LES COMMUNAUTES JUIVES DANS LE MONDE :  DARNNA.COM
Maroc, Amerique du Nord, Europe, Israel et ailleurs ... 
Aller à la page: 12Suivant
Page courante: 1 of 2
COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 29 juin 2005 a 06:30






Re: COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 29 juin 2005 a 06:35

LA TUNISIE,LE MAROC,L'ALGERIE ET LA LYBIE,SONT LES PAYS OU LE NOMBRE DE JUIFS ETAIENT DES PLUS ELEVE.










Re: COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 01 juillet 2005 a 16:16

.






Re: COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 26 décembre 2005 a 15:42

Le langage parle des juifs tunisiens
Abil, le deuil. Pendant les sept premiers jours. C'est la prononciation correspondant a l'hebreu avel.
'Adjalouq, aajlouk, salade d'aubergines citronnee. Egalement avec des courgettes, potiron, etc.
Adma, oeuf ou deforme en adima (contre le mauvais oeil).
Afs, noix de galle qui colore.
Ahl al-kiteb, les gens du Livre, les Juifs. En arabe.
Akoud, plat de tripes au cumin, avec harissa.
Alla Hiatek, sur votre vie, equivalent de Blabes chez les Marocains,
pour dire que vous avez manque quelque chose et qu'on aurait aime
vous avoir avec nous.
Al-Najma, l'Etoile, journal local en judeo-arabe.
Al qallaline, les potiers.
Amine, nom de l'expert dans un metier et qui enseigne et forme des compagnons.
'Aoud, luth.
Aoud kronfel, clou de girofle.
'Ayine ha re, le mauvais oeil.
'Aranje, salade pimentee de navets violets, assaisonnes avec des oranges ameres et cariouia (carvi).
Arissa el Louz, geteau e la semoule fine, aux amandes et e la fleur d'oranger.
Aroussa ghelbeta, la mariee a vaincu son epoux, c'est elle qui lui a marche sur le pied ; cris de joie pousses durant la ceremonie nuptiale.
Arricha, c'est une @#$%& au boeuf et au ble.
Bab, la porte. A Tunis, Bab Menara, Bab el Bahr (la porte de la mer), Bab Saadoun, Bab el Khadra (la porte verte), etc.
Baballes, semoule fine roulee en forme d'oeufs dits de nikitouche. Plus petit on dit caoua, cafe.
Savez-vous comment les femmes de Tunis faisaient le nikitouche ? Elles sortaient entre amies, un petit cabas sous le bras et se rendaient au cinema.

Le Palmarium qui avait des seances de cinema permanent, elles regardaient le film tout en roulant leurs minuscules boules de pates. Lorsqu'elles en avaient termine, elles reprenaient le chemin de la maison et le nikitouche etait fait.
Baniyou, la baignoire.
Basla, confit d'oignons que l'on met au fond de la feuille de brick.
Batata bel kamoune, c'est une tajine aux pommes de terre et cumin.
Bechfa, voeu e quelqu'un qui est en train de boire.
Bchicha, un potage de semoule, aux pois chiches avec epices et parfume a l'orange.
Bel'Hout eelik , "le poisson est sur toi", formule contre le mauvais oeil.
Belgha, babouches pour les hommes et les femmes, le talon de la babouche est replie pour la laisser ouverte a l'arriere
Besbes, fenouil en grain, dans la cuisine.
Bessissa, coutume de Djerba la veille du 1e Nissan en souvenir de la fondation (bassis) du 1e Temple. Il est fait de ble et d'orge moulus, epices de cumin, et coriandre avec des dattes, figues, sucre. Le pere l'arrose d'huile d'olive, benit et le distribue. En Tunisie, la bessissa etait aussi, ce meme soir, la coutume de placer un instant, dans la lampe a huile, une piece d'or ou un bijou que l'on donne.
Bezoz eflouche, pour deux zouzes, dans le chant de 'Had Gadia a Pessa'h.
Bighadilou, viande de boeuf hachee en gros morceaux, avec les oignons, de l'ail et de l'huile d'olive. Sert aux farces.
Bilada, nuit precedant la circoncision.
Bissara, soupe-creme aux feves seches et epluchees nommees fevettes, ou aux pois casses, et a l'ail.
Bit al muna, zone ou piece a rangement et a provisions.
Bkaela, ou epinards. C'est une @#$%& aux epinards, haricots, avec ail, menthe, harissa... servie aux fetes.
Borgel, ou Beit ha'haym Borgel, nouveau cimetiere de juif de Tunis ou ont ete deplaces les tombes des grands Sages qui etaient situees dans l'ancien cimetiere Beit ha'hayim et Qdima, a partir de 1956 environ. On y trouve a cote l'une de l'autre les tombes de R. Natane Borgel, R. 'Hae Taeeb lo met, R. Yit'haq HaCohen, R. Yechoue Bessis.
Borma, marmite haute pour la soupe.
Boskoutou, gateau, appele aussi pain d'Espagne.
Bou nouaya, jeu d'enfant avec des noyaux d'abricots.
Boukara ou elkelbtou, "Boccara et son petit chien", expression de mepris envers celui qui a un chien, ce que les juifs tunisiens n'appreciaient pas chez eux, selon l'enseignement de tradition, car le chien est un animal affecteux mais manquant de pudeur. Contrairement au chat. Voir foum. Il y avait reellement un Monsieur Boccara qui avait un chien qui le suivait partout.
Boukha, eau de vie de figues.
Boulou, gateaux de raisins et coins parfumes au girofle. Specialement a Chavouete. Nom aussi d'un gateau aux amandes, menus morceaux de chocolat, raisins secs parfume d'ecorces d'oranges hechees et de jus d'orange.
Bourim, prononciation de Pourim.
Bournous, le burnou, long vetement d'exterieur en laine pour les hommes, avec une capuche.
Boutargue, oeufs de poissons seches. Aussi, poutargue. Dans la kemia.
Bqayla, plat d'epinards frits avec viande et haricots, avant Chavouete.
Brache bel aachel, pain perdu aux oeufs, miel et a l'huile.
Braniya, plat de la sortie de Kippour dans lequel ont mijote poulet, potiron, aubergines, pois chiches.
Brick, pate fine de dessert, pliee en triangle (parfois en rouleaux, etc.) et doublee par prudence, frite. Elles entrent dans la composition des pastelles et de la mhencha. Elles peuvent etre fourrees de pomme de terre, legumes, poulet, poisson, viande, oeuf, basla, etc.
Bsall, oignon, ou psall. Les Juifs tunisiens prononcent plus facilement le b (parfois, bourim pour Pourim).


Caed, administrateur designe par le Bey et ayant autorite sur tous les questions communau, y compris les nominations de dayanes. Deux familles ont ete les dynasties de caids : 10 fois les Nataf dont le premier R. David Nataf, decede en 1719 et les Cohen-Tanugi.
Camisa, une chemise legere.
Camoune, cumin, en cuisine.
Caponata, ratatouille au celeri.
Carouia, carvi, en cuisine.
Ch'ha, heros des histoires droles, apparemment simplet mais finalement pas si bete, et donneur de bonnes lecons.
Chachiya, calotte rouge avec un cordon noir pour les hommes, dans le vetement jusqu'au debut du 20e siecle. Appele aussi chachiya istambouli.
Chakchouka, legumes de saison revenus dans l'huile d'olive.
Chaytl, perruque en yiddish.
Chefchari, immense foulard des femmes (jusque 5 metres sur deux) qui enveloppait tout le corps quand elles sortaient.
Cheimoute, amullete protectrice.
Chept ou bechbeche, aneth, dans la cuisine.
Ch'ha, heros des histoires dreles, naif mais pas si bete que cela.
Chkenjbir, gingembre, dans la cuisine.
Chmala, large ceinture de trente cm et de cinq metres de long tenant le pantalon.
Chofar, l'entree du chabbat etait annoncee e Djerba par deux sonneries de chofar, une pour avertir, une pour indiquer la limite.
Cholent, plat typique juif de a la necessite de laisser au chaud un plat pour les differents repas du chabbat ; il se retrouve avec des variantes dans les differentes communautes. avec des appellations differentes (hamim. etc).
Chorba, soupe epaisse et tres nourissante (pois chiches, lentilles, riz, farine, viande, tomates, etc.). Les musulmans la mangent a la sortie du jeene du ramadan.
Chou, utilise dans le court-bouillon asbane (sepharade), et le gefilte maguene (alsacien). le gansneschereise d'Europe centrale.
Chouquettes, choux fourres.
Chouch ouard, rose sechee.
Cimetiere. Voir Borgel.
Couscous kraa. C'est un plat aux feves, potiron, oeufs, poivrons, merguez qui se mange particulierement entre le 17 tamouz et le 9 av, periode de tristesse.
Croustini, pain perdu.


Dabahia, melange d'oeufs, pain et blanc de poulet, cuit au bain-marie.
Dad, charbon que l'on fait breler pour eloigner le mauvais sort.
@#$%& ou Tafina ou Adafina. ou Skhina. Plat compose de viande, pommes de terre. pois chiches, riz, ail, huile et paprika, specialement chez les juifs marocains, qui mijote longuement apres cuisson, en etant maintenu a la chaleur et mange le chabbate, dans la majorite des communautes, en raison de l'interdiction de cuire pendant le chabbat.
Dakourdou, OK, d'accord.
Daqqa, coup frappe a la porte ou a la fenetre de bonne heure pour reveiller ceux qui doivent venir a la priere du matin, cha'harite. On crie alors "deqaqa!".
Dar nouafcha, lieu des accouchements ou, plus couramment, l'etablissement nomme maternite,au singulier, nefcha.
Dar tkya, cantine populaire de la coemunaute.
Daydou, David.
Debla, geteau forme d'une pate fine frite dans le miel.
Deffana, le charbon special qui est utilise pour veiller e la tafina.
Derbali, c'est un plat compose de boeuf, aubergines et haricots, avec bien entendu, ail, paprika, huile, etc.
Dhimma, statut de "protection" des juifs et des non musulmans en pays arabes. Cette dite "protection" concedee se traduisait de fait par une autonomie communautaire et cultuelle mais aussi par de nombreuses contraintes et vexations et surtout par des impots prohibitifs nommes "jiziya". Celui qui est ainsi protege est un dhimmi.
Djebah, large robe d'interieur, pour les hommes.
Djou'ha, heros des histoires dreles.
Droo, poudre de sorgho, on en fait une soupe aux ecorces d'orange ou au gingembre, mais surtout au petit dejeuner en hiver et en gateaux comme du bouskoutou.
Dukkana, banquettes en maeonnerie dans les maisons, pour s'asseoir ou dormir.
Douni, le mauvais.


Elli fat mat, le passe est fini, mort.
El-Hamma, lieu de pelerinage sur la tombe de Ribbi Yossef El-Maerabi.
El minhag irleb eddine, le minhag (la coutume transmise) est plus que les regles de halakha.Cela exprime l'attachement des Juifs tunisiens a leurs coutumes reeues.
Fadd, tajine au foie, coeur, poumon, a l'ail et au coulis de tomates, de la fete de Pessa'h ; est quelques fois aussi servi la veille de Yom Kippour.


Far'ha, joie.
Farka, geteau de semoule, dattes et noix. Servi, en particulier, le Roche 'Hoddeche Tevete, a la fin de Hanoucca - pour Roche Hodeche Le Banot. (tradition essentiellement tunisienne, le pendant de la Seoudate Yitro)
Fedjel, salade de radis salee et citronnee.
Fekane Cohen, piddiyone habben, don au Cohen pour la naissance du premier-ne.
Felfel akhal, poivre.
Felfel geena haar, piment fort.
Felfel geena hlou, piment doux, ou paprika.
Felleye, peigne fin.
Fenjel, petite tasse pour le cafe turc.
Fermla, gilet que portent les femmes sous la jebba, avec des manches courtes e dentelle et mousseline.
Fleichig. Voir parve.
Fom el qatous cachir, fom el kelb trifa, la bouche du chat est cachere, celle duchien est impure, terefa. Le chat n'est pas repousse car il est pudique, contrairement au chien. Voir Boukara.
Foul, feves.
Fourma, petes agrementees de poisson , poulet ou viande.
Foutah, grand foulard que les femmes juives se mettaient sur le bas du corps. Egalement, serviette de coton pour le bain.
Fraji, Raphael.
Friteches, boulettes de matsa frites au miel. A Pessa'h.
Ftayir, beignets.
Ftayri, marchand de beignets.


Ganaria, salade d'artichauts citronnee.
Garfou, la fourchette.
Gartel, ceinture noire que les 'hassidim polonais portent autour de la taille quand ils prient pour separer les zones du haut et celles du bas. L'usage est cite dans le Talmud par Abbaye (Traite Chabbate 10 a).
Gegilte fish, Plat typique des juifs d'Europe centrale, le chabbat, e base de poisson, specialement de carpe.
Ghassal, mot feminin indiquant celui qui fait la toilette mortuaire.
Ghazza, sable ou poussiere.
Ghorbel, tamis pour bien preparer la graine de couscous.
Ghribah, nom de la grande synagogue de Djerba en Tunisie.
Ghriyeba, sables au beurre. chez les juifs marocains.
Gizata, ou gizada, geteau fourre d'amandes.
Glatt cacher. Le mot glatt signifie lisse, doux et sans problem, en yiddish ; il concerne l'examen du foie qui est un point tres delicat et rigoureux dans l'examen de la viande. On comprend donc que l'on ne peut pas dire qu'on choisit du pain glatt cacher ; cependant. l'usage tend e utiliser ce mot pour parler de toute cacheroute hyper-rigoureuse. On dit aussi cacher lammehadrine, cacher pour ceux qui veulent embellir la mitsva.
Gourbata, une cravate.
Grana, en Tunisie, juifs exiles d'Espagne par le Portugal, et venus par Livourne. Au singulier, un gerni.
Greeba (ne pas confondre avec le nom Ghribah), boulettes de farine de pois chiches grilles et moulus agrementees de sucre, amandes et vanille.
Guizada, geteau de la periode de Pessa'h, parfume aux amandes et a l'orange. On consomme cette delicieuse patisserie toute l'annee. Le meilleur compliment que l'on puisse faire a une jeune fille : "Son teint est comme une guizada". C'est un gateau compose presqu'exclusivement de pate d'amande et de semoule fine.


'Habibi, mon cheri, mon ami.
Hachkava, nomination sefarade de la priere en l'honneur d'un defunt pour le repos de leur ame. Les achkenazes emploient davantage le terme de yizkor (se souvenir) ou Hazkarate nechama (faire souvenir de l'eme). La hachkava se dit dans diverses circonstances, apres la montee a la Torah, a la demande et dans le service de Yizkor qui se deroule le dernier jour de Pessa'h, le second jour de Chavouete, a Yom Kippour et e Chemini etserete. Les ashkenazes utilisent l'expression El male Ra'hamim. Une grande hachkava comprenant la liste de tous les rabbins celebres de Tunisie se dit la veille de Kippour (voir Kol Nidre).
Hachoua, soupe e la tomate, ail et semoule, avec paprika ou harissa.
'Hae, nom ajoute souvent au nom officiel en signe de bon presage pour l'existence.
Haketiya, dialecte juif specifique du Maroc et qui est compose d'hebreu, arabe et espagnol et ecrit en caracteres hebraiques.
'Halbiya, cruche a eau.
Halka, heurtoir a la porte de la maison.
Halk el aouad, La Goulette. Voir ci-dessous.
'Hallab, tasse en poterie a deux anses. Elle conserve tres bien l'eau fraiche, le plus souvent aromatisee de quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger.
'Hamsa elik, "la main sur toi", formule contre le mauvais oeil. La prononciation du 'h est accentuee.
'Hamsa. cinq ; dessin de la main avec les cinq doigts, referant a la 5e lettre de l'alphabet hebraeque qui est le signe du nom de Dieu. Pendentif portant ce dessin et utilise pour se rappeler cette presence et protection.
'Hara, chez les juifs de Tunisie, quartier juif, ghetto. Avec ses rues Es-Snadly et Sidi bou Hadid...
'Hara Kbira, chez les juifs a Djerba en Tunisie, nom du plus grand quartier juif. Le second etait 'Hara Sghira et le plus petit 'Homt Souq.
Harira, soupe de legumes secs e la coriandre et au citron, specialement chez les juifs marocains.
Harissa, puree de piments rouges piquants.
'Hatane Torah. Dans toutes les communautes, a Sim'hate Torah deux 'hatanim montent a la Torah : le 'hatane Torah qui termine la lecture du livre de la Torah et le 'hatane Berechite qui en recommence immediatement la lecture. A Tunis on ajoute un 'hatane meena pour lire Devarim 33, 27 "meena Eloqe qedem...", tu es un refuge.
Hatarate nedarim, au lieu d'etre seulement prononcee la veille de Roche Hachana comme dans toutes les autres communautes, cette annulation des voeux irreflechis et superflus se faisait aussi le 20 av (40 jours avant Kippour, la veille de Roche 'Hoddeche Eloul, et aussi la veille de Kippour apres cha'harite.
Henna ou henne. Ceremonie des communautes sefarades et orientales, se deroulant surtout avant le mariage, mais aussi parfois avant la bar mitsva dans laquelle on teint au henne les mains, les pieds et les cheveux des femmes. La femme qui decore au henne est la hennana.
'Hilouq, taxe prelevee aux abattoirs pour les juifs pauvres.
'Hlalem, plat-soupe de nouilles et pois chiche sans viande que l'on mange e la sortie du jeene de Tichee be Av, avec ail, fenouil.
Hlailem, semoule fine roulee en forme de petits rouleaux ou boudins. On les met dans la soupe.
'Hobra, correspond a la 'hevra qaddicha, societe de personnes qui accomplissent le saint devoir de s'occuper des derniers honneurs e rendre aux defunts.
'Homs bel-kamoun, sorte de pois-chiche a l'ail et aux epices. Petit dejeuner traditionnel d'hiver dans les gargottes juives et musulmanes.
Hougue, surnom de Yits'haq.
Imprimeries juives celebres a Tunis. Nadjar Maklouf 26 rue de France. Uzan pere 40 rue des Maltais. Mardochee Uzan et freres , 28 rue Sidi Mardoum. Sion Uzan.


Irani kappara, "que je sois sacrifiee pour toi" (en general un enfant) ; se dit en tout temps car les Tunisiens ont le drame tres facile. Les hommes, qui ne sont pas si... genereux, n'emploient pas ces mots.
Irani ma netechouah, "que D. fasse que je ne sois pas en deuil de quelqu'un de tres proche".
Irak tfouz, benediction apres un eternuement, que tu grandisses, dans tous les sens du terme.
Izourek el khir, "que le bien ou la richesse te rendent visite". Tres jolie benediction dite par le maetre ou la maetresse de maison e l'issue d'une visite par des amis.


Jann, un demon. Pluriel : jnoune. Jenne, se dit aussi de quelqu'un d'exceptionnel.
"Je vais vous tuer". Un tunisien ou une tunisienne vous diront que cela ne veut rien dire, sinon que "vous n'ecoutez pas ce que je vous dis". - Mais... - Oh, je vais vous tuer.
Jama al-Graena, synagogue des Livournais.
Jida ou Slata jida, salade de crudites coupees en petits morceaux (concombres, poivrons, tomates, citron et persil) pour accompagner les viandes et poissons grilles.
Jiziya, impets speciaux imposes aux juifs dans les pays arabes en raison du statut de dhimmi. statut de "protection" des juifs et des non musulmans en pays arabes. Cette dite "protection" concedee se traduisait de fait par une autonomie communautaire et cultuelle mais aussi par de nombreuses contraintes et vexations.
Joujet el seurk, noix muscade, en cuisine.
Juderia, quartier juif en Espagne.


Kabbar, cepres, en cuisine.
Kmarra em akhor, "bonne annee", voeux formules a l'issue de Kippour, ou Kmarra em akjor kheyr mim hada "bonne annee meilleure que celle-ci". ou Kamarra em akhor kheyr min hada, "bonne annee meilleure que celle-ci".
Kaki, geteaux secs sales pour l'aperitif, que l'on sert avec la kemia.
Kalla, alceve laterale dans une piece.
Kanawita, coffre e bijoux.
Kanoune, petit fourneau en poterie, aux pieds sureleves, sur lequel on posait les casseroles.
Karfa, cannelle, en cuisine.
Kassa, gant de toilette en tissu epais.
Kassarola, la casserole.
Kbu, ou renfoncement, salon pour recevoir, trois des murs y sont longes de banquettes.
Kefta, boulettes de viande et parfumees mises dans le bouillon.
Kemia, amuse-gueule et petit aperitif, en raviers, avant le repas. Il est tres varie ; il y avait des petits poissons frits (minuscules rougets, toutes sortes de salades et parfois de l'akoud) ; la bkaila, bricks et minina etaient a part dans le corps du repas ; quelquefois, dans les fetes, on servait apres la kemia, ce qu'on appelait une assiette anglaise (pourquoi donce) composee d'une brick, d'une tranche de minina, de torchi el khel, d'un petit pain et de quelques tranches de salami avec bien ser une olive ou deux, vertes - jamais de noires.
Keren Ichoue, synagogue de La Marsa, pres de Tunis.
Keskes, marmite trouee sur laquelle on fait etuver le couscous ; aussi, plateaux ronds pour les patisseries.
Keswa ek kbira, magnifique robe brodee d'or des parures des juives du Maroc.
Keimane sefarim, ceremonie de rentree des rouleaux de la Torah dans leur armoire, apres Roche 'Hoddeche 'Hechvane, alors qu'on les en a sortis a Sim'hate Torah.
Khajem, le coiffeur qui vient preparer le nouveau bar mitsva, le 'hatane.
Khalini nechk ya youdi, chant de Pessa'h, en judeo-arabe, chante apres le 'Had gadya.
Khamsa, cinq, nombre ou geste de la main, symbolisant la lettre he correspondant au Nom de D.ieu et utilise contre le mauvais oeil. On l'accompagne de formules diverses : 'homsa (5), khmiss (5e), el einek (sur ton oeil), khomsa fi eenek (5 dans ton oeil), etc ! Le mot Khamous, egalement, qui est le nom celebre du chant de la liberation des nazis a Tunis, ecrit par Yacoub Cohen : Khamous jana, le cinq est venu.
Kheffaf, un guerisseur. Egalement : (a Nabeul, nom des petites boules de matza
moulue que l'on fait frire puis passer au miel, avec beaucoup trop
d'oeufs).
Kim'ha depis'ha, c'est la caisse des pauvres alimenteee en particulier par la ponction obligatoire du demi-cheqel en souvenir du Temple. Cela se fait la veille de Pourim alors que, dans les autres communautes, le demi-cheqel est donne ailleurs traditionnellement le jour de Pourim.
Kittel, grande blouse blanche. signe de purete que les askenazes revetent le soir de Pessa'h, a Kippour et parfois au mariage et dans lequel ils seront aussi enterres.
Kmarra em akhor, "bonne annee", voeux formules e l'issue de Kippour, ou Kmarra em akjor kheyr mim hada "bonne annee meilleure que celle-ci".
Knaidla : reste de pate a frire que la maman donne aux enfants.
Knedles, dans la cuisine juive, boulettes composees de pain, de pomme de terre et assaisonnees.
Kol Nidre, il est dit la veille de Kippour apres avoir sorti sous les rouleaux de la Torah. Ensuite on fait la louange d'une longue liste de rabbins tunisiens.
Korkob, colorant sans gout dans la cuisine.
Koumidiniou, une commode, meuble. On sent la langue corse, sous le mot.
Kouzina, la cuisine.
Koumita, comite de gestion de la communaute.
Kouttab, ecole rabbinique ou coranique elementaire.
Kraeros. C'etaient, en Tunisie, les fiacres a deux chevaux qui etaient conduits par des Juifs ou des Maltais.
Kraemi, gros poisson (genre daurade ou cabillaud) au coulis de poivrons, marine, poche dans la sauce, accompagne de riz klaya, pommes vapeur etc. C'est le plat de Roche Hachanna.
Kvittel, C'est un papier que l'on transmet a un tsaddiq en yiddish et sur lequel on a ecrit une demande qu'il transmettra dans sa priere.


Lablabi, soupe aux pois chiches, cumin, citron, harissa, huile d'olive, tres digeste.
Ladino judeo-espagnol. Au sens strict, traduction des textes hebraeques dans le judeo-espagnol. Au sens large, langage parle judeo-espagnol que l'on doit nommer plus exactement judezmo, spaniolish, romance. etc. suivant les regions de la dispersion d'Espagne. Il comporte une litterature ecrite et chantee.

La Goulette. Petit village jusqu'en 1920 quand les habitants de Tunis commencerent a quitter la grande ville pour les villages avoisinants. Nostalgies entendues : la promenade du chabbate a la Goulette : il n'y a qu'un seul boulevard qui longe la mer, la rue derriere abritait toutes les gargottes (mechoui, briks, fricasses), la plupart d'entre elles etaient tenues par des Juifs et la plus celebre etait " chez Bichi". Tout le monde rencontrait tout le monde, certains allaient au cinema en matinee et payaient soit avant soit apres chabbate, meme chose pour les petits cafes tenus par des Italiens, Maltais ou Musulmans, les filles etaient bien habillees. En deambulant indefiniment sur le boulevard, les jeunes gens et les jeunes filles en groupes s'observaient et commentaient. A la Goulette Casino, ou les gens louaient une chambre a l'ancien casino, (voir oukala) les hommes juifs se tenaient sur le pas de la porte en pyjama et tricot sans manches. (n).

La iouarina, "que D.ieu nous preserve d'une telle chose".
La Javanaise, celebre patisserie tres frequentee.

Lesqa, Lasqa : cire pour les traitements, onguent pour soigner en particulier les furoncles. Il y avait a Tunis, avenue de Londres, une femme pieuse qui avait recu la recette secrete du Prophete Elie, elle ne prenait jamais d'argent et si les gens insistaient, elle le donnait a une oeuvre de charite. La veilleuse (Kandil) de Prophete y brulait en permanence. Lsaqi, pommades de guerisseuses.
Lo met, pseudonyme de Ribbi 'Hae Taeeb ne le 19 Kislev 5504 (1743), decede le 19 Kislev 5598 (1837) et "pas mort" dans la vie essentielle et dans le souvenir de ses compatriotes.
Loubia bel kamoun, ou camounia, c'est une @#$%& aux haricots et au cumin. On l'appelle aregma quand elle ne comporte pas de viande.
Louzata, chez les juifs de Tunisie, sirop d'orgeat.


Maabarotes. Camps d'accueil et de transit pour les immigres en Israel au debut de la creation de l'Etat. Les conditions difficiles d'existence dans ces camps ont laisse de profondes blessures familiales et entre les communautes.
Maadnouche, persil plat.
Ma beldou, "qu'il est lourd". (Ne se dit pas en presence de l'interesse).
Maghdoura, "miserable" en arabe, surnom donne e des enfants nes dans des conditions terribles, comme R. Yits'haq 'Hayim David Hacohen-Tanugi dit R. Yits'haq Hougue Maghdoura, ne vers 1770 juste apres la mort de sa mere.
Mai'ha, prenom Sim'ha, joie.
Maeda, table basse.
Makola, fiole a khel.
Maksoura, petite piece.
Manicotti, pete de la reuchta mais en forme de rosaces tres belles. Nommees egalement debla. C'est frit et passe au miel, evidemment.
Maqoud, plat d'oeufs entiers crus et durse se nomme minina, car il comprend seulement poitrine de poulet ou cervelle, oeufs et epices, c'est bien pourquoi on le sert aux fetes ; la minina revient tres
cher.
Maqroud, geteau en forme de cylindre decoupe, frit, au miel, fourre ou farci de couscous et dattes, noisettes, amandes pillees, cannelle.
Mara al a'har, que l'annee prochaine soit meilleure !
Marmouma (e Sousse) ou Makbouba (a Tunis) composee de poivrons tomates et ail sautes dans l'huile d'olive ; desalterant mange froid. Se nomme frita quand elle est aux poivrons rouges.
Martba, c'est une chaise recouverte d'un beau tissu sur quel on pose des fleuret des livres de prierespendant la circoncision.
Matbkha, cuisine.
Mazar, eau de fleur d'oranger.
Mechoui. Plat de viande grillee a l'huile et aux epices, macere et cuit lentement, specialement chez les juifs marocains. A Tunis ceux de "Beyza", et ceux de "Bichi" a la Goulette, sur le grill, etaient apprecies.
Mechouya, salade epicee de tomates, poivrons et ail grilles dans l'huile d'olive, mangee froid dans un ravier. On peut y ajouter des capres et du thon.
Medded, enseignant des classes elementaires du kouttab.
Medersa, edifice coranique correspondant e la yeshiva.
Megorachim Ce sont les juifs expulses d'Espagne et du Portugal
Mellah, quartier juif au Maroc, en opposition e "la ville", la medina.
Melya, vetement ferme par une agrafe.
Mhamar, aubergines farcies.
Mherqua, ruban de pate fine frite et sucree. specialement chez les juifs marocains.
Milchig. Voir parve.

Mimouna (bonne augure. en arabe) ; a l'origine, fete des juifs marocains a l'issue de Pessa'h pour le retour a la nourriture faite avec du levain ; les voisins. juifs et musulmans. se rendaient visite et on se rendait en pique-nique a la campagne. Aujourd'hui cette fete a pris une extention en Israel comme fete de promotion des juifs sefarades, et fete de l'unite du peuple. Les divers leaders politiques tiennent a y faire acte ostensible et utilitaire de presence.
Mlohia, feuilles de corette en poudre, en cuisine. C'est une sorte de feuille d'epinard. On fait revenir dedans la viande de boeuf ou de merghez. On appelle ce mets : "le plat qui ne finit jamais". Il est servi tres chaud dans sa sauce epaisse.
Moucharabieh, sorte de balcon en bois, peint et ferme, permettant de voir l'exterieur sans etre vu.
Mosht, peigne.
Moubiliya, les meubles.
Mrato ghalbatho, chez les Juifs de Tunisie, "sa femme l'a vaincu", expression dite lors de Qossane el 'houta, ceremonie de la coupe de poisson qui cloture les festivites du mariage, le chabbat suivant le mariage ; la mariee y revet sa robe de noces.
Mraya, miroir.
Mridek, Mordekhae.
Msoqqi, plat principal de Pessa'h compose d'epinards, de menthe, de legumes, de viande de mouton et de matsa. On l'appelle aussi tbikha. Quand la verdure prend le dessus (epinards) on l'appelle tabaa.
Mzaoura, ou mzora, salade de chou-fleur ou carottes cuites et pimentees au carvi.


Nabeul. On s'y rendait en pelerinage sur la tombe de Ribbi Yaeqoc Slammae
Nahj, la rue. Nahj El Qallaine, la rue des potiers, Nahj Ennar, la rue du feu.
Nanaa, menthe.
Nafa, tabac a priser que l'on se passe a la synagogue pour eveiller la priere.
Nawba, petite piece de musique.
Nedaba, don. Correspond a l'hebreu nedava.
Nikitouche, c'est un plat aux poulet et aux petes nikitouche ou baballes. Lire a baballe.
Nomination chez un voisin arabe. Comprendre une nomination arabe complete inclut 4 elements : donc la paternite (Abou Yasser), le prenom (Ali), la filiation (ibnou Mousni) et l'appartenance (al Husseini) : Abou Yasser Ali Ibnoui Mousni Al 'Husseini.
Nuwwaha, pleureuse pour les enterrements.


Ojja, oeufs brouilles en sauce, accompagnes de merguez eventuellement.
Ouarket en nefcha, feuille imprimee et couverte de formules de priere et de cabala, placee e la tete du lit de l'accouchee pour l'aider.
Oukala, un groupe de chambres autour d'une cour centrale ou les locataires se partageaient la cuisine et les toilettes. Il n'en reste presque plus en Tunisie. Le tres joli film : Un ete a la Goulette, montre une oukala dans le quotidien ; egalement, un groupe de maisons.
Ozne amane, oreilles d'Amane, patisserie type de la fete de Pourim.
'Osbane ou esbana, plat epice de tripes, abats et salades, e Pessa'h. C'est aussi la sorte de saucisse aux herbes qui garnit le couscous.
Ouarqate al assel, (feuille de miel). Petite publication distribuee pour donner les precisions sur toutes les fetes de l'annee ; avant Roche Hachanna.
Oubbayta, fanteme effrayant de personnes qui ont eu une mort violente.
Oulad el-bayyout, enfants du piyoute, enfants que l'on reunissait chaque semaine, chez les juifs de Tunisie, pour leur apprendre les chants de la synagogue.


Patisseries. Rue de Constantine, a Tunis, il y avait de chaque cote de la rue deux excellentes patisseries juives qui se faisaient concurrence, Gafsi et... Chaque jeudi et durant toute la journee, les gens peu fortunes passaient aux magasins et ils recevaient sans compter et de la monnaie par pleines poignees, et des patisseries pour Chabbat
Polpetone, c'est un roti.
Poulet, on n'en mangeait pas a Djerba.
Psall, voir bsall.
Payetane, poete religieux, comme Ribbi Fragi Chaouate, Aharone Peretz de Djerba, Ribbi Nehorae Jarmon ou Eliahou Sitbon, contemporain de R. 'Hae Taeeb.


Qabqab, chaussures de bois des femmes, socques, parfois garnies d'argent repousse ou incrustes de nacre ; chez les Musulmans, qabqab ragabouz, sabots speciaux offerts le jour du mariage par le marie, et que son epouse portera pour se rendre au Hammam..
Qandil, veilleuse a l'huile. Pluriel : qnadil.
Qossane el 'houta. Chez les juifs de Tunisie, ceremonie de la coupe de poisson qui cloture la semaine du mariage. La mariee revetait sa robe de mariee, on mettait sur la table un gros poisson
sur un beau plateau, et on lui indiquait ou le poisson etait le plus tendre ; ainsi elle pouvait le couper car, enfoui ailleurs dans le corps du poisson, il y avait un cadeau, habituellement un bijou, offert par le jeune marie. Voir Mrato ghalbatho.
Qoufiya, coiffe en forme de cene ou de henin, porte par les femmes juives en Tunisie jusqu'au debut du 20e siecle. Pluriel : qouafi.
Qra, salade citronnee de courges.
Rabbi iachek, "D. te fait vivre". Se dit quand on demande quelque chose a quelqu'un, ou en guise de remerciement.(C'est quand meme plus gentil qu'un simple s'il-te-plaet, non a).
Rabbi mek, "D. est avec toi". Se dit surtout le matin lorsque le mari part travailler, ou quand les enfants vont a l'ecole, et en toutes circonstances.
Rabbi yaeechna, "que D.ieu nous prete vie !"
Rabbi yestor, "que D.ieu nous protege !"
Rebab, violon ne comportant que quelques cordes.
Rebayibiya, seance de guerison par les methodes traditionnelles de la musique, dance et transes.
Rebbetzine, la femme du rabbin, en yiddish.
Reuchta, pate large, etalee et decoupee sous differentes formes et mise dans le bouillon.
Reunde, laurier, en cuisine.
Reourbel, tamis pour bien preparer la graine de couscous.
Rghaif, crepes chez les juifs du Yemen.
Riz klaya, revenu a la poele dans l'huile d'olive et le bouillon. Assaisonne.
Roche 'Hoddeche la banote : chez les Juifs tunisiens, c'est un jour de fete consacre aux jeunes filles celibataires pour leur souhaiter un mariage, le 1e du mois de Tevete pendant la fete de 'Hanouka, Roche Hoddeche Tevete. Ce jour-le, en Tunisie, on celebrait les fiancailles et les petissiers ne suffisaient pas a la demande de pieces montees. Si les fiancailles avaient ete celebrees, c'etait la meme chose, sauf que le fiance avait une "amende" supplementaire, il devait inserer dans la piece montee un bijou. La Maman faisait sa farka, la semoule fine etait cuite a la vapeur au dessus de la marmite a couscous dans laquelle il y avait de l'eau, des ecorces d'orange, du mazar, du sucre. Lorsque le "couscous" etait fait, elle le versait sur un grand plat ovale, la kesse, et l'arrosait avec le bouillon, puis elle le laissait reposer. Elle faisait ensuite cuire les dattes en pate, les amandes - ou noix -et faisait un sirop si epais qu'on pouvait le manger a la fourchette. Elle deposait son couscous sur une planche de marbre, huilee au point de devenir une patinoire, et l'etalait en rectangle au centre duquel elle mettait ses dattes etc... et enveloppait la farce dans la semoule qui maintenant etait presque solide, decorait avec encore du sirop et des moities de noix. Environ 2000 calories par cuillerees e soupe, mais quel delice, une fois l'an. Les enfants recevaient toutes sortes de cadeaux du papa. On allait voir un film ou autre distraction selon les disponibilites du jour. La tradition continue le oe vivent aujourd'hui les Juifs originaires de Tunisie.
Rozada, boisson e l'eau de rose.


Saba ou Cheba, nomination de la fille, sept jours apres la naissance.
Safsaf, le cafe tres populaire et celui des Juifs a La Marsa, station balneaire, ancienne residence des Beys de Tunisie, La particularite de ce cafe etait le puits au centre et le chameau aux oeilleres qui tourne la poulie du puits sans arret pour faire remonter les gargoulettes d'eau delicieusement rafraechissante, servie dans des haleb. Le sol etait fait de sable marin et on sentait l'odeur des chameaux.
Saha !, (demandez-le e vos amis tunisiens. Un excellent exercice)
Samsar (samsara), arrangeur de mariages, comme le nom chadrane en hebreu. Ce qui est etrange c'est que ce nom vient du sanscrit et signifie le cycle eternel qui mene vers l'harmonie. Pour cela Jean-Paul Guerlain en a fait son parfum de 1989 qu'il definit comme reincarnation du tres feminin, compose de jasmin, roses, santal, vanille. A Tunis, tout cela etait comme ca dans l'air ! (avec les mains).
Sandwich tunisien, fourre de slata jida avec quelques olives, oeufs durs, thon, harissa, un peu d'huile d'olive et parfois des pommes de terre.
Sarir, lit sureleve.
Sayyed, "le maetre", hassayyed.
Sba, ou deforme en swiba, le doigt, contre le mauvais oeil. Egalement, "un petit doigt "lorsque l'on demande ou offre quelque chose de petit.
Schnitzel, escalope panee, dans la cuisine ashkenaze.
Scoudilini, oeufs battus.
Secritou, secret.
Selq, epinards.
Seoudate bourim, le repas de fete de Pourim.
Serrajines, brodeurs sur cuir ou selliers.
Seoudate Yitro, chez les juifs de Tunisie, festin le jeudi qui precede la paracha de Yitro.
Serara, en arabe. charge hereditaire de rabbin.
Seroual, pantalon bouffant porte jusqu'au debut du 20e siecle par les juifs et rabbins de pays musulmans, specialement en Tunisie et Tunisie. Egalement par les femmes. Pluriel : sraouil.
Sfargel, coings parfumes de girofle pour le Jour de Kippour ; habituellement on les apporte la veille, mais parfois les enfants les apportent a la synagogue.
Sfaxia, originaire de la ville de Sfax ; evidemment, soupe de poissons.
Sfenge, beignets, chez les juifs marocains.
Sigourou, surement.
Sisi sidi Bar Yo'hae, ouadi seouda... "Seigneur, Seigneur Bar Yo'hae, voici ce repas"..., chant en judeo arabe lors du Lag ba Omer.
Sistou, plat du seder en osier en forme de corbeille recouverte d'une petite nappe brodee.
Skifa, vestibule de la maison, entoure de dunnana.
Sla, salle d'etude, chez les juifs des pays arabes. Nom donne egalement a la synagogue. Pluriel : slaoui.
Souk el Attarine, le marche des essences, senteurs et parfums. Dans la Medina de Tunis, il y a egalement Souk El Belgha (pantoufles, babouches, cuir en general), Souk El Barka
(bijoutiers oe on achetait l'or au poids et a la criee) et d'autres soukse
Soussou, Yossef.
Stambali, chez les juifs de Tunisie, danse extatique accompagnee de musique pour chasser les mauvais esprits suscitant une maladie mentale.
Strimel, haut chapeau de fourrure porte le chabbate par les juifs polonais et hongrois.


Taalil, louange chantee a l'occasion d'une fete comme la bar mitsva, le mariage.
Tabel, coriandre en grains, moulue.
Taffala, recipient en cuivre qui contient du tfel, argile pour les soins de beaute et toilette.
Tafina ou @#$%& ou Adafina. ou Skhina. Plat mijotant longuement en etant maintenu a la chaleur sans bouillir et mange le chabbat, dans la majorite des communautes, en raison de l'interdiction de cuire pendant le chabbat.
Tahfifa, potiron revenant dans l'huile d'olive, les toates et la coriandre (tebel).
Tegine, marmite basse.
Taeche, formule prononcee quand quelqu'un a eternue et signifiant "que tu vives". Ou "taeche outekber outfouz" (que tu vives et prosperes).
Takah, batonnet servant e entrer la corde fermant le pantalon sawal trantal.
Takrita, foulard des femmes.
Talil, chant populaire.
Taliyane, costume a l'europeenne.
Taoula, une table.
Tarra'h, porteur de pain.
Tbark 'olla, Tbark Halla, chez les juifs de Tunisie, "Dieu soit beni".
Tbikha, chez les juifs de Tunisie, plat principal de Pessa'h compose de legumes, de viande de mouton et de matsa ; ou, dans le langage courant, avoir perdu une partie de foot par exemple: kla tbikha.
Tchabina, la charge tres honorifique de tenir l'enfant lors de la circoncision.
Testour. S'y trouve la tombe de Ribbi Fraji Chaouat ou l'on se rend en pelerinage. (Anecdote: pendant l'occupation allemande, un tankiste allemand voulait demolir le cimetiere juif de Testour, lorsque le tank s'approcha de la tombe du Tzadik, le tank s'embourba et il y resta de tres nombreuses annees, le soldat s'etant enfui, terrifie, en abandonnant son engin).
Thalete lila, chez les juifs de Tunisie, de l'arameen, repas ayant lieu la troisieme nuit apres la circoncision. la coutume veut que l'on invite 3 musiciens : un aveugle, un sourd et un muet, ils etaient de toutes les 3e nuits et arrivaient l'un derriere l'autre se tenant par l'epaule. Ils savaient quand venir et tres souvent, personne ne les invitait. Tout se sait en Tunisie, ni fax, ni web, ni tel, ni kloum, ils arrivaient les trois en file indienne, se tenant par l'epaule, l'un guidant l'autre, s'installaient, mangeaient tout leur soel et jouaient des piyoutim, au violon... On adorait... Il paraet que leur virtuosite etait proportionnelle e la generosite des hotes.
Thamane, valeur d'un objet dans le commerce.
Thoum, ail.
T'Hour ou Tahour, la mila ou circoncision.
Tiche, repas celebre avec ferveur et chants dans lequel le rabbin 'hassidique est entoure de ses disciples et prononce des commentaires sur la Torah, specialement apres la fin du Chabbate.
Tikhel, foulard qui recouvre les cheveux, en yiddish. (Mais, qu'est-ce que vous faites ici, vous ?).
Tita, Esther.
Tounis El Khadra, Tunis la verte.
Torchi ou Torchi el khel, legumes (carottes, poivrons, navets), decoupes et assaisonnes de citron, eau et vinaigre et conserves en bocaux. Se sert avec les viandes ou en kemia.
Touansa, chez les juifs de Tunisie, les juifs installes depuis tres longtemps, pour les differencier des livournais ou portugais nommes grana.
Treino, le tramway. Il reliait La Goulette, El Karm, Carthage, Gamart, La Marsa...


Yabrak, feuilles de salade romaine ou de chou vert farcies de boulettes de viande garnies d'herbes, revenues avec des tomates et du riz klaya. On le sert e Pessa'h.
Ya Baba, Papa !
Yaechek, que D.ieu te fasse vivre !
Ya 'habibi, mon cheri, mon ami !
Yasmina, le jasmin, il embaumait, on appreciait d'en mettre un brin sur l'oreille en restant assis e l'ombre avec des amis taa'ht el yasmina, sous les jasmins. Taa'ht el yasmina fel leil, chanson tres celebre de Abdel Awab.
Yazi bla kraka, ne fais pas le (la) lourdeau (ton tellement mignon!)
Yed, la main
Yed el-meftou'ha, la main ouverte, dite aussi la main de Fatma.
Yisma'h 'hatani, chant de mariage ("que mon epoux se rejouisse").
Yoyo, petits anneaux de pete joints et frits dans l'huile et le miel puis parfumes et sucres.
Youki, Young Perez ; le heros juif tunisien, champion du monde de boxe en 1931 , extermine a Auschwitz.


Zafrane, safran. Le safran de moindre qualite et moins fort, se nomme spigol.
Zaouya, edifice qui abrite la tombe d'un Saint. Les noms de rue commeneant par Sidi indiquent qu'il y a une zaouya dans la rue.
Zariya, soupe populaire aux petes, riz, tomate, legumes, poissons, viande, etc.
Zelije, poterie ou ceramique emaillee.
Ziyara, pelerinage sur la tombe d'un sage, en Tunisie. En Turquie, visiter la tombe d'un parent s'appelle aussi Ziyara. Toute visite au cimetiere (en dehors des enterrements) s'y appelle Ziyara.
Zougdida, chez les juifs de Tunisie, mini seder de Pessa'h pour les enfants.
Zrazy, eminces d'entrecete de boeuf. chez les juifs polonais.
Zrirate, en arabe, les youyous de joie des femmes lors des fetes, par exemple quand le jeune monte a la Torah pour la premiere fois. Egalement zegharite.



Quelques noms de famille des juifs tunisiens :

Abitbol, Abokara, Aboutboul, Accos, Allal, Allali, Alnadjar, Ankry, Azoulay, Baranes, Bellaeche, Benattia, Benmoussa, Bensimon, Berribi, Bessis, Bidoussa, Bismouth, Bismuth, Boccara, Bokobza (voyons, la boukha!), Bonan, Borgel, Boujenah, Brami, Calvo, Castro, Chemla, Chiche, Chitroug ou Sitruc, Cohen, Cohen-Hadria voir Cohen-Solal, Costaz, Dana, Danon, Darmon, Darmoni, Depaz,Fellous, Fitoussi, Fenech,Galula, Giami, Giamii, Gozlan, Guez, Habib, Haddad, Haddouk (de Djerba), Hadgege, Hadoukk,Hagege, Hassid, Hattab, Hayat, Jarmon, Journo, Karila, Kayate, Kazim, Khalfon, Khayat, Koskas, Koskasse, Krief, Labi, Lambroso, Levy, Liscia, Lellouche, Louzoun, Lumbroso, Maarek, Madar, Maklouf, Maimoun, Mamou ( Isaac Mamou ayant participe en tant que representant au Congres de Theodore Hetzel en 1897), Marzouk, Mazouz, Meimoun, Memmi, Metoudi, Msalat, Messika, Mimoun, Mizrahi, Nadjar, Naqqache, Nataf, Nizard, Nunes, Osuna, Pariente, Parodi, Perez, Racah, Rossi, Sarfati, Saada, Saadoun, Sadoune, Sahal, Saporta, Saraf, Sebag, Sfez, Setbon, Silva, Sitbon, Sitruk, Scemama, Selama, Seroussi, Slama, Smaja, Smila, Suid, Sultan, Taeeb, Tammam, Tanugi, Taourel, Tapia, Tartour, Temam, Tibi, Tmime, Toubiana, Tubiana, Uzan, Valensi, Valenzi, Zarka, Zarrouk, Zeitoun, Zemmour, Zerbib...



On retrouve nombre de ces familles dans la liste des rabbins que l'on dit apres le Kol Nidre a Kippour.
(si vos expressions vitales et vos noms n'y sont pas, surtout s'ils sont lies e des evenements communautaires, dites-le moi, nous completerons). Voyez aussi la liste des noms sepharades.

Quelques grandes dates recentes du judaesme tunisien :

- 1857, domination de la France sur le Bey et la Tunisie.
- 1878, premiere ecole de l'Alliance israelite universelle a Tunis.
- 1881, perte formelle de l'independance de la Tunisie par la France.
- 1921, constitution du Comite de la Communaute a Tunis.
- 1931, 26 octobre, Young Perez, champion du monde de boxe a New York.
- 1942: le 8 novembre, les Allemands occupent la Tunisie.
- 1942, arrestation des juifs pour le travail force, l'internement et la deportation.
- 1943, 7 mai au soir, les allies liberent Tunis.
- 1946, 71000 juifs en Tunisie.
- 1949, 20 novembre, 27 enfants en partance pour la alyah meurent dans une catastrophe aerienne.A Oslo( j'ai fait un tres grand reportage sur ses enfants la.
- depuis 1950, dispersion de la communaute juive de Tunisie.
- 1955, dernieres elections au Comite de la Communaute e Tunis.
- 1956 (20 mars), Independance de la Tunisie.
- 1957 (27 septembre), dissolution du Tribunal rabbinique.
- 1958, 11 juillet, dissolution du Comite de la communaute e Tunis.
- 1967, 5 juin, incendie de la Grande Synagogue e l'occasion de la Guerre des six jours.
- 1971, assassinat du rabbin Matslia'h Mazouz.


Quelques synagogues de rite tunisien en israel

Jerusalem
- 28 Rehov Ha Tsefira, quartier Mochava ha guermanite. (Rite et architecture de Djerba).
- au Matnas, Rehov Zevoulone, quartier Baqa. (Rite de Tunis).

Netanya, au moins 4 synagogues tunisiennes
- la Synagogue Zekhor le Avraham, au 1e etage sur la place de l'Independance, Kikar ha Atsmaout, animee par le Rav, Hazane et Mohel, le Rav Eliahou Riahi.
mail: Riahi @bezeqint.net Voir la ceremonie de la coupe des cheveux chez le gareon e trois ans qui a eu lieu dans cette synagogue.
- une sur la place, dans les locaux de Amit,
- une en face de l'Hetel Margoe, rehov Makhnes
- une pres du souk.

et la jolie Synagogue de Acco




Re: COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 13 février 2008 a 02:24

Une première reconnaissance pour les juifs de Tunisie





Ce dimanche , 10 février 2008 , n’a pas passer inaperçu pour les quelques 20 000 Juifs originaires de la Tunisie vivant actuellement en Israël .En effet, la Cour de District de Tel-Aviv a décidé que « Les Juifs tunisiens qui vivaient sous le régime Nazi méritent le même statut que leurs homologues européens et ont droit à des dédommagements en tant que victimes des persécutions nazies ».

C’est une première pour la communauté juive de Tunisie, car la législation israélienne considérait jusqu’ à ce moment que loi des dédommagements ne s'appliquait qu'aux réfugiés Juifs européens.

Avec cette sentence, les juifs tunisiens auraient droit d'être reconnus comme victimes des persécutions Nazies au même titre que les juifs européens et ils auraient droit à un dédommagement du gouvernement israélien.

Beaucoup omettent le fait que les Juifs tunisiens étaient bien des victimes des persécutions allemandes pendant l'occupation Nazie, de novembre 1942 à mai 1943, alors même que le pays était sous protectorat français.

En six mois d’occupation, de novembre 1942 à mai 1943, sur une population de 75 000 Juifs, 4 000 âmes seront envoyés aux travaux forcés dans des camps – sans compter les « Tunisiens de France » qui seront déportés à Auschwitz.

Les allemands qui étaient refoulés d'Egypte après El Alamein et Tobrouk sont arrivés à la capitale Tunis le 8 novembre 1942.Les Alliés ont alors bombardé lourdement la ville à cause de son port stratégique. Mi- novembre le quartier des rues du Caire et Sadi Carnot a été le théâtre de nombreux massacres.

Tous les hommes juifs de plus de 16 ans ont été pris au travail obligatoire sur le port de Tunis et il y’ a eu encore des morts, car les allemands leur interdisaient de se protéger pendant les bombardements. A Tunis les conditions des Juifs étaient bien pires qu’à Sfax ou Sousse.

Alors que les Allemands s'installaient dans le pays, les six mois de tous les dangers commencent et les juifs de Tunisie se sont trouvés seuls à la merci de l'armée allemande.

La France les avait abandonnés aux mains des Nazis, alors qu’elle continuait à se soucier, attentionnée, du sort des Français non juifs.

Durant ces terribles six mois d’occupation, des jeunes hommes de la communauté étaient conduits vers l’un des plus grands Camps de Travail forcé du coté de Bizerte. Les familles des travailleurs forcés, quand à elles, subissaient l’humiliation et toute l’injustice de l’occupant nazie.

Chaque famille juive commença alors à coudre sur les vêtements « l’étoile jaune » et les travailleurs juifs forcés, eux, l’ont portée. Défilant sur l’Avenue de Londres, marqués de l’étoile jaune, la pioche ou la pelle sur l’épaule, se rendent tous les matins à leur travail sous les insultes et les huées des arabes tunisiens, et protégés par des soldats allemands.

Durant le Rafle des Juifs de Tunis, un jour du 10 décembre 1942 (le 2 Tevet 5703) quelques 2 000 juifs furent arrêtés, et les Allemands iront même les ramasser jusque dans les synagogues. Des centaines d’entre eux avaient trouvé la mort et plusieurs d’entre eux en trouvé la route de la déportation.

les juifs qui ont vécu sous « la botte nazie » en Tunisie ont supportés les sévices, les souffrances, les humiliations , le travail obligatoire, l’étoile jaune, les privations, les assassinats . Bref ; un enfer comparable à celui des Juifs d’Europe.

Qu’elles se soient déroulées en Pologne ou en Tunisie, les souffrances qu’ont durées leurs effets et les blessures qu’elles ont laissées dans les âmes étaient les mêmes pour toutes les communautés juives. Affamer, dépouiller, priver de leurs biens, de leurs droits, de leur dignité humaine, les nazis avaient tous prévus pour que les juifs tunisiens se soumettent plus facilement.

A Tunis, les Nazis avaient mis en marche ces différentes étapes et avaient commencé à mettre en œuvre les moyens qu’ils avaient rodés en Europe pour atteindre leur but. Ils avaient même commencé à construire, à Djebel Djelloud et à Bou Kornine, non loin de Tunis, des crématoires, qu’ils n’ont pas eu le temps d’utiliser.

Dans ce pays, ils ont connu toutes les séquences, toute la suite ordonnée des éléments qui composaient la chaîne de la démarche qu’empruntait la haine nazie dans son application.

Sauf la dernière séquence. Ils n’en ont pas eu le temps de la mettre en application. Les alliés sont arrivés et les ont délogés de Tunisie.

Le 12 avril 1943, c’était le jour de la Libération de Tunis, la 8ème armée de Montgomery et la 2ème DB Leclerc sont arrivés plus vite que prévu. Les allemands se sont alors repliés sur Tunis et les prisonniers juifs ont furent libérés.

Il est vrai que malgré leurs succès militaires, les Allemands se faisaient très peu d'illusions sur leurs chances de la vaincre les Alliés qui étaient à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Tunis au niveau de Medjez el-Bab, disposaient d'un armement considérable et qui étaient maîtres de la mer et du ciel.

L'occupation nazie, qui dura six mois, prit fin le 7 mai 1943 avec l'arrivée à Tunis des premiers éléments de la huitième armée britannique suivis le lendemain par les Américains.

Même si le bourreau Nazi, n’a pas réussi à mettre en exécution l’ensemble de son plan d’extermination à l’encontre de nos compatriotes juifs ; il y eut pourtant des morts, des déportés, des viols des vols, des dommages physiques et psychologiques irréparables.

Mais, si nous ne perdons pas de vue le fait que les Allemands n’ont gouverné la Tunisie que pendant six mois, qu’ils étaient sans cesse harcelés par les alliés, qu’ils étaient incapables sans la collaboration des indigènes, de mener à bien leurs sévices contre les Juifs, il nous est permis de dire que dans cette période malheureuse de l’histoire des Juifs de Tunisie il y eut des réquisitions, des spoliations, des numerus clausus, des amendes infligées aux communautés, le tout sous les bombardements intensifs des forces alliées.

Comme disait Claude Sitbon, les Juifs de Tunisie faisaient bien partie de la Solution finale, et c’est pour cela que la mémoire des Juifs de Tunisie est une responsabilité collective.

Cette première reconnaissance, par un tribunal israélien, du statut de « victimes des persécutions nazies » pour les juifs de Tunisie devrait nous rappeler que la pérennité du peuple Juif et d’Israël, découle de l’expérience de la souffrance de chaque juif.

On demeure néanmoins attristé, en apprenant surtout, que les allemands n’étaient pas les seuls à se réjouir de la situation des juifs de tunisiens : Français, Arabes, Maltais ….tous manifestaient leur joie de voir nos frères juifs martyrisés!

Comme en Europe, devant cette terrible période de l’Histoire, on attend qu’un jour des tunisiens courageux se lèvent aussi, pour lever le flambeau de la mémoire et tentent d’instaurer ce devoir de mémoire envers leurs compatriotes juifs.




Re: COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 16 février 2008 a 22:45

Des Juifs tunisiens en partance pour un camp de travail forcé.

Merci Ftouh Souhail de Tunis


Re: COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: MESSAGE DEPLACE (IP enregistré)
Date: 19 février 2008 a 18:46

Posté par: Oiknine Léon
Date: 19 février 2008 a 16:30

Situation des juifs de Tunisie Avant le Protectorat.
=====================================
L’entité historico religieuse juive de Tunisie n’a jamais était en danger comme elle l’était avant l’établissement du protectorat français Tunisie. Une raison pour laquelle la France qui affirma sa présence en Tunisie dès le milieu du XIXe siècle, tenta de faire valoir les droits des minorités opprimés comme le firent d’autres démocraties européennes : l’Italie surtout, la plus proche géographiquement, mais aussi la Grande-Bretagne, et, secondairement, l’Autriche et l’Allemagne.
Cette pénétration européenne, qui suivait les Lumières, avait donc pour mission la sauvegarde des valeurs de justice pour toutes les minorités.

Avant le Protectorat, les pays occidentaux cherchèrent à promouvoir aussi les droits de leurs nationaux établis en Tunisie, à leur permettre l’accès à la propriété immobilière et à les soustraire à la compétence des juridictions musulmanes.Mais la situation des Juifs, souvent traités de manière inéquitable par les tribunaux tunisiens, avait particulièrement alertée les puissances démocratiques occidentales pour intervenir et faire des pressions auprès du Bey et de son gouvernement.Il était urgent de s’allier à la cause de la population juive locale, dont certains membres étaient victimes de graves injustices.

En 1857, l’affaire Batou Sfez allait être une cause pour la France et la Grande-Bretagne d’intervenir pour la défense des droits de l’homme [1]. Batou Sfez était un cocher juif qui fut accusé d’avoir injurié le Prophète, lors d’une altercation avec un musulman. Il fut inculpé, jugé coupable en dépit de ses protestations d’innocence et condamné à la peine capitale. L’émotion et l’indignation furent vives dans la communauté juive. La France et la Grande-Bretagne exercèrent une pression politique et militaire telle que le Bey dut céder et proclamer une série de réformes rassemblées en un Pacte fondamental. Celui-ci changeait radicalement la condition de tous les non musulmans de la Régence. Ce fut une chance pour les Juifs tunisiens qui étaient encore des sujets de second rang, certes de toujours tolérés par l’Islam, mais dominés, diminués dans leurs droits, leurs activités, leur costume, et ainsi dans leur être.Grâce à l’intervention courageuse des puissances européennes, cette communauté échappa au statut séculaire de la dhimma.

Les sujets du Bey se voyaient reconnaître les mêmes droits et les mêmes devoirs, qu’ils soient ou non musulmans. Toutefois les juridictions tunisiennes continuaient de faire preuve d’une particulière sévérité à l’égard des Juifs qui. A l’inverse, lorsqu’ils étaient victimes de vols ou de violences, ne voyaient pas leurs agresseurs arabes recherchés et jugés. Les notables juifs se tournaient alors vers les organisations juives européennes et notamment vers l’Alliance Israélite Universelle, ainsi que vers les représentants des puissances européennes [2]. Des notables parmi les plus fortunés bénéficièrent de patentes de protection qu’en vertu du régime des Capitulations, un consul européen pouvait accorder à un certain nombre de personnes ainsi soustraites aux juridictions locales. Désormais l’élite de la communauté se trouva progressivement tournée du côté de l’Europe, la seule garante des droits de la population juive de Tunisie.L’Alliance Israélite Universelle allait bientôt jouer un rôle central en matière de sauvegarde des droits de l’Homme en Tunisie.

En effet, L’Europe occidentale n’était pas uniquement représentée dans la Régence par ses consulats et ses hommes d’affaires. Elle le fut aussi, pour les Juifs, par les organisations juives d’Europe et surtout par l’Alliance Israélite Universelle. Créée à Paris en 1860 à l’initiative de dix-sept israélites français, pour la plupart des membres de professions libérales et intellectuelles, cette organisation publiait son manifeste la même année.Les fondateurs de l’Alliance se référaient aux principes de 1789 et à l’émancipation des Juifs que vota la Constituante en 1791. C’était en France que les Juifs avaient été pour la première fois reconnus comme citoyens; il convenait donc que se développe à partir de la France un mouvement de solidarité et d’émancipation des Juifs opprimés dans le monde arabe. L’organisation avait donc une vocation universelle, et sa mission était de prendre en charge la défense des Juifs partout où ils seraient maltraités et, surtout, de mettre entre leurs mains cet « instrument de liberté » qu’est l’instruction.

L’action de l’Alliance allait être très efficace en Tunisie où son existence rencontra un écho favorable parmi l’élite de la communauté.En 1864, un comité régional de l’Alliance fut créé à Tunis par un groupe de notables français, livournais (italiens) et tunisiens juifs. Il se proposait d’apporter « un appui efficace à ceux qui souffrent de leur qualité d’israélite ». Son action fut entravée pendant une certaine période par des querelles internes qui étaient l’expression d’intérêts nationaux divergents. Un premier groupe, composé de Juifs français installés en Tunisie et d’une partie des Juifs twânsa, se montra favorable à la France, alors que les « livournais » défendirent la cause de l’Italie. Mais, dès ses premières interventions auprès des autorités locales, ce comité fut confronté à un refus de reconnaissance officielle. Dans une lettre adressée à la direction parisienne de l’organisation, son premier président, Salomon Garsin, dénonçait cette attitude : « [...] non seulement le Bey refuse de reconnaître l’A.I.U. dans son comité régional à Tunis, mais il déclare qu’étant le seul arbitre des destinées de ses sujets, il leur défend de la manière la plus expresse, et sous la menace des peines les plus sévères, d’avoir à faire avec la société dont il est question [...]. Nous nous voyons dans la nécessité, pour ne compromettre personne, de n’inscrire dans nos listes d’adhérents que des individus placés sous la sauvegarde d’une protection européenne » [3].

Seules les pressions de la France, sollicitée par l’A.I.U. et soucieuse de conforter le soutien que les Juifs de Tunisie lui apportaient en échange, permirent à la longue que le Bey cédât et donnât son accord pour l’ouverture d’une école juive de garçons à Tunis en 1878. Le comité de l’Alliance agissait en relation étroite avec la direction parisienne de l’organisation. Or les Juifs grâna qui en étaient membres continuaient à y défendre la cause de l’Italie et la promotion de sa langue. Il fallut donc un compromis pour que puisse s’ouvrir cette école : que l’on y enseigne l’italien aussi bien que le français. Mais l’enseignement de l’italien fut ensuite écarté par la volonté du groupe favorable à la France qui bénéficia du soutien des autorités parisiennes. Ce choix ne pouvait être que consolidé avec le Protectorat [4].Ainsi, si l’Italie pouvait s’appuyer sur l’élite de la communauté grâna qui allait s’opposer, mais en vain, à l’instauration du Protectorat français, la France, par l’intermédiaire de l’Alliance Israélite Universelle, allait trouver auprès de l’élite de la communauté twânsa un médiateur réceptif, lui permettant d’asseoir sa politique réformatrice dans le pays. De son côté, le comité de l’Alliance avait contribué de manière active au rapprochement de la communauté juive avec l’Europe et, plus particulièrement, la France.Les droits de toutes les minorités étaient ainsi renforcés en Tunisie, loin du climat de pogroms qui avait exposé les Juifs, en premier lieu, à tous les dangers dans la société musulmane.


Notes : (1) Correspondance Léon Roches du 29 juin 1857, Archives du ministère des Affaires Étrangères, Correspondance politique.(2) Correspondance Garsin 1864-1865, Archives de l’Alliance Israélite Universelle, dossier 1 B 11.(3) Correspondance Garsin du 24 octobre 1865, Archives de l’Alliance Israélite Universelle, dossier I C 1-4.
(4) Archives de l’Alliance Israélite Universelle, dossier I C 4. Cf. N. LEVEN, Cinquante ans d’histoire : l’Alliance Israélite Universelle (1860-1910), Paris, Alcan, 1911, et A. CHOURAQUI, L’Alliance Israélite Universelle et la renaissance juive contemporaine, Paris, P.U.F., 1965.




COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: hichem (IP enregistré)
Date: 31 juillet 2010 a 11:33

bonjour ,
je viens de lire ce sujet sur les juivfs de tunis , je suis copletement abasourdi , je n'ai jamais cri que les juifs de tunis puissent etre persecuter , je pensais qu'ils etaient " diluer" si vous voulez parmi les tunisiens qu'ils passaient inaperçu.et , chose , bizarre , dans l'histoire du passage des nazis à cette époque , personne n'a fait allusion acette partie de l'histoire . à l'epoque moi je n'etait pas né ,mais aprés dans les années( 1960 & 61 &62 ) je me rappelais bien les juifs de tunis , j'ai gardé cette de mes instituteurs de l'poque les monsieurs( Izon ,KOSKAS...) Tous ces noms que j'ai gardées dans ma memoire la cohabitation un mot qu'on utilise maitenant à tort et à travers .cette tranche de ma vie , me rappeler beaucoup de souvenirs (de beaux souvenir ) à l'ariana quand les cafés etaient bondés de juifs et de tunisiens qui donner cette impression de fete .c'etait tunis de l'epoque vraiment de la tolérance , je suis content d'avoir ecrit ce petit mot , au plaisir de d(ecrire et de faire revivre ce pan de l'histoire des juifs & des tunisiens de cette belle époque . hichem

COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: hichem (IP enregistré)
Date: 25 août 2010 a 15:01

Bonjour tout le monde ,

* je suis heureux pour vous raconter une petite histoire qui se passait à l'epoque ( 1962 -1963) dans la ville de NABEUL , ville cotière que tout le monde connait maitenant tout simplement parcequ'elle est à coté de HAMMAMET ville touristique que tout les juifs tunisiens qui vivaientà l'epoque à tunis , y viennet aujourd'hui de france pour passer les vacances.

Dans la ville de NABEUL ,à cette époque , il y avait un seul pharmacien il s'appelait Monsieur " JAOUI" ça se prononce comme le mot "jaoui " une sorte d'encens que tout les juifs tunisiens utilisait pendant les fetes ( mariage , circoncision , ou bien le Stambeli... ).

ce monsier l'a était bien vu , et c'etait un notable de la ville comme le medecin ou linstitutetr , à cette époque les diplomés ou les gens qui faisait des etudes n'etaient pas nombreux . je ma rappelai une histoire que mon père m'a raconter quand j'ai eu 14ans .en parlait de sport , et j'avais envie de m'inscrire à l'époque dans l'equipe de natation de l'ariana , il y avait un bus qui nous enmmenait au complexe sportive d'EL MENZAH. c'etait quand meme gandiose pour l'epoque un bus , et une équipe de natation. j'etais tres content.

Alors mon père , m'a raconter cette histoire émouvente. il m'a dit textuellement si tu marche maitenant c'est grace à dieu qui m'a mis sur mon chemin Monsieur " jaoui" .

à cette époque ( 1962 _1963 ) ou mon pere etait instituteur , il allait souvent boire l'apero avec Monsieu Jaoui pendant les jours de congés ou les week -end , ils etaient souvent ensemble avec quelques amis ( juge de l'epoque , instituteurs ..)c'etait une petite "clique " comme disait mon père .

*au début des anées 60 s'evissait la" polio" maladie qui frappait ou plutot foudroyer les enfants pendant le sommeil .les vaccins etait rare , prèsque untrouvables , je connais des gens de ma generation qui leur parent etaient des collègues à père ,qui habitent maitenant à l'ARIANA, qui sont handicapés ( ils sont paralyés sur toute la partie inferieur du corps.les deux jambes )

vu , cette épedemie mon père et parti voir Monsieur JAOUI , mort de peur en le suppliant , qu'est ce que je dois faire devant cette catastrophe , et les vaccins qui était donner par" des dessous de table" et meme en payant impossible de se premunir , vu que la maladie etait silencieuse et foudroiyante et n'avait pas de signe precurseur .

la réponse de Monsieur JAOUI " était " ne vous inquietait pas je m'en occupe "
il avait lui meme , commandait le fameux vaccin de france à cette époque ( 1962_1963) pour son propre compte, et c'etait pas facile en 62 ou bien63 .

pour mon père c'etait plus qu'un reve , et j'ai eu le vaccin et je suis sur pieds grace au geste de Monsieur JAOUI . bien le bonjour à lui , il doit etre surement en france ,et j'espre qu'il est en bonne santé , il devait avoir l'age de mon père maitenat , sinon paix à son ame etbien le bonjour à la famille jaoui qui sont surement en france.

hichem ,
NB.
désolé pour les fautes d'orthographe , mais le correceur automatique insere dans mon PC n'est pas fonctionnel

* La prochaine fois je vous raconterai le " stambali " chez Mme " LAMBROSSO" avec le fameux "MEDDAMESS" feves " salés"

* pour situer le lecteur dans cette petite histoire de Monsieur JAOUI"
nous avions habiter NABEUL (1961 1963 . Aprés nous avions demenager à "L'ARIANA"

COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 25 août 2010 a 19:12


COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: hichem (IP enregistré)
Date: 01 septembre 2010 a 19:16

Bonjour tout le monde,

Cette fois, je vous raconte une petite histoire qui se passer à l'ariana et j'espere qu'elle sera lu par des juifs tunisiens qui ont habité l'ARIANA à cette époque.

tout le monde dans les années (1963 ju'squa 1965 à peu prés) connaissait le DR SOURIA il était l'unique medecin qui voyait presque toute la ville de l'ariana .il était trés compétent .et il avait quelque chose d'exceptionnel , les gens disait que le Dr Souria n'avait de maison mais il habitait à longeur de l'année à l'hotel " MAJESTIC" qui se trouve de nos jours à l'avenue de Paris qui est perpenduculaire à la rue Lucie Faure .
Le Dr Souria avait comme infermière sa femme qui recevait les malades , je merappelai cette bonne femme elle etait toujours stricte d'allure elle avait un chignon bien fait ,et chaque fois qu'un malade sortait elle ouvrait la fenetre derrière lui , pour aerer la chambre de consultation.quand ma mère nous emmenait en consultation , le DR Souria avait toujours ces mots à la bouche " Inchallah labess madame" si la fièvre monte donnez lui le " gazzouz" ça fait baisser la fièvre .et c'etait ces mots que tout le monde attendait du medecin "le gazzouz" .
à l'epoque on ne buvait pas les "Gazouz" comme maitenant on boit les coca ou les fanta , c'etait quelque chose qu'on n'achetait à la maison que l'orsqu'il ya un invité ou bien on allait au hammam et les gens qui était aisé pouvait se payer un" GAZZOUZA CIDRE " .

le DR Souria ,pour nous quand on ete petit , il symbolisait quelque chose qui n'etait pas accessible , et lui comme medecin il va l'imposait à nos parents qui seront obliger de l'acheter, et aussi cette petite histoire de quelqu'un qui n'avait pas de maison mais il habitait dans un grand hotel , àl'époque le majetic hotel avait une allure de palace meme de nos jours il à su garder cette envergure.

Bien le bonjour à nos amis Juifs qui habitait tunis à cette époque , la plus part d'eux sont en france , et ce petit passage leur fera revivre cette belle époque .

nb. GAZZOUZA veut dire " coca ou fanta ou cidre pour ceux qui n'ont pas vecu à tunis .
au plaisir de vous liRE

hichem

COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: hichem (IP enregistré)
Date: 15 mai 2012 a 19:25

Bonjour tout le monde ,

* C'est avec un grand plaisir que je reprend mon écriture sur se site , mais malheureusement après une grande absence du à des raisons purement professionnelle .j'ai remarqué que mes réflexions dans cette partie la rubrique "comm.juives dans le monde". je fais allusions aux petites histoires racontées sur la vie en Tunisie à l’époque ou il y avait beaucoup de juifs . la partie " comm.juives tunisienne "

le nombre de gens qui ont lu et vu ces pages et très important , mais je n'ai eu aucune réflexions des juifs s qui vivent en Tunisie .

Dans la foulé je voulais faire une petite remarque sur l’atmosphère qui sévit actuellement dans le monde après onde cette séismique qui à ébranlé beaucoup de pays arabes . je pense que beaucoup de paramètre géopolitique sont entrain de changer .

Ce que je vois actuellement que dans les pays que cette onde séismique

à traverser une nouvelle mentalité vient de voir le jour, une mentalité qui couvait peut être dans les esprits ou bien elle est du à la haine de l'autre ex: en Tunisie ces remarques à propos des juifs ou bien cette acharnement envers les autres communautés religieuses comme en Egypte le sort des coptes qui sont devenus dans les premières pages des journaux , eux qui avant cette onde séismique étaient presque inconnu.

Bien le bonjour à tout le monde , et au plaisir de vous lire B^$

COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 15 mai 2012 a 20:55

Bonjour Hichem et merci pour ces quelques reflexions bienveillantes.

Esperons seulement que cette onde seismique dont tu parles et qui a souleve tant d'espoir surtout en Tunisie n'engendrera pas la haine et l'intolerance comme cela semble deja se preciser en Tunisie et en Egypte.

Bien amicalement a toi et rebienvenue parmi nous

Darlett




COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: hichem (IP enregistré)
Date: 17 avril 2016 a 13:45

+$%Bonjourà tous,

Aprés une grande abscence sur le site , je voudrais passerle bonjour à tout le monde et surtout avec les gens avec qui j'ai échanger quelque mails. Ariella ,Sarah bavs,Gerard le web -masterqui m'a aidé lors de mon passage sur le site. à tous je vous souhaite bon courage et bonne santé.

Hichem , au plaisir de vous lire


+$%+$%

COMMUNAUTE JUIVE TUNISIENNE
Posté par: hichem (IP enregistré)
Date: 17 avril 2016 a 13:45

Bonjourà tous,

Aprés une grande abscence sur le site , je voudrais passerle bonjour à tout le monde et surtout avec les gens avec qui j'ai échanger quelque mails. Ariella ,Sarah bavs,Gerard le web -masterqui m'a aidé lors de mon passage sur le site. à tous je vous souhaite bon courage et bonne santé.

Hichem , au plaisir de vous lire

Aller à la page: 12Suivant
Page courante: 1 of 2


Désolé, seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster sur ce forum.
Veuillez cliquer sur S'identifier pour vous enregistrer

   Rechercher sur
 

  Web    
Darnna

© 2008 Darnna.com - All rights reserved.

'