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Histoire de la synagogue Slat al-Fassiyine
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 16 février 2013 a 21:55

Histoire de la synagogue Slat al-Fassiyine


Fondée au XVIIe siècle, la synagogue « Slat al-Fassiyine », a connu bien des péripéties. Utilisée comme prison au XVIIIe siècle, elle fut ensuite réhabilitée comme lieu de prière, et devint l’un des lieux incontournables de la communauté juive de Fès, qui comptait près de 250 000 personnes dans la première moitié du XXe siècle et représente toujours la plus importante communauté juive d’Afrique du Nord. Elle fut ensuite démantelée dans les années 1970 et transformée en atelier de fabrication de tapis puis en salle de boxe, sans perdre néanmoins son aspect original. Depuis le milieu des années 90, la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, dirigé par feu Simon Levy, a réussi à mobiliser plusieurs partenaires et donateurs, dont l’Allemagne, pour lancer les travaux









Histoire de la synagogue Slat al-Fassiyine
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 16 février 2013 a 22:08






Histoire de la synagogue Slat al-Fassiyine
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 16 février 2013 a 22:17



des anciens documents de la synagogue

Histoire de la synagogue Slat al-Fassiyine
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 16 février 2013 a 22:20


La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 28 avril 2013 a 21:30


La Communauté juive du Maroc est en voie de disparition
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 28 avril 2013 a 21:37

L'histoire et la culture de la communauté juive continuent de laisser leur trace au Maroc. Kamal Hachkar revient, dans un entretien accordé Jewish News One, sur son film "Tinghir Jérusalem, les Échos du Mellah" qui évoque "l'histoire d'un monde qui a été effacé", un film qui est pour lui "un hymne à la pluralité des identités".

"En Europe, nous assistons à la montée du populisme et du racisme, alors que dans les pays arabes il y a une intolérance croissante liée à un mouvement d'extrémistes religieux." regrette Kamal Hachkar.

Concernant les protestations contre son film au Festival national du film de Tanger, le professeur d'Histoire a tenu à prôner la nouvelle Constitution marocaine qui "valorise le patrimoine juif comme faisant partie de l'identité marocaine, de l'identité berbère, ainsi que de l'identité andalouse", signalant que les réactions ont été bien positives malgré les quelques contestations.

L'historien estime, ainsi, que "l'histoire doit être enseignée pleinement dans les écoles", avec l'héritage juif, pour éviter cette "génération d'amnésiques au Maroc"; une amnésie "qui ne concerne pas seulement notre propre pluralité avec l'histoire juive, mais aussi avec toutes les communautés marocaines".

Il faut rappeler que malgré l'immigration massive des juifs du Maroc, beaucoup de Juifs d'origine marocaine continuent de sentir une connexion avec le pays, effectuant des pèlerinages et des recherches sur leur histoire.


Juifs en pays d'islam: regards sur la fin d'une histoire
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 09 octobre 2013 a 21:22

Juifs en pays d'islam: regards sur la fin d'une histoire
par Ruth Grosrichard Professeur de langue et civilisation arabes


Plusieurs ouvrages, éclairants et bien documentés, ont été publiés ces derniers temps sur la disparition des juifs en pays arabo-musulmans. Leurs titres évoquent avec éloquence la fin d'une séquence historique plurimillénaire. On n'en citera ici que quelques uns : Juifs en pays arabes, le grand déracinement de Georges Bensoussan ; La fin du judaïsme en terres d'islam, coordonné par Shmuel Trigano ; ou encore Une si longue présence : comment le monde arabe a perdu ses juifs de Nathan Weinstock.

Du Maroc à l'Irak en passant par la Libye, l'Egypte et la Syrie, les communautés juives ont été présentes dans ces vastes espaces bien avant l'avènement de l'islam. De longs siècles durant, elles furent nombreuses à demeurer en terres musulmanes. Moyennant l'acceptation d'un statut d'infériorité imposé par l'islam, celui de dhimmis (protégés), elles purent continuer à pratiquer leur culte ancestral, et à tenir une place dans la vie économique, sociale et culturelle. Il en est résulté un modus vivendi en dents de scie avec la majorité musulmane : aux jours néfastes faits de sévices et de discriminations succédaient des périodes d'accalmie voire de prospérité. Ce statut d'infériorité dévolu aux juifs (et aussi aux chrétiens) dès les débuts de la conquête musulmane, disparaîtra progressivement à la fin du XIXe siècle.

Commence alors une période d'émancipation, suivie d'un exil qui a dépeuplé le monde arabe de ses juifs. Même au Maroc où l'on s'enorgueillit de compter aujourd'hui encore une communauté juive, ils ne sont pas plus de 3000 sur une population totale de près de 33 millions d'habitants, quoi qu'en disent les chiffres que certains officiels se plaisent à afficher.

Un exode brutal et massif s'est donc produit à partir du milieu du XXe siècle. Les raisons en sont diverses et complexes. Indiquons ici simplement, entre autres facteurs, deux éléments de contexte qui ont joué un rôle déterminant dans cet exode : d'une part, la montée du panarabisme et du panislamisme et, d'autre part, le développement du sionisme qui aboutira, en 1948, à la création de l'Etat d'Israël.

On trouvera, dans les livres cités précédemment, des analyses circonstanciées des causes et conséquences de cette fin d'histoire.

A sa façon, Kamal Hachkar s'attache aussi, avec justesse et émotion, à comprendre le pourquoi de ce déracinement dans son beau film Tinghir-Jérusalem, les échos du Mellah, dont la sortie nationale en salle est prévue pour le 9 octobre. Ce film - j'ai déjà eu l'occasion d'en rendre compte dans ces colonnes lors de sa diffusion mouvementée au Maroc - se présente comme un va-et-vient entre le Maroc et Israël pour tenter de capter ce qu'il reste sinon d'une vie pleinement partagée, tout au moins de la mémoire d'une histoire commune, ressentie comme telle par juifs et musulmans. En ces temps de crispations identitaires de tous bords, où juifs et musulmans sont souvent pensés comme deux entités irrémédiablement antinomiques, ce film a ceci de salutaire qu'il permet de dépasser un face-à-face meurtrier.







Tinghir-Jérusalem, les échos du Mellah,




Juifs en pays d'islam: regards sur la fin d'une histoire
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 10 octobre 2013 a 09:10

L'exode inversé des Juifs vivant le dernier Exil en Terres dites "d'islam" n'est que le debut de la fin de l'histoire du peuple juif.Cette histoire est decrite par les prophètes.La mission que ce peuple n'a pas realisée depuis Moshe sera menée à son terme quand tous les Juifs reviendront à Sion.Après ceux que la politique anti Isaelienne de la Oumma islamique a poussés au depart plus ou moins pacifique,ceux vivant en terres chretiennes commencent à ressentir les effets conjugués de l'antisemitisme ancestral du christianisme et de la politique couarde des gouvernements occidentaux au sujet d'Israel,effets qui les poussent au depart vers Sion.
Quant à la nostalgie de la presence juive exprimée par de nombreux commentateurs,elle n'est justifiée que par leur lucidité premonitoire.
Le temps de la reconnaissance de l'influence benefique de la pensée juive
sur la fraternité universelle n'est pas loin

Juifs en pays d'islam: regards sur la fin d'une histoire
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 12 juin 2014 a 15:20

Propos recueillis par Joseph Strich, interview de Georges Bensoussan publiée dans le Jérusalem Post le 12 avril 2014

Ci-dessous une vidéo de présentation de l’ouvrage et une vidéo d’une conférence de Georges Bensoussan sur son livre.





Georges Bensoussan, historien du Mémorial de la Shoah, présente son dernier opus « Juifs en pays arabe, Le grand déracinement 1850-1975 » (Editions Tallandier – 2012), désormais référence incontestable en matière de l’Histoire des Juifs d’Orient. Un à un, il démonte les mythes occidentaux.

Tout d’abord, petit retour sur la note liminaire et l’avant-propos qu’il faut « lire attentivement » pour saisir la méthodologie « totale » de l’auteur (histoire, sociologie, économie, anthropologie, ethnologie). Méthodologie qui lui permet de retrouver, tel un archéologue, cette « cité engloutie », ces « Juifs oubliés » et « orphelins du temps ».

C’est Avner Lahav, qui vient de traduire en hébreu un des ouvrages de Bensoussan, qui introduit la conférence. L’occasion d’expliquer la longueur de Juifs en pays arabe (900 pages) : « Il fallait prendre le temps, le souffle, de raconter cela dans sa totalité ». « On pourrait envisager une version abrégée de 300 pages sur la fin du judaïsme en Orient, après la guerre », concède Bensoussan.

« En moins d’une génération, des centaines de milliers de Juifs installés depuis 2 000 ans ont été déracinés ». Si l’on remonte si loin, c’est parce que la présence juive au Maghreb date de l’Antiquité, c’est-à-dire de la chute du 1er Temple, ainsi que de la fin de la révolte de Bar Kochba en 131 après J.-C., donc bien avant l’arrivée des Arabes. Au Moyen-Age, la majorité des Juifs vivaient en terre d’Islam. Ce n’est qu’aux 15e et 16e siècles que le centre de gravité bascule vers la chrétienté.

S’intéressant tout particulièrement aux Juifs du Maroc dont il est originaire, l’auteur déplore qu’« en 25 ans, cette communauté ait disparu, et ce, sans génocide ». Une « disparition d’un monde millénaire », qu’il raconte en deux grandes parties : l’effritement lent de la tradition 1850-1914, et le délitement d’un monde 1914-1975…

Pourquoi nommer votre ouvrage « Juifs en pays arabe », et non pas « Juifs arabes » ?

Parce que le nationalisme arabe au 20e siècle les a exclus de leur arabité. C’est un nationalisme exclusif, basé sur l’exclusion des non-Arabes, et aujourd’hui des non- Musulmans. Les Juifs, qui ne sont pas des Arabes de sang, sont exclus de fait, alors qu’ils sont de culture arabe. Ils sont progressivement mis à la porte. Ce ne sont pas eux qui ont décidé de divorcer, c’est le monde arabe qui les a poussés dehors.

D’un million à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils ne sont aujourd’hui que 5 000.

Vous démontez le mythe de l’âge d’or entre Juifs et Arabes. Mais d’un autre côté, vous dites : « Il n’y a pas d’antisémitisme éternel dans le monde arabe ». Pourtant, on constate, à vous lire, un antisémitisme profond, réel, égal à celui qui prévalait en Europe à l’époque d’Herzl...

Il y a eu des pogromes en Europe, à la fin du 19e siècle, et au 20e avant la Shoah, qui n’ont pas d’équivalent dans les pays arabes.

Il y a eu des pogromes en Europe, à la fin du 19e siècle, et au 20e avant la Shoah, qui n’ont pas d’équivalent dans les pays arabes.

Il y a, en Europe, une littérature antijuive, une diabolisation du Juif. Aujourd’hui : le Juif, dans le monde musulman, on le déteste, on le méprise, mais il tient une place secondaire, alors que dans le monde chrétien, il occupe une place primordiale...

Pourtant la comparaison avec les nazis s’impose, et vous l’évoquez : les « chemises de fer » en Syrie, la propagande nazie, Hitler héros dans le monde arabe, le Mufti de Jérusalem à Berlin...

S’il y a effectivement une fascination d’une partie du nationalisme arabe pour le fascisme européen, pour le nazisme (en Syrie, en Irak, au Liban avec les Phalanges ), mettre sur le même plan le monde arabe et le nazisme est une erreur historique. Même si aujourd’hui, il y a une vision nazifiée dans le monde arabe, le Juif y occupe la place qu’il occupait chez les nazis.

Daniel Sibony parle du problème juif de l’Islam qu’il explique par une jalousie pathologique Comment vous l’expliquez, vous, cette haine, cette obsession antijuive, antisioniste, antiisraélienne ?

L’hypothèse de Sibony est juste. Il s’agit de deux monothéismes, deux religions, nées du judaïsme, ce qui a provoqué dans les deux cas une relation empoisonnée : la première a cherché à se substituer à la religion-mère, et la deuxième veut être une religion finale.

L’économie psychique du monde arabomusulman (la façon dont un peuple voit le monde) partage le monde en Musulmans et non-Musulmans, et, à l’intérieur du monde musulman, certains ont des droits inférieurs, comme les femmes, les Juifs...

C’est une société de soumission dans laquelle un maître écrase un esclave qui en écrase un autre. Ce qui rend fous les pays arabes, c’est que les Juifs se soient entièrement émancipés et qu’ils aient créé un Etat, forme suprême de l’émancipation, sur une terre qu’ils considèrent, fait unique dans l’histoire, comme la leur, depuis toujours et pour l’éternité. Il n’y a pas de tolérance dans l’Islam, tout au plus de l’accommodement.

La dhimmitude entre dans ce cadre ?

Le statut de dhimmi date du 7e siècle.

C’est un statut de protection pour les non- Musulmans qui peuvent ainsi vivre en terre d’Islam selon certaines conditions.

C’est donc un statut, non d'égalité, mais de faiblesse, essence même de l’économie psychique arabo-musulmane.

On est à des années-lumière des idées de tolérance et de laïcité. Pour l’Islam, le monde entier est appelé à devenir un jour musulman ; le dar al-harb (« pays de la guerre », c’est-à-dire tous pays non encore musulmans) doit rejoindre le dar al-islam (« pays de l’Islam »).

Le choc des civilisations annoncé par Samuel Huttington ?

C’est une banalité dont seuls les aveugles professionnels ne voient pas la vérité. La tolérance, c’est l’Edit de Nantes, et l’Islam est très loin de cela. Pour y parvenir, il doit réviser son texte, comme l’a fait l’Eglise.

Vous êtes responsable éditorial au Mémorial de la Shoah et vous publiez un livre sur les Juifs dans le monde arabe...

L’histoire juive est un tout, pas une question d’Ashkénazes et de Sépharades.

Mais les Juifs sépharades s'intéressent à la Shoah plus que le contraire, les Ashkénazes ayant un complexe de supériorité de type européen, une reproduction du clivage Europe-colonisés."




Le Maroc compte environ 2400 juifs
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 02 juillet 2015 a 14:56

Il y aurait actuellement environ 2400 juifs au Maroc, d’après les chiffres révélés cette semaine par le rapport de l’Institut politique du peuple juif (JPPI).
A travers le monde, le JPPI estime le nombre de juifs à 16 millions de personnes, soit au même niveau qu’avant la Shoah. D’après le site i24news, il y avait en 1939 quelque 16,6 millions de juifs dans le monde. Ce chiffre est passé à 11 millions en 1945 après l’extermination de masse organisée par les nazis.
Au Maroc, le nombre de juifs était évalué à environ 250.000 personnes en 1940, mais ce nombre a commencé à baisser dès la fin de la deuxième guerre mondiale avec le départ de dizaines de milliers de juifs marocains vers Israël, l’Europe et en Amérique du Nord.
Après Israël, on estime à 5,7 millions de juifs aux Etats-Unis, 475.000 en France et 385.300 au Canada.


Des juifs marocains dans les années 50

Source:bladi.net

Sur Raphaël Devico
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 07 novembre 2015 a 11:59

Raphaël Devico, actif dans des projets industriels, techniques et touristiques nombreux, a notamment réalisé avec son frère Mardochée, un exploit marquant, celui d’avoir été les premiers à produire des fraises dans le Gharb, en introduisant dans le Royaume des techniques de culture du fraisier jusque-là inconnues dès la fin des années 70. Cette « première» a permis de développer la culture de la fraise au point où, aujourd’hui, ce fruit qui était réservé aux plus riches, est devenu un produit de consommation courante et populaire.

Mais Raphaël Devico n’est pas seulement un opérateur dynamique ou un businessman averti. Il est l’un des membres actifs de la communauté juive de Casablanca, et descendant d’une lignée de juifs andalous venus à Fès après la chute de Grenade en 1492.

Et c’est son attachement profond, viscéral même à l’identité plurielle marocaine, sa passion de Marocain qui lui ont donné l’envie et la volonté d’aborder une thématique aussi forte qu’incontestable, la profonde immersion des Juifs dans l’histoire, la culture, les mœurs et les valeurs de la communauté nationale depuis des siècles. Devico s’est donc donné, à travers ce livre, une belle et double mission, celle de rappeler l’histoire des Juifs au Maroc, dans toutes les dimensions de leur présence pluri-séculaire et leurs apports à la civilisation de notre pays, mais également l’évolution de la communauté juive dans ce Maroc de l’après indépendance.

A la fois pluri-thématique et analytique, le livre de Raphaël Devico se veut témoignage et rappel de l’action et l’œuvre des grandes figures de sa communauté à travers les siècles et à notre époque, en un devoir de mémoire que chacun se doit de cultiver et d’enrichir.



Cette démarche est, sans nul doute, la plus prégnante, la plus nécessaire aussi, parce que les Juifs marocains ont toujours été des sujets et des citoyens à part entière dans notre pays. Devico est là pour le rappeler à tous, y compris aux membres de sa communauté, avec, bien souvent, des accents de sincérité que lui dictent son esprit libre et sa volonté de transcrire la vérité, fut-elle dérangeante pour certains…

Au moment où se manifestent des relents d’intolérance inacceptable, que des amalgames irresponsables émergent «en pleine rue», le livre de Raphaël Devico est plus que bienvenu parce qu’il remet en pleine lumière une réalité que personne ne peut nier.

La communauté juive marocaine, certes diminuée numériquement, est présente, active, citoyenne et revendique hautement son appartenance à ce Maroc, ce Royaume, ce pays qui l’abrite depuis plus de 2000 ans !

Le judaïsme marocain ne veut pas renoncer à ses racines, et les ailes sont faites pour venir et revenir au pays, que l’on peut parfois quitter mais qui, pour la diaspora juive marocaine, est dans le cœur de chacun de ses membres jusqu’à la fin des temps.




Juifs du Maroc, des racines ou des ailes? de Raphael Devico
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 07 novembre 2015 a 13:26

avec Raphaël Devico : “L’Histoire est un jardin…”

La Nouvelle Tribune : Vous venez de faire paraître un livre sous le titre « Juifs du Maroc, des racines ou des ailes? » Pourquoi ce titre et pourquoi ce livre, aujourd’hui ?

En fait, les juifs du Maroc, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, restent attachés à leur pays d’origine. Comme les hirondelles, ils n’oublient pas de revenir visiter leur terre, leurs saints, leurs voisins.

Ils sont aujourd’hui 2000 à vivre au Maroc et plus de cinquante mille à revenir se ressourcer chaque année.

Poussé par mes petits enfants, et amis qui ont exprimé leur curiosité, j’ai ressenti le besoin de faire ressurgir cette grande histoire plusieurs fois millénaire.

L’écriture est un besoin, mais c’est aussi un moyen de partage.




Votre parcours professionnel est plutôt celui d’un opérateur économique, d’un industriel connu dans l’agro-industrie et l’agro-alimentaire. Quelles sont donc les motivations profondes qui vous ont donné envie d’écrire ?


Une bonne analyse politique, économique, scientifique, juridique ne peut être réalisée qu’à partir de références à l’histoire. D’ailleurs, les grandes Ecoles de commerce enseignent à leurs étudiants l’importance de la lecture.

Jacques ATTALI rappelle, dans son dernier ouvrage, qu’il est possible à tout individu d’exprimer sa personnalité aussi bien dans le militantisme le plus engagé, que dans l’entreprise et dans les arts.


Considérez-vous que désormais la « saga » de la communauté juive au Maroc est terminée ou bien cet ouvrage est-il destiné à en souligner la pérennité ?


Non, la « saga » de la communauté juive au Maroc n’est pas terminée.

Feu Haïm ZAFRANI, professeur émérite, a consacré toute sa vie à la préservation du patrimoine juif marocain.

Il eut été normal de créer au Maroc en exclusivité le prix Haïm ZAFRANI. Ceux qui prétendent représenter notre communauté ont raté cette occasion. Cet honneur est revenu à l’Institut Parisien d’Etudes juives Elie Wiesel.

Avec humilité, j’espère que cet essai contribuera à souligner la pérennité de cette belle «saga», pour reprendre vos termes.

(Une nouvelle page de la saga communautaire est en pleine écriture.)


Une grande partie de l’ouvrage est constituée d’une monographie sur l’histoire des juifs au Maroc avant 1912, leur statut juridique, mais aussi l’évocation de plusieurs personnalités juives marquantes, des derniers siècles jusqu’à l’époque présente. Pensez-vous que leur apport et leurs œuvres ont été minorés ou oubliés et qu’il vous fallait les rappeler ?


Vous avez utilisé le mot monographie ; mon essai n’est pas achevé. Il est destiné à être complété.

Cependant, j’ai essayé de mettre en contact le lecteur avec des faits vécus.

Oui, les apports et les œuvres des personnalités marquantes de la communauté juives sont importants. Par ignorance, ils sont minorés ou même oubliés. Et là encore, à qui la faute ?

L’histoire ne se refait pas, elle ressurgit !

Combien de Marocains savent par exemple que :

– Deux lauréats du Prix Nobel, l’un en médecine (1980), l’autre en physique (2012) sont d’origines marocaines. Les exemples sont légions : Amérique du Nord-Europe-Asie Etc….

– Le professeur émérite Ruben David Azoulay (1920-2012) président de l’académie de médecine et titulaire de la chaire de dermatologie et président de la société brésilienne de dermatologie.


– David Yulee Levy, fils de Elias Yulee Levy né à Rabat, est le premier sénateur juif de l’histoire des Etats-Unis, élu en 1845. A titre de reconnaissance son nom est donné à une ville de Floride Yulinton.




L’actualité de la communauté juive marocaine, en cette première partie du 21ème siècle, est assez mince dans votre livre. Pourquoi?


Son histoire s’arrête-t-elle à la présidence de feu David Amar ?

C’est vrai, cette actualité est mince. Y-a-t-il un responsable ?

Depuis le départ de feu David Amar en 1987, les comptes n’ont été présentés qu’une seule fois en 2004. Pas une seule réunion du Conseil des communautés depuis plus d’une dizaine d’années.

Certains faits relatés d’ailleurs par les medias, n’ont pas été pris en charge par les institutions communautaires, alors que c’est une de leurs principales responsabilités.

Les victimes n’avaient d’autres moyens que de s’exiler, compte tenu de leur état de santé, et de l’impossibilité de se reloger avec leurs petits moyens financiers. Les moyens communautaires permettent sans aucune difficulté de prendre en charge cette famille et d’autres.

Pour des raisons de confort, peut être, Serge Berdugo veut être à lui seul la Communauté. Il n’hésite pas à utiliser son énergie contre toute « initiative » afin d’en ralentir l’exécution. “El Faham Ifham”…

Il y a eu trop de rendez-vous manqués.

Cependant, cette grande histoire continuera d’être écrite même par ceux qui résident sous d’autres cieux. Ils sont 1.250.000 qu’on peut qualifier d’ambassadeurs.

Ils sont toujours prêts à se mettre en mouvement dès que les intérêts du pays l’exigent.

D’ailleurs, la mission confiée par Feu Hassan II à David Amar pour faire connaître la cause du Sahara Marocain a été un succès ; pour la pérenniser, il a initié, à Montréal, le Rassemblement Mondial du Judaïsme Marocain. Le poste de Président est réservé statutairement depuis au secrétaire général du conseil des communautés israélites du Maroc.

En Mai 1998, Feu le Roi Hassan II organisa la première réunion de l’Union Mondiale des Juifs Marocains à Marrakech.


Quel est le message qui sous-tend votre livre et votre démarche ? Que voulez-vous faire comprendre à vos lecteurs ?


La composante juive continue de bénéficier des droits identiques à ceux de leurs concitoyens musulmans.

Les chercheurs découvriront par leurs travaux la réalité de ce que fut cette coexistence.

A ceux qui veulent réécrire l’Histoire, il est utile de rappeler que les deux composantes de la population marocaine ont vécu dans une proximité ou seules « les prières et les fêtes religieuses les séparaient momentanément ».

Pour ma part, je pense que la radicalisation à laquelle nous assistons, n’est possible que si l’on perd les racines de son histoire.

Enfin, j’ai voulu rappeler aux lecteurs que la religion n’est pas la seule composante de la culture.

L’ignorance de la culture de l’autre fait naître des préjugés.

Nous avons tous un devoir de mémoire.

L’histoire est un jardin ou les fleurs rayonnent par leur beauté, à nous de les maintenir, les développer pour le bonheur des générations futures.

Entretien réalisé par Fahd Yata




Départs massifs des juifs marocains vers Israël
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 26 novembre 2015 a 22:05

Les derniers chiffres du Bureau israélien des statistiques sont alarmants. Sur la seule année 2014, 729 Marocains de confession juive ont effectué leur « alia ». 

Les ressortissants marocains de confessions juive quittent en grand nombre leur pays, à en croire les chiffres du Bureau israélien des statistiques. En 2014, pas moins de 729 Marocains juifs ont émigré en Israël, rapporte la même source dans une étude récemment mise en ligne sur leur site. Soit une hausse de 230% par rapport à 2013. Une évolution d’autant plus inquiétante que le nombre de juifs estimé au Maroc ne dépasse pas 3000.

En 2013, toujours selon les mêmes chiffres, le nombre de juifs marocains ayant rejoint l’Etat hébreu s’établissait à 297. Le tableau publié par l’institut public israélien revient également sur l’historique de l’émigration juive en Israël depuis 1948. L’on apprend ainsi qu’entre 2000 et 2012, 2894 juifs marocains ont rejoint Israël. La plus grosse vague d’émigration a quant à elle eu lieu durant les premières années succédant à la création d’Israël. Entre 1948 et 1971, près de 200 000 Marocains de confession juive avait émigré en Israël.

Source: [telquel.ma]

Départs massifs des juifs marocains vers Israël
Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 29 novembre 2015 a 11:47

Un seul attentat de daeSSh au Maroc et 90% de la population Juive aura quittée ce beau pays. Hélas on ne nous aime plus, il n' y a que l'ancien marocain qui connait notre valeur, les jeunes ne voient en nous que le SIONISME en personne.

Boris Toledano, président de la Communauté juive de Casablanca s’est éteint
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 11 août 2016 a 16:57

Boris Toledano est décédé le 10 août à Casablanca. Il avait 95 ans et était président de la Communauté juive de Casablanca.



Portrait d’un « ouled nass » par ceux qui pleurent la disparition d’un homme au parcours extraordinaire, « juste parmi les justes » et « cheville ouvrière de la communauté juive » au Maroc.

« Min hachamaim tenouhamou » (Qu’Hachem vous console), dit-on en hébreu pour présenter ses condoléances dans la tradition juive séfarade. La formule est de circonstance alors que la communauté juive marocaine est endeuillée par la disparition de Boris Toledano. Le président de la Communauté juive de Casablanca s’est éteint le 10 août dans la capitale économique, « de sa belle mort ». Il avait 95 ans. En 2006, Mohammed VI l’a décoré du Wissam alaouite. Le mois dernier, c’est l’ambassadeur d’Espagne qui lui a remis la plus haute distinction espagnole à Rabat. Ceux qui l’ont connu pleurent la disparition d’un homme au parcours extraordinaire, humblement et entièrement dévoué à sa communauté.

Né en 1921 à Larache, d’un père rabbin et notaire, et d’une mère hispanophone, Boris Toledano a suivi les cours en français de l’école de l’Alliance israélite, expliquait-il en 2012 au Magazine Version Homme (VH). En 1935, il part faire ses études à Alicante, en Espagne. C’est à ce moment-là que l’insurrection franquiste démarre au Maroc, et bloque ses parents à Larache. Lui, tout jeune, est de l’autre côté de la Méditerranée. Lorsqu’il est en âge de prendre les armes, il rejoint l’armée régulière républicaine dans les rangs du 5e régiment basé à Saragosse. Aux côtés des Brigades internationales, l’exaltation de la guerre lui fait trouver « un côté romantique ». « Il a connu cette période exaltante aux côtés des plus grands, en étant engagé dès sa plus tendre jeunesse. Il a su additionner tous ses rendez-vous avec l’Histoire », témoigne son « complice » André Azoulay, qui voit en lui un Solal, héros du roman éponyme de l’écrivain suisse Albert Cohen.

Avec l’alliance de Mussolini et d’Hitler, les troupes franquistes enchainent les victoires. Celui qui parlait « l’espagnol fleuri et lyrique de Cervantès » trouve alors refuge dans le bastion républicain, à Barcelone. Il traverse ensuite les Pyrénées à pied vers la France. Il y est retenu quelque temps dans un camp près de Perpignan. En prouvant sa nationalité marocaine, il parvient finalement à fuir vers le Maroc, après avoir envisagé de poursuivre le combat républicain au Mexique.





Des affaires en cartons

De retour au pays, il travaille un temps dans un atelier de maintenance pour l’aviation, puis comme agent à la société « Le Carton ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, il noue des liens avec le colonel Marks. L’officier anglais le fournit en matières premières pour lancer son affaire : Macarpa. Il récupère du papier usager pour le vendre aux fabricants de carton. Installé à Casablanca, c’est à cette époque qu’il rencontre Inès Benezra, dont la famille a fuit l’Italie fasciste. Ils se marient en 1947 et auront trois fils. Le second, Sidney, né en 1951, est aujourd’hui PDG de la maison de haute couture Christian Dior. Lorsqu’Inès décède à l’âge de 48 ans, Boris Toledano traverse une période de dépression avant de rencontrer Yolande qui deviendra sa seconde épouse. Ensemble, ils fonderont « Home des vieux », une maison de retraite pour les juifs marocains, puis feront construire 35 studios meublés à proximité pour les nécessiteux.

« Juste parmi les justes »

« C’était la cheville ouvrière de la Communauté juive casablancaise », livre Serge Berdugo, secrétaire général du Conseil de la communauté israélite du Maroc. Boris Toledano est entré au Comité de la Communauté en 1972. Il s’est alors détaché petit à petit des affaires, pour finalement prendre sa retraite et vendre sa société à la fin des années 70. Depuis, il se consacrait entièrement à sa communauté. Boris Toledano a également été conseiller municipal de la ville de Casablanca pendant 8 ans. « Il était de tous les combats, de toutes les initiatives caritatives, il ne manquait jamais un rassemblement culturel », poursuit Serge Berdugo, « son binôme ». « Avec lui, on a remis au gout du jour les pèlerinages. On reçoit plus de 10 000 pèlerins chaque année désormais. Pour tout ce qui concerne les prescriptions rituelles, le cacher, les synagogues, c’est lui qui gérait au jour le jour. Sans parler de la bienfaisance, des œuvres caritatives… » explique-t-il encore avant d’évoquer leur combat commun pour le Rassemblement mondial des juifs du Maroc.

« Il sacrifiait sa vie. C’est un juste parmi les justes », pour Jacques Toledano, président de la Fondation du patrimoine culturel judéo marocain et du Musée du judaïsme, cofondés avec Boris Toledano. « Il y a très peu de personnes qui ont cette éthique. Dans notre communauté, il faut remonter au Docteur Léon Benzaquen, le ministre des PTT du premier gouvernement de Mohammed V en 1956 », poursuit celui que Boris Toledano appelait « mon fils » au-delà du « petit cousinage » qui les unit.

Jusqu’au bout

Jusque dans ses derniers jours, Boris Toledano manifestait le dynamisme de son engagement. « Il s’est simplement éteint », confie son entourage. Dernièrement, il œuvrait directement avec Mohammed VI à la rénovation de la synagogue Ettedgui, dans le cadre de la réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca. « En juillet, il participait à un ftour au musée juif de Casablanca [réunissant juifs et musulmans, NDLR]. Au pied levé, il a répondu de façon magistrale au micro de 2M lorsque je l’ai sollicité », se souvient Monique El Grichi, directrice de l’agence de communication Mosaïk. « Avant-hier, j’évoquais encore des choses très précises avec lui », atteste Serge Berdugo. « Il devait nous rejoindre ce week-end à Marbella pour se reposer avec son fils Sidney », renchérit Jacques Toledano.

« Il aurait pu s’arrêter depuis longtemps, pourtant il a continué. Non pas pour être dans la lumière, mais parce qu’il savait qu’il était utile. C’était un grand frère pour chacun et ne connaissait pas de barrière sociale » confie André Azoulay. « J’essayais de le faire écrire, de le faire parler pour enregistrer, mais avec beaucoup de précautions parce qu’il était très modeste. Son service, son écoute, il le faisait avec spontanéité et altérité, » poursuit le conseiller royal se rappelant la « densité à la fois intellectuelle, spirituelle et personnelle » de son « ami ».

Boris Toledano sera inhumé le 11 août à 16 heures au cimetière Ben M’Sik à Casablanca, après les prières rituelles.

Source:[telquel.ma]

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