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Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: laredo (IP enregistré)
Date: 15 septembre 2006 a 12:47

Photo No 3







Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: laredo (IP enregistré)
Date: 15 septembre 2006 a 12:48

Phot No 4








Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: laredo (IP enregistré)
Date: 15 septembre 2006 a 12:49

Photo No 5







Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: laredo (IP enregistré)
Date: 15 septembre 2006 a 12:50

photo No 6






Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: Sylvain (IP enregistré)
Date: 15 septembre 2006 a 20:38

Bonjour, je viens de plonger dans ce sujet et j'aimerais apporter quelques suggestions :

L'officier "espagnol" ressemble bougrement a un officier Anglais : casquette, baudrier, bottes. Je pense sans etre sur à 100 pour cent que sa presence est plus probable qu'un officier franquiste.On en voit avec le meme uniforme dans le film "Lawrence d'Arabie"

Les troupes allemandes à Casa : non, il n'y a pas eu de soldats allemands au Maroc mais une commission d'armistice Italo-Allemande. Ils étaient chargés du recensement des juifs et des possibilités de ravitaillement a partir du Maroc. Un tres vieux souvenir est le défilé, bien apres le débarquement, des prisionniers allemands et italiens en unifrormes vert de gris que les autorités francaises faisaient defiler dans toutes les rues de Casablance et ce a titre de Propragande.

le Jean-Bart : apres s'etre opposé au débarquement pour le baroud d'honneur voulu par cette ganache de Nogues, un avion americain lui lacha une bombe sur l'arriere. Le Jean-Bart coula mais le fond etant faible, il reposa sur sa quille, et toujours amarré au quai, continua à tirer qaund meme sur les navires americains.
J'ai encore en tete de formidable grondement du départ de ses canons.
Pour épargner la population civile, les américains tiraient souvent a obus pleins, sans explosif, sur la ville.
La mere d'un de mes amis, ayant trouve par terre un de ces obus de 2 pouces, l'utilisat pour casser du sucre et piler des ingredients de cuisine. Lorsqu'un de ces voisins, militaires lui dit que c'était un obus non explosé, elle tomba dans les pommes de peur retrospective ..
Drole de Dni Maareez.

Accuillis avec sympathie, les americains purent étaler leur formidable equipement, et la distribution de bonbons, rations K, chewing gum et leurs PX ajouterent encore plus à leur popularite ...

amities

Sylvain

photo du jean bart touché






Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: abdou (IP enregistré)
Date: 15 septembre 2006 a 21:41

A propos du Jean Bart et de la journée du 10 Novembre 1942, un extrait :

A partir de sa position, le Jean – Bart – reconnaissable à sa peinture de camouflage jaune dans le port envahi par les incendies – continua pourtant à tirer, et bien. Mais, dans l’après – midi du mardi 10 novembre, une première vague de bombardiers Douglas – Dauntless conduit par le capitaine de corvette Embree, décollait du porte – avion Rangers, tandis que l’amiral E. Mc – Whorter ordonnait par radio à Embree :

- Faites – moi taire ce damné bateau jaune !
Quelques instants plus tard, les bombes de mille livres glissaient du ventre des avions américains. Et Embree adressait au Ranger ce message de jubilation :
- No more Jean - Bart (Il n’y a plus de Jean – Bart) !
C’était passablement exagéré. Mais, pendant ce temps, les colonnes motorisées et l’infanterie de Patton se rapprochaient de Casablanca…
Il été 13 h, ce mercredi 11 novembre, lorsque le major général George Patton sortit sur le perron de son QG, près de la plage de Fédala, et s’avança en souriant à la rencontre du vice – amiral français Michelier, venu de Casablanca.

- Accepteriez – vous de déjeuner avec moi ? demanda l’Américain.
- Avec grand plaisir, répondit le Français.

Un moment après, l’amiral Hewitt arrivait, tandis que photographes et opérateurs de cinéma filmaient sous tous les angles le repas historique qui scellait la fin des combats entre Américains et Français…


Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: suzanne (IP enregistré)
Date: 18 septembre 2006 a 15:32

disons que nous sommes vivants par miracle alors.
etant jeune , je ne connaissais pas cette histoire de deportation des juifs marocains.




Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: lazare (IP enregistré)
Date: 19 septembre 2006 a 23:16

S'il ya des doutes au sujet de la date exacte de la deportation des juifs Marocain il n'y a pas du tout au sujet des intentions de autorites du protectorat
En effet en 1941 les etudiants juifs avaient ete chasses des universites et des Lycees.
Tous les juifs qui travaillaient dans l'administration ou dans des services affiles a elle ont ete licencies.
Ci joint la lettre de licenciement de mon pere datant de cette epoque.
Lazare

Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: lazare (IP enregistré)
Date: 25 septembre 2006 a 23:07

A tout celui qui douterait encore des veritables intentions des autorites Francaises Vichyssoises en 1941 a propos des juifs Marocains
je voudrais rappeller qu'a cette epoque les etudiants juifs des lycees et universites ont tous ete expulses,il en est de meme pour tous ceux qui travaillaient a l'administration ou dans un organisme gouvernemental comme le prouve la lettre qui a ete envoyee a mon pere Simon Ruimy en Fevrier 1941.
Lazare







Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: nesst (IP enregistré)
Date: 28 septembre 2006 a 08:16

bonjour Lazare,

j espere que tu vas bien,
oui je me souviens tres bien que ma mere me racontait que sous vichy elle n avait plus le droit d aller à l ecole ,idem pour ton pére pour son travail..
est ce que ce jacquety etait celui qui habitait juste en face de chez nous (route de casa)

amitiées

Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 28 septembre 2006 a 08:45

Jaquetty a par la suite dirigé la Coopérative de Casa située à l'Oasis,gardant vis-à-vis des juifs l'attitude méprisante héritée des mesures de Vichy.J'ai eu l'occasion de le lui faire regretter au cours de nos relations professionnelles.

Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 28 septembre 2006 a 11:49

C'est terrifiant de lire un tel temoignage !!!!!

Est-ce que les lecons ont ete apprises ???

Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 mai 2007 a 13:52

Quelques articles parus sur le site ci-dessous et que je retranscris en totalite car interessants.


[81.192.152.252]


UN PAYS EPARGNE PAR L'OCCUPATION ALLEMANDE



Durant la Seconde Guerre mondiale, le Maroc est une véritable terre d'asile pour les réfugiés de toutes origines, fuyant une Europe soumise au joug du nazisme et du fascisme. Il devient un lieu d'étapes pour ceux qui veulent s'enfuir en Amérique, dans les pays neutres ou continuer la lutte en gagnant l'Angleterre.



Pour toutes ces personnes, la vie au Maroc paraît plus douce qu'en Europe occupée. Malgré la pénurie et le rationnement, on y mange mieux qu'en France, qui doit faire face à un véritable pillage organisé par l'Allemagne. De plus, il n'y a pas de couvre-feu ni de terreur policière imposés par les Nazis. La présence allemande au Maroc, outre deux consulats à Tanger et Ceuta, se limite à des commissions militaires germano-italiennes, chargées de vérifier le respect des clauses de l'armistice de juin 1940.



Cette tâche est d'abord assurée par la seule commission italienne d'armistice, assistée par l'inspection du contrôle allemand pour l'Afrique (KIA), jusqu'au printemps 1941. Epoque à partir de laquelle l'Allemagne décide d'imposer son contrôle militaire exclusif sur le Maroc. Le général Schulteiss est le chef de cette inspection du contrôle allemand, qui se divise en deux commissions : l'une pour la marine et l'aviation, installée à Casablanca, l'autre pour l'armée de terre, siégeant à Fédala (Mohammedia).



A Casablanca, ces soldats allemands, assez discrets, vivent dans le quartier d'Anfa. S'ajoutent aussi quelques éléments de la Gestapo (police politique allemande) et des membres des services secrets nazis. Durant les premières années de la guerre, Casablanca se transforme, d'ailleurs, en véritable nid d'espions des pays belligérants !






Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 mai 2007 a 13:55

L'INTERNEMENT D'ESPAGNOLS ET D'ITALIENS



Une autre catégorie de population subit, sous Vichy, des mesures discriminatoires : les centaines de républicains espagnols réfugiés au Maroc depuis 1939, après la victoire de Franco et du fascisme en Espagne, au terme d'une terrible guerre civile. Beaucoup de ces réfugiés sont installés à Casablanca (ils représentent par exemple 15 % de la population du quartier du Mâarif). Cette communauté, dont les idéaux politiques de gauche ou d'extrême gauche sont exécrés par Vichy, est placée sous la surveillance des autorités du Protectorat. Des Espagnols sont même arrêtés et internés dans des camps, comme ceux d'Azemmour ou de Oued-Zem.



Les francs-maçons et les quelques résistants gaullistes, engagés de la première heure, sont également traqués par les autorités françaises, avec parfois le concours de la Gestapo et des services secrets allemands.



Après le débarquement américain au Maroc, en novembre 1942, le Protectorat, qui est passé dans le camp des Alliés, libère les républicains espagnols, les francs-maçons et les résistants français.



C'est au tour de la population italienne d'être suspectée... L'Italie fasciste de Mussolini étant l'alliée de l'Allemagne nazie. A Casablanca, par exemple, des Italiens sont enfermés dans un camp situé dans le Maarif : baraquements en bois avec fils de barbelés, pour ces hommes qui se font parfois traiter de fascistes... Par leurs propres voisins !

[81.192.152.252]


Re: Le 15/11/42 nous etions sur le point d'etre deportes
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 21 mai 2007 a 13:56

CASABLANCA BOMBARDEE



A l'aube du 8 novembre 1942, la population casablancaise est réveillée par le mugissement des sirènes de la ville, suivi d'une violente canonnade. La guerre, dans sa réalité la plus brutale et sa dimension la plus cruelle, arrive alors aux portes de Casablanca. L'US Navy bombarde, en effet, la marine française, en mouillage dans le port, qui a reçu l'ordre, du gouvernement de Vichy, de résister au débarquement américain au Maroc. Le pilonnage est intense, parfois des bombes ratent leur objectif et explosent dans les quartiers autour du port (dont l'ancienne médina) et même au-delà, faisant les premières victimes civiles de l'opération Torch.



Jacqueline Remer-Bardon, alors âgée de 13 ans, racontera : « La sirène retentit. Que se passe-t-il en ce dimanche 8 novembre ? Nous nous apprêtions, maman et moi, à aller à la messe au Mâarif (...) quand mon oncle arrive essoufflé : « Restez ici. La sirène sonne. Ne bougez pas ». Mon père prend son vélo et rejoint le centre de sécurité auquel il était affecté en cas de problème. Maman et moi, curieuses malgré tout, restons sur le trottoir et discutons avec les voisins. Tout à coup, un objet énorme passe au dessus de nous en sifflant. « C'est un obus ! » s'exclame un des voisins. En un instant, nous rentrons dans nos villas respectives et nous n'en bougeons plus. D'autres bruits étranges nous parviennent. Le soir même, à la radio, nous apprenons que les écoles et lycées seraient fermés le lendemain (...) »



Pendant les trois jours, que durent la bataille de Casablanca, les civils, angoissés par la tournure des évènements, se terrent en effet dans leurs foyers. La ville perd alors sa légendaire agitation et son atmosphère fiévreuse. Casablanca évite cependant le pire, puisque le bombardement massif de la ville, prévu le 11 novembre par les Américains, est finalement annulé, après l'annonce du cessez-le-feu ordonné par le Résident général. La population casablancaise compte néanmoins des dizaines de morts et de blessés.



Quelques semaines plus tard, dans la nuit du 30 au 31 décembre 1942, un autre bombardement frappe la ville. Il s'agit cette fois d'un raid aérien allemand, mené par dix huit avions en provenance de Toulouse, qui a pour objectif les infrastructures du port, où s'accumulent le carburant et le matériel américain.



Gênés par les défenses anti-aériennes américaines, les appareils lancent en fait leurs bombes à l'aveuglette, touchant des quartiers d'habitation. Ainsi quatre bombes tombent sur la nouvelle médina, faisant 110 victimes. Ce raid aérien sur Casablanca est le seul que les Allemands mèneront durant la guerre. Il est vrai que celui-ci leur coûte cher pour de piètres résultats, puisque au cours du retour ils perdent les 2/3 de leurs bombardiers, en grande partie à cause d'un manque de carburant !


[81.192.152.252]


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