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Infos d israel
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 06 juillet 2016 a 14:51

pendant que la planète se concentre sur les actions defensives d'Israel pour les denoncer comme des "crimes" ,les Israeliens se concentrent sur les moyens d'ameliorer les moyens scientifiques de protéger la nature !!


CRISPR/Cas9, la révolution qui supplante les OGM
En mutant un seul gène chez le concombre, des chercheurs ont rendu la plante résistante à des virus dévastateurs.
Pierre Kaldy
BIOLOGIE
La technique de modification génétique ciblée CRISPR/Cas9 permet de reproduire des mutations naturelles protectrices chez les plantes cultivées.
En mutant un seul gène chez le concombre, des chercheurs israéliens ont rendu la plante résistante à des virus dévastateurs de récoltes dans le monde, les potyvirus. « Ce résultat est très intéressant, souligne Christophe Robaglia, du Laboratoire de génétique et de biophysique des plantes (université Aix-Marseille), car beaucoup de plantes cultivées, dont la tomate, la pomme de terre, le melon et la courgette, pourraient à terme être protégées de ces virus très destructeurs. »
Pour déjouer l’attaque virale dans les cellules, les chercheurs du ministère de l’Agriculture israélien au Volcani Center ont muté le gène d’un facteur cellulaire indispensable à ces virus appelé eIF4E. « En 2002, nous avons identifié ce facteur avec une équipe Inra d’Avignon et montré que sa mutation chez des variétés naturelles de piment les protège des potyvirus », précise le chercheur.

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 06 novembre 2016 a 20:24

Israël condamne "une tentative provocatrice pour réécrire l'histoire" et effacer le lien des Juifs à leur pays
Il semblerait se considérer comme les vrais Juifs,,, mais,,, pas les Israéliens !


L'Autorité palestinienne se prépare à déposer une nouvelle plainte auprès de l'Unesco visant à récupérer les fameux manuscrits de la mer Morte, qui se trouvent actuellement en Israël, a rapporté samedi soir la radio israélienne Reshet Bet.

"C'est une nouvelle tentative provocatrice et audacieuse des Palestiniens pour réécrire l'histoire et effacer notre lien avec notre pays", a déclaré l'ambassadeur d'Israël à l'Unesco, Carmel Shama-Hacohen.

"Les manuscrits de la mer Morte sont des preuves archéologiques évidentes de la présence du peuple juif sur la terre d'Israël", a-t-il ajouté.

Les 900 manuscrits, parchemins et papyrus, retrouvés entre 1947 et 1956 dans des grottes à Qumrân, au-dessus de la mer Morte, sont considérés comme l'une des plus importantes découvertes archéologiques de tous les temps. Ils comprennent des textes religieux en hébreu, en araméen et en grec, ainsi que le plus vieil Ancien Testament connu.

Les documents les plus anciens remontent au 3e siècle avant Jésus Christ et le plus récent a été rédigé en l'an 70, au moment de la destruction du second Temple juif par les légions romaines.

Le site de Qumrân a été sous domination britannique, puis jordanienne au moment des découvertes des manuscrits.

DR
DR
"Fragment de manuscrit de la mer morte"

Il est maintenant situé dans la zone C de Cisjordanie, qui est sous contrôle civil et militaire israélien.

Or, l'Autorité palestinienne considère la zone C comme faisant partie de son futur Etat.

Qumrân se trouve sur la liste des zones préservées que l'AP veut voir enregistrées comme faisant partie de l''Etat de Palestine" sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Les Palestiniens ont par ailleurs l'intention de saisir le Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d'origine ou de leur restitution en cas d'appropriation illégale, comité qui agit à titre consultatif auprès de l'Unesco.

Selon Shama-Hacohen, les Palestiniens ont porté la question de façon informelle au comité à Paris à la fin du mois de septembre.

Ils ont demandé au comité d'aider l'Autorité palestinienne à récupérer les rouleaux, prétendant qu'étant donné l'emplacement de leur découverte, il s'agit de documents historiques qui appartiennent aux Palestiniens. L'AP a l'intention de soulever la question, cette fois officiellement, lorsque le comité se réunira à nouveau l'année prochaine, a-t-il ajouté.

Des représentants de l'Autorité des Antiquités d'Israël présents à la réunion ont soumis un rapport à ce sujet au ministère des Affaires étrangères à la fin de cette semaine.

La campagne palestinienne pour revendiquer les manuscrits de la mer Morte intervient après une série de résolutions adoptées à l'Unesco qui ignorent les liens qui unissent les Juifs au Mont du Temple, dans la Vieille ville de Jérusalem.

[www.i24news.tv]

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 07 novembre 2016 a 15:41

BDS Egypte : La France a forcé Orange à s’excuser auprès de Netanyahou, mais BDS Egypte avait déjà obtenu le départ d’Orange d’Israël

Rami Shaath, membre fondateur du BDS égyptien, a déclaré que la pression exercée par le mouvement avait conduit la société française de télécommunications Orange à prendre des mesures pour cesser ses opérations en Israël. S’exprimant sur Masr Al-Arabia le 15 juillet 2016, Shaath a déclaré que le mouvement BDS en Egypte avait exigé qu’Orange se retire du marché israélien, avertissant que les pertes se compteraient en milliards si Orange n’obtempérait pas. Selon Shaath, même si le gouvernement français et Orange, « sous pression », s’étaient excusés auprès de Netanyahou, des mesures avaient d’ores et déjà été prises pour que la société quitte Israël.



Extraits :

Rami Shaath : La première affaire dont nous avons du nous occuper fut celle de la société Orange. Sa branche en Egypte était appelée Mobinil avant de devenir officiellement Orange. Nous avons commencé de la même manière. Nous avons tenu une conférence de presse, dans laquelle nous avons présenté un rapport exhaustif sur la présence d’Orange en Israël, sur ses liens avec l’entité sioniste, et sur son rôle dans le soutien des guerres de Gaza de 2012 et 2014. Cette société a produit des équipements afin d’améliorer la réception pour les soldats à la frontière avec Gaza. Elle a organisé des distractions pour les soldats, leur a offert des minutes gratuites pour appeler leurs familles. Allez tuer les Palestiniens, et nous nous chargeons de vous divertir. […]

Nous avons demandé à notre peuple de les boycotter. Orange et Mobinil, sa branche égyptienne, ont commencé à négocier avec nous, ou du moins ont exprimé leur désir de négocier. Nous avons salué cette volonté. Nous sommes toujours prêts à négocier. Nos [conditions] de négociations étaient claires : Quittez Israël, annulez vos contrats criminels et opprimants pour le peuple palestinien, arrêtez de soutenir le meurtre et d’en bénéficier, ensuite, nous vous accueillerons en Egypte et ailleurs. Si vous n’obtempérez pas, nous renforcerons la campagne en Egypte, et bientôt, il y aura des campagnes en Afrique du Sud, au Maroc et en Jordanie, et vous recevrez des coups partout pour vous forcer à quitter Israël. Vous pouvez quitter Israël calmement, ou vous pouvez le quitter après avoir essuyé des pertes en milliards.

Ils ont rétorqué : « D’accord, mais nous avons des contrats, et nous perdrons de l’argent si nous les annulons tout de suite. Que voulez-vous qu’on fasse ? » Nous avons répliqué : « Vous attendez de nous qu’on vous dise quoi faire ? » Je leur ai écrit une déclaration en ces termes : « Nous, à Orange, condamnons ce que fait Orange Israël, et le considérons comme un crime contre le peuple palestinien, une violation du droit international. Nous discuterons de la manière de quitter Israël conformément à la loi. » Nous leur avons dit que s’ils faisaient leur cette déclaration, nous réduirions la pression, jusqu’à ce qu’ils quittent Israël.

Ils ont accepté cette suggestion. Le PDG d’Orange en France a tenu une conférence de presse et a fait des déclarations en ce sens. En Israël, ils sont devenus fous. Netanyahou a commencé à maudire Orange et notre campagne, ainsi que Tzipi Livni et leur représentant à l’ONU.

La France a dû intervenir car Orange est une société française. Ils ont exercé des pressions sur Orange pour qu’elle présente ses excuses à Israël, pour les propos tenus par le PDG en raison de la campagne égyptienne. Le gouvernement français et Orange se sont effectivement excusés auprès de Netanyahou suite à ces pressions, mais à ce moment-là, des mesures avaient déjà été prises pour organiser le départ de la société d’Israël.

[www.memri.fr]

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 09 novembre 2016 a 08:49

Enorme surprise : Trump en tête (info # 010911/16) [Breaking News]

© Metula News Agency

Métula, mercredi 06h35, 05h35 à Paris


Le moins que l’on puisse dire est que la nuit électorale américaine que nous sommes en train de vivre n’a rien à voir avec ce que prévoyaient les media américains et européens ainsi que la totalité des instituts de sondage.

Clairement, et s’il n’est toujours pas possible, à 5h du matin, heure de Paris, ce mercredi 9 novembre, de dire, à coup sûr, qui sera le prochain président des Etats-Unis, c’est bien Donald Trump qui est désormais le mieux placé pour franchir en vainqueur le perron de la Maison Blanche.

Il n’y a pas que les spécialistes de la Ména pour le pressentir. Le très Démocrate New York Time, au moment où nous rédigeons cette breaking, avance également qu’il existe 80% de probabilités que Trump l’emporte.

Le décompte final sera certes serré afin d’obtenir les 271 "grands électeurs", synonymes de l’accession à la présidence ; à l’aube de ce mercredi, le score intermédiaire des "grands électeurs" est de 209 pour Clinton à 232 pour Trump.

Une chose est déjà sûre : les Républicains conservent la majorité à la Chambre des Représentants à Washington et ils ont de bonnes chances de gagner la majorité au Sénat.

Beaucoup plus significatif encore quant au déroulement de cette soirée : en termes du nombre global des votants, le candidat Républicain mène la danse avec plus de 42 millions de bulletins en sa faveur, soit 49,1% des suffrages exprimés, contre un peu moins de 40 millions, et respectivement 46,6%, pour l’ex-Secrétaire d’Etat.

La clé principale du scrutin se situe, comme souvent, dans le vote de la Floride, que tous les instituts de sondage accordaient à Madame Clinton. Or, après le dépouillement de 96% des bulletins, c’est Donald Trump qui y fait la course en tête, avec 49,1% des voix contre 47,7% à Hillary Clinton ; la victoire en Floride rapportera 29 "grands électeurs" au candidat qui l’emportera.

Cela signifie, en nombre de voix, que sur environ 9 millions de bulletins dépouillés en Floride, le magnat de l’immobilier en possède 132 000 d’avance sur sa concurrente. Or, de l’avis des experts de la Ména, qui n’ont cessé d’analyser le déroulement du vote, il ne reste pas suffisamment de voix à attribuer dans les comtés emportés par les Démocrates en Floride pour refaire ce retard.

Lors, à moins d’une nouvelle surprise, la Floride tombera dans l’escarcelle de Trump.

Un Trump qui mène aussi la danse dans le New Hampshire, après le décompte de 62% des bulletins, en Caroline du Nord, après 93%, et qui a remporté la course dans l’Ohio, alors que le sort du scrutin dans ces Etats était à la fois indécis et capital.

Il faudra attendre encore quelques heures pour connaître le nom du 45ème président des Etats-Unis d’Amérique, et cela pourrait bien être Donald Trump, déjouant tous les pronostics.

Au moment de mettre sous presse, en effet, le Républicain mène également confortablement en Arizona, en Géorgie, dans l’Iowa, dans le New Hampshire, dans l’Utah, dans le Nebraska et dans le Wisconsin ; il est aussi en tête, quoiqu’au coude à coude, dans le Michigan.

Une éventuelle victoire de Donald Trump marquerait un changement radical dans la politique domestique et étrangère des USA, qui trancherait de manière abrupte avec celle suivie pendant 8 ans par Barack Obama.

En ce qui concerne l’attitude de Washington à l’égard d’Israël, on se rappelle les promesses du candidat Trump, notamment de dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran et de transférer l’ambassade étasunienne de Tel-Aviv à Jérusalem, la capitale de l’Etat hébreu.

Mais rien n’est encore fait et la victoire se jouera à quelques voix de "grands électeurs" près. Quant aux analyses de la future politique du "Président Trump", elles viendront en leur temps, avec toute la minutie voulue. Si la tendance se confirme, on commencera par observer l’émoi de la planète, lorsque le jour se lèvera sur l’Europe et l’Amérique.

DERNIERE MINUTE : nous confirmons à l’instant la victoire définitive de Trump en Floride.

Madame Clinton vient de donner des premiers signes de résignation, affirmant à son entourage dans sa villa de New York : "Cette équipe a tant de raisons d’être fière. Peu importe ce qui se passe ce soir".


Metula News
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Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 11 novembre 2016 a 23:46

Le Premier ministre russe à Yad Vashem« La mémoire des six millions de Juifs qui ont péri durant l’Holocauste – exemple de l’indifférence et des crimes terribles du vingtième siècle – devrait être gravée dans l’histoire de l’Humanité pour l’éternité, » a déclaré MedvedevTIMES OF ISRAEL STAFF 11 novembre 2016, 15:01

Le Premier ministre de la fédération russe, le docteur Dmitry Medvedev a visité aujourd’hui Yad Vashem dans le cadre de sa visite officielle dans l’Etat d’Israël.

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Le Premier ministre a été salué par le président de Yad Vashem Avner Shalev. Le Premier ministre était accompagné par plusieurs membres de son gouvernement.


Au cours des dernières années, Yad Vashem a travaillé sur des initiatives conjointes en Russie, dont un nouveau Centre d’Enseignement interactif appelé « La guerre de l’Holocauste : Pensées sur le passé et sur l’avenir », qui a ouvert ses portes en janvier 2016 au Musée Juif et Centre de la Tolérance de Moscou.

De plus, il y a un an, en ce même jour de la victoire, l’Institut International de la Recherche sur l’Holocauste avait inauguré le Centre pour la recherche sur l’Holocauste en Union Soviétique Moshe Mirilashvili.

Le centre Mirilashvili a été créé pour consolider et accroître les recherches antérieures et les initiatives pédagogiques menées par Yad Vashem dans le domaine de l’histoire de l’Holocauste en URSS.

Alors qu’il était à Yad Vashem, le Premier ministre Medvedev a visité le Musée de l’Histoire de l’Holocauste, rallumé la flamme éternelle et déposé une couronne durant une cérémonie de commémoration organisée dans le Hall du Souvenir.

Il s’est rendu devant le mémorial consacré aux enfants et signé le livre d’or de Yad Vashem.

Le Premier ministre Medvedev a déclaré durant sa visite à Yad Vashem qu' »il est très important pour nous de comprendre la nature de la dévastation de l’Holocauste. C’est effrayant de voir l’ampleur même des horreurs subies par les victimes d’une nation entière, le peuple juif ».

Medvedev a également salué la veille l’amélioration des relations bilatérales, soulignant les « valeurs spéciales » qu’ont en commun les Russes et les Israéliens.

« Chaque fois que je viens en Israël, je m’y sens chez moi », a-t-il expliqué.

« Nos pays affrontent des défis communs, le terrorisme en premier lieu. Le terrorisme menace le monde entier mais dans cette région, cette menace est ressentie de manière particulièrement forte. »

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2016 a 08:32

Alexandra commente Bataclan

Alexandra Laignel-Lavastine : les attentats vus de Seine-Saint-Denis

La philosophe Alexandra Laignel-Lavastine, qui habite en Seine-Saint-Denis, a interrogé les jeunes de son quartier dès le matin du 14 novembre. Les propos qu'elle a recueillis sont glaçants.


Alors qu'en ce lugubre matin du samedi 14 novembre, la France était en état de choc et le monde glacé d'effroi, comment les jeunes de mon quartier, dans le 93, avaient-ils vécu, eux, les carnages de la nuit? Un vague espoir m'avait saisi: et si les tueurs islamistes venaient, par ce bain de sang, de s'aliéner un peu leurs admirateurs de banlieue, généralement fascinés par leurs «exploits guerriers»? Dans cet univers clos et à la dérive, où la fêlure morale est souvent vertigineuse, le principe qui prédomine est en effet celui de la valeur contraire. Les décapitations en ligne, les prières de rue et le voile intégral horrifient ou dérangent? Ils «kiffent» puisqu'ils «niquent la France». Mais cette fois? Se pouvait-il que les images atroces des tueries les laissent de marbre et ne suscitent pas l'ombre d'un écœurement ou d'une identification aux victimes? En s'en prenant au public jeune et festif d'un concert de rock ; pis, en ciblant les spectateurs d'un match de foot, leur passion, de surcroît au Stade de France, situé à quelques encablures de là et où ils auraient tous pu se trouver, les tueurs de Daech n'avaient-ils pas commis une erreur d'appréciation? J'avoue que je m'attendais au moins à un vague: «Là quand même, ils abusent!». Je descends au bistrot du coin vers 10 heures.

« Pourquoi horribles ? », me lance-t-il d'un air hostile, « tu crois quand même pas ce qu'ils nous racontent ! ». Ma crédulité lui fait même « pitié » : « Réfléchis trois secondes : un musulman, ça tue pas. Tuer, chez nous, c'est haram. C'est marqué dans le Coran »

Première surprise: rien n'y laisse deviner qu'une tragédie vient de frapper le pays. La télé est pourtant allumée au-dessus du comptoir, le film des événements passe et repasse en boucle. La clientèle, exclusivement masculine, regarde du coin de l'œil, mais personne ne semble concerné. J'interroge le patron, les yeux rougis par l'absence de sommeil, un sympathique arabe chrétien qui se définit comme «assyro-babylonien»: «J'y crois pas», me dit-il à voix basse. Depuis que j'ai ouvert à 8 heures, les gens parlent de tout et de rien, mais surtout pas de ce qui vient de se passer. C'est biz as usual: circulez, y'a rien à voir». Je m'attable avec Malik, en train de boire son café, le visage fermé. Je lui dit qu'il a une mine fatiguée et qu'il y a de quoi après les massacres horribles des dernières heures. «Pourquoi horribles?», me lance-t-il d'un air hostile, «tu crois quand même pas ce qu'ils nous racontent!». Ma crédulité lui fait même «pitié»: «Réfléchis trois secondes: un musulman, ça tue pas. Tuer, chez nous, c'est haram. C'est marqué dans le Coran». Je tente la carte bobo nunuche bien-pensante: l'islam est certes une religion-de-tolérance-et-de-paix, mais il peut y avoir de mauvais musulmans, des fanatiques qui le déforment et s'en servent à de vilaines fins politiques. «C'est quoi ces conneries?», poursuit-il. «Un communiqué, ça se fabrique, c'est comme les images: tout est bidon». Et comme un musulman ne peut donc être un meurtrier, il faut bien que «y'ai un truc derrière tout ça». Le raisonnement est implacable. Aussi brillant que celui d'Emmanuel Todd et d'une bonne partie de la doxa de gauche politiquement correcte, pour qui il ne s'agissait déjà plus, quatre mois après «Charlie», de combattre l'islamisme, mais le «laïcisme radical» porté par les néo-réactionnaires, très vite tenus, en toute indécence, pour les coupables indirects des crimes de janvier.

« T'sé quoi Madame, avec tout mon respect : les gros salauds, les barbares, les criminels qu'faudrait régler à la kalach, c'est les Juifs ! Mais ça, tu pourras pas l'écrire dans ton journal vu qu'ils contrôlent tout ». Vraiment tout ? « Nan, en fait, seulement 80 % », estime Kamel, plus raisonnable et qui dispose de chiffres plus… exacts. .

Entre temps, les copains de Malik sont arrivés et ils se mêlent à la conversation. Nidal, passablement agressif, renchérit: «La vérité, de toute façon, on l'a connaît: c'est un complot contre nous et contre l'islam, comme avec Merah et le reste». Le reste? Un autre m'éclaire de façon assez prévisible en m'expliquant que les chambres à gaz seraient une «invention sioniste», le 11-Septembre un complot du Mossad et le massacre de Charlie-Hebdo un coup monté de la DCRI. «Tu vois, les Kouachi. J'ai un copain qui les connaissait bien. Il m'a dit que le deuxième frère était mort en 2009. C'est pas une preuve, ça? Le but, c'est de salir les musulmans». Avant, m'expliquent-ils, ils ne disposaient que de la version officielle que leur servaient «les médias». Désormais, ils possèdent un savoir inaccessible au profane: «On peut plus nous enfumer». À ce propos, je leur demande quels sont leurs sites préférés: Dieudonné, Soral, Médiapart, oumma.com, les Indigènes de la République? Ils ne comprennent pas le sens de ma question: «Internet, quoi, YouTube. Tu connais YouTube?». Je n'insiste pas, voyant que la notion même de source leur échappe. Je me résigne aussi assez vite à laisser de côté la question de la vraisemblance dudit complot — la paranoïa conspirationniste étant par définition immunisée contre tout démenti en provenance des faits —, pour m'intéresser aux chefs d'orchestres cachés: un complot, mais orchestré par qui? «Justement, on le saura jamais», dit Kevin d'un air grave et dubitatif. «Tu déconnes!», s'énerve Réda qui prend à son tour la parole avec véhémence: «T'sé quoi Madame, avec tout mon respect: les gros salauds, les barbares, les criminels qu'faudrait régler à la kalach, c'est les Juifs! Mais ça, tu pourras pas l'écrire dans ton journal vu qu'ils contrôlent tout». Vraiment tout? «Nan, en fait, seulement 80 %», estime Kamel, plus raisonnable et qui dispose de chiffres plus… exacts. Son voisin, un peu gêné devant moi, tient lui aussi à… nuancer: «Les Juifs, enfin les sionistes plutôt. C'est eux les grands caïds. Même l'État français est une marionnette entre leurs mains». Tous acquiescent avec vigueur et considèrent, pour de mystérieuses raisons, que seul Poutine, «un mec génial», pourrait nous «sauver».

« Même les Français en ont marre, ils sont plus chez eux avec ces Juifs pourris. Or on a quand même le droit de se sentir chez soi, c'est normal ! »

Les trois mots magiques — «Juif», «sioniste» et «complot» — étant lâchés, ces vocables ont aussitôt pour effet d'échauffer le groupe, toujours aussi peu disposé, autour de midi, à verser une larme de compassion, même une toute petite, envers les morts et les blessés de la nuit. Une insensibilité et une indifférence absolues. Tandis que je songe à la réflexion d'Hannah Arendt sur le fait que c'est aussi dans le vide de la pensée et l'incapacité d'être ému que la barbarie se déploie, voilà que Toufik infléchit avec succès la discussion sur les francs-maçons, «les alliés du grand caïd» qui, manifestement, les passionnent. Et d'ajouter: «De toute façon, en France, c'est simple: si tu fais pas partie d'une loge, t'as pas de boulot». Son pote le coupe: «Faut pas oublier non plus Sarko et sa bande qui, après avoir vendu cinq tonnes d'or aux Américains pour une bouchée de pain, se sont tous tirés à Tel-Aviv». Son voisin complète: «Même les Français en ont marre, ils sont plus chez eux avec ces Juifs pourris. Or on a quand même le droit de se sentir chez soi, c'est normal!». J'ose faire remarquer que Nicolas Sarkozy a pourtant l'air de se trouver physiquement à Paris. «Ben c'est normal, vu que c'est Rockefeller qui dirige BFM et iTélé». J'admet que je n'y avais pas pensé… De toute façon, «ils sont tous islamophobes, faut arrêter de nous stigmatiser», conclut un autre.

Là, il me sidère: ces jeunes esprits déstructurés, abreuvés aux discours de haine et aux fantasmes complotistes, ont en même temps très bien capté le prêt-à-penser du jour et l'intérêt qu'ils pouvaient en retirer, entre chantage à l'islamophobie, vulgate du padamalgame (les procès en dérive «néo-réac», ils ne connaissent pas encore) et complaisance victimaire. Il est vrai que l'axiome de Malik — «Un musulman, ça tue pas» — rejoint le principe intangible de la bien-pensance contemporaine, à savoir que le Mal ne saurait en aucun cas surgir du camp du Bien, celui des anciens «damnés de la terre». D'où l'exploit d'Edwy Plenel qui, en 2013, osait encore parler d'un «terrorisme dit islamiste».

C'est ainsi que sans ces territoires occupés de la pensée progressiste, toute à son déni idéologique du réel, Les Territoires perdus de la République*, un livre qui réunissait dès 2002 les témoignages alarmés de professeurs du secondaire, aurait pu permettre de faire — à temps? — le bon diagnostic. La gauche, dont la lâcheté fut affligeante, a préféré le bouder et le considérer comme raciste: comment osait-on constater une offensive salafiste dans certains quartiers? Scandaleux. Résultat: la France enregistre quinze ans de retard à l'allumage face à la menace représentée par un islam qui se radicalise. À se demander où réside le plus horrifiant. Dans cette perte absolue de repères parmi une jeunesse pourtant née et éduquée en France? Ou dans le manque de courage de nos élites somnambules qui, de renoncements en capitulations, ont contribué à accuser cette fracture qu'il était jusqu'à présent de mauvais goût de vouloir voir et sur laquelle il était donc de bon ton de ne rien savoir. Tragique. Au début des années 2000, mes interlocuteurs étaient encore enfants. Nos milliers de djihadistes de fabrication locale — dont les massacreurs du 13 novembre —, l'étaient aussi.

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 13 novembre 2016 a 08:08

Fallacieux le motif, Mr le Président NORMAL ! Chevalier émérite du Lèche Babouche !
Sasson Adato


Fallacieux, mensonger, NON monsieur le Président ! Non monsieur le Premier ministre Jérusalem n'appartient pas aux trois religions monothéistes ni à tous les croyants ! Ne vous en déplaise !
Jérusalem fait partie intégrante d'Israël c'est sa capitale et elle est inaliénable.
Israël est une des rares démocraties ou la liberté d'expression et de culte est totale.
Israël contrairement aux pays arabes accorde la liberté de culte à toutes les religions monothéistes ou non.
Jérusalem n'a pas besoin d'être internationalisée pour que chaque citoyen puisse pratiquer sa religion.
Ce discours fallacieux au service du monde arabe n'est pas digne d' hommes d'Etat, pour se justifier Hollande affirme que c'était pour « la préservation du statu quo à Jérusalem, qui est menacé »..
En somme, c'est tout ce qu'a trouvé le Président normal, pour justifier l'ignoble et inqualifiable vote de la France à l'Unesco.
Petit retour en arrière, le 11 avril dernier l'Unesco, comme à son habitude, chef de file des antisémites de tous poils et aux ordres des pays arabes a fait adopter une résolution qui a gommé plus de trois mille cinq cents ans d'histoire Juive.
De quoi s'agit-il ? d'une motion déclarant le mont du Temple inconnu au profil de l'esplanade des mosquées Le mur occidental vestige du deuxième Temple de Jérusalem est pour l'Unesco la place 'Al Buraq ', fidèle compagne des islamonazis l'Unesco regrette que « la puissance occupante » ne se plie pas aux injonctions. Elle regrette aussi que Jérusalem ne reconnaisse pas les lieux saints comme exclusivement musulman. Puis l'unesco, chantre des pays arabes, veut des explications, elle ne comprend pas pourquoi les israéliens construisent de fausses tombes ???
La couardise et les ambitions des politiques de la France se sont aussi associés à reconnaître que les deux autres sites uniquement juif, le tombeau des Patriarches à Hébron et la tombe de Rachel à Bethléem sont respectivement ' al haram al ibrahimi ' à al khalil et la mosquée ' bilal bin rabah '; rien de moins !
Un certain Chlomo Ben Ami à camps David fatigué des élucubrations d'Eurékat lui avait répondu « Quand Jésus est venu à Jérusalem, il n'a pas vu de mosquée il a vu le Temple de Jérusalem », puisqu'il était là plus de mille six cents ans avant l'islam.
Il faut, aussi, demander à l'homme normal, pourquoi l'Unesco ne se préoccupe pas des piscines du roi Salomon, pourtant site historique par excellence dans le Gouch Etsion, qui viennent d'être très fortement endommagées, dommages qui seraient irréversible. Mais me direz-vous c'est Abbas, le criminel, qui est responsable de la région alors ….Et puis le roi Salomon a t-il vraiment existé, il faudrait que l'Unesco demande aux islamonazis ????

Daech qui a détruit les vestiges archéologiques de Palmyre, vient de se faire un allié de marque en l'Unesco, qui nie toute présence juive à Jérusalem, seule la méthode de destruction change, aidé par la France qui est partie prenante dans cette ignominie.
Nouvelle ignominie du Quai d'Orsay qui valide ainsi l’antisémitisme, arabe comme nouvelle norme pour comprendre le proche Orient, la réécriture de l'histoire ne peut se faire sans nier le passé, la fable des fausses tombes Juives étant le parangon. Il est patent qu' à la lecture de la politique française, toutes les actions sont possibles, et l'on peut craindre les pires exactions des criminels palestiniens, alors qui sera responsable ?
A lire, les différentes déclarations, nous sommes en droit de penser que ce ne peut être un diplomate maladroit qui est responsable, malgré les positions du quai d'Orsay que nous connaissons. Il suffit pour le moins de lire attentivement la déclaration du ministre de l'intérieur « Il ne vous a pas échappé que je ne suis pas président de la République, que je n’ai pas l’intention de le devenir, et que je n’ai pas pour habitude de me prendre pour ce que je ne suis pas (…). Mais si François Hollande me demande ce que j’en pense, je lui dirai des choses qui sont de nature à lui permettre de faire la déclaration que vous avez envie d’entendre. Je ne peux pas être plus clair ».
C'est donc le Président Hollande qui a pris cette décision pourquoi :
a)Pour assoir sa notoriété au niveau international et avoir les pays arabes à sa pantalonnade de conférence internationale pour le moyen Orient en juin prochain.
b) Parce qu'il considère que vendre quelques Rafales et centrales nucléaires rapporte plus que les vérités historiques.
c) Parce qu'il est déjà en campagne pour 2017, il pense sûrement que les arabes de France vont voter pour lui se rappelant de l'ignoble vote, eux qui le considère comme « KOUFFAR ».
Par cette attitude, par pur calcul politique, il vient de perdre toute crédibilité, la France ne peut plus avoir pour objectif d'être intimement lié à une solution au proche Orient. Benjamin Netanyahun' pas caché sa colère à Ayrault « la décision scandaleuse prise à l’Unesco avec le soutien de la France et qui ne reconnaît pas le lien millénaire entre le peuple juif et le mont du Temple jette une ombre sur l’impartialité du forum que la France tente de réunir » Non monsieur le Président ce n'est pas comme vous le déclarait une « formulations malencontreuse et blessante, qui aurait pu et dû être évitée, a créé des malentendus. La France le regrette ». Non content de pratiquer le négationnisme, vous y ajoutez la perfidie car depuis De Gaule la France est le supporter inconditionnel des criminels palestiniens.
Perfidie d'autan plus grave que la France prépare un guet-apens à Israël, en effet, l'ambassadeur de France, Gérard Araud, anti israélien notoire, à Washington a dévoilé que la conférence internationale de Paris avait pour but de mettre Israël au pied du mur afin de le rendre responsable de l'échec des négociations. Intention confirmée par le tweet de l'ambassadeur qui écrit « Lors de négociations directes, l’avantage est à la partie forte dans l’histoire, c’est à dire à Israël. Les Palestiniens ne veulent pas de cette formule, c’est pour cela que nous tentons un compromis
Cette négation du lien qui lie Israël et les Juifs doit être considérée comme crime contre l'histoire, il faudra donc le moment venu que la communauté Juive de France se souvienne que la France s'est déshonoré en s'associant au négationnisme islamonazi.
Claude Goasguen député du parti les Républicains a pris la parole à l'Assemblée nationale s'écriant : « la France s’est déshonorée en participant à une opération de négationnisme culturel, qui n’implique pas seulement Israël mais l’ensemble de l’humanité ! ». Puis il a ajouté : « le Mont du temple n’est pas seulement un des fondements de la culture juive, mais c’est aussi un des fondements de la culture chrétienne »
Les juifs de France se sentent agressés, trahis à quand le prochain Vel d'Hiv ?
Il faut que la communauté Juive de France prenne la mesure de ce qu'est, et de ce que sera dorénavant la politique Française, qu'elle prenne conscience qu'il faille penser à sauter le pas, à quitter la France, pour se retrouver dans le seul pays au monde qui n'est pas antisémite. Non monsieur Vals votre politique démontre que la France n'a apparemment pas besoin de ses Juifs qui sont pourtant bien installés en France, je le répète, depuis l’ère de Tibère.

Il est tout-à-fait clair, et je l'ai souvent rappelé dans mes précédents éditoriaux, que lorsque je parle de la France c'est du président de la République du gouvernement Français et de sa diplomatie.

[www.antisemitisme.net]




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Date: 15 novembre 2016 a 01:09

SE SOUVENIR DES «ENFANTS D’OSLO»


Souvent, peut-être trop souvent, se produit un événement fortuit, ce même mouvement qui force le destin, et on s’en trouve tout ému. Je suis entré récemment dans une pâtisserie, dans le quartier de Kiryat Yovel à Jérusalem. Comme quelqu’un m’avait fait faux bond à un rendez-vous, je me suis cherché quelque chose à faire. Les gâteaux tunisiens, aux effluves sucrés, calmèrent un peu mon courroux. Quelques instants plus tard, j’avais oublié ma colère. J’avais découvert là les membres de la famille L., qui avait perdu trois de ses enfants dans la catastrophe des « enfants d’Oslo ». Je savais que la commission chargée de la commémoration du 60è anniversaire de la catastrophe recherchait toute information disponible sur ce qui était advenu de ces familles.

L’histoire d’une Alyah en Israël, quelle qu’elle soit, déclenche toujours une émotion renouvelée. Et ce d’autant plus lorsqu’il s’agit de l’histoire des « enfants d’Oslo », car il y est question d’enfants du Maroc et de Tunisie qui avaient été réunis par l’Alyah des Jeunes pour les préparer à l’immigration en Israël.

En 1949, alors que le leadership israélien était plongé dans un débat portant sur qui il fallait faire immigrer et comment, survint une proposition norvégienne : envoyez-nous les enfants immigrants, nous les accueillerons dans un cadre de convalescence dans un camp qui a servi précédemment aux officiers SS. Le gouvernement israélien sauta sur l’occasion. Il fut promis aux parents au Maroc et en Tunisie que le fait d’envoyer d’abord les enfants leur faciliterait leur immigration en Israël. 58 enfants, d’un âge moyen de 10 ans, furent rassemblés en provenance de quatre villes et localités tunisiennes : Moknin, Sousse, Nabeul et Tunis.

Deux Dakotas avec à leur bord des équipages néerlandais se posèrent sur l’aérodrome d’El Aouina, près de la capitale tunisienne. Les enfants les attendaient sur deux files, debout dans le froid de novembre sur les pistes obscures, leur paquetage à l’épaule, les larmes versées lors de la séparation d’avec leur famille roulant encore sur leurs joues.

L’un des appareils décolla et se posa sans encombre à Oslo. Pour le second, ce fut incident sur incident. Tout d’abord, la radio tomba en panne, ensuite le brouillard empêcha l’avion de se poser à Paris pour réparer, la carte topographique se révéla erronée, la fatigue accumulée de l’équipage… l’ensemble et chaque élément aboutirent à la tragédie : l’avion percuta le sommet des arbres sur les hautes terres près d’Oslo et s’écrasa en laissant derrière lui, sur une colline enneigée, le sillon roussi d’un atterrissage prématuré. Des équipes de sauvetage se rendirent sur les lieux, mais le 22 novembre, après plus de deux jours de recherches désespérées, la Norvège révéla la dimension de l’horreur : 27 enfants, trois accompagnatrices et les quatre membres de l’équipage avaient trouvé la mort. On demanda aux parents de fournir des éléments de reconnaissance, ils ne savaient pas encore qui étaient les enfants à bord de l’avion qui s’était écrasé.

En raison de la sensibilité excessive des autorités françaises de Tunisie, les cercueils des enfants furent envoyés là-bas. C’est en vain que le Grand rabbin d’Israël Ytzhak Herzog tenta de les faire change d’avis. Pendant ce temps, le seul survivant du crash, Ytzhak Allal z’’l immigra en Israël et retrouva sa famille au moshav Yanouv dans la plaine du Saron. Les Norvégiens, dans un élan émouvant, firent construire les premiers bâtiments légers du moshav et ceux qui, en Tunisie, étaient petits commerçants ou orfèvres habiles devinrent agriculteurs prospères en Israël.

Aujourd’hui, soixante ans plus tard, une cérémonie à la mémoire des enfants disparus en route pour Israël se tiendra au moshav Yanouv, en présence du président de la Knesset Réouven Rivlin ainsi que des familles des disparus et des survivants. Au même moment, sur les lieux du crash, à 30 kilomètres au sud d’Oslo, en présence de représentants du gouvernement norvégien, les enfants d’Ytzhak Allal allumeront une flamme du souvenir.

Claude Sitbon.

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Date: 15 novembre 2016 a 09:08

Une étoile murale mystérieuse vieille de 6 000 ans voit le jour à Jérusalem – une premièreL’étoile ghassoulienne, découverte dans une grotte jordanienne dans les années 1930, a quitté brièvement le musée de Jérusalem-Est pour être exposée au siège de l’Autorité des Antiquités de l’autre côté de la ville ILAN BEN ZION 14 novembre 2016, 16:13 1

[fr.timesofisrael.com]

ARCHÉOLOGIEAUTORITÉ ISRAÉLIENNE DES ANTIQUITÉS (IAA)
Pour la première fois depuis sa découverte dans les années 1930, une peinture spectaculaire et mystérieuse figurant sur le mur d’une grotte de la Jordanie contemporaine d’il y a 6 000 ans – plus d’un millénaire avant la formation de la première ville ou l’invention de l’écriture – a été dévoilée à Jérusalem sans tambours ni trompettes.

Mais le récent déménagement de l’étoile ghassoulienne de la réserve du musée Rockefeller dans l’est de Jérusalem, où elle était installée depuis le mandat britannique, son exposition ultérieure jusqu’à dimanche dans les nouvelles structures de l’Autorité israélienne des Antiquités à proximité du Musée d’Israël, de l’autre côté de la ville sont venus contrevenir à la promesse faite par l’Autorité, il y a quelques mois, de ne pas enlever les artefacts du musée.

Cette magnifique pièce maîtresse appartient à une série de peintures murales réalisées dans des grottes et découvertes lors de fouilles dirigées par l’Institut Pontifical Biblique entre 1929 et 1938 ainsi qu’en 1959 à Teleilat el-Ghassul, un site localisé à l’est de la rivière du Jourdain et au nord de la mer Morte.

Peu de peintures murales nord-orientales appartenant à cette période ont pu ainsi traverser les âges et seulement deux fragments ont été trouvés au sud du Levant.

Les peintures ont été exécutées en rouge, brun, jaune, noir et blanc, à partir de peintures constituées de minéraux naturels, de boue et sur crépi calcaire. Aux côtés de l’étoile, les dessins affichent des personnages masqués, des animaux et des créations géométriques.

Ces peintures murales, qui ont été très endommagées lors de leur déménagement des grottes, sont des exemples extrêmement rares de la période Chalcolithique – il y a entre six ans et sept cent ans, avant l’invention du travail du bronze et lorsque l’habitation humaine se limitait à de petits villages agricoles.

Au musée de l’Institut Pontifical Biblique situé au centre de Jérusalem, le directeur Stephano Bittasi écarte un rideau, dévoilant en dessous une reproduction de l’étoile ghassoulienne dans un sanctuaire intérieur où sont conservées certaines des trouvailles les plus fascinantes de Ghassoul.

Retirant un tissu qui recouvre des caisses de bois, surplombées de verre, il montre certains des fragments restant d’une section du mur, contenant des visages à bec masqué, aux couleurs noires et ocres encore très vives. Le squelette d’un bébé, le nez cassé, enterré dans un pot de glaise sous le sol d’un appartement se trouve encore derrière les fragments de mur dans une autre boîte.

Le dessin exact et le symbolisme de l’étoile ghassoulienne restent un mystère. La population de Ghassoul maintenait une culture de base similaire à celle de ses successeurs de l’Age de Bronze, cultivant des olives et des raisins et élevant des moutons et des chèvres. Mais nous savons peu de choses de leurs pratiques cultuelles.

Les spécialistes ont suggéré de manière variée que les bébés enterrés sous le sol des habitations étaient considérés comme des protecteurs du foyer, ou qu’ils étaient les victimes de sacrifices d’enfant, dit Bittas. Que le peuple Chalcolithique se soit référé à un panthéon de dieux, toutefois, est incertain, mais l’allégation générale parmi les historiens est que la religion, durant cette période, s’appuyait sur des déités de la fertilité qui répondaient aux besoins basiques de l’humanité.

Reproduction moderne d'une peinture murale de Teleilat el-Ghassul à l'Institut Pontifical Biblique de Jérusalem, le 10 novembre 2016 (Crédit : Institut Pontifical Biblique) .

Reproduction moderne d’une peinture murale de Teleilat el-Ghassul à l’Institut Pontifical Biblique de Jérusalem, le 10 novembre 2016 (Crédit : Institut Pontifical Biblique) .

La centralité de l’étoile à huit pointes découverte dans la grotte de Ghassoul, entourée de visages masqués et d’animaux, suggère que “le soleil était vénéré et adoré comme un dieu majeur’, déclare Bitassi, ce qui n’émerge dans d’autres cultures que bien plus tard. C’est une préfiguration de la formation de la dynastie égyptienne d’au moins mille ans, de l’émergence du premier monothéisme possible – le culte d’Aton – d’au moins 3 000 ans. Cela bouscule également la notion selon laquelle les déités abstraites n’existaient pas à cette période reculée de l’antiquité.

Certains spécialistes, dont Andrea Polcaro de l’Université de Pérouse en Italie, affirment que les peintures reflètent une “pensée religieuse homogène associée à un culte solaire important” et ont servi de calendrier solaire rudimentaire.

Après la découverte des premières peintures murales en 1930, des archéologues jésuites issus de l’IPB les ont déménagées de Ghassoul. Une section découverte au cours de fouilles ultérieures dans les années 1970 a fini sur les murs du musée national jordanien à Amman, et certains autres fragments sont partis à l’Institut Pontifical Biblique. Mais l’étoile a échoué dans une réserve du Rockefeller.

Une inscription romaine monumentale trouvée à Jérusalem exposée aux abords de l'Autorité des Antiquités israélienne au musée Rockefeller, à l'est de Jérusalem, en 2014. (photo credit: Moti Tufeld)

Une inscription romaine monumentale trouvée à Jérusalem exposée aux abords de l’Autorité des Antiquités israélienne au musée Rockefeller, à l’est de Jérusalem, en 2014. (photo credit: Moti Tufeld)

Le musée Rockefeller a ouvert ses portes au public en 1938 et accueilli le Département des Antiquités sous le mandat britannique ainsi que le premier musée archéologoque significatif du pays. Des artéfacts issus de tout le territoire gouverné par la Grande-Bretagne – qui comprend aujourd’hui Israël, la Jordanie et les territoires palestiniens – ont été collectés et stockés là-bas.

La Jordanie a repris la main sur le musée entre 1948 et 1967 lorsqu’elle a occupé Jérusalem-est puis Israël en a repris le contrôle durant la guerre des six jours de juin 1967. Lors des cinquante dernières années, le bâtiment a été géré conjointement par le Musée d’Israël et l’AAI, qui en a fait le siège de son organisation.

Les gouvernements israéliens depuis 1967 ont maintenu un statu quo non-officiel au sein du Rockefeller en s’abstenant d’ajouter ou de retirer quoi que ce soit à la collection de reliques de l’endroit (avec certaines exceptions, notamment le transfert de quelques rouleaux anciens dans un laboratoire moderne hébergé sur le campus du musée d’Israël).

Une pétition récente lancée par Emek Shaveh, ONG s’opposant à la politisation de l’archéologie, a fait connaître son désaccord face au transfert de la bibliothèque de Rockefeller au nouveau siège de l’Autorité des Antiquités dans l’ouest de Jérusalem.

L’argument utilisé contre la démarche entreprise par l’AAI était que le transfert d’artéfacts depuis Jérusalem-est à Jérusalem–ouest constituait une violation du protocole de la convention de La Haye portant sur la protection de la propriété culturelle en 1954 visant à « empêcher l’exportation, depuis un territoire occupé à la suite d’un conflit armé, de la propriété culturelle ».

La Haute-Cour de Justice a rejeté cette pétition, jugeant que l’Autorité des Antiquités pouvait transférer la bibliothèque dans son nouveau siège dans la mesure où le musée Rockefeller ne peut assurer, par ses propres infrastructures, la préservation des livres fragiles de la collection, et que ce transfert est donc conforme à la Convention de La Haye.

Au même moment, l’Autorité des Antiquités a insisté sur le fait qu’elle ne transférerait aucune découverte archéologique depuis le musée Rockefeller à son nouveau siège.

“Les reliques archéologiques existantes qui sont au sein du musée Rockefeller resteront dans le cadre de cette structure historique et il n’y a aucune intention de les transférer sur le campus archéologique”, avait fait savoir l’AAI dans un communiqué à ce moment-là.

“Pourquoi devrait-il y avoir une opposition ? » s’est exclamé Hava Katz, directeur des trésors nationaux au sein de l’Autorité des Antiquités, alors que nous visitions la nouvelle infrastructure. « En 67, quand nous sommes allés au Rockefeller… l’état nous a fait don de la bâtisse, et tout ce qui était là – selon la loi jordanienne – nous a été transféré, à Israël. [Les Jordaniens] nous ont également permis de recevoir la propriété des objets qui s’y trouvaient.

La loi internationale considère toutefois le musée Rockefeller comme la propriété souveraine de la Jordanie et la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion par Israël de Jérusalem-est en 1980.

Le Rockefeller, un refuge sécurisé pour les objets culturels artisanaux, a été établi pour rassembler les Juifs et les Arabes, c’est “une île face au conflit », a déclaré le Professeur Raphael Greenberg de l’Université de Tel Aviv lors d’un entretien téléphonique.

L’édifice présente des marques gravées dans la pierre en arabe, en hébreu et en anglais. Mis à part les problèmes juridiques potentiels concernant la suppression de l’étoile et d’autres antiquités du musée, a indiqué Greenberg, la question la plus large est également celle du symbolisme impliqué par le démantèlement de la collection : la situation entre Juifs et Arabes est “sans espoir”.


Concernant le retour de l’étoile du musée de l’AAI au Rockefeller, après la fin de son exposition dans la journée de dimanche, Katz a expliqué que les « peintures en fresque sont comme des matériaux et des métaux organiques, elles sont fragiles. Nous ne les exposons pas pendant trop longtemps » pour ne pas qu’elles se détériorent au point de ne plus être réparées.

A moins qu’une exposition sur les artéfacts Chalcolithiques soit organisée à l’avenir, l’étoile restera dans la réserve où elle pourra être correctement préservée.

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Date: 17 novembre 2016 a 09:17

Les noms des Livournais de Tunisie, par Paul Sebag


Quelles sont les origines des familles juives du monde sépharade portant des noms italiens ou hébreux ? Nous avons vu que les noms hébraïques étaient souvent portés par des Sépharades, que beaucoup de noms italiens résultaient de l’italianisation de noms hispano-portugais, hébreux ou arabes, qu’enfin des familles de marranes avaient emprunté des noms de villes italiennes. Nous évoquerons ici les noms présentés par l’auteur comme étant d’origine maghrébine, puis les noms d’origines diverses, et en tirerons des conclusions générales.

Noms d’origine maghrébine ?
Le postulat qui donnerait au Maghreb le monopole de la langue arabe ne pourrait qu’être source d’erreur en onomastique juive. Les juifs, et même les chrétiens, ont porté des noms arabes dans l’Espagne musulmane. Au XIIe siècle ceux qui fuirent l’intégrisme almohade pour se réfugier dans les royaumes chrétiens du nord n’abandonnèrent pas toujours leurs patronymes anciens ni la culture arabe. Mais avant la discussion générale prenons un après l’autre les noms dits “maghrébins” étudiés par l’auteur.

• Abeasis. Ce nom qu’Eisenbeth assimile à Aziz a pu être porté sous cette forme par des Espagnols puisque le même auteur signale à Ancône le 29 mars 1602 un Salvatore Aziz bénéficiaire d’une concession de banque. Or à cette date les Juifs d’Ancône étaient pour la plupart ponentins ou levantins. Les autres avaient été expulsés. Si ces deux catégories pouvaient porter des noms de consonance ibérique ou arabe cela eût été étrange pour des Italiens. Selon J.-M. Abecassis,1 les Abeasis sont une famille espagnole expulsée en 1492. Commerçants, ils établirent des relations avec Venise. Une branche a essaimé à Gibraltar puis à Malte et de là à Tunis, puis Tripoli.

• Abouaf. Là se situe, nous semble-t-il l’erreur majeure du livre. Isaac Aboab (os Abuefes, dit au pluriel David Franco Mendes, historien Amstelodamois, au XVIIIe siècle, des Portugais) fut au XVe siècle dernier sage de Castille ou Gaon. Il franchit le premier la frontière portugaise en 1492 à la tête de trinta casas de nobres familias. Israël Salvator Revah a démontré que les Aboab ou Abouaf sont une seule et même famille à Amsterdam, Hambourg, au Maroc, à Livourne, Corfou, Istanbul, Salonique et Curaçao.2 Ils comptent parmi les ancêtres de Disraëli. Un Aboab de Fonseca présida le Tribunal qui jugea Spinoza. Une famille vivait à Tunis, venue d’Istanbul.

• Arous. Même nom que Roah (Eisenbeth). Le nom sous les formes Ruah, Arruas, Aruas, Aruhaj (parfois transcrits en Bentes ou Bento) est signalé par Abecassis au Maroc espagnol, au Brésil et à Lisbonne. Rodrigues da Silva évoque la famile Arovas ou Arrobas, originaire d’Avila (op. cit ; p. 145 n564).

• Attia. Cette famille provient de la riche et petite communauté livournaise d’Alep où elle a joué un rôle important. Un rabbin livournais Abraham Attia d’Alep, au XVIIIe siècle, a publié au moins six œuvres théologiques à Livourne (cf. Encyclopœdia Judaica). Une branche s’est fixée à Tunis au XIXe siècle, se mêlant aux grandes familles livournaises sur place. Le nom est à rapprocher d’Attias qui n’en est que la forme plurielle.3 Ces noms n’ont été adoptés qu’après l’exil au XVIIe siècle, m’a précisé Gérard Nahon. Ainsi Abraham Athias, père de l’imprimeur d’Amsterdam Joseph Athias, avait-il été brûlé vif à Cordoue en 1665 sous le nom de Jorge Mendes de Castro.

• Bembaron. Là aussi nous tombons dans le piège linguistique. Baron, Varon, Ben Varon et Bembaron sont fréquents dans le monde juif hispanophone, mais significativement absents de l’ouvrage d’Eisenbeth. Un article intéressant a été publié par Bension Varon.4 Il y signale notamment un Abuzach Avenbaron en 1142 à Tudèle. Normal, un nom à consonance arabe dans la Tudèle qui servit alors de refuge aux Juifs du Sud de l’Espagne fuyant l’intégrisme musulman et ses conversions forcées. Mais les Avenbaron, Baro, Baron, Barron, Bembaron, De Varo, Varan, Varão, Varronides, Varro, Varron ou Waron se retrouvent et émigreront vers l’Italie, la Grèce et la Turquie.

• Darmon. José Rodrigues de Silva Tavim cite les Darmon parmi les Juifs portugais transférés dans les enclaves du Maroc. Georges Marçais relève les fréquentes homonymies entre les noms morisques et juifs portugais et cite les Darmon ou Dermoul.5 La firme livournaise Darmon est signalée à Tunis par Toaff en 1686. La famille ne cessera jusqu’à notre époque de faire partie des notables de la communauté.

• El-Guir. Le nom est inconnu de nous. Peut-on le rapprocher de l’aragonais Algerri ? Pas de mention à Livourne. Pas de contrat de mariage à Tunis.

• El-Haïk. Le nom était orthographié Aljayque au XVIIe siècle. On ne peut s’empêcher de le rapprocher du mot Alxeique désignant au Portugal le chef des Juifs (Rodrigues da Silva). Une orthographe Alxaique existait d’ailleurs pour des Livournais de Salonique, assurément de la même famille. Avant l’apparition de la jota, le j et le x marquaient le chuintement et se trouvaient interchangeables6 (voir par exemple Jerez, Xeres et Sherry). Les grands vestiges de mots arabes dans les langues ibériques peuvent créer des confusions. Haïk que Sebag traite séparément n’est qu’une abréviation d’El-Haïk.

• Flak, Flah (ou Fellah ?). C’est le nom d’un rabbin livournais au XIXe siècle, très hostile à sa propre communauté. L’origine est-elle constantinoise ? La famille est représentée à Livourne en 1809 (Flach, droghiere). En 1846 il existe deux femmes seules, indigentes, dont l’une se dit originaire d’Allemagne.

• Gandus. Sur le contrat de mariage du 13 novembre 1788, la signature est espagnole (Ieusuah de Isaque Ganduz novio). Le nom, rare, figurait à Venise au XVIIIe siècle sous les formes Gantus ou Ganduz, puis à Livourne où existait encore une maison Gandus au début du XIXe siècle. L’identité portugaise, évidente à la fin du XVIIIe, n’a pu disparaître brusquement au XIXe. De nombreux portugais des Pays-Bas espagnols ayant pris racine à Venise au XVIe siècle, comme les Anversa, peut-on voir en Ganduz, selon la même démarche, un toponyme de Gand ou Gent ? Les De Castro Tartas n’ont reçu ce nom composé qu’à la suite d’un séjour de quelques années à Tartas en France.

• Halfon. Eisenbeth cite un Abba Mari Halfon, astronome italien aux XVe et XVIe siècles. Il étudia l’astronomie à Naples. Le 17 février 1796, à Tunis, Abraham Halfon signe son contrat de mariage avec Gracia Lumbroso : Abram de Salamon Halfon nobio. Le nom figure au vieux cimetière de Livourne sous la forme Jalfon. Il est rare à Livourne en 1809 : deux Halfon, deux Jalfon mais un Calfon. Il est resté dans le folklore dans l’expression matto calfon désignant un comportement très original.7 Haïm Zafrani cite les Khalfon parmi les noms de quelques familles du Maroc presque toutes d’origine ibérique qui se sont illustrées dans les affaires et le gouvernement de la communauté.8 Encore une fois un nom arabe ne contredit pas l’origine espagnole.

• Hayoun. Là encore histoire et linguistique doivent composer. Sous la forme Hayon ce nom est trouvé en Espagne par Eisenbeth dans un acte où un Hayon, sa femme et une parente vendent le 18 février 1166 un terrain au nord de Tortosa. Il s’agit d’un diminutif de Haïm, prénom biblique. Il y a certes homophonie avec le très classique nom marrane Ailyon (Rab. Ailyon 1688, Toaff p. 374). Des quantités d’Ailyon existent à Amsterdam depuis le XVIIe. Il n’existe à Livourne en 1809 ni Hayoun, ni Ayoun, ni Ailyon, mais le nom Hayon est cité dans Toaff. Le nom est porté à Alexandrie d’égypte par une famille livournaise. Il se trouve même à Curaçao. Il est difficile d’étudier les Portugais sans examiner leurs différents pôles. La présence sur la liste livournaise à Tunis paraît néanmoins mystérieuse, cette famille ayant peu fait parler d’elle.

• Lasry. Les Lasry sont une famille de Gibraltar de souche marocaine. Le nom est arabe (Oulad Al’asri) mais les premiers Lasry que José Maria Abecassis cite ont vécu à Fayal (Açores), Tétouan, Lisbonne. Samuel Lasry fut grand rabbin de Gibraltar en 1837. Il y exerçait la profession de notaire. Plusieurs ont contracté mariage à la synagogue hispano-portugaise de Londres et la culture arabe était loin d’eux lorsqu’une branche s’est établie à Tunis.

• Malca. Ce nom a été étudié à propos des Molco.

• Meimon. Cette famille pose problème puisque son origine ibérique ou non tunisienne a été contestée en raison du nom arabe, et qu’elle n’est pas représentée à Livourne. Le premier mariage de la famille cité par Attal et Avivi ne remonte qu’à 1863. La dot est importante. Est-ce le prestige de la famille de la mariée, Reine de Soria, qui aurait permis l’intégration ? Peu d’éléments sont fournis par la littérature si ce n’est quelques plaisanteries. Il reste que le nom lui-même n’est pas antinomique de l’origine ibérique. Il existait à Tolède des Maimon parmi les conversos (Pilar, op. cit.) et en Aragon des Maymo et des Maimona. Des Maymo sont à Gérone en 1390. Il n’y a donc pas ce qu’on appelle en droit de “présomption” ni “commencement de preuve”.

• Melloul par contre est amplement représenté dans les cimetières de Livourne et Pise. En 1809 il y a à Livourne six chefs de famille Millul dont trois imprimeurs et un enseignant des écoles hébraïques. Au recensement de 1846 l’origine des cinq Millul est la suivante : Livorno, Germania, Livorno, Germania et Pesaro, ce qui ne nous apprend pas grand-chose. Le savoir faire en matière d’imprimerie explique peut-être la provisoire émigration en Allemagne.

• Memmi est le nom d’une famille livournaise ancienne à Tunis. Le nom est porté par une autre famille sans conteste tunisienne, celle de l’écrivain bien connu Albert Memmi. Ce qu’on peut dire est que la famille livournaise était d’une bonne culture italienne. Le nom coïncide-t-il ? Lorsque les Memmi tunisiens (qui étaient peut-être, comme la famille homophone musulmane sans doute andalouse, des Mami) ont fait écrire leur nom à la française, n’y a-t-il pas eu peut-être tendance à se référer à l’orthographe italienne, usage fréquent à Tunis ? Il existait en Aragon des Mahme, des Mamen et des Mimi. D’après José Maria Abecassis ils pourraient être originaires de la localité espagnole de Miaman. Mais nous sommes dans le domaine des spéculations.

• Moatty. Il s’agit certes d’un nom d’origine algérienne. Le transfert chez les Livournais doit s’expliquer par les alliances matrimoniales.

• Sebouk, forme de Sabocca, est une famille de “Livournais d’Alger”. Les Sabocca sont cités par Quevedo, avec les Ibn Sasson et les Ibn Nahmias, par dérision, comme exemples des mésalliances de la noblesse espagnole au XVIIe siècle.9

• Suied. La présence de ce nom surprend dans la liste livournaise, même avec la forme ibérisée Assuied. La plupart des époux ne savent pas signer leurs contrats de mariage. Le nom est inconnu à Livourne. Nous ne l’avons pas rencontré sur les listes des noms espagnols publiées par divers sites.

• Timsit. Le nom est assurément algérien. La famille semble avoir habituellement contracté des alliances matrimoniales livournaises, ce qui expliquerait sa cooptation.

• Zerafa. Il existait à Livourne des Esdrafa. Le nom a, en arabe, le sens de girafe. Mais le mot espagnol voisin, jirafa, est emprunté au premier. Mieux, en espagnol ancien le mot était azorafa. (Rey, dictionnaire historique, p. 889). Au XVe siècle vivait à Valence Rabbi Joseph b. Isaac Zerafa (Eisenbeth). L’origine ibérique est patente.

Ainsi sur les 24 noms présentés comme maghrébins, l’origine ibérique est démontrée pour 12 : Abeasis, Abouaf-Aboab, Arous, Attia, Bembaron, Darmon, El-Haïk, Haïk, Hayoun, Malca, Sebouk, Zerafa. Elle est amplement présumée pour les Halfon, possible pour les Gandus, Meimon, Memmi, incertaine pour les Mellul, absente pour les Dardour, Flak, Moaty, Suied, Timsit. Parmi les noms vraiment litigieux seuls les Flak et les Moaty ont eu une présence à Livourne. Ni les Suied, Timsit, ni même les Meimon ni les Memmi, à les supposer maghrébins d’origine, n’y ont laissé de traces. On peut donc réfuter la thèse de Paul Sebag selon laquelle la communauté livournaise de Tunis se serait accrue de familles tunisiennes précédemment intégrées à Livourne. Au contraire nous constatons que ces familles, pour la quasi totalité, à la seule exception des Moaty, (Alloro, Attal, Assal, Azoulay, Azria, Baranès, Bedossa, Bessis, Bigiaoui, Bismut, Boulakia, Coen Solal, Coen Tanugi, Djeribi, Fellous, Fitoussi, Guetta, Hanouna, Hanun, Jais, Jaoui, Liscia, Marzouk, Pincas, Sahadun, Slama, Sarfati, Sebag, Taïeb, Temim, Tubiana, Zerah, Zeitoun, Zibi) n’ont nullement été intégrées à Tunis chez les Livournais à leur retour,10 en raison peut-être d’un certain sectarisme de ces derniers, mais aussi par la résistance de la communauté tunisienne qui n’entendait pas perdre ses ressortissants et contribuables à la faveur de ces ballotations, souvent provisoires. L’exemple d’Angiolo Junès, Français de Livourne est frappant qui, se faisant inscrire chez les Livournais après s’être installé à Tunis, dut revenir à la communauté tunisienne en tant qu’originaire d’Algérie.11Nous rectifions l’exposé de Paul Sebag sur un point mineur : la présence tunisienne à Livourne ne s’est nullement accrue de 1809 à 1841, mais considérablement réduite, les nouvelles arrivées étant plus qu’effacées par des départs beaucoup plus importants.

Disons un mot des Boccara pour lesquels Paul Sebag adopte, sans critiquer Eisenbeth, la thèse du toponyme Boukhara. L’hypothèse, même cautionnée par un grand auteur, me paraît bien gratuite. Les premiers Bocarra (le nom prenait un c et deux r) de Pise et de Livourne sont des Bocarro. En Algérie la forme adoptée, Abouccara, comme dans les registres des ketubot livournaises de Tunis, Aboccara, permet de décomposer le nom. Le préfixe Abou indique en arabe la paternité. Il était souvent réduit en Bo au Portugal, sinon supprimé. Ainsi Abudarham devenait Bodarro. En Italie Abulafia devient Bolaffi. Comment donc ne pas reconnaître le nom juif ibérique connu Caro ou Carro sous le préfixe arabe Abou ou Bou ? Tout concorde à expliquer Boccara par l’évolution portugaise puis italienne des Abu-Carro devenus Bocarro et Bocarra.

Lionel Lévy

Notes

1 Genealogia hebraica, éd. J.M. Abecassis Lisbonne, 1990.

2 Cf Is. S. Revah, “La relation généalogique d’Immanuel Aboab” in Boletim Internacional de Bibliografia Luso-Brasileira, vol. II, n° 2, 1961, pp. 276 ss.

3 L’adoption de la forme plurielle est fréquente. Ainsi les Moreno de Tunis avaient-ils été parfois désignés comme Morenos.

4 “Sephardic “Varons” Historical background and distribution” in Revue de Généalogie
et d’Histoire Séfarades, ETSI, Vol. 4 n°12,
en anglais.

5 “Testour et sa grande mosquée. Contribution
à l’étude des Andalous de Tunis” in Revue Tunisienne 1942, pp. 147.160.

6 Et s’écrivent toujours ainsi en catalan et galicien. NDLR

7 Vittorio Marchi, Lessico del Livornese con finestra aperta sul Bagitto, éd. Belforte, Livourne 1993, p 304.

8 In “Les Juifs d’Espagne”, sous la direction de Henry Méchoulan, éd. Liana Levi, 1992, p. 533.

9 Cité Par Roth, Histoire des Marranes, éd. Liana Levi, pp. 37 et 310. Il s’agissait de parents de Diego Arias Davila, nouveau chrétien immensément riche, trésorier du favori du roi, Alvaro de Luna.

10 Paul Sebag aurait pu observer qu’aucune
de ces familles ne figure sur la liste De Paz qu’il cite lui-même p. 169, comme l’ayant trouvée dans ma thèse p. 336, la reconnaissant comme liste crédible des noms livournais en 1930 à Tunis.

11 Lionel Lévy, op. cit. p. 133, n. 112.



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Commentaires

Member for 46 années 10 mois
Soumis par scialom (non vérifié) le dim 13/11/2016 - 14:55
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où est donc le nom Scialom ?
Notre nom Scialom provient bien de Livourne; nous étions présents en Espagne du temps d'Isabelle la Catholique; ses conditions du Vivre Ensemble ne nous ont pas convenues, nous nous appelions Chalom, et nous avons émigré à Livourne d'où l'italianisation de Chalom en Scialom.

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 19 novembre 2016 a 20:19

François Fillon : Israël menace la paix mondiale en retardant la création d’un Etat Palestinien
DANS ARTICLE, INTERNATIONAL / PAR RAPHAËL "JAHRAPH" BERLAND / LE 17 NOVEMBRE 2014 À 6 H 30 MIN /francois-fillon-300


[www.cercledesvolontaires.fr]

Dans une interview accordée à BFM-TV et menée par Apolline de Malherbe, François Fillon critique ouvertement l’attitude d’Israël vis-à-vis du « processus de paix ». Voici le verbatim de leur échange sur cette question.

Apoline de Malherbe : un dernier mot de politique étrangère. Êtes-vous oui ou non pour la reconnaissance de la Palestine ?

François Fillon : je suis pour la création d’un État Palestinien…

AdM : cette semaine, il y aura un vote à l’Assemblée Nationale…

FF : Je ne voterai pas cette résolution, parce que c’est une résolution qui n’apporte aucun espèce de progrès à la question israélo-palestinienne (qui est très grave).

AdM : donc ça sert à rien ; pour vous, c’est un gadget, pratiquement ?

FF : Non, c’est pas un gadget, c’est pire que ça. Ce qu’on attend de la France, c’est que le Président de la République française prenne des initiatives pour essayer de faciliter la solution du problème israélo-palestinien. Là, vous avez le parti socialiste qui va nous faire voter au parlement quasiment en catimini, sans qu’on sache bien d’ailleurs quel est l’avis de M. Hollande sur la question, une résolution qui n’aura aucun effet, sauf celui peut-être de compliquer un petit peu plus la situation.

Mais je dis, moi, aux israéliens que s’ils n’acceptent pas, s’ils ne comprennent pas que la création de cet état palestinien est la condition sine qua non de la paix dans cette région, non seulement ils prennent des risques pour l’avenir, à long terme, mais ils font prendre des risques au monde entier, parce que je pense qu’aujourdhui, la situation au proche-orient est une menace pour la sécurité intérieure de nos propres pays.

Raphaël Berland

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 27 novembre 2016 a 10:12

Le grand rabbin réagit à des propos sur une "communauté" juive

Le grand rabbin de France a "réaffirmé" auprès de François Fillon "l'attachement" des Français juifs à la France, après que le favori de la primaire de la droite a évoqué, en parlant du passé, "une communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la République".

Mercredi sur Europe 1, l'ancien Premier ministre a estimé que "les intégristes sont en train de prendre en otage la communauté musulmane, il faut combatte cet intégrisme". Ajoutant: "Comme d'ailleurs dans le passé on a combattu une forme d'intégrisme catholique. Comme on a combattu la volonté des juifs de vivre dans une communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la République française".

Le grand rabbin de France Haïm Korsia, s'est entretenu par téléphone avec François Fillon à ce sujet, a indiqué à l'AFP la conseillère en communication du chef religieux, Yaël Hirschhorn.

"Il a tenu à réaffirmer l'attachement des Français de confession juive à la France et à ses valeurs et leur souci d'intégration à la société française. Il a également souligné que le communautarisme juif qui a pu exister jadis n'était en rien le fait ni le choix des citoyens de confession juive, mais la conséquence de la non-acceptation par la société française d'alors de leurs semblables", a-t-elle précisé.

Le grand rabbin "a par ailleurs rappelé le rôle du Grand Sanhédrin mis en place par Napoléon en 1806, qui n'est autre que la proclamation de la garantie de pouvoir vivre le judaïsme dans le respect des lois de la République", a ajouté la conseillère.
Interrogé sur la chaîne d'information israélienne i24 News, le porte-parole de François Fillon, Jérôme Chartier, a évoqué une "mécompréhension" des propos du candidat.

"François Fillon est très clair sur le fait qu'il peut exister dans tout mouvement religieux des dérives sectaires. Cela existe, chacun le sait. Mais en même temps il a toujours salué l'intégration des juifs de France, qui ne date pas d'hier puisque le Consistoire date de Napoléon", a observé ce proche.

"Les juifs de France sont Français, comme les chrétiens de France sont Français, comme les musulmans de France sont Français... Sauf ceux qui participent à l'intégrisme islamique, au totalitarisme islamique et qu'il faut combattre", a-t-il poursuivi.

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 05 décembre 2016 a 09:29

Ecoutez Maitre Charles HADDAD et Raoul Journo nous raconter des histoires tunes.

[youtu.be]

Infos d israel
Posté par: Bravo (IP enregistré)
Date: 17 janvier 2017 a 08:30

Pourquoi François Hollande a revu sa Conférence à la baisse

[fim13.blogspot.fr]
Tout montre que la Conférence de Paris a fait pschitt. De nombreux pays attendus ne sont pas venus puisqu'on ne comptait qu'une trentaine de participants effectifs sur les 70 annoncés.

Les représentants étaient de simples ministres des Affaires étrangères, les chefs d'État n'étaient pas là. Le Royaume Uni de son coté, n'avait envoyé qu'un responsable du Foreign Office, Michael Howells, tandis que l'ambassadeur en place à Paris était jugé d'un rang suffisant par la Russie. Antonio Guterres, un ingrat, a considéré qu'il avait mieux à faire ailleurs, au grand dam de ses hôtes parisiens qui avaient soutenu activement sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU. Cerise sur le gâteau, le Royaume Uni a refusé de signer le communiqué final. Et l'absence criante de l'état-major du prochain président américain enlevait d'emblée toute consistance politique au rassemblement parisien.

C'est ainsi qu'en convoquant un grand forum mondial négligé par la communauté internationale, l'actuel locataire de l'Élysée est parvenu à dévaluer le prestige de la place diplomatique de Paris, comme il a déjà dévalué la fonction présidentielle et l'autorité du politique dans le pays. Il s'imaginait en mesure de verrouiller un plan de règlement conforme aux vues de ses amis de Ramallah. Il suffisait, croyait-il, d'obtenir le consentement unanime de l'Union européenne et le vote d'une nouvelle résolution au Conseil de sécurité le 17 janvier, juste avant le départ d'Obama.

Patatras ! En lieu et place des oukases adressés à Israël qui sont le fonds de commerce du Quai d'Orsay, le président français a adopté un profil bas, sinon très bas. Il s'est défendu d'avoir eu l'intention "de dicter aux parties les paramètres du règlement". Il a mangé son chapeau en déclarant: "Je réaffirme ici que seules des négociations directes entre les Israéliens et les Palestiniens peuvent conduire à la paix. Nul ne le fera à leur place," alors qu'il est d'ordinaire friand des "pressions internationales". Il s'est aussi abstenu de qualifier Jérusalem de "territoire occupé", une mention qui disparaît aussi du communiqué final.

Comment expliquer ce rétropédalage? Hollande a d'abord observé que l'administration américaine finissante Obama-Kerry ne désirait pas pousser un peu plus la provocation envers l'administration suivante qui s'installera à la Maison Blanche en fin de semaine. Kerry téléphonait à Netanyahou au cours de l'après-midi pour lui assurer qu'aucun texte ne serait soumis par la suite à l'ONU. Le président français a pris note aussi du manque d'enthousiasme des pays participants, qui comme le Royaume Uni n'avaient pas l'intention de compromettre, au nom d'un conflit qui leur est indifférent, leurs nouvelles relations avec Washington. Pour la même raison, le communiqué ne contenait aucune allusion au déplacement de l'ambassade américaine à Jérusalem.

En fait Hollande a touché du doigt, comme l'a joliment formulé Benjamin Netanyahou, que la Conférence n'était que "le soubresaut terminal du monde d'hier. Le monde de demain sera bien différent et demain est tout proche."

Mais cet homme est roué et sa détermination intacte. Sans en citer le contenu, il a qualifié de "point d'appui" la féroce résolution du 23 décembre. Ainsi, le communiqué final de la Conférence qu'il a nécessairement approuvé réitère l'exigence d'une "fin totale de l'occupation qui a commencé en 1967".

Dans cette vision, comme l'affirmaient déjà les résolutions de l'UNESCO, les Israéliens, les Juifs, sont des étrangers à Jérusalem, et il faut confier cette ville à des conquérants musulmans.

Hollande a accusé "l'accélération de la colonisation" d'être la première cause du blocage de la paix. Or, comme le note Eliott Abrams, cette "accélération" n'existe pas, et les statistiques le montrent. La population des implantations augmente au rythme de 4% par an ce qui est globalement insignifiant et n'empêcherait nullement de parvenir à une solution.

En revanche, Hollande a omis de demander à son ami Abbas dans quels termes énergiques il avait condamné l'attentat de Jérusalem au camion-bélier qui a coûté la vie à quatre jeunes israéliens de vingt ans, le 8 janvier dernier. Le chef de l'OLP avait refusé toute condamnation. Il a aussi omis de lui demander combien les proches du djihadiste Fadi al-Qanbar, l'auteur de ces meurtres, allaient percevoir au titre de la rente à vie versée par Ramallah aux familles des "martyrs" avec les subsides occidentaux.

Jean-Pierre Bensimon
le 16 janvier 2017
Adresse : FIM BP 42 13266 Marseille cedex 08 Email : franceisraelmarseille@gmail.com

Infos d israel
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 05 février 2017 a 11:52

Nous fêtons TU BISCHVAT,dite fête des arbres pour rappeler la recommandation biblique de les planter autour de villes sur une grande surface.Aisi les humains peuvent y trouver la serenité indispensable à la recherche du veritable sens de notre existence,l'altruisme et la solidarité,la necessité de mettre en pratique quotidienne les obligations
morales de partage et de respect.
[www.youtube.com]

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