LES COMMUNAUTES JUIVES DANS LE MONDE :  DARNNA.COM
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La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 29 juillet 2008 a 18:27

Fête du Trône : La communauté juive de Marrakech-Essaouira célèbre l'évènement dans la cité ocre
La communauté israélite de Marrakech-Essaouira a organisé, lundi soir dans la cité ocre, une cérémonie pour célébrer le 9ème anniversaire de l'accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres.

Animée par un orchestre dans une ambiance de liesse générale et de convivialité festive, cette réception a été l'occasion pour les membres de cette communauté d'exprimer leurs sentiments de fidélité et de loyalisme à SM le Roi Mohammed VI.

Dans une allocution de circonstance, M. Jacky Kadoch, président de la communauté israélite de Marrakech-Essaouira a présenté à SM le Roi Mohammed VI les plus vives félicitations de cette communauté, ainsi que ses vœux de bonheur, de santé et de réussite dans Ses nobles missions entreprises pour le bien du peuple marocain et pour la prospérité du Royaume.

"Nous célébrons cette fête avec l'esprit de la modernisation de l'Etat, de la mobilisation constante pour la défense de notre intégrité territoriale, la consolidation de l'Etat de Droit, avec comme corollaire les droits de l'Homme, la réactivation du débat démocratique, l'édification d'une économie dynamique qui s'intègre dans l'économie libérale mondiale, sans préjudice à l'économie marocaine, avec un effort colossal de mise à niveau du tissu industriel marocain ", a-t-il dit.

M. Kadoch a, par la même occasion, mis en lumière l'ensemble des grands chantiers ouverts par le Royaume dans les différents domaines notamment social, économique et politique, estimant que par ces chantiers et réformes, le Maroc fournira au monde, dans les années à venir, une nouvelle face d'un pays moderne, débarrassé de ses poches de pauvreté, doté d'infrastructures autoroutières, portuaires et aéroportuaires modernes.

Il a, en outre, réitéré l'engagement de la communauté israélite de Marrakech-Essaouira à oeuvrer pour la promotion et l'épanouissement économique et social de la cité ocre.

Ont été présents à cette réception, le wali de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, M. Mounir Chraïbi, le président du Conseil Communal de la ville, M. Omar El Jazouli, le commandant délégué de la place d'armes de Marrakech, le préfet de police, les élus locaux ainsi que d'autres personnalités civiles et militaires.

Source:Casafree

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 31 juillet 2008 a 04:54

Mohammed VI décore plusieurs personnalités juives d'origine marocaine


Le roi Mohammed VI du Maroc a décoré mercredi, à l'occasion du 9e anniversaire de son accession au trône, plusieurs personnalités juives d'origine marocaine dont l'ancien ambassadeur d'Israël en France.

Né à Boujad (130 km au sud-est de Casablanca), Yehuda Lancry, qui fut ambassadeur d'Israël en France de 1992 à 1995 puis député à la Knesset, est devenu Officier du Wissam Al-Arch.

Par ailleurs, le Grand rabbin de Paris, David Messas né à Meknès (centre), a été élevé au rang de Grand Officier du Wissam alaouite. Il est le fils de l'ancien Grand rabbin du Maroc Chalom Messas.

En outre, le souverain a décoré le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Khan, du Grand Cordon du Wissam alaouite. M. Strauss-Khan a passé son enfance au Maroc qu'il a quitté au début des années soixante.

Sur les 300.000 juifs qui vivaient au Maroc dans la première moitié du 20e siècle, il n'en reste plus que quelques milliers.

Source: La Croix

et ma petite note personelle: felicitations a David Messas, il etait mon directeur d'ecole - le lycee yechivah rue Franklin dans les annees 63-67.

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition / Les Juifs du Maroc ont peur
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 29 avril 2009 a 14:17

Les Juifs du Maroc ont peur
By ELIAS LEVY, Reporter

Cette année, Pessah a eu un goût très amer pour la Communauté juive du Maroc.
Joseph Amar, 68 ans, bijoutier à la retraite, a été assassiné sauvagement la veille de la fête de Pessah dans une ruelle de Casablanca. Pour lui dérober une poignée de dirhams marocains qu’il portait sur lui, un jeune loubard lui a infligé deux coups mortels de couteau, l’un au coeur et le second au dos, au niveau du rein.

Ce crime abject a profondément bouleversé la petite Communauté juive du Maroc, qui ne compte plus que quelque 2500 âmes.

Le magazine marocain de langue française Maroc Hebdo International a consacré un long article à cet assassinat infâme -cet article- enquête a fait la une de l’édition du 10 au 16 avril de Maroc Hebdo International -no. 834-, avec une grande photo du défunt assassiné-.

Joseph Amar a vu le jour au Mellah, quartier juif de l’ancienne Médina de Casablanca, raconte l’auteur de cet article, le journaliste L. Bernich. Il a passé là-bas la plus grande partie de sa jeunesse avant de déménager dans un petit appartement sis sur le Boulevard Bordeaux, au cinquième étage d’un immeuble au-dessus du Cinéma Verdun. Un quartier qui jadis abritait la plupart des Juifs casablancais. En attestent les cinq synagogues et le Cercle de l’Alliance Israélite, Centre culturel juif, qui s’y trouvent toujours. À l’époque coloniale française, ce quartier était surnommé “la petite Tel-Aviv”, en référence à la capitale d’antan de l’État d’Israël.

Le commerce de bijoux de Joseph Amar se trouvait à l’ancienne Médina, sur la rue de Rabat. Il était fermé depuis quelques années, l’orfèvre n’ayant pas réussi à faire face à la concurrence féroce de ses jeunes rivaux installés eux aussi dans ce quartier de bijoutiers. Jusqu’à sa mort brutale, Joseph Amar gagnait sa vie en achetant des lots d’occasion de montres, de bijoux et d’objets d’antiquité dans les marchés informels, qu’il écoulait ensuite dans son réseau relationnel constitué essentiellement de Juifs Marocains. De l’avis de tous ses compagnons, Joseph Amar n’a jamais réussi à faire fortune. Il vivait modestement et bouclait difficilement ses fins de mois.

Il habitait depuis une quarantaine d’années dans le quartier où il a été cruellement assassiné. Tout le monde le connaissait dans ce quartier. De l’épicier, qui le saluait tous les matins, au cafetier, qui lui servait son petit noir quotidien, en passant par le marchand de fruits du coin. Jamais il n’aurait cru qu’il serait attaqué dans des lieux aussi familiers, relate L. Bernich.

“Les premiers éléments de l’enquête menée par la police de Casablanca montrent que la victime est un Marocain de confession juive. Joseph Amar était coiffé d’un béret comme le veut la tradition hébraïque. Cet indice change la donne. L’alerte générale est déclenchée. Et si ce fait divers cachait un crime antisémite ou un attentat terroriste? La machine sécuritaire marocaine s’ébranle. Le mobile de cet assassinat doit être élucidé dans les plus brefs délais pour couper court à toute spéculation. D’autant plus que le Bureau de la lutte anti-terroriste israélien a diffusé, à la mi-mars, juste avant Pessah, une liste noire des pays représentant un risque potentiel pour les touristes israéliens désirant s’y rendre. Et le Maroc y figurait en bonne place. De quoi décourager les 800000 Juifs marocains que compte l’Etat hébreu et ceux de la Diaspora qui viennent, chaque année, célébrer la Mimouna, et à l’occasion, pour beaucoup, se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres et de leurs saints”, précise L. Bernich.

D’aucuns doutent que cette alerte émise par les services israéliens à la veille de chaque grande fête juive n’est qu’une machination destinée à briser une double allégeance dérangeante pour l’État hébreu, ajoute le journaliste de Maroc Hebdo International.

“Quoiqu’il en soit, les autorités marocaines ne veulent pas que les rumeurs sur le meurtre de Joseph Amar s’amplifient, écrit-il. Surtout que l’assassinat d’Albert Rebibo par des mains obscures islamistes est toujours dans les esprits. Ce commerçant de 55 ans a été tué le 11 septembre 2003, par balles à bout portant, par deux individus cagoulés, appartenant au mouvement intégriste de la Salafia Jihadiya, alors qu’il fermait son magasin dans le Souk populaire de Casablanca, El Korea. C’était le jour anniversaire des attentats du 11 septembre aux États-Unis. Plus loin encore, la tentative d’assassinat de l’homme d’affaires également de confession juive Baby Azencott, en juin 1996, au quartier Belvédère à Casablanca, qui avait été touché par une balle à l’épaule. Douze ans après, cette affaire n’a toujours pas été élucidée, malgré la découverte en mars 2008 de l’arme du crime à Nador dans le cadre du démantèlement du réseau islamiste Belliraj. C’est dire combien il est urgent pour la police casablancaise d’élucider les circonstances de l’assassinat de Joseph Amar”, note L. Bernich.

Les Juifs du Maroc sont très inquiets. L’arrestation par les autorités policières de Casablanca de l’auteur de cet assassinat ignoble n’a pas apaisé leurs craintes.

“Malgré l’arrestation du coupable et la découverte du mobile du meurtre, la Communauté juive marocaine n’est pas rassurée pour autant. Des questions subsistent. Un scepticisme non sans fondement. Ce n’est pas la première fois qu’un crime crapuleux sème la panique parmi les Marocains israélites. L’assassinat du Rabbin Elie Aferyat, 75 ans, le 13 septembre 2003 à Meknès, par deux individus après lui avoir volé 150 dirhams, a autant secoué les Juifs marocains. Depuis les attentats du 16 mai 2003 de Casablanca, qui ont visé le Cercle de l’Alliance Israélite et l’ancien cimetière juif de Méhara aux abords de l’ancienne Médina, un climat de psychose s’est installé dans la Communauté juive du Maroc. Les citoyens marocains de confession juive, qui ne sont plus que 2500, se sentent menacés malgré le renforcement de la sécurité devant les lieux de culte et les établissements scolaires et culturels hébraïques”, écrit L. Bernich.
Source:CJnews.com

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition / Décès de l'écrivain Edmond Amran El Maleh
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 16 novembre 2010 a 13:18

L'écrivain et intellectuel marocain de confession juive, Edmond Amran El Maleh est décédé lundi à à l'hôpital militaire Mohammed V de Rabat à l'âge de 93 ans, rapporte l'AFP, qui cite des proches. Natif de Safi (sud-ouest marocain) d'une famille juive marocaine, Edmond Amran El Maleh avait enseigné la philosophie et exercé le métier de journaliste à Paris. Un hommage sera rendu mardi à ce grand intellectuel et homme de gauche au cimetière juif de Rabat, avant d'être inhumé le même jour, selon ses voeux, à Essaouira (sud-ouest). Connu pour ses prises de position en faveur de la "cause palestinienne", Edmond Amran El Maleh a écrit des articles universitaires ainsi qu'une série de romans, comme Parcours immobile (1980), Ailen ou la nuit du récit (1983), Mille ans, un jour (1986), Une femme, une mère (2004), ou encore Lettres à moi même, qui était son dernier livre.

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition / Décès de l'écrivain Edmond Amran El Maleh
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 16 novembre 2010 a 20:16

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EDMOND AMRAM ELMALEH vers sa derniere demeure a mogador ce jour du 16 nov 2010

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition / Décès de l'écrivain Edmond Amran El Maleh
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 16 novembre 2010 a 20:17

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La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition / La fin des Juifs arabes
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 01 décembre 2010 a 19:47

Avec le décès [le 18 novembre] du militant de la gauche marocaine Abraham Serfaty, 84 ans, on a probablement perdu le dernier représentant de ces voix juives ayant défendu des décennies durant la cause palestinienne avec autant d'acharnement que la justice sociale, les droits politiques et les libertés publiques. Bien qu'il ait passé dix-sept années en prison, avec tout ce que cela signifie en termes de supplices et de torture, ainsi que huit années en exil à Paris (pour avoir dirigé l'organisation de gauche En Avant), il restait ferme sur son refus d'émigrer en Israël.

Il en allait de même pour Georges Adda, mort il y a deux ans à l'âge de 92 ans [et père de feu Serge Adda, ancien directeur de TV5]. Il était une des figures de la gauche tunisienne, se définissait lui-même comme un "Juif tunisien antisioniste" et avait été dirigeant du Parti communiste tunisien pendant la colonisation française, qu'il a combattue vigoureusement, ce qui lui a valu l'emprisonnement dans des camps français entre 1935 et 1954. Comme Serfaty, il considérait que l'engagement syndical et politique faisait partie de la même lutte que la libération du peuple palestinien.

Ces voix se sont quasiment éteintes. D'une part, la présence de Juifs arabes a presque disparu de la plupart des pays arabes ; de l'autre, il n'y a de toute façon plus de militantisme politique qui pourrait permettre l'émergence de grandes figures, quelle que soit leur religion.



Par ailleurs, les pays arabes qui ont une "communauté" juive – que ce soit à l'étranger ou à l'intérieur – leur demandent de jouer un tout autre rôle, à savoir de faire le lien avec Israël. Ainsi, au lieu d'un Serfaty ou d'un Adda, on a affaire désormais à un autre modèle, celui de conseillers du pouvoir, d'employés en relations publiques et de chargés de contacts avec Israël.

Par ailleurs, même parmi les Juifs arabes ayant émigré en Israël, certains se sont opposés à de nombreux aspects de la politique israélienne. Latif Dori par exemple, un Juif irakien, lui aussi de gauche, qui a révélé le massacre de Kafr Al-Qassem [village arabe en Israël ; le massacre perpétré par la police des frontières israélienne fit 49 morts parmi les civils arabes israéliens] en 1956, qui a été l'un des premiers à entrer en contact avec l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) pour rencontrer ses dirigeants à Tunis et qui a pris parti pour les Irakiens pendant les années d'embargo, collectant dons et médicaments afin d'essayer de les faire parvenir à l'ambassade irakienne au Caire.

Il existe certainement d'autres Juifs d'origine arabe vivant en Europe et ailleurs qui ont su rester fidèles à leurs racines et aux valeurs de justice, valeurs supérieures à toutes les considérations dans le domaine de l'appartenance religieuse et qui ne voient pas d'inconvénient à violer le droit d'autrui. Parmi eux, citons par exemple le journaliste et diplomate français d'origine égyptienne Eric Rouleau.

Le drame est qu'ils nous quittent sans laisser derrière eux une nouvelle génération de Juifs arabes qui pourraient continuer à faire entendre leur voix, une voix écrasée par tant d'extrémisme, mais qui n'en est pas moins indispensable.
Source: Mohammed Krichane | Al-Quds Al-Arabi

Communaute juive du Maroc/L’histoire enchantée des Juifs du Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 13 juin 2012 a 21:10

L’histoire enchantée des Juifs du Maroc

Dans le numéro de Télérama du 9 mai 2012 est paru un article intitulé : « Que reste-t-il de la formidable histoire des Juifs marocains ? » Cet article a suscité la réponse suivante de Georges Bensoussan, remarquable historien connu par ses livres sur la Shoah et l’histoire du sionisme. Georges Bensoussan vient de publier « Juifs en pays arabes . Le grand déracinement, 1850-1975 », une étude très dense qui sera certainement une référence. Il s’élève dans la tribune ci-dessous contre la façon « enchantée » dont l’histoire des Juifs marocains est présentée dans Télérama. Télérama n’ayant pas répondu à l’article qui lui avait envoyé Georges Bensoussan, nous publions ici son texte.


Dans son édition du 9 mai 2012 (numéro 3252), sous la plume de la journaliste Yasmine Youssi, l’hebdomadaire culturel Télérama publiait un article intitulé « Que reste-t-il de la formidable histoire des Juifs marocains ? ». L’auteur y écrivait que les Juifs indigènes « bénéficiaient » du statut de dhimmi. Or, ce statut, dit de « protection » et de tolérance, codifié dès le premier siècle de l’islam, est un statut d’infériorité dans un monde marqué par l’esclavage. Il encadre une condition précaire mais codifiée, soumise aux aléas du pouvoir central mais aussi de toute autorité, voire du tout-venant.



A l'arrivée des Français au Maroc (1912), poursuit l’hebdomadaire, les Juifs durent faire face « à un antisémitisme jusqu'alors inconnu ». Comment expliquer alors que dans l’ensemble du monde arabe, ou quasiment, les communautés juives accueillirent les colonisateurs en libérateurs ? Des milliers de pages d'archives consulaires, des milliers de rapports issus de l'Alliance israélite universelle (fondée en 1860), de géographes, de militaires (cf. Charles de Foucauld, 1883) et de médecins témoignent dans le Maroc d’avant 1912 d'une condition juive en butte à la persécution, à la spoliation, à une précarité faite mode d'être.



Comment peut-on prétendre, sans balancer entre la consternation et le rire, que l'antisémitisme était « inconnu au Maroc avant l'ère coloniale » ? Télérama offre ici un récit reflet de la bien-pensance du temps, avec lové en son cœur le joyau de « l’Espagne tolérante des trois religions ». Ce texte, on s’en doute, a suscité des réactions de lecteurs. L’auteur a répondu à l’un de ses contradicteurs qu’ “il n'y a pas eu de pogroms au Maroc ” (de Fez 1912 à Djérada 1948, les morts se retournent dans leurs tombes), que « l'antisémitisme n’existe pas dans le monde musulman » : et ici, ce sont les archives de l'Alliance comme les archives diplomatiques relatives de la France dans son protectorat du Maroc qui sont tenues pour nulles et non advenues.



Les Juifs, poursuit-il, furent « accueillis en Afrique du Nord par l’ l'islam ». Oui, en 1492. Mais le gros des communautés était présent bien avant l'islam et la conquête arabe. Et si l’on a pu déplorer des assassinats de Juifs au Maroc, tempère t-il, ils « n'étaient pas plus attaqués que les musulmans ». Or, dans le Maroc de la fin du XIXe siècle, toutes les archives disponibles rapportent de façon concordante que les Juifs étaient proportionnellement six fois plus visés par ces violences que les musulmans.



Les mellahs étaient « ces quartiers jadis dévolus aux Juifs, à ne pas confondre avec les ghettos fermés d'Europe ». Comment évoquer dans ces termes, au mépris de l’énorme masse archivistique constituée par les rapports de médecins, d'administrateurs et d'écrivains (y compris le très antisémite Pierre Loti) ce pourrissoir humain, cette honte sociale et ce lieu de relégation ?



Les mellahs, des « quartiers pouilleux. Oui, autant que les Medina » ajoute l’hebdomadaire. Or, toutes les enquêtes ethnographiques (y compris la relation d’un voyage privé effectué par Georges Dumézil au Maroc en …1953) montrent que dans le mellah marocain d’avant comme d’après 1912 la densité humaine était 5 à 10 fois supérieure à celle de la médina arabe. Que le mellah ne pouvait pas s'étendre. D'où les constructions en hauteur surplombant des venelles sans lumière. Que les Juifs ne pouvaient pas le quitter, sauf passe-droits conséquents. De là, la surpopulation la promiscuité, et les endémies de toute sorte, tuberculeuse au premier chef.



Comment peut-on écrire qu’en 1941-1943, les musulmans se sont « mis en avant pour servir de prête-noms aux Juifs afin d'éviter la spoliation de leurs biens par Vichy » ? Alors que la persécution organisée par l’Etat français avait rencontré l'assentiment populaire de nombreux musulmans (mais certes pas de tous à l’évidence). Comment peut-on reprendre sans ciller la légende dorée du Sultan “protecteur des Juifs” face au gouvernement de Vichy? Puis prétendre que l'exode massif des Juifs du Maroc après 1945 est dû « à des centaines d'agents sionistes » parcourant le pays, « forçant parfois la main à une population totalement intégrée dans la société » ? Est-ce à dire que l’on avait à faire à une peuplade d'abrutis, débile et manipulée à ce point qu'elle s'arracha d’elle-même à sa patrie pour suivre aveuglément les agents d'un État étranger ? Comment peut-on à ce point occulter le climat de violence sourde qui fut pour les Juifs du Maroc celui des années 1945-1949 ? Et ignorer les pogroms d'Oujda et de Djérada (7 juin 1948) au cours desquels plus de 45 Juifs furent tués dans des conditions atroces ? Comme la peur qui a désorienté la communauté juive et a motivé une partie des nombreux départs (un tiers de la communauté juive a quitté le pays entre 1945 et l’indépendance de 1956) ? Mais pourquoi donc ce “havre de tolérance et de convivialité” a t-il été abandonné par la quasi-totalité de ses bénéficiaires juifs ? Et ce dans l’ensemble du monde arabe, et souvent bien plus rapidement qu’au Maroc. Des départs, relève Télérama, qui se sont accentués avec l'indépendance en 1956 puis la guerre des Six jours en 1967. Les « agents sionistes » étaient-ils encore une fois à l’œuvre ?



L’auteur fait remarquer à l’un de ses interlocuteurs que les “archives israéliennes elles-mêmes » montreraient que beaucoup de Juifs marocains « ne voulaient pas partir ». Ainsi donc, à la barbe du sultan et du Makhzen, du Protectorat français hostile aux sionistes, et plus tard du royaume chérifien, les Juifs du Maroc auraient été « kidnappés » par les Israéliens. Via l'immigration illégale, les convois de nuit ponctués de drames tel le naufrage du Pisces en janvier 1961.



La journaliste nous dit tirer son « savoir » de la thèse de doctorat de Mohamed Kenbib soutenue en 1994 à l’Université de Paris 1-Sorbonne. Kenbib est un historien marocain, professeur à l’université de Rabat, notable s’il en est dans son domaine. Les 700 pages et plus de cette thèse, je les ai lues ligne à ligne. Mais hélas, trois fois hélas. Ce "monument d'érudition" (sic) est un manquement à toute déontologie du métier d’historien, un travestissement des sources tel qu'à la fin les Juifs du Maroc figurent seuls responsables des malheurs qui les ont frappés.



Kenbib, une « référence » ? Oui, quand elle est prônée par des ignares ébaubis par la masse des notes infrapaginales sur un sujet qu'ils ignorent superbement. C'est comme si pour inciter à connaître la Révolution française, je recommandais à un jeune étudiant d’aujourd’hui la lecture de Jacques Bainville et de Pierre Gaxotte. Mais ni celle de Georges Lefebvre, d’Albert Mathiez, d’Albert Soboul, de François Furet et de Mona Ozouf, ni celle de Michel Vovelle….. Non, celle d’abord des contempteurs les plus féroces de la rupture révolutionnaire.



Georges Bensoussan, auteur de Juifs en pays arabes. Le grand déracinement, 1850-1975 (Tallandier, mai 2012)
: Pour mémoire : Télérama (14 mai 2012) ne m’a accordé aucun droit de réponse.

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: alaoui (IP enregistré)
Date: 22 octobre 2012 a 18:57

Bonjour

je suis nouvelle dans ce forum , je suis Marocaine de Meknès ,Mon père avait et a toujours beaucoup d'amis juifs qu'il a connu ici à Meknes et à Errachidia(Ksar-essouk) sa ville natale.il nous parle toujours des juifs marocains, leur carisme ,leur générosité ,leur bonté ,leur aide pour plein de gens à l'étranger,bref il nous disait que c'est de Grands Hommes .

La Communauté juive du Maroc: La réalité de la coexistence entre Musulmans et Juifs au Maghreb s'exprime en toute authenticité
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 31 octobre 2012 a 16:34

La réalité de la coexistence entre Musulmans et Juifs dans la région du Maghreb s'exprime aujourd'hui en toute authenticité, a affirmé André Azoulay, Conseiller du Roi Mohammed VI et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures.

Dans un entretien au site internet Deutsche Welle, diffusé mardi, M. Azoulay a appelé à la non-exploitation politique de la référence religieuse, aussi bien par les juifs que par les musulmans.

Jetant un regard sur la présence et la contribution de la culture juive à la création artistique et culturelle au Maroc, M. Azoulay a souligné qu'elle aspire à plus de créativité, citant, à cet effet, le festival des Andalousies atlantiques, qui connaît la participation d'artistes, musiciens et poètes, musulmans et juifs, qui fêtent ensemble leur coexistence, en arabe et hébreu.

Considérant que le Maroc a su préserver cette flamme lumineuse qui remonte aux fins fonds de la mémoire collective des Musulmans et Juifs au Maroc, il a souligné que ce rayonnement de la création artistique judéo-islamique se poursuit aujourd'hui. Des millions d'auditeurs et de spectateurs de différents pays, notamment ceux qui accueillent des communautés juives marocaines, sont réceptifs à cette création et Âœuvrent au prolongement de ces traditions ancestrales magnifiques, a-t-il poursuivi.



Mettant l'accent sur l'existence de diverses expressions culturelles juives au Maroc, fruit de contributions remarquables d'artistes, peintres, écrivains et philosophes, M. Azoulay a cité Edmon Amran El Maleh, cet homme de lettres à la grande présence symbolique sur la scène littéraire, outre son rôle politique en tant que militant nationaliste engagé.

Et d'ajouter que les œuvres littéraires dans l'espace contemporain portent les traces de la fusion des créations des juifs et des Musulmans, comme les travaux des regrettés Haïm Zafrani, éminent historien du judaïsme maghrébin et Aami Boughanem, qui a légué des œuvres littéraires remarquables sur la vie sociale des juifs au Maroc.

M. Azoulay a considéré que les expressions de la culture juive prennent diverses formes en littérature, musique, art culinaire, cinéma et en théâtre satirique, aussi bien sur les plans national qu'international, citant à titre d'exemple les œuvres de l'humoriste Gad el Maleh et des cinématographes marocains musulmans, qui ont consacré ces dernières années pas moins de 10 films aux moments phares de l'histoire du judaïsme marocain, mais aussi à sa situation actuelle sur les plans politique, social ou culturel.

La contribution des Marocains juifs à la vie culturelle et sociale peut être remarquée partout où ils vivent, au Maroc ou à l'étranger, a-t-il ajouté, notant que les musiciens, les poètes et les écrivains restent attachés à l'identité marocaine et sont fortement présents dans la vie quotidienne, à travers la langue, l'art culinaire, la musique ou les pratiques religieuses.

Il a estimé que ces expressions doivent être remarquées à travers la large présence des Marocains juifs dans le monde entier et non seulement au Maroc, où 3.000 à 4.000 juifs vivent encore contre plus d'un million dans le monde, où ils se présentent comme porteurs d'une histoire et d'une identité marocaines, constituant l'une des rares communautés au monde qui n'ont pas coupé les liens avec leur mémoire.

Concernant la préservation du patrimoine juif au Maroc, M. Azoulay a salué la contribution du gouvernement allemand à la restauration de la synagogue de Fès (synagogue des Fassis), exprimant le souhait d'établir un partenariat avec les responsables allemands pour la restauration des grandes synagogues d'Essaouira et la création d'un centre culturel juif et d'un musée sur l'histoire des juifs du Maroc.

Pour lui, tout juif marocain se définit par rapport à une identité et à une histoire magnifique et profondément enracinée. "En tant que Marocain juif, je m'estime chanceux de me présenter comme un homme riche de son judaïsme et ses cultures amazighe et arabe et d'une histoire s'étalant sur des siècles de métissage entre cultures islamique et juive. C'est ce qui me permet d'avancer selon une logique et une réalité humaine, sociale et spirituelle", a-t-il dit.

Faisant remarquer que l'entourage du Maroc, notamment l'Europe occidentale, traverse une étape marquée par les conflits et la peur entre les religions, les civilisations et les cultures, il a noté que le Royaume, fort de ses caractéristiques civilisationnelles spécifiques, est appelé à assumer la responsabilité de la préservation de la complémentarité et de la compréhension.

Pour ce qui est de la participation des juifs marocains à la vie politique, il a indiqué que tout citoyen, quelles que soient ses convictions religieuses au Maroc, est libre de se porter candidat ou de participer aux élections, sans exploitation de la religion ou de l'histoire comme des slogans partisans, notant que le judaïsme au Maroc est porteur d'une histoire beaucoup plus grande pour qu'il soit exploité à des fins politiques.

Le chef islamiste du gouvernement inaugurera un temple juif à Fès
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 14 février 2013 a 04:03

Le chef du gouvernement inaugurera un temple juif à Fès
Adam Sfali - Emarrakech | Mercredi 13 Février 2013

Fès : Le chef islamiste du gouvernement Abdelilah Benkirane conduira une délégation de personnalités marocaines et étrangères à l’inauguration du site religieux marocain.

Abdelilah Benkirane & Serge Berdugo


Abdelilah Benkirane se rendra à la capitale spirituelle du Maroc, la ville de Fès, pour l’inauguration d’un temple juif marocain.

Le chef du gouvernement patronnera la cérémonie à laquelle prendra part prés de 140 personnalités politiques, religieuses et civiles, marocaines et étrangères.

Source:emarrakech

Figurera en tête de liste des invités, l’un des prédécesseurs du chef du gouvernement, l’actuel président de la cour des comptes Driss Jettou, le président du CNDH, Driss El Yazami, le président des cercles israélites marocains Serge Berdugo qui est aussi président du rassemblement mondial des juifs marocains et ex-ministre, l’ambassadeur des USA au Maroc, Samuel Kaplan ainsi qu’une délégation du Bundestag allemand conduite par son président Norbert Lamart.

Le temple juif en inauguration est sis au Derb El Fassieen relevant du pachalik El Mechouar au Fès El Jadid.

Le chef islamiste du gouvernement inaugurera un temple juif à Fès
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 14 février 2013 a 05:02

Excellente idee...sauf qu'il n'y a plus de Juifs a Fes.*^euh




Cérémonie d'inauguration de la synagogue "Slat Alfassiyine" à Fès, entièrement restaurée
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 14 février 2013 a 21:44

Cérémonie d'inauguration de la synagogue "Slat Alfassiyine" à Fès, entièrement restaurée



Une cérémonie en présence de nombreuses personnalités a marqué mercredi la fin de la restauration d'une synagogue de Fès,"Slat Alfassiyine. A cette occasion, le roi Mohammed VI le roi a exalté "la richesse et la diversité des composantes spirituelles" du Maroc dans un message lu en son nom par le chef du gouvernement islamiste. Cette cérémonie s'est déroulée dans la médina de Fès (centre), classée au patrimoine de l'Unesco, en présence de 200 personnes parmi lesquelles des responsables de la communauté juive marocaine mais aussi le président du Bundestag (Parlement fédéral allemand) Norbert Lammert, dont le pays a contribué à la rénovation de l'édifice.



Dans un message du roi Mohammed VI lu en son nom par le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, le souverain a rendu hommage à ceux qui ont contribué à la rénovation de la synagogue: "Nous voulons à cette occasion saluer cette louable initiative dont le mérite revient à la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain. Nous tenons également à rendre hommage au gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne et aux éminentes personnalités et institutions, pour les efforts concertés qui ont été déployés en faveur de la préservation et de la rénovation de ce monument historique, dont la construction remonte au 17e siècle".

"Ceci, a-t-il poursuivi, est le témoignage éloquent de la richesse et de la diversité des composantes spirituelles du Royaume du Maroc et de son patrimoine authentique. Ce patrimoine s'apparente à un véritable creuset dans lequel a fusionné la spécificité judéo-marocaine dont l'histoire plonge ses racines au Maroc, à travers ses us et coutumes et ses caractéristiques propres, depuis plus de trois mille ans".

"C'est précisément cette particularité hébraïque qui constitue aujourd'hui, ainsi que l'a consacré la nouvelle Constitution du Royaume, l'un des affluents séculaires de l'identité nationale, et c'est pourquoi Nous appelons à la restauration de tous les temples juifs dans les différentes villes du Royaume, de sorte qu'ils ne soient plus seulement des lieux de culte, mais également un espace de dialogue culturel et de renouveau des valeurs fondatrices de la civilisation marocaine", a-t-il souligné, rappelant que les traditions séculaires de la civilisation marocaine puisent leur essence dans le fait que les Marocains sont profondément imprégnés des valeurs de coexistence, de tolérance et de concorde entre les différentes composantes de la nation.

"En Notre qualité de Commandeur des croyants, attaché à la protection de la foi et de la religion et investi de la responsabilité de veiller au libre exercice des cultes pour toutes les religions célestes, y compris le judaïsme, -dont les adeptes loyaux sont considérés comme faisant partie des citoyens que Nous entourons de Notre constante et bienveillante sollicitude-, Nous affirmons que vous trouverez en Notre Majesté le protecteur fidèle ayant à coœur de faire prévaloir ces nobles idéaux", a dit le souverain.

Responsable de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain (FPCJM), Serge Berdugo, un ancien ministre, a de son cô té jugé que cette cérémonie était "porteuse d'un message de paix et de tolérance".

Le fils de Simon Lévy, l'ancien président du FPCJM qui avait initié le projet en 2005, a lui aussi pris la parole. "Le message que voulait porter mon père c'est qu'il s'agit d'une partie de l'histoire du Maroc que nous rendons aux Marocains, sans discrimination", a ensuite déclaré Jean Lévy.

La restauration de la synagogue "Slat Alfassiyine" a été réalisée par des dons notamment de la République fédérale d'Allemagne, de la communauté juive de Fès, de la Fondation Jacques Toledano, de Serge et Jacques Berdugo et de la famille Simon Levy. Ce haut lieu de la culture juive, qui date du 17ème siècle, est un important monument de la médina de Fès, classée patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

La synagogue est située dans le célèbre quartier El Mellah et est adossée à l'enceinte mérinide dont elle occupe une de ses tours. Après le 17ème siècle, elle a été utilisée comme atelier de fabrication de tapis puis comme salle de sport. En dépit de ces différents usages et de son ancien état très dégradé, la synagogue a conservé son aspect original.

Depuis le milieu des années 90, la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, dirigé par feu Simone Levy, a réussi à mobiliser plusieurs partenaires et donateurs pour lancer les travaux de restauration de ce lieu de prières juif, considéré comme la doyenne des synagogues de Fès.


Voici le texte du message royal:

"Louange à Dieu Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons Excellences, Messieurs les Ministres, les Ambassadeurs et les Représentants des pays amis, Eminences, les Rabbins et les représentants de la communauté juive marocaine, Mesdames, Messieurs C'est avec plaisir que Nous souhaitons la bienvenue à tous les éminents participants à cette grande cérémonie organisée à l'occasion de l'ouverture, après sa restauration, de la Synagogue "Slat Alfassiyine". Cette inauguration se tient sous Notre Haut Patronage eu égard à l'intérêt particulier que Nous accordons au patrimoine culturel et spirituel de la communauté juive marocaine, qui est pétrie d'histoire et que nos vénérables ancêtres ont toujours tenue en haute estime.

Nous voulons à cette occasion saluer cette louable initiative dont le mérite revient à la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain. Nous tenons également à rendre hommage au gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne et aux éminentes personnalités et institutions, pour les efforts concertés qui ont été déployés en faveur de la préservation et de la rénovation de ce monument historique, dont la construction remonte au 17e siècle. Ceci est le témoignage éloquent de la richesse et de la diversité des composantes spirituelles du Royaume du Maroc et de son patrimoine authentique. Ce patrimoine s'apparente à un véritable creuset dans lequel a fusionné la spécificité judéo-marocaine dont l'histoire plonge ses racines au Maroc, à travers ses us et coutumes et ses caractéristiques propres, depuis plus de trois mille ans.

C'est précisément cette particularité hébraïque qui constitue aujourd'hui, ainsi que l'a consacré la nouvelle Constitution du Royaume, l'un des affluents séculaires de l'identité nationale, et c'est pourquoi Nous appelons à la restauration de tous les temples juifs dans les différentes villes du Royaume, de sorte qu'ils ne soient plus seulement des lieux de culte, mais également un espace de dialogue culturel et de renouveau des valeurs fondatrices de la civilisation marocaine.

Mesdames, Messieurs,

Les traditions séculaires de la civilisation marocaine puisent leur essence dans le fait que les Marocains sont profondément imprégnés des valeurs de coexistence, de tolérance et de concorde entre les différentes composantes de la nation, sous l'impulsion et la direction éclairée du glorieux Trô ne Alaouite, dont Dieu Nous a confié la charge suprême.

En Notre qualité de Commandeur des croyants, attaché à la protection de la foi et de la religion et investi de la responsabilité de veiller au libre exercice des cultes pour toutes les religions célestes, y compris le judaïsme, -dont les adeptes loyaux sont considérés comme faisant partie des citoyens que Nous entourons de Notre constante et bienveillante sollicitude-, Nous affirmons que vous trouverez en Notre Majesté le protecteur fidèle ayant à cÂœur de faire prévaloir ces nobles idéaux.

En vous renouvelant l'assurance de toute Notre sollicitude, Nous implorons le Très-Haut de couronner de succès les efforts que vous déployez au service de l'intérêt général. Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".




La synagogue à Fès, "une leçon du Maroc au 21è siècle"
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 15 février 2013 a 02:12

Benkirane: La synagogue à Fès, "une leçon du Maroc au 21è siècle et au reste du monde "


"C'est une leçon adressée par le Maroc au 21-ème siècle et au reste du monde", a déclaré à la MAP le chef du gouvernement, après avoir présidé, mercredi en fin de matinée à Fès, la cérémonie d'inauguration de cette synagogue.



Cet évènement consacre la vocation du Maroc en tant que terre de paix, de cohabitation et de coexistence pacifique entre les adeptes de toutes les religions célestes, a-t-il ajouté.

Pour M. Benkirane, cette inauguration "aura inéluctablement des retentissements sur la scène internationale et va changer les concepts de la politique intérieure et étrangère".

La cérémonie d'inauguration de cette synagogue, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a réuni plusieurs personnalités marocaines et allemandes, des dignitaires religieux musulmans et juifs, des élus et des intellectuels.

Situé au célèbre quartier El Mellah, ce haut lieu de la culture juive est un important monument de la médina Fès, classée patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Fondée au 17ème siècle, la synagogue a été utilisée après comme atelier de fabrication de tapis puis comme salle de sport, mais tout en conservant son aspect original.

Depuis le milieu des années 90, la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, dirigé par feu Simon Levy, a réussi à mobiliser plusieurs partenaires et donateurs, dont la République fédérale d'Allemagne, pour lancer les travaux de restauration de ce lieu de prières juif, considéré comme la doyenne des synagogues de Fès.

La synagogue jouait en effet un rôle considérable dans la vie spirituelle de la communauté juive de Fès, qui comptait près de 30.000 personnes.

La synagogue à Fès reflete la richesse et la dynamique du Maroc
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 15 février 2013 a 02:19

L'inauguration, mercredi à Fès, de la synagogue Slat El Fassiyine reflète la richesse et la dynamique du Maroc, a affirmé le conseiller du Roi, André Azoulay.

"C'est un moment qui exprime la richesse de l'histoire du Maroc, de la diversité de toutes ses composantes, et cette dynamique que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a confortée et initiée et à laquelle il a donné cette force et cette légitimité", a confié à la MAP M. Azoulay, en marge de sa participation, aux côtés de plusieurs personnalités politiques et dirigeants de la communauté juive marocaine, à la cérémonie d'inauguration de cette synagogue.




Il a ajouté que cet évènement "est l'illustration de la force du Maroc et de sa Constitution qui nous tracés tous la feuille de route pour que nous résistions à l'amnésie", ajoutant que cette inauguration "témoigne aussi de toutes ces valeurs d'altérité et de mémoire qui ont malheureusement déserté les rivages de beaucoup de pays du bassin méditerranéen".

M. Azoulay a rendu hommage à cette occasion à feu Simone Levy qui s'est mobilisé, à la tête de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, pour la restauration de Slat El Fassiyine, l'une des composantes essentielles du patrimoine juif marocain à Fès.

Plusieurs personnalités ont salué à cette occasion la mémoire de feu Levy, un homme qui a toujours milité pour la pluralité et la diversité du Maroc, et sa précieuse contribution à l'aboutissement de ce projet.

Fondée au 17ème siècle, la synagogue est située dans le célèbre quartier El Mellah et a joué un rôle considérable dans la vie spirituelle de la communauté juive de Fès, qui comptait près de 30.000 personnes.

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