LE MAROC :  DARNNA.COM
Geographie, histoire, differentes villes du Maroc.  
Aller à la page: PrécédentPremière...345678910111213Suivant
Page courante: 10 of 13
Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: tarzan (IP enregistré)
Date: 18 mai 2007 a 00:58



Merci beaucoup le voisin de P'tite Marie.

C'est très touchant de votre part d'avoir l'amabilité de nous faire savoir que P'tite Marie n'est pas dans une situation bien brillante et en même temps que son mari à reçu une déprime.

J'èspère qu'un arrangement de meilleur surviendra pour ce couple fidèle à notre forum.

Je vous transmet mes souhaîts de bon rétablissement pour tous les deux.

" T A R Z A N " ./.

Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 18 mai 2007 a 03:50

Oui moi aussi je suis touchee d'apprendre que P'tite Marie n'est toujours pas remise et que son mari n'est pas bien non plus.

Merci beaucoup cher voisin pour votre gentillesse a vous pour venir ainsi nous tenir au courant de la sante de nos chers amis et nous leur souhaitons tous un prompt retablissement et un retour a la maison au plus vite possible.

Merci encore a vous cher voisin et meilleurs pensees a nos amis

Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: mamie (IP enregistré)
Date: 18 mai 2007 a 08:49

Bonjour cher voisin de p'tite Marie,

Je suis très touchée d'apprendre que p'tite Marie est encore tombée, je comprends qu'elle doit en avoir assez d'être loin de son mari le temps doit lui paraître bien long. Et son mari qui maintenant est déprimé, j'espère qu'avec un bon traitement tout va rentrer dans l'ordre mais il est vrai qu'il à 88 ans et c'est très dur d'être séparé de son conjoint au bout de tant d'années passées ensemble. Je leur souhaite un prompt rétablissement à tous les deux et qu'ils ne soient pas trop longtemps séparés. Dites leur que je les embrasse à tous les deux.

Merci cher voisin de nous tenir au courant de leur santé c'est vraiment très gentil à vous. Amitiés.


Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: P'tite Marie (IP enregistré)
Date: 19 mai 2007 a 15:22


P'tite Marie a fini de souffir.

Elle nous a quittés, à tout jamais, la nuit dernière, dans son sommeil.

Debdoubi j'ai beaucoup de peine, je n'ai pas eu le temps de lui faire parvenir vos photos.

Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 19 mai 2007 a 15:35

Oh je suis tres touchee et tres peinee de lire cette nouvelle !!!!

Comme cela va etre penible pour son mari maintenant !

C'est extremement triste et je vous remercie cher Monsieur pour nous tenir ainsi informes.

Que son ame repose en paix ! Amen


Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: mamie (IP enregistré)
Date: 19 mai 2007 a 15:46

Je suis très touchée et très peinée d'apprendre cette nouvelle. Pour son mari cela va être très très dur.

Je vous remercie cher voisin de nous tenir au courant. Je vais prier pour elle, que son ame repose en paix.


Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: Le Debdoubi (IP enregistré)
Date: 19 mai 2007 a 22:25

Bonsoir le voisin à la defunte.

Nous sommes à Dieu et à lui nous revenons.

On ne se connait que virtuellement, et Dieu seul sait, combien je suis attristé et peiné par cette mauvaise nouvelle.
Vous dire que j'ai eu les larmes aux yeux, seul Dieu peut témoigner.
Cette mort qui nous guette, qui nous poursuit et qui nous sépare de nos proches, de nos amis, de nos voisins et des personnes qui nous aiment.

Nous ne pouvons rien contre cette fatalité: La mère de toutes les fatalités.

la vie est absurde et n'a aucun sens: Vous pouvez être Roi ou Reine, mais viendra le jour où vous n'êtes rien.
Et on continue à se vanter d'avoir épousé la bonne religon, d'appartenir à la bonne race et de faire partie de la haute classe.

Quelle absurdité!

mes sincères condoléance à sa famille, à tous ses proches et à toi cher voisin de p'tite marie.

Le tout Darnna est en deuil.

La défunte avait pour pseudo la chanson d'Edith Piaf que voici:

"Tout comme je traversais l'avenue,
Quelqu'un s'est cogné dans ma vue
Et qui m'a dit à brûle-pourpoint :
"Vous connaissiez la p'tite Marie,
Si jeune, et surtout si jolie ?
Ben, elle est morte depuis ce matin..."
"Mais comment ça ? C'est effroyable !"
"C'est pire que ça : c'est incroyable !"
"Hier encore... et aujourd'hui..."
"Eh oui, voilà... Tous est fini..."
Alors là, j'ai pensé à nous,
Aux petites histoires de rien du tout,
Aux choses qui prennent des proportions
Rien que dans notre imagination.
C'est pas grand chose, un grand amour.
Ah non, vraiment, ça ne pèse pas lourd.
Pour peu qu'on se quitte sur une dispute
Et que la fierté entre dans la lutte,
Qu'on s'en aille chacun de son côté,
R'garde un peu ce qui peut t'arriver...

Je la revois, la p'tite Marie.
Mon Dieu, comme elle était jolie.
'y a des coups vraiment malheureux.
Elle avait tout pour être heureuse.
Bien sûr, elle est pas malheureuse...
Mais lui qui reste, ça c'est affreux.
Qu'est-ce qu'il va faire de ses journées
Et de toutes ses nuits, et de ses années ?
Hier encore... et aujourd'hui...
Leur belle histoire, elle est finie.
Alors là, moi, je pense à nous,
Aux p'tites histoires de rien du tout,
Aux choses qui prennent des proportions
Rien que dans notre imagination.
Comment t'ai-je quitté ce matin ?
On a voulu faire les malins.
On s'est quittés sur une dispute
Et on a joué à cœur qui lutte,
Alors t'es parti de ton côté.
Pourvu qu'il n'te soit rien arrivé...

Mon Dieu, ayez pitié de moi.
Demandez-moi n'importe quoi,
Mais lui, surtout, laissez-le moi...

Oh, mon chéri, tu étais là...
Je parlais seule, comme tu le vois...
Mon amour, prends-moi dans tes bras.
Non... ne dis rien... C'est ça, tais-toi.
Tu te souviens d' la p'tite Marie ?
La gosse qui aimait tant la vie...
Ben, elle est morte depuis ce matin.
Oui, comme tu dis, c'est effroyable...
C'est pire que ça, c'est incroyable...
Serre-moi plus fort tout contre toi...
Chéri... Comme je suis bien dans tes bras."

Le Debdoubi.


La mort: un défi de la vie.

Par Jean Garneau , psychologue

Cet article est tiré du magazine électronique
" La lettre du psy"

A. Introduction

La mort n'est pas un sujet auquel nous pensons volontiers. La plupart du temps, nous avons tendance à faire comme si cette réalité n'existait pas ou ne nous concernait pas. Pourtant, c'est une question qui nous touche tous directement. Du fait que nous sommes vivants, nous sommes voués à mourir tôt ou tard, d'une mort définitive.

C'est un des paradoxes les plus troublants de notre existence et probablement la réalité la plus révoltante qui soit. Nous recevons une seule vie dont la durée est limitée mais inconnue et dont la fin est inéluctable, irrémédiable et définitive. C'est comme si on nous donnait un cadeau tout en nous le retirant.

Il n'est pas étonnant que les humains aient inventé une variété de moyens pour tenter d'éviter cette dure réalité. Il faut bien reconnaître que la seule alternative n'est pas très attrayante à première vue. Si nous ne fuyons pas devant ce défi, il faut accepter et intégrer la mort comme une dimension fondamentale de notre existence; y consentir d'avance pour lui faire une place dans notre façon de vivre. Ce n'est sûrement pas un projet capable de mobiliser les masses!

La mort est un des quatre défis fondamentaux de l'existence humaine. Pour certains, c'est le plus exigeant alors que pour d'autres les plus grandes difficultés sont ailleurs. Mais pour tous, il s'agit d'une question que la vie nous présente et à laquelle il nous faut trouver des réponses qui auront un effet important sur l'ensemble de notre existence. (Voir le chapitre 7: "Les implications existentielles" dans "L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne" à propos de ces quatre défis.)

B. L'évitement

Dans la mesure du possible, la plupart d'entre nous évitons de penser à la mort. Mais il nous arrive tous, de temps en temps, de nous faire rattraper par cette question. Les événements de notre vie se chargent de nous la rappeler. La mort imprévue d'un être cher, un accident sérieux, une maladie grave ou une tragédie dans notre environnement viennent nous rappeler que nous pouvons mourir à tout moment, que notre vie pourrait être radicalement écourtée ou soudainement changée de façon drastique.

Lorsque ces accidents de parcours nous forcent à considérer notre mort comme une réalité importante, il se produit un phénomène remarquable: nous devenons plus intensément vivants et plus sensibles à ce qui est le plus important dans notre vie.

Nos priorités changent alors pour donner plus d'importance à ce qui nous semble essentiel. Nous jetons un regard plus critique sur les "urgences" auxquelles nous consacrons notre temps. Et nous décidons de nous occuper davantage de ce qui nous importe le plus: notre famille, les satisfactions importantes pour notre bonheur, nos valeurs prédominantes, le plaisir que nous prenons à vivre, etc. Puis le tourbillon de la vie reprend éventuellement le dessus et nous invite à oublier ces épreuves. Nous recommençons alors à redonner la première place à des urgences superficielles.

Il s'agit d'un étrange paradoxe. Lorsque nous parvenons à oublier que notre vie est limitée dans le temps, nous devenons moins vivants, alors que nous le devenons davantage lorsque nous sommes conscients de la mort qui nous attend.

1) Pourquoi cet évitement ?

En tant qu'être vivant, chacun de nous cherche à maximiser sa vie dans la mesure du possible. Il recherche un épanouissement aussi complet qu'il le peut et se mobilise pour protéger sa vie lorsqu'elle est menacée. C'est la tendance actualisante qui nous oriente dans cette direction (voir "Une théorie du vivant" pour une explication plus élaborée.)

Or, nous apprenons un jour que notre vie est un bien périssable qui porte les germes de sa propre destruction. Certaines de ses caractéristiques en sont en effet l'antithèse: nous avons une seule vie qui prend nécessairement fin par une mort imprévisible et inéluctable.

Autrement dit: il faut inclure dans la définition de la vie les éléments suivants: sa durée est limitée; le moment de sa fin n'est pas défini à l'avance; la mort est définitive; chaque être vivant n'a qu'une seule vie.

Nous n'avons pas vraiment le choix: la mort est nécessairement la dernière partie de notre vie. Mais il est difficile d'accepter cette réalité; notre mission comme être vivant est de vivre le plus complètement possible et non pas d'arrêter de vivre!

C'est pour cela que nous parlons ici d'un défi existentiel. Il s'agit d‘un paradoxe que nous devons accepter et auquel nous devons parvenir à donner un sens satisfaisant. (Il y en a d'autres, tout aussi difficiles, qui sont décrits au chapitre 7 de "L'auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne".)

Mais comme devant les autres défis de ce genre, nous avons aussi l'option du déni. Nous pouvons refuser la réalité, faire comme si elle n'existait pas, créer des idées qui nous aideront à fermer les yeux sur cette vérité qui nous semble inacceptable.

2) Un défi plus ou moins évité

La vie nous présente ce défi de la mort et chacun d'entre nous doit trouver sa propre façon d'y faire face. Les variantes sont forcément nombreuses, mais il est intéressant de les situer selon le degré d'évitement qu'elles comportent. En effet, cette dimension est importante car elle détermine dans quelle mesure nous sommes menacés par cette réalité et combien nous irons loin dans nos tentatives pour éviter d'y faire face.

Au minimum, la mort est une réalité à laquelle nous n'aimons pas faire face. Elle fait partie de notre vie, nous acceptons les moments où elle se présente à nous, mais nous n'y revenons pas lorsque les événements ne nous y forcent pas. C'est, en gros, l'attitude des personnes pour qui la mort n'est pas vraiment un problème.

Au maximum, nous traitons la mort comme une futilité, comme si elle n'avait pas vraiment d'importance ou comme si elle n'était pas réelle. Nous pouvons nier une ou l'autre de ses caractéristiques pour y parvenir.

Par exemple, la mort perd de sa gravité si notre vie est uniquement souffrante. Elle peut même devenir un soulagement ou une libération. Elle perd aussi beaucoup d'importance si nous croyons ressusciter ailleurs dans de meilleures conditions. Elle est alors un passage nécessaire vers une vie meilleure, un peu de la même façon qu'une intervention chirurgicale qui nous guérirait vraiment d'une maladie.
Entre ces deux pôles, on trouve une panoplie d'évitements plus ou moins massifs. La forme qu'ils prennent est secondaire. Ce qui est vraiment important, c'est le rôle qu'ils jouent dans l'équilibre intérieur de la personne.

Les évitements les plus sérieux deviennent des dénis existentiels qui sont nécessaires au maintien de l'équilibre psychique. Tout ce qui les contredit est alors une menace qui provoque une angoisse intense et mobilise toutes les défenses de la personne.

Lorsqu'il s'agit d'un déni de ce genre, c'est toute la personnalité de l'individu qui s'appuie sur ce déni et s'est organisée en fonction de celui-ci. C'est pour cette raison que la menace est aussi intense, que l'angoisse est aussi envahissante et que les défenses sont aussi vigoureuses. Et comme tout repose sur le refus d'une réalité inévitable, la personne souffre évidemment d'une insécurité qui atteint toutes les dimensions de son existence. Elle sait confusément que sa sécurité dépend d'une illusion et d'un évitement de la réalité.

3) Les principales formes de déni

Il n'est pas facile de nier une réalité aussi grossièrement évidente que la mort. Mais l'esprit humain est capable de prouesses étonnantes lorsqu'il s'agit de justifier ses déficiences. Les formes du déni de la mort illustrent bien cette créativité défensive. Il serait impossible de les énumérer toutes car elles sont des adaptations individuelles, mais voici les composantes qu'on rencontre le plus fréquemment.

a) Ce n'est pas vrai

On peut nier la mort en prétendant qu'elle n'est pas réelle, qu'il ne s'agit que d'une illusion. À première vue, il semble s'agir d'une solution difficilement utilisable; la mort d'un être cher nous semble bien réelle! Pourtant, c'est une des formes les plus répandues du déni de la mort, une de celles qu'on rencontre le plus souvent jusque dans les salons funéraires et les services religieux, l'endroit où on est nécessairement confronté à une mort bien réelle.

C'est évidemment la version religieuse qui est la forme la plus populaire de ce déni. Il suffit de décider qu'une vie éternelle ou un paradis nous attend juste après notre mort pour donner à cette dernière un caractère irréel. Ce n'est plus la fin d'une vie mais le début d'une vie meilleure. Et cette croyance peut être assez puissante pour nous consoler de la perte de la personne aimée dont le corps est juste devant nous.

Mais il y a des situations où la mort semble tout aussi irréelle sans qu'une idéologie religieuse ne promette une nouvelle vie instantanée. Dans ces cas, l'idée de la mort est trop abstraite pour avoir un impact. Un peu comme le serait la mort d'un personnage de film ou la perte d'une des trois ou cinq vies dont on dispose dans un jeu vidéo.

C'est apparemment ce qui se passe parfois lors de tueries un peu gratuites, particulièrement par des jeunes. Ce n'est qu'après coup que leur apparaît clairement le fait que la personne est vraiment morte et qu'il ne suffira pas d'insérer une nouvelle pièce pour qu'elle se relève et que tout revienne à la normale. On a même développé des méthodes efficaces de réhabilitation en s'appuyant sur un contact réel entre le délinquant et sa victime.

Une autre variante populaire est celle où on cherche à se survivre. Sans nier directement la mort elle-même, on veut alors continuer d'agir après sa mort. C'est la fin de l'activité, de l'influence et du contrôle qui est niée, plus que la mort physique.

Dans certains cas, la personne cherche à exercer son contrôle sur ses proches en associant des contraintes à un héritage. Dans d'autres, elle veut plutôt poursuivre une oeuvre qui lui tient à coeur en agissant après sa mort par l'entremise d'une entité comme une fondation. Parfois, il s'agit d'exercer une influence sociale à travers des publications qui restent disponibles après la mort. Mais dans tous ces cas, la constante reste la même: on veut continuer d'agir sur les autres après sa mort, on refuse de disparaître.

b) Ce n'est pas définitif

Il s'agit d'une variante proche de la précédente. Au lieu de croire que la vraie vie nous attend dès notre mort, nous considérons que nous avons plusieurs vies à vivre. Un délai est habituellement prévu d'une vie à la suivante; un changement important dans notre situation est également inclus, en fonction de notre mérite la plupart du temps.

Mais il y a d'autres variantes populaires qui s'appuient sur l'idée de survivre à soi-même. Avoir des enfants peut facilement servir à se donner l'illusion de survivre à travers eux. Créer une entreprise peut également avoir cette fonction psychique. (Mais ce n'est évidemment pas toujours le cas. On peut avoir des enfants ou créer des entreprises pour toutes sortes d'autres raisons, saines ou malsaines. Ce qui compte, pour déterminer s'il s'agit vraiment d'un déni, c'est le but, au moins en partie conscient, de "se survivre".)

Ces formes de déni sont particulièrement attirantes pour les personnes qui ont le sentiment de ne pas avoir complété ce qu'elles voulaient réaliser. Plutôt que de faire face à un sentiment d'échec ou d'accepter ses limites, il est tentant de chercher à se réaliser à travers ses descendants ou ses successeurs.

Une autre forme de déni peut se mettre au service de besoins psychiques inassouvis: garder le contact avec les personnes disparues. En cherchant à communiquer avec des personnes décédées, on neutralise la mort de deux façons à la fois. Non seulement on attribue une vie quelconque au disparu afin qu'il puisse nous répondre ou nous interpeller, mais en plus on transcende la frontière entre les vivants et l'au-delà par une communication directe.

Qu'on fasse l'effort de réaliser une telle communication ou qu'on estime y être parvenu, la situation est la même du point de vue du déni de la mort. On refuse d'admettre que la personne est réellement morte et que nous ne réussirons pas ce que nous n'avons pas encore réussi à faire avec elle. Plutôt que de renoncer à la satisfaction du besoin, on choisit l'illusion du "contact avec les esprits". C'est un signe clair de l'importance de l'enjeu, de la gravité du manque qu'on cherche à combler. Et on trouve facilement des opportunistes qui en profitent pour s'enrichir en nourrissant l'illusion.

c) Ce n'est pas grave

Une autre façon de reculer devant le défi paradoxal que la mort nous présente, c'est de chercher à en diminuer l'importance. La façon la plus simple d'y parvenir est de nier la valeur de la vie elle-même. Mais ce n'est pas une tâche facile! C'est peut-être pour cela que cette méthode est adoptée surtout par les personnes qui ne lésinent pas devant la souffrance.

Essentiellement, les variantes de cette méthode reposent sur la tentative de rendre la vie désagréable ou souffrante. Et comme la recherche de satisfaction est plus exigeante que son évitement, le succès est presque assuré pourvu que la motivation soit suffisante.

Par exemple, on peut choisir de se donner une vie de sacrifices dans l'espoir de mériter plus tard un dédommagement proportionnel. Cette option peut facilement apparaître comme avantageuse à celui dont les conditions de vie ne laissent pas attendre beaucoup de satisfaction; il renonce à peu en échange d'avantages substantiels. Elle peut aussi être attirante pour la personne qui n'a pas confiance en ses moyens. Quand on a une faible estime de soi, il apparaît moins difficile de réussir son sacrifice que de prendre sa satisfaction en mains.

La vie de sacrifice pour mériter "la vie éternelle", le sacrifice généralisé d'une mère en faveur de sa famille, le travail acharné dans des conditions affreuses que le militant s'inflige pour le bien commun sont des exemples fréquents de cette forme de déni. Pour toutes ces personnes, il est clair que les souffrances actuelles sont le prix à payer pour obtenir éventuellement des gratifications nettement plus importantes.

Mais comme tous les dénis, cette méthode est vouée à l'échec: la vie éternellement heureuse, la reconnaissance infinie ou la gloire ne nous attendent jamais vraiment au bout de ce chemin. C'est plutôt l'angoisse, l'amertume et la révolte qu'on y rencontre, car la magie attendue est une illusion dont on découvre trop tard les effets irréparables.

d) Ce n'est pas incontrôlable

D'autres formes de déni s'attaquent directement au fait que la mort ne peut être prévue ou contrôlée. Plutôt que de vivre avec la conscience du fait que nous pouvons mourir à tout moment sans l'avoir prévu à l'avance, nous tentons par diverses astuces de gagner une certaine maîtrise sur ce moment.

Je ne parle pas ici de la personne qui fait tout ce qu'elle peut pour vaincre une maladie mortelle et faire mentir les statistiques médicales. Cette personne ne fait que son devoir fondamental d'être vivant: chercher à protéger et maximiser sa vie autant qu'elle le peut dans les conditions où elle se trouve.

Il s'agit plutôt de la personne qui défie la mort, celle qui prend des risques extrêmes dans le seul but d'en sortir vivante. Souvent, ce n'est que dans la montée d'adrénaline que cette personne se sent "vraiment vivante". Elle confond la peur de mourir avec une vie intense et devient plus ou moins "accrochée" à cette drogue naturelle qui vient de l'intérieur.

Mais cette description laisse une large place à l'interprétation. Qu'est-ce qu'on peut considérer comme un risque extrême ou excessif? Comment distinguer la recherche de maîtrise qu'on retrouve dans les sports extrêmes de la prise de risques inconsidérés. Le pilote de formule 1 n'est pas nécessairement un casse-cou, même s'il exerce une occupation dont les risques sont élevés. Le saut en Bungee, par contre, peut être vécu comme un défi à la mort même si les risques réels sont minimes. Ce sont les motifs de la personne qui seuls permettent de faire les distinctions appropriées et il est toujours difficile d'en juger de l'extérieur.

Il faut aussi inclure dans ce groupe la méthode inverse: celle qui vise à protéger sa vie à tout prix comme s'il s'agissait d'un objet d'une très grande fragilité. On pourrait comparer cette attitude à une forme de surprotection de soi-même. L'exemple classique serait l'hypocondriaque qui est constamment à l'affût d'une maladie mortelle. Mais on peut aussi penser à la personne qui fait de la prévention de tous les risques une priorité absolue.

Cette approche préventive est elle aussi vouée à l'échec. Elle peut tout au plus réussir à prolonger un peu la vie, mais à quel prix! Vivre dans la peur perpétuelle, toujours à l'affût d'une nouvelle menace, toujours prêt à se retenir pour éviter les excès ou les abus n'est sûrement pas un sort enviable. Vivre moins intensément et moins librement pour durer plus longtemps est probablement toujours un marché de dupe. Non seulement on se condamne à une angoisse perpétuelle mais en plus on s'assure d'éprouver le regret de ne pas avoir assez vécu lorsque vient la fin.

Et il y a aussi la méthode la plus radicale pour nier le caractère imprévisible de la mort. Plutôt que d'être à la merci des événements, on peut choisir le moment de sa mort en la provoquant soi-même. Mais il est rare, et pour cause, que le suicide soit utilisé comme déni de la mort. La plupart du temps, il a d'autres but tout aussi importants qui s'expliquent par l'évitement d'autres défis existentiels.

Les formes les plus fréquentes de suicide dont le but essentiel est de nier la mort sont celles qui impliquent une destruction progressive qui découle d'un abus répété. Les décès accidentels par surdose de drogue peuvent faire partie de cette catégorie. C'est le cas aussi de ceux qui découlent d'un important abus d'alcool combiné à des risques pris volontairement. Dans les deux cas, l'effort de destruction est visible pour tous, y compris la victime, et la partie accidentelle est secondaire.

C. En guise de transition

Toutes les méthodes évoquées jusqu'ici ont un but commun: éviter de faire face à la réalité de la mort et à ses effets sur nous. Elles ne peuvent évidemment nous empêcher d'être mortels. Tout ce qu'elles sont capables de réussir, c'est de nous laisser oublier temporairement cette réalité et de nous permettre d'éviter d'en ressentir les effets sur notre vision de nous-même et de notre vie. C'est le but qu'elles visent directement et c'est le seul qu'elles atteignent efficacement.

Mais le déni de la mort a des effets pernicieux qui dépassent largement les buts visés. Il affecte profondément la qualité de notre vie et de nos relations avec les autres. Notre capacité de vivre pleinement est le véritable enjeu du défi de la mort. C'est ce que j'expliquerai dans la prochaine section de cet article où il sera question des conséquences du déni de la mort, des façons dont on peut relever ce défi avec succès et des résultats obtenus par ceux qui y parviennent.

En attendant, j'invite les lecteurs intéressés à me transmettre leurs commentaires, leurs objections, leurs réflexions et leurs questions à l'adresse ci-dessous. Ils pourront ainsi influencer la suite et s'assurer qu'elle réponde le mieux possible à leurs besoins et préoccupations.


Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 19 mai 2007 a 22:37

Merci cher ami Le Debdoubi pour exprimer si bien ce que nous ressentons a l'annonce de cette triste nouvelle.

Je ne connaissais pas la liaison faite a Edith Piaf du pseudo P'tite Marie mais je le trouvais tres attendrissant.

P'tite Marie n'est plus et nous sommes tres tristes aujourd'hui.

Re: Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: tarzan (IP enregistré)
Date: 21 mai 2007 a 01:15

Bonsoir le voisin de P'tite Marie,

C'est avec stupécfaction que j'apprend cette désagréable nouvelle du dècès de notre Doyenne Darnneuse P'tite Marie.

Je vous présente mes condoléances les plus émues,et je vous demande de transmèttre mes condoléances à son mari et à mamie .

Tous les membres de DARNNA sont en deuil.

Merci Le Debdoubi,de faire penser que la Mort éxiste à tout moment,mais que la plupart de certains vivants n'y pensent pas du tout.

Ils pensent que c'est pour les autres et que cela ne les concernent pas du tout.

" T A R Z A N " ./.

Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 31 juillet 2007 a 22:32

Très touchant témoignage d’Anna Rivière. Il nous conduit sur les rives du Bou-Regreg, au Maroc, un fleuve dont l’estuaire sépare Rabat de Salé.

Trente-cinq ans après avoir quitté le pays après son accession à l’indépendance, Nina, la petite juive du mellah de Salé revient sur les lieux de son enfance à la recherche du moindre indice d’un monde aujourd’hui disparu, celui où les Juifs vivaient en harmonie avec leurs voisins et amis musulmans et chrétiens.

Le récit, très vivant, de ce retour en somme touristique, est entrecoupé de flash-backs mémoriels en italique qui permettent constamment de faire le lien entre le passé et le présent.
Il était une fois une modeste famille juive marocaine, Agar, le père, son épouse, Alia et leurs trois enfants : Nina, Simon, et Emma.

La vie, certes difficile au quotidien, s’écoulait néanmoins paisiblement avec ses bonheurs et ses peines.
Agar, bien que très croyant, fraye peu avec la communauté juive. Il s’occupe d’import-export. Alia est couturière.

La communauté vit, comme partout ailleurs dans le monde, au rythme du cycle des fêtes juives, avec, bien sûr, les particularités locales et la cuisine spécifique qui s’y rattache : les soupes de fèves, le maïs bouilli, les méchouis et les rôtis d’alose, les oranges amères ou les gâteaux au miel et les muffletas qui sont des sortes de crêpes ou encore la @#$%& du shabbat. Sans oublier l’alcool de figues local, la mahya et le thé à la menthe.

Rabat-Salé, c’est aussi les trois synagogues et le cimetière, le mausolée de Rabbi Raphaël Encaoua, le hammam, l’école de l’Alliance Juive (on ne disait pas l’Alliance Israélite) et ses belles colonies de vacances à Tioumliline dans le Moyen Atlas, les koutchis, calèches à chevaux, les barques qui traversent le Regreg, l’élevage de vers à soie et les mûres sucrées qu’on suce avec délectation. Rabat-Salé, c’est la plage, lieu de rendez-vous obligé du dimanche des Salétins, entendez les Slaouis, bref les habitants de Salé, avec ses guinguettes et ses restaurants, ses dancings et ses marchands de frites et de glaces. Maman, qu’elle était belle la vie ! Pour une piécette, on pouvait se régaler d’un cornet de sauterelles grillées. Oui, vous avez bien lu : des criquets bien tendres que les rabbins avaient décrétés cachers puisqu’ils ne se nourrissent que de céréales.

La mort prématurée du père et le remariage, avec un « Français », entendez un catholique lyonnais, rugbyman et typographe de presse, vont bouleverser la vie de Nina qui devra, malgré ses réelles capacités et sa belle réussite au certificat d’études et au concours d’entrée en cinquième (il n’y avait pas d’entrée en sixième comme ailleurs !), abandonner ses études pour entrer, très jeune, dans la vie professionnelle.

La tragédie du départ et de l’exode est à peine évoquée en quelques lignes, au tout début du livre : « Depuis quelque temps, la situation s’est aggravée. Des vitrines de commerçants ont été brisées. Dans un taxi, un chauffeur véhément, s’en est pris à la mère de Nina, s’exclamant : « Bientôt, fini d’être à votre service ; nous serons les maîtres chez nous ! » ». En quelques lignes, tout est dit, sobrement, mais de manière explicite si on y ajoute la réaction de la mère de Nina qui ne se fait pas attendre : « Il est temps, je crois, de faire nos valises ! Notre présence ici n’est plus désirée. Nous devons partir ! »

Que reste-il de tout cela ?, comme dit la chanson. La pollution déferle sur le Bou-Regreg. Un barrage construit en amont a réduit son débit jadis impétueux. Aujourd’hui, un projet pharaonique est engagé et des promoteurs immobiliers envisagent de créer un port de plaisance, un complexe hôtelier, un centre culturel et un tramway. « Le côté pittoresque du Bou-Regreg est-il condamné ? » se demande l’auteur. « Regreg » qui signifie « gravier » sonne désormais comme « Regret ».


Un témoignage sympathique qui vient à point.
Merveilleux souvenir sur Sale et les slaouis.
Un livre a lire...

Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: Le Debdoubi (IP enregistré)
Date: 02 août 2007 a 01:44

Bonsoir mon ami gerard.

"Bou-Regreg" chroniques d'une enfance au Maroc 1942-1956.

Ce livre, c'est Anna Rivière en personne qui me l'a envoyé par courrier le 27/06/2007 gratuitement de sa part, et au moment même où j'ecris ces lignes, il est devant moi.
Anna Rivière est une amie que je respecte beaucoup.
Si tu as le livre devant toi, à la page 157 ligne 13, réservée aux remerciements, tu trouveras mon pseudo "debdoubi".
Le livre que j'ai entre les mains fait partie du 1er lot des 200 exemplaires édités chez "Edtions du losange, 17 Boulevard de la Madeleine 06000 Nice".

Quoi dire? ou que dire?

Les textes mis en italique qui parlent du passé dans le présent est une façon très habile et intélligente que Anne a réussi à introduire dans son récit.
Le lecteur le plus averti se penchera beaucoup plus sur ces textes mis en relief.

Pour éviter de faire de la Pub au livre, je me contenterais de dire qu'il fera parler de lui et qu'il sera un best-seller.
Anne arrivera au Maroc vers la fin du mois d'Août et je serai très content de l'accueillir chez moi dans ma famille.

Le Debdoubi.




Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 02 août 2007 a 04:39

Le Debdoubi,

Je n'ai pas encore lu le livre d' Anna Rivière, et je l'acheterai des que je le trouverais ici en librairie.
Et au contraire il faut faire de la pub au livre qui interessera beaucoup de Darnneurs, et moi en particulier car bien qu'etant originaire de Casa, il y a 2 villes que j'affectionne particulierement ce sont Sale et Mazagan ou sont nes mes parents.
Les nombreuses visites effectuees dans mon enfance sont encore bien vivantes dans mon esprit.

Tu es bien chanceux, il doit etre bien agreable de recevoir un ecrivain chez soi. Peut etre cela lui donnera l'inspiration pour un roman futur.

Amities/Gerard

Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: Le Debdoubi (IP enregistré)
Date: 03 août 2007 a 00:51

Bonsoir gerard.

« Bou-Regreg » est un livre de 200 pages au format 14 x 21 cm.

Son prix de vente est de :

16 € (port inclus) pour la France métropolitaine,
19 € (port inclus) dans les pays de l’union européenne,
21 € (port inclus) pour le reste du monde.

Si tu veux le commander en France, je te donne le formulaire du bon de commande. Au Canada, je ne pense pas que tu puisses le trouver pour le moment.

Avec la permission de gerard, darlett et mon amie Anna Rivière que je salue au passage, je me permets de parler de "Bou-Regreg".



Dédicace du livre qu'elle m'a envoyé.




Avant-propos D'Anna Rivère:

"Autour de nous, le manque de tolérance, l'absence de sourire et le vide de sérénité m'ont conduite à l'écriture de ce livre. Nous ne savons plus être heureux ! Je pensais, comme souvent, à ma ville de Salé où les différentes communautés se côtoyaient en harmonie.

Je revoyais la fameuse passerelle suspendue au-dessus du Bou-Regreg qui permettait de rejoindre sur l'autre rive, Rabat plus moderne, plus européanisée... .

A mi-rédaction de ce témoignage, j'apprends qu'un projet pharaonique va réaménager les rives du fleuve.

Je souhaite que ce livre arrive à point pour conserver simplement les images si chères à Nina et à ceux qui ont connu les lieux à l'époque du récit..."

Un petit extrait de la page 43 : Texte mis en italique.

"Cet homme est très beau et séduisant; il le sait. Il s'est rendu compte qu'il n'est pas indifférent aux yeux des femmes.
La mère d'Alia qui se prenomme Hannah, est très amoureuse de son mari.
Elle craint qu'il ne la quitte pour une autre femme. C'est ce qui un jour arriva. Un soir, après la fermeture de son petit magasin, il n'est pas rentré à la maison.
Il a pris le chemin de la ville de Rabat. Il a traversé le fleuve sur une embarcation; un moyen qu'utilisent la plupart des gens pour rejoindre cette ville. Il va retrouver sa nouvelle conquête. Cette femme a deux filles. Elle vit sur les hauteurs du mellah, dans une maison avec une immense terrasse."

Merci Anna.

Le Debdoubi.

Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 août 2007 a 01:36

Formidable Le Debdoubi ! Je comprends maintenant ta passion pour Rabat-Sale et les multitudes recherches que tu as effectuees recemment a ce sujet.
Il me semble que c'est un livre qu'il serait bon de lire et nous allons certainement nous le procurer.
Ce serait bien d'avoir le bon de commande dont tu parles afin d'essayer de nous le faire parvenir a Montreal avant notre depart prochain de cette ville.

Un grand merci a Anna Riviere et a toi pour nous le faire connaitre. Il faudrait l'ajouter en titre sur la rubrique de culture "Rond Point culturel" afin d'etre visible au maximum.

Mes amities
Darlett

Bouregreg ou la transformation de Rabat - Sale
Posté par: Le Debdoubi (IP enregistré)
Date: 04 août 2007 a 01:20

Bonsoir darlett.

Si tu l'achètes, tu ne vas pas être déçue.

C'est une véritable histoire passionnante d'une Dame juive Marocaine.

Je suis entrain de le relire, tellement il m'a saisi.


Tu peux télécharger le bon de commande à partir du lien suivant:
C'est un document Word.

[jj.cristofari.free.fr]

Encore un petit extrait: page 38. avec la permission de mon amie Anna.

"Alia est bientôt au terme de sa grossesse. Elle est rentrée très vite à Salé, pour accoucher. Là, elle connaît tout le monde; elle peut être aidée. Les enfants doivent reprendre leur scolarité. Elle a retrouvé son père qui vit avec eux. Il est grand et solide; une stature imposante et des yeux bleus, immenses.
Il est toujours inquiet de l'absence du frère de Nina qui fugue des journées entières avec des camarades.
Alia, elle, ne se fait pas trop de soucis à ce sujet.
- Tu sais, quand il aura faim, il rentrera!"

Merci Anna.


Le Debdoubi.

Aller à la page: PrécédentPremière...345678910111213Suivant
Page courante: 10 of 13


Désolé, seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster sur ce forum.
Veuillez cliquer sur S'identifier pour vous enregistrer

   Rechercher sur
 

  Web    
Darnna

© 2008 Darnna.com - All rights reserved.

'