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Re: les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: james cohen (IP enregistré)
Date: 30 octobre 2007 a 00:34

Citation:
darlett
Zait, c'est plutot "Olive" en hebreu. Peut-etre que cela a le meme sens qu'en arabe ?

Evidement en hebreu zait veut dire Olive , mais zit en arabe dialectal , c'est : l'huile .
Tandis que Zitoun en arabe veut dire olives ( au pluriel) Voila je n'en sais pas plus.
Il est evident que nos deux langues ont beaucoup de "Commun" !!

JH.COHEN




les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: de SOUZA ESTEVE (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2007 a 07:22

Salut,
J'ai apprécié ton article, je voulais en savoir plus sur la famille de Souza au Brésil et son crypto judaisme à partir des années 1800, mon trisaieul étant né le 4 octobre 1754 à Salvador do Bahia. Tu as les éléments de ma problématique dans le forum dirigé par Darlet. Merci de bien vouloir me passer tes coordonnées pour que je t'envoies des éléments précis pour m'aider à reconstituer le marranisme brésilien. Par ailleurs je voulais savoir si les esclaves noirs du Brésil ayant pris le nom de leurs maîtres marranes ou d'autres marranes ayant migré dans le golfe du Bénin en Afrique entre le 18 ème et le 19ème siècle auraient gardé consciemment ou inconsciemment des éléments marranes ou juifs? Si oui lesquels? Enfin le Brésil lui même que conserve t-il au niveau culturel de l'apport marranes ou juifs dans les traditions, fêtes, danses etc?
mon email waldemarsouz@yahoo.fr

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: de SOUZA ESTEVE (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2007 a 08:49

Des informations sur les de SOUZA du Bénin descendant de don francisco félix de SOUZA arrière arrière petit fils de De tomé de Tomé de SOUZA juif portugais et premier gouverneur du Brésil

[www.fragmentsdumonde.org] le grand père de mon grand père, mon trisaïeul
[www.letogolais.com] un cousin de mon grand père
[blaisap.typepad.fr] mon trisaïeul
[books.google.com] un frère de mon arrière grand père page 44
[togopages.net] à propos de mon triaïseul
[etudesafricaines.revues.org] à propos des brésiliens
[www.interet-general.info] le président du brésil allé visiter la maison familiale de SOUZA
[politicos.br101.org] le discours du président lula da silva du brésil dans la maison de SOUZA en portugais
[books.google.com] à propos de ma famille page 60
[desouza-af.com] le site de la famille de SOUZA
[demedeiros.hostarea.org] à propos des traditions des de SOUZA et de Meideros au Bénin et encore là [demedeiros.hostarea.org]
[demedeiros.hostarea.org] ancêtre des Meideros du Bénin
[www.cef.fr] le petit frère de mon père monseigneur Isidore de SOUZA
[www.jeuneafrique.com]
Isidore de SOUZA [catholique-evry.cef.fr]

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: de SOUZA ESTEVE (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2007 a 08:50

suite
Les noms des Juifs du Portugal au temps de l'Inquisition - Archives
Posté par: de SOUZA ESTEVE (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2007 a 07:48


encore moi, je te file d'autres recherches sur ma famille, et les judéo portugais du Portugal, du Brésil, d'Europe et d'Afrique et les juifs d'Afrique noire et juifs noirs

[www.fragmentsdumonde.org] le grand père de mon grand père, mon trisaïeul
[www.letogolais.com] un cousin de mon grand père
[blaisap.typepad.fr] mon trisaïeul
[books.google.com] un frère de mon arrière grand père page 44
[togopages.net] à propos de mon triaïseul
[etudesafricaines.revues.org] à propos des brésiliens
[www.interet-general.info] le président du brésil allé visiter la maison familiale de SOUZA
[politicos.br101.org] le discours du président lula da silva du brésil dans la maison de SOUZA en portugais
[books.google.com] à propos de ma famille page 60
[desouza-af.com] le site de la famille de SOUZA
[demedeiros.hostarea.org] à propos des traditions des de SOUZA et de Meideros au Bénin et encore là [demedeiros.hostarea.org]
[demedeiros.hostarea.org] ancêtre des Meideros du Bénin
[www.cef.fr] le petit frère de mon père monseigneur Isidore de SOUZA
[www.jeuneafrique.com]
Isidore de SOUZA [catholique-evry.cef.fr]

[lhomme.revues.org]
les juifs de sao thomé [www.african-geopolitics.org]
Tomé de SOUZA premier de SOUZA connu célèbre du Brésil et d’origine juive, marrane (juif converti au catholicisme) premier gouverneur du Brésil
Tomé de Sousa
Cet article est une ébauche à compléter concernant une personnalité portugaise, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.


Tomé de Sousa (en orthographe archaïque Thomé de Souza) (né en 1503 à Rates — mort en 1573 ou 1579) fut un important militaire et politique portugais. Apparenté à la maison royale, d'une famille établie dans la cosmopolite Lisbonne de l'époque. Le fidalgo portugais laissa derrière lui amis, sécurité et confort pour s'aventurer sur une terre sauvage et inconnue où beaucoup déjà ont perdu la vie, victimes d'étranges maladies et, plus rarement, des indigènes.
Sa mission : fonder une ville fortifiée dans la région de Bahia, afin d’assurer la domination portugaise sur tout le littoral brésilien alors menacé par des trafiquants français et espagnols ; mais aussi apporter l'appui militaire nécessaire aux provinces données par le roi aux colons, les capitanias hereditárias, contre les invasions et attaques indiennes.
Le 7 janvier 1549, Tomé de Sousa est nommé gouverneur général de la province de Bahia et de toutes les autres grâce à ses liens de parenté avec Martim Afonso de Sousa, ami d’enfance du roi Jean III de Portugal. Accompagné des premiers jésuites, il part du Portugal le 2 février 1549. Ils arrivent au Brésil le 27 mars de la même année et fondent la ville de Salvador. Elle fut construite et inaugurée le jour de la Toussaint.
Tomé de Sousa avait amené avec lui un document important sur lequel étaient inscrits ses droits et devoirs de gouverneur général tels que défendre le territoire, entrer en contact avec les indigènes et tenter de les évangéliser, explorer le sertão, ou encore veiller aux intérêts économiques de la couronne. Il eut quelques difficultés à installer son gouvernement et entra dans une lutte administrative pour la reconnaissance de son pouvoir.
Son mandat prit fin en 1553 et il quitta le Brésil.

[fr.wikipedia.org]
Aristide de SOUZA consul du Portugal en France, et juste des nations d’origine juive sépharade
[www.ancrage.org]

Spécial Littératures du sud . Villeneuve-sur-Lot – Octobre 2005 –

Portugal

" Plus ils deviennent Français, plus ils restent Portugais"

Agé de 59 ans, Manuel Dias est un humaniste européen de France et du Portugal, son pays natal. Directeur régional du FASILD, il décode pour les lecteurs d'Ancrage les nombreuses facettes de l'immigration portugaise, en Aquitaine et en Europe


La conscience plutôt que la carrière

Consul du Portugual à Bordeaux pendant la deuxième guerre mondiale, Aristides de Sousa Mendes a sauvé des milliers d'exilés. Destitué par Salazar, Il est mort dans l'indifférence générale. Quarante ans après, un comité national français que préside Manuel Dias réhabilite la mémoire du diplomate

Aristides de Sousa Mendes est consul général de Bordeaux pendant la deuxième guerre mondiale. Cet aristocrate, issu d'une famille traditionnelle, rurale, catholique, royaliste est très attaché à la cour. Aussi bizarre que cela puisse paraître, le mouvement de la royauté est respectueux de la loi et adhère assez fortement aux valeurs démocratiques. De tout temps, les royalistes ont été antifascistes.
Aristides de Sousa Mendes est né en 1890. Son père est président du tribunal de Coimbra.
Aristide et son frère jumeau, César, fréquentent l'université catholique de Coimbra où ils acquièrent une formation de droit. Munis de leurs diplômes universitaires de fin d'études, les jumeaux entament une carrière diplomatique au ministère des affaires étrangères. César devient ministre des affaires étrangères de Salazar en 1929.

Aristides de Sousa Mendes accomplit sa carrière en partie aux Etats-Unis, au Brésil, en Espagne en Belgique puis en France où il est nommé consul en août 1938, une année avant l'invasion de la Pologne par les Allemands et la déclaration de la deuxième guerre mondiale.
A cette époque César occupe les fonctions d' ambassadeur du Portugal à Varsovie.
"Entre Aristides et César, il y a plus qu'une amitié fraternelle, ce sont des jumeaux. César informe régulièrement Aristides de la situation en Europe centrale. Aristides vit donc l'invasion de la Pologne, le drame de ce pays, le ghetto de Varsovie en direct grâce aux liens entretenus avec son frère" explique Manuel Dias.
A la fin de 1939, le fils de César vient un mois à Bordeaux, chez son oncle. Après l'occupation de la Pologne, il n' y a plus lieu d'avoir d'instances diplomatiques à Varsovie.Il informe encore son oncle sur le drame qui se joue dans le nord de l'Europe. .

Lorsque fin 1939, début 1940, Bordeaux accueille une partie de la France Libre, le consul portugais, homme de grande culture et de grande sensibilité, est au fait de la situation en Europe. Il sait le désarroi de la grande majorité des réfugiés de l'ensemble de l'Europe qui fuient l'avancée des troupes nazies. Entre les mois de mars 1940 et juin 1940, Bordeaux est le théâtre d'un drame affreux, d'un afflux de migrants très important. La population est multipliée par quatre. La capitale régionale passe de 250.000 a près d'un million de personnes. La ville vit des semaines et des mois terribles. Fin mai, début juin, la place des Quinconces, l'une des plus vastes du port de la lune, est noire de monde. Les réfugiés vivent dans la rue de l'une des dernières cités de la France libre où converge l'ensemble des gens en fuite.
A l'époque, le Portugal n'est pas engagé dans le conflit. Une alliance existe entre ses gouvernants et l'Angleterre. Mais Salazar mène un double jeu. Acquis à Hitler, il tient à conserver de bonnes relations avec l'Angleterre. C'est la raison pour laquelle le Portugal devient un lieu de passage. La grande majorité des réfugiés qui vont vers la Palestine, le Canada, les Etats-Unis, l'Angleterre y transitent.
Le 11 novembre 1939, le nombre de visas demandés par les autorités consulaires un peu partout en France et en Espagne est très important.

Salazar a peur de voir arriver chez lui trop de Résistants, de Juifs, de personnes jugées indésirables qui risquent de nuire à son image auprès de l'Allemagne. Il redoute qu'Hitler bombarde le pays. Il commet donc la fameuse circulaire numéro quatorze, du 11 novembre 1939. Une circulaire raciste. Elle permet de trier les réfugiés et interdit aux consuls de délivrer des visas sans un accord préalable du ministère. Tout à la fois premier ministre et ministre des affaires étrangères, Salazar cumule les pleins pouvoirs.
Dans le même temps, à Bordeaux, des milliers de gens cherchent à gagner la Lusitanie. Juifs ou d'autres confessions et nationalités, ils espèrent là-bas un passeport pour l'Angleterre. Des résistants français y passent pour rejoindre le général de Gaulle. C'est le cas du général Leclerc qui a reçu un visa d'Aristides de Sousa Mendes. Ou encore parmi les personnalités connues, la famille Rothschild, les membres des gouvernements belge et autrichien.
Aristides de Sousa Mendes est confronté à une demande massive. Chaque fois, il essaie d'obtenir de son premier ministre l'autorisation de délivrance de visas. Et se heurte à des refus massifs en raison de la circulaire quatorze.

Cette situation intenable le place devant un dilemme, un douloureux cas de conscience.
Mieux que quiconque, depuis l'invasion de la Pologne, ll sait le drame que vivent des milliers d'hommes et de femmes. Puis le 12 juin 1940, une rencontre fortuite fait tout basculer. Ce jour-là, Aristides de Sousa Mendes est accosté par un inconnu non loin du consulat situé près de la place des Quinconces.
Cet homme est le rabbin Krugger. Il lui demande l'adresse du consulat.
- "Pourquoi cherchez-vous le consulat ?"
- "Parce qu'on m'a dit qu'on pouvait y obtenir des visas pour aider les gens à rejoindre le Portugal puis aller vers le nouveau monde."
-" Le Consul du Portugal, c'est moi-même."
La conversation se poursuit dans la rue.
-"Où habitez-vous, M. le rabbin?"
- "Ici sur la place des Quinconces, avec mon épouse et nos cinq enfants."
- "Allez les chercher et venez avec moi".
Le consul brave les interdits. Il héberge le rabbin Krugger et sa famille chez lui au consulat. Le soir-même, il demande l'autorisation de délivrer des visas pour le rabbin, sa famille et vingt-huit autres personnes.
La réponse ne tarde pas. C'est non. Car contraire à la circulaire, lui indique-t-on depuis Lisbonne. Le choc psychologique est tel que le consul tombe malade. Trois jours durant, les 14, 15 et 16 juin 1940, ce diplomate qui se refuse à dire non au rabbin, lutte avec lui-même. Et le 17 juin au matin, en présence de sa femme, leurs enfants, son neveu, ses proches collaborateurs présents et la famille Krugger, il fait cette courte déclaration :
" A partir d'aujourd'hui je vais obéir à ma conscience. Je n'ai pas le droit en tant que chrétien de laisser mourir ces femmes et ces hommes".
De ce jour, sans aucun critère et sans aucune limite, le consul du Portugal délivre des visas, des faux-passeports à tous ceux qui en font la demande. Entre le 17 et 21 juin il sauve ainsi entre 30.000 et 34.000 personnes en mettant sa signature et son tampon sur des documents de toutes natures. 34.000 personnes selon les données statistiques.
Le 21 juin, Bordeaux essuie son premier bombardement. Le 22, Aristides de Sousa Mendes continue de délivrer les précieux sésames depuis Bayonne où il se réfugie. Puis à Hendaye où il tient une sorte de permanence administrative à la terrasse des cafés.
Selon les historiens de la Shoah, le consul du Portugal sauve ainsi des camps de la mort plus de 10.000 Juifs et 30.000 autres exilés.
Les services de renseignements anglais sont les premiers a repérer la masse des réfugiés à la frontière portugaise. Le ministère espagnol de l' intérieur et Franco sont alertés par les services des douanes qui observent cette marée humaine à la frontière.

A la fois alerté par Madrid et Londres, Salazar convoque une réunion de crise de son gouvernement à Lisbonne le 23 juin au soir. Il dépêche un émissaire à Bayonne ainsi qu'un de ses fidèles, l'ambassadeur du Portugal en Espagne.
Le 25 juin à midi, Aristides de Sousa Mendes est destitué. Le 26 juin au matin, un quotidien basque hommage au consul de BordeauxPortugalaffirme que le consul de Bordeaux "avait perdu la tête" et que les visas qu'il avait délivrés "étaient nuls et non avenus".
Début juillet 1940. Aristides de Sousa Mendes rentre à Lisbonne. Il demande une audience au premier ministre pour lui expliquer la symbolique de son acte. La demande est rejetée. Une commission de discipline le raye de la carrière diplomatique en octobre 1940.
Entre-temps et malgré l'admiration qu'il porte aux fascistes, Salazar qui redoute aussi la menace anglaise n' organise pas la chasse aux Juifs. Bon nombre des fondateurs de l'Etat d'Israël passent par le Portugal. Tout comme les autres exilés qui rejoignent sains et saufs le Canada, les Etats-Unis et l'Angleterre. Le consul déchu regagne son village après sa destitution.
"Aristides de Sousa Mendes est l'homme qui a sauvé le plus de vies humaines pendant la seconde guerre mondiale. Pourtant, cet homme est mort dans la misère et l'indifférence totale. On ne parle de lui que depuis quelques années, depuis que quelques personnes comme moi ont essayé de s'en occuper " précise Manuel Dias, le président du comité national français en hommage au consul.
Quarante ans pour réhabiliter un notable qui, à la carrière, a préféré la conscience.

Matilde, avec et sans H

Matilde a vu le jour à Villeneuve il y a trois ans et demi au foyer de Nathalie et José Romono. Un couple de trentenaires à la double nationalité, qui veille à entretenir les liens avec le pays natal de leurs familles respectives. Le Portugal.


Il importe le Douro

Né au sud du fleuve Duro il y a quarante-cinq ans, Francis Pinto a jeté l’ancre sur la rive gauche du Lot en 1986. Aux confins de la commune de Montayral, avenue de Fumel et à quelques foulées du pont qui enjambe le cours d’eau vers le chef-lieu du canton, il importe depuis sept ans les produits de sa terre natale

Le clandestin de Santa Comba da Vilariça


Arthur Lagès a vu le jour à Santa Comba de Vilariça dans une famille de sculpteurs de granit. En octobre 1962, il franchit clandestinement la frontière franco-espagnole ,dissimulé dans une charrette à boeufs chargée de maïs

Itinéraire d’un enfant abandonné

Alexandre José n’en finit pas de tenter de réconcilier en lui ses deux pays : le Portugal et la France. Et de combler ainsi un abîme de souffrance né d’un double abandon

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Abarbanel de SOUZA juif portugais page 229 Isaac Abarbanel de Souza [books.google.com]
A Bayonne et à Bordeaux : Un refuge pour les "Portugais"
Chassée d'Espagne, puis du Portugal, la communauté séfarade se replie en "Guyenne et Béarn". Elle y prospère, entretient des relations avec Amsterdam, Londres et la Terre sainte. Elle y conquiert surtout une reconnaissance officielle, qui l'amène à jouer un rôle important pour son émancipation en 1789.
Par Gérard Nahon *

Le 28 janvier 1698, L'Armorial de Guyenne emploie l'expression « communauté de la nation judaïque ou portugaise » pour désigner l'ensemble des juifs de Bayonne. C'est en effet dans cette ville, ainsi qu'à Bordeaux, que les nouveaux chrétiens - ainsi appelés après leur conversion forcée au catholicisme et pourchassés par les Inquisitions espagnole et portugaise (après 1536) - ont trouvé refuge aux XVIe et XVIIe siècles.
Dans ces deux cités, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, Labastide-Clairence, Peyrehorade, Bidache, Toulouse, Bayonne, ou encore à La Rochelle, Nantes, Rouen, Le Havre et jusqu'à Paris, ceux qu'on appelle les « Portugais » ont trouvé un havre leur permettant de pratiquer en secret leur religion ancestrale, de nouer des liens avec la diaspora, notamment d'Amsterdam, et de Terre sainte. Amsterdam est la destination rêvée de ces « nouveaux chrétiens » aspirant à revenir au judaïsme.
Pour les « nations juives » du Sud-Ouest, les XVIIe et XVIIIe siècles représentent un âge d'or dans le royaume de France, dont ils ont été chassés en 1394, sur ordre de Charles VI. Mais le 21 février 1722, un arrêt du Conseil du roi découvre « qu'un nombre considérable de juifs se sont installés en Guyenne et dans le Béarn, et y exercent même ouvertement la religion judaïque ». Cet arrêt prévoit l'établissement d'un inventaire et une saisie de leurs biens. Les nations de Bayonne et de Bordeaux exhibent alors les Lettres de naturalité et dispenses obtenues d'Henri II en 1550, véritable charte les « autorisant à vivre dans le royaume avec familles, domestiques et marchandises [...] ». En juin 1723, un nouveau texte est rédigé en leur faveur : en échange du versement à la Couronne de 100 000 livres, plus deux sols par livre, ces communautés obtiennent la révocation de l'arrêt de 1722 et l'octroi de lettres patentes pour les « juifs connus et établis sous le titre de Portugais, autrement nouveaux chrétiens ». Ces communautés ont maintenant des coudées plus franches.
Au voisinage immédiat de l'Espagne, en contact avec des parents, amis, et partenaires commerciaux, ces « Portugais » parlent... l'espagnol. Ils diffèrent en cela des communautés soeurs d'Occident dont le... portugais demeure la langue vernaculaire.
Ces nations obéissent chacune à un « gouvernement » dont les décisions sont couchées sur un registre - à Bordeaux le Registre des délibérations de la nation portugaise - depuis le 11 mai 1710. On se conforme à des règlements réunis en corpus le 21 décembre 1752 à Bayonne, le 14 décembre 1760 à Bordeaux.
Dans le modèle bayonnais, l'essentiel du pouvoir appartient au gabay (trésorier) et à trois parnassim (syndics) dont chacun exerce à tour de rôle la présidence, quatre mois par an. Parnassim et gabay , choisis parmi les membres fortunés de la communauté, sont élus chaque année le dimanche avant la Pâque, par un collège restreint appelé les Treize Vocaux. Ces parnassim gouvernent la nation, convoquent les assemblées. Ils régentent les secours aux pauvres, veillent à l'application des règlements, assurent la police intérieure, supervisent les synagogues. Ils fixent l'assiette des impôts, taxes et redevances, dont une fraction est reversée au fisc royal et à des protecteurs locaux, le plus clair étant affecté aux charges communautaires.
Les Treize Vocaux se réunissent au moins une fois par mois. Ils assistent les parnassim et le gabay , votent les charités et contrôlent les comptes. Cette assemblée établit le rôle de la capitation, procède à l'adjudication des fermes de la boucherie rituelle, des pains azymes, de la poste, contrôle la gestion des confréries, administre la synagogue principale, fulmine les excommunications...
Une deuxième assemblée dite des Vingt-Six, comprenant les Treize Vocaux en exercice et treize anciens syndics, se réunit à intervalles irréguliers et amende le cas échéant les délibérations et arrêts des vocaux. Une troisième autorité, l'Assemblée générale de la nation, se tient dans les grandes occasions. Y prennent part les anciens syndics et la majeure partie du peuple. A celle du 10 janvier 1703, assistent « les anciens du peuple et chefs de famille qui composent la majeure partie du lieu ». A celle du 19 avril l789, prennent part 97 particuliers. Ainsi au fil du temps, la « nation judaïque » se façonne un système collégial - renforcé en 1741 par une réforme royale. Elle se réclame d'un principe démocratique dans la mesure où l'Assemblée générale - la nation en son entier - détient la source de l'autorité.
Cette nation salarie des secrétaires, valets communaux, sacrificateurs rituels, archivistes et un agent national résidant à Paris, chargé de défendre ses intérêts. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le titulaire de cette fonction, le Bordelais Jacob Rodriguez-Pereire invente une méthode d'éducation des sourds-muets - une première - qui lui vaut une pension de Louis XV. Il utilise ses relations personnelles et obtient, à titre gratuit, de nouvelles lettres patentes en 1776. Le lieutenant de police le reconnaît comme syndic des juifs portugais de Paris et confirme en 1780 son acquisition à La Villette (aujourd'hui, 44 rue de Flandre dans le 19e arrondissement) d'un cimetière.
Le rabbin, rétribué par la nation, n'a pas de statut officiel, la monarchie affectant jusqu'à la veille de la Révolution de considérer les juifs portugais comme des nouveaux chrétiens. Tandis qu'en Alsace et en Lorraine, le rabbin est nommé par le roi, à Bayonne et à Bordeaux, il dépend du bon vouloir des laïcs, qui lui mènent la vie dure. Un article du règlement bayonnais de 1752 stipule : « Le rabbin ne prendra aucune part aux affaires de la nation et se contentera de tout ce qui regarde son ministère. » Plusieurs de ces docteurs de la Loi, dont Abraham Vaez, Yshak de Acosta, Isaac Abarbanel de Souza ont reçu leur formation à Amsterdam ; Raphaël ben Eléazar Meldola vient d'Italie ; Joseph Falcon est originaire de Jérusalem.
Ces rabbins rendent leur élan culturel et spirituel à ces communautés. Ceux de Bayonne composent, en espagnol, des livres pour leurs fidèles, imprimés probablement dans la clandestinité, à l'exemple d' Historia Sacra Real d'Yshak de Acosta qui paraît sans lieu d'impression en 1691. Le même rédige encore Via de Salvación , à l'usage des malades et des mourants, et son grand ouvrage Conjeturas Sagradas sobre los primeros prophetas (Conjectures sacrées sur les premiers prophètes), un commentaire biblique dans la grande tradition ibérique. Son collègue Abraham Vaez publie Arbol de Vidas (Arbre de vies) en 1692, expliquant les préceptes quotidiens et, en 1710, Discursos predicables y avisos spirituales , recueil de sermons. Raphaël Meldola compose en hébreu des ouvrages qui atteignent également une audience internationale. Il approuve aussi les travaux d'autres rabbins, publiés à Amsterdam ou à Venise.
Le culte est célébré dans des oratoires, dits esnogas (synagogues). On y récite la prière publique chaque jour, mais pas forcément à la même heure. A Bayonne, elle est chantée tôt le matin dans la synagogue « connue sous le nom de Faro qui ne servait guère qu'à quelques pauvres qui avaient besoin, pour ne pas perdre le temps de leur travail, de faire leurs prières de meilleure heure que les gens aisés ».
En 1755, de passage à Bayonne, Haïm-Joseph-David Azulai, originaire d'Hébron, prêche dans les treize esnogas de la ville. La nation portugaise de Bordeaux dispose, elle, de six lieux de culte. Il faut compter encore les synagogues de Peyrehorade et de Bidache, et celle de la rue des Boucheries à Paris.
Les particuliers qui les ont fondées, pourvoient à leur entretien et arrêtent des dispositions testamentaires en leur faveur. Le Bayonnais Moïse Guèdes prévoit ainsi dans son testament du 10 septembre 1756, des legs pour le luminaire et pour les gages des hazanim (chantres) de sa congrega . De la même façon, Isaac Mendès France, testant à Bordeaux le 13 septembre 1785, déclare : « Je veux et entends que mes dits héritiers ci-après nommés payent et distribuent le jour de mon décès la somme de cent livres aux pauvres de la nation portugaise et autres cent livres un mois après, applicables à la petite synagogue que j'ai fondée située rue des Augustins. »
Mais la pratique religieuse concerne surtout la charité et l'enseignement. La communauté assure l'entretien des pauvres et prend en charge leur loyer. Elle tient à jour un rôle des personnes assistées, prévoit des distributions de viande, de pain azyme et de bouillon aux nécessiteux. Elle rétribue le médecin qui les soigne et paie à l'apothicaire les remèdes prescrits. Des confréries complètent ces actions charitables. A Bayonne, la Jébera procède au Dernier Devoir (la toilette des défunts et les funérailles) ; la Frairie des pauvres malades nourrit les nécessiteux ; le Malbish Arumim pourvoit à leur habillement ; la Frairie des orphelines dote les filles pauvres, condition sine qua non à leur mariage. Aux miséreux de la communauté s'ajoutent ceux de passage.
L'enseignement incombe en principe à des maîtres privés. Au niveau élémentaire, la confrérie du Talmud Tora finance et réglemente son fonctionnement. Au niveau supérieur, le rabbin enseigne le Talmud dans sa yeshiva (école). La qualité des études de Bayonne est si prisée à Bordeaux que David Lindo met son fils en pension chez son ami bayonnais Jacob Pereyre Brandon.
Bayonne et Bordeaux font réciter des prières pour la guérison de Louis XV ou pour l'accouchement de Marie-Antoinette. Traduites en français, ces prières sont communiquées à la Cour. L'existence de la synagogue de Paëz, rue Bouhaut à Bordeaux, est officialisée le 30 juin l780 par la présence des princes de Condé et de Bourbon qui assistent au service. A Bayonne « les fêtes et Panperruque à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Dauphin, données par la nation juive et ses syndics dans la place de Saint-Esprit près Bayonne le 12 décembre 1781 », rassemblent juifs, chrétiens et même les soldats du roi.
Cette tolérance relative du pouvoir s'explique par l'utilité économique des juifs. A Bordeaux, plusieurs firmes pratiquent l'armement maritime, le négoce colonial, la banque. David Gradis (1665-1751) étend ses opérations à l'Angleterre, au Canada, aux Antilles françaises. Son neveu Abraham Gradis (1699-1780) intensifie les activités de l'entreprise au service de l'Etat. Il fonde en 1778 la Société du Canada et lance quatorze navires pendant la guerre contre l'Angleterre. Heureux en affaires, certains investissent leurs bénéfices en hôtels en ville ou en biens de campagne. A Bayonne comme à Bordeaux, on trouve des juifs jouissant d'une honnête aisance qui, après une carrière réussie, vivent des revenus de leurs terres. Ils ont les coudées plus franches que les autres communautés de l'est de la France : ils peuvent ainsi acquérir terres et maisons, et les redevances féodales ne les écrasent pas.
Cette relative liberté, on la retrouve dans la classe moyenne, celle des artisans. Ainsi, en dépit des protestations des échevins de Bayonne, les boutiques juives ferment le samedi, jour du shabbat . La veille au soir, à Labastide-Clairence, Abraham de Paz refuse de signer le procès-verbal d'une inspection des vins de son chai. Dans la même localité, le fermier qui emporte l'adjudication annuelle de la boucherie s'engage à fournir aux juifs les bêtes nécessaires à leur consommation. On fabrique du vin casher à Peyrehorade et à Bordeaux. A Bayonne, on consomme du fromage casher importé d'Amsterdam.
Les échevins de Bayonne interdisent pourtant aux juifs, en ville tout au moins, le commerce de détail. Les marchands en gros, eux, font le négoce du tabac, du cacao, du textile, du sel, des cuirs, des peaux avec l'Espagne, les Pays-Bas, les colonies. En fait, l'éventail professionnel s'étend du banquier au porte-balles, en passant par les cordonniers, serruriers, perruquiers, barbiers, bouchers, chocolatiers, confiseurs, orfèvres, apothicaires, chirurgiens, teneurs de livres, changeurs, courtiers, médecins, musiciens, maîtres à danser, joueurs professionnels.
Mais à côté de la classe aisée et de celle, besogneuse, des artisans, survit une classe pauvre pléthorique qui s'emploie dans les firmes et maisons « portugaises » ou vit à la limite de la misère. C'est d'ailleurs pour leur venir en aide que la nation sollicite régulièrement des réductions d'impôts, afin de leur consacrer une portion plus large de ses ressources.
Mais le déclin économique, plus sensible à Bayonne qu'à Bordeaux dans le troisième tiers du XVIIIe siècle, entraîne une émigration vers Pau, Paris et les colonies. Conséquence : le nombre des synagogues bayonnaises se réduit à quatre en l776.
Autre différence entre Bordeaux et Bayonne : le niveau du seuil de tolérance démographique. La nation juive bordelaise, forte d'un millier d'âmes tout au plus, ne constitue pas un problème tandis que celle de Bayonne, quelque 2 500 personnes confinées au faubourg Saint-Esprit, représente un cinquième de la population totale. Les échevins de la ville lui livrent d'ailleurs une guerre sans merci et la nation la soutient en permanence. Il reste que le poids réel ou supposé du facteur juif dans l'économie conditionne leur tolérance dans le royaume.
Ces nations juives du Sud-Ouest se rattachent à la diaspora séfarade. Cette appartenance s'exprime par des relations suivies avec les autres communautés séfarades et d'abord avec la plus importante, celle d'Amsterdam. Les échanges avec la cité hollandaise touchent des problèmes privés, communautaires et rabbiniques. Avec les parents et amis, on échange lettres et marchandises. Des juifs d'Amsterdam s'installent à Bayonne ou à Bordeaux ; d'autres font le voyage inverse. Abraham Lopés Colaso arrive d'Amsterdam à Peyrehorade en 1722 alors que son frère Benjamin reste aux Pays-Bas. En 1720, François Roblès de Bayonne lègue 300 livres à sa fille Judicq, épouse de David Loppes de Pas, qui habite Amsterdam. Cette ville joue le rôle d'une métropole : les petites communautés de Labastide-Clairence et de Peyrehorade lui demandent des secours financiers pour acquérir un cimetière ou consolider la possession d'une synagogue.
La nation juive de Bordeaux fait, elle aussi, appel aux confréries d'Amsterdam. On compte également sur la cité commerçante des rives de l'Amstel pour renforcer la cohésion de la communauté. Il existe « un décret de la synagogue d'Amsterdam, reçu dans toutes les synagogues, qui défend sous des peines très sévères aux enfants de famille de donner des anneaux en secret et sans consulter la volonté de leur père ». En ligne de mire : les mariages clandestins.
Les rabbins du cru consultent ceux d'Amsterdam et ces derniers composent des réponses détaillées. Le 21 mai 1684, Jacob ben Aaron Sas-portas, rabbin d'Amsterdam, adresse un long responsum à son confrère Haïm de Mercado à Bayonne, au sujet d'une affaire survenue à Bidache. Vers 1690, le même Sasportas répond à Isaac de Acosta, ministre du culte à Peyrehorade sur l'observance des fêtes et du shabbat . Le l5 décembre 1692, Yshac Aboab de Fonseca approuve les Discursos predicables (Discours de prédication) de son homologue bayonnais Abraham Vaez. Vers l737, David-Israël Atias et Isaac-Haïm Abendana de Brito approuvent le recueil, Maïm Rabbim , de Raphaël Meldola, rabbin de Bayonne. Amsterdam contribue largement au processus de rejudaïsation des marranes de France.
Les relations s'intensifient aussi avec Londres. Des juifs de la capitale anglaise prennent femme dans le Sud-Ouest, par exemple James de Lemos qui épouse le 28 mars 1752 Ester Gommes Ravelo à Bayonne. D'autres viennent s'y installer, comme Sara da Costa Mesquita, mariée à Londres, qui élit domicile à Bordeaux en 1734. De la même façon, des capitaux londoniens s'investissent dans le négoce à Bayonne : fin 1685, Louis d'Andrade finance partiellement une expédition de pêche à la baleine à Terre-Neuve.
Il existe aussi des relations avec les communautés portugaises des colonies françaises, hollandaises et anglaises d'outre-Atlantique, Saint-Domingue, Curaçao, la Jamaïque, le Surinam. Isaac Goutiéres, Abraham Delvalle, Isaac Sossa, David Lopez, Salomon Lopés-Dias s'embarquent à Bayonne en 1770 et 1771. Des Bayonnais se marient à Curaçao et, fortune faite, rentrent au pays.
D'Afrique du Nord d'où des familles gagnent Bordeaux. Méir Cresques ben Nathanaël, rabbin à Alger, séjourne à Bayonne et à Bordeaux en l739 ; Isaac Nahon, rabbin à Tétouan, siège au beit din (tribunal) de Bordeaux le 25 juin l783. Fernandès de Medina - « né à Bayonne, âgé de trente ans, ayant été choisi par la synagogue d'Amsterdam pour être envoyé au Levant et y étudier la langue et les livres des Hébreux » - fait, lui, le chemin inverse et embarque à Marseille en l723.
Depuis la fin du XVIIe siècle, Bordeaux et Bayonne reçoivent régulièrement la visite de rabbins de Terre sainte, délégués par les yeshivot de Jérusalem, d'Hébron, de Safed et de Tibériade pour quêter en « Frankia », c'est-à-dire en Occident. Ils lèvent des fonds dans les synagogues, recueillent donations et legs. Le 3 octobre 1755, Moïse Guedès, consent une rente aux « rabbins de la cité de Hébron en Terre sainte qui méditent et travaillent sans cesse à la Loi [...] ». Abraham ben Asher, de Jérusalem, fixe la répartition des fonds entre Jérusalem (11/24e), Safed (7/24e), Hébron (6/24e). Ces envoyés prêchent dans les synagogues, approuvent les ascamot (constitutions) locales, vérifient la cacherout (loi concernant l'alimentation) de la boucherie, interviennent dans les conflits conjugaux.
La nation les consulte aussi dans des circonstances graves. En 1773, Yom Tov Algazi et Jacob Lebet Hazan se trouvent à Bordeaux où gronde une émeute provoquée par la cherté du pain. Les juifs participent aux patrouilles bourgeoises de maintien de l'ordre. Mais peuvent-ils porter les armes durant le shabbat , une fois que les démarches pour obtenir une dispense des autorités municipales auront échoué ? A titre exceptionnel, les rabbins de Terre sainte autorisent cette entorse au shabbat .
Bientôt, les communautés de Bordeaux et Bayonne, aux prises avec des difficultés financières, jugent ces tournées coûteuses : l'émissaire séjourne des semaines dans la ville, logé dans la meilleure maison. On écrit alors en Terre sainte pour demander que l'on n'envoie d'émissaire qu'une fois tous les dix ans. Les rabbins n'en ont cure qui continuent ces missions permettant de maintenir un contact entre la Terre sainte et la diaspora, et contribuent à réinsérer les familles marranes dans la communauté séfarade.
A la veille de la Révolution et de la disparition politique des nations du Sud-Ouest, quel est leur degré de cohésion structurelle, religieuse et morale ? L'autorité des parnassim est mal ressentie à Bordeaux et à Bayonne. Le 24 juin 1764, 24 juifs bordelais formulent un réquisitoire violent contre leur administration. Le 27 décembre 1789, 12 juifs bayonnais prennent une délibération contre leur syndic. Le pouvoir de la nation se sait contesté et réagit. Bordeaux présente en 1788 au ministre Guillaume Lamoignon de Malesherbes un projet de réforme du statut des juifs du royaume. La nation réclame le maintien, voire le renforcement du dispositif communautaire - non seulement l'état civil resterait sous son contrôle mais celle-ci serait seule en droit d'accorder ou de refuser à des particuliers le droit de résidence.
Sur le plan religieux et intellectuel, la situation se présente autrement. Dans la bibliothèque d'Aron Lopés Colaso des relations de voyages voisinent avec des traités de droit, des biographies, des romans. On dit que le gabay de Bordeaux, Salomon Lopés-Dubec, ne croit pas à la Loi orale. Un juif de Bayonne correspond avec l'humaniste espagnol, le père Feyjoo. Pourtant les Lumières n'entament pas la piété. L'examen des testaments révèle une extériorisation croissante du sentiment religieux s'exprimant par des legs et des commandes de prières. Sur un volume de la Bible, on menace de peines divines toute personne qui, trouvant le livre, ne le restituerait pas. Ce regain de piété s'accommode aussi de l'adhésion à la loge maçonnique bayonnaise, la Zélée. Et dans les cimetières de Bidache, de Labastide-Clairence, de Peyrehorade, les épitaphes portent des dates hébraïques et chrétiennes. Un processus d'acculturation s'amorce sans entamer l'identité religieuse.
La première phase de ce processus se déroule au printemps 1788. Influencé par l'évolution des idées sur les juifs, Louis XVI, après avoir rendu en 1787 un édit en faveur des protestants, charge Malesherbes de préparer une réforme. Le ministre de la Maison du roi recueille les avis de Lacretelle, Roederer, Target, de l'ancien intendant de Guyenne, Nicolas Dupré de Saint-Maur. Il pressent des représentants des communautés d'Alsace, de Lorraine et du Sud-Ouest. Abraham Furtado, Salomon Lopés-Dubec, Louis Francia de Beaufleury pour Bordeaux, Fonseca pour Bayonne prennent une part prépondérante à ces travaux. En avril 1788, ils se rendent à Paris, rencontrent leurs homologues alsaciens et lorrains, et sont reçus par Dupré de Saint-Maur et Malesherbes. Lopés-Dubec et Furtado, et remettent au ministre un mémoire.
Pour la nation séfarade, il n'est toutefois pas question de se diluer dans un ensemble où les ashkénazes seraient majoritaires. Dans cet esprit, les délégués bordelais écrivent à leurs mandants, relatant leurs rencontres avec Cerf Berr, pour l'Alsace, et Berr Isaac Berr, pour la Lorraine, le 19 avril 1789 : « Nous ne ferons cependant pas cause commune avec eux pour ne pas nous écarter des principes de notre nation de se maintenir s'il est possible dans cet état de séparation qui l'a distinguée jusqu'à présent des autres juifs. » Mais les choses en restent là car le royaume connaît une crise financière abyssale.
La deuxième phase s'ouvre avec les élections aux états généraux du printemps 1789, convoqués par Louis XVI. L'abbé Grégoire, ardent défenseur des juifs, écrit à Isaïe Bing de Nancy : « A la veille des états généraux, ne devriez-vous pas vous concerter avec d'autres membres de votre nation pour réclamer les droits et les avantages des citoyens ? » Mais les juifs du royaume avancent en ordre dispersé. Les ashkénazes sont écartés des assemblées primaires qui doivent désigner les grands électeurs. Bordelais et Bayonnais, au contraire y participent. Il s'agit pour ces nations, à travers trois niveaux de consultation (corporation, disctrict, sénéchaussée), d'élire leurs députés au tiers état.
Comme le font les juifs de Bayonne le 19 avril 1789, ceux de Bordeaux rédigent leur cahier de doléances. Finalement, il ne manquera que quelques voix à David Gradis, pour être l'un des députés de Bordeaux. Les juifs se retrouvent défendus au tiers état par des députés catholiques et protestants de Bordeaux. Parmi lesquels le docteur Paul-Victor de Sèze. Mais le fait pour les Portugais d'avoir pu participer au processus électoral est déjà une reconnaissance de fait de leurs droits civiques et politiques. En quelque sorte de leur citoyenneté.
La troisième phase du processus se déroule entre le 14 août 1789 et le 28 janvier 1790. Les Portugais entendent sauvegarder leurs nouveaux acquis. Ils repoussent ainsi l'idée d'un statut particulier : la Déclaration des droits de l'homme en préparation s'appliquera aux juifs comme à tous les Français. « C'est par la liberté de leurs personnes et de leurs biens que les juifs de toutes les provinces du Royaume deviendront libres et utiles », écrivent-ils à l'abbé Grégoire le 14 août 1789. Ils souhaitent une émancipation implicite, tandis que les ashkénazes attendent un texte explicite leur « décernant le titre et les droits de citoyens ». Mais à Paris, séfarades et ashkénazes envoient, le 26 août 1789, une délégation commune à l'Assemblée nationale pour réclamer dans les décrets « une mention particulière de la nation juive » qui permettrait de « consacrer [leurs] titres et [leurs] droits de citoyens ».
Reste à définir ces droits. Les juifs de Bordeaux envoient dans la capitale des représentants qui, entre le 4 janvier et le 13 février 1790, se concertent avec leurs homologues d'Alsace et de Lorraine. S'apercevant que les ashkénazes se contenteraient de simples droits civils, les Portugais présentent une adresse à l'Assemblée nationale. Pour eux, il s'agit moins d'acquérir que de ne pas perdre. A l'issue d'un long débat des 27 et 28 janvier 1790, la représentation française décrète que : « Tous les juifs connus en France sous le nom de juifs portugais, espagnols, avignonnais, continueront de jouir des droits de citoyens actifs dont ils avaient joui jusqu'à présent. »
Officialisés dans leur statut de citoyens actifs - le terme désigne alors les électeurs qui paient un impôt égal à trois puis dix journées de travail -, les séfarades ont donc gagné et perdu la bataille, car leur nation disparaît. Les Bordelais en prennent acte le 18 février 1790 : « Les juifs de Bordeaux ne pouvant plus être considérés comme nation, l'Assemblée des anciens qui les représentait s'est aussitôt dissoute [...]. » Les séfarades français sont les premiers juifs au monde à s'être émancipés : le judaïsme d'Occident adoptera leur modèle.
L'émancipation générale des juifs de France est décrétée par l'Assemblée nationale le 2 septembre 1791, et confirme la disparition de la nation : elle concerne en effet « les individus juifs qui prêteront le serment civique qui sera regardé comme une renonciation à tous les privilèges et exceptions introduits précédemment en leur faveur ».
En l'espace de trois siècles, les descendants des nouveaux chrétiens ont fait resurgir en France des communautés traditionnelles. Ils ont participé à son essor économique, intellectuel, religieux. Ils dessinent, concrétisent et répandent un modèle d'insertion du judaïsme dans la société façonnée par les Lumières
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* Spécialiste du judaïsme médiéval et moderne, Gérard Nahon est l'auteur de nombreux d'ouvrages dont Les Nations juives portugaises du sud-ouest de la France. 1684-1791 (Fondation C. Gulbenkian, 1981), Inscriptions hébraïques et juives de France médiévale (Les Belles Lettres, 1986), et dernièrement Juifs et judaïsme à Bordeaux (Mollat, 2003). Il est aussi lauréat du prix Jérusalem 1995.
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[www.terredisrael.com]

Le sommaire
Juifs et Noirs minoritaires en Occident

Convergences Juifs-Noirs

Traces juives en Afrique

Les Juifs Noirs

Les Hebreux Noirs

A L'AFFICHE

Peuples en esclavage

Génocides juifs/génocides noirs

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: de SOUZA ESTEVE (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2007 a 08:51

suite
Immigrations juives/immigrations noires

colonisation et peuples colonisés, expatriés

Les grands hommes Africains, Antillais et Juifs anti-racistes



________________________________________ 14 novembre 2005 / 00h14
Article rédigé par Y.M - Source : [www.religioscope.com]
- LES ABAYUDAYA DE L'OUGANDA ENFIN RECONNUS COMME JUIFS
Depuis plus de 80 ans, un groupe religieux en Ouganda se considérait comme juif et pratiquait le judaïsme. A la suite de nombreux contacts avec des organisations juives, environ 400 membres de la communauté Abayudaya ont été formellement convertis par cin
Le cas n'est pas unique: un peu partout dans le monde existent de tels phénomènes d'adhésion spontanée au judaïsme, sans contact direct avec une communauté juive. Cela s'est même produit en Europe, avec l'extraordinaire aventure d'un petit groupe d'Italiens de la localité de San Nicandro (Pouilles), que la découverte de l'Ancien Testament à la suite d'un certain Donato Manduzio (1885-1948) avait conduits au judaïsme dans l'entre-deux-guerres, alors qu'ils ignoraient même que le peuple juif exist ...

________________________________________ 14 novembre 2005 / 00h01
Article rédigé par Y.M - Source : [www.sefarad.org]
- Les Juifs Noirs de Cochin
"J'ai quitté l'Espagne Car j'ai entendu que dans la cité de Cranganore Régnait un Roi Juif J'ai réalisé mon rêve J'ai pu le voir et lui parler".Poème d'un rabbin espagnol du XIVe siècle.
De mon voyage en Inde en 1987, j'ai ramené ce récitd'un judaïsme lointain et auréolé de mystère, celui de Cochin,ville à la synagogue aux faïences bleues de chine et aux quatre castes. Ezra Kolek, président de la petite communautá, á juive de New Delhiet conteur émérite, accompagné de son épouse en sari de soie brodée, me fit une narration pleine de poésie, de souvenirs et de légendes. Il a remonté le cours des siècles, a échafaudé et contredit de multiples hypothèses. La réalité est sans doute ...

________________________________________ 14 janvier 2005 / 18h19
Article rédigé par E.Y - Source : amitiejudeonoire.com
- Les juifs d'Afrique du Sud
La communauté juive sud-africaine blanche est la communauté juive la plus grande, la plus riche et la plus occidentale sur le continent africain.
La plupart des Juifs sud-africains blancs sont d'origine européenne, provenant principalement de Grande-Bretagne, d?Allemagne et de Lithuanie. Depuis un siècle qu'ils sont en Afrique, les membres de la communauté juive ont été actifs dans tous les secteurs de la politique nationale, notamment comme des militants engagés contre l?apartheid. ...

________________________________________ 14 janvier 2005 / 18h17
Article rédigé par E.Y - Source : amitiejudeonoire.com
- Les juifs du Cap Vert
L'histoire de la communauté juive du Cap Vert est liée à l'Inquisition portugaise et à l'esclavage.
" Monument funéraire: un homme pur et juste qui est parti dans sa pureté, la modestie et la vertu. Il vit encore par ses dons. Avec ses financements il a recherché la justice. Il a renforcé le groupe de la Société funéraire. Le sage et important Mordechai Auday qui s?en est allé le 2eme jour du mois de Tevet 5761 de la Création. Puisse son âme être liée à la vie." - Traduction d'Israélite d'inscription sur une pierre tombale au Cap Vert Depuis les années 1460, quand les portugais découvrirent l ...

________________________________________ 14 janvier 2005 / 18h15
Article rédigé par E.Y - Source : amitiejudeonoire.com
- Les juifs de Sao Tome et Principe
Un des épisodes les plus tragiques de l'histoire de la Communauté juive africaine est arrivé dans deux petites îles de la côte ouest de l'Afrique appelée Sao Tome et Principe.
Les îles n'étaient pas encore sous influence portugaise en 1496 quand le Portugal expulsa ses Juifs conformément à l'Inquisition espagnole. Quand les espagnols expulsèrent les Juifs qui ne se convertirent pas au catholicisme trois ans plus tôt, beaucoup d'entre eux s'enfuirent au Portugal. Le Roi Manuel du Portugal imposa lourdement les Juifs pour financer ses colonies nationales. Le roi voulut coloniser les petites îles de Sao Tome et Principe, mais ne voulut pas risquer trop de portugais pour ...

________________________________________ 14 janvier 2005 / 18h11
Article rédigé par E.Y - Source : amitiejudeonoire.com
- La tribu de Rusape (Zimbabwe)
"Nous croyons que la plupart des descendants (Noirs) africains sont en fait les Israélites antiques et en fait la plupart des Noirs sont les descendants des 12 enfants d'Israël.... Nous croyons que la vraie foi des descendants africains est le Judaïsme et
Cette communauté qui se dit juive s'est concentrée à Rusape, à environ deux heures de Harare, au Zimbabwe, a une histoire peu commune. D'une part ils revendiquent être spirituellement, sinon génétiquement, être descendus "d'une Tribu Perdue" de Juifs qui auraient migré du Nord. D'autre part, ils peuvent retracer leur origine récente en arrière à 1903, à la suite d?une réunion entre un ancien esclave américain nommé William Saunders Crowdy qui était aussi un ancien diacre de protestants baptiste ...

________________________________________ 14 janvier 2005 / 18h08
Article rédigé par E.Y - Source : amitiejudeonoire.com
- Les Beta Israël d'Ethiopie
"Je suis noir, mais gentil, O vous Les filles de Jérusalem, comme Les tentes de Kedar, comme le Les rideaux de Salomon. " "Le Cantique des Cantique"
Le mot "Falasha", signifie "l'étranger" ou "l'immigrant" en Geez, la langue ecclésiastique classique de l'Ethiopie. Quoique les Juifs éthiopiens préfèrent s'appeler Beta Israël (la Maison d'Israël), "Falasha" est une façon apte de caractériser le rôle de leur communauté comme un étranger interminable depuis son commencement presque deux millénaires. le gouvernement israélien a accepté de reconnaitre les Falashas comme des Juifs "officiels" en 1975. ...



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06 AOUT 2007
Les Africains Juifs
Avant de clore ce livre, il est intéressant de signaler qu’à l’exception des Beta Israël d’Ethiopie reconnus finalement comme juifs,certaines tribus africaines, bien qu’elles ne soient pas toujours considérées comme telles,se revendiquent juives.
Une organisation basée aux Etats-Unis, Kulanu, s’occupe très activement de retrouver« les descendants d’une des dix tribus d’Israël disparues depuis des millénaires ».
Aux XIe et Xe siècles avant l’ère commune,afin d’étendre l’influence juive et de faciliter le commerce, les rois David et Salomon envoyèrent des Juifs s’installer dans ce qui constitue aujourd’hui l’Afrique du Nord, la péninsule arabique, la Corne de l’Afrique et la Nubie, l’actuel Soudan.
Les dix tribus qui formaient le royaume d’Israël, après la destruction de celui-ci parles Assyriens, au VIIIe siècle, furent dispersées. Certaines se dirigèrent sur l’Afrique,d’autres vers l’Asie, voire l’Europe.
En –586, Nabuchodonosor détruisit le Temple. Selon certaines traditions africaines, des Juifs s’enfuirent vers l’Afrique. Le Babylonien emmena le peuple de Juda en captivité.
Il est donc probable que la présence juive en Afrique noire remonte à près de trois mille ans. Ces hommes ont-ils conservé des traces de leur judéité ? Peut-être, mais non pas comme les Juifs du Yémen qui conservaient des contacts avec d’autres communautés comme en témoigne la fameuse épître de Maïmonide (1135-1204) et qui priaient en hébreu. Coupés des autres communautés, repliés sur eux-mêmes, ont-ils gardé certaines des traditions héritées de leurs si lointains ancêtres ?
Prenons l’exemple des Marranes de Belmonte, au Portugal, qui,après moins d’un demi-siècle de cassure avec le judaïsme, n’avaient conservé qu’un seul mot hébreu, Adonaï, et un semblant de préparation de la fête de Pessah. Alors, après quelques millénaires… Le géographe Al Idrisi (1100-1165) et l’historien Ibn Khaldun (1332-1406) évoquent les Juifs noirs.
Shimon Pères aurait confié en 1976 à l’historien George E. Lichtblauque Léopold Sedar Senghor (1906-2001), le légendaire poète de la négritude et premier président du Sénégal lui aurait affirmé avoir des racines juives. Selon l’homme d’Etat de Dakar, de petits groupes de Bnei Israël existent au Sénégal chez les Wolofs dès le Moyen Age. Ils durent se convertir à l’islam au XVIIIe siècle.
Ce dernier ajoutait que la trilogie des «peuples souffrants» se composait des Négro-Africains, des Juifs et des Arabo-Berbères.
Sommairement, voici l’histoire de quelques-unes de ces tribus.
Le royaume juif du Touat, les Juifs du Sahara
La découverte, en 1903, d’une pierre tombale, servant de support à un puits dans la région de Ghormali, atteste de ce royaume juif disparu depuis cinq siècles et est la première trace historique de la présence juive dans la région du Touat. Elle mentionne le nom de la défunte, Mona bat Amram, décédée le vingtième jour de la deuxième semaine du mois d’Av 5089 (13 juillet 1309).
En 1950, un nouvel indice apparaît à Tamentit : une pierre plate,d’une cinquantaine de kilogrammes, portant l’inscription « Maïmon, fils de Samuel et petit-fils de Braham ben Koubi, décédé en 5150 (1390)», est découverte dans un village. Sur cette dalle, les femmes lavaient leur linge au lavoir public.
Une pierre tombale portant le même nom fut découverte plus tard,mais elle disparut par la suite. Seule reste une photo … Il n’est pas exclu que d’autres traces apparaissent.
Les Juifs de Tombouctou et du Mali
Une dépêche de l’AFP, en mars 1996, répercuta un article paru dans un journal de Bamako sur Le réveil de la communauté juive malienne. En septembre 1997, Jacob Oliel, un éminent historien, publiait, dans la revue « Los Muestros » un article intitulé Les Juifs du Mali.
Il racontait la découverte détaillée de ce judaïsme, la saga du rabbin Mardochée Aby Serour. Ce rabbin guida Charles de Foucauld qui entendait pénétrer à Tombouctou, interdite aux non-musulmans depuis cinq siècles. Mardochée, qui rêvait de s’y installer, s’y fit admettre et découvrit que des Juifs avaient habité la région depuis des centaines d’années. Le livre de Jacob Oliel, De Jérusalem à Tombouctou, l’odyssée du rabbin Mardochée, éditions Olbia, narre cette épopée. Aux XIVe et XVe siècles, des Juifs fuyant l’Espagne trouvèrent refuge à Tombouctou et établirent trois villages : Kirshamba, Haybomoet Kongougara. Leurs descendants furent contraints, sous peine de mort, d’embrasser l’islam, en 1492 et Tombouctou devint ville interdite aux non-musulmans.
Depuis les années 1990, guidés par un historien, de Tombouctou, Ismaël Diadié Haidara, fondateur d’une association, « Zakhor, association tombouctite d’amitié avec le Peuple juif », certains de leurs descendants, un millier semblerait-il, seraient à la recherche de leurs racines juives.
Les Bayuda du Congo
Au Congo, répartis sur un territoire qui s’étend du fleuve Kasaï au lac Tanganyika, vit une ethnie importante, celle des Baluba. Ceux-ci prétendent venir d’«en haut», c’est-à-dire du nord. Les autres groupes les qualifient de Juifs et eux-mêmes se dénomment Bayuda, peuple de Juda. Se déclarent-ils Juifs ? Ils se perçoivent peut-être comme tels. Mais il serait intéressant d’effectuer des recherches.
Les Abayudaya d’Ouganda
En Ouganda, à la fin du XIXe siècle, des missionnaires anglais convertissent au protestantisme Semei Kakungulu, un puissant guerrier d’une des cinquante tribus baganda formant le royaume du Buganda, lui promettant qu’il régnera sur les autres clans. Kakungulu amène sous la férule britannique le territoire bugandais. Mais Albion ne tient pas sa promesse à son égard et le confine, avec les siens, dans une région étriquée et exiguë de quelques kilomètres à peine, non loin de la ville de M’bale, au pied des monts Elgon.
Kakungulu se rapproche des Malachites, une secte combinant croyances juives et chrétiennes, en 1913. Il rencontre plusieurs Juifs travaillant pour l’administration coloniale et semble plus attiré par le judaïsme. Il se fait circoncire en 1919.
Il fonde une secte, Kibina Kya Bayudaya Absesiga Katonda, la communauté du peuple juif qui croit en Dieu.
Actuellement les Abayudaya (peuple de Juda), jadis au nombre de trois mille âmes, décimés par Idi Amin Dada, le sanguinaire tyran qui dirigea l’Ouganda entre 1971 et 1979, sont regroupés dans quatre villages autour de M’bale. Ils sont près de six cents et disposent de cinq synagogues, de grandes cases aménagées en lieux de prières avec, au fronton, un magen David.
La Maison d’Israël au Ghana
En 1976, Aharon Ahomtre Toakyirafa de la tribu des Sefwi Suid’Adiembra, un village perdu en pleine brousse, a une vision. Des esprits lui affirment que lui et son peuple descendent d’une des tribus perdues d’Israël.
Toakyirafa découvre que les pratiques ancestrales de son peuple montrent des similitudes troublantes avec celles des Hébreux, notamment le respect du Shabbat, l’interdiction de consommer du porc,la circoncision des garçons, l’isolement de la femme menstrue …
Toakyirafa fait des recherches et découvre que les siens sont originaires de Côte d’Ivoire, que certains sont descendus vers le Ghana,d’autres remontés au nord, peut-être à Tombouctou, où une présence juive noire est historiquement attestée. Toakyirafa et son clan adoptent le judaïsme et s’appellent « BetaIsraël », Maison d’Israël.
Les autorités ghanéennes, peu désireuses de voir émerger une nouvelle religion, emprisonnèrent les chefs de Beta Israël, mais aucune charge n’étant retenue contre eux, elles furent contraintes de les relâcher.Toakyirafa mort, David Ahenkorah lui succède. Aujourd’hui la Maison d’Israël compte quelques dizaines de membres dans une zone qu’ils ont dénommée la Nouvelle Adiembra. Ils ont construit une synagogue et des bâtiments communautaires.
Les Juifs de Rusape (Zimbabwe)
Ceux qui se dénomment Juifs ont leurs origines, selon leur tradition,au nord. Ils estiment que la similitude de certains de leurs rites ancestraux, ceux relatifs à l’enterrement, à la circoncision, au mariage, à l’agriculture, avec ceux des anciens Hébreux, est troublante. Ils affirment descendre d’une des dix tribus perdues.
Des ruines imposantes, uniques en Afrique, non loin de là, font état d’une civilisation brillante qui régna entre les XVIe et XIIIe siècles. S’agit-il, comme ils le prétendent (et comme l’affirment les Lembas d’Afrique du Sud, leurs cousins) d’un royaume juif ? Les historiens n’ont apporté aucune réponse à ce jour.
A la fin du XIXe siècle, Dieu serait apparu à un ancien esclave noir américain, William Saunders Crowdy, devenu diacre de l’église protestante ; cette vision lui enjoint de ramener les Noirs au judaïsme.
En 1903, à l’autre bout du monde, le Ghanéen Albert Christian reçoit une révélation lui ordonnant d’aller en Amérique rechercher le« prophète de Dieu ».
Par un hasard extraordinaire, les deux hommes se rencontrent. Albert Christian retourne en Afrique avec la certitude de la judéité de son peuple. Il lui faudra une trentaine d’années pour convaincre sa tribu de le suivre. La communauté dispose d’une synagogue, compte actuellement quelques milliers de membres et suit les règles du judaïsme occidental.
Les Lembas d’Afrique du Sud
Les Lembas représentent une population de plusieurs dizaines de milliers de personnes, établies entre le Malawi, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, dont les ancêtres seraient les Israélites de l’expédition que mena le roi Salomon à Ophir, (au Zimbabwe selon leur tradition),à la recherche d’or : quelques-uns demeurèrent sur place pour enseigner aux habitants la croyance en un Dieu unique, « Mwali ».De couleur de peau légèrement plus claire que celle de leurs voisins,les Lembas maintiennent des traditions issues ou ressemblant fortaux juives : l’observance de la néoménie, l’interdiction de consommer du porc, les rites funéraires. Si les femmes peuvent, exceptionnellement,se marier en dehors de la communauté, l’homme qui le fait est exclu et chassé par les membres de son clan. Leur drapeau comporte une étoile de David.
Les Juifs du Cap-Vert
A la suite de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, les rois catholiques ayant marié leur fille à l’héritier du trône portugais,exigèrent que le roi Manuel du Portugal expulsât tous les Juifs de son royaume. Ne voulant pas détruire son infrastructure économique, le souverain décida de convertir globalement, par ruse,tous ses Juifs. Il les fit embarquer mais, au moment d’appareiller, des soldats jetèrent de grands baquets d’eau sur les passagers tandis que des prêtres les baptisaient collectivement. Ce subterfuge fut entériné par l’église …
Certains de ces Christaos Novos, ces Nouveaux Chrétiens, voulant fuir le pays, débarquèrent au Cap-Vert. Les Portugais de l’île les enfermèrent dans un ghetto de la capitale, Ribeira Grande.
Au cours des siècles, ces Nouveaux Chrétiens, complètement assimilés, finirent par abandonner et perdre toutes leurs pratiques juives. Au début du XIXe siècle, des Juifs du Maroc, désireux d’échapper à leur statut de dhimmis, citoyens de seconde catégorie, s’installent au Cap-Vert, importante escale pour le transport du charbon. Ils y fondent une petite communauté. La plupart de ces Juifs du Cap-Vert émigreront en Israël au début du XXe siècle. Ne restent sur place que les descendants de Juifs lusitaniens du XVe siècle, une ville, Sinagoga, et un cimetière abandonné, en cours de restauration grâce au travail d’un médecin belge, Jacques Massart, et d’une journaliste américaine, Carol Castiel, qui en ont parlé tous les deux dans «Los Muestros».São Tomé et Principe.
L’arrivée des Juifs à São Tomé et Principe est dramatique. Afin devoir si l’île est habitable, le roi Manuel du Portugal envoie deux mille enfants juifs, âgé deux à douze ans, peupler l’île. Ils sont débarqués et abandonnés sur le rivage. Au bout d’un an, il ne restera que six cents survivants !
Au début du XVIIe siècle, les descendants de ces enfants, bien qu’assimilés à la population locale, continuent à judaïser mais les pratiques se perdent jusqu’à l’arrivée, au début du XXe siècle, de quelques Juifs qui établissent une communauté incitant certains des descendants de ces enfants que rien, sinon une couleur de peau plus claire, ne distingue des autochtones, à découvrir leur histoire,montrant ainsi un intérêt pour le judaïsme de leurs ancêtres.
L’ambassadeur d’Israël au Cameroun, le professeur Moshé Liba consacrera, en 2007, un article dans «Los Muestros» à ces enfants.
Les Tutsi du Rwanda et du Burundi
Le peuple Tutsi fait partie d'un ensemble de peuples appelés« hamites » dans la littérature coloniale et missionnaire, qui habitent un territoire, autour du Nil Blanc, jadis nommé, dans la Bible, Pishon.
Cette vaste région couvre l’est du Congo, le Rwanda, le Burundi ainsi que des parties importantes de l’Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie. Mais les Tutsi préfèrent se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à l'ancien empire de Kusch où régna la reine de Saba et son fils Ménélik 1er (David II), dont le père aurait été le roi Salomon.
Différentes ethnies ont la même origine que les Tusti : les Hima (ou Hema dans l’est du Congo), les Massaï du Kenya et de la Tanzanie, les Karamajong, du nord de l’Ouganda, les Samburu du Nord du Kenya, etc.
Monseigneur Julien Gorju, chef de l’Eglise du Burundi, dans son Face au Royaume hamite du Ruanda, le royaume frère del’Urundi paru en 1938 à Bruxelles (voir aussi, du même auteur,Zigzags à travers l’Urundi, paru à Namur en 1926, 233 pp.), affirme que les Tutsi sont de descendance éthiopienne. Il fut approuvé par de nombreux autres missionnaires dont le Père Blanc Firmin Rodegem dans son Dictionnaire Rundi / Inyizamvugo y’ikirundi, paru à Usumbura en 1961, dans lequel il définit les Tutsi comme« éthiopides » (p.1.146).
Tant la Bible que les écrits de l’Egypte pharaonique parlent de ce qui est l’actuelle Ethiopie, comme du pays de Kush. Les Tutsi préfèrent donc se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à ce royaume où régna la reine de Saba (la Makéda éthiopienne) qui serait une des descendantes de Moïse et de Tsipora, l’Ethiopienne.
Le Négus Haïlé Sélassié, le roi des rois, ne se faisait-il pas appeler le Lion de Judée ?Selon Mathias Niyonzima, spécialiste de l’histoire de son peuple et initiateur du site Beth Kushi ve’Yisraël, (www.bethkushi.be), l’origine juive des Tutsi est incontestable.
Il en veut pour preuve la loi des Anciens qui impose une série de règles qui ont des points de ressemblance étonnants avec la loi mosaïque : un monothéisme strict très ancien : Imana est le nom de Dieu, la cacheroute, les «imiziro»qui sont les «mitsvot», la vache rousse mais, en plus de cet attachement à la tradition, le refus du baptême chrétien (les derniers grands rois et chefs tutsi comme Mwezi, Mutaga, Maconco, Rwabugiriet Musinga ont combattu l'évangélisation (jusqu'à la mort pour certains) et l'assimilation. L'hostilité d’une certaine Eglise catholique romaine ainsi que le génocide dont ils furent les victimes, dans une indifférence coupable, et la vie quotidienne dans un environnement dominé par des populations ethniquement différentes et souvent hostiles les rapproche aussi du Peuple juif.
C’est un judaïsme pré talmudique qui serait similaire, selon lui, à celui des patriarches, des prophètes et des rois David et Salomon. Les Tutsi prétendent descendre de la tribu de Juda. Le coup d’Etat de1966 a mis fin à la dynastie des mwamis (rois) du Burundi qui fut fondée par Ntare I Rushatsi Cambaratama (le roi Lion I « le Hirsute à la Tunique de bête ») vers 1270 de notre ère et dont cinq des dix-sept souverains ont porté le titre de Ntare, Lion. Lors de la manifestation du 1er juillet 2004 à Matonge, ce pittoresque quartier de Bruxelles proche de la porte de Namur, un groupe de manifestants opposés au conflit qui ravage la région des Grands Lacs s’en est violemment pris à Serge R., le traitant de « Sale Juif » sous prétexte de son origine tutsi.
Selon Mathias Niyonzima, certains noms de clans gardent toujours leur racine hébraïque : « ben » (fils de), tels les Benengwe, Banyakarama,Banyamurenge, Banyiginya. Cette mémoire collective juive des Batutsi se concrétise aussi par l'adoption de l'étoile de David sur le drapeau du Burundi.
Bibliographie : L’origine juive des Tutsi. Article de Mathias Niyonzima, « Los Muestros n° 56 » - septembre 2004.Il y a une communication qui passe chaque fois qu’on rencontre un Juif,quand il partage sa peine et que nous partageons la nôtre. Quelque part,nous nous rejoignons. Je crois que cela nous a amené à développer bonnes relations avec Israël.
© Maurice Dorès

Posté par CDF Afrique à 19:07 - Afrique - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
COMMENTAIRES
"Juifs" et ou "Etat Israel?"
Nous sommes aussi interesses a elucider la difference qu'il y a entre "Les Juifs" et ou "Etat d'Israel" eviter les amalgames...

Nos recherches continuent...

Du 17 au 22 septembre 2007, vous pouvez prendre contat avec nous de visu a Mbanza Kongo [Angola] ou nous allons faire une communication importante sur le trafic des enfants juifs [700- 2000] durant l'inquisition au Portugal et de leur transfer a Sao Tome ainsi que l'esclavagisme de 3000 esclavages Ne-Kongo mensuellement vers Sao Tome pour la culture du canne a sucre...

Nous definirons aussi Ne-Kongo dans le contexte historique.

A suivre...
Posté par alhadeff, 07 août 2007 à 06:41
Super intéressant, pouvez-vous m'informer de toute nouvelle recherche à ce sujet? Merci!!
Posté par simonebernstein, 15 août 2007 à 14:10
Israel
Interessant, je connaissais pas tout ça!
Posté par Juif, 30 août 2007 à 16:03
Hema sont des juifs du Congo
Je pense que les origines lointaines des peuples nilotiques de l'afrique Central tels que Tutsi du rwanda-Burundi et Hema du Congo remonteraient vers l'ethiopie.Des évidences des liés avec le peuple juifs sembleraint probables.Il faudrait que des chercheurs indépendants puissent éclairer cette histoire sujet à des polémiques parmis certaines opinions mal intentionnées en RDC.
Posté par Buna Ivara, 15 septembre 2007 à 22:56
Les Juifs du Cap-Vert!
Les Juifs du Cap-Vert!

1.Durant mon mandat comme Ambassadeur des Nations Unies (OMS) dans les années 80, j’ai visité toutes les Iles de Cap-Vert.
2.Les vestiges matériels et non matériels juifs sont toujours visibles...
3.L’île de Saint Antonio était habitée par les Juifs qui y ont laissé les enfants métis qui continuaient à gérer cette île avec compétence, j’y ai passé plusieurs nuits en fête avec mes semblables et visité le cimetière ainsi qu’une piste d’aviation pour petit porteurs.
4.A Pria, j’ai été l’invité d’honneur avec la délégation non juive (20 personnes) qui ‘accompagnait pour partager le grand festin organisé pour moi par les métis (Juifs) qui y contrôlent le domaine des affaires.
5.A suivre…
Posté par Alhadeff, 30 septembre 2007 à 20:37
Les Juifs du Cap-Vert!
Les Juifs du Cap-Vert!

1.Durant mon mandat comme Ambassadeur des Nations Unies (OMS) dans les années 80, j’ai visité toutes les Iles de Cap-Vert.
2.Les vestiges matériels et non matériels juifs sont toujours visibles...
3.L’île de Saint Antonio était habitée par les Juifs qui y ont laissé les enfants métis qui continuaient à gérer cette île avec compétence, j’y ai passé plusieurs nuits en fête avec mes semblables et visité le cimetière ainsi qu’une piste d’aviation pour petit porteurs.
4.A Pria, j’ai été l’invité d’honneur avec la délégation non juive (20 personnes) qui ‘accompagnait pour partager le grand festin organisé pour moi par les métis (Juifs) qui y contrôlent le domaine des affaires.
5.A suivre…
Posté par Alhadeff, 30 septembre 2007 à 20:39
Juifs africains
En fait, c'est logique
Tous ceux qui ont occupé ce pays ont passé leur temps à en virer les juifs
Ils sont parti un peu partout, et l'Afrique n'était pas loin

Cela me plait bien
Posté par Michelle, 12 octobre 2007 à 15:08
juif de Côte d'Ivoire
J'ai été particulièrement heureux de constater que pour une première fois, un article assez sérieux traite du problème des juifs d'Afrique. je vous félicite donc pour cette initiative. Toutefois, je suis resté sur ma soif car, dans votre article sur les juifs d'Afrique,vous avez omis de nombreux peuples qui sont des descendants des juifs. Il s'agit pour ce que je sais, pour les avoir côtoyer, des Juifs de Côte d'Ivoire. Ils sont plus connus sous le nom de Yacouba ( Déformation arabo-berbère du nom de leur ancêtre Jacob dont ils sont les descendants par leur père Dan). Ce peuple de l'ouest de la côte d'Ivoire a d'ailleurs conserver son nom "Dan" et s'identifie eu même comme les Dan woh peuh menou:c'est à dire ceux qui parle la langue de Dan. au delà de ce fait, il y de nombreuses similitudes entre les us et coutumes de ce peuple et celui des juifs d'Israël. Depuis donc quelques années, ce peuples a pris conscience de son origine juive et des recherches de ses fils et ses filles sont menées dans le monde entier pour retracer le parcours de leur exile qui les a guidé jusqu'en Afrique de l'ouest (Cote d'Ivoire, Guinée, et libéria)en passant par le Tchad , la Mauritanie et le Mali). Comme l'indique la prophétie sur Dan, ce peuple dans son parcours, tel un serpent, a laissé les traces de son passage. Ainsi, ce peuple du golf de Guinée entretien des alliances avec des peuples qui leur sont séparés de plusieurs centaines,voir de milliers de Kilomètres. Ce sont entre autres, les Mauritaniens, Les Maliens, les sénoufo etc...
Nous pensons que ce peuple de l'Afrique de l'ouest est de la Tribus Dan.
Vous pourrez visiter leur site internet à l'adresse suivante: www.airedan.chalom.org
Posté par Diep, 18 novembre 2007 à 09:32
Grande Surprise!
Oui! ce serait une grande suprise pour le monde entier quand il décourvrira les vrais descendants de Jacob qui reste encore méconnus de tous jusqu'à ce jour! et se reveleront d'ici peu car la fin de ce monde est imminente!
Posté par alainr7, 26 novembre 2007 à 17:28
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[cdfafrique.afrikblog.com] les juifs du cap vert et d’AFRIQUE NOIRE



Histoire

Les principales dates qui ont marqué l'histoire brésilienne :

1500 L'amiral portugais Cabral débarque à Porto Seguro (Bahia) et prend possession du futur Brésil.
1549 Fondation de Salvador par Tomé de Sousa, premier gouverneur du Brésil.
1565 Fondation de Rio de Janeiro par Estacio de Sa, suivie de l'expulsion définitive des Français de Villegaignon.
1612 Des Français fondent São Luis du Maranhão (expulsés en 1615)
1630 Les Hollandais occupent le Pernambouc (expulsés en 1654)
1705 Début de la ruée vers l'or du Minas Gerais.
1759 Expulsion des jésuites.
1763 Rio de Janeiro, siège de la vice-royauté à la place de Salvador.
1789 Dénonciation des « Inconfidents » du Minas. Procès et exécution de Tiradentes (1792).
1809 Fuyant l'invasion française, la cour portugaise s'installe à Rio et ouvre les ports du Brésil au commerce.
1821 João VI de Bragance revient au Portugal à la suite d'une révolution libérale.
1822 Son fils, Pedro, proclame à Ipiranga (São Paulo) la séparation du Royaume-Uni du Portugal et du Brésil contre la menace néocolonialiste des Cortès de Lisbonne et devient empereur du Brésil.
1831 Pedro Ier abdique en faveur de son fils mineur et revient au Portugal pour asseoir les droits de sa fille, Maria II, contre son frère Miguel.
1840 Pedro II proclamé majeur devient le second empereur du Brésil.
1888 La Loi d'or abolit l'esclavage.
1889 Proclamation de la République et exil de Pedro II.
1930 Un soulèvement armé parti du Rio Grande do Sul impose comme président Getulio Vargas.
1942 Le Brésil déclare la guerre à l'Axe.
1950 Vargas, démissionné par l'armée en 1945, est réélu démocratiquement.
1954 Suicide du président Vargas.
1960 Le président Kubitschek inaugure Brasilia.
1964 Coup d'Etat militaire contre le président Goulart.
de 1979 à 1984 Le Nordeste connaît une longue période de sécheresse.
1985 Retour au régime civil. Présidence de José Sarney.
1988 Nouvelle Constitution démocratique (régime présidentiel).
1994 Présidence de Fernando Henrique Cardoso, réélu en 1998
2002 Luiz Inacio Lula da Silva, plus connu sous le surnom de Lula est élu avec 61% des voix président du Brésil.
copyright © abc-latina - Brésil
[www.thalassa.france3.fr]




les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: james cohen (IP enregistré)
Date: 23 janvier 2008 a 21:05

Si nous parlons des Amazonas , Ma mere avait des Cousins ( Je crois des GABAY de Tanger) qui sétaient installes a Manaus , elle en parlait souvent mais je n'ai pu savoir ni leurs noms ni les connaitre .
Mon grand pere Maternel avait aussi mis le Cap sur l'Argentine et sétait installe a Buenos Aires ...Il avait meme prit soin de Naturaliser sa famille dont ma mere : de la Nationalite Argentine ( Certificat que je conserve tres soigneusement , mais qui n'a aucune valeur juridique , vu que nous sommes ISRAELIENS grace a Dieu !!! Je crois meme qu'il y avait fonde une Nouvelle famille ( Dont en on parlait jamais dans la mienne, les faits et actes de mon grand pere etant restes Tabous !!
Bref c'est tout mon contact avec l'Amerique latine !!!Dont j'adore pourtant la Musique ...mais surtout Bresilienne !! ( Musique d'origine Africaine ,.. et si Marocain je suis quand meme un peu Africain !!)

JH.COHEN

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: funck elisabeth (IP enregistré)
Date: 29 mars 2008 a 11:09

je suis née à Casablanca,mes parents en Algérie et mes grands parents des 2 cotés sont originaires de Tétouan.Je cherche la trace de mon arrière grand père Abraham BEN MYARA qui a quitté sa famille pour aller au Bresil vivre à Belem ou Manaus ou Recife?il serait parti dans les années 1880 ou 1890 ,y aurait vécu de nombreuses années (au moins 30 ans)et y est mort aprés etre venu à 3 reprises chercher sa famille à Tétouan qui a toujours refusé de le suivre et est donc restée vivre à Tétouan.
je pense que mon arrière grand père a du faire souche au Brésil car il ne pouvait pas vivre seul?et j'aimerais retrouvercette famille brésilienne si elle existe.
je sais que mon arrière grand père est mort au Brésil ,je crois à Belem ou Para?ety est enterré,il a du pratiquer sa religion juive d'autant plus qu'il avait rejoint là-bas des membres de sa famille et des amis et qu'ils devaient donc tous y vivre à l'époque en communauté étroite étant donné l'époque ,la difficulté de cette vie nouvelle et l'isolement dans ce grand pays
j'espère pouvoir par l'intermédiaire de la synagogue ou du centre israélite de Belem ou Manaus retrouver trace de sa tombe ou de son passage dans ce pays puisque grace à vous j'ai appris que des gens que j'admire pour leur engagement,ont la liste de toutes les tombes juives de ces cimetières
si par chance j'apprenais quelque chose par votre intermédiaire je me rendrai bien sur cet été au Brésil
Je sais aussi qu'il avait rejoint là-bas un cousin qui aurait été consul à Para et se nommait Isaac Farrache de Barchilon ainsi que d'autres membres de sa famille tel Isaac Ben Myara
j'ose compter sur vous pour m'aider dans mes recherches et vous en remercie par avance,soyez persuadés de ma reconnaissance

Re: les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: funck elisabeth (IP enregistré)
Date: 02 avril 2008 a 10:12

Merci pour tout ce que vous m'avez appris à la lecture de votre courrier,je me suis connectée recemment à votre site et cela m'a redonné l'envie de retrouver moi aussi la trace de ma famille ,courage que j'avais perdu car mes differentes tentatives vers le Bresil étaient restées infructueuses...
j'espère maintenant que peut etre par l'intermédiaire de votre famille Anidjar à Belem je pourrais apprendre quelque chose au sujet de mon arrière grand père Abraham Ben Myara qui a vécu et est mort à Belem et doit y etre enterré (voir mon message du 29 ou 30 mars)?
merci pour l'aide que vous pourriez m'apporter

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: guerimej (IP enregistré)
Date: 04 avril 2008 a 21:38

shalom mes freres la vous etes nous saluons et esperons vous revoir le royaume vous attend nous vous souhaitons prosperite la ou vous etes installes et vous demandons de ne pas oublier de defendre votre patrie qui est fiere de vous car les juifs marocains sont respectes par le monde entier nous pensons tout developpement du bled est benefique pour vous et pour tous les autres vive le maroc vivent les marocains mohamed guerimej de rabat

Re: les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: funck elisabeth (IP enregistré)
Date: 07 avril 2008 a 14:29

à Place de France
avez vous lu mes 2 mails du 29 mars 08 et du 2 avril 08 ?en effet j'aurais besoin de votre aide et de celle de vos cousins Anidjar du Brésil,pour m'aider dans la recherche de ma famille...pourrais je compter sur vous et comment pourrions nous communiquer si ce n'est par Darnna.com?

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: cotonous (IP enregistré)
Date: 28 mai 2008 a 21:45

bonjour
nous sommes probablement cousins, je n'ai pas d'info sur le bresil mais voici toutefois mon (notre) arbre

[gw5.geneanet.org]

cordialement
SM

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: funck elisabeth (IP enregistré)
Date: 05 mars 2009 a 19:31

Citation:
cotonous
bonjour
nous sommes probablement cousins, je n'ai pas d'info sur le bresil mais voici toutefois mon (notre) arbre

[gw5.geneanet.org]

cordialement
SM
je n'étais pas retournée sur ce site depuis 2008 et viens de trouver votre réponse;je vous en remercie vivement.Helas,je n'ai pu établir de parenté avec vous car la date de naissance de mon arrière grand pére Abraham Ben Myara né à Tétouan serait approximativement 1843 ou 45 ce qui n'est pasla date du votre
le plus etonnant est qu'il avait des neveux ou cousins nommés aussi Samuel et Isaac,mais je pense qu'à cette époque cela était courant.
Toutefois si vous avez entendu parler dans votre famille de personnes parties au Brésil vers 1885 ou 90 et s'appelant Myara ou Ben Myara vous seriez trés aimable de me le faire savoir....on ne sait jamais car je ne perds pas l'espoir de retrouver trace de cette lignée
encore merci,je ne négligerai pus ce site dorénavant

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 23 mars 2009 a 14:56

Je ne sais si cela peut vous interesser ma is j'ai de la famille qui s'appelle Myara et ils sont nombreux.

Amities
Darlett

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: funck elisabeth (IP enregistré)
Date: 14 mai 2009 a 15:55

Citation:
darlett
Je ne sais si cela peut vous interesser ma is j'ai de la famille qui s'appelle Myara et ils sont nombreux.
Amities
Darlett
effectivement cela m'interesse ,d'autant plus si cette famille se trouve au Brésil.En effet malgré mes nombreuses tentatives je n'ai pas du tout avancé sur la recherche d'une lignée au Bresil descendante de mon arrière grand père Abraham Ben Myara et j'aimerais tant trouver une suite à cette histoire....j'ai lu vos différents courriers et je pense que vous pourriez m'aider par votre famille au Brésil au moins à retrouver peut etre une tombe si ce n'est une famille!merci de m'avoir contacter et de me proposer une aide,je ne sais comment vous écrire hormis par ce site .amitiés.

les juifs marocains au bresil au bord du rio amazonas
Posté par: Seligmann95 (IP enregistré)
Date: 22 juillet 2011 a 17:32

Bonjour,
Je suis l’arrière arrière petit fils de Isaac Farrache de Barchilon mon grand petit son petit fils Nessim Barchilon je poserai la question a ma mère pour avoir plus d'informations.
Cordialement
Georges

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