Autodafé vient de l'espagnol auto de fe (acte de foi).
Au sens historique c’est une cérémonie religieuse de l'Inquisition en Espagne où l’on brulait sur la place publique des personnes jugées hérétiques.
Au sens moderne un autodafé est la destruction rituelle et publique de livres ou d'écrits.
Et au sens du super modernisme de l’IA c’est exactement ce qu’a fait Anthropic en achetant des millions de vieux livres chez les bouquiniers pour entrainer son IA pour ensuite les détruire .
Le résultat catastrophique est là: nous n’aurons plus que la version IA de Claude pour le meilleur et pour le pire, plus moyen d’acquérir ces livres dans leur version originale.
C’est un AUTODAFE NUMERIQUE DE L”IA . Un grand drame pour l’intellect et l’histoire de l’homme. Dorénavant nous n’en saurons que ce que Claude voudra nous raconter.
Imaginez la Bible, et un beau jour tout les livres bibliques disparaissent. La seule version est made in IA , on pourra vous raconter l’histoire biblique interprétée par CLAUDE . C’est exactement ce qui arrive avec les millions de livres scannés et détruits.
Cela me ramène à mon dernier voyage en FLORIDE, comme d’habitude je suis allé chez Barnes & Nobles pour bouquiner, acheter un livre mais c’était le désert intellectuel, il n’y avait plus que les livres et jouets pour enfants et des livres policiers de fiction seconde catégorie. J’étais surpris ébahi , ce n ‘était plus pareil , je ne comprenais pas, le digital me disais-je mais pas à ce point. Aujourd’hui je comprends qu’Anthropic a tout acquis et débarassé, nous voici donc sans histoire et sans memoire ! Un désastre que les medias "au service de", et Anthropic ont passé sous silence .
Bien triste pour moi qui considère les livres comme un élement sacré de l’humanité d’ailleurs lors de mes déménagements j’ai jeté habits, meubles, bibelots mais j’ai tâché au maximum de conserver mes livres, et a ce jour je conserve encore mes "Lagarde et Michard" de l’école secondaire, et bien d’autres antiquités.
## En résumé
Le Projet Panama illustre la frénésie avec laquelle les géants de l'IA se sont rués sur les données textuelles de qualité, au point de mettre en place une chaîne industrielle d'achat, de destruction et de numérisation de livres physiques — le tout dans le plus grand secret, jusqu'à ce que la justice ne lève le voile.
On connaît donc le mécanisme, les fournisseurs et les volumes, mais pas les titres précis qui ont passé dans les coupeuses hydrauliques.
Voici une analyse que Kimi la nouvelle IA chinoise m'a donné
« Projet Panama »
Le « Projet Panama » est une opération secrète menée par l'entreprise d'intelligence artificielle **Anthropic** (créatrice du chatbot Claude) pour acquérir, scanner et détruire massivement des livres physiques afin d'entraîner ses modèles d'IA. Voici ce qu'il faut en retenir :
## Ce que révèlent les documents judiciaires
L'existence du projet a été révélée par plus de **4 000 pages de documents judiciaires** déclassifiés dans le cadre d'un procès pour violation de droits d'auteur intenté par des auteurs contre Anthropic.
Dans un document de planification interne daté de 2024, la société décrit elle-même l'opération comme un effort pour **« scanner de manière destructive tous les livres du monde »** (*« destructively scan all the books in the world »*), en ajoutant une consigne explicite : **« Nous ne voulons pas qu'il soit connu que nous travaillons là-dessus »**.
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Comment fonctionnait l'opération
Le processus était industriel et irréversible :
1.
**Acquisition** : Anthropic a dépensé des **dizaines de millions de dollars** en un an pour acheter des millions de livres d'occasion, notamment via des distributeurs spécialisés comme *Better World Books* et *World of Books*. L'entreprise visait à numériser entre **500 000 et 2 millions de livres en six mois**.
2.
**Destruction** : Les livres étaient envoyés à des prestataires commerciaux équipés de **machines de coupe hydraulique** qui tranchaient les reliures. Les pages étaient ensuite scannées à grande vitesse.
3.
**Recyclage** : Une fois numérisés, les restes physiques étaient collectés par des entreprises de recyclage. Le processus était conçu pour être **définitif**, sans archive physique conservée.
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Le contexte : la course aux données de qualité
Les documents montrent qu'Anthropic considérait les livres comme une source de données bien supérieure au contenu internet fragmenté. Un des cofondateurs de l'entreprise avait noté en janvier 2023 qu'entraîner des modèles sur des livres leur apprendrait à **« bien écrire »**, contrairement au « langage de mauvaise qualité d'Internet ».
Avant le Projet Panama, Anthropic avait déjà recouru à des bibliothèques numériques pirates. Son cofondateur **Ben Mann** avait personnellement téléchargé des milliers d'ouvrages depuis *LibGen* en juin 2021, puis salué le lancement de *Pirate Library Mirror* en 2022.
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Conséquences judiciaires
En août 2025, Anthropic a accepté de payer **1,5 milliard de dollars** pour régler le litige, sans reconnaître de faute. Les auteurs concernés peuvent réclamer environ **3 000 dollars par titre**.
Cependant, un juge fédéral a estimé en juin 2025 que l'utilisation de livres pour entraîner des modèles d'IA pouvait être considérée comme un usage « transformateur » relevant du *fair use* — comparable à un professeur apprenant à des élèves à bien écrire. Le règlement portait donc sur la manière dont les données avaient été acquises (notamment les téléchargements pirates antérieurs), et non sur la légalité de l'entraînement en lui-même.
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En résumé
Le Projet Panama illustre la frénésie avec laquelle les géants de l'IA se sont rués sur les données textuelles de qualité, au point de mettre en place une chaîne industrielle d'achat, de destruction et de numérisation de livres physiques — le tout dans le plus grand secret, jusqu'à ce que la justice ne lève le voile.
Anthropic a détruit les livres physiques pour trois raisons principales, qui se renforcent mutuellement :
## 1.
Parce que c'est beaucoup plus rapide et moins cher
La numérisation « destructive » — couper la reliure pour obtenir des feuilles en vrac — permet de passer les pages dans des **scanners industriels à haute vitesse**. C'est un processus de production bien plus efficace que de numériser un livre intact page par page sans l'abîmer.
Un fournisseur décrivait l'opération en termes industriels : les livres étaient « coupés proprement » à l'aide d'une machine hydraulique, puis transportés vers des scanners haute vitesse.
## 2.
Parce que c'était une stratégie juridique
La destruction physique des originaux était un élément clé de l'argumentaire défendu devant les tribunaux américains. En juin 2025, le juge fédéral **William Alsup** a jugé que l'entraînement d'une IA sur des scans de livres acquis légalement relevait du *fair use* (usage équitable), précisément parce que l'opération remplaçait une copie physique par une copie numérique **sans créer de copies supplémentaires ni les redistribuer**.
En d'autres termes, Anthropic arguait : « Nous avons acheté le livre, nous en avons fait une copie interne pour entraîner notre modèle, et nous avons détruit l'original. Il n'existe qu'une seule copie à la fois . » C'est cette logique de « transfert un pour un » que la justice a retenue pour qualifier l'usage de « transformateur ».
## 3.
Parce que stocker des millions de livres est irréalisable
Une fois numérisés, conserver les millions de volumes physiques aurait représenté un coût colossal en entrepôts et en logistique. Le processus était conçu pour être **définitif et irréversible** : après le scan, le papier était directement confié à des recycleurs. Il ne restait aucune archive physique.
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La vraie raison, c'était aussi l'opacité
Anthropic le savait : l'image de millions de livres détruits par une entreprise d'IA serait catastrophique sur le plan publicitaire. Un document interne stipulait explicitement : **« Nous ne voulons pas qu'il soit connu que nous travaillons là-dessus »**. Un courtier spécialisé dans l'approvisionnement de livres pour l'IA résume bien la chose : *« Anthropic gardait le Projet Panama confidentiel, non pas parce que c'était illégal, mais parce que ça faisait mauvais genre.
Détruire des millions de livres évoque l'image de bibliothèques en feu. »