LES COMMUNAUTES JUIVES DANS LE MONDE :  DARNNA.COM
Maroc, Amerique du Nord, Europe, Israel et ailleurs ... 
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Relations: Maroc - Communautes juives a travers le monde
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 27 mai 2008 a 23:14

Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, Mohamed Ameur, s'est entretenu, mardi à Rabat, avec les représentants de la communauté marocaine de confession juive de Toronto.

Les représentants de la communauté marocaine de confession juive de Toronto ont exprimé leur fort attachement au Maroc et au glorieux Trône Alaouite, exprimant leur disposition à travailler de concert avec le ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger pour renforcer les liens entre les Marocains résidant au Canada et le Royaume.

La délégation des représentants de la communauté marocaine de confession juive de Toronto, composée de près d'une quarantaine de personnes, est conduite par le président du Centre Sépharade de Toronto, Jacques Benquesus.

Source: Le Matin

«De Gaulle et moi : un conte de Casablanca»
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 27 mai 2008 a 23:19

L'écrivaine Isabelle Azoulay a présenté, récemment à Berlin, son nouvel ouvrage en allemand, "De Gaulle und ich. Eine Geschichte aus Casablanca" (De Gaulle et moi : un conte de Casablanca), qui raconte l'histoire d'une famille juive au Maroc pendant les années quarante et cinquante.

Au cours d'une rencontre organisée par l'ambassade du Maroc à Berlin pour la présentation de son ouvrage, Isabelle Azoulay a salué cette initiative qui s'inscrit dans le cadre des traditions séculaires du Royaume que connaissent si bien les juifs marocains, pour avoir vécu pendant des siècles dans ce pays sûr, hospitalier et tolérant.

Elle a également souligné la haute sollicitude dont feu S.M. Mohammed V entourait les juifs marocains, en rejetant de façon catégorique l'application des lois discriminatoires édictées sous le régime de Vichy contre les juifs, après le déclenchement de la seconde guerre mondiale et l'ascension du nazisme, a-t-elle rappelé.

L'ouvrage paru en mars dernier aux éditions "Elfenbein", revient sur l'enfance du père d'Isabelle Azoulay, appelé dans le livre "Marcel", et, à travers lui sur l'histoire de sa famille au Maroc dans les années quarante et cinquante.

S'agissant du titre de l'ouvrage "De Gaulle et moi", elle a indiqué que De Gaulle a toujours représenté une figure emblématique de l'histoire de la France contemporaine. Il représente également pour Marcel, une belle image de la France et le rêve d'immigration vers ce pays.

A travers cet ouvrage qui n'est pas une "chronique familiale", Isabelle Azoulay, revisite les lieux, décrit une ambiance marocaine particulière, à travers le vécu de son père et de sa famille à Casablanca.

Avec "De Gaulle et moi: un conte de Casablanca", Isabelle Azoulay signe son premier ouvrage et revendique un texte littéraire de fiction qui fait souvent appel à la mémoire, "quand elle était enfant et que sa famille lui racontait son attachement et son amour pour le Maroc". Un livre qu'elle aimerait voir traduit pour partager avec le lecteur marocain des faits historiques du Maroc avant l'indépendance.

la hiloula de Rabbi Amran Ben Diwan à Ouezzane
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 27 mai 2008 a 23:26

Près de 2000 juifs marocains du monde entier célèbrent la hiloula de Rabbi Amran Ben Diwan à Ouezzane.

Des Juifs marocains du monde entier se sont rendus nombreux cette année dans la commune de Asjen (Ouezzane), pour se recueillir, dans une atmosphère de liberté et de tolérance, sur la tombe de Rabbi Amrane Ben Diwan.

Le président du Conseil des associations israélites au Maroc, Sami Alloul, a indiqué que les pèlerins sont venus à Asjen de différentes régions du monde, notamment des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de France.

Année après année, le Maroc force l'admiration des visiteurs par son hospitalité, a-t-il dit, soulignant que les visiteurs juifs sont devenus désormais des ambassadeurs du Royaume dans leurs pays d'accueil.

Source: Casafree

le chanteur juif marocain Albert Bouhadana au festival "Mawazine : Rythmes du Monde""
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 27 mai 2008 a 23:38

La Villa des arts de Rabat était au rendez-vous, mercredi soir, avec l'artiste juif marocain Albert Bouhadana qui a transporté les mélomanes du festival "Mawazine : Rythmes du Monde" en interprétant des chants puisés dans le répertoire du patrimoine marocain, notamment dans son volet andalou et gharnati.

L'artiste a ouvert son concert avec une chanson, mêlant sonorités arabe et hébraïque, qui témoigne de la singularité et de la richesse de l'héritage musical marocain, pour le plus grand plaisir des amateurs d'"Al-Ala".


Né à El Jadida en 1948, Albert Bouhadana, très petit avait une oreille musicale. Enfant, il chantait et surtout écoutait constamment à la radio "Al ala", cette musique classique d'origine andalouse.

Il avait aussi beaucoup d'admiration pour la musique populaire marocaine et a été beaucoup influencé par des chanteurs comme Sami Al Maghribi.

En 1965, Albert Bouhdana rencontra un grand maître de la musique, Rabi David Bouzaglo, qui lui transmis les bases de la musique.

Source: Casafree

"Résistance et persistance du Judaïsme marocain : mémoire brisée et en éveil, mémoire retrouvée".
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 29 mai 2008 a 01:24

Les juifs marocains demeurent attachés à leur identité, leurs racines, leur culture et leurs traditions marocaines, telles que transmises de génération en génération, ont souligné lundi à Marrakech les participants à un colloque autour du thème "Résistance et persistance du Judaïsme marocain : mémoire brisée et en éveil, mémoire retrouvée".

Les juifs marocains ont réussi, de part le monde et durant les dernières décennies, à imposer nombre de leurs traditions marocaines, notamment celles liées aux cérémonies et au mode de vie, a-t-on affirmé lors de cette rencontre initiée par l'Association "Permanences du Judaïsme marocain" (APJM).

Les participants ont également souligné que les visites qu'effectuent annuellement au Maroc nombre de touristes juifs marocains contribuent à consolider leurs relations et leurs liens avec le pays et à renforcer leur attachement à la culture juive marocaine et à ses spécificités.

Ils ont souligné, en outre, la nécessité de mettre en place une base de données sur l'histoire du judaïsme marocain, afin de faciliter la tâche devant les chercheurs universitaires, aussi bien au Maroc que partout dans le monde.

Les participants à cette rencontre ont relevé, dans ce contexte, que les différentes recherches menées dans ce sens permettront de mieux comprendre la particularité du judaïsme marocain, mais aussi de saisir toute la part vécue au Maroc et comment le judaïsme marocain fut préservé pendant des décennies.

Initié par l'APJM en collaboration avec Jacky Kadoch, président de la Communauté israélite de Marrakech, le Groupe de recherches et d'études sur les Juifs du Maroc (GREJM), le département d'études hébraïques de l'Université Paris VIII et le Centre de recherches sur les Juifs du Maroc (CRJM), ce forum a été axé notamment, sur des communications autour des thèmes "Résistance et persistance du Judaïsme marocain : inventaire général", "Production littéraire et scientifique de ce Judaïsme marocain deux fois millénaire" et "Sur les sentiers du patrimoine des Juifs du Maroc".

Apolitique et sans but lucratif, l'APJM a pour vocation de faire connaître le Judaïsme marocain sous ses multiples aspects et de contribuer à sa permanence à travers notamment des groupes de réflexion, des actions de sauvetage du patrimoine, des symposiums et des écrits.

Elle se propose aussi de faire connaître l'immense richesse du Judaïsme marocain tel que "patrimoine vivant, résistant et persistant" et de le rendre accessible, restaurer les sites qui ont été marqués par l'histoire, créer un musée, organiser des rencontres itinérantes, éditer tous les ouvrages de références épuisés et de lancer des spectacles dignes de cette culture et de cet héritage.

Source: MAP

Izza Genini primée en Espagne
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 03 juin 2008 a 04:44

Le film « Nouva d’or de lumière » de la cinéaste Izza Genini, produit par sa société « OHR », a été sélectionné pour participer à la compétition officielle au festival des cinémas du Sud (Cines Del Sur) de Granada (Espagne), prévu du 30 mai au 7 juin. « Nouba d’or et de lumière » avait participé récemment au 14ème festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan, au festival du cinéma d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine du Milan (Italie) et au festival des films documentaires de Cracovie (Pologne). Ce film documentaire est un hommage à la musique marocaine telle que comportée à la Cardone, Séville, Chefchaouen, Tétouan, Tanger et Ksar El Kébir, mais diffusée également à Fès, Paris et New York.

felicitations Izza.

Gerard

Relations: Maroc - Communautes juives a travers le monde
Posté par: renee ohayon (IP enregistré)
Date: 22 août 2008 a 13:55

Je suis de Montreal et voudrais savoir comment se passe la vie de la communaute sepharade a Toronto.

Puis-je avoir mon adresse courriel enregistrer afin de recevoir l'information diffusee regulierement a vos membres.

Merci

Relations: Maroc - Communautes juives a travers le monde
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 19 septembre 2008 a 12:23

Bonjour Rene Ohayon et bienvenue sur Darnna,

Je remarque a l'instant ce message et en fait, nous n'avons pas de service d'informations sur les evenements multiples qui concerne les communaute Juives dans le monde.

Les membres postent au fur et a mesure sur ces pages les informations ou evenements importants susceptibles d'interesser les Juifs en general et plus particulierement les Juifs du Maroc. Tu es invite a en faire de meme ou alors, a venir nous consulter de temps a autre.

Salutations
Darlett

Relations: Maroc - Communauté juive d'origine marocaine a Montreal
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 01 décembre 2008 a 15:44

Le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, Mohamed Ameur, a eu d'intenses activités jeudi dans le cadre de la visite de travail qu'il entreprend au Canada pour s'enquérir de la situation des Marocains établis au Canada

.............

M. Ameur a également rencontré les représentants de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec qui ont tenu à souligner leur attachement indéfectible à leur marocanité et leur fidélité et loyalisme à S.M. le Roi Mohamed VI et au glorieux Trône alaouite.

Les leaders de la communauté juive d'origine marocaine ont exprimé leur disposition à contribuer à l'œuvre de développement entreprise au Maroc sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI.

M. Marc Gold a souligné que la visite que leur a rendue M. Ameur «témoigne de la fidélité et de l'affection que porte le Maroc à l'endroit de ses fils, quelle que soit leur confession».

Terre de tolérance et de civilisation, monarchie ancienne et aux racines populaires, «le Maroc apporte un démenti cinglant aux faiseurs de haines qui tentent de dresser les hommes entre eux», a affirmé M. Marc Gold.

«Nous n'oublierons jamais comment, durant la période la plus cruelle de notre histoire, au moment où l'occident plongeait dans une immense noirceur, S.M. le Roi Mohamed V rejeta les ordres de Vichy et assura mes coreligionnaires marocains de sa protection paternelle», a rappelé ce leader de la communauté juive.

«Grâce à la clairvoyance de S.M. Hassan II, que Dieu l'ait en sa sainte garde, et à la détermination de S.M. Mohammed VI, le Maroc est l'un des principaux artisans du dialogue des cultures et des civilisations et un modèle de cohabitation», a-t-il ajouté.

Au nom de la Communauté Sépharade Unifiée, du Québec, Marc Kakon a souligné que la visite de M. Ameur s'inscrit dans la continuité historique des rapports d'amitié, de confiance mutuelle et de fidélité à la terre natale, que les juifs marocains partout dans le monde, chacun à sa manière, mais toujours avec passion, n'ont cessé d'entretenir avec le Royaume du Maroc, son peuple et son souverain».

Moise Amselem, président de la Fédération Sépharade du Canada, branche nord américaine de la Fédération sépharade mondiale, a affirmé que le Maroc peut être fier de sa diaspora juive qui, «reste fidèle à sa culture, à ses traditions millénaires, à son patrimoine religieux et par-dessus tout à ses valeurs fondamentales d'hospitalité, de fraternité et d'altérité, puisées aux sources de l'enseignement de notre patriarche commun Abraham, que la paix soit sur lui».

il a aussi mis l'accent sur «le souci constant de la monarchie marocaine incarnée par Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II, de mémoire bénie, et actuellement S.M. Mohammed VI, digne héritier de son père, à mettre en avant nos valeurs communes plutôt que nos différences».

Prenant la parole lors de cette rencontre, Mohamed Ameur a fait notamment part de son émotion devant l'attachement exprimé par les leaders de la communauté juive originaire du Maroc, tant à Toronto qu'à Montréal, envers leur pays d'origine, sa culture, ses traditions et ses valeurs.

Il a notamment souligné combien il a été touché par leur fidélité au souvenir de feu S.M. Mohammed V et feu S.M. Hassan II et combien il a été impressionné par leur détermination à participer à l'œuvre de développement du Maroc entreprise sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI.

«L'ensemble des projets dont vous avez bien voulu me faire part, a ajouté le ministre, seront considérés avec la plus grande attention par notre pays, votre pays et bénéficieront pour leur réalisation de tout l'appui que vous considérez comme nécessaire».

Il a rappelé que le Centre culturel marocain, qui sera ouvert à Montréal avant la fin de l'année 2009, «sera non seulement un point de ralliement pour l'ensemble des originaires du Maroc sans distinction d'origine sociale ou d'appartenance confessionnelle». Ceux-ci ont tous «l'égale responsabilité de contribuer à l'animer et à le faire vivre pour en faire un lieu de dialogue et de convivialité reflétant l'identité du Maroc, un pays de paix, dont la marque distinctive est d'avoir réussi à faire la synthèse entre ses traditions et sa modernité», a-t-il fait observer.

Source:LeMatin.ma 29/11/08

Cantique du quantique - Serge Haroche
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 04 juin 2009 a 15:20

Cantique du quantique

Dans son bureau de l'Ecole normale supérieure (ENS), un tableau couvert de schémas et de formules bizarroïdes. Lui parle de peinture, d'opéra. Ses autres passions. Entre la science et l'art, il sent des "résonances". L'une et l'autre produisent "des choses mystérieuses". L'astronomie de Galilée est soeur des clairs-obscurs du Caravage. Profitant d'un congrès scientifique à Vienne, il vient de revoir les toiles de Schiele et de Klimt. L'"effervescence" et l'"inquiétude" qui les habitent sont les mêmes que celles qui entourent l'éclosion de la physique quantique, dans l'Europe tourmentée du début du XXe siècle.

Serge Haroche ne regarde pas la réalité avec les mêmes yeux que nous. Pour lui, une chose n'est pas blanche ou noire. Elle peut être simultanément blanche et noire. Mieux, elle ne se trouve pas ici ou là, mais peut-être à la fois ici et là. Chez lui, une porte n'est pas ouverte ou fermée. Elle peut être en même temps ouverte et fermée, aux deux extrémités de la pièce. Auprès de lui, un être n'est pas vivant ou mort. Il peut être dans le même temps vivant et mort, quelque part et ailleurs... Bienvenue dans le monde déroutant de la physique quantique !

Dans cet univers paradoxal, où les certitudes sont aléatoires et les vérités contre-intuitives, un fait reste sûr : ici et maintenant, Serge Haroche est le lauréat de la médaille d'or du CNRS, la plus prestigieuse distinction scientifique française. Retour dans le monde normal.

Cheveu noir piqué de blanc, veste sombre sur chemise claire, geste ferme et verbe fluide, le chercheur n'a pas son pareil pour vous prendre par la main et vous guider - un "passeur d'idées", disent ses collègues -, de l'un à l'autre de ces deux mondes. L'expérience est aussi radicale que le passage de l'impressionnisme au cubisme. D'un côté, les lois de la physique classique, qui décrivent la nature à notre mesure et à celle, plus grande encore, des planètes et des galaxies. De l'autre, les principes de la physique quantique, qui s'appliquent aux atomes, aux particules élémentaires et à l'infiniment petit.

A cette échelle, explique-t-il, la matière peut être en "superposition", dans plusieurs niveaux d'énergie à la fois. Et, du fait de sa double nature de corpuscule et d'onde, être localisée en différents endroits. La diablerie est que toute intervention extérieure - à commencer par une mesure scientifique - lève l'ambiguïté, en forçant la matière à adopter un état ou une position unique. C'est la "décohérence". Voilà pourquoi, dans la vie courante, où un corps est soumis à l'influence de son environnement, les états superposés sont si fugaces qu'ils sont insaisissables. En sorte qu'une chose est soit blanche soit noire, une porte tantôt ouverte et tantôt fermée, un être jamais mort-vivant.

La superposition et la "décohérence", Serge Haroche les a connues enfant. Né à Casablanca d'un père juif marocain, avocat, et d'une mère d'origine russe, enseignante, il quitte le Maroc à 12 ans, quand le pays obtient son indépendance. Sa famille préfère ses attaches avec la France, tissées par ses grands-parents, directeurs de l'Alliance française.

Reçu major à l'X, il opte, plutôt que pour une carrière de grand capitaine d'industrie ou de grand commis de l'Etat, pour la recherche, à Normale-Sup - l'ENS. Il s'intéresse aux interactions entre atomes et rayonnement : une façon de "comprendre le monde au niveau le plus fondamental, puisque toutes les informations que nous recevons de notre environnement passent par la lumière". C'est l'époque, les années 1960, où la science optique vit une révolution, où les physiciens apprennent à piéger et à manipuler la matière avec la lumière. Sa thèse portera sur "l'atome habillé", jolie formule décrivant comment une particule interagit avec les grains de lumière (les photons) qui l'entourent.

ll est à l'école des meilleurs : Alfred Kastler (Nobel de physique en 1966), Jean Brossel, Claude Cohen-Tannoudji (Nobel en 1997). Recruté au CNRS à 23 ans, il est bientôt nommé professeur à l'université Pierre-et- Marie-Curie. La physique quantique n'en est plus à ses balbutiements, la théorie est solidement établie. Ce qui est nouveau, c'est que les outils modernes permettent de la vérifier.

Les grands anciens, Einstein, Bohr et les autres, en étaient réduits à des "expériences de pensée" virtuelles. Comme celle, fameuse, de Schrödinger, où un chat est suspendu entre la vie et la mort. Serge Haroche, lui, réussit à apprivoiser atomes et photons. Il parvient à mettre en boîte une superposition quantique et à suivre en temps réel sa perte de cohérence. Puis à détecter un photon sans le détruire : un tour de force, puisqu'un grain de lumière disparaît aussitôt qu'il est vu par notre oeil ou par un capteur, qui le transforment en signal chimique ou électrique.

Son laboratoire, un caveau au sous-sol de l'ENS, a tout de l'atelier du bricoleur, bardé de tuyaux, de tubes et de cylindres enveloppés de papier aluminium. Mais il recèle un bijou de technologie. Un boîtier aux parois ultraréfléchissantes, refroidi à une température proche du zéro absolu, où un photon peut être emprisonné suffisamment longtemps - 13 centièmes de seconde, le temps de rebondir plus de 1 milliard de fois et de parcourir 40 000 km, soit la circonférence de la Terre - pour provoquer un infime décalage dans le battement (la transition entre deux niveaux d'énergie) d'atomes injectés, à la queue leu leu, dans le réceptacle. Et manifester ainsi son existence. "Un travail collectif", insiste Serge Haroche, impossible sans l'équipe constituée avec deux de ses anciens élèves, Jean-Michel Raimond et Michel Brune.

L'Electrodynamique quantique en cavité, dont il est l'un des chefs de file, pourrait déboucher sur les systèmes d'information et de cryptage de demain. Mais, à ses yeux, "la recherche ne se justifie pas par ses retombées économiques, comme le système d'attribution des crédits pousse à le faire". Il s'agit, pense-t-il, "d'une marque de culture et de civilisation, aussi noble que l'art".

Voilà pourquoi un gouvernement devrait "favoriser la recherche fondamentale". Ne pas décourager "l'enthousiasme des jeunes chercheurs" par des conditions matérielles "misérables". Et "mettre beaucoup d'argent dans la formation". Une tâche prioritaire qui, à l'heure où se développe "un inquiétant esprit antiscientifique", fait des enseignants "les dépositaires, bien plus que les banquiers, de la richesse d'un pays".

Loin de s'enfermer dans sa cavité d'ivoire, Serge Haroche possède, de l'honnête homme, "la curiosité pour ses semblables, la hauteur de vue, et l'humour", disent ses proches. Il le doit pour beaucoup, dit-il, à son épouse, anthropologue et sociologue. La superposition quantique ne manque finalement pas de cohérence.



Parcours
1944 Naissance à Casablanca (Maroc).

1971 Thèse de physique à Paris, chargé de recherche au CNRS.

1975 Professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI).

2001 Professeur au Collège de France (chaire de physique quantique).

2007 Publie dans la revue "Nature" un article sur l'observation d'un photon.

2009 Médaille d'or du CNRS.

Source:lemonde.fr du 2 juin 09

Le Maroc et la singularité de la destinée juive
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 06 juin 2009 a 14:16

Le Maroc et la singularité de la destinée juive



Le grand amphithéâtre Jean Moulin de l'Institut des Sciences Politiques à Paris était, jeudi soir, à l'heure marocaine dans le cadre d'un débat exceptionnel sur la singularité de la destinée juive dans le monde arabe.

"Le Maroc était déjà au centre et à l'origine du groupe Identité et Dialogue quand nous l'avons créé à Paris en 1973 et c'est un grand bonheur de me retrouver ce soir, 36 ans plus tard, au milieu de quelques centaines de jeunes étudiants, juifs et musulmans vivant en France, réunis pour prendre le relais et poursuivre ce combat pour la dignité partagée et la fidélité à la mémoire", a déclaré M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président de la Fondation Anna Lindh.
S'exprimant à l'invitation conjointe de l'Association Sciences Po pour le Monde Arabe et de l'Union des Etudiants Juifs de France (Sciences Po), M. Azoulay s'est félicité de cette initiative à "deux voix pour dire la même exigence de fidélité et de vérité exprimant sans frilosité et sans complaisance nos histoires mêlées et notre engagement pour une paix en Palestine et en Israël où les mots dignité et justice doivent se conjuguer de la même façon pour tous".
Après avoir retracé et analysé les grandes étapes de l'histoire et de la saga du judaïsme marocain, le Conseiller de SM le Roi a répondu aux nombreuses questions de la salle en mettant en relief "la profondeur et la permanence du consensus national marocain nourri par une identité et une culture de l'altérité forgées par l'addition de toutes nos sensibilités et de toutes nos spiritualités".

Outre M. Azoulay, sont notamment intervenus dans ce débat Youssef Seddik, philosophe et anthropologue tunisien, spécialiste de l'anthropologie du Coran, Benjamin Stora, historien, spécialiste de l'Algérie, Khadija Mohsen-Finan, directrice du pôle Maghreb à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), Michel Abitbol, historien et orientaliste, spécialiste des relations judéo-arabes et Ghaleb Bencheikh, physicien, présentateur de l'émission Islam sur France 2.

Source:bled.ma

L'histoire cachée d'un jeune Marocain expulsé de Lyon
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 19 juin 2009 a 14:43

L'histoire cachée d'un jeune Marocain expulsé de Lyon

20 ans, sans papier, Alea était hébergé par un militant d'origine juive, partie civile au procès Barbie, au discours tranché. Explications



lea Eddine ElJaadi, 20 ans, de nationalité marocaine, a été expulsé jeudi matin par avion, à destination de Casablanca. Il était en France depuis cinq ans. Il a été interpellé par la police mardi soir, lors d'un contrôle dans le quartier Mermoz à Lyon. Son cas illustre le parcours des jeunes étrangers qui se retrouvent en situation irrégulière à leur majorité. L'administration leur refuse un titre de séjours, considérant qu'ils ne justifient pas d'un cadre familial ou d'une activité salariée stable. Il serait une cinquantaine dans cette situation dans l'agglomération lyonnaise, selon Réseau éducation sans frontière (RESF) qui dénonce avec force ces expulsions. Et pour qui le cas du jeune Alea Eddine est emblématique.


Le jeune homme a d'abord été accueilli chez une tante à Lyon, où il a suivi des études de plâtrier et obtenu un CAP. A sa majorité, en 2007, son lycée professionnel, à Bron, se mobilise pour lui éviter une première expulsion. Il termine son année scolaire mais en août 2008 il retourne au centre de rétention administrative de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry. Là, un juge des libertés et de la détention décide de l'assigner à résidence. RESF met en place des relais pour assister les jeunes gens qui se fondent dans une existence clandestine. Le jeune homme est pris en charge.

Au cours d'une réunion, il croise Georges Gumpel, 72 ans, qui raconte : «J'ai été d'accord pour l'héberger chez moi, on a bien fait, le lendemain les flics débarquaient chez sa tante.» D'origine juive, Georges Gumpel a été un enfant caché pendant la guerre pour échapper au nazisme. Il a été hébergé à Lyon et en Haute-Loire. Il a été partie civile au procès de Klaus Barbie, car son père figurait parmi les victimes du convoi de déportation du 11 août 1944.

Après une vie professionnelle de fleuriste à Paris, Georges Grumpel est revenu à Lyon il y a quelques années. C'est un militant hyper-actif, membre de l'Union juive française pour la paix (UJFP) qui a pour particularité de soutenir les associations pro-palestiniennes, de contester vertement l'Etat d'Israël. Présent dans nombre de manifestations, Georges Gumpel tient un discours qui dépare.

D'ailleurs, il n'hésite pas à comparer son passé d'enfant juif caché à la situation du jeune Marocain qu'il hébergeait. «Je vois une concordance politique et morale à garder ce jeune garçon, je ne dis pas que la finalité est la même mais les méthodes sont comparables, on utilise des fichiers, on expulse et on se désintéresse de leurs sorts.»

« Je ne comprends pas cette débauche de moyens utilisés pour expulser un jeune majeur qui ne demandait qu'à suivre sa formation» estime Catherine Tourier, membre du RESF-69, «il m'a dit qu'il avait été maltraité avant de prendre l'avion, depuis nous n'avons plus de nouvelles.»
Surce:leprogres.fr

L'histoire cachée d'un jeune Marocain expulsé de Lyon
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 19 juin 2009 a 17:58

O!rage O! desespoir O! vieillesse enemie.!!!!
Grumpel n'est pas Juif ,il est d'"origine " juive,il en souffre,il la subit contre son gré,
Quel malheur,quel naufrage!!!

L'histoire cachée d'un jeune Marocain expulsé de Lyon
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 19 juin 2009 a 19:31

Je m'amuse car je suis sure et certaine que Gerard a place l'info sans meme la lire. Des qu'il voit Juif + Maroc, il a des antennes qui se soulevent...Z%^

Cela ne ressemble en rien a ses convictions euh

L'histoire cachée d'un jeune Marocain expulsé de Lyon
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 19 juin 2009 a 21:20

Désolé j'ai flanché, pressé d'aller à mes rendez vous.
Je dois améliorer la qualité de mes RSS "juif + maroc" et mieux m'investir dans la lecture de mes sources.
Il faut toujours se méfier de ces militant hyper-actifs anti-israeliens par dessus le marché.




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