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REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 05 novembre 2006 a 16:32

MES AMIS
JE REPRENDS LA REVUE DE PRESSE DES HEBDOMADAIRE DU MAROC
DES NOUVELLES FRAICHES TOUTES LES SEMAINES
GRACE A L AMABILITE DE L AMBASSADE DE FRANCE A RABAT
HASSAN

N° 1

<<<<<<<<<< SOCIETE >>>>>>>>>>

[ LA TRIBUNE POPULAIRE (MP) ]
LE RETOUR DES CERVEAUX
Après avoir quitté en masse leur pays d'origine il y a quelques années, les cadres
maghrébins tendent maintenant à y revenir. En 2000, plus d'une personne qualifiée sur 4
quittait le pays. Aujourd'hui, de plus en plus de cadres reviennent au pays retenter leur
chance. Une étude réalisée pour la banque mondiale l'année dernière a démontré qu'il y avait
140 000 diplômés marocains en dehors du pays en 2000, soit 13% de l'émigration totale pour
cette année-là. L'Association "Maroc Entrepreneurs", créée en France en 1999 par des
jeunes étudiants marocains des grandes écoles, couvre un réseau de 4400 membres entre la
France et le Maroc. L'idéal, pour les ex-immigrés est de retrouver au Maroc des conditions de
travail proches de celles qu'ils ont connues à l'étranger. (30/10/2006)

[ LA GAZETTE DU MAROC ]
MICRO-CRÉDIT : LE MAROC CHAMPION
L'année 2005 a été décrétée par l'ONU comme l'année du micro-crédit. Le Maroc s'est
positionné, au terme de celle-ci, comme leader dans le monde arabe et sur le continent
africain, avec plus de 600 000 clients, dont 7% de femmes, qui ont pu améliorer leurs revenus et
leur niveau de vie. (30/10/2006)

[ TEL QUEL ]
HIJABOPHOBIE
La question de la peur du voile au sein des entreprises marocaines se pose depuis que les
rumeurs de licenciement pour port du hijab se répandent dans tous les secteurs de
l'économie. Le refus du voile et de tout signe religieux ostentatoire au sein de l'entreprise
s'explique en premier lieu par des motivations sécuritaires. Relativement récente, la
phobie du voile remonte au choc des attentats de 2003. Le PJD est le seul parti à suivre de
près cette question et à la porter devant le Parlement. Mais officiellement, un tel motif
de licenciement ne saurait exister dans les entreprises. (31/10/2006)

LE FLIC EST UNE FEMME
Depuis l'ouverture de la carrière policière aux femmes, un millier d'entre elles ont déjà
rejoint les rangs de la DGSN. (31/10/2006)

<<<<<<<<<< MEDIA >>>>>>>>>>

[ NICHANE ]
PEUR.
Depuis longtemps, la censure ne vient plus de l'Etat mais des conservateurs. A cela, une
seule raison : la peur. Parce qu'il lutte contre la censure et la peur d'où qu'elles
viennent, Nichane connaît un succès grandissant. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas le
savoir. Le Maroc va de l'avant, avec ou sans eux. (28/10/2006)





Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: nanouche (IP enregistré)
Date: 05 novembre 2006 a 16:42

enfin tu rouvres ton intéressante rubrique!!!!!!!!!!!!!!

formidable

merci cher hassan

amities

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: Ghandi (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 12:38

Merci Hassan

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 15:55

NOTRE AMIE IZZA GUENINI EST A LA UNE CES DERNIERS JOURS DANS LA PRESSE MAROCAINE
HASSAN

Documentaire
Izza Genini raconte son Maroc
Publié le : 22.11.2006 | 15h11


Une série de documentaires sur les mélopées traditionnelles

Sa grande passion pour le Maroc et ses musiques, elle la raconte en images. La réalisatrice Izza Genini ne cache pas son admiration pour la culture de son Maroc natal, la série de documentaires qu'elle a produits à travers les ans en est le témoin. L'Institut français de Casablanca invite le public à partager cette passion, aujourd'hui à 20h30 avec la première partie du cycle Izza Genini, «Maroc, corps et âmes». Ce premier rendez-vous mettra en scène des musiques profondément marocaines: Aïta, Aderzi du Haut Atlas et Ahwach du Moyen Atlas.

Ce qui interpelle chez Izza Genini, c'est qu'au-delà de l'intérêt «documentaliste» de ses films, il y a cette volonté de toucher l'âme des musiques présentées. Un profond désir de tisser des liens entre les protagonistes et celui qui les regarde.

Une sorte de sensibilité artistique et émotionnelle qui donne aux documentaires d'Izza une dimension d'œuvre personnelle. D'ailleurs, l'histoire de la famille de la réalisatrice peut expliquer ce constat. Marquée par l'immigration, la démarche artistique de cette passionnée de musique et de cinéma sera son moyen de renouer avec ses racines et de servir de mémoire du patrimoine.

Dans le documentaire «Aïta», Genini rend hommage à feue Fatna Bent El Hocine. Accompagnant les cheikhate de sa troupe dans leur déplacement au moussem de Moulay Abdallah, la caméra raconte la beauté d'un art fait de chagrin et de joie, d'amour et d'espérance. Les intonations de la aïta, qui font vibrer le public réceptif, sont perçues par l'objectif sensible de Genini. Elle ne laisse rien échapper… pour le bonheur du spectateur !

Dans un autre registre, plus loin géographiquement, «Vibrations du Haut Atlas» se déplace dans la vallée de Aït Bougemez. Ciel et terre constituent le paysage et laissent libre court aux envolées musicales spontanées des femmes de la région. Leur vie est ponctuée par le chant. Les flûtes et le tambourin des hommes accompagnent gracieusement ces apartés. Le documentaire filme discrètement ces musiciens «improvisés» et révèle le secret de leur art.

Dans le troisième documentaire «Nuptiales en Moyen Atlas», Izza Genini nous emmène aux environs de Khénifra. Elle nous propose un voyage à travers le temps et l'espace pour rejoindre les tribus Zayane et Ichker dans leur célébration de la noce mythique de Asli et Tislit, le Fiancé et la Fiancée. Symboles du ciel et de la terre, les deux héros de ce mythe seront racontés par une danse à fortes connotations: Ahwach. La caméra de Genini suit obstinément les mouvements gracieux des danseurs entrepris sur fond de chants attendrissants.

De belles voix douces et déchirées à la fois qui donnent la chair de poule à un auditeur attentif. La musique cadencée et rythmée par les bendirs se présente comme une interpellation de la nature et de ses forces. Pour ces tribus, la ronde d'Ahwach incarne la fertilité et la fécondité tant convoitées. Toujours dans le cadre du cycle Izza Genini, l'Institut français propose, jeudi prochain à la même heure, la deuxième partie de «Maroc, corps et âme», intitulée «Mémoire juive marocaine». Au programme trois documentaires: «Cantiques brodés. (Hommage à Abdessadek Chekara)», «Chants pour un Shabbat» et «La route du cédrat».






Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 16:00

CE QUE DIT MAROC HEBDO
HASSAN

Notre Histoire revisitée
Le ministre de la Justice israélien recense les propriétés
abandonnées par les Juifs “chassés” du Maroc. Un historien
américain accuse les Marocains d’avoir participé à l’Holocauste.
ACTUALITÉ
Robert Satloff raconte que
les Juifs étaient aussi persécutés
au Maroc qu’en Europe.
Meir Sheetrit, ministre de la Justice
israélien.
© Ph.DR

u 9 Novembre 2006
L’image d’Epinal d’un Royaume
chérifien havre de cohabitation
pacifique entre Musulmans et
Juifs serait-elle fausse? Les Marocains
ont-ils été les collabos des Nazis? Israël
et le lobby sioniste sont actuellement à
pied d’oeuvre pour faire croire au monde
que oui.
L’offensive diabolisante est lancée sur
deux fronts. D’un côté, le ministre de la
Justice israélien, natif du Maroc, Meir
Sheetrit, a donné le coup d’envoi à Al
Qods, lundi 23 octobre 2006, de
la “Campagne internationale de
redressement des droits”. Cette
manoeuvre vise le recensement
des Juifs, dont 250.000
Marocains, qui, au lendemain de la création
de l’État d’Israël et des guerres qui
s’en sont suivies (1948-1967), ont été
«forcés à quitter» les pays arabes et spoliés
de biens estimés à 100 milliards de
dollars. Oualalou peut cependant se rassurer
pour ses équilibres fondamentaux,
le but du gouvernement israélien n’est
pas tant d’obtenir des compensations
financières que de mettre en parallèle,
lors de futures négociations de paix, le
drame de ces juifs, arrachés à leur sol
natal par l’Agence juive mondiale, avec
la tragédie des réfugiés palestiniens,
chassés de leurs terres par l’armée israélienne.
Perfide.
D’un autre côté, l’historien américain
Robert Satloff, directeur exécutif du très
influent Washington Institute for Near
East Policy (WINEP) a publié, en ce
même mois d’octobre, le livre Among
the Righteous, Lost Stories from the
Holocaust’s Long Reach into Arab
Lands (parmi les Justes, histoires perdues
dans le long prolongement de
l’Holocauste dans les terres arabes).
Présenté sous forme d’une “lettre à mes
amis Arabes”, ce brûlot raconte que,
pendant la deuxième guerre mondiale,
les Juifs étaient aussi persécutés au
Maroc qu’en Europe, et que le Maroc
abritait aussi des camps de concentration
et de travail forcé où les Juifs
étaient réduits à l’esclavage et torturés.
Satloff concède, certes, que le Sultan
du Maroc, alors sous occupation
française, s’était courageusement
engagé à protéger ses sujets de
confession hébraïque. “Au Maroc,
il n’y a pas de Juifs, il n’y a que des
Marocains”, avait rétorqué
Mohammed Vau régime de Vichy.
Mais Satloff n’en affirme pas moins
que la majorité noire des Marocains
ont soit assisté indifférents à la persécution
des Juifs, soit y ont participé
à coeur joie. Et de conclure en
nous demandant de faire notre mea
culpa et de reconnaître ce point sombre
de notre Histoire.
Quelle est la part de vérité dans les accusations
de Sheetrit et de Satloff?
La réponse à Meir Sheetrit est claire et
nette. Simon Lévy, directeur du Musée
du patrimoine culturel juif marocain:
“Non, il n’y a jamais eu spoliation des
Juifs au Maroc. Ceux d’entre eux qui
avaient décidé de partir ont eu tout le
temps pour vendre leurs biens.”
L’attaque de David Satloff est beaucoup
plus perfide. Et les média américains
lui font un large écho. Par ne
prendre que le plus sérieux d’entre
eux, le Washington Post a
publié, le 8 octobre, un éditorial
de Satloff intitulé Les héros
arabes de l’Holocauste. Titre piège s’il
en est, car Satloff écrit surtout: “Les collaborateurs
arabes étaient partout. Ils
englobaient les dignitaires complotant
contre les Juifs dans les cours royales,
les contremaîtres des équipes de travail
juives, les gardiens sadiques des camps
de travail réservés aux Juifs et les interprètes
qui faisaient du porte à porte en
compagnie desofficiers SS pour leur
pointer les foyers des Juifs.”
Au final, l’impression qui subsiste dans
l’esprit du lecteur nord-américain moyen
est celle-ci. “Oui, il y a eu de braves
gentils Marocains qui ont dit non à
l’Holocauste. Mais ils ne sont qu’une
infinitésimale minorité. Les autres
millions sont des anti-sémites sanguinaires.”
Ala rédaction de ces lignes le thèse de
Satloff est en train de se propager allègrement
sur les ondes de la toile mondiale.
Après la dictature puis le terrorisme, les
mots «Morocco» et «Moroccan» sont
désormais associés à l’Holocauste. Là,
c’est Adil Douiri qui a vraiment de quoi
s’inquiéter pour ses 10 millions de touristes.

Abdellah Rajy


Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 16:26

NOUS REGRETTONS TOUS NOS AMIS JUIFS QUI NOUS ON QUITTE
ET BIEN SOUVENT LA MORT DANS L AME
HASSAN

Les réalisateurs Hassan Benjelloun et Mohamed Ismaël
sortent chacun un film sur l'exode des Juifs marocains
dans les années soixante. L'occasion de revenir
sur ce chapitre de l'histoire du Maroc.

Pourquoi les Juifs ont quitté le Maroc

Loubna Bernichi







Deux films sur l'exode des Juifs marocains. Le premier de Mohamed Ismaël et le second de Hassan Benjelloun.
Le premier a choisi de parler de l'amitié entre deux familles, l'une musulmane et l'autre juive. Un jour, le père de la famille juive, séduit par les organisations sionistes, installées au Maroc depuis le début des années quarante, décide de rejoindre “la terre promise”. Dans ses bagages, cette famille emporte son amour et son attachement à son pays d'origine. Comme des milliers de Juifs marocains de par le monde, elle revient occasionnellement au Maroc pour se ressourcer, animée par un sentiment de nostalgie.
Quant à Hassan Benjelloun, il situe l'action de son film dans le Maroc pluri-religieux des années soixante. A travers l'histoire d'une famille juive de Boujaâd, le cinéaste revient sur le départ massif de la communauté judéo-marocaine, dans un contexte historique marqué par l'intronisation de feu Hassan II, les mutations de la carte politique, le mouvement d'arabisation et d'islamisation, ou encore l'assassinat de Mehdi Ben Barka.
Hassan Benjelloun parle en connaissance de cause. Vivant à Settat à l'époque, il habitait une rue où se côtoyaient autant de familles musulmanes que juives. Du jour au lendemain, le jeune Hassan a perdu tous ses amis de jeu juifs, partis sans avertir.
Il comprendra, plus tard, qu'ils ont clandestinement quitté le Maroc vers Israël. Et, souvent, dans des conditions déplorables. L'une des scènes de son film montre d'ailleurs la manière dont les candidats à l'immigration étaient secrètement entassés dans des chambres d'hôtel pendant plusieurs semaines en attendant l'heure du départ.


Le mariage de Steve Ohana
a été célébré dans la pure
tradition marocaine.


Mohamed Ismaël et Hassan Benjelloun ont eu le courage de traiter de ce sujet sensible et le mérite de dévoiler un chapitre oublié de l'histoire du Maroc.
Jusqu'à aujourd'hui, rares sont les intellectuels marocains musulmans à avoir abordé ce phénomène. Pire encore. Aucun manuel scolaire de l'enseignement public n'évoque cette émigration en masse des Juifs du Maroc. Les jeunes générations ignorent pour la plupart tout de cette vérité. Et pourtant, en 1948, sous le protectorat français, ils étaient 230.000 Juifs marocains, soit la communauté la plus importante d'Afrique du Nord. En 1960, il n'en restait que 164.000 membres. Cinq ans plus tard, ils sont seulement 60.000. Actuellement, la communauté juive installée au Maroc est réduite à quelque 3.000 personnes.

Mohamed Ismaël.


Robert Assaraf, juif marocain, écrivain et patron d'organes de presse, dont Radio Shalom, dans son livre Une certaine Histoire des Juifs du Maroc 1860-1999, publié par l'éditeur Jean-Claude Gawsewitch en 2005, relate largement les raisons de cet exode. Parmi celles-ci, la proclamation de l'Etat Israël, le 15 mai 1948, par David Ben Gourion. Cette annonce soulève de violentes protestations dans le monde arabo-musulman, notamment au Maroc. Les répercussions sur les Juifs marocains ne tardent pas à se faire ressentir malgré l'appel au calme de feu Mohammed V dans son discours du 23 mai 1948. Les émeutes du 7 juin 1948 à Oujda, causant la mort de 37 personnes et blessant une vingtaine d'autres, tous de confession juive, ont un retentissement sans précédent dans tout le pays. «L'horreur de ces massacres (...), écrit Robert Assaraf, créa dans la communauté juive un mouvement de panique (...) Dans tout le Maroc, l'exode des villages vers les villes s'accéléra, près de 10.000 habitants du Sud refluèrent vers Casablanca. Le mouvement d'exode vers l'Etat d'Israël, toujours clandestin, prit l'allure d'une grande fuite, touchant plus de 8000 personnes (...) en 1949».

Hassan Benjelloun


Le retour au calme ne sera que de courte durée. En 1954, sous l'influence des discours enflammés du Raïs égyptien Gamal Abdel Nasser et de la montée en puissance du panarabisme au Maroc relayé par les nationalistes marocains, à leur tête les partisans de l'Istiqlal, des émeutes ont éclaté à nouveau dans diverses villes et régions du pays, entraînant des hostilités envers les Juifs marocains. Ces événements vont favoriser une nouvelle vague migratoire vers Israël, la France et les Amériques.
Après l'indépendance, en 1956, les Juifs occuperont, pour la première fois de l'histoire du Maroc, des postes de responsabilité au sein de la fonction publique, malgré le statut de la dhimma, protection religieuse du Makhzen qui le leur interdisait. Le docteur Léon Benzaquen fut ainsi le ministre de la Santé dans le premier gouvernement du Maroc indépendant.
Cette nouvelle donne n'apaisera pas l'esprit des Juifs. L'adhésion du Maroc à la Ligue arabe, le 1er octobre 1958, et l'interdiction d'entretenir toute relation avec Israël par le gouvernement de Abdellah Ibrahim, Premier ministre à l'époque, accélère le mouvement d'exode judéo-marocain.
«La tenue pour la première fois au Maroc, en septembre 1959, de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe et les visites du Roi Hussein de Jordanie et de Fayçal d'Arabie saoudite donnèrent lieu à un déchaînement de la propagande anti-sioniste, qui prit... un ton franchement antisémite, écrit Robert Assaraf. Aucune des options de base du gouvernement de gauche, de son dirigisme économique à son orientation anti-occidentale, en passant par l'arabisation forcenée de l'enseignement, n'était de nature à rassurer la communauté juive sur son avenir et sur la validité du pari qu'elle avait fait sur son intégration dans le Maroc nouveau.»
La crise économique qui sévit dans le secteur de l'artisanat et du commerce, où les Juifs sont les plus nombreux est aussi l'un des autres motifs invoqué pour cet exode. Au début des années soixante, des négociations entre les autorités marocaines et le Mossad, les services secrets israéliens, commencent dans le plus grand secret. Selon Robert Assaraf, la première a lieu en mai 1961 à Genève. Le départ de 50.000 Juifs est programmé pour aider au peuplement de l'Etat hébreu, moyennant quatre conditions: une discrétion absolue, les départs devraient se faire officiellement vers l'Amérique du Nord ou l'Europe, le versement d'un dédommagement de 50 dollars par personne et l'arrêt de toute activité d'émigration clandestine. L'organisation des départs est confiée à des agences juives, agissant sous couvert d'associations de bienfaisance comme Kadima (en avant, en hébreu), à Casablanca. Kadima sillonne les villes et les villages du Royaume pour recruter parmi les habitants des candidats à l'émigration. Les départs se font essentiellement à partir des côtes rifaines. C'est le naufrage du bateau Egoz qui va dévoiler au monde entier ce trafic humain orchestré dans le plus grand mutisme. Cette ancienne vedette de l'armée britannique reconvertie en bateau de contrebande, était sur le point de faire sa treizième traversée clandestine des côtes rifaines vers Gibraltar, avant de s'échouer, le 11 janvier 1961, au large d'Al-Hoceima, entraînant la mort de 42 Juifs, en majorité originaires de Casablanca, dont des agents du Mossad et trois membres de l'équipage espagnol.
Les secours vinrent de toute part de la Méditerranée. Vingt-deux cadavres furent retrouvés, mais on ne récupéra jamais l'épave du bateau ni les corps des vingt passagers restants.
Cet épisode douloureux de l'Histoire des Juifs du Maroc ne semble plus aujourd'hui qu'un vieux souvenir. Le million de Juifs d'origine marocaine, éparpillés entre Israël, Etats-Unis, Canada et France, ne veulent garder du Maroc que l'image d'une terre de tolérance et de paix.
Les commentaires qu'on peut lire sur @#$%&.net, un des sites des Juifs du Maroc, sont pour la plupart des témoignages de leur attachement au Roi Mohammed VI, à la famille royale et à leur pays d'origine, où ils n'hésitent pas à revenir à l'occasion des pèlerinages ou pour se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres.
Parmi ces Juifs d'origine marocaine, il y en a même qui occupent de hautes fonctions politiques, comme l'actuel ministre de la Défense israélien, Amir Peretz, natif de la ville Boujaâd, qui a fait allégeance au Roi Mohammed VI lors de sa visite au Maroc le 17 février 2006. Arthur, le producteur français de confession juive, par ailleurs animateur de l'émission Les enfants de la télé, diffusée sur TF1, ne rate pas non plus une occasion pour faire la promotion de son pays natal. Sans parler de l'humoriste Gad El Maleh, certifié 100%
marocain.
Espérons que La Lune rouge, de Hassan Benjelloun, dont la sortie est prévue en avril 2007, et Adieu mères, de Mohamed Ismaël, dont le tournage doit commencer incessamment, seront des œuvres pour l'Histoire, contre l'oubli.










Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 18:09

LE MATIN DU SAHARA
HASSAN

Islam et judaïsme, fraternels devant l'objectif
Publié le : 21.11.2006 | 16h05


Une belle exposition à Casablanca de photos anciennes en noir et blanc

Du temps où juifs et musulmans coexistaient en toute paix au Maroc des années 60, deux photographes, caméra en mains, procédèrent à une chasse aux clichés éperdue, pour capturer ces moments et les figer à jamais.

D'une rare beauté, quelques-unes de ces photos, en noir et blanc, ornent aujourd'hui les cimaises du musée du Judaïsme marocain de Casablanca. Et c'est avec cette quarantaine d'œuvres, réunies sous le titre de «Vie et visages : juifs de Casa, il y a 50 ans», que la fondation du patrimoine culturel judéo-marocain a choisi d'inaugurer sa saison au dit musée. Une tâche ardue que celle de sélectionner les heureuses photos «élues» qui se donnent à voir.

Chacune d'elles a une histoire et une place de choix dans les c?urs de Claude Sitbon et Gabriel Axel Soussan, photographes de talent.
Après avoir fait le tour de Paris, Amsterdam et Bruxelles, les photos retrouvent leurs origines et les artistes leur terre d'inspiration.

«Nous avons décidé d'en faire don à ce musée magnifique aussi bien sur le plan architectural que celui du contenu. Ces photographies sont un complément naturel à tous les objets de culte qui donnent un aperçu de ce qu'a été la vie culturelle et spirituelle juive au Maroc», révèle G-A Soussan.

Epousant parfaitement l'espace d'exposition, elles lui apportent une dimension humaine et un souffle de fraîcheur qui font ressortir avec tendresse cette espèce de familiarité entre les deux confessions.
«Si on "entre" dans les photographies, on se rend compte que les personnages sont complètement semblables. On sait en même temps qui est musulman et qui est juif. Les deux appartiennent à la même terre, ont les mêmes gestes, la même proximité », explique Soussan dans un élan poétique.

Des visages avec des regards différents, des gestes, des métiers, des costumes et des traditions ont été capturés pour la valeur esthétique qu'ils représentaient. Aujourd'hui, ils acquièrent une valeur de mémoire. Claude Sitbon et Gabriel Axel Soussan ont bien fait de sortir de l'ombre cette collection de photos qui a assez sommeillé dans les tiroirs.

En attendant le jour où elles seront répertoriées dans un livre qui verra probablement le jour aux Etats-Unis, elles feront le bonheur des visiteurs du musée de Casablanca. Les deux artistes promettent d'ores et déjà de les compléter avec d'autres images et d'autres regards.

_____________________

REPÈRES

Deux peintres, une même passion
Gabriel Axel Soussan
> Né en 1938 à Casablanca, il s'est très tôt intéressé à la photographie et plus particulièrement au portrait qui enrichit son intérêt pour la nature humaine.
> Il a eu ses premiers prix photographiques à partir de sujets réalisés au Maroc et notamment un grand prix international Nikon pour un portrait de 4 femmes-4générations
> Le Dr Claude Sitbon est né en 1929.
> Pédiatre de formation, il a exercé à Casablanca dans les années 1960.
> Très tôt passionné de philosophie, il a photographié enfants et adultes de toutes conditions sociales.

Kenza Alaoui | LE MATIN



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Production
«Les crocodiles ne pleurent plus», à Fès
Spectacle
Le théâtre conjugué à la poésie









ISLAM ET JUDAISME.jpg

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: tarzan (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 22:22

Magnifique reportage et photographie.


Mes amitiés.


" T A R Z A N " ./.




Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 25 novembre 2006 a 22:47

Merci Hassanazdod pour nous signaler cette exposition extremement interessante d'ailleurs et j'aimerais beaucoup en savoir plus a ce sujet.

J'ai un cousin qui vit a Fecamp, ville dont il a ete le maire pendant un temps, et qui s'appelle aussi Gabriel Soussan et il est ne au Maroc en 1938 aussi, je pense.
Il doit etre a la retraite actuellement mais il a ete pharmacien et a fait pendant un temps des etudes de medecine a Rabat avant d'aller s'installer en France. Je ne sais pas s'il s'agit de la meme personne mais je serais curieuse de savoir. Nous ne sommes plus du tout en contact.

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: ETTEDGUI ALBERT (IP enregistré)
Date: 26 novembre 2006 a 13:47

SUPERBE REPORTAGE ,MECI MON CHER AMI HASSAN
AMITIES ALBERT E

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 27 novembre 2006 a 15:13

UN MESSAGE DE NORE IZZA
ELLE SALUE TOUS LES DARNOIS

HASSAN

Bonjour Hassan,
Un grand merci pour ton mail et ton article, grâce à toi je suis informée, car je ne savais pas que le Matin avait publié un article.
malheureusement cette année je ne serai pas à Marrakech car je t'écris du Texas, et je suis aux USA jusqu'au 4 décembre....
Merci aussi aux amis fidèles de Darrna, qui se font l'écho de ces articles...
m^me si je n'écris pas souvent, j'y pense beaucoup et je voudrais qu'à travers ce mail, tu transmettes toutes mes amitiés.
A bientôt j'espère
Izza

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 27 novembre 2006 a 15:25

bonjour mon cher Hassan,

je viens tout juste de rentrer a Montreal, je suis heureux de te lire a nouveau et j'en suis de plus agreablement surpris.
J'etais en deplacement et je n'avais pas d'internet ces derniers temps donc je ne suivais que difficilement les peripeties des Darnneurs.
Toutes mes amities a toi et a ta sympathique famille.

Gerard

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: dany (IP enregistré)
Date: 27 novembre 2006 a 15:37

Merci Hassan de nous conter
la vie de Izza et de tous
ces merveilleux films et documentaires
qui font revivre un passe toujours present



Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 27 novembre 2006 a 15:44

gerard dany
merci de votre gentillesse
et toujours au service des darneuses et darneurs
hassan MARRAKECH
jdentite cas BK.JPG

Re: REVUE DE PRESSE HEBDO DU MAROC
Posté par: hassanazdod (IP enregistré)
Date: 27 novembre 2006 a 15:51

SUR LE JOURNAL HEBDO

HASSAN

L'heritage juif
La coexistence entre les communautés musulmane et juive est le ferment de l'identité marocaine. En nous arrêtant sur l'héritage juif, nous nous interrogeons sur ce que nous sommes.
A Bruxelles, Paul Dahan est un psychanalyste pas tout à fait comme les autres. Cet enfant de Fès œuvre à réconcilier en Belgique, la troisième génération d'immigrés marocains avec une part de son histoire… Un peu malgré lui et beaucoup par hasard.
Quand par quête identitaire, ce fils d'une famille juive du Tafilalet s'est lancé dans une collecte effrénée d'objets liés à la culture juive marocaine, bijoux, costumes mais surtout manuscrits (il en a réuni plus de 6000), il n'avait pas prévu qu'un jour, ses collections allaient intéresser un public de jeunes « beurs »… « On a organisé des tournées dans les écoles sur le thème du judaïsme marocain où l'on présentait costumes, bijoux. Le succès a été incroyable car les enfants d'immigrés étaient fiers qu'on leur présente leurs origines, leur culture de manière positive ». Preuve pour ceux qui en doutaient que le judaïsme marocain est bien une partie intégrante de l'identité marocaine. La semaine passée, Paul Dahan a fait venir dans la capitale belge Tayeb Seddiki et sa troupe, et présenté une pièce sur l'humour juif de Mogador. Salle comble et succès total. Même chose pour l'exposition « Un objet, deux cultures », actuellement au musée juif de Belgique, ou encore pour celle présentée, il y a deux ans au Musée Royal de Belgique.

Ambassadeurs malgré eux
L'exemple de Paul Dahan n'est pas si particulier. Ils sont un certain nombre aujourd'hui, juifs marocains de la diaspora, à devenir un peu malgré eux des sortes d'ambassadeurs improvisés de la culture marocaine. Leurs histoires débutent toujours de la même façon : une quête identitaire purement individuelle. Démarche égocentrique qui finit par faire d'eux, à l'étranger, les meilleurs protecteurs de la culture marocaine. Étonnant ?
« Par rapport au judaïsme, il y a tout un aspect de notre histoire contemporaine qui a été occultée », note Hind Taârji, « On trouve donc surprenant, aujourd'hui, que des juifs marocains véhiculent la culture marocaine alors que l'on trouverait cela normal si c'étaient des musulmans. Tout simplement parce qu'il est difficile aujourd'hui de concevoir que l'on peut être juif et marocain. Aujourd'hui, pour les jeunes Marocains musulmans, le juif est d'abord israélien. Donc son appartenance et son attachement au Maroc lui sont renvoyés au visage avec un effet boomerang ». Cette sociologue s'est lancée dans un travail qui en dit long sur le rapport complexe qu'entretient le Maroc avec son histoire. S'intéressant au rapport à l'autre entretenu par les deux communautés, Hind Taarji inscrit son travail dans une démarche générationnelle : « le regard que portent les générations passées et celui de la nouvelle génération sont totalement différents. Pour nos grands-parents, le lien entretenu était étroitement lié à l'espace dans lequel on se situait. J'ai fait quelques interviews auprès de personnes âgées dans l'ancienne médina de Casablanca et un vieux monsieur me racontait avec une certaine forme de nostalgie la proximité qu'il entretenait avec sa voisine qui était juive. L'autre était quelque part une partie de soi. Aujourd'hui, pour la nouvelle génération, l'autre c'est uniquement l'Israélien vu à la télévision ».
Dans un passé pas si lointain, la communauté juive était toujours là pour rappeler qu'on peut naître marocain et être juif. Aujourd'hui, ils seraient entre 2.000 et 3.000 à vivre encore au Maroc. Mais les liens ont été distendus, et l'essence même du judaïsme marocain s'est quelque peu évaporée. « Je suis surpris quand je reviens au Maroc », fait remarquer Joseph Chetrit, spécialiste de la culture judéo-marocaine. "Les jeunes générations de la communauté ne parlent plus, par exemple, le judéo-arabe. Le judaïsme marocain est une culture qui se perd ».


L'exode
Le départ massif d'une communauté dont l'importance dans l'histoire du Maroc dépasse de loin le nombre numérique (3% de la population dans les années 50 étaient de confession juive) a laissé un vide qu'aucun travail de mémoire n'a encore pleinement comblé. Certes, il y a des écrits, des lieux de mémoire mais aucun encore n'a pu insuffler dans le Maroc contemporain cette histoire particulière qui fait que deux cultures de confession religieuse distincte ont pu s'imbriquer si étroitement que leurs cultures populaires aujourd'hui se confondent. Peut-être parce que la volonté politique n'est pas là pour imprimer pleinement l'idée que l'identité marocaine est le fruit d'une histoire plurielle. Car l'histoire du judaïsme marocain est frappée dans les esprits d'une forme de tabou : ces enfants du pays sont partis un soir pour ne plus jamais revenir. La plupart sont partis en France, aux Etats-Unis ou encore au Canada mais certains sont allés en Israël. N'est-ce pas là une forme ultime de trahison qui renverrait dans l'inconscient l'image tronquée de ces juifs qui avaient déjà, par le passé, trahi le prophète Moïse ? « Aujourd'hui, je ne peux rien affirmer qui ne relève de l'intuition, mais il est clair qu'il y a une forme d'ambivalence de la part des Marocains musulmans à l'égard de cette communauté : le départ est perçu, d'une part comme une forme de trahison, et d'autre part celui qui hier avait un statut d'inférieur est aujourd'hui celui qui nargue le monde arabe. C'est donc une dimension de notre histoire contemporaine qui n'est pas développée car elle touche à notre inconscient collectif ». Tant que les raisons complexes qui ont poussé une communauté installée depuis plus de deux mille ans au Maroc à s'exiler n'auront pas été clairement enseignées dans les livres d'histoire, les générations futures ne pourront jamais concevoir que l'on peut être juif et marocain.
Le judaïsme marocain n'est ni une histoire rose, comme s'en gargarise le discours officiel, ni une histoire composée que de pages noires. La réalité est toujours plus complexe que les images d'Epinal. À l'image du Maroc, les communautés juives marocaines ont été plurielles. Leur coexistence avec l'autre n'a pas été linéaire. Elle dépendait étroitement des régions, des tribus et des espaces partagés. C'est cette pluralité qui s'est inscrite de manière indélébile dans l'identité marocaine. Le legs patrimonial en témoigne : musique, costumes, bijoux. Tout ce qui constitue une culture populaire et qui vous renvoie votre propre image.

Le racisme ashkenaze
Quand Joseph Chetrit a décidé d'axer son travail universitaire sur la musique judéo-marocaine, ce natif de Taroudant devenu professeur à l'université d'Haïfa n'a inspiré autour de lui que mépris. « Folklore tout au plus », lui répondait une bonne partie de l'establishment universitaire israélien dont un grand nombre n'avait que dédain pour ces juifs « qui se disent nos cousins... », écrivait un éditorialiste du quotidien israélien « Haaretz » dans les années 70, « ...alors que leurs ancêtres descendent des singes de l'Atlas ». Ce féru de musique n'a pourtant rien abandonné. Trente ans plus tard, Chetrit est l'un des rares chercheurs au monde à avoir archivé et travaillé sur une grande partie du patrimoine musical marocain. « Au départ, c'est par quête identitaire que j'ai été amené à m'intéresser à ce patrimoine. La culture israélienne a voulu faire abstraction de toutes les cultures juives, on a voulu créer une nouvelle culture juive israélienne. On a dit aux Marocains : "oubliez votre passé". Cela n'a pas été sans dégâts car il y a eu une population qui a tout un problème identitaire ». Tout le monde y a perdu. Car il n'est pas étonnant de trouver chez les plus respectueux des valeurs du judaïsme marocain des hommes qui militent pour la paix, et pour le respect des droits des Palestiniens. C'est le cas de Joseph Chetrit mais aussi d'André Azoulay, le conseiller royal, qui dans une interview au quotidien « Achark Al Awsat » avait cette réponse explicite : « Lorsque je milite pour les droits des Palestiniens, je le fais dans le cadre de ma judaïté. Celui qui spolie les droits des Palestiniens me prive d'une part de ma judaïté. C'est une bataille spirituelle, politique, philosophique et idéologique ». C'est en luttant contre le déni des juifs marocains en Israël et en reconsidérant la part de judaïté dans la culture marocaine que les ponts du dialogue pourront être reconstruits.



Par Aboubakr Jamaï, Nadia Hachimi Alaoui & Younès Alami







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