LE MAROC :  DARNNA.COM
Geographie, histoire, differentes villes du Maroc.  
une petite histoire a connaitre
Posté par: albert bohbot (IP enregistré)
Date: 05 octobre 2005 a 14:32








Posté le: 22 Juin 2005 22:31 Sujet du message: [] l’émigration des juifs marocains vers la «Terre Promise»

-------------------------------------------------------------------

Mohamed SIHADDOU - Un sujet qui reste encore très ambigu dans l’histoire contemporaine marocaine est l’organisation de l’émigration des juifs marocains vers la « Terre Promise » depuis les côtes rifaines (Al-Hoceima, Le Rif).


Cette émigration n’a pas concerné que les juifs de Fès, de Meknès, de Marrakech, de Rabat, ou de Casablanca mais aussi des juifs qui n’ont jamais vécu ailleurs que dans les villages berbères et ne parlaient d’ailleurs que la langue Tamazight. Des populations entières, dont souvent les origines remontent à des millénaires, comme c’est le cas pour les juifs du Haut-Atlas et particulièrement de la région de Tafilalet, ont été empressées de quitter leur terre natale.

Cette émigration était organisée par les puissances occidentales avec la complicité des autorités marocaines de l’époque à l’insu des populations rifaines. Les départs des juifs marocains clandestins étaient massifs et organisés avec une grande discrétion, de préférence le soir vers les côtes européennes pour ne pas attirer l’attention des rifains juste sortis des évènements de 1958.

Pourquoi cette émigration clandestine massive et échelonnée sur plusieurs années reste encore aujourd’hui très ambiguë ?
Comment expliquer ces départ massifs de juifs marocains du pays où ils avaient pourtant des racines très anciennes, au point qu'il n'en reste aujourd'hui que quelques 3000 personnes au Maroc?
L’explication détaillée se trouve sans doute dans les archives de l’Agence Juive Internationale, l'Alliance Israélite et le Mouvement Sioniste aux ramifications mondiales. Mais pour comprendre le phénomène migratoire des juifs marocains, il faut puiser un peu dans la chronologie des événements qui ont secoué le Monde à partir de la Deuxième Guerre Mondiale et le Maroc pendant la période du protectorat, mais surtout les incertitudes politiques qui ont marqué le pays après son indépendance, et plus précisément les soulèvements populaires.
En 1948, sous le protectorat, le Maroc devait compter entre 220 et 230 000 juifs, représentant le nombre le plus important dans ce pays d’Afrique du Nord. Ce nombre sera divisé par quatre pour enregistrer 60 000 juifs seulement vers 1965; cette énorme baisse démographique des juifs marocains sur une courte durée s’explique par de nombreux départs vers Israël, mais aussi vers l’Amérique du Nord et l’Europe. «Sur les 164 000 Juifs que comptait le Maroc en 1960, plus de la moitié, soit 102 157, avaient émigré entre 1961 et 1964 pour Israël ou pour l'Europe et l'Amérique lors du plus grand exode connu par les Juifs marocains au cours de leur histoire millénaire», écrit Robert Assaraf dans son livre «Une certaine histoire des Juifs du Maroc 1860-1999». publié récemment.

Le sionisme international s’est développé dans le monde occidental de plus en plus dès 1924. Une conférence du Congrès Juif Mondial s’est tenue à Casablanca en 1930, et quelques années plus tard une émigration juive essentiellement des réfugiés fuyant l'Europe nazie sera organisée depuis l’Europe vers le Maroc. Après l'armistice de 1940, le régime de Vichy instaure les lois d'exception avec « numerus clausus » des juifs dans la fonction publique et d'autres secteurs de la vie politique et économique. Devant cette nouvelle situation, l’action de l’Agence Juive Internationale et l'Alliance Israélite poussera les juifs à émigrer vers l'Amérique du Nord et du Sud.
En novembre 1942, les américains débarquent au Maroc et sont accueillis avec joie par la population juive installée au Maroc et les lois de Vichy sur le statut des juifs seront abrogées quelques mois après. En 1948, l'Etat d'Israël est proclamé et des contestations vigoureuses éclatent au Maroc comme dans tous les pays arabes et qui feront bien évidemment des victimes juives. Ces émeutes provoquent le début de l'émigration vers la Palestine mais elle reste très limitée.
Le protectorat va permettre à cette communauté juive marocaine de prendre une importance considérable dans la vie politique et économique du pays. Elle disposait de plusieurs institutions sociales et économiques et de centres d’influence politique. La communauté juive installée au Maroc constituait à elle seule l’essentiel de la bourgeoisie marocaine de l’époque. Le sultan Mohammed V soutenait vigoureusement la communauté juive marocaine et les considérait comme des citoyens à part entière mais leur interdisait de devenir Israéliens. Cependant en 1953 le sultan est déposé par les autorités coloniales françaises. En 1954, sous l’influence des discours enflammés du Raïs égyptien Gamal Abdel Nasser, de la montée en puissance du panarabisme au Maroc relayé par les nationalistes marocains comme le parti Istiqlal, des émeutes ont éclaté à nouveau dans diverses villes et régions marocaines et des hostilités envers les juifs marocains ont été constatées partout au Maroc. Ces évènements vont favoriser une nouvelle émigration, souvent dans la clandestinité, vers la Palestine, la France, le Canada et les Etats Unis.

Mohammed V revient au Maroc et l'indépendance est proclamée en 1956. Les juifs vont occuper alors des postes clefs et importants dans le Gouvernement et l'administration marocaine malgré le statut de la dhimma (protection religieuse du Makhzen), qui interdisait aux juifs d’occuper des postes dans la fonction publique. Après 1958, le Gouvernement de Balafrej a adhéré à la ligue arabe et la langue Arabe est devenue la langue officielle ou nationale du pays. Le Gouvernement marocain a interdit aux juifs de continuer d’avoir toute relation avec Israël s’ils veulent continuer à être considérer comme des marocains. Les juifs ont été mis dans une situation délicate et surtout très embarrassante vis-à-vis d’Israël. La crainte des juifs de l’assimilation suite à l’intégration de la ligue arabe et les soupçons sur leur patriotisme, en plus de l’interdiction de visiter Israël ont provoqué un mouvement d’émigration clandestine initié et organisé dans la hâte par les différentes organisations israéliennes.
Les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale et le nouveau contexte géopolitique international, marqué par la création de l’Etat d’Israël ont bouleversé les structures traditionnelles des diasporas juives dispersées à travers le monde. Désormais, on assiste à l’implantation en Afrique du Nord et surtout au Maroc des organisations juives sionistes qui considéraient le Maroc comme le principal réservoir pour peupler Israël.
Dès le début des années 60, les autorités marocaines et les services secrets israéliens ont tissé des liens très étroits. Sous l’impulsion des stratèges occidentaux qui s’inquiétaient sur le plan des équilibres démographiques vis-à-vis des populations arabes de la Palestine, le jeune Etat hébreu conscient de son avenir sur le plan démographique s’est empressé de conclure un accord avec les autorités marocaines. Il a dépêché des membres de l’Agence Juive et certainement des éléments du Mossad au Maroc pour négocier l’émigration des juifs marocains. Cet accord a été négocié par un collaborateur de Général Oufkir; en échange, les puissances occidentales offriraient leurs soutien contre le panarabisme et les idéologies progressistes très ferventes à l’époque et hostiles aux régimes monarchiques des pays arabes.
Le choix de l’organisation de cette émigration massive et clandestine s’est fait sur les côtes rifaines et ceci pour plusieurs raisons: d’abord la situation géographique exceptionnelle de la région avec son relief difficile et ses multiples criques à l’abri des regards, ensuite la réputation de la région à l’époque comme zone de tout genre de trafic et de contrebande entre les deux rives de la méditerranée et l’Algérie, enfin la région était bien quadrillée par l’armée marocaine après les évènements de 1958 .
Le mercredi 11 janvier 1961, un bateau appelé Egoz, ancienne vedette de l’armée britannique reconvertie en bateau de contrebande, qui était sur le point de faire pour la treizième fois la traversée clandestine des côtes rifaines vers Gibraltar, a échoué au large d’Al-Hoceima. On dénombre 42 juifs en majorité originaires du Casablanca, dont des membres du réseau du Mossad et trois membres de l’équipage espagnol qui ont péri lors du naufrage.
Les secours vinrent de toute part de la méditerranée (Base Britannique de Gibraltar, la marine française d’Algérie et Port d’Al-Hoceima). Les recherches prirent fin le jeudi 12 janvier 1961; vingt deux cadavres furent retrouvés mais on ne récupéra jamais l’épave du bateau ni les corps des 20 passagers restants.
Cet accident vient de confirmer les rumeurs qui circulaient à l’époque selon lesquelles des groupes de juifs marocains partaient à bord de bateaux espagnols pour rejoindre l’Europe, puis Israël. L’événement a ému la communauté juive marocaine et souleva une colère immense dans le monde occidental et surtout en Israël. L’Agence Juive Mondiale et le Congrès Juif crièrent au scandale et au complot. C’est ainsi que le naufrage du bateau Egoz a dévoilé le secret de l’exode des juifs marocains depuis les côtes rifaines.
Le prince héritier Moulay Hassan a reçu en audience une délégation de la communauté juive qui demandait l’autorisation d’enterrer religieusement les morts. A la suite d’une longue négociation extrêmement tendue, le prince accepta à condition que la cérémonie se réduise au strict minimum et qu’aucun officiel israélien et parent ne soient admis. Les 22 corps furent inhumés à la hâte dans un coin reculé du cimetière espagnol de la plage Cebadilla à Al-Hoceima.
Après des années de négociations et de tractations menées par le gouvernement israélien, des associations en Israël et des personnalités marocaines et internationales, le roi Hassan II autorisa le rapatriement des ossements des naufragés. Le 14 décembre 1992, des obsèques nationales furent organisées par l’Etat hébreu au Mont Herzl à Jérusalem en hommage à ces disparus du bateau Egoz.

Références :
Robert Assaraf : Une certaine histoire des juifs du Maroc
Agnès Bensimon : Hassan II et les juifs
Site en hébreu : [www.egoz.org.il]

Mohamed SIHADDOU - Ingénieur en Télédétection Aérospatiale -
13/06/2005

Revenir en haut


Mon oncle Henri Amzallag a été un acteur de cette "aliya" sauvage ,

je vous recommande aussi de taper sur google "forum sur les juifs du maroc " de nombreux liens parlent de notre histoire


cordialement





albert bohbot

www.laserponcture.net




Hassan II et l'?migration des juis du Maroc
Posté par: Bint Bladi (IP enregistré)
Date: 27 avril 2006 a 22:43

Hassan II et l'emigration des juis du Maroc

Yigal Bin-Nun : " Hassan II etait tres lucide "
Quand ont commence les departs des Juifs du Maroc ?
Depuis toujours, de petits groupes sont partis en Terre Sainte et aussi a l'epoque du protectorat franeais, clandestinement, par Oujda et l'Algerie. Certains partaient pour l'Espagne et la France, la majorite pour Israel. C'etait difficile, car les Britanniques ne les laissaient pas toujours entrer, meme pas les rescapes de la shoah. Beaucoup ont ete refoules au port de Haefa et renvoyes e Chypre.

Pourquoi ces departs prematures e Les Juifs etaient-ils en danger e
Cela peut paraetre effectivement etonnant, parce que, apres l'independance, le Mossad lui-meme avait note l'harmonie qui regnait entre Juifs et Musulmans au Maroc et surtout l'essor economique, social et politique de la classe moyenne juive. Il ne pouvait nier la realite. Les Juifs eux-memes ont montre leur volonte de s'integrer encore plus au pays. Chez les intellectuels, c'etait voulu, ecrit, determine et assume. Cependant, le Mossad ainsi que toutes les institutions juives et israeliennes etaient totalement persuades que les Juifs couraient un grave danger et que meme s'il ne s'est pas encore produit, il etait inevitable. Le souvenir de certains pogroms etait encore present dans l'imaginaire juif : le tritel de Fes au debut du protectorat franeais, les massacres d'Oujda et de Jerrada en 1948 et les tueries de Sidi Kacem (Petit Jean) en 1955. L'expulsion des Juifs d'Irak, d'Egypte, du Yemen, de Libye et d'autres pays de la Ligue Arabe n'etait pas non plus de bon augure. Les craintes et mefiances ne cesserent pourtant de croetre e cause de nouvelles contraintes (absence de passeports, arabisation, etc.). C'est ce qu'on pourrait appeler a la catastrophe qui n'a jamais eu lieu .

Comment se deroulait l'emigration clandestine e
L'emigration des Juifs du Maroc se deroule en trois phases : Qadima, Misgeret et Yakhin. Qadima porte le nom de l'Agence juive qui s'occupait de faire partir les Juifs jusqu'en 1957 et du camp de transit qui porte ce nom, et qui se trouve sur la route d'El Jadida (Mazagan), par ou passaient les familles d'emigres pour partir discretement, malgre les interdictions de la Residence franeaise, vers l'Algerie et de le, vers Israel. La Misgeret, elle, vient du nom de la branche du Mossad qui s'occupait aussi bien de l'autodefense juive que de l'emigration clandestine entre le debut 1957 jusqu'en novembre 1961. Enfin, l'operation Yakhin, qui se refere au nom de l'une des deux colonnes a l'entree du temple de Jerusalem, est le nom de code d'une veritable evacuation qui s'est deroulee du 28 novembre 1961 e fin 1966, avec l'accord tacite des autorites marocaines.

Comment est-on passe d'une emigration clandestine a une evacuation " officielle " ?
Des la veille de l'independance, le Congres juif mondial (CJM) demandait la liberte de circulation et l'octroi de passeports aux membres de la communaute juive, mais les autorites marocaines s'y opposerent, voulant a tout prix maintenir la communaute sur place pour des raisons economiques, sociales et politiques et aussi pour afficher un aspect liberal et progressiste au nouvel etat independant. Parallelement, en Israel, persistait une veritable hantise demographique ; il fallait a tout prix construire le pays, le peupler et forger une nouvelle nation avec des refugies venus de toute part et de cultures diverses. On s'est vite rendu compte que l'emigration clandestine au compte gouttes, ne reglait pas le probleme. L'alternative etait de tenter de convaincre les autorites marocaines de laisser les Juifs partir, grece a un accord avec le Roi en personne.
En ce sens, des emissaires comme Jo Golan et Alexandre Easterman, du Congres juif mondial, ainsi qu'Andre Chouraqui et Marcel Franco rencontrerent a plusieurs reprises, chaque deux a trois mois, des representants du Palais ainsi que ceux des partis de l'Istiqlal et du PDI (Parti Democratique pour l'independance). Ils rencontrerent ainsi de nombreux amis personnels qu'ils avaient connus durant leurs etudes e Paris, parce que le CJM les avait soutenus dans leur lutte pour l'independance, entre autres, Mohamed Laghzaoui, chef des services de securite, le President de l'Assemblee consultative Mehdi Ben Barka, les ministres Abderrahim Bouabid, Driss Mhamdi et Mahjoubi Aherdane et les Premiers ministres M'barek Bekkay, Ahmed Balafrej et Abdallah Ibrahim. C'est ainsi qu'Easterman rencontra Moulay Hassan apres que le Prince heritier delegua en avril 1960 le diplomate Bensalem Guessous au ministre israelien Golda Meir pour teter le terrain concernant l'avenir de la communaute juive au Maroc et les problemes de l'emigration. Easterman se presenta au prince Moulay Hassan comme membre de la direction du CJM, mais en fait, le Prince savait qu'il etait aussi un delegue non-officiel du ministere israelien des Affaires etrangeres.

Quand cette rencontre a-t-elle eu lieu ?
C'est le 1er aoet 1960 que la rencontre entre Easterman et Moulay Hassan s 'est effectuee e Rabat. Elle a lieu tard dans la nuit, chez un ami de Moulay Hassan. Le prince heritier avait pose comme condition prealable la discretion absolue sur la rencontre.Il a fait remarquer, entre autres, que " si ea ne tenait qu'a lui, Israel ferait son entree dans la Ligue Arabe ". Easterman et le prince aborderent quatre sujets : les mefiances de Moulay Hassan envers certains dirigeants de la communaute juive en rapport avec l'opposition , les problemes economiques et politiques du Maroc, le conflit des pays arabes avec Israel et enfin le droit des Juifs a la libre circulation.

Quelles etaient les positions de Moulay Hassan par rapport a l'emigration ?
Le prince heritier confia a Easterman les craintes qu'il avait quant au depart des Juifs. Selon lui, cette vague d'emigration risquait de se transformer en une " force gregaire " qui pouvait entrainer toute la communaute. Par ailleurs, Moulay Hassan, deja en 1960, affirmait qu'on ne pouvait se permettre de nier l'existence de l'Etat d'Israel mais aussi qu'il fallait menager ses " freres arabes " en lutte contre l'Etat juif. Il se devait aussi de jouer apparemment la carte du panarabisme et ne pas permettre officiellement aux Juifs de quitter le Maroc, son pouvoir etant menace conjointement par le nasserisme et par la gauche " progressiste " presses de renverser les regimes monarchiques et feodaux.

Qu'avait a gagner le futur Hassan II en traitant ainsi avec Israel ?
Hassan II etait tres lucide et s'inquietait beaucoup de l'image de marque de son pays dans l'opinion publique mondiale. Il voulait ainsi presenter l'image d'un Maroc evolue, moderne et ouvert au progres. Il savait aussi que par le biais de la communaute juive, d'Israel et des organismes juifs mondiaux, c'etait les investissements americains et europeens qu'il courtisait.

Un accord a-t-il ete finalement trouve ?
C'est un an apres cette rencontre que ce que l'on appelle " l'accord de compromis " a ete conclu. L'annee 1961 est une annee charniere dans l'histoire du Maroc et de sa communaute. En janvier, la conference de Casablanca reunit les chefs d'Etats africains. C'est e cette occasion que Nasser visite le Maroc et que les rares exactions e l'encontre des Juifs sont commises. Deux autres evenements bouleverserent l'histoire de la communaute juive et determinerent son avenir dans ce pays. La nuit du 8 au 9 janvier, un vieux rafiot destine e faire sortir des Juifs de la cote d'Al Hoceema, le Pisces (en hebreu baptise Egoz), fit naufrage avec a son bord 44 emigrants, ce qui a remis en cause les operations clandestines qui mettaient en danger des vies humaines. Un mois plus tard, pour commemorer l'evenement, Alex Gatmon, le chef du Mossad au Maroc, fait distribuer des tracts qui entrainerent une serie d'arrestations a Fes et a Meknes. Les tracts accusaient les autorites marocaines, tout en disculpant le Palais, d'avoir cause, au moins indirectement, le naufrage d'emigrants juifs en route vers Israel. Gatmon voulait faire croire que ces tracts etaient une emanation spontanee de la communaute juive, indignee par les evenements. Apres ces deux echecs de la part du Mossad, car c'etait effectivement sa responsabilite qui etait en cause, le reseau clandestin fut demantele par la police.

Comment les Israeliens ont-ils cherche a sauver la situation ?
De mai a aout 1961, le gouvernement israelien poursuit les tentatives de pourparlers, car il etait enfin arrive a la conclusion que seuls des accords diplomatiques permettraient une evacuation de la communaute et surtout celle des petits villages de l'Atlas et du Tafilalet.
On etablit alors un inventaire de personnalites juives pouvant servir d'intermediaires dans une mission tres delicate puisqu'il s'agissait de proposer une indemnisation financiere. Apres avoir rejete les services precedents de Jo Golan et d'Andre Chouraqui, on s'adressa a de nouveaux intermediaires : Isaac Cohen Olivar (communement nomme Zazac) et a Sam Benazeraf qui accepterent de negocier le sujet respectivement avec le prince et cousin du roi Moulay Ali Alaoui et avec le ministre du PDI Abdelkader Benjelloun. Les Israeliens proposerent d'indemniser le Maroc et de le dedommager de l'atteinte a son economie que causerait le depart des Juifs. Les negociateurs marocains proposerent comme premiere etape le depart de 50 000 Juifs contre 250 dollars par personne pour " frais de sortie " et une avance de 500 000 dollars. Les Israeliens exigerent de rencontrer Hassan II pour se persuader qu'il etait bien au courant de l'affaire et que l'argent irait bien le oe il devait aller. Ils demanderent e Raphael Spanien de l'organisation humanitaire HIAS de s'entretenir avec Hassan II et de s'assurer de son implication.


Tire du magazine Le Journal Hebdomadaire N?167, 3-9 Juillet 2004




Re: une petite histoire a connaitre
Posté par: danyjo2509 (IP enregistré)
Date: 26 juillet 2006 a 19:22


> Mon oncle Henri Amzallag a été un acteur de cette
> "aliya" sauvage ,
>
> cordialement






Re: une petite histoire a connaitre
Posté par: Bint Bladi (IP enregistré)
Date: 30 septembre 2007 a 21:19

Monsieur danyjo2509
Pouvez vous svp me contacter par mail
merci infiniment
yigbin

Re: une petite histoire a connaitre
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 01 octobre 2007 a 07:22

"C'est ce qu'on pourrait appeler a la catastrophe qui n'a jamais eu lieu "

Et le combat cessa faute de combattants !!!!!!

une petite histoire a connaitre
Posté par: suzy770 (IP enregistré)
Date: 11 mars 2008 a 14:19

POur Monsieur Bohbot: Connaissez vous le livre de Michel Abitbol intitulé :Temoins et acteurs, les Corcos et l'histoire du maroc contemporain ? Je le cherche deseperemment depuis longtemps. Merci d avance.



Désolé, seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster sur ce forum.
Veuillez cliquer sur S'identifier pour vous enregistrer

   Rechercher sur
 

  Web    
Darnna

© 2008 Darnna.com - All rights reserved.

'