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L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: derka (IP enregistré)
Date: 18 janvier 2015 a 22:32

Ignoble, inhumain et dégueulasse c'est le comportement raciste d'un medecin belge qui a refusé de soigner une femme juive et lui dit d'aller a gaza
[philosemitismeblog.blogspot.be]

L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 03 février 2015 a 18:48

Un offre d'emploi en France comporte la mention "sauf des juifs".Le pays est en emoi,les plaintes pour racisme sont deposées.Comme s'il fallait ne pas l'ecrire pour que des sociétés recrutent suivant des critères raciaux .Celà a toujours été le cas .Et si elles sont obligées de ne pas en tenir compte par la loi,le malheureux employé subirait un traitement tel qu'il ne tiendrait pas un mois.
EN 1986 un condisciple recruté pour ses capacités exceptionnelles en a fait l'experience dans un groupe international qui en decouvrant qu'il était juif.Sa reussite pendant deux ans n'a pas suffit pour qu'il soit prié de partir.

L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 février 2015 a 14:23

Des voyageurs dans un metro defendent un Juif qui se fait agresser. Une bouffee d'air frais enfin !



L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 21 février 2015 a 16:25

Ce genre de caméra cachée est réalisé assez souvent, la dernière c'était sur un noir assis à côté d'une femme blanche, puis sur le refus de louer un logement à un noir.
Mais il faut retenir que cette séquence de ce Juif au chapeau a été enregistrée à hauteur d'une station de quartier huppé de Paris, l'idéal serait de
la refaire à Barbès, Belleville,St.Denis etc...par exemple et vous verrez l'indifférence totale.




L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 24 février 2015 a 08:35

Apparemment et d'apres ce que j'ai compris, ce ne sont pas des jeunes musulmans qui sont derriere la derniere profanation du cimetiere juif en Alsace mais bien des "francais de souche". Curieux que cela ne soit pas dit.

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LETTRE OUVERTE A MARION VAN RENTERGHEM, journaliste au Monde


Madame Marion Van Renterghem

Habitant de Sarre-Union, j’ai lu avec beaucoup de plaisir votre article relatif à l’affaire du cimetière juif de Sarre-Union. Je tenais à vous transmettre l’une ou l’autre information supplémentaire, peut-être utiles à votre investigation :

La communauté juive de Sarre-Union compte en réalité davantage que 3 membres. Ma femme et mes quatre enfants en bas-âge sont également juifs. Comme ma femme est new-yorkaise (ashkénaze russe), donc non issue du judaïsme local, ils n’ont sans doute pas été comptabilisés parmi les membres officiels de la communauté.

Or, notre chalet au bord de l’étang familial, construit il y a presque une trentaine d’années par mon grand-père, un protestant originaire du coin, a été vandalisé, incendié, puis réduit au cendre le soir même de la profanation du cimetière. Ce chalet ne se situe qu’à deux kilomètres de Sarre-Union, sur le territoire communal, à un endroit isolé et dissimulé de la route par une rangée de sapins. Curieusement, ces faits ne sont jamais parus dans la presse, ce qui est sans doute imputable à certaines lacunes dans le travail d’enquête initialement réalisé par la gendarmerie. Quelle est donc la probabilité pour que deux groupes différents de vandales sévissent le même jour dans la même commune (nous sommes dans une campagne relativement paisible) ?

Le leader du groupe avait d’ailleurs, par sms, partagé son intention de visiter des « lieux abandonnés ». Et, deuxième question, quelle est la probabilité pour que ces deux lieux soient en relation avec le judaïsme local ?

La gendarmerie « n’établit pour l’instant aucun lien ». On ne peut pourtant que constater que le petit groupe, au départ, n’avait pas non plus avoué le caractère antisémite de leurs actes, ce qui paraît bien malicieux pour des jeunes de cet âge, car cela écarte les circonstances aggravantes.

Hier, un gendarme de Sarre-Union, alors que je portais plainte pour « menace à caractère raciste » (la seule inculpation pénale qui correspond à peu près aux faits), m’a rapporté qu’à sa connaissance, les jeunes n’avaient pas été interrogés sur la question lors de la garde à vue. J’avais pourtant porter plainte dès lundi, pour « incendie volontaire », au moment même où les auteurs du saccage du cimetière venaient de se rendre à la gendarmerie. Je n’avais pas manqué de préciser le caractère éventuellement antisémite de l’incendie, précisé dans le texte de la plainte, mais le gendarme en poste m’avait répliqué qu’il s’agit simplement de « nuddles » (en alsacien, des « nouilles », soit des jeunes idiots).

Enfin, la mairie de Sarre-Union se présente avec beaucoup d’angélisme.
Une anecdote parmi d’autres : la mairie n’a pas manqué de laisser traîner pendant plusieurs mois, en 2013-2014, plusieurs gros tags situés près des écoles, dans des rues passantes, qui ne disaient pas autre chose que « mort aux gitans ». A l’époque, j’étais passé, ainsi que ma femme, à plusieurs moments à la Mairie en vue d’obtenir leur suppression.

Rien n’a pourtant été fait. Ce qui m’a amené à contacter la préfecture. J’ai pu obtenir sa Secrétaire générale, qui m’a dit qu’il s’agissait certes d’incitation à la haine raciale, et qu’elle allait
voir ce qu’elle pouvait faire, mais qu’il s’agit peut-être de « circonstances locales » (une exception en droit administratif qui laisse le pouvoir de police administrative au maire). Aucune suite n’a
été donnée. Il a fallu attendre la tenue des élections municipales en 2014 pour que les tags en question soient effacés. Comment dès lors tomber sous le coup de l’étonnement lorsque que des jeunes, issus de milieux favorisés, l’un d’entre eux est fils d’un membre du conseil municipal, se mettent à commettre des actes racistes ? Peut-être se sentaient-ils dans l’impunité.

Vous pourrez constater, dans les photos, des ressemblances dans le mode opératoire (il est vrai que le vandalisme peut sembler le même partout),
En vous remerciant d’avance pour toute votre attention,
Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux,

Michaël Muller-Lavina,
Docteur en droit public,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


[www.europe-israel.org]




L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 04 mars 2015 a 12:24

Dans la tradition britannique d'anti-judaisme/sionisme ancestrale,les autorités interdisent la publication d'une publicité touristique declarant que toute la ville de Jerusalem est accessible ,y compris la partie est
qu'elles considèrent comme "territoire occupé".
Le monde occidental est convaincu qu'Israel finira par accepter la partition ubuesque de sa capitale ,sans se rendre compte que ce sont ses capitales qui seront bientôt occcupées et divisées,et dans certaines d'entre elles que c'est déjà un fait accompli.

L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: MESSAGE DEPLACE (IP enregistré)
Date: 17 juillet 2015 a 11:10

Posté par: Bravo
Date: 16 juillet 2015 a 16:17


Ne pas traumatiser ceux qui ne dépasseront pas le titre, je précise d’emblée qu’il est ironique, comme l’éloge du cannibalisme de Swift dans sa Modeste proposition sur les enfants pauvres d’Irlande.

Ce n’est pas par masochisme que je tiens à mettre en évidence les aspects positifs de l’antisémitisme : il ne s’agit pas de souhaiter l’antisémitisme, mais de constater qu’il existe quoi qu’on fasse – tout comme la pluie ou les marées.


Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de haine des Juifs, mais du phénomène universel désolant qui désigne une minorité comme bouc émissaire responsable des maux de la société. Freud affirmait qu’on peut réunir une masse d’hommes dans l’amour, pour autant qu’il en reste d’autres à haïr.

Alors, plutôt que de se plaindre encore et de déprimer sur la nature humaine, positivons…

Se défendre

Les menaces contre notre propre existence ont pour premier effet positif de nous pousser à la défendre. La création de l’Etat d’Israël visait à ce que les Juifs puissent enfin se défendre des persécutions. Les menaces pesant sur ce pays depuis 1948 l’ont mené à résister et à remporter une série continue de victoires contre ses voisins. La dernière opération de défense à Gaza, en août 2014, a permis de neutraliser les tunnels et l’arsenal accumulé par le Hamas.

Cette nécessité de se défendre est accentuée par le fait qu’on a pu observer, notamment au cours de ce dernier conflit, que la majorité des médias occidentaux se rangeait au côté des agresseurs, fermant les yeux sur les missiles lancés sur Israël avant l’offensive, et dénonçant uniquement des « massacres » commis par l’armée israélienne.

Apprécier l’existence

La deuxième conséquence positive des menaces contre notre existence est de nous la faire apprécier davantage. C’est le ressort secret de notre fascination pour les catastrophes. Tout visiteur est frappé – comme moi – par l’énergie et la joie qui imprègne la vie quotidienne d’Israël, pays dynamique, créatif, qui ne connaît pas la crise économique. Ceci au grand dam du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), qui rêve de l’annihiler, comme le reconnaît Norman Finkelstein, dans sa critique d’un mouvement qu’il a longtemps soutenu.

L’absence d’équité dans la relation médiatique du conflit israélo-arabe, et la volonté de supprimer Israël des militants pro-palestiniens montrent que « l’antisionisme » est devenu aujourd’hui le mode principal d’expression de l’antisémitisme.

Europe post-libérale et multiculturelle

Les Juifs qui vivent à l’extérieur d’Israël, au sein d’environnements où l’antisémitisme progresse, éprouvent plus de difficultés à se défendre et à apprécier l’existence. Les Juifs européens, se sentent pris en otages et suspectés, par leur seule origine, de soutenir Israël. D’où les cris de « mort aux Juifs » régulièrement entendus dans des manifestations pro-palestiniennes. Pour se défendre, ils se sentent souvent obligés de se montrer « antisionistes », sans se rendre compte que le fait qu’on les prenne à partie sur Israël est en soi une preuve d’antisémitisme. Pourquoi seraient-ils responsables des actes d’un Etat dont ils ne font pas partie, si ce n’est au nom d’une appartenance « raciale »?

Cette difficulté des Juifs européens à assumer leur existence est d’autant plus difficile que l’Europe semble devenue globalement incapable d’affirmer ses propres valeurs et cède complaisamment à d’autres valeurs. Nathan Sharansky écrit que dans l’Europe post-libérale, « on n’est pas encouragé à aimer sa propre identité. Dans une société libérale, les droits individuels sont une valeur suprême, pour laquelle on est prêt à lutter, voire à mourir. Mais dans l’Europe multiculturelle toutes les cultures devant être tenues pour égales, il est interdit de considérer qu’une culture qui respecte les droits individuels est supérieure aux identités illibérales » (Causeur, janvier 2015).

Exiger l’équité

La haine d’Israël, qui résulte de l’antisémitisme et qui l’entretient, est également favorisée par des motifs électoraux. Pour flatter les électeurs d’origine arabo-musulmane, « on en fait des tonnes sur la Palestine ».

Plutôt que de défendre les valeurs démocratiques communes à l’Europe et à Israël, le monde politique et les médias européens renforcent, par leur critique systématique d’Israël, ce qu’un sociologue français appelle « l’antisémitisme sans antisémites », qui ne serait d’après cette théorie qu’un langage dont personne n’est responsable.

Si la maladie antisémite contamine le langage de l’Europe contemporaine, il est indispensable de porter le remède à ce niveau. La meilleure manière de lutter contre l’antisémitisme actuel, qui s’exprime dans la haine d’Israël, n’est pas de prendre parti pour Israël ou de s’en désolidariser, mais d’exiger l’équité dans le traitement médiatique du conflit israélo-palestinien.

L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 25 juillet 2015 a 09:23



Les archives britanniques cachent des liens de la famille royale avec l’antisémitisme des années 1930En une du Sun : la future reine Elizabeth II, 7 ans, effectuant un salut nazi dans une vidéo familiale de 1933 restée secrèteJP O’ MALLEY 25 juillet 2015, 03:38

LONDRES – En avril 1945, des décrypteurs à Bletchley Park, en Angleterre, ont intercepté le télégramme suivant d’Adolf Hitler, qui était alors assiégé dans son bunker à Berlin : « Le Führer attache une importance à ce que le Président de la Croix-Rouge, le duc de Coburg, ne tombe en aucun cas aux mains de l’ennemi. »

Karina Urbach, une historienne allemande, estime que toutes les informations qu’Hitler partageait avec Carl Edward, duc de Coburg – qui était un petit-fils de la reine Victoria, et un parent proche de la monarchie britannique actuelle – étaient suffisamment accablantes pour justifier une demande d’assassinat. Coburg, cependant, aurait réussi à échapper à un destin dramatique et est décédé en 1954 de causes naturelles, âgé de 69 ans.


Urbach a récemment publié « Go Betweens For Hitler, » un livre qui explore comment les membres de la classe aristocratique à travers l’Europe travaillaient en tant que négociateurs secrets pour Hitler pendant les deux guerres.

Les « Go Betweens » étaient des acteurs officieux et invisibles qui livraient secrètement des messages entre les chefs d’État qui garantissaient que les conversations « confidentielles » [officieuses] arrivent au plus haut niveau du monde trouble des relations internationales.

Si la recherche portait sur le soutien que des aristocrates allemands fournissaient secrètement à Hitler en Allemagne, le livre d’Urbach traite de la dimension internationale de ce canal diplomatique clandestin, notamment provenant des membres de la famille royale britannique.

Ce flirt avec le nazisme de la part de la famille royale a provoqué une tempête médiatique samedi, tandis que The Sun britannique a publié un article de couverture intitulé « Their Royal Heilnesses”. La une du journal montre la future reine Elizabeth II, à 7 ans, effectuant un salut nazi dans une vidéo familiale de 1933 restée secrète.

A la 17e seconde de la vidéo, la jeune Elizabeth est vue en train de jouer avec son corgi, de danser, et de lever son bras droit à trois reprises, aux côtés de sa mère, la reine Elizabeth, sa sœur princesse Margaret, et son oncle Edward VIII. Buckingham Palace a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête sur la façon dont The Sun s’est procuré la vidéo.

La publication du Sun a déclenché un immense débat au Royaume-Uni. Ses photos sont-elles une invasion scandaleuse dans la vie privée ou, pour reprendre les termes d’un commentateur, un rappel opportun qu’Edward VIII, brièvement roi de Grande-Bretagne, était mêlé au fascisme ?

Est-il possible que certains historiens britanniques aient essayé sans relâche de minimiser l’antisémitisme dans la famille royale britannique pendant les années 1930 ?

« Edward VIII était particulièrement attiré par les nazis en raison de leurs idées sociales », dit Urbach, une affirmation qui contraste avec celle de l’historien britannique Philip Ziegler.

En 2012, Ziegler a publié une biographie d’Edward VIII, qui fut roi pendant six mois en 1936 et a abdiqué volontairement pour pouvoir épouser une Américaine divorcée. Ziegler a écrit qu’Edward VIII n’était que « légèrement antisémite ».

Dans son livre, une grande partie de la narration d’Urbach se focalise sur le proche du roi, Carl Edward, et sa loyauté envers le mouvement nazi pendant près de deux décennies. Il semblerait que ses liens avec Hitler aient contribué à créer une culture généralisée d’antisémitisme au sein de la monarchie britannique.

« Le réseau britannique de Carl Edward était très utile pour Hitler, » explique l’historienne allemande depuis son bureau de l’Université de Londres à l’Institut de recherche historique.

« Hitler était anglophile, et son rêve [pendant le début des années 1930] était de conclure une alliance avec la Grande-Bretagne », dit Urbach.

L'historien allemande Karina Urbach affirme que la famille royale britannique couvrent son passé antisémite. (Crédit : Autorisation)
L’historien allemande Karina Urbach affirme que la famille royale britannique couvrent son passé antisémite. (Crédit : Autorisation)

« Hitler avait besoin de gens qui avaient accès à l’élite de Grande-Bretagne. Carl Edward était l’homme idéal. Il est né en Grande-Bretagne, et lié à la reine Mary, qui était très pro-allemande. Elle a invité Carl Edward plusieurs fois en Angleterre et a entretenu avec lui une correspondance qui a mystérieusement disparu », dit Urbach.

« Les Archives royales de Grande-Bretagne font obstacle à la recherche sur ce sujet, » affirme-t-elle.

Urbach estime que les lettres que la monarchie britannique cache à la population pourraient faire la lumière sur des détails sur la relation de Coburg avec Hitler. Malheureusement, elles sont strictement censurées. Ou, croit-elle, pourraient avoir été détruites.

« Après 1945 et les essais de dénazification, les [aristocrates allemands] en ont brûlé beaucoup », dit Urbach.

Glaner plus d’informations sur la façon dont les membres de la monarchie britannique ont soutenu le régime nazi dans les années 1930 est aujourd’hui presque impossible, dit Urbach, parce que les Archives royales de Windsor imposent un strict embargo sur la correspondance royale de l’entre-deux-guerres.

Le duc et la duchesse de Windsor rencontrent Adolf Hitler en 1937 (Crédit : Wikipedia)
Le duc et la duchesse de Windsor rencontrent Adolf Hitler en 1937 (Crédit : Wikipedia)

C’est à peine surprenant. Pendant les années 1920 et 1930, sous l’influence de conversations qu’ils ont eues avec leurs proches allemands, de nombreux membres de la royauté britannique furent profondément impliqués dans les idées fascistes, flirtant même avec l’idéologie nazie. Bien que le nazisme a clairement déclaré une guerre idéologique aux classes supérieures, il n’a pas, contrairement au bolchevisme, menacé de déposséder les aristocrates de leur propriété privée.

Alors que publiquement, Hitler aurait traité les membres de l’aristocratie de dégénérés, en privé, il connaissait l’utilité d’un groupe d’individus socialement bien connectés dans le jeu de poker de la diplomatie internationale.

De même, l’antisémitisme de l’idéologie nazie ne présentait aucune sorte de dilemme moral pour les membres de l’aristocratie allemande ou britannique. Selon Urbach, les Juifs étaient considérés comme les partisans du bolchevisme que l’aristocratie considérait comme une menace existentielle pour leur existence.

« Les Juifs ont toujours été considérés comme des boucs émissaires aux yeux de l’aristocratie », affirme l’historienne.

« Au 19e siècle, les Juifs représentaient le libéralisme, que l’aristocratie ne tolérait résolument pas. Puis, les Juifs ont pris part à la révolution de 1918 en Allemagne [qui a abouti à la République de Weimar]. »

Carl Edward, le généreux ami de Hitler

Le livre d’Urbach documente comment Carl Edward, depuis 1922 déjà, a développé un lien spécial avec Hitler. Leur connexion profondément antisémite, écrit-elle, était bâtie principalement sur un amour des politiques toxiques d’extrême droite.

Le 15 octobre 1922, Hitler et le duc ont trinqué ensemble au pub local de la ville de Coburg, suite à une bagarre de rue de masse entre les communistes et les nazis. Les combats se poursuivirent toute la nuit, et un homme d’affaires juif local fut attaqué.

Leur camaraderie s’est poursuivie et en 1935, Hitler a présenté le duc à la décoration de la NSDAP : un honneur spécial attribué à ceux qui participaient à la « Journée de l’Allemagne » de Corburg, immortalisée dans la mythologie nazie.

Urbach cite dans son livre un documentaire de 2007 diffusé à la télévision britannique intitulé « Hitler’s Favourite Royal », qui tente de dépeindre Carl Edward comme une victime des circonstances, plutôt qu’un idéologue nazi engagé.

Dans une interview avec le Times of Israel, Urbach affirme que cela est trompeur. Elle expose des preuves montrant que Carl Edward faisait de généreux dons au parti nazi pendant ces années. Elle documente la façon dont il a financé des assassinats politiques, et affirme qu’il était au courant des camps de la mort à Buchenwald.

La sœur de Carl Edward, Alice, a plus tard nié sa connaissance de ces événements, le dépeignant plutôt comme un bien-pensant philanthrope et artisan de la paix pour la Croix-Rouge.

Mais il est presque impossible, dit Urbach, que Coburg ignorait l’existence des chambres à gaz et le plan de l’extermination des Juifs. En fait, le cousin de Coburg, Prince Josias Waldek-Pyrmont, était un haut-membre des SS et supervisait l’un des camps de la mort à Buchenwald. Les deux hommes partageaient alors une villa à Berlin que d’autres officiers SS fréquentaient constamment.

L’antisémitisme de Charles-Édouard était racial et de motivations politiques. Lorsque Coburg a visité les États-Unis en 1934, il a affirmé que les Juifs ont joué un rôle « illimité » dans la société et « abusé » de leur rôle, tout comme ils l’avaient fait en Allemagne.

Les officiers américains qui faisaient partie de l’équipe de la guerre psychologique de l’armée, ont capturé Coburg après la Seconde Guerre mondiale.

Lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que les Juifs ont été maltraités dans la guerre, Coburg a déclaré que les méthodes utilisées par Hitler pour les éliminer étaient dures, mais nécessaires pour éliminer l’influence juive du monde des arts, des médias et de la culture allemands.

Le lien manquant : la reine Mary de Teck

L’historienne estime que l’influence du parti nazi sur la monarchie britannique peut être retracée jusqu’aux proches allemands de la reine Mary de Teck, épouse du roi George V, mère du roi Edward VIII, George VI, et grand-mère de la reine actuelle.

Cela n’a jamais été analysé en profondeur, dit Urbach. Encore une fois, parce que les lettres des proches allemands de la reine Mary, à partir de 1918, ne sont pas divulguées par les Archives royales.

La reine Mary du Royaume-Uni, aussi connu comme Mary de Teck, était l'épouse du Roi George V et la grand-mère de la reine Elizabeth II (Crédit : Domaine public via Wikipedia)
La reine Mary du Royaume-Uni, aussi connu comme Mary de Teck, était l’épouse du Roi George V et la grand-mère de la reine Elizabeth II (Crédit : Domaine public via Wikipedia)

Le Times of Israel a demandé si la dissimulation de cette information s’expliquait par une crainte que le contenu ne brosse un tableau de la famille royale britannique aussi profondément antisémite.

« Oui, bien sûr », a répondu Urbach. « Les classes supérieures britanniques étaient profondément antisémites au cours de cette période. Cela a été balayé sous le tapis. »

« Chaque fois que je décris à certains historiens comment Edward VIII disait des choses comme ‘acculez les Juifs, ils sont responsables de tout’, ils le défendent en disant : ‘Oui, mais il était sympa avec les Rothschild’. Bien sûr, les Rothschild étaient riches et puissants. Mais Edward VIII avait-il de la sympathie avec les Juifs pauvres de l’East End de Londres ? Je ne le pense pas », dit Urbach.

Lorsque Urbach a demandé à voir les lettres échangées entre le duc de Cobourg et la reine Mary, les Archives royales lui ont donné une carte postale, lui disant qu’il n’existait rien d’autre.

« C’est bizarre et ridicule », dit Urbach. « Nous savons que Carl Edward rendait sans arrêt visite à la reine Mary. Donc il doit y avoir beaucoup de lettres. Mais elles ont toutes mystérieusement disparu. Beaucoup de théories du complot ont été émises à ce sujet. Car, après 1945, il y eut ce qui fut connu sous le nom de mission ‘nettoyage’ ».

Censure de la taupe soviétique royale

Anthony Blunt, autrefois conseiller artistique de la reine actuelle – et qui plus tard a avoué être une taupe soviétique – fut envoyé en Allemagne pour nettoyer toute preuve de liens entre la famille royale britannique et le parti nazi, dit Urbach. Apparemment, le gouvernement russe a un dossier à ce sujet, ajoute-t-elle.

« La Russie a toujours menacé de publier ce fichier sur Blunt, détaillant ce genre de lettres qu’il a recueillies en Allemagne après la guerre. »

Au Royaume-Uni, monarchie constitutionnelle, la famille royale est souvent dépeinte dans les médias britanniques comme apolitique : une institution représentant la tradition sans pouvoir politique. Mais lorsque certains membres de cette institution tentent continuellement de cacher des transactions passées de leur famille avec des sympathisants nazis, c’est sûrement hautement antidémocratique et doit être étudié.

« Oui, je ne suis pas la seule historienne qui dit cela, » affirme Urbach. « D’autres historiennes qui veulent travailler dans les Archives royales ont peur de le dire publiquement. »

Urbach raconte que quand elle écrivait un livre sur la reine Victoria, elle a été invitée à un thé aux Archives royales. Cependant, quand elle a commencé à exiger toute matière sur les relations de la monarchie britannique avec l’Allemagne nazie, la relation a tourné au vinaigre.

« On ne m’a jamais plus invitée pour le thé à la Round Tower de Windsor », dit Urbach.

« Je suis frappée d’ostracisme par les Archives royales parce que je voulais ces documents. Les Archives royales ont prétendu être des archives privées. Bien sûr, c’est faux. Le public britannique a le droit d’avoir accès à cette correspondance parce qu’il s’agit de leur histoire. Vous ne pouvez pas simplement la couper ou la couvrir, parce que vous ne voulez pas heurter la sensibilité de la reine actuelle. »

« La [monarchie] fait semblant d’être une [institution] ouverte en publiant les lettres écrites par les enfants de la reine Victoria, et de belles photos de bébés royaux. Les choses dont ils nous abreuvent sont charmantes et sucrées. Mais cela recouvre le fait qu’ils ne nous fournissent pas de matériel historique réel », conclut Urbach.

[fr.timesofisrael.com]


La France est-elle antijuive? – Réponse de Pierre-André Taguieff…
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 25 octobre 2015 a 18:42

La France est-elle antijuive? – Réponse de Pierre-André Taguieff…



C’est la question lancinante qui est au cœur du dernier livre du philosophe, politologue et historien des idées Pierre-André Taguieff –Une France antijuive? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe (CNRS Éditions, 2025).

Dans cet essai brillant et iconoclaste, Pierre-André Taguieff explore et analyse les formes les plus récentes de la haine antijuive, portée par un antisionisme radical mâtiné de complotisme et une islamisation croissante de la cause palestinienne.


Cet intellectuel non-Juif, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique de France (CNRS) et auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages, est l’un des meilleurs spécialistes français de l’analyse des discours antisémites, antisionistes et islamistes.

Il vient de publier aussi un excellent livre sur l’antisémitisme dans la prestigieuse Collection “Que sais-je?” des Presses Universitaires de France (PUF).

Pierre-André Taguieff nous a accordé une entrevue.

La France de 2015 est-elle antijuive?

Je répondrai d’une façon nuancée à cette question. La France n’est pas devenu ou redevenue antijuive, mais il y a une France antijuive dans la France contemporaine. Il ne s’agit pas d’une renaissance, ni d’une résurgence, mais d’une réinvention, d’une nouvelle naissance, offrant au regard socio-historique plus de discontinuités que de continuités, plus de différences que de ressemblances.

Ce qui reste stable, c’est la puissance du rejet, de la haine et du ressentiment, mais aussi du mépris et de la peur, passions négatives qui fusionnent dans la diabolisation, mode de construction de l’ennemi chimérique, dont “le Juif” reste le paradigme et l’emblème. Mais le contexte de la nouvelle configuration antijuive n’est plus national ni européen ou occidental, il est devenu planétaire. L’erreur d’interprétation majeure de l’actuelle vague antijuive consiste à la réduire à un phénomène franco-français, à la penser sur le mode d’une répétition de l’Affaire Dreyfus, ou comme un “retour des années trente” ou à la période 1940-1944.

Selon vous, on peut distinguer aujourd’hui trois France qui sont à la fois étrangères les unes aux autres, séparées et mutuellement hostiles.

Il y a la France urbaine des élites mondialisées, la France périphérique des classes populaires (comprenant une partie importante des classes dites moyennes) et la France des banlieues (des “quartiers populaires” ou des “cités”), où se concentrent les populations issues de l’immigration. Les passions antijuives ont désormais pour foyer principal la population des banlieues de culture musulmane dont la jeunesse est souvent touchée par l’échec scolaire, le chômage et la marginalisation sociale, ce qui la fait basculer parfois dans la délinquance. Cette population est particulièrement sensible à la propagande antisioniste et à l’endoctrinement islamiste, où la haine des Juifs joue un rôle majeur. C’est dans cette troisième France que se trouve le terreau des nouvelles passions antijuives, ainsi que l’armée de réserve du militantisme judéophobe. La “cause palestinienne” y a trouvé ses adeptes les plus inconditionnels, ses militants les plus fanatiques, qui se disent en guerre contre le “sionisme”.

Vous affirmez dans votre livre qu’aujourd’hui en France, la haine antijuive est nourrie par un antisionisme radical. Ça veut donc dire, qu’à vos yeux, le “nouvel antisémitisme” ou la “nouvelle judéophobie” (terme que vous privilégiez dans vos analyses) = l’“antisionisme”?

En effet. Plus précisément, ma thèse est que l’antisionisme radical, dont l’objectif est l’élimination d’Israël en tant qu’État juif, constitue le noyau dur de la nouvelle judéophobie. Encore faut-il définir précisément l’antisionisme que je qualifie de radical, absolu ou démonologique.

Cinq traits permettent de caractériser le style et le contenu du discours des antisionistes radicaux:

1- Le caractère systématique de la critique d’Israël, une critique hyperbolique et permanente faite sur le mode de la dénonciation publique et recourant aux techniques de la propagande (sloganisation, amalgames, etc.).

2- La pratique du “deux poids, deux mesures” face à Israël, c’est-à-dire le recours au “double standard”. Cette pratique systématique de la mauvaise foi, dès qu’il s’agit de l’État juif, conduit à la condamnation unilatérale d’Israël, indépendamment de toute analyse des faits.

3- La diabolisation de l’État juif, traité comme l’incarnation du mal, impliquant une mise en accusation permanente de la politique israélienne fondée sur trois bases de réduction mythiques: le racisme/nazisme/apartheid, la criminalité centrée sur le meurtre d’enfants palestiniens (ou musulmans) et le complot juif mondial (dit “sioniste”), dont la “tête” se trouverait en Israël.

4- La délégitimation de l’État juif, la négation de son droit à l’existence -donc la négation du droit du peuple juif à vivre comme tout peuple dans un État-nation souverain-, ce qui implique d’isoler l’État d’Israël sur tous les plans, en organisant notamment contre lui un boycott généralisé (la campagne BDS -Boycott-Désinvestissements-Sanctions- s’inscrit dans ce dispositif, en tant que visage “humanitariste” donné à une propagande de guerre).

5- L’appel répété à la destruction de l’État juif, impliquant la réalisation d’un programme de “désionisation” radicale, ou plus simplement une guerre d’extermination, où l’Iran nucléarisé jouerait le rôle principal. C’est cet appel à l’éradication qui forme le cœur du programme de l’antisionisme radical, qui, mode de stigmatisation et de discrimination conduisant à la diabolisation de l’État d’Israël, relève du racisme et comporte une claire intention génocidaire.

Aujourd’hui, en France, très nombreux sont ceux qui établissent une analogie entre “islamophobie” et “antisémitisme”. Ce parallèle vous surprend-il?

Il s’agit à la fois d’un argument très élaboré utilisé par les propagandistes antisionistes et d’un cliché désormais installé dans l’imaginaire social. À l’analyse, cette analogie s’avère sans fondement et trompeuse. Mais elle est très répandue dans les milieux politiques et culturels, et fait l’objet de diverses théorisations pseudo-historiques ou pseudo-sociologiques. Sa forme la plus en vogue chez les intellectuels de gauche et d’extrême gauche est ce que j’appelle la “thèse de la substitution”:l’“islamophobie” aurait historiquement remplacé l’antisémitisme en Europe. L’antisémitisme ne serait donc plus qu’un phénomène résiduel, un ensemble de survivances. D’où l’appel de certains “antiracistes” autoproclamés à lutter prioritairement contre l’“islamophobie”, qui serait la forme de racisme dont la montée serait la plus inquiétante. Ce lieu commun, pièce maîtresse de la propagande “antisioniste”, rend aveugle aux évolutions historiques réelles. Car, loin de n’exister qu’à titre de trace d’un passé dépassé, la judéophobie s’est transformée. Elle s’est reconfigurée autour de la diabolisation du “sionisme” et d’Israël.

Selon vous, la “thèse de la substitution” nourrit la confusion entre “islamophobie” et “islamisme radical”.

La “thèse de la substitution” va de pair avec une confusion plus ou moins volontaire ou stratégique, entretenue par les islamistes et leurs alliés gauchistes, entre le rejet de l’islamisme, même sous ses formes jihadistes, et l’“islamophobie” en tant que “racisme anti-musulman” impliquant la haine de l’islam. C’est confondre ce que j’ai appelé, il y a quelques années, l’“islamismophobie” avec l’islamophobie. C’est aussi considérer abusivement l’islamisme, mal connu et mal compris par nombre d’intellectuels, sous l’angle de l’antiracisme et de la défense de la liberté religieuse. Cette confusion qui sert la propagande islamiste s’articule dans une pseudo-explication sociologique: l’“islamophobie” serait la cause principale de l’islamisme radical. Les jihadistes seraient des révoltés qui se seraient simplement trompés de combat. Dès lors, l’islam n’aurait rien à voir avec le jihadisme et lesjihadistes seraient des victimes de sociétés “islamophobes” qui, en les excluant ou les discriminant, les auraient poussés à la délinquance et à l’engagement dans les rangs de Daesh.

Mohammed Merah, Amedy Coulibaly et les frères Kouachi -auteurs d’attentats très meurtriers contre des Juifs et les journalistes de Charlie Hebdo– ont été aussi érigés en victimes d’un “système” impitoyable. En victimes de “l’exclusion”. Ainsi parlent des prédicateurs islamistes ou des militants gauchistes frottés au sociologisme victimaire, dont le discours est relayé par les deux idoles “antisionistes” des “jeunes des quartiers”, Dieudonné et Alain Soral. Cette argumentation implique que les Musulmans n’auraient aucune responsabilité dans le surgissement du phénomène jihadiste.

Expliquez-nous pourquoi, selon vous, “la lutte contre la judéophobie est aujourd’hui indissociable d’une lutte multidimensionnelle contre le terrorisme islamiste, qui ne peut être efficace qu’à la condition d’être menée au plan mondial”.

L’islamisme radical, qui a intégré la cause palestinienne dans sa propagande, est désormais le principal moteur du combat contre les Juifs dans le monde. L’islamisation de la cause palestinienne a atteint un point de non-retour. Le processus enclenché ne peut que se radicaliser et s’étendre. L’impérialisme du Califat mondial est l’avenir de l’islamo-nationalisme palestinien, qui est de moins en moins nationaliste et de plus en plus islamiste. Le jihadisme palestinien n’est plus qu’une variante locale du jihadisme mondial visant les Juifs et les Occidentaux. C’est ce qui explique pourquoi la propagande antisioniste s’est centrée sur la vieille rumeur sloganisée lancée à plusieurs reprises par le “Grand Mufti” de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, au cours des années 1920 et 1930***: “Al-Aqsa est en danger”. Cette rumeur persistante d’un complot juif pour détruire l’un des plus symboliques Lieux saints de l’islam explique la centralité et la récurrence de la question de Jérusalem dans le conflit politico-religieux opposant Juifs sionistes et Palestiniens musulmans. On sait que c’est cette rumeur qui a été à l’origine de la seconde Intifada, avant de revenir à l’automne 2015 pour justifier une nouvelle vague d’attaques terroristes contre des Israéliens. Elle présente l’avantage, pour la propagande palestinienne et ses variantes islamistes, de provoquer mécaniquement la sympathie et la solidarité de tous les Musulmans, qu’ils soient sunnites ou chiites. Les islamistes radicaux ont intégré depuis longtemps le thème de l’accusation dans leur discours de propagande pour nourrir un antisionisme radical et démonologique puissamment mobilisateur.

La lutte contre la judéophobie n’est-elle pas un combat plutôt utopique?

La lutte contre la nouvelle judéophobie est devenue une tâche redoutable et complexe, plus difficile que jamais à accomplir avec efficacité. La raison en est simple: la nouvelle judéophobie islamisée se caractérise désormais par sa diffusion planétaire, qui lui fait perdre une grande partie de ses traits nationaux. Il est vain de lui chercher des origines exclusivement nationales comme de lui supposer des objectifs seulement nationaux. Dès lors, il est difficile de définir un programme strictement national de lutte contre les formes nouvelles de la haine des Juifs. La lutte contre la judéophobie doit être globalisée. La question est de savoir comment dans un monde saisi par une fragmentation conflictuelle?

Le phénomène judéophobe étant l’effet de plusieurs causes ainsi que des interactions de ces dernières, il faudrait pouvoir agir sur la plupart d’entre elles pour espérer au moins limiter les dégâts. Le jihadisme, c’est-à-dire l’ennemi visible, se fonde sur une vision du monde qui s’oppose absolument à la modernité occidentale, en particulier à la sécularisation et au pluralisme caractérisant les sociétés libérales-démocratiques.

La question devient dès lors de savoir pourquoi les sociétés démocratiques occidentales sont rejetées par certains Musulmans qui y vivent, souvent dans de meilleures conditions qu’ailleurs, et sont considérées par ces derniers comme étant intrinsèquement corrompues et corruptrices. C’est la raison pour laquelle la réponse répressive ne suffit pas. La vieille question de la lutte intellectuelle contre le fanatisme à base religieuse revient à l’ordre du jour. Il est encourageant de voir un certain nombre d’intellectuels ou de responsables musulmans prendre des positions claires et courageuses sur la question.

Deux fronts me paraissent devoir être privilégiés: d’une part, lutter contre la progression de l’imprégnation islamiste dans les milieux de culture musulmane et, d’autre part, entraver la diffusion de la vulgate propalestinienne qui s’opère aujourd’hui dans la plupart des milieux sociaux et culturels, avec l’israélophobie qui l’accompagne, relayée par de nombreux médias. La campagne dite BDS jouant un rôle croissant dans la délégitimation d’Israël et son isolement dans l’espace international, c’est sur le caractère démagogique de cette campagne qu’il faut faire porter les efforts d’analyse critique et de démystification.

Comment envisagez-vous l’avenir des Juifs en France?

Il est légitime de s’interroger aujourd’hui sur l’avenir des Juifs en France. La récente flambée de violences antijuives signe-t-elle la fin du “franco-judaïsme” longtemps donné comme l’exemple emblématique du bon fonctionnement de l’assimilation à la française? Annonce-t-elle l’effacement du mythe du “vivre ensemble” que le “creuset républicain” aurait rendu possible? Les Juifs de France, dont les libertés sont menacées tandis que leur sentiment d’insécurité s’accroît après chaque agression, vivent désormais sous la menace d’un terrorisme jihadiste endogène dont les acteurs sont nés en France et possèdent le plus souvent la nationalité française. On observe une montée du pessimisme chez les élites, diagnostiquant un déclin irréversible de la puissance d’intégration de la France républicaine, devenue une mosaïque de communautés séparées, rivales et mutuellement hostiles.

Désormais, les Français Juifs doivent vivre comme une minorité protégée. Certains en concluent que le modèle républicain d’intégration, ébranlé par les récentes vagues migratoires de culture musulmane et les signaux envoyés par la multiplication des actes antijuifs, a fait faillite. L’augmentation récente du nombre de candidats à l’Aliyah, ou au départ vers l’Amérique du Nord, montre que ce diagnostic pessimiste s’est largement répandu. Mais il est loin d’être partagé par la majorité des Juifs de France, qui continuent de se sentir des citoyens français et fiers de l’être, en dépit des menaces qu’ils perçoivent. Un exode massif des Juifs de France, et plus largement d’Europe, signerait la victoire de l’islamo-terrorisme et de ses complices en terres démocratiques. Nous n’en sommes heureusement pas là. Mais l’avenir demeure incertain



[jssnews.com]

***Le massacre d'Hébron de 1929, auquel il est également fait référence en tant que pogrom d'Hébron, s'est produit le 24 août 1929 dans la ville d'Hébron, en Palestine mandataire. Des Arabes y massacrent 67 Juifs, dont 24 étudiants, en blessent 53, pillent des maisons juives et des synagogues. 435 Juifs survivent indemnes, dont 300 environ grâce à l'intervention de voisins arabes.

Ces attaques, qui font suite à des rumeurs à propos d'évènements à Jérusalem, selon lesquelles les Juifs essayeraient de conquérir les Lieux Saints, sont parmi les plus importantes de celles liées aux émeutes de Palestine en 1929 et qui font un total de 133 Juifs et 116 Arabes tués. Les autorités britanniques évacuent la population juive après les événements qui mettent un terme à une présence juive de plusieurs siècles à Hébron.





L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: andre (IP enregistré)
Date: 26 octobre 2015 a 09:50

Manifestation à Casablanca, dimanche 26 Octobre 2015

Absoluement à voir!!

C´est révoltant!

[www.facebook.com]

"A"

L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 26 octobre 2015 a 14:58

Citation:
andre
Manifestation à Casablanca, dimanche 26 Octobre 2015
Absoluement à voir!!

C´est révoltant!



"A"


C'est repugnant ! La propagande antisemite apparemment porte et les autorités permettent ce genre de défoulement afin de faire dévier les foules des vrais problèmes.

Une autre excite fanatique s'exprime : Sur Al-Aqsa TV : « Nous ne laisserons pas un seul juif sur notre terre islamique – aucun enfant, aucun adulte, aucun colon, qu’il soit d’origine occidentale ou orientale. Aucun Juif ne demeurera sur la terre de l’Islam et des musulmans »

Et dire qu'il y en a encore qui croient que le problème est territorial. Il ne l'est pas et ne l'a jamais été. Le malheur c'est qu'on ait laisse la situation parvenir a un tel degré d'échauffement.




[www.memri.fr]




L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: andre (IP enregistré)
Date: 26 octobre 2015 a 16:00

et voila la suite....

[www.jpost.com]

"A"

L´anti-sémitisme à travers le monde / une tache pour le Maroc
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 28 octobre 2015 a 14:19

Suite aux graves dérapages qui ont eu lieu dimanche dernier, lors de la manifestation de soutien à la Palestine, une pétition qui s'adresse directement au gouvernement, tire la sonnette d'alarme





Petitioning A Messieurs les Ministres de la Justice et de l'Intérieur marocains
Pour la condamnation des appels au crime contre les Juifs au Maroc
Collectif des citoyens marocains contre l'incitation au meurtre des Juifs au Maroc


Citation:
Messieurs les ministres de la Justice et de l'Intérieur du Maroc,

Nous sommes un collectif de citoyens marocains juifs et musulmans.
Nous souhaiterions par la présente pétition vous interpeller sur les dérapages très inquiétants qui ont émaillé la manifestation de soutien à la Palestine organisée hier à Casablanca, place Sraghna et jusqu'à l'intersection des boulevards 2 Mars et Al Fida.

En effet, lors de cette marche dite de solidarité envers le peuple palestinien, des mises en scènes appelant explicitement au meurtre des juifs ont été tenues par des organisateurs de l'événement. On a pu ainsi voir des jeunes mimant des  émeutiers palestiniens, le visage couvert, et pointant des fusils sur le dos d'autres hommes déguisés en juifs religieux.

Les photos circulant sur les réseaux sociaux montrent également des enfants munis d'armes en plastique ou encore piétinant des étoiles de David, symbole du judaïsme.
S'il est parfaitement du droit de tout citoyen de manifester publiquement son soutien pour une cause qu'il estime juste, il est en revanche illégal d'appeler au meurtre de personnes en raison de leur appartenance confessionnelle.

Ces théâtralisations morbides, orchestrées par des parties inconnues et rappelant les pires mises en scène des groupes terroristes, ont semé indignation et effroi parmi les membres de la communauté juive marocaine au Maroc et à travers le monde, mais aussi parmi de nombreux marocains musulmans. Ces dérapages clairement antisémites et au ton assassin sont très préoccupants pour la sécurité physique des citoyens marocains de confession juive et pour le vivre-ensemble dans notre pays.

Ils vont aussi à l'encontre des valeurs de pluralisme et de tolérance prônées par la loi suprême du Royaume, qui rappelons-le, reconnait l'influence hébraïque comme composante indéniable et deux fois millénaire de l'identité marocaine.
Ces dérives déplorables sont également contraires aux directives royales appelant à oeuvrer pour la préservation de la coexistence judéo-musulmane au Maroc, modèle unique en son genre dans le monde musulman.

Par conséquent, nous, collectif de citoyens marocains juifs et musulmans, vous appelant à prendre les mesures nécessaires afin d'identifier les auteurs et les acteurs de ces dérapages et de les traduire en justice. Il en va de l'avenir et de la paix sociale de notre cher pays. 

Cordialement

Le Collectif des Citoyens Marocains contre l'incitation au meurtre des Juifs au Maroc

Coordinatrice générale: Mouna Izddine

email: mouna.izddine@gmail.com

 

Ci-dessous la version de la pétition en anglais: 

In Condemnation of calls of violence to Moroccan Jews
Collective of Moroccan Citizens against the incitement to kill Jews in Morocco.

 
Dear Moroccan Ministers of Justice and of the Interior,


We are a group of Muslim and Jewish Moroccan citizens. This petition has been written with the purpose to express to you our grave concern regarding the serious and dangerous incitement present during the manifestation supporting Palestine which was organized yesterday in Casablanca starting at place Sraghna which arrived to the Boulevards 2 Mars and Al Fida. During the march which was supposed to be in solidarity with the Palestinian people, there were theatrical montages which explicitly called for killing Jews. These montages were put on by the event’s organizers. We saw youth miming Palestinian protesters, with covered faces and pointing rifles towards other men dressed up as religious Jews. The photographs that are circulating in social media also show children that have toy arms and others walking on the star of David, a Jewish symbol.

Even though it is of course every citizen’s right to publicly manifest their support for a cause that they consider just, it is obviously illegal to call for someone’s death because of their religious beliefs. These morbid theatrical montages, which were orchestrated by unknown parties look like terrorist group montages elsewhere and created fear and anger within Moroccan Jews in Morocco and throughout the world, as well as within many Moroccan Muslims. This incitement which was clearly antisemitic and with a violent tone is of grave concern for the physical security of Jewish Moroccan citizens, and for the continuation of our country’s exemplary religious tolerance. These actions are directly against the values of plurality and tolerance that our country holds in its highest constitutional law which recognizes the Hebraic influence as an undeniable and twice millenary component of Moroccan national identity. These deplorable acts are also contrary to the King’s directives to work towards the preservation of Jewish and Muslim coexistence in Morocco, which is a unique and exemplary model in the Muslim world.

Consequently, we a collective of Jewish and Muslim citizens, call upon you to take the necessary measures to identify the authors of this incitement and to take them to justice. The future and the social peace of our country depend on it.


Cordially,
The Collective of Moroccan Citizens against the incitement to kill Jews in Morocco

 

 




L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: derka (IP enregistré)
Date: 28 octobre 2015 a 23:31

Je ne vois pas ce que va faire un gouvernement islamiste contre des islamistes plus fanatique que lui qui prétendent défendre alqods.
Mon pays est en daechisation, en témoigne cette manifestations d'abrutis, le lynchage des filles en short et de soit disant homosexuel.
Alors que ce sont les juifs qui se font attaquer aux couteaux ces imbéciles trouvent le moyen de manifester car avec l'étiquette palestinienne et l'étiquette alqods tout peut passer

L´anti-sémitisme à travers le monde
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 29 octobre 2015 a 09:22

L'antisemitisme devenu depuis 1948 l'anti-israelisme a permis à presque tous les pays de la planète de qualifier le mur de protection erigé pour tenter d'empêcher les attentats , de tous les noms possibles pour diaboliser les Juifs.Mur de la honte ,mur d'apartheid ...et tous les visiteurs vont y peleriner pour en faire un nouveau mur de lamentations sur le sort des terroristes privés de la liberté de faire couler le sang juif.

La justice immanente ,celle de l'Eternel finit enfin par se manifester en notre faveur en obligeant tous les pays à ériger des murs ,non pas contre des terroristes mais contre des millions de personnes qui les fuient et cherchent un refuge.

Et ces barrières fils de fer barbelés rappellent furieusement celles d'Auchwitz .Comment et quand nos détracteurs si prompts à reagir contre notre barrière qualifieront-ils les leurs ?

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