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Moses Elias Levy (1782-1854) premier Juif Marocain etabli en Floride
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 14 août 2005 a 01:46

Moses Elia Levy (ca 1782-1854),


Colon Juif en Floride, ayant des visions sur la colonisation juive
et des schémas éducatifs, père du premier membre du Congrès
et sénateur d'origine juive, David Lévy Yulee, mena une
vie fascinante dans sa diversité.

Né à Mogador (Maroc) et élevé à Gibraltar, il s'établit à
St Thomas, (Iles Vierges); vers 1800, et connut quelques
succès commerciaux. Il quitta St Thomas pour La Havane
(Cuba), où il s'établit comme entrepreneur gouvernemental
et investit d'une manière importante dans des biens
fonciers, situés en Floride (alors encore sous la souve-
raineté espagnole). Après la cession de la Floride aux
Etats Unis en 1821, Lévy établit sa résidence dans ce
nouveau territoire américain et prit la nationalité améri-
caine. Levy développa de nombreuses plantations en Floride
mais ne réussit jamais à y attirer les colons, comprenant
des juifs, qu'il désirait. En 1821, il fit campagne pour
l'établissement d'un internat juif, qui pourtant, ne
suscita pas beaucoup d'intérêt. Il est ironique de
constater que ce champion de l'éducation juive s'aliéna
ses deux fils, si bien que l'un, David, adopta le chris-
tianisme, et pas seulement par convenance en vue de son
mariage, comme certains auraient pu le penser, et l'autre
Elias, fut à un moment ministre missionnaire de la Secte
Swedengorgienne. Moses Levy passa plusieurs années à
Londres vers la fin des années 1820 et engagea des débats
publics sur des questions théologiques; plusieurs
pamphlets sur des thèmes d'intérêt hébraïque furent
publiés sous son nom à cette époque.

La malchance poursuivit ses aventures agricoles et
marchandes; le feu, la guerre, les litiges dévorèrent son
capital. La richesse que la Floride avait semblé lui
promettre lui échappa toujours. Levy eut des contacts
étroits avec des marchands juifs et des chefs de la
communauté juive de l'époque, comprenant Moses MYERS de
Norfolk, et MORDECAI M. Noah, ainsi que le Révérend M.L.M.
PEIXOTTO de New YORK.
Il est probable que le cas de Moses LEVY n'est pas isolé
et que d'autres personnages de la même origine ont parti-
cipé au développement des Antilles et, par suite, des
Etats Unis.

Voyons maintenant ce qu'il en est de la FLORIDE.
La Floride fut découverte en 1513 par l'espagnol
Ponce de Leon, à la période pascale, d'où son nom d'ori-
gine Pascua florida, puis Florida. Les établissements
espagnols restèrent toujours modestes, limités à la région
de St Augustin, à l'embouchure de la rivière St John.
Au XVIIIème siècle, la Floride devint anglaise entre 1763
et 1783, fut rendue à l'Espagne au moment de l'indépen-
dance des Etats Unis. La cession par la France de la
Louisiane aux Etats Unis en 1803 entraîna en Floride une
période d'hésitation, ponctuée par des raids américains en
provenance de Géorgie, en principe pour poursuivre des
tribus indiennes ayant fait des incursions en territoire
américain. Bien que soutenues en sous-main par le congrès
américain, des troupes commandées par le général Mathews,
qui avaient attaqué St Augustine, principale place forte
de la région, durent se retirer, le Congrès désavouant
leur action; la situation se rétablit comme avant.

Une lettre envoyée par Louis de Mons d'Orbigny, ami
de Salabert, à ce dernier en 1810, évoquait ce problème en
disant que, "tôt ou tard, les américains auraient à en
rendre compte, soit aux Espagnols, aux Anglais ou aux
Français."
Finalement, un traité fût signé en 1819 entre
l'Espagne et les Etats Unis, entraînant la cession sans
paiement de la Floride aux Etats Unis, les Etats Unis
abandonnant leur demande de 5 millions de dollars, suite
aux dommages causés par les indiens de Floride. La ratifi-
cation fut définitive en 1821, date officielle d'incorpo-
ration aux E.U. La Floride d'alors était très peu peuplée.
Elle n'atteignit le seuil de 60.000 habitants, nécessaire
pour devenir un des états fédérés, qu'en 1845. Elle connut
une longue période de guerre avec les indiens Seminoles en
1835, se terminant en 1842 par la quasi élimination des
Indiens de Floride.

Un premier examen de la carte de la Floride montre
deux signes contigus du passage de Moses Levy, tous deux
dans la région centrale et septentrionale de l'Etat de
Floride, le "Levy's Lake", long d'environ 10 km et un
comté parmi les 69 que compte la Floride dénommé "Levy".





Re: Moses Elias Levy (1782-1854) premier Juif Marocain etabli en Floride
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 30 août 2005 a 17:36

ou réalité ? Voici les faits:
En 1826, Mme Vve CHAUVITEAU, qui avait perdu son
mari, Salabert, 3 ans auparavant, ce dernier ayant laissé
une succession d'environ 2 Millions de Francs, prêta à un
vieil ami de la famille, Mr Moses LEVY, 50.000 Francs pour
6 ans au taux de 6%, avec comme garantie hypothécaire
40.000 hectares (100.000 acres) environ en Floride.
Cette affaire, pour laquelle j'ai retrouvé un important
dossier, constitué de nombreux documents en français,
espagnol et anglais est intéressante et curieuse, à la
fois à cause de l'emprunteur et de la garantie hypothé-
caire, qui va nous amener à nous pencher sur l'histoire
mal connue de la Floride.

Qui était Mr Moses LEVY ?
Un de mes amis, Mr Gérard Levy, antiquaire et spécialiste
mondialement connu pour la photographie ancienne, m'a
procuré un article le concernant, extrait de l'Encyclo-
pedia Judaïca.
LEVY, Moses Elias, (ca 1782-1854), colon juif pilote en
Floride, ayant des visions sur la colonisation juive et
des schémas éducatifs, père du premier membre du Congrès
et sénateur d'origine juive, David Lévy Yulee, mena une
vie fascinante dans sa diversité.
Né à Mogador (Maroc) et élevé à Gibraltar, il s'établit à
St Thomas, (Iles Vierges); vers 1800, et connut quelques
succès commerciaux. Il quitta St Thomas pour La Havane
(Cuba), où il s'établit comme entrepreneur gouvernemental
et investit d'une manière importante dans des biens
fonciers, situés en Floride (alors encore sous la souve-
raineté espagnole). Après la cession de la Floride aux
Etats Unis en 1821, Lévy établit sa résidence dans ce
nouveau territoire américain et prit la nationalité améri-
caine. Levy développa de nombreuses plantations en Floride
mais ne réussit jamais à y attirer les colons, comprenant
des juifs, qu'il désirait. En 1821, il fit campagne pour
l'établissement d'un internat juif, qui pourtant, ne
suscita pas beaucoup d'intérêt. Il est ironique de
constater que ce champion de l'éducation juive s'aliéna
ses deux fils, si bien que l'un, David, adopta le chris-
tianisme, et pas seulement par convenance en vue de son
mariage, comme certains auraient pu le penser, et l'autre
Elias, fut à un moment ministre missionnaire de la Secte
Swedengorgienne. Moses Levy passa plusieurs années à
Londres vers la fin des années 1820 et engagea des débats
publics sur des questions théologiques; plusieurs
pamphlets sur des thèmes d'intérêt hébraïque furent
publiés sous son nom à cette époque.

La malchance poursuivit ses aventures agricoles et
marchandes; le feu, la guerre, les litiges dévorèrent son
capital. La richesse que la Floride avait semblé lui
promettre lui échappa toujours. Levy eut des contacts
étroits avec des marchands juifs et des chefs de la
communauté juive de l'époque, comprenant Moses MYERS de
Norfolk, et MORDECAI M. Noah, ainsi que le Révérend M.L.M.
PEIXOTTO de New YORK.
Il est probable que le cas de Moses LEVY n'est pas isolé
et que d'autres personnages de la même origine ont parti-
cipé au développement des Antilles et, par suite, des
Etats Unis.

Voyons maintenant ce qu'il en est de la FLORIDE.
La Floride fut découverte en 1513 par l'espagnol
Ponce de Leon, à la période pascale, d'où son nom d'ori-
gine Pascua florida, puis Florida. Les établissements
espagnols restèrent toujours modestes, limités à la région
de St Augustin, à l'embouchure de la rivière St John.
Au XVIIIème siècle, la Floride devint anglaise entre 1763
et 1783, fut rendue à l'Espagne au moment de l'indépen-
dance des Etats Unis. La cession par la France de la
Louisiane aux Etats Unis en 1803 entraîna en Floride une
période d'hésitation, ponctuée par des raids américains en
provenance de Géorgie, en principe pour poursuivre des
tribus indiennes ayant fait des incursions en territoire
américain. Bien que soutenues en sous-main par le congrès
américain, des troupes commandées par le général Mathews,
qui avaient attaqué St Augustine, principale place forte
de la région, durent se retirer, le Congrès désavouant
leur action; la situation se rétablit comme avant.

Une lettre envoyée par Louis de Mons d'Orbigny, ami
de Salabert, à ce dernier en 1810, évoquait ce problème en
disant que, "tôt ou tard, les américains auraient à en
rendre compte, soit aux Espagnols, aux Anglais ou aux
Français."
Finalement, un traité fût signé en 1819 entre
l'Espagne et les Etats Unis, entraînant la cession sans
paiement de la Floride aux Etats Unis, les Etats Unis
abandonnant leur demande de 5 millions de dollars, suite
aux dommages causés par les indiens de Floride. La ratifi-
cation fut définitive en 1821, date officielle d'incorpo-
ration aux E.U. La Floride d'alors était très peu peuplée.
Elle n'atteignit le seuil de 60.000 habitants, nécessaire
pour devenir un des états fédérés, qu'en 1845. Elle connut
une longue période de guerre avec les indiens Seminoles en
1835, se terminant en 1842 par la quasi élimination des
Indiens de Floride.

Un premier examen de la carte de la Floride montre
deux signes contigus du passage de Moses Levy, tous deux
dans la région centrale et septentrionale de l'Etat de
Floride, le "Levy's Lake", long d'environ 10 km et un
comté parmi les 69 que compte la Floride dénommé "Levy".

En ce qui concerne la garantie donnée à Mme
Chauviteau en échange de son prêt de 50.000 F et des
intérêts correspondants, elle consiste en une hypothèque,
dûment enregistrée au consulat des Etats Unis à Paris, et
dont je possède le détail, concernant de très nombreuses
parcelles, situées en grande partie dans une zone voisine
du village de ALUACHA, au nord de la Floride, près de la
région déjà définie et dont la somme est voisine de
100.000 acres, soit environ 60.000 hectares.
En 1826, au moment où Mme Chauviteau, qui venait,
avec ses enfants, d'hériter de son mari un total d'environ
2 millions de francs, conclut ce prêt à un vieil ami de la
famille, elle n'avait auprès d'elle, en âge de lui prêter
aide, que deux de ses fils, Jean, âgé de 23 ans, mais qui
venait d'épouser sa cousine Joséphine Guénet, et
Ferdinand, âgé de 18 ans seulement. Louis, qui s'inter-
calait entres ses deux frères, était mort (de tuberculose
probablement) en 1825.



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