colloques ont été réalisés sur cette communauté.

Enfin, et jusqu’à la découverte surprenante qui a été celle des manuscrits écrits en langue arabe sur les Juifs au Maroc, utilisés par des doctorants et étudiants marocains dans les universités marocaines et à Paris 8 chez le Prof. Ephraïm Riveline et à l’INLCO chez le Prof. Joseph Tedghi lui-même auteur de Ha-Sefer ve-hadfus ha- 'ivri be-Fès (Le Livre et l'Imprimerie Hébraïques à Fès). En hébreu. Jérusalem, Institut Ben-Zvi pour la Recherche sur les Communautés juives d'Orient,1994 (Tachnad ), 208 p. Également disponible à la bibliothèque de l'inlco.




Compte Rendu de la Bibliographie Générale
In. : la Revue Sens, N° 12, Décembre 2002, p. 637.

LES JUIFS DU MAROC Bibliographie générale, résumés, annotations,
Recensions par Arrik DELOUYA Ed. Geuthner, Paris 2001, 647 p.

Poursuivant un travail commencé dans les années 70 (cf. Sens, 1980 n°1/2, p.40), Arrik Delouya s’est efforcé, dans ce nouvel ouvrage, de recenser les travaux publiés sur tous les aspects de l’histoire des Juifs du Maroc et de la vie de leurs communautés, depuis les Toshabbim au IIème siècle jusqu’à notre époque. Ce livre n’est pas le premier du genre et, en dépit de la somme de recherches nécessaires à son élaboration et des données qu’il communique, il ne prétend pas être exhaustif. Il reste en effet à retrouver et à recenser de nombreux textes en hébreu, en arabe ou en espagnol ; ce sera le programme de la prochaine étape.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une vingtaine d’étudiants en doctorat et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (C.R.J.M.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives. On trouvera, dans la partie consacrée aux « lieux de consultation des ouvrages et articles », les adresses des bibliothèques nationales, universitaires et municipales et celles de personnes auxquelles l’auteur a rendu visite au Maroc, en Israël, au Canada, aux États-Unis, au Venezuela, en Espagne et en France ;

ainsi sont mis à la disposition des lecteurs les divers moyens de communication et de lecture possibles, dont Internet, avec les lieux où l’on peut consulter les ouvrages. Les références citées sont classées par ordre alphabétique d’auteur, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs. La transcription en caractères latins, adoptée par les différents auteurs ou éditeurs pour les titres en hébreu et en arabe, a présenté quelques difficultés. C’est pourquoi l’auteur a respecté strictement leur transcription afin de faciliter la recherche.

Cette bibliographie sera particulièrement utile aux chercheurs qui partout dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines.

Richard AYOUN
Professeur Paris



La Voix Sépharade
Une publication de la Communauté Sépharade du Québec
Patrimoine, quand tu nous tiens!
David Bensoussan
Dec 2002 P 43

Nombreux sont les ouvrages qui se penchent sur le passé des Juifs en Afrique du Nord. Des travaux scientifiques et littéraires continuent d'enrichir les multiples facettes de l'identité juive marocaine qui a connu tant de mutations au cours du dernier siècle.

Arrik Delouya nous propose une bibliographie magistrale sur le judaïsme marocain (Arrik Delouya - Les Juifs du Maroc - Bibliographie générale - Éditions Les Genthner genthner@genthner.com). Plus de 3 000 ouvrages, articles, manuscrits, essais et colloques y sont recensés. Chacun des titres est présenté avec des références précises, des résumés, des annotations, et des recensions. Ces références constituent les outils de recherche de choix à tous ceux qui sont intéressés par le patrimoine du judaïsme marocain.

Des collaborateurs émérites et des institutions de plusieurs pays, (Maroc, Israël, Canada, États-Unis, Espagne, Venezuela, France) ont uni leurs efforts pour offrir aux chercheurs et aux institutions de recherche une base de données essentielle à leur travail dans les domaines de l'éducation, de la religion, de la société, de l'ethnologie, de l'anthropologie et des arts.

Ce travail colossal dirigé par Arrik Delouya a été produit par le Conseil des Communautés israélites du Maroc.







Introduction d’Arrik Delouya

Cet ouvrage se situe dans le prolongement du Tome 1 du Nouvel Inventaire Bibliographique des Travaux sur les Juifs du Maroc, édité en Décembre 1978 (éditeurs : Arrik Delouya et « Identité et Dialogue »). Présenté lors du Colloque international sur « La communauté juive marocaine : vie culturelle, histoire sociale et évolution », ce premier travail recensait environ 1200 titres d’ouvrages et articles sur le judaïsme marocain.

La présente bibliographie recense 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu, en arabe et même en sanscrit. Tout en visant à être exhaustif, nous sommes conscient que des oublis ont pu être commis et prions les auteurs de bien vouloir nous les signaler ; ils seront mentionnés, sur leur demande, sur le site Internet qui est en préparation et permettra bientôt une large diffusion de cette bibliographie. De plus, une mise à jour sera réalisée une fois tous les deux ans.

Le présent inventaire s’adresse aux étudiants, enseignants, chercheurs, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire bimillénaire des Juifs du Maroc.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une vingtaine d’étudiants en doctorat et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (C.R.J.M.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

On trouvera, dans la partie consacrée aux « lieux de consultation des ouvrages et articles », les adresses des bibliothèques nationales, universitaires et municipales et celles de personnes auxquelles nous avons rendu visite au Maroc, en Israël, au Canada, aux Etats-Unis, au Venezuela, en Espagne et en France ; ainsi sont mis à la disposition des lecteurs les divers moyens de communication possibles, dont Internet, avec les lieux où l’on peut consulter les ouvrages.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs.

La transcription en caractères latins, adoptée par les différents auteurs ou éditeurs pour les titres en hébreu et en arabe a présenté quelques difficultés. C’est pourquoi nous avons respecté strictement leur transcription afin de faciliter la recherche.

Enfin, ce travail est le résultat de la rencontre entre trois personnes qui ont à cœur la sauvegarde du patrimoine des Juifs du Maroc : Albert Sasson, Président d’Identité et Dialogue et ancien Sous-Directeur général à l’Unesco, Serge Berdugo, ancien Ministre du Tourisme du gouvernement marocain, Secrétaire général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc depuis treize ans, qui a initié la réalisation de cette bibliographie ; et moi-même.

La première des tâches que nous nous sommes fixée était de publier ce premier ouvrage ; ma propre réflexion me conduit à envisager de lancer une collection destinée à mettre en valeur et à faire connaître le patrimoine culturel du judaïsme marocain, sous ses multiples aspects – religion, art, éducation, société, savoir. Nous avons alors été conduits à envisager de nous atteler à deux autres tâches : faciliter la lecture de thèses en les transformant en livres de collection, traduire ce patrimoine en différentes langues afin d’en assurer la plus large diffusion possible.

A terme, nous formons également le projet de diffuser les résultats de recherches menées sur les synagogues et cimetières juifs marocains.




Conférence Paris 8
Université de Paris 8 Département d’Hébreu
15 Rue Catulienne 93200 St-Denis Métro : Saint-Denis Basilique Hotel de Ville
Salle 113 du Prof. Malika Duplessis


Conférence d’ Arrik DELOUYA
Sociologue
qui a présenté son ouvrage
Les Juifs du Maroc Bibliographie Générale
Résumés Annotations Recensions
Editions Librairie Orientaliste Paul Geuthner


en l’honneur de S.E. Mr. Hassan Abouyoub
Ambassadeur du Maroc
en présence de Mr. Abbes Kadiri, Ministre chef de mission - adjoint
et de Mr. Mohammed Farahat, Conseiller Culturel


le Mardi 28 Janvier 2003 de 11h30 à 13h00 dans la Salle 113
du Prof. Malika Alaoui-Hakim

L’auteur a signé son ouvrage (après la conférence) offert aux 120 étudiants universitaires marocains à titre gracieux par l’Ambassade du Maroc à Paris





Mardi 28 Janvier 2003
Allocution de bienvenue de Malika ALAOUI-HAKIM Enseignante à L’Université de Paris Département d’Hébreu
adressée à Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Maroc en France Hassan Abouyoub par Madame Malika Alaoui-Hakim, - bent My Hassan ben My Ahmed ben My Ben Nasir ben My Sulayman ben My Aberrahman Sultan, Emir al-mumenin, la paix soit sur lui, - Docteur de l’Université, à l’occasion de la présentation aux étudiants marocains du livre de Mr Arrik Delouya, Les Juifs du Maroc, Bibliographie générale, offert par l’Ambassade du Maroc. Mardi 28 janvier 2003, Université
Paris 8.


Votre Excellence,
Monsieur le Ministre Kadiri,
Monsieur le Conseiller culturel Farahat,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,
Mesdames et Messieurs
Merci, Professeur Ephraïm Riveline, de nous accueillir dans votre Département, et merci à vous et à votre équipe d’enseignants et d’enseignantes aussi bien pour leur compétence que pour leur patience et sur le plan professionnel et sur le plan humain avec nos étudiant marocains.

Je remercie Sa Majesté le Roi le Roi du Royaume du Maroc Mohammed VI, que Dieu le glorifie, qui permet à tant d’étudiants de venir dans ce département d’hébreu, poursuivant ainsi l’œuvre de la dynastie alaouite, de son père le regretté roi Hassan II, que sa mémoire soit bénie, qui a beaucoup œuvré pour la paix au Moyen-Orient ; de son grand père le regretté roi Mohammed V, qui osa s’opposer avec courage au régime de Vichy pour soustraire à la barbarie ses sujet de religion israélite parce qu’il portait également dans son cœur tous les marocains. Un proverbe arabe dit :

« Tout vase, quand on le remplit, au bout d’un moment est plein, mais dans le vase du cœur on peut avoir encore de la place ». Ainsi était son cœur, plein d’affection et de tendresse pour l’ensemble de ses sujets.

Je remercie notre souverain, le Roi du Royaume du Maroc Mohammed VI, que Dieu le protège, d’inscrire ainsi son action dans la grande tradition Arabo - Musulmane de tolérance et de générosité, d’ouverture aux cultures étrangères où tout marocain, quelle que soit sa religion, peut trouver sa place, action qui contribue au rayonnement du Maroc dans le monde. Renouvelant dans les temps modernes le geste d’hospitalité de nos ancêtres qui accueillirent sur leur terre les malheureux jetés à la mer par la tragédie de 1492, reprenant l’effort des premiers savants de l’Islam qui mirent à la disposition du monde civilisé les trésors de la pensée antique, nos souverains, en invitant nos jeunes Elites à étudier la pensée hébraïque et juive à l’Université Paris 8, à Paris, au cœur de cette vieille capitale chrétienne, nos souverains contribuent à ce rapprochement des cultures et des peuples dans lequel peuvent s’épanouir les grandes civilisation ainsi qu’il en fut jadis en Espagne, al-Andalus.

Je remercie également votre Excellence d’avoir honoré notre université de sa visite dans ces temps difficiles où on voudrait opposer des communautés qui n’ont que des motifs de s’enrichir mutuellement de leurs traditions et de leurs pensées, aussi bien dans cette France qui nous accueille qu’en notre pays d’origine le Maroc, que vous représentez aujourd’hui, et auquel nous sommes tous également attachés, marocains juifs et Marocains Musulmans.

Je remercie notre Ambassade du Maroc si chère à notre cœur pour sa générosité, quand elle offre à nos étudiants du département d’hébreu ce livre sur la bibliographie générale des Juifs du Maroc, les aidant ainsi dans leurs recherches, et les encourageant dans leurs études.
Le prestige de la culture Marocaine en France, l’éclat de sa pensée dans les universités françaises, ce sont des intellectuels marocains et juifs, ou juifs marocains, qui les diffusent le mieux aujourd’hui, tout d’abord notre professeur à tous, Monsieur Haïm ZAFRANI, Professeur Emérite des Universités. J’ai eu la chance d’être son élève, et par la suite enseignante dans son département. Il a formé plusieurs générations d’universitaires dont beaucoup enseignent aujourd’hui au Maroc la langue et la civilisation hébraïques ou travaillent dans nos services diplomatiques. Je pense à Robert Assaraf, fondateur du Centre National de Recherche sur les Juifs du Maroc, au philosophe Daniel Sibony, au Professeur Claude Sultan, au Professeur Joseph Tedghi, au Professeur Georgette Choukroun, et au sociologue Arrik Delouya d’origine de Marrakech.
Je voudrais terminer mes mots par un verset coranique

« Et ne disputez, que de la plus belle façon avec les gens du Livre », Coran 29,46 ; c’est ce que nous essayons de faire, et Dieu nous dirige vers le droit chemin.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 05:29

Sahtannn Arrik, cela ressemble a la paracha ha hodesh que tu alignes ici !

Felicitations cher ami et succes dans votre entreprise colossale !

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Oiknine Léon (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 07:24

est ce le retour à DARNNA de mon grand ami, le Docteur Arrik DELOUYA ?
==========================================
Barouk haba et j'espere que l'on te gardera parmi nous. Sans vouloir te le reprocher, je t'ai envoyé cher ami plusieurs E'mail pour demander ton retour, pour ne pas dire l'exiger.
Un petit mot de ta part pour saluer ton retour
Je t'embrasse mon cher Arrik
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Léon

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:19

Séjour de travail d'Arrik Delouya à Marrakech 7- 11 Novembre 2007


Etaient présents:
1 Arrik Delouya Président de l'association "Permanences du Judaïsme Marocain"
2 Jacky Kadoch Président de la Communauté Israélite Marrakech-Essaouira et membre d'honneur de l'association "Permanences du Judaïsme Marocain"
3 Rav Meir-Michel Abitbol, Bibliothèque Sépharade de Jérusalem
4 David Kenan Président de l'association Israélienne des Marrakchis
5 Un profeseur et 8 Doctorants musulmans sur le Judaïsme Marocain et la Mémoire Juive notamment: Hassan Majdi, Doctorant à l'Inlco avec un sujet de thèse sur les Saints Juifs au Maroc , Prof ElCohen de l'Université de Marrakech, Nadia Ziani, Abderrahim Baimik....
6 La communauté Israélite de Marrakech et Jacques Onona de Londres, président de la communauté juive de GB, Jacques Benisty, Charles Elfassy, David Kadoch, Prosper Kadoch

Buts de la Mission:
1 Rencontrer des doctorants musulmans du Maroc qui travillent sur la mémoire juive marocaine
2 Voir l'état des lieux au cimetière des travaux de restauration de pierres tombales entreprise par Jacky Kadoch et étudier la requinque des autres tombes
3 Voir les travaux entrepris et ceux qui devraont suivre dans la synagogue Slat El Azama, première synagogue construite en 1492 au Mellah de Marrakech
4 Entreprendre une coopération sur le terrain avec le Rav Meir Michel Abitbol au sujet de la bibliothèque juive marocaine et sépharade
5 Préparer le colloque et la voyage de Mai 2008 de l'association "Permanences du Judaïsme Marocain"
6 Se joindre à l'évènement de David Kenan (congrès des juifs de Marrakech)
7 Participer à la Hazkarah de Mme Bittoun et y rencontrer la communauté Israélite locale

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:23

S'lut Léon

Jespère que tu vas bien

Uniquement dans cette rubrique pour le sauvetage de notre patrimoine juif du Maroc

J'ai peu de temps de libre

Mais je vis entre Marrakech, Paris, le Rajasthan Indien et Tel-Aviv, toujours mettant en place projet après projet

Salut et Shalom à Darnna, merci à Darlett d'avoir permis cette rubrique uniquement pour son objet

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:27

Ahlan Darlett

Merci pour ce souhait qui va droit au coeur de tous les membres de Darnna

Pour que le patrimoine judéo-marocain puisse être sauvé et conservé par nos amis musulmans dont la tâche de "gardien" de nos cultes juifs et de notre passé judaïque deux fois millénaire au Maroc.

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:33

Source: Le matin
Posté par Palox le 22/11/2006 18:01:16 Articles du même auteur

Une belle exposition à Casablanca de photos anciennes en noir et blanc. Du temps où juifs et musulmans coexistaient en toute paix au Maroc des années 60, deux photographes, caméra en mains, procédèrent à une chasse aux clichés éperdue, pour capturer ces moments et les figer à jamais.

D'une rare beauté, quelques-unes de ces photos, en noir et blanc, ornent aujourd'hui les cimaises du musée du Judaïsme marocain de Casablanca. Et c'est avec cette quarantaine d'œuvres, réunies sous le titre de «Vie et visages : juifs de Casa, il y a 50 ans», que la fondation du patrimoine culturel judéo - marocain a choisi d'inaugurer sa saison au dit musée. Une tâche ardue que celle de sélectionner les heureuses photos «élues» qui se donnent à voir.

Chacune d'elles a une histoire et une place de choix dans les cours de Claude Sitbon et Gabriel Axel Soussan, photographes de talent.

Après avoir fait le tour de Paris, Amsterdam et Bruxelles, les photos retrouvent leurs origines et les artistes leur terre d'inspiration.

«Nous avons décidé d'en faire don à ce musée magnifique aussi bien sur le plan architectural que celui du contenu. Ces photographies sont un complément naturel à tous les objets de culte qui donnent un aperçu de ce qu'a été la vie culturelle et spirituelle juive au Maroc», révèle G-A Soussan.

Epousant parfaitement l'espace d'exposition, elles lui apportent une dimension humaine et un souffle de fraîcheur qui font ressortir avec tendresse cette espèce de familiarité entre les deux confessions.

«Si on "entre" dans les photographies, on se rend compte que les personnages sont complètement semblables. On sait en même temps qui est musulman et qui est juif. Les deux appartiennent à la même terre, ont les mêmes gestes, la même proximité », explique Soussan dans un élan poétique.

Des visages avec des regards différents, des gestes, des métiers, des costumes et des traditions ont été capturés pour la valeur esthétique qu'ils représentaient. Aujourd'hui, ils acquièrent une valeur de mémoire. Claude Sitbon et Gabriel Axel Soussan ont bien fait de sortir de l'ombre cette collection de photos qui a assez sommeillé dans les tiroirs.

En attendant le jour où elles seront répertoriées dans un livre qui verra probablement le jour aux Etats-Unis, elles feront le bonheur des visiteurs du musée de Casablanca. Les deux artistes promettent d'ores et déjà de les compléter avec d'autres images et d'autres regards.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:34

In Le Journal Hebdo. Com

Photo ethnographique: Tranches de vie juives


Le Musée du judaïsme marocain présente, jusqu’au 31 janvier, une collection de photos sur les Casablancais juifs dans les années 1960.«Béret, feutre et casquettes, on ne marchait pas nu-tête», «Si jeune et si savant !», «Un Juif, un Musulman et quelques cageots de légumes», «Que ferait-il sans elle ?»…

Les 34 photos exposées au Musée du judaïsme marocain sont éloquentes, tout autant que leurs titres. Portraits, scènes de rue, cérémonies à la synagogue, elles racontent, avec les nuances émouvantes du noir et blanc, ce qu’a été la vie de la communauté juive de Casablanca dans les années 1960.

Les deux photographes, Claude Sitbon et Gabriel-Axel Soussan, sont deux enfants de la ville. «Deux copains, fous de photo et du Maroc», se souvient ce dernier, évoquant la mémoire de son ami et mentor. Claude Sitbon, né en 1929, était pédiatre à Casablanca avant de partir pour Paris où il est décédé en 1995. Gabriel-Axel Soussan, né en 1938, est parti lui aussi pour Paris. Ces photos, fruit de leurs recherches communes, même si chacune est signée de son auteur, sont pour lui «un acte de mémoire et un témoignage sur la communauté juive du Maroc contemporain». L’exposition a circulé à New York, Bruxelles, Amsterdam et Londres, et partira bientôt pour Paris, mais il en a fait don au Musée du judaïsme marocain de Casablanca, “le seul musée d’art juif dans le monde arabe”, insiste la conservatrice Zhor Rehihil, une des premières Marocaines musulmanes à avoir travaillé sur la communauté juive. «Ces photos viennent compléter la collection du musée, qui est surtout ethnographique et présente le patrimoine marocain dans sa composante juive, surtout à travers des objets de culte, des costumes, des bijoux», précise-t-elle.

Témoignage

Et c’est à cette dimension de témoignage que tient la valeur de ces photos. Pourtant, leur valeur esthétique est indéniable, par la beauté de leur construction et l’émotion qu’elles dégagent. Le Dr. Claude Sitbon était attentif aux visages en ce qu’ils reflètent la spiritualité des gens, il s’attachait à saisir les individus dans leur activité quotidienne. Cette sensibilité, il l’a également développée dans le Marais à Paris, notamment rue des Rosiers. «Si jeune et si savant» montre un jeune étudiant abîmé dans l’étude de la Thora ; “Sa lumière est en lui-même” présente le visage pâmé et couvert de rides d’un vieillard à la barbe chenue. Gabriel-Axel Soussan, lui aussi, aimait particulièrement faire des portraits pour ce qu’ils révèlent de la nature humaine. Sa photo “Quatre femmes, quatre générations” lui a d’ailleurs valu le grand Prix international Nikon. Un tableau de famille dans la synagogue de la rue Lusitania, où quatre femmes, de l’aïeule à la jeune fille, posent à la manière des tableaux du XVIIIème siècle autour d’une tenture de velours brodée au fil d’or de caractères hébreux.

Si l’on est toujours sensible à l’esthétique qui émane de ces photos, le temps qui a passé et les bouleversements qu’a connus la société marocaine ces cinquante dernières années nous amènent à les regarder avec l’émotion qu’on ressent face à un témoignage d’un passé, certes proche, mais révolu. Il n’est pourtant pas loin le temps où, dans les années 1960, plus précisément entre 1963 et 1965, les photographes ont opéré, “un Casablancais sur cinq ou six était juif”, comme le souligne Simon Lévy, secrétaire général de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain et directeur du musée, qui dénombre entre 75 000 et 80 000 Casablancais juifs. Cette communauté était à l’image de la ville, illustrant toutes les classes sociales, du bourgeois jusqu’au mendiant : «Il y avait un grand sous-prolétariat, des chômeurs, même des putes et des voleurs… D’ailleurs, il y avait beaucoup d’institutions de charité qui s’étaient développées pour faire face à la pauvreté. Ceux qui allaient à l’école parlaient français, les autres parlaient l’arabe marocain avec quelques particularités». A ce sujet, on trouve dans le musée une affiche signée du militant nationaliste marocain juif Azouz Cohen qui appelle en 1931 ses coréligionnaires à ne pas négliger l’apprentissage de l’arabe : «Le Maroc qui vous a vu naître et auquel vous rattachent tant de liens a pour langue officielle l’ARABE. C’est non seulement la langue officielle mais c’est aussi la langue de vos pères ; c’est la langue véhiculaire de tant de nos compatriotes». Et de demander l’adjonction de professeurs d’arabe dans les écoles franco-israélites et l’attribution de bourses pour les étudiants brillants. Comme les autres Casablancais, «les Juifs venaient de toutes les villes du Maroc», rappelle Simon Lévy. Zhor Rehihil explique que dans les quartiers qu’ils occupaient, on désignait «la maison des Chleuh, des Souassa, des Aarobi, des Doukkala, des Fassis, des Jbala…». Ils occupaient les rues autour de la place Verdun (rue Lacépède, rue Lusitania), le mellah à Bab Marrakech (rue des Anglais). «On appelait mellah, à tort, toute l’ancienne médina alors qu’elle n’était pas entièrement le mellah, qu’il y avait des rues mélangées», se souvient Simon Lévy. Le premier habitat moderne occupé par la communauté juive a été le quartier d’El Hank.

Derniers clichés

C’est vers cette communauté variée et multiple que Claude Sitbon et Gabriel-Axel Soussan ont tourné leurs objectifs. D’abord intéressés par le «judaïsme du petit peuple», celui des artisans, des petits vendeurs, ils ont aussi saisi quelques bourgeois, surtout dans les cérémonies religieuses et les mariages à la synagogue. «On avait une triple préoccupation», explique le photographe : «une préoccupation humaines car il y avait une humanité très belle à regarder et à photographier». Et à voir ce marchand d’épices vêtu de guenilles, ce joueur de dames, cette femme d’âge mûr posant dans sa keswa lkbira, sa tenue de mariée dans laquelle elle avait reçu la cérémonie du henné, ou encore le tenancier de bouiboui annonçant le menu de Yom Kippour sur une ardoise marquée Pepsi-Cola, on veut bien le croire. «L’exposition est très expressive», insiste Simon Lévy. «Elle montre des vêtements qu’on ne voit plus, comme les djellabas noires ou les fichus». «Notre seconde préoccupation était politique», poursuit Gabriel-Axel Soussan. «Nous avions sous les yeux la cohabitation des juifs et des musulmans. Ils travaillaient ensemble, se touchaient, échangeaient…», tels ces deux propriétaires d’une même échoppe de légumes. «Si on entre dans les photographies, on se rend compte que les personnages sont complètement semblables. On sait en même temps qui est musulman et qui est juif. Les deux appartiennent à la même terre, ont les mêmes gestes, la même proximité». Il y avait enfin un intérêt pour la spiritualité, montrée dans son aspect esthétique : la forêt de kissane, les bourgeoises en grande toilette réunies à la synagogue pour un mariage… Une spiritualité «proche de celle des musulmans, avec les hiloulat, équivalents des marabouts». Une très belle photo montre un musulman entretenant la tombe d’un saint juif.

Ces photos sont parmi les dernières de cette union des Casablancais quelle que soit leur confession. «Deux à trois ans plus tard, vers 1964-1965, beaucoup sont partis. Ça s’est accéléré après la guerre des Six Jours», explique Simon Lévy. Gabriel-Axel Soussan, lui, insiste sur «le départ messianique, après la création de l’Etat d’Israël, renforcé par les tensions au Proche-Orient». Zhor Rehihil, elle, souligne le fait que les premiers à partir étaient les classes pauvres…

Cette exposition est rendue vraiment nécessaire car cette image du passé casablancais est un important enjeu de mémoire et d’identité, pas seulement pour les quelque 2000 Casablancais juifs qui sont restés mais pour tous les Marocains.
Kenza Sefrioui

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:36

Maroc: "Vie et visages - Juifs de Casablanca, il y a 50 ans"
[fr.allafrica.com]
[www.liberation.press.ma]

[www.google.fr]

Une exposition de photographies du milieu des années 60 de Gabriel Axel Soussan
AllAfrica.com


Libération (Casablanca)

22 Novembre 2006 Publié sur le web le 22 Novembre 2006 d’Antony Drugeon

C'est le seul musée de ce genre dans le monde arabe. Déjà tout un symbole. Le Musée du judaïsme marocain abrite de surcroît actuellement une exposition de photographies du milieu des années 60, où les portraits en noir et blanc de Juifs marocains témoignent d'un âge pas très éloigné, où Juifs et Arabes vivaient non côte à côte, mais ensemble. Ainsi cette photo, saisissante, de deux Marocains épluchant ensemble des légumes, vaut tous les plaidoyers contre le racisme.

Car la volonté des deux photographes, Claude Sitbon, décédé, à qui l'exposition rend hommage, et Gabriel Axel Soussan, est de témoigner que la violence et l'incompréhension ne sont pas des fatalités. M. Soussan rappelle ainsi avoir été, à Gaza, alternativement, traité d'agent de l'OLP et du Mossad pour photographier la réalité, tout simplement.
La neutralité devient certes difficile dans les périodes de trouble, mais cette exposition demeure comme le témoin inflexible de la marocanité des Juifs du Royaume : bien sûr parce que les ressemblances tant vestimentaires que culturelles (le Juif mangeant sans fourchette, avec du pain et ses doigts) ressortent régulièrement.
De façon anodine, une photographie démonte le mythe du Juif richissime, un cul terreux vêtu de loques souriant à l'objectif. Mais il ne s'agit pas de taire les différences, au contraire : mais la différence, photographiée, intitulée, se démystifie. Le photographe souligne l'importance du couvre-chef chez quatre Juifs.
Ou nous invite dans le recueillement d'une synagogue. Autant de moyens pour démystifier la judaïté, et rappeler que la paix est possible.
Car Gabriel Axel Soussan avoue que l'enjeu du message est autant de prouver aux Marocains que Juifs et Arabes peuvent coexister sans problème, que d'apporter ce message aux Palestiniens et aux Israéliens. D'ailleurs, cette exposition a déjà fait le tour du monde : Amsterdam, New York, Paris, Londres. Pour ce retour aux sources au Maroc, ces clichés méritent bien un accueil chaleureux.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 15:38

Musée national des bijoux : Le fruit d¹une fructueuse coopération culturelle ibéro-marocaine (12/13/2006)

[www.albayane.ma]

Le projet d¹aménagement et de rénovation du musée des Oudayas en Musée National des Bijoux a été réalisé en collaboration avec la Junta de Andalucia dans le cadre de la coopération culturelle.
Albayane




Salle V

La bijouterie marocaine est caractérisée par sa richesse en styles, en variantes à l¹intérieur d¹un même style, et en nuances entre ces dernières. Les ensembles exposés dans cet espace sont représentatifs des principaux styles citadins et ruraux des différentes régions : Rabat, Fès, Meknès, Tétouan, Marrakech, Essaouira, l¹Anti-Atlas et le Sahara.

La répartition et l¹ordonnance des parures d¹une façon générale, obéissent plutôt aux espaces de port du bijou qu¹aux centres de production. En effet, un grand centre de production tel que Marrakech ou Essaouira peut produire différents styles. Des espaces d¹usage peuvent renfermer plusieurs petits ateliers locaux qui génèrent des variantes locales. A titre d¹exemple, certaines tribus du versant occidental du Haut Atlas (Fetouaka, Ghoujdama, Glaoua, etcŠ) s¹approvisionnaient autrefois à Marrakech et à Demnate ou encore à Sidi Rahal ou bien achetaient des bijoux aux artisans juifs vivant dans les vallées de la région.

Par ailleurs, la présence de nombreux groupes ethniques dans certaines régions -versant sud de l¹Atlas et oasis (Jbel Bani, vallées du Draa et du Dadès)- confère à ces dernières un grand nombre de styles.

Les styles et les variantes se distinguent aussi par la matière utilisée (argent, nielle, émail, corail etcŠ), les techniques mises en ¦uvre (moulage, ciselure, émaillage etcŠ), les motifs figurés, les formes des éléments constituant le bijou (sphères, plaquettes triangulaires, pièces de monnaie, fibules ovales, pendentifs cruciformes etcŠ) et par l¹agencement de ces derniers, selon un ordre donné : horizontal (Zayane), vertical (Aït Seghrouchen), etcŠ

Il est à signaler que certains centres de production ne produisent pas seulement pour eux-mêmes mais surtout pour les tribus environnantes dont ils sont des chefs-lieux : ainsi, les bijoutiers d¹Essaouira réalisent des bijoux filigranés non seulement pour les citadines de cette ville mais aussi pour les femmes des tribus voisines telle celle de Haha. De même, les artisans de Marrakech produisent aussi bien des fourreaux de sabres citadins que des poignards destinés à compléter la parure des hommes de différentes tribus du Haut Atlas Occidental telles Messioua, Ourika, etc... Certains spécimens sont présentés dans l¹espace réservé aux bijoux masculins.

Diversités régionales


1- La ville de Fès

La ville de Fès constitue un centre de production artisanale où la bijouterie occupe une place de choix. Les bijoutiers y pratiquent des techniques variées avec diverses matières. Toutefois, l¹or est le matériau le plus utilisé. Les techniques de fabrication et de décoration les plus répandues sont la dorure, l¹ajouré, le découpage, le repoussage, le sertissage et la ciselure. L¹ensemble pariétal de la femme de Fès se compose des éléments suivants : un diadème en or orné de pierreries (Taj), un frontal de perles et de pierres vertes (Khit Errih), des garnitures de tempes (Zraïr), des réseaux perlés (Nouachat), des bandes de tissu brodées d¹or, un plastron étagé de perles blanches et des boules de perles vertes et de soie.

2- La Ville de la Meknès

Utilisant les procédés techniques des centres urbains, Meknès se distingue cependant par l¹emploi d¹un émail bleu cobalt qui donne un éclat particulier aux bijoux de cette ville, sans oublier la technique décorative du sertissage de pierres précieuses, semi-précieuses ou de simple verroterie qu¹on introduit dans le métal du bijou.

Al Bayane, 119, Bd Emile Zola, 8 étage – B.P. : 13152. Casablanca – Maroc.
Tél: (212) 2 30 78 82 / 30 76 66 Fax: (212) 2 30 80 80
Copyright Casanet 1999. All rights reserved.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: GOGOL (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 19:08

Citation:
Arrik
Mohamed V pourrait devenir "Juste des Nations"
[www.desinfos.com]

dimanche 22 juillet 2007

Yediot Aharonot: Les dirigeants de la Communauté juive marocaine oeuvrent actuellement auprès du Yad Vashem afin que le défunt roi du Maroc Mohamed V puisse recevoir à titre posthume le titre de "Juste des Nations", en reconnaissance de son action pour la protection des juifs marocains durant la Shoah.

Cette initiative jouit du soutien du nouveau Président de l'Etat Shimon Peres. On estime que l'attribution de ce titre honorifique au grand-père de l'actuel souverain Mohamed VI pourrait avoir des répercussions positives dans les relations entre Israël et le Maroc.

En début de semaine, le président de la Communauté juive marocaine Serge Berdugo, et le conseiller du roi, André Azoulay ont participé à Jérusalem à la cérémonie d'intronisation de Shimon Peres et avant hier, Serge Berdugo a rencontré Peres et a obtenu son soutien.

Cher Arrik
Tout dabord kol hakavod -chapeau -pour ce colossal travail .Je suis en recherche cela fait 10 ans et je n'arrive pas a trouver aucune reference concernant ce qu'on raconte a ce sujet :

"Durant la Shoah, le roi Mohamed V avait refusé d'imposer à ses sujets juifs les lois raciales du gouvernement de Vichy et avait repoussé fermement les demandes du gouvernement français de rassembler les juifs marocains et de les lui livrer."

Regarde si tu peux me procurer quelques references STP

Merci

Gogol-Igal




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