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La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 20 août 2007 a 04:04

Entre sentiment d’insécurité et contraintes économiques, l’immigration des Juifs marocains ne discontinue pas.
Le Judaïsme marocain est dans l’impasse et ses adeptes craignent de voir leur communauté s’éteindre avec le temps et donc rayer de la carte du royaume chérifien.

Voici donc en quelques volets un apercu paru dans lepetitournal sur la communaute Juive du Maroc, de son passage de plus de cinq cents mille personnes aux cinq milles ames aujourd'hui - 1 pour 100 de ce qu'elle fut !




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 20 août 2007 a 04:08

Volet 1: Esther Peretz de Rabat


Il est 13 h 30 à la rue «Moulay Ismail» à Rabat. Esther Peretz, une vieille dame de 80 ans, est assise toute seule dans un coin sur les marches de la plus grande synagogue de Rabat «Talmud Torah».
Echarpe à la tête, visage buriné, pâle et triste, elle parait inquiète, troublée et ne cesse d’observer les passants dans leur va-et-vient.
A chaque fois que quelqu’un s’approche des marches, elle se met debout et prend un air affolé bien qu’elle reste inaperçue pour les gens. Elle attend que la synagogue ouvre ses portes à 15h00.
«Esther habitait au quartier El Mellah et lorsque le plafond de sa maison s’est effondré elle a cherché refuge chez nous», indique Marie, la secrétaire de la synagogue sur un ton irrité. Cette vieille dame juive est née à Salé, une ville séparée de la capitale du royaume par le fleuve Bou Regreg. «Je n’ai jamais trouvé une forte raison qui me pousse à quitter mon pays natal comme tous mes proches partis en Israël », murmure l'octogénaire dont les yeux se sont embués de larmes.

La communauté juive au Maroc s’est réduite avec les années et compte aujourd’hui moins de 5 000 personnes dont moins de deux cent à Rabat, selon les chiffres du Conseil des Communautés Israélites du Maroc.
Tout près de la synagogue «Talmud Torah», se trouve El Mellah de Rabat. C’est un ancien quartier entouré de murs, à plusieurs accès, autrefois réservé aux juifs, qu'ils ont déserté par la suite. C’est une sorte d'enclave ayant son propre cachet en comparaison avec les autres quartiers en raison de son ambiance animée par des commerçants, des marchands ambulants et autres activités qui sont disséminés dans ses ruelles qui grouillent de chalands.




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 20 août 2007 a 04:11

Volet 2: De 280 000 personnes a David Toledano et Menahem Dahan


Des petites échoppes se jouxtent un peu partout, les boulangers, volaillers, poissonniers, vendeurs de tissu, de légumes etc. s’époumonent pour attirer la clientèle. Une odeur répugnante se dégage de ce quartier populaire dont les bâtiments ne dépassent pas trois niveaux.
«Nous étions les rois du Mellah mais tout a changé pour nous et nous ne sommes aujourd’hui que deux familles dans notre ex-quartier», regrette Menahem Dahan rabbin de la synagogue de Mellah.
Suspicieux au départ, il nous ouvre enfin la porte de sa maison. Des ornements et photos de figures du judaïsme couvrent les murs. Au centre d’une table est posée une Torah richement décorée. La servante, les meubles, les corbeilles de fruits sur les tables du salon et son costume élégant montraient bien qu’il mène une vie aisée par rapport aux habitants de son quartier.
Kippa à la tête, il prend place sur un canapé arabe et commence à raconter son histoire. Natif de Mekhnès, Dahan poursuivit ses études universitaires en France avant de se rendre en Israël ou il a décroché un diplôme. Ce n'est qu'après qu’il décida de rentrer au pays, laissant derrière lui son père et ses frères qui ont émigré en Israël dans les années 60. «Israël n’était pas le luxe dans le temps. C'est pourquoi j’ai préféré rester tout seul dans mon pays où j’ai enseigné l’Hébreu dans les écoles», explique le rabbin.

Le quinquagénaire David Toledano, Secrétaire général de la communauté hébraïque de Rabat, explique qu’avant les années quarante la population juive marocaine comptait près de 280.000 personnes. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, plus de 90.000 sont parties pour «la terre promise» par la Bible et le rêve de tous les juifs. La deuxième vague est intervenue avec l’indépendance du pays en 1956, le départ des Français étant perçue comme une menace à leur sécurité




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 20 août 2007 a 04:13

Volet 3: L'Exode


Au début des années soixante, les Etats-Unis en collusion avec le Maroc ont exploité la famine qui sévissait dans le pays pour inciter à l’immigration vers Israël, ce qui d’ailleurs s’est traduit par le départ de 10.000 juifs marocains, fuyant la misère.

«En 1961, la fameuse visite du leader égyptien Gamal Abdel Nasser à Casablanca, s'était accompagnée de manifestations antijuives qui ont entraîné l’exode de juifs craignant la montée du nationalisme arabe» se rappelle le directeur du Musée du Judaïsme Marocain de Casablanca et Secrétaire général de la Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain, Simon Lévy.

Puis vint la guerre des Six jours (1967) qui s’ensuivit d’un exode de la moitié des quelque 70.000 juifs marocains. Le Secrétaire Général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc et Président du Rassemblement Mondial du Judaïsme Marocain, Serge Berdugo, souligne que les juifs marocains n’ont jamais été forcés à quitter le pays mais c’était Israël qui s’est employé à les séduire par les promesses d’une vie meilleure. «La diaspora marocaine compte un million dont 600 mille en Israël et 400 mille autres à travers le monde, a t-il précisé, les plus aisés partaient en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.»

Aujourd’hui ce sont surtout les problèmes économiques qui poussent à l’immigration. «Je ne peux pas dire à un jeune de s’attacher à son pays natal s’il a trouvé mieux ailleurs», déplore Berdugo dont le fils s’est établi en France.
Après le bac, les juifs marocains partent étudier à l’étranger, épousent de nouvelles cultures et ne rentrent au Maroc que pour retrouver leurs proches. "Même ces retrouvailles familiales se font rares maintenant" se plaint Dahan, attristé de voir les synagogues quasi-désertées, «J’ai mal au coeur de voir qu’il s’annonce difficile de réunir le nombre minimum de dix fidèles pour l'accomplissement de la prière».




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 20 août 2007 a 07:32

Une juive Régine COHENDY poignardée hier à HASSILAH (ex-ARCILAH) et transportée à Tanger elle est âgée de 55ans son agresseur est arrêté.

Notre départ du maroc avait surtout été aggravé par les visites de chefs d'état arabes dans les années 1956/57/58 et cerise sur le gâteau la guerre des 6 jours en 1967.

Une injustice régnait à l'époque à l'encontre des juifs sous la pression de ces dirigeants de pays arabes je nommerai le dictateur NASSER,le roi Faiçal,le roi SEOUD etc...avoir le malheur de porter un vêtement bleu et blanc ? quel malheur !

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 21 août 2007 a 14:50

Volet 4: les Juifs qui vivent au Maroc

Les juifs revenant au Maroc sont soit des jeunes qui ont une vie aisée et ne veulent pas l’abandonner, ou bien d’autres qui éprouvent du mal à intégrer une nouvelle société. Léa, trentenaire, secrétaire, révèle qu’une fois diplômée en France, elle est retournée au Maroc par nostalgie. Quant à Mme Azuelos (épouse du plus grand bijoutier du Maroc), elle raconte avoir envoyé ses deux fils, Serge et Patrick, en France pour poursuivre leurs études à l'issue desquelles ils étaient revenus au pays pour gérer leur fortune. « Ainsi, il y a ceux qui ont des liens métaphysiques comme Esther et Léa, une autosatisfaction comme Dahan ou encore une vie aisée comme la famille Azuelos. D’autres sont restés pour se perpétuer sur le territoire de leurs ancêtres », révèle Toledano.

En fait, ces exemples de citoyens affirment qu’après les attentats terroristes survenus en 2003 à Casablanca, dont deux visaient la communauté juive, celle-ci s’était réunie dans la synagogue de Rabat dans l’objectif commun de réaffirmer son attachement à son pays face à ce phénomène dont aucun pays n’est à l’abri.

Selon les citoyens et les dirigeants juifs marocains, aucun cas d’immigration n’avait été enregistré à cause de ces actes. « Si nous voulions quitter le Maroc nous l’aurions fait durant les moments les plus difficiles, » confie Mme Azuelos sur un ton plus discret.

Selon Berdugo, près de 3000 Juifs vivent actuellement à Casablanca, la plus grande ville industrielle au Maroc. Ils sont des citoyens respectés qui jouissent de tous leurs droits. Lévy rappelle : «Nous avons des synagogues, des associations, nos clubs, nos maisons de retraite, nos Lycées et même des tribunaux avec des juges juifs et une loi judaïque».




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 21 août 2007 a 14:50

Volet 5: Liberté de culte unique


En effet, les Marocains évoquent avec fierté la liberté de culte qui règne dans leur pays. Ils se flattent d'être les seuls arabes à avoir cohabité en paix avec les Juifs, en admettant qu’ils sont Ahl El-Ketab et qu’il s’agit d’une religion et non pas d’une race. « Je suis fier d’être marocain juif. Le Maroc est un cas unique pour avoir su maintenir et consolider, malgré les vicissitudes des conjonctures, une coexistence sereine et mutuellement respectueuse entre citoyens juifs et musulmans », affirme pour sa part André Azoulay, conseiller du roi Mohamed VI.


Cet ancien banquier ajoute que chaque fois qu'un juif marocain quitte le Maroc « nous perdons un citoyen et nous gagnons un ambassadeur à l’étranger ». Toledano rappelle la paix dans laquelle vivaient les juifs depuis deux millénaires en terre marocaine et la protection qui leur a été accordée par le Commandeur des croyants, le sultan Mohamed V, grand-Père du souverain Mohamed VI. «Ce ne sont ni l’insécurité ni la discrimination qui ont poussé les nôtres à quitter leur pays» répond rigoureusement Sh. Cohen, directeur du Lycée juif de Maimonide à Casablanca.

Doté d’un regard pénétrant et d’un air imposant, Kippa à la tête, il a ajouté derrière son bureau prestigieux. « Si un juif marocain dans tout les pays du monde souhaite retourner au royaume, il lui suffit de se diriger vers l’ambassade du Maroc. Mais est-ce qu’un un juif égyptien, syrien ou irakien pourrait agir de la sorte ? » se demande Cohen, confus sous des émotions diverses, apparentes dans des larmes furtives.
Si, le rêve d’une meilleure vie pousse certains à s’expatrier, le sentiment de peur et d’insécurité demeure depuis toujours l’une des raisons majeures derrière leur immigration. « Je suis arabe marocain avant d’être juif, le Maroc est mon pays que j’aime tant, mais si je sens que ma sécurité est en danger je ne voudrais pas y rester », confie Mikaël, élève de 15 ans au lycée de Maimonide, kippa à la tête assis dans la cour de l’école en compagnie de trois camarades musulmanes.




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 21 août 2007 a 14:51

Volet 6: Injures racistes


Mohamed ben Alaoui, commerçant au quartier de «Mellah Rabat» estime que l’assimilation entre le judaïsme et le sionisme provoquent le sentiment d’insécurité et encourage la tendance à l’immigration.
Latifa Bouchoua, membre de la commission administrative de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) affirme que la confession juive est classée comme deuxième religion au Maroc, mais cela n’empêche pas qu’une minorité déclare ouvertement sa discrimination dans les slogans anti-juifs scandés dans les manifestations de soutien aux Palestiniens assortis d’injures comme «sale juif», a t-elle dit. « Notre association perçoit comme discriminatoire toute insulte à caractère religieux»


Toledano explique que lorsque la communauté juive a progressivement baissé, les juifs sont devenus moins visibles dans les rues et le judaïsme marocain est devenu méconnu face au panarabisme qui gagnait du terrain. Parallèlement les médias audiovisuels et la presse faisaient, à leur tour, une sorte d’amalgame entre juifs et sionistes. Ces préjugés se sont glissés « mais sans pour autant tourner en racisme ».

Quant à Berdugo, il rétorque que le racisme existe partout dans le monde même à l’intérieur d’Israël dont la création au départ avait pour but de rassembler et protéger les Juifs et réaliser leur aspiration a la sécurité durable.




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 21 août 2007 a 14:53

Volet 7: La paix


Les Juifs marocains assurent que la politique de l’Etat hébreu affecte leur vie, étant convaincus que leur sécurité est tributaire du processus de paix israélo-arabe. Dahan relève que leurs craintes grandissent en constatant que les attentats anti-juifs ne sont pas suffisamment médiatisés à l’instar de ceux perpétrés contre les Palestiniens dont des extraits passent en boucle une vingtaine de fois en longueur de journée.

« C’est à ce moment là que les regards des musulmans marocains font peur », reconnaît le rabbin.

«Il y a des marocains qui ont une culture très conservatrice et il leur est difficile de faire cette distinction. Il n’y a que les élites et les plus ouverts qui font la différence entre sionisme, Israël et judaïsme», défend le directeur de l’Institut Marocain des Relations Internationales, Jawad Kerdoudi.


M. Azoulay estime qu’un jour la paix s’établira au Proche-Orient et Israël se trouvera enclin à s’intégrer culturellement et socialement au Monde Arabe. A ce moment les Israéliens d’origine marocaine seront des passerelles entre les juifs de l’Occident et ceux de l’Orient à l’intérieur d’Israël.

«Et lorsque on cessera de rater les rendez-vous de la paix et que l’établissement de deux États, israélien et palestinien, vivant côte-à-côte verra le jour, les conditions seront réunies pour que les juifs marocains rentrent au pays parce qu’il faudra toujours que quelqu’un viennent allumer une bougie sur la tombe de son grand-père », conclut Toledano.




La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: lena (IP enregistré)
Date: 21 août 2007 a 17:22

Cet article est penible et montre surtout la fragilite des Juifs lorsqu'ils ne sont pas dans leur pays.
Il ne font qu'etre toleres et a la moindre crise, ce sont eux les boucs emissaires. C'est un fait malheureusement.
Lena

Re: La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: ouardirhi (IP enregistré)
Date: 04 septembre 2007 a 22:44

Dire que la communauté Juive au Maroc est en voie de disparition est une réalité et il n'est nullement besoin d'etre Turquois pour venir nous le démontrer en usant d'une approche vile , mesquine et de faire preuve d'un manque de respect outrancier a l'adresse des Marocains en cherchant a ternir l'image du ROI défunt Hassan II que Dieu l'ait en sa sainte miséricorde . Hassan II a toujours eu en estime la communauté Juive Marocaine , comme il a toujours tenu a ce que tous ses sujets qu'ils soient musulmans ou juifs puissent jouir de tous leurs droits .
Les Marocains de confession Juive bien que peu nombreux sont une communauté tres dynamique , respectée et tres estimée , il est évident que Turquois ne sait pas , ne connait pas les réels liens qui unissent les Marocains qu'ils soient Juifs ou Musulmans à leur ROI . Ces liens sont tres forts , ils sont indéfectibles , ils sont ancestraux et ce n'est certainement pas un ésprit mesquin en mal de reconnaissance qui y trouvera a redire.
Que Turquois demande aux juifs d'origine Marocaine installés en Israel , en France , aux USA , au Canada , au Bresil ...se qu'ils eprouve envers le Maroc , de la réponse de tous ces Juifs découlera la réalité qui doit etre exposée au grand jour et non un torchon plein de propos irrespectueux .
Je voudrai que celles et ceux qui sont de vrais Marocains , les Bidaoui, les Meknassi , les Sefrioui, les Souirri , les Marrakchi, les Rbati....... qui sont aujouird'hui installés en Israel et ailleurs me donne leur avis sur le sujet .
Personnellement je constate un retour au Maroc de certains Juifs , certes un retour tres discret mais il est là et je pense qu'il y aura un jour un retour massif aux sources .

Re: La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: Mihal (IP enregistré)
Date: 05 septembre 2007 a 19:30

Oui pour la nostalgie et les souvenirs mais sincerement je ne crois pas que nombreux soient les Juifs originaires du Maroc qui songent reellement a y retourner. C'est impossible car on ne peut lorsqu'on a vecu sous un regime democratique, faire un bond en arriere et se remettre sous la protection des uns et des autres.
Les Juifs vont et viennent au Maroc. Ils sont bien recus en general mais la situation aussi bien au Maroc que dans tous les pays arabes n'est pas stable et une menace pesante pese sur la tete des dirigeants. Je ne tiens pas a m'imaginer ce qu'il en sera de ces Juifs si un regime pro-islamiste ou islamiste viendrait au gouvernement. Ces Juifs ressembleraient alors a ce que sont aujourd'hui les Juifs d'Iran, c-a-d silencieux et effaces. Non, cela n'est plus possible !
En meme temps, je suis d'accord avec le fait que notre vie dont l'histoire au Maroc, doublement millenaire et ayant precedee les Arabes, s'est en gros bien passee (sauf quelques evenements indeniables) mais impossible de faire marche arriere, d'autant plus que depuis les mentalites ont fait du chemin et je ne pense pas que les Juifs au Maroc soient portes dans le coeur des musulmans marocains quoique vous en disiez.
La propagande anti-israelienne fait son travail dans ce pays aussi.

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 05 septembre 2007 a 19:45

Ce n'est un secret pour personne que la jeunesse juive-marocaine n'a qu'une ambition c'est de quitter le pays, les parents prenant de l'âge seront contraints de les suivre!

Les medecins,avocats ingénieurs et autres cadres se comptent sur les doigts d'une main.

Bien entendu restera la nostalgie pour les personnes nées en 1930/1950 mais en 2037 qui aura encore cette nostalgie?

Vous remarquerez que le soir à partir de 18heures les rues sont quasiment desertes de femmes et d'enfants rèstent que ceux quittant leur travail.
A part la parabole et les soirées privées quelle autre distraction?
En conclusion YA HASSRA YA HASSRA:'-(:'-(

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 08 janvier 2008 a 19:04

Le judaïsme au Maroc est en voie de disparition, rappelle le cinéaste Simon Benchimol dans son remarquable et très émouvant documentaire Les derniers témoins. Les Juifs au Maroc. dont un extrait parait sur notre page d'accueil avec la tres belle musique. Voici le lien au site de Simon Benchimol : [www.simonbenchimol.com]


Canadian Jewish News : Qu’est-ce qui vous a motivé à réaliser ce documentaire sur les derniers Juifs vivant encore au Maroc ?

Simon Benchimol : L’idée même de ce documentaire est partie d’un constat effectué lors de plusieurs voyages dans le Royaume chérifien. En effet, il m’était difficile de rester insensible à l’observation de cette vie juive marocaine et de ne pas être fasciné par la symbiose culturelle que les Marocains, Juifs et Arabes, ont vécue. Mais, en même temps, j’avais acquis la quasi-certitude que cette osmose vivait ses derniers moments, que les vicissitudes de l’Histoire allaient entraîner le départ de cette Communauté.

C.J.N. : Donc, vous vouliez évoquer une époque jadis révolue ?

S. Benchimol : J’éprouvais le désir d’immortaliser des instants de vie susceptibles, tôt ou tard, de disparaître à jamais. Mais, avant de mettre en branle ce projet de film, je voulais mieux connaître les Juifs du Maroc, leur Histoire, plusieurs fois millénaire, leurs traditions et leur parcours fort singulier. Je me suis alors documenté sur le sujet en lisant un grand nombre d’ouvrages, de documents glanés sur Internet et, surtout, en interrogeant et interviewant certaines personnes que je considérais comme des témoins de ce vécu. Je tiens à rendre un hommage posthume à Haïm Zafrani, éminent historien du judaïsme marocain, qui, grâce à ses livres imposants, m’a fait découvrir toute la subtilité de la vie juive marocaine, son Histoire ainsi que ses modes de fonctionnement.< BR>
Mes parents ont aussi beaucoup contribué à éveiller mon intérêt pour le judaïsme marocain. À travers les récits qu’ils me faisaient, ils m’ont fait aimer cette vie juive marocaine. Toute mon enfance a été bercée par ce mode de vie, à travers les traditions, la culture, la musique, la cuisine...

J’ai donc décidé de réaliser un documentaire susceptible de figer un instant cette Communauté, dont le nombre n’a cessé de diminuer d’année en année. Ce fut le départ d’une grande aventure qui a duré trois ans, de 2000 à 2003.

C.J.N. : Vous êtes assez pessimiste en ce qui a trait aux perspectives d’avenir des Juifs du Maroc ?

S. Benchimol : En intitulant ce documentaire Les derniers témoins, je posais dès le départ le problème. Par contre, à la fin du film, j’ai posé à trois de mes interlocuteurs juifs marocains la question suivante : “Comment voyez-vous l’avenir des Juifs du Maroc ?” Deux points de vue sont assez optimistes et un point de vue fort pessimiste. Il y a quand même une touche d’optimisme que, personnellement, je trouve peu réaliste.

Je considère sincèrement, compte tenu de l’évolution de l’actualité et de ce que j’ai pu observer au Maroc au cours de mes nombreux séjours, que, dans dix ans, il ne restera plus que quelques irréductibles dans la Communauté juive de ce pays. Tout sera alors derrière nous. J’en suis pratiquement convaincu. Aujourd’hui, il ne reste plus que quelque 2500 Juifs dans tout le Maroc. Majoritairement des personnes âgées. À Casablanca, il y a encore quelques jeunes qui sont dans les Affaires, mais qui ont leurs attaches en France. Le judaïsme au Maroc est en voie de disparition.

C.J.N. : Vous n’avez pas recueilli uniquement les témoignages de Juifs, mais aussi d’Arabes. Pourquoi ?

S. Benchimol : À Essaouira, le seul témoignage que j’ai pu recueillir est celui d’un Arabe. Il ne reste plus que trois ou quatre Juifs dans cette ville. Ils ont refusé de me recevoir. Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils sont déconnectés du judaïsme, parce qu’ils avaient peur de nous livrer leurs témoignages, parce qu’ils sont devenus un peu schizophréniques, parce que le sujet de mon documentaire ne les intéressait pas ? Je ne saurais vous répondre. Nous avons rencontré cet Arabe qui parle de Rabbi Yitzhak, de Rabbi Yaacov et qui nous a dit avec amertume : “C’est trop tard, tous les Juifs sont partis !” Il y a tout le poids du regret, de la nostalgie, dans ses propos.

C.J.N. : Le Maroc d’aujourd’hui s’est-il considérablement islamisé ?

S. Benchimol : Absolument. On le sent dès qu’on met les pieds dans le pays. Par exemple, à Tanger, jadis ville internationale citée en exemple pour son cosmopolitisme et son mélange de nombreuses cultures, j’ai vu dix fois plus de femmes voilées que dans le reste du Maroc. À Tanger, la majorité des chauffeurs de taxi arborent une très grande barbe. C’est impressionnant ! On sent que les Tangérois n’ont même plus la volonté d’accueillir les touristes.

En lisant la presse marocaine, on se rend vite compte qu’il y a aujourd’hui beaucoup moins de compréhension à l’égard des Juifs. Il n’y a plus de retenue. On ne s’affiche plus avec les Juifs. Beaucoup de Marocains musulmans prennent leur distance de peur d’être pointés du doigt comme projuifs. Dans le film, une femme déplore qu’aujourd’hui la majorité des jeunes marocains n’aient jamais vu un seul Juif. Il n’y a plus de Juifs dans les petites bourgades.

C.J.N. : La société marocaine, fortement influencée par l’islamisme, est-elle plus antisémite ?

S. Benchimol : Est-ce de l’antisémitisme pur ou est-ce le vecteur de l’antisionisme et des problèmes sulfureux du Moyen-Orient ? Est-ce le rejet véhément de l’État d’Israël qui fait que par amalgames les journalistes, les leaders d’opinion, les intellectuels et les universitaires marocains deviennent antisémites ? L’antisémitisme est-il aujourd’hui fortement enraciné dans la culture populaire marocaine ? Je ne le pense pas. Je crois que c’est plutôt une réaction viscérale par rapport aux problèmes récurrents du Moyen-Orient et au sempiternel conflit israélo-palestinien. Il ne faut pas oublier, bien sûr, que l’antisionisme est désormais le nouvel habit de l’antisémitisme.

Quand je suis allé visiter le cimetière juif de Fès, deux Arabes assis près de la porte d’entrée ne voulaient pas me laisser entrer. C’était très symptomatique et significatif. Ils ne voulaient pas enlever leurs jambes pour que je puisse passer. Je leur ai adressé un regard rigoureux. Surpris et dépités, ils m’ont alors laissé entrer au cimetière. À travers ce geste acrimonieux, c’était leur façon à eux de rejeter le Juif. Des petits signes hostiles aux Juifs comme celui-ci, on en retrouve quotidiennement dans la société marocaine.

C.J.N. : Comment qualifieriez-vous l’expérience que vous avez vécue lors du tournage de ce documentaire ?

S. Benchimol : J’en tire une grande et fructueuse expérience. J’ai été agréablement surpris par l’accueil chaleureux que m’ont réservé les Communautés juives marocaines que j’ai visitées. Elles m’ont convié à partager avec elles leur Shabbat et leurs fêtes juives. J’ai été très touché par cet accueil.

Je retire de cette belle aventure une très grande satisfaction. J’ai essayé, à ma façon, de contribuer à un travail de Mémoire, à mes yeux vital et impératif.

La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 15 juillet 2008 a 03:21

Entretien avec Mohamed Kenbib, historien spécialiste du judaïsme marocain

“L’apport de la communauté juive est considérable”


Professeur universitaire, Mohamed Kenbib est l’auteur du livre “Juifs et Musulmans au Maroc 1859-1948”. Dans l’entretien accordé à MHI, cet historien-chercheur parle de la communauté juive au Maroc de ces racines historiques et de son évolution. Il apporte un éclairage de spécialiste sur la situation de nos compatriotes de confession juive dans le contexte actuel.

Propos recueillis par
Loubna Bernichi



Mohamed Kenbib


• Maroc Hebdo International : Peut-on parler encore de judaïsme marocain quand on sait que la communauté juive du pays ne compte plus que 3000 personnes ?

- Professeur Mohamed Kenbib : Le chiffre de 3000 est approximatif. Il mérite d’être vérifié. Est-il possible de parler encore, pour reprendre votre expression, de judaïsme marocain ? À mon sens, les deux aspects ne sont pas nécessairement liés. Et ce dans la mesure où le judaïsme marocain peut ne pas se limiter strictement au cadre territorial marocain. Des Juifs d’origine marocaine vivent un peu partout dans le monde et n’en continuent pas moins de cultiver la dimension marocaine de leur identité et d’exprimer leur appartenance à ce que l’on peut appeler par commodité de langage « le judaïsme marocain ». Si on veut schématiser, on peut assimiler ce qu’on entend par là à une sorte de vaste communauté ethno-religieuse et culturelle où l’ancrage géographique, le Maroc en l’occurrence, a sa place au niveau de l’imaginaire et de l’affect.

• MHI : Qu’en est-il du judaïsme marocain sur place ?

- Mohamed Kenbib : Au Maroc même, il me semble que l’on doit prendre en considération deux aspects, l’un ayant trait au présent et l’autre s’inscrivant dans le passé et la longue durée. Pour ce qui est du premier aspect, le fait est qu’un certain nombre de milliers de nos concitoyens sont de confession juive. En tant que tels, et quel que soit leur nombre, ils perpétuent un judaïsme enraciné dans le paysage marocain depuis plus de deux mille ans. Cette communauté a ses institutions, ses synagogues, ses écoles, ses maisons de retraite, ses fêtes religieuses, ses moussems… Elle est partie prenante dans la diversité culturelle du pays. Si l’on considère ce qui s’est passé et ce qui se passe sous d’autres horizons, je crois qu’il s’agit là d’une sorte «d’exception», dans le sens positif du terme, qu’il convient de souligner.

• MHI : Quel est l’apport de la communauté juive à la culture marocaine ?

- Mohamed Kenbib : Il y aurait sans doute lieu de préciser que l’on avait affaire dans le passé non pas à une communauté mais à des communautés juives. Il est peut-être superflu de rappeler ici la distinction classique entre les Juifs dits Tochabim, qui s’appelaient eux-mêmes «beldiyines», établis au Maroc depuis l’Antiquité, et leurs coreligionnaires Meghorachim expulsés d’Espagne en 1492..
Peut-on présenter en quelques mots la nature exacte et l’étendue (ou les limites) de l’apport que vous évoquez ? On ne peut tout au plus le jauger en n’oubliant pas le caractère multi - séculaire de la présence juive dans le pays et la fréquence des niveaux d’interpénétration et d’interaction avec l’environnement musulman. Par ailleurs, il ne faudrait pas perdre de vue le rôle de «médiateurs», ou d’intermédiaires, rempli par les Juifs dans les relations du Maroc avec l’Europe. De par leurs «fonctions» à ce niveau, ils ont servi de courroie de transmission d’un certain nombre d’innovations techniques apparues en Occident.

• MHI : Pouvez-vous illustrer le propos par quelques exemples qui nous permettraient d’appréhender, de manière concrète et vivante en quelque sorte, en quoi consistait précisément pareil apport. En quoi était-il perceptible au quotidien ?

- Mohamed Kenbib : Cet apport a été «multiple». Au niveau du costume, par exemple, les Juifs, ou tout au moins des éléments appartenant à leurs strates supérieures, ont été quasiment les premiers à endosser des vêtements de type occidental. Ceci est valable aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Celles-ci ont été, par ailleurs, les premières à utiliser des machines à coudre. Elles ont aussi précédé les Musulmanes dans l’apprentissage de la dactylographie et à enseigner. Dans l’intérieur des maisons, c’est en milieu juif qu’est d’abord apparu «le salon européen» (ou «roumi») aux côtés du traditionnel «seddari». C’est aussi dans les mellahs que l’on a commencé à s’éclairer aux lampes à pétrole. L’on pourrait évoquer aussi l’éducation moderne, l’apprentissage et l’usage des langues étrangères. L’actualité qui est la nôtre et le débat ouvert autour de la Moudawwana m’incite à indiquer que les communautés juives ont à leur actif plusieurs siècles d’avance concernant la question de la polygamie. Ce sont les «Meghorachim» qui ont contribué, au fil du temps, à l’évolution des familles juives vers la monogamie. En incitant leurs coreligionnaires «Tochabim» à adopter les «Ordonnances de Castille», ils ont fait tomber en désuétude une pratique qui était courante auparavant. On peut évoquer aussi la «Kettouba» : il s’agissait d’un véritable contrat de mariage dans lequel la famille de la mariée faisait spécifier explicitement les conditions auxquelles elle consentait à son mariage et mentionnait, par exemple, les cas où elle était en droit d’obtenir le divorce même en l’absence de l’époux. Il faut cependant préciser que, jusqu’au lendemain de la Deuxième guerre mondiale pratiquement, les mariages précoces restaient l’une des plaies des mellahs.

• MHI : Les Juifs du Maroc se considéraient-ils véritablement chez eux dans ce pays ?

- Mohamed Kenbib : Il n’est guère possible ici d’entrer dans le détail et de préciser ce que l’on entend exactement par sentiment national, nationalisme, patriotisme, appartenance nationale, communauté de destin…De manière très générale, on peut dire que les juifs ont été à la fois témoins et acteurs de l’histoire du Maroc. Ils considéraient le Maroc comme leurs pays. Faudrait-il rappeler à cet égard qu’ils ont commencé à commémorer dans les synagogues la victoire de Oued El Makhazine dès 1578. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y avait pas des périodes de tension et de heurts violents entre les individus et les groupes. La détérioration du contexte général se répercutait évidemment sur les relations intercommunautaires. En périodes de sécheresse prolongée, par exemple, l’instabilité affectait tout le monde.

• MHI : Si vous aviez à vous prononcer sur la situation actuelle que diriez-vous de ce sentiment. Les Juifs du Maroc ont-ils le sentiment d’être des citoyens à part entière ?

- Mohamed Kenbib : Vous n’ignorez pas les dispositions de la Constitution et l’égalité qu’elle établit entre tous les citoyens, qu’ils soient musulmans ou juifs. Les aléas de la conjoncture et les images d’horreur dont nous assaillent les médias ne doivent pas, à mon sens, nous inciter à mélanger les genres et à perdre de vue l’essentiel. Demandez à nos concitoyens Edmond A. El Maleh, Abraham Serfati, Simon Lévy et Sion Assidon, par exemple, s’ils se considèrent moins marocains que vous et moi! Ce serait les offenser et porter gravement atteinte à leur engagement citoyen précisément que de leur poser pareille question… Et que dire aussi de tous ces vieillards d’origine modeste que la communauté prend en charge et qui, dans leur jeunesse ou à l’âge adulte, ont préféré rester au Maroc ? Qu’est-ce qui les a retenus si ce n’est le sentiment qu’ils étaient chez eux ici ?

• MHI : Comment expliquez-vous précisément l’exode massif des Juifs marocains et qu’en l’espace de quelques décennies ils ne soient plus que près de 3000 alors qu’ils étaient près de 250.000 avant le début de l’ère coloniale ?

- Mohamed Kenbib : Le phénomène est complexe en raison de la diversité des facteurs qui l’ont provoqué. En gros, disons que le processus s’est enclenché à la veille de la création de l’Etat d’Israël. Le rôle des organisations sionistes à été décisif dans ce que j’ai qualifié de «transferts» et de «déracinement stricto sensu» dans mes publications. Le sionisme n’explique pas tout. Pour comprendre l’étendue et la rapidité du phénomène, il me semble qu’il faut prendre en considération les mutations économiques, sociales et culturelles que le Maroc a connues depuis pratiquement le milieu du XIXème siècle. Ces mutations se sont amplifiées encore davantage et accélérées sous le régime colonial. Elles ont fini par frapper de caducité les «fonctions» économiques traditionnelles des Juifs. Ceci veut dire que la paupérisation et l’absence de perspective ont provoqué des prédispositions au départ. La propagande menée par les activistes sionistes sont couvertes de «philanthropie» et les passions soulevées par les affrontements en Palestine ont fait le reste.

• MHI : Peut-on affirmer, au risque de choquer, que les Marocains sont antisémites ?

- Mohamed Kenbib : Dire qu’un Arabe ou un Berbère est antisémite est en tant que tel déjà, si je puis dire, une contradiction dans les termes. Il est inutile de s’étaler sur ce qu’on entend par Sémites… Si l’on veut parler de judéophobie, c’est autre chose. Mais même dans ce cas, comment expliquer une cohabitation multi-séculaire marquée d’innombrables formes de complémentarité, voire de symbiose, si on attribue à la majorité des sentiments de haine des Juifs ? Pour répondre à cette question, il faut sortir du cadre marocain et comparer avec le vécu et le devenir de communautés juives en Europe aussi bien au Moyen-Age qu’à l’époque moderne et surtout à l’époque contemporaine. Pour le cas qui nous concerne, les turbulences moyen-orientales, la tragédie qui se joue sous nos yeux en Palestine et la politique suivie par le gouvernement israélien dans les territoires occupés ne doivent pas nous conduire à de dangereux amalgames. Le judaïsme ne se confond pas avec le sionisme politique.

• MHI: Il y a tout de même eu assassinats de juifs marocains, dans la foulée du 16 mai!

- Mohamed Kenbib : Ceci étant dit, comment expliquer les événements du 16 mai? L’historien est habitué à travailler loin de l’immédiateté.
Il a pour lui la «terre ferme» des archives. Je vous réponderai donc en tant que citoyen essayant de rester attentif à ce qui se passe autour de lui. Comme vous le savez, et en l’état actuel de ce que les médias ont porté à la connaissance du public, c’est de terrorisme qu’il s’agit. L’écrasante majorité des victimes des attentats de Casablanca sont des Musulmans. Que des institutions juives aient été la cible des terroristes ne change rien à la nature du problème.
Et les Musulmans qui sont descendus en masse pour manifester et exprimer leur solidarité avec leurs concitoyens juifs ont donné la réponse appropriée à tous ceux qui cherchent à faire de l’amalgame. La menace nous concerne tous et il n’y a pas de distinguo ethno-religieux à faire face à ce péril.

• MHI : Qu’en est-il des recherches menées à l’Université sur la dimension juive de l’histoire et de la culture marocaine ?

- Mohamed Kenbib : Là aussi il y aurait de saines comparaisons à établir entre ce qui se fait chez nous et ce qui se fait ou ne se fait pas ailleurs. Je crois que le bilan est globalement positif dans le domaine historiographique, linguistique et littéraire en particulier.
Ces acquis nous permettent de nouer ou de poursuivre, dans le domaine académique, des relations de coopération et de partenariat avec des institutions universitaires étrangères sur un pied d’égalité. En ces temps de globalisation où la culture et le savoir constituent des enjeux de première importance et où les velléités hégémoniques prennent une acuité particulière, pareils acquis méritent d’être rappelés.
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