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La vérité sur le débarquement américain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 23 octobre 2008 a 15:08

Andre bonjour,

Je reponds moi-meme, un peu tardivement a cette question que tu posais a Akachmir.

Je suppose que par "verite", et en mentionnant la position limitee du roi Mohamed V face aux agissements de la Residence fidele a l'esprit de Vichy et a ses directives concernant les Juifs, Akachmir desirait souligner l'impact "reduit" du roi Mohamed V qui bien que oppose aux mesures contre les Juifs et oppose aux bombardements francais dictes par Nogues, des forces Allies lors du debarquement, il ne put rien faire pour les empecher.

Le Resident general presentait ses recommandations au Sultan qui etaient autant de "diktats". En tant que souverain d'un Protectorat francais, Mohamed V a regne mais pas gouverne.

En 2006 Robert Satloff a ecrit un livre - "Among the Righteous: Lost Stories from the Holocaust's Long Reach into Arab Lands" paru en 2007, a ce sujet et dont voici sur ce document en PDF presente par le site du www.washingtoninstitute.org, quelques idees et echanges interessants.

[www.washingtoninstitute.org]


La vérité sur le débarquement américain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 23 octobre 2008 a 15:14

Suivant Robert Satloff (livre mentionne ci-dessus) et Michel Abitbol dans son livre recent "Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy" , le debarquement Allie n'a pas ete l'occasion de l'annulation des lois raciales imposees par les Francais aux Juifs sur l'ordre de Vichy mais il a fallu attendre jusqu'en 1942 pour que petit a petit, les Juifs furent rehabilites et leur statut plus ou moins, retabli.

La vérité sur le débarquement américain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 23 novembre 2008 a 04:31

Un recit de guerre paru sur le journal de la communaute juive du Maroc en 1950.








La vérité sur le débarquement américain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 16 juin 2009 a 01:19

Encore au sujet du geste tres symbolique du magnifique roi du Maroc, Mohammed V, qui tenta de s'opposer aux persecutions de l'administration francaise a l'encontre des Juifs du Maroc suivant Robert Assaraf dans son livre"Mohammed V et les Juifs du Maroc à l'époque de Vichy"

Comment Mohammed V sauva «ses» juifs des lois de Vichy
par Périco Légasse Maurice

A l'heure où la France, selon le mauvais mot d'Henri Amouroux, tente d'«en finir avec Vichy» en jugeant Maurice Papon pour crimes contre l'humanité, Robert Assaraf retrace l'itinéraire (1) exemplaire d'un prince marocain, Mohammed V. Dès 1940, à l'inverse de Pétain et au nom de l'honneur, celui-ci refuse la persécution des juifs de son royaume, tandis que Vichy livre assidûment des citoyens français aux nazis. Non pas que le Maroc ait été, au long de son histoire, exempt d'antisémitisme. De tous temps les mellahs eurent à subir d'aussi épouvantables pogroms que les ghettos d'Europe de l'Est. L'humanisme ne s'est pas soudain emparé d'un régime féodal et autocratique, placé qui plus est sous occupation étrangère. Mais une forme de contrat moral avait été établie depuis des siècles entre les juifs du Maroc et le sultan, entre un roi et ses sujets: ceux-ci pouvaient exercer librement leur religion contre le renoncement à certains droits fondamentaux, tout en faisant profiter celui-là de leurs talents en échange de sa protection personnelle. Sur cette base, juifs et musulmans cohabitaient, tant bien que mal.


La France découvre cette réalité-là quand Lyautey impose le protectorat au sultan Moulay Hafid, en mars 1912. Mohammed V veut préserver ces acquis lorsque, en 1940, Vichy exige l'application d'un statut des juifs. Analysant une situation apparemment paradoxale, Robert Assaraf détaille sa complexité: d'un côté une communauté juive, tiraillée par deux tendances contradictoires - l'identitarisme et l'intégration; et, de l'autre, le palais royal, lui-même confronté à un nationalisme marocain parfois virulent envers les juifs et, enfin, l'administration française toujours agressive. En 1940, que peut donc bien peser le sort des juifs, minorité isolée au coeur d'un pays arabe et musulman occupé par une puissance vaincue ayant donné force de loi à un antisémitisme doctrinal ? Pas grand-chose. C'est compter sans Sidi Mohammed Ben Youssef, sultan du Maroc. Il n'a que 30 ans, peu d'expérience, un pouvoir bridé, des moyens dérisoires et pourtant, à l'heure où Vichy collabore, il résiste. Pour défendre son trône ? Non. Sa patrie, sa religion, son argent ? Non. Mais alors quoi ? Les juifs, «ses» juifs.

Robert Assaraf aborde cette étape décisive de la vie du souverain en éclairant l'histoire bouleversée de la diaspora marocaine et ses rapports avec la très judéo-phile dynastie Alaouite. La tragédie sur le point de la frapper au nom de l'axe pétaino-hitlérien n'est pas seulement une heure de vérité, elle scelle un destin. Pour quelle raison Mohammed V prend-il de tels risques pour assurer une protection aussi tenace à des sujets mis, depuis toujours, au ban de la société ? Il réagit sans cesse là où on ne l'attend pas. Dès la déclaration de guerre, en septembre 1939, il refuse la neutralité et proclame son infaillible soutien à la France. Après la défaite, idem. Cette attitude tranche avec celle de la plupart des leaders du tiers-monde, complaisants, par anticolonialisme mal digéré, envers l'Allemagne nazie, notamment le grand mufti de Jérusalem, Haj Amir El Husseini, qui s'installe à Berlin à l'invitation d'Hitler. Quand Noguès lui soumet le projet de statut des juifs, le Marocain cache mal son dégoût et va s'y opposer. En douceur. Noguès, le résident général, fait pourtant preuve de zèle pour mètre en oeuvre les cosniges de Vichy.

En réalité, il était absurde d'exiger l'application d'un statut des juifs dans un pays où ceux-ci n'avaient jamais pu s'immiscer - hormis quelques exceptions limitées au Palais - ni dans la vie publique ni dans les rouages essentiels de la nation. En fait, le «statut» des juifs a toujours existé au Maroc puisque la Dhimma, cette règle ancestrale qui délimite le sort et le rôle des juifs dans la société marocaine, remonte au LXe siècle. Citoyens de seconde zone, malgré la bienveillance plus ou moins constante des sultans, comment leur retirer ce qu'ils n'ont jamais eu ? Sidi Mohammed estime qu'accepter la discrimination raciale d'une partie de son peuple, sur ordre des Français, revient, au regard de l'islam, à se discriminer soi-même, puisque l'infériorité des juifs repose, selon la loi coranique, sur des critères religieux, mais en aucun cas ethniques. Aussi est-ce sur ce terrain-là qu'il tient tête à Noguès, lui rappelant que le statut de Vichy est contradictoire avec la condition de dhimmi qui fait des juifs les sujets protégés du sultan. Bien qu'il puisse bloquer le projet en refusant d'y apposer son sceau, il ne court pas le risque de provoquer une crise majeure avec la France. Après deux mois de résistance, il signe finalement le décret royal du 31 octobre 1940 portant application au Maroc sur le statut des juifs. Il l'a renégocié ligne après ligne avec Noguès pour en atténuer la sévérité originelle. Mais, dès 1941, la pression de Vichy se fait plus lourde. Le nouveau commissaire aux affaires juives, Xavier Vallat, souhaite imposer un nouveau statut, encore plus ignoble que celui appliqué en métropole. Il le fait promulguer le 22 août 1941. Mohammed Ben Youssef, cette fois, change de stratégie. Il choisit l'obstruction systématique, ralentissant les effets avant de les rendre dérisoires, interprétant les textes, donnant consigne à son administration de contourner toutes les dispositions antijuives des autorités françaises. Vichy le rappelle à l'ordre. Rien n'y fait. On ne touchera pas aux juifs du Maroc. Lorsque les «petits blancs» antisémites et la propagande de Radio Berlin incitent les musulmans à lancer des pogroms dans les mellahs, le sultan assure, une fois encore, les juifs de sa protection.

Mohammed V n'a pas seulement sauvé son honneur et celui de son royaume. Il aura surtout limité, chez lui, les horreurs du vichysme. Une leçon de dignité pour la mémoire. Bien longtemps, l'Eglise de France est restée silencieuse sur cette période. Mohammed Ben Youssef, tout Commandeur des croyants qu'il était, n'aura pas eu, lui, à demander pardon.

Mohammed V et les Juifs du Maroc à l'époque de Vichy, de Robert Assaraf, Plon, 286 p., 130 F.




Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: A. PINTO (IP enregistré)
Date: 13 mars 2013 a 00:46

Le Sultan a l'epoqu e n'avait aucun pouvoir contre les francais. Sa soi-disant "protection"des juifs est donc illusoire. N'oubliez pas que les francais l'ont deporte a Madagascar, et l'ont remplace par un sultant fantoche.

Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 13 mars 2013 a 10:45

La seule decision que le resident Nogues respecta fut de ne pas reduire les rations alimentaires des Juifs marocains en prononcant la pa célèbre phrase dans laquelle il declara qu'il ne faisait aucune distinction entre ses sujets.Il faut preciser que la peur panique du gouvernement de Vichy etait de s'aliéner l'opinion des Arabes que les nazis courtisaient.

De plus ,quelques jours avant le pogrom programmé par la Milice qui devait preceder la venue de la Gestapo,une delegation de Juifs fut recue par le Roi pour s'informer de sa position dans cette eventualité.La reponse fut que contre les nazis il ne pouvait s'opposer .Ils apprirent que Nogues prendrait pretexte de la violence anti-juive pour procéder à un "regroupement" dans des camps qui precederait le transfert par l'Algerie,et l'extermination en Europe . Le roi evoqua la possibilité de sauver des enfants juifs en incitant des familles arabes à les adopter .
C'etait moins pour les sauver que pour obeir au devoir islamique de proselytisme.Les Juifs de la delegation se gardèrent bien d'y repondre favorablement preferant le probable genocide physique à celui des âmes de leurs enfants.
Le mythe de sauveur fut soigneusement entretenu pour des raisons qu'il est inutile de rappeler et que beaucoup de Juifs prefèrent oublier !!!

Mon pere faisait partie de cette delegation ,j'avais 11
ans.




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