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Casablanca « Dans tous ses états » par Claude Roffé
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 12 juillet 2012 a 06:41

Extrait de mon dossier
CASABLANCA,
« Dans tous ses états » ®
telle que je l’ai aimée et que je l’aime

Claude Roffé






Les Plages et Piscines à Casablanca
1ère Partie
Le Centre du Sport et Natation



La Piscine Municipale

La piscine municipale de Casablanca est une HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Piscine_(bassin)" \o "Piscine (bassin)" piscine d'eau de mer construite dans les rochers le long de la route d' HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Ain_Diab" Ain Diab à HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Casablanca" Casablanca.
Elle a été conçue par l'architecte Maurice L'Herbier et inaugurée le HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/14_juillet" \o "14 juillet" 14  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet" juillet  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/1934" 1934. Considérée comme la piscine la plus longue du monde à son époque (480 mètres de longueurs pour 75 mètres de large), l'eau de mer y était renouvelée chaque jour par le jeu des marées et l'aide d'une station de pompage. Aujourd'hui, cette piscine a laissé place à la HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mosqu%C3%A9e_Hassan_II" mosquée Hassan II, deuxième plus grande HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mosqu%C3%A9e" mosquée du monde (1re par la hauteur de son HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Minaret" minaret : 200 mètres de hauteur).

1934

Terrasse de la brasserie annexe du Roi de la Bière.

C’est bien imprimé 480 mètres

Prix d’entrée 25 centimes (1 sou = une pièce en nickel trouée)


[b]Les « Mouettes » sur le plongeoir


Le Toboggan…. les « Aquaboulevards » et autres Parcs Aquatiques n’ont rien inventé !!!!


La Piscine « Océanic »
L’Océanic Club


Parallèlement à Aïn Diab, la plage d’Aïn Sebaa, proche de la zone industrielle, est fréquentée vers les années 50, par une population d’ouvriers et d’employés italiens, français et espagnols. On y trouve la Guinguette fleurie, le jardin d’été, le parc Beaulieu, les bals d’été… Ressemblant en tous points aux piscines d’Aïn Diab, la piscine Océanic ouvre ses portes en 1949. Son bassin en mosaïque, est en bordure de plage et l’on peut s’y baigner en toute sécurité. Mais l'Océanic est aussi la piscine des colonies de vacances (colonie Souriau…). « Nous partions le matin accoutrés d'un short blanc, d'un tee-shirt jaune et d’un bob blanc sur la tête. On nous appelait "les Canaries" » raconte un ancien (petit) habitué de cette piscine située à Aïn Sebaa, sur la route des Zenâtas. Un bus passait le matin dans différents quartiers de Casablanca et ramenait le soir les « petits canaris » à leurs parents. Elle avait été édifiée près du dancing-restaurant « La Maison Basque» qui fut totalement détruite par un raz-de-marée. (Parce que des « Tsunamis » il y en a eu aussi à Casablanca ainsi que plusieurs tremblements de terre, sans dégâts mortels)

Le séisme de 1969 au Maroc, provoqué par un déplacement de plaques dans la faille des Açores-Gibraltar dans l’Océan Atlantique, a atteint le Maroc. Il était de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter.
Beaucoup de Marocains ont encore en mémoire ce séisme (Aid Al Adha) qui a donné naissance à un tsunami de faible amplitude mais notable : 1,2 m à Casablanca (Maroc), 0,2 m à Séville (Espagne). Ainsi, les pays du pourtour de l’Atlantique et plus particulièrement ceux proches de la ligne qui va des Açores au détroit de Gibraltar et même jusqu’en Turquie en passant par l’Italie et la Grèce doivent disposer d’un réseau de surveillance et d’alerte des tsunamis. Le Maroc est le plus concerné de par l’expansion démographique galopante des villes côtières et de la concentration de ses principales activités industrielles et économiques le long de la côte atlantique.

La piscine existe toujours : adresse Route de Zenâta, Aïn Sebaa.
Quelques importants séismes ressentis au Maroc
22/05/881

Violent tremblement de terre ressenti dans toute l’Andalousie et de Tanger à Tlemcen. A Fès, les palais furent détruits et les habitants s’enfuirent dans la campagne, et la plupart des maisons furent renversées. Le séisme a engendré un tsunami sur les côtes sud de l’Espagne.

Golfe de Cadix
1/10/1079


Un violent tremblement de terre […comme jamais on n’en avait ressenti au Maghreb, renversa les tours, les minarets et les édifices, et une infinité de personnes périrent sous les ruines…], largement ressenti au Maroc.

Golfe de Cadix
1276


Violente secousse sismique à Larache provoquant la mort de plusieurs personnes et d’importants dégâts matériels. L’épicentre serait localisé par 35,2°N – 6,1°W.

Larache
22/09/1522


Un séisme destructeur provoqua la mort de plusieurs centaines de personnes et causa des dégâts importants sur 160 km à la ronde de la ville de Fès, celle-ci a été largement détruite. Des dégâts ont été observés également à Tétouan et au Peñon de Velez de la Gomera.
L'épicentre serait situé en mer d'Alboran par 36,5°N et 2,5°W. L'intensité maximale, observée à Almeria au SE de l’Espagne, est évaluée à IX (MSK).

Mer d’Alboran
11/05/1624


Un séisme catastrophique a détruit presque complètement la ville de Fès et a provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes et des dégâts inestimables. Plusieurs autres localités ont été sévèrement touchées par le séisme dont Meknès et Peñon de Velez de la Gomera. La secousse a été ressentie à Séfrou, à Taza, à Béni Ouaryaghel (dans la région d’Al Hoceima), à Salé et à Safi.

Son épicentre est localisé au voisinage de la ville de Fès par 34,0°N – 5,0°W et son intensité est évaluée à IX (MSK).

Fès
5/08/1660


Violente secousse sismique à Melilla, [… la population fut prise de terreur. Les murailles ont été écartées de l’esplanade de plus d’une aune ébranlant les édifices et en détruisant quelques-uns; la Torre Quemada, qui surveille les portes principales de la ville, a été détruite; la moitié d’un pont s’est écroulée, plusieurs autres ponts furent éventrés et ensuite complètement détruits par la pluie; les fortifications ont été gravement endommagées.]. Intensité VII à Melilla.

Melilla
1/11/1755


Ce tremblement de terre est considéré comme l'un des plus importants de toute l'histoire sismique de l'humanité. Il a été ressenti sur une grande partie de l'Afrique du Nord et de l'Europe occidentale. L'intensité maximale X (MSK) a été observée à Lisbonne qui fut entièrement détruite. Les dégâts au Maroc ont été considérables : plusieurs milliers de morts et plusieurs localités ont été largement détruites dont Meknès. Toutes les localités de la côte atlantique de Tanger à Agadir, ont été sévèrement touchées par les effets conjugués du séisme et du tsunami. Les violentes répliques du 18 et 19 novembre ont contribué à accentuer les dégâts, particulièrement à Meknès et à Fès. L'épicentre du séisme serait localisé au SW du cap St Vincent par 37.0°N - 10.0°W et l'intensité maximale ressentie à terre à X MSK. L’intensité due aux effets des ondes sismiques de la secousse principale du 1/11/1755 sur la côte atlantique marocaine peut être évaluée entre VII et VIII MSK et, vraisemblablement, plus près de VII

MSK entre Safi et Agadir.
27/11/1755


La secousse du 27/11 a été aussi violente que celle du 1/11, elle a provoqué la destruction de plusieurs palais, maisons, mosquées, et la mort de près de 10.000 victimes à Meknès. Sur cette secousse, les sources européennes restent muettes; en avance l’hypothèse selon laquelle deux séismes avaient suivi le séisme majeur du 1/11: le premier, du 18/11, est considéré comme une réplique du choc principal, tandis que le second, celui du 27/11, serait, en revanche, un séisme local. Un foyer localisé près de Meknès paraît justifié, car cette ville a été dévastée par le séisme, on retiendra donc une intensité de l’ordre de IX (MSK); tandis qu’à Fès l’intensité ne parait pas avoir dépassé le degré VII (MSK).

29/02/1960

A 23 h 40 mn un terrible tremblement de terre a ravagé la ville d’Agadir et sa région, le bilan des dégâts est catastrophique : plus de 12.000 victimes, plusieurs milliers de blessés et plus de 75% des constructions ont été détruites. Des quartiers comme Yachech, Kasba, Adouar, Founti et Talborjt ont été détruits à plus de 90%. Malgré sa magnitude modérée (m = 5.9), l’ampleur des dégâts ne peut être expliquée que par la mauvaise qualité des constructions, la faible profondeur du foyer (3 km) et sa proximité de la ville. L’intensité du séisme a été évaluée à X MSK.

Agadir
28/02/1969


Violent tremblement de terre, l’épicentre est situé dans la même région épicentrale que celui du 1/11/1755, largement ressenti au Maroc a provoqué d’importants dégâts et causé la mort d’une dizaine de personnes dans les villes de Salé et de Safi.

26/05/1994

Violente secousse sismique dans la région d’Al Hoceima a provoqué la mort de trois personnes et des dégâts importants.

Mer d’Alboran
24/02/2004


Un tremblement de terre catastrophique a frappé la province d’Al Hoceima, les dégâts sont considérables: 629 morts, 926 blessés, 15230 sans-abri et 2539 maisons se sont effondrées. La magnitude du séisme est de 6.3 et son intensité est évaluée à IX MSK. L’épicentre a été localisé à proximité du village d’Aït Qamra.

L’Océanic et son célèbre toboggan. Aïn Sebaa
La Plage « Acapulco » et les « Sables d’Or"
Acapulco



Tout près de Miami, les concessionnaires de la piscine Acapulco installent un premier bassin directement sur le sable de la plage. Toboggans et jeux d’enfants à volonté s’y succèdent et changent au fil des ans. La piscine est plus petite que ses voisines mais l’ambiance y est bon enfant. Elle bénéficie d’une des plus jolies petites s plages associées aux établissements de la corniche. Mais l’entretien fait défaut à cette piscine qui avait pourtant si bien démarré. Et finalement, à l’Est d’Aïn Diab, les bassins vidés d’Anfa-Plage, des Sables-d ’Or et d’Eden Roc, entretiennent le souvenir d’établissements nés au lendemain de l’indépendance. Certains sont déjà détruits et remplacés par des projets faisant partie du Casablanca de demain. Pour d’autres, cela ne saurait tarder. La corniche casablancaise autrefois déserte et impraticable, est devenue aujourd’hui un des atouts les plus importants pour l’avenir de la ville.


La Plage de « Bénaïm »

Je crois que Monsieur Bénaïm mettait gratuitement à la disposition des enfants de la communauté juive ses autobus américains bleus.


La Plage Piscine « Tropicana »

Tropicana
Sur une plage contiguë à Tahiti, la piscine Tropicana est construite dans les années 60. Elle suit le même style architectural quesa voisine polynésienne. Se voulant très “sélect” au départ, elle n’aura toutefois pas le cachet et surtout l’histoire de ces aînées.



La Plage « La Paloma »

La Plage « Tahiti »
Tahiti-Plage


Créée en 1952, Tahiti-Plage change l’esprit qui régnait à l’époque sur la corniche casablancaise. Ce culte du sport et du corps (plutôt sévère et élitiste) laisse place à une approche plus ludique du bord de mer. De territoire sportif, le bord de mer devient un lieu de rencontres et de divertissement. La piscine est conçue dans un style polynésien avec certaines touches africaines. Cette nouvelle vision du bord de mer est due au premier concessionnaire du site : André Suire. Ayant longtemps sillonné les îles du Pacifique, l’homme est passionné par ces contrées de rêve. Pionnier du surf, il apporte à Casablanca dès 1950, les premières planches venant de Polynésie. Mais Suire a plus d’une corde à son arc. Parachutiste et pilote d’avion, il forme avec Paul Anselin, en 1955, un tandem de choc. L’un travaille sur le graphisme et le design des installations des équipements de la piscine : cases, totems, toiles aux couleurs d’été…

L’autre s’occupe des travaux de rénovation et d’embellissement des bassins construits à même le sable. La peinture est renouvelée chaque début d’été. Et les dessins initiaux de Suire sont déformés au fil des ans. Les bassins combinent eau salée et eau douce (provenant des nombreuses sources se trouvant à proximité). Une des cases, « Le Tonga » abrite un juke-box, permettant de danser l’après-midi sur des airs d’Elvis Presley, Little Richard, souvent diffusés par la radio de la base américaine de Nouasseur à l’époque. Anselin rajoute dix bungalows portant des noms d’îles polynésiennes. Quelques années plus tard, « Le Tonga » est détruit. Les petites cases recouvertes de feuilles de palmiers sont équipées de chaises longues et d’une table en dur. Un lit de repos est installé à l’intérieur de ces petits bungalows. Ceux qui travaillent pendant la belle saison peuvent y faire un « break » à l’heure du déjeuner. Ces jolies cases polynésiennes connaissent un franc succès. Au tout début, elles sont surtout fréquentées par la bourgeoisie française et juive marocaine. Dès 1960, les rochers environnants sont dynamités, afin de gagner sur la mer. Des tonnes de sable sont rapportées des plages extérieures à la ville. Cette référence aux îles du Pacifique (que connaît la piscine casablancaise) précède de 10 ans les plages les plus cotées d’Europe. À Tahiti, lors des années 50/60, on danse tous les Samedis et Dimanches sur une piste en parquet de bois. Même principe qu’au Lido : un gardien tamponne la main de ceux qui vont sur la plage voisine. Un client nostalgique raconte : « nos amis nous attendaient côté mer. On se collait les mains (après les avoir mouillées). On se passait le tampon de l'un à l'autre pour économiser de l'argent de poche. Les cabines étaient peintes en bleu vif qui parfois déteignait sur nos serviettes et nos maillots. Les privilégiés avaient leurs cabines réservées d'une année à l'autre. Les autres avaient le choix entre poser leur serviette sur le sable ou louer un transat en bois... Les piscines étaient bleues et blanches, les transats en pierre… On se brûlait les pieds sur le sable blanc. Aujourd’hui, le lieu a été rebaptisé et porte désormais le nom de « Tahiti -Beach Club ».







La Plage « Kon-Tiki »
Le Kon-Tiki


La piscine du Kon-Tiki reprend le même type d’installation que le Sun-Beach; à la différence près que les trois bassins sont réellement gagnés sur la mer. C’est ce qui leur vaudra d’ailleurs d’être régulièrement détruit par les fortes marées. D’ailleurs, après avoir été la proie des flots, le Kon-Tiki sera fermé pendant de longues années. Il est à cette époque (fin des années 60 début 70), le siège de la section Volley de la Jeunesse Aïn-Dïab (JAD) conduite par le père Fuentes. Ceux qui perdent le match payent un coca par point de différence. Le dimanche matin, les jeunes habitués du Kon-Tiki, arrivent souvent à six ou sept copains. Ils attendent à l’entrée de l’établissement trois ou quatre autres amis afin de pouvoir acheter ensemble un carnet de dix entrées et de bénéficier des 60% du prix réel. Au Kon-Tiki, on se baigne dans de l'eau de mer pure. Et le remplissage des piscines se fait au gré des marées montantes et descendantes. Mais au Kon- Tiki, on peut aussi danser à toute heure de la journée, sur une petite piste ronde couverte d'un toit de chaume.... Il suffit d'insérer une pièce de 20 francs dans le juke-box et de choisir son disque... Abdeslam (dit le khraa : le chauve) le gardien, s’établit en protecteur de la pudeur publique en empêchant les jeunes de danser un slow en maillot de bain. C'est d’ailleurs sur cette piste même que beaucoup ont appris à danser le charleston ou le slow-fox. Une ancienne cliente de la piscine se souvient : « j'étais très forte et les spectateurs m'applaudissaient malgré mes 10 ou 11 ans».





Le terrain de volley de la piscine Kon Tiki, dit l'Assemblée Nationale, où les joueurs parlaient plus qu'ils ne jouaient.

La Plage « Le Lido » (à présent « Riad Salam »)
Le Lido


Le restaurant et la piscine du Lido ouvrent en 1930.
En 1953, « Le Doge », une salle gastronomique avec café et un terrain de golf-miniature est rajoutée. « Le Doge » est considéré comme étant un des lieux les plus élégants de Casablanca. Une seconde piscine est construite. Elle comporte un bassin d’hiver protégé par des vitrages. Le lieu, dont la couleur dominante est ocre- rouge, devient blanc (considéré comme plus moderne). Une petite porte permet d'aller sur la plage. Pour contrer les fraudeurs, un gardien veille ! Un tampon encreur à la main, il colle un coup de tampon sur le bras de tous ceux qui sortent. Très élitiste à cette époque, le Lido est le lieu de rencontre des sportifs qui lui resteront d’ailleurs fidèles, jusqu’à sa destruction. Tito Topin, romancier né à Casablanca, en parle dans ses ouvrages décrivant le « Casablanca des années 50 ». En 1981, le Lido devient le premier centre de thalassothérapie construit en Afrique.



2010 Entrée du Riad Salam (ex Lido)
La Plage « Miami »


Le Miami 
Le fait de lier plage et piscines devient d’emblée un principe sur cette nouvelle corniche casablancaise. La baie artificielle de Miami se compose dès lors, d’une plage de sable très cadrée et de bassins creusés dans la roche. Ils voisinent avec des aires de sport et aujourd’hui des salles de fitness. Les bungalows en béton, accueillent des familles entières tout l’été. Lennad, architecte du Sun Beach mitoyen, s’occupe de l’aménagement de cette nouvelle piscine, en principe ouverte à toutes les franges de la société. Mais très fréquentée par les Américains au début, elle filtre ses clients, par le prix.

La piscine Miami en 1955. Elle a été creusée dans les rochers.


Piscine Miami Beach

2010



Fin de la 1ère Partie



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