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Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: tarzan (IP enregistré)
Date: 19 janvier 2007 a 19:54



Bonjour hassanazdod,


Toujours en activité de journaliste,beau travail,et bon courrage.

Un nouvel ami du secteur"attarbladi",mes félicitations.

A tous deux,mon bon souvenir.



" T A R Z A N " ./.

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 19 janvier 2007 a 21:47

TARZAN
ATTARBLADI EST VRAIMENT MERVEILLEUX
CULTIVE SINCERE SERVIABLE A LA PAGE MON SOUHAIT EST DE LE RECEVOIR CHEZ MOI A MARRAKECH POUR FAIRE PLUS AMPLE CONNAISSANCE
N EST CE PAS MON ATTAR ?
TU fais le premier pas ou c est moi qui le fais

j ai ma fille maria a bani mellal architecte mariee a un directeur de banque
en deux heures je suis chez toi ou tu es chez moi

merci darlett laaziza de permettre de telles rencontres
hassan

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 23 janvier 2007 a 15:25

QUI DE NOUS N A PAS UN JOUR PORTE UNE CHAUSSURE // BATA //
AVEC LE FAMEUX SLOGAN PAS UN PAS SANS BATA

HASSAN

Flash-back sur Bata au Maroc
Publié le : 22.01.2007 | 14h41


Histoire d'une success-story dont le déclin fut aussi rapide que l'envol

«Bata» au Maroc, c'est l'histoire d'une entreprise modèle, telle que pensée par ses géniteurs, à travers l'instauration d'une culture d'entreprise citoyenne, proche de ses employés et de leurs soucis. Promise à une phénoménale success-story, la marque tournera fatalement mal, après des décennies marquées par des hauts et des bas, des périodes prospères, d'autres houleuses.

Depuis son introduction au Maroc à la fin des années 20, Bata représentait la seule fabrique de chaussures structurée du marché.
Elle le restera jusqu'à son extinction à la veille du troisième millénaire. Durant plus de quarante ans, l'entreprise installera petit à petit ses bases jusqu'à dominer sans partage le marché national de la chaussure.

Les ingrédients d'une pareille réussite étaient simples, à commencer par le concept de « chaussure du peuple », à un prix à la portée de toutes les bourses, de bonne qualité et dans le vent sur le plan design. Dans les années 70, alors que la marque cartonnait, Bata sera au centre d'une série de grèves en cascade, paralysant la chaîne de production qui commençait à fonctionner de manière discontinue. De nouvelles marques feront leur introduction, au gré de ces dysfonctionnements, dans la chaîne de magasins Bata.

Le chausseur, jusque-là numéro Un du pays, commençait alors à procéder par importation. Cependant, quand le calme revenait, il arrivait à l'entreprise de doubler ses effectifs. En effet, Bata tournait par moment avec plus de 1.200 employés. Mais ces regains d'activités étaient, hélas, éphémères. Bata commencera à se frotter à deux nouveaux phénomènes : la concurrence et l'imitation.
Dans les années 80, l'entreprise fera l'objet d'un premier détournement de fonds, quelque 5 millions de dirhams qui se volatiliseront, entamant par là même le déclin de Bata. D'autres agissements verront le jour, à travers des fuites de tout genres (modèles, matière première, etc.).

Les années 90 seront les années «import » pour Bata, à travers l'introduction de nouvelles marques, histoire de se mettre au diapason de la concurrence.

On commençait alors à voir des prix inhabituels dans les vitrines de la marque. Or, ce revirement éloignait le chausseur de son concept qui avait pourtant très bien marché.

La décadence atteindra son zénith à la fin des années 90, période durant laquelle les employés, ne percevant plus leurs salaires, cesseront toute activité. Le glas venait de sonner pour Bata.

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Mohamed Akhabir, un de ceux qui font de la résistance...

Quatre années à vivre dans une usine, sans électricité ni eau courante, ça doit laisser des traces. La chose est encore plus compliquée lorsque l'on est père de famille. C'est le cas de Mohamed Akhabir et de ses camarades d'infortune. D'autant plus que ces gens vivent toujours la même situation, en attente d'une délivrance qui tarde à venir, mais dont les prémisses, fort heureusement, commencent à montrer le bout du nez.

Corps chétif, marqué par des années de souffrances physique et morale, de patience, d'expectative et de craintes à toutes les sauces, les yeux hagards, l'oreille attentive et malgré tout un sourire à toute épreuve, toujours au coin des lèvres, comme une sorte de défi lancé au destin dont les foudres se sont abattues sur lui, sept années de cela. Mohamed Akhabir, ex-magasinier dont le salaire était de quelque 4.000 DH, est un cas particulier parmi les quelque 400 ex-employés de la défunte usine "Bata", sise au 228 boulevard Ibnou Tachfine à Casablanca.

Depuis la déconfiture de l'entreprise, il y a près de sept ans, on ne sait plus à quel saint se vouer, notamment quand on n'a aucune ressource et qu'il faut s'acquitter de son loyer, de ses différentes charges et factures. Une poignée d'entre eux a tout simplement décidé de squatter l'usine.

Cette même usine à laquelle ils ont tout donné, et qui a été derrière la précarité qu'ils ont à affronter chaque jour. Avaient-ils d'autres issues ? On en doute fort. A cette époque, la manufacture était en pleine zone de turbulence et, plusieurs mois de labeur sans salaire plus tard, les employés décidèrent de lever le pied et d'arrêter toute activité. De surcroît, un manager nommé à la tête de l'entreprise se serait emparé des allocutions familiales, relatives à une durée de trois mois, de l'ensemble des employés, selon les dires d'Akhabir.

Les protestations n'ayant pas servi à grand-chose, ce dernier, n'ayant plus de quoi subvenir à ses besoins, à ceux de sa femme et de ses trois enfants, décida de passer à l'acte six mois plus tard. «Je n'avais même plus de quoi m'acheter une bougie, alors que l'entreprise me devait de l'argent, j'ai ainsi pris ma femme et mes enfants, quelques affaires et je suis parti m'installer au sein de l'usine. Les délégués syndicaux de l'époque avaient essayé de m'empêcher d'y accéder mais j'ai forcé le passage. C'est une habitation de fortune mais, tout de même, on n'est pas à la rue », raconte Akhabir.

Huit mois plus tard, n'ayant fait l'objet d'aucune des menaces relatives à son expulsion, d'autres employés sont venus s'installer dans les bureaux de la manufacture. Cependant, plusieurs d'entre eux ont dû quitter, lassés de ce mode de vie à la précarité avérée.
Aujourd'hui, ce sont huit anciens "Batatistes" à loger dans les locaux de leur ancienne usine.

Trois d'entre eux sont mariés et ont des enfants (Akhabir en a trois, tout comme Ali, alors que Bouchaïb en a deux, dont une fillette qui a vu le jour au sein de l'usine !), deux autres ex-employés ont été virés par leurs épouses et vivent seuls, tandis que les trois autres sont célibataires.

Mohamed Akhabir dut alors se démerder, tant bien que mal, pour assurer le pain quotidien à sa petite famille. Il procédera donc par vendre des cigarettes au détail, louer ses services de coursier au personnel des entreprises avoisinantes, travailler à la casse, faire dans la ferraille au niveau d'autres usines mises en faillite, etc.

Mais cela était loin de couvrir tous les besoins de sa petite famille. En effet, avec une épouse sans emploi, en plus de deux garçons âgés respectivement de 17 et 14 ans et une fillette de 12 ans, tous scolarisés, Akhabir peine à honorer toutes ses charges. Depuis six mois environ, il travaille comme gardien de voitures devant une agence bancaire du coin.

Son revenu quotidien se situe entre 20 et 50 dirhams. « Si ce n'était les voisins bienfaiteurs, ainsi que mon frère, qui m'aident à surmonter le coût de la vie, je ne sais pas ce que nous serions devenus », souligne-t-il.

«Aujourd'hui, les choses vont beaucoup mieux, car auparavant, il nous arrivait de ne pas avoir de quoi manger, c'était du thé "nu" pour les trois repas de la journée, et il m'arrivait d'aller à la pâtisserie du coin demander un pain qu'on se partageait tous ensemble… Maintenant je peux me permettre de ramener 250g de poulet, de temps à autre, pour faire un bon repas. Pour ce qui en est de la viande rouge, on en mange une fois par an, à l'occasion de l'Aïd Al-Adha, lorsque les voisins se cotisent pour nous offrir un mouton… », poursuit amèrement Mohamed Akhabir.

Mais dans toute cette histoire, il y a pire. Depuis près de quatre années, toute cette communauté vit dans les locaux de l'usine sans électricité, ni eau courante. Tous les jours, ils frappent aux portes des habitants du quartier pour s'approvisionner en eau, remplir un ou deux bidons qui serviront à se laver, à faire la vaisselle, le linge et pour la toilette matinale.

Aujourd'hui, on n'espère qu'une seule chose : que la liquidation judiciaire de l'entreprise arrive à terme et que ces anciens salariés touchent leurs indemnités pour, enfin, aspirer à une vie décente, à travers l'acquisition d'un logement digne de ce nom, première priorité dans la liste des espérances de Mohamed Akhabir.

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Le calme après la tempête ?
Mohamed, Ali, Bouchaïb, Lahcen et les autres font preuve d'un optimisme sans précédant depuis mercredi dernier (16 janvier). Et pour cause. Le bout du tunnel se profile, semble-t-il, à l'horizon. Leur point commun : tous des ex-employés de l'usine de confection de chaussures "Bata". Ce mercredi là, la liquidation judiciaire de la manufacture en question a amorcé un nouveau tournant, à travers une première vente aux enchères.

Plusieurs propositions, dont certaines fort intéressantes, auraient été faites.

Le Tribunal de commerce, qui œuvre d'arrache-pied pour résoudre ce litige qui n'a que trop duré, serait en phase de classer cette affaire une bonne fois pour toutes. Une expertise réalisée auparavant a fixé le prix de vente du terrain (19.858 m2) à 99,290 MDH, celui des machines à 4 MDH, le magasin des matières premières a, quant à lui, été estimé à 1,2 MDH, tandis que le magasin de chaussures a été évalué à 1 million de dirhams, soit un total de près de 11 milliards de centimes.

Dans un premier temps, la mise à prix n'aurait même pas été honorée, à travers des propositions atteignant à peine les 55 millions de dirhams. Chose qui avait suscité beaucoup d'inquiétude au sein des ex-employés de Bata, car la société est redevable, avant tout autre chose, aux impôts et aux banques. Craintes qui se sont vite évaporées, au gré d'une proposition beaucoup plus alléchante.

Pourvu que ça aboutisse, afin de mettre un terme au calvaire des 380 anciens employés de l'ex-chausseur n°1 du pays.

Abdelhakim Hamdane | LE MATIN








Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: attarbladi (IP enregistré)
Date: 23 janvier 2007 a 17:42

je m'excuse si Hassan je n'ai pas vu ton message du 19 janvier.

Tu le Bonjour de la famille Anis.

Capt-1701111.jpg

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 24 janvier 2007 a 22:16

HASSAN

Communauté juive de Casablanca : ne rien changer

Les institutions communautaires existantes fonctionnent pour le mieux. C’est le cas, tout d’abord et essentiellement, de Casablanca. Mais cette remarque vaut également pour Rabat, Marrakech, Fès, Agadir, Meknès et Tanger.

Afin de confirmer la « différence » existante, à leurs yeux, entre les « indigènes » musulmans et juifs, les autorités françaises du protectorat avaient ordonné, en 1926, par voie de décret, la constitution, dans chaque ville et dans chaque village, d’un « Comité de la communauté israélite ». Ce « Comité », nommé par le Contrôleur civil ou par l’officier des Affaires indigènes, comprenait les notables juifs de la localité et, plus rarement, un ou des rabbins.
A partir de 1946, un autre décret, inspiré par la Résidence générale, créa un « Conseil des comités de la communauté israélite du Maroc », doté d’un secrétaire général, dont les attributions dépassaient très largement le simple cadre religieux,et s’étendaient, par exemple, au domaine social. C’était là le fruit des circonstances et des nécessités, en raison de la difficile situation matérielle du judaïsme marocain, au lendemain d’une guerre qui avait vu la promulgation, par le colonisateur, de mesures discriminatoires envers les Juifs, et l’institution de restrictions dans bien des domaines, notamment celui du ravitaillement.
J’ai publié plusieurs « Libres opinions » sur la nécessité d’une réforme en profondeur des « institutions communautaires juives » en vue de leur intégration, à l’exception des institutions religieuses », dans la vie de la nation. Je me fondais sur l’exemple montré par l’école Al Ittihad qui, tout en dispensant aux élèves juifs un enseignement religieux spécifique, a adopté un cursus d’études « généraliste », en harmonie avec les programmes fixés par le ministère, et scolarise de manière paritaire Juifs et Musulmans.
Je dois à présent reconnaître que je me suis trompé. Oui, j’ai fait une erreur en mettant en cause les institutions communautaires existantes. Car, dans plusieurs villes, elles fonctionnent pour le mieux.
C’est le cas, tout d’abord et essentiellement, de Casablanca. Mais cette remarque vaut également, comme je puis en témoigner pour Rabat, Marrakech, Fès, Agadir, Meknès et Tanger.
Dans ces dites communautés, à commencer par Casablanca, les dirigeants, que je connais personnellement, se consacrent avec efficacité et dévouement à leur mission afin de satisfaire les besoins communautaires juifs. Ainsi, Boris Toledano est un homme d’action qui se dévoue en faveur, plus particulièrement, des nécessiteux. Son épouse, Yolande Toledano, veille, depuis plus de vingt ans, sur la bonne marche du « Centre des vieux » de Casablanca. Elle apporte à chaque pensionnaire âgé la part de chaleur familiale et d’affection auquel il a droit.
Cela vaut aussi pour les présidents des communautés de Meknès, de Rabat, de Tanger et Marrakech, avec mon ami Jacky Cadoch, qui remplissent leur rôle avec compétence et dévouement.
A mon âge, il est nécessaire d’assumer ses erreurs et de tenter de les corriger, surtout lorsque des événements douloureux, comme les explosions de Casablanca, le 16 mai 2002, imposent une révision de ces opinions par-delà les sentiments douloureux qu’ils provoquent et qui m’ont bouleversé comme tous nos concitoyens. C’est pourquoi je suis heureux aujourd’hui de féliciter Boris Toledano, président depuis des années du Comité de la communauté de Casablanca et son épouse Yolande, qui font tant à la fois pour les Juifs de Casablanca et pour ceux du Maroc en général. Cela dit, là où des changements s’avèrent nécessaires dans l’intérêt de la nation, il faut évidemment y procéder sans tarder…

Le 22-1-2007 ROBERT ASSARAF A AUJOURDHUI LE MAROC





Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: tarzan (IP enregistré)
Date: 12 février 2007 a 16:55



hassanazdod,


Les 17.000 français qui ont une maison à Marrakech !!!!


Ce n'est pas par pur hasard :

Ils ont vus que la contrée a les couleurs du drapeau français,ils ont remarqués que le ciel est BLEU,que la montagne est BLANCHE et enfin que la ville de Marrakech est ROUGE.


Autre indication,l'Annuaire des téléphones de Marrakech,comme la lettre"P"n'éxiste pas dans l'écriture arabe,il faut remarquer l'importance de la quantité de noms qui y figurent et qui prouvent l'importance de la présence des Français et même d'autres nationalités dans la ville de Marrakech.


Marrakech est toujours très attrayante et surtout depuis très réscemment a fait peau neuve,elle est flambante,sa place Djemâa El Fna devenue l'écrin du Maroc.

Ton ami.

" T A R Z A N " ./.

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: tarzan (IP enregistré)
Date: 12 février 2007 a 18:58

hassanazdod,

C'est bien possible de t'avoir ammener avec tes camarades,mais de LAHDIM,cela m'étonne,parceque dans cet endroit,les débits de boissons alcoolisés n'éxistaient pas.

Tu as dû me prendre à BOU AMEIR,car de la rue Rouamzine,il y avait beaucoup de cafés,comme le Bar de Mme CHEVRETON,celle-ci,elle même sirotait bien le jus de Baccus.

Il y avait aussi le Bar"Américain".

Le café de "Charlot",Brasserie des Négociants,qui se trouvait en face de l'hôtel de ma mére,le"MAROC-HOTEL" de Mme Veuve Brandlin.

Ah ! Cette Mèknès n'était pas trop religieuse,mais bien vivante.


" T A R Z A N " ./.




Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 23 février 2007 a 18:48

Vous allez recevoir aussi France 24 ? Bravo ! C'est une chaine qui ressemble a CNN mais en francais ! Il y a une partie des programmes en francais, une autre en anglais et une autre en arabe.

Oui, Hassan nous recevons "Jeune Afrique" en Israel. Je le vois souvent dans les librairies-papeteries.

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 23 février 2007 a 20:18

ca vient tout doucement mais surement
la normalisation des relatons du maroc avec israel
a notre grand bonheur et pas a pas c est inevitable n en deplaise aux barbus et aux intolerants
je deteste parler politique mais la je n ai pu Resister

hassan de MARRAKECH

[ AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA ]
LE MAIRE DE MARRAKECH SIGNE UN ACCORD DE COOPÉRATION AVEC HAÏFA ET MARSEILLE. (+)
Les Maires de Marrakech, Marseille et Haïfa ont signé jeudi à Marseille un accord de
coopération tripartite qui porte sur les métiers du tourisme. (AFP)






Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 février 2007 a 13:35

BONJOURS A TOUS
HASSAN

Du féminisme à l’altermondialisme en passant par le conflit
israélo-palestinien, à 80 ans, Gisèle Halimi, militante d’origine
judéo-tunisienne, poursuit son combat pour les grandes causes.
INTERVIEW
“La religion reste un
frein pour la Marocaine”

•MHI: Vous êtes en tournée culturelle
au Maroc pourprésenter votre
dernier ouvrage La Kahina, paru
aux éditions Plon. Vous semblez fascinée
par ce personnage du 7ème siècle…
-Gisèle Halimi: J’étais en effet fascinée
par la Kahina telle que la décrivait
mon aïeul. Mon grand-père me racontait,
quand j’étais petite fille, que notre
famille, des berbères tunisiens judaïsés,
descendait de cette reine amazighe
des Aurès. Fille unique du roi Tabet,
elle était d’une grande beauté, avec des
yeux verts et de longs cheveux couleur
de miel qui lui caressaient les reins.
J’étais aussi admirative devant son courage
et son héroïsme tels que décrits
par les historiens. La Kahina était une
chef politique hors-pair. Elue démocratiquement
par une confédération de
tribus nomades, elle a réussi à rassembler
sous la même bannière les
Imazighen de toutes confessions (païennes,
musulmanes, chrétiennes, juives,
etc), de Taroudant jusqu’aux confins
de la Tunisie, formant une résistance
farouche contre les troupes de Hassan
Ibn Nu’man.
Elle était réputée pour sa sagesse, sa
clémence et sa générosité. La Kahinane
ne fit jamais de prisonnier, à l’exception
de Khaled, un jeune Arabe de 20
ans avec qui elle vécut une grande passion
charnelle. Hassan Ibn Nu’man,
aidé par les renforts du calife Ibn
Marwan, finit par vaincre et décapiter
la Kahina, lorsqu’elle refusa de se rendre.
Ses deux fils, à qui elle avait
tribus nomades,




Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 février 2007 a 13:44

LA SUITE DE L INTERVIEW

ordonné auparavant de se convertir à
l’Islam par stratège militaire, dirigèrent
longtemps après son décès des
bataillons berbères islamisés.
•MHI: Que représente la Kahina,
l’insoumise, pour Gisèle Halimi?
-Gisèle Halimi: Cette femme au destin
exceptionnel représente à mes yeux
la «femme-liberté», de celles qui ont
nous ont montré, des siècles à l’avance,
le chemin de l’émancipation, de la lucidité
et de la responsabilité. Une femme
au pouvoir de conviction impressionnant
et une femme épanouie aussi, physiquement
et sexuellement, à plus de 40
ans passés. Une femme enfin, qui,
contrairement à de nombreuses femmes
politiciennes d’aujourd’hui, n’a
jamais laissé sa vie familiale et affective
dévorer sa vie publique. Pourquoi
avoir attendu si longtemps pour écrire
cet ouvrage, me demanderiez-vous?
Pour la simple raison que pour reconstituer
son histoire, il m’a fallu un
énorme travail de recherche et de documentation
sur la Kahina et, partant, le
mode de vie et les rites de la civilisation
éternelle que sont les Imazighen.
Je voulais une infrastructure historique
inattaquable, je l’ai eue.
•MHI: Quel regard portez-vous sur
le nouveau Code marocain de la
Famille?
- Gisèle Halimi: La nouvelle moudouwana
force à l’admiration pour la
simple raison que les féministes marocaines
sont parvenues, grâce à leur longue
lutte et à leur détermination, à faire
sortir leur statut et partant, leur destin,
du domaine du dogme religieux, de la
sacralité, qui figeait leur avancée, au
terrain législatif. Et qui dit loi, dit
Parlement, débat démocratique et
concertation populaire. Ceci dit, le combat
des Marocaines n’est pas pour
autant terminé.
Le Roi a voulu cette réforme, le gouvernement
aussi. Mais le nouveau Code
marocain de la Famille, d’après les
échos que j’en ai eus, n’est pas encore
totalement entré dans les faits et les
mentalités. Les militantes marocaines
doivent faire attention à ne pas se reposer
sur leurs lauriers, en veillant notamment
à ce que certains juges misogynes
ne prennent des décisions rétrogrades
et à ce que les décisions progressistes
fassent jurisprudence.
•MHI: Pensez-vous que l’intégrisme
menace la femme marocaine?
- Gisèle Halimi: Je n’aime pas les stigmatisations.
Ce dénigrement des femmes
n’est pas propre aux fondamentalistes
musulmans. Mon père ne voulait
pas de fille. Mon grand-père maternel
était rabbin. Tous les matins, quand
ma grand-mère mère l’aidait à faire ses
ablutions, il remerciait Dieu de l’avoir
fait homme et pas femme. Jusqu’à
aujourd’hui, de nombreux juifs orthodoxes
vivent sur ce modèle. Je dirais en
fait que les religions ne sont pas le cadre
idéal où les femmes peuvent s’épanouir.
Je considère même que toutes
les religions monothéistes, telles qu’elles
ont été interprétées, infériorisent la
femme. Contraintes religieuses et habitudes
culturelles aidant, les femmes ont
fini par intérioriser leur propre infériorité.
Autant de raisons qui font, à
mon avis, que la religion doit demeurer
un choix privé, confinée à l’individuel
et non pas imposée comme modèle
socio-politique à tous.
Ceci étant, pour en revenir à votre question,
les intégrismes, quels qu’ils soient,
font peser un risque de recul très grave
sur les acquis des femmes et sur les
libertés en général. Et si j’avais un message
à transmettre aux femmes marocaines
à ce sujet, je leur dirais que de
toutes les luttes qu’elles devraient
mener, aujourd’hui et demain, l’obscurantisme
est probablement celui
devant lesquelles elles ne doivent
jamais se résigner. Jamais.
•MHI: Vous qui militez depuis plus
de 30 ans pour la cause des femmes,
pensez-vous que le féminisme est
«démodé» dans l’Occident du 3ème
millénaire, notamment dans la
France de «Ségo»?
-Gisèle Halimi: Non, en Occident
comme ailleurs, le féminisme n’est pas
désuet, loin de là. Dans la France de
2007, une femme meurt toutes les heures
sous les coups de son compagnon.
En outre, avoir le droit de présider la
République, c’est certes une avancée
énorme pour les femmes. Néanmoins,
il serait ridicule d’élire candidat pour
son appartenance sexuelle et, dans le
même sens, si une femme ne réussit
pas une mission politique de cette
envergure, nombreux seront les misogynes
à s’en réjouir.
En somme, ce n’est pas encore gagné
pour les femmes françaises, et européennes
en général. D’ailleurs, je suis
convaincue que l’Europe ne peut achever
sereinement sa construction sans
les femmes. Ce défi communautaire
n’est possible que dans l’égalité entre
les sexes. Il reste beaucoup à faire en
Europe en matière d’éducation sexuelle,
de libre disposition du corps (droit d’enfanter
ou non), de violence à l’égard
des femmes (violence conjugale, viol,
prostitution, etc), de parité politique,
d’égalité dans le couple et au travail. Au
sein de Choisir la cause des femmes,
l’association féministe que j’ai fondée
en 1971 avec Simone de Beauvoir,
nous sommes en train de défendre, dans
cette optique, devant la Commission
européenne, un projet baptisé La Clause
de l’Européenne la plus favorisée, qui
aspire à harmoniser les lois des pays de
l’UE en matière de droits des femmes.
Et je pense que la Tunisie, comme le
Maroc, qui aspirent à rejoindre la communauté
européenne, sont tout autant
concernés par ce projet égalitaire. ❏
Propos recueillis
parMouna Izddine
Toutes les religions monothéistes, telles qu’elles ont été interprétées, infériorisent la femme.






Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 25 février 2007 a 17:40

Sage conclusion Hassan ! Mais pour etre plus precis, j'ajouterais que plus particulierement, le Judaisme et l'Islam.

Au fait j'ai rencontre hier a Montreal ton ami David Bensoussan qui m'a promis de m'envoyer pour le forum quelques ecrits a lui. Je vais le relancer a ce sujet.

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 février 2007 a 17:58

AH DARLETT
QUE LE MONDE EST PETIT
DAVID T AS IL PARLE DE MOI,,

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 25 février 2007 a 18:13

Certainement ! et il a un excellent souvenir de son sejour au Maroc apres une absence de 40 ans !
Il s'est etonne de la maniere naturelle avec laquelle il s'est remis a parler arabe, lui qui parait-il n'avait jamais eu l'occasion auparavant !
C'est comme si cela avait ete enregistre en memoire pour qu'un jour, sans s'en rendre compte, il a pu ainsi tenir une conversation avec un chauffeur de taxi.

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 février 2007 a 21:36

oh darlett
c est un homme remarquable
deux fois je l ai recu a marrakech avec sa charmante epouse
il m a offert et dedicace tous ses ouvrages
le fils de mogador et un livre sublime et de grande valeur
les ketouba d essaouira avec des photos a couper le souffle
de mon cote je lui ai offert plusieurs livres entre autre le mellah de marrakech et ce qui lui a fait vraiment plaisir "NOTRE AMI LE LIVRE "
qui a fait partie de notre enfance quand les francais nous appellaient aussi bien juifs et musulmans "LES INDIGENES"

voila la photo sa femme est vraiment exquise et d une gentillesse
la dame a ma droite est l adjointe du maire de montreal

ils on passe de tres bons moments en ma compagnie et c est valable pour tous les darnnois qui feront le deplacement a marrakech

ton frere hassan





bensoussan2.jpg

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