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Nos Juifs marocains
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:06

Salut Darlett, je ne vois aucun problème, d'ailleurs ce que je souhaite le plus afin que nos frères trouvent la continuité de l'histoire des Juifs au Maroc.
Après cette réponse je vais lancer la suite intituléé "Nos Juifs à l'indépendance"

Si le coeur qui bat pouvait parler

Nos Juifs marocains
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 12 novembre 2007 a 01:12

Nos Juifs à l’Indépendance

Le 16 Novembre 1955, le Sultan Mohamed V revient en triomphe, après quelques mois de négociations, il rentre le 2 Mars 1956 au Maroc. Malgré ses craintes la communauté juive l’accueille avec enthousiasme. Son attitude pendant la guerre, ses premières déclarations avaient convaincu les 263.000 Juifs qui restait, de loin la plus importante communauté juive du monde musulman. Au départ de cette nouvelle ère la lune de miel s’annonçait sinon éternelle du moins durable. Au lieu de l’Apocalypse redoutée ce fut un nouvel âge d’or.
Pour la première fos de leur longue histoire les Juifs étaient admis de plein pied dans la communauté nationale, comme citoyens à part entière. C’est la participation des Juifs marocains aux organismes représentatifs, à l’administration, de façon que le nouvel état marocain libre et démocratique, ne soit pas l’œuvre des seuls Musulmans, mais de tous les citoyens Juifs et Musulmans.
Les assurances solonelles c’est le déléguè permanent de l’Istiqlal à Paris, Me Bouabid qui les a prodiguées au « Jewish Observer » de Londres, dans une interview donnée en Septembre 1955. L’attitude du PDI, le Parti Démocratique pour l’Indépendance, qui avait réussi à attirer dans ses rangs nombre d’intellectuels juifs comme Jo Ohana de Rabat, était plus clair. Le PDI a été le premier parti à souhaite la participation d’un marocain de confession juive au gouvernement. Me Benjelloun va encore plus loin en matière de droit d’émigration : « Nous sommes parfaitement d’accord pour la liberté de circulation des personnes. Nous estimons qu’il s’agit là d’une liberté fondamentale qui doit être garantie à tous les citoyens ». Enfin le Sultan dans son discours du trône du 18 Novembre 1955 réaffirme solonnellement sa volonté de voir le Maroc nouveau accéder à un régime de démocratie éliminant toutr distinction raciale et s’inspirant de la Démocratie Universelle des Droits de l’Homme. Il est évident que les marocains israélites ont les mêmes devoirs que les autres marocains. Même le leader intégriste musulman et chef incontesté de l’Istiqlal, Allal El Fassi se joint à ce chœur « Je donne des garanties formelles aux compatriotes juifs dont le Maroc est la patrie naturelle et qui doivent y jouir des mêmes droits et y assumer les mêmes devoirs que nous »(cité par Victor Malka dans « la Mémore brisée des Juifs au Maroc.
Des Juifs vont occuper des postes importants. »). Le premier gouvernement marocain indépendant compt dans ses rangs un Ministre juif, le Dr Benzaquen. Les positions hostiles du Parti de l’Istiqlal vont favoriser une nouvelle émigration, souvent dans la clandestinité mais tous ces Juifs gardent toujours une partie de leur cœur au Maroc, leurs ancêtres ont vécu près de trois millénaires. C’est celui du retour en masse des juifs du Maghreb et d’Orient, sous l’impulsion de la vague messianico-sioniste des années 50 et 60, vers la même terre qui a vu certains de leurs lointains ancêtres, plusieurs siècles auparavant, partir à l’aventure en compagnie des intrépides marins de Tyr et Sidon. Ici semble se clore un chapitre passionnant de l’histoire des migrations en Méditerranée. Fin d’une coexistence qu’évoquent avec nostalgie ceux qui sont restés sur place, beaucoup moins ceux qui sont partis vers leur nouveau antique destin. Ironie du sort : ceux qui ont su et pu survivre à tous les bouleversements qui ont secoué la région, se sont trouvés, au milieu de ce siècle, impliqués, imbriqués dans un autre phénomène historico-politique non moins étonnant que leur survie.
La recherche sur les Juifs vivant parmi les Berbères reste encore à faire et nous sommes conscients des lacunes qui restent à combler. Ces divisions ont été entretenues en Israël du fait de la pérennité des mythes concernant les Juifs berbères. Peut-on en dire autant de l’image du Berbère musulman auprès de son ex-compatriote juif ? Rien n’est moins sûr. Il y a eu là comme un refoulement chez les juifs berbères immigrés en Israël quant à leur passé, dû sans doute à plusieurs raisons : leur nouvelle identité israélienne acquise « aux dépens » de leur précédente identité, les préjugés et quolibets qui frappaient et frappent encore les « chleuhs » (même en Israël). Leurs enfants et petits-enfants, nés en Israël, sont dans l’ignorance totale du patrimoine berbère de leurs parents.
Chaque fête et particulièrement la Mimouna (qui clôt la semaine pascale) fournissaient l’occasion de prouver leurs bons sentiments. Vœux, cadeaux, offrandes rituelles étaient chose courante et appréciée. La réciproque ne manquait jamais de se manifester. Cette fête a donc institutionnalisé le dialogue entre les communautés et nulle part on ne retrouve une telle symbiose. Autrefois les mères juives et marocaines (musulmanes) avaient l’habitude d’allaiter chacune l’enfant de l’autre, si un bébé musulman pleurait, la mère juive l’allaitait et vice versa. Il va sans dire que la communauté juive du Maroc a aussi supporté des brimades de tous genres dans seulement quelques villes : Fez, Jerrada, Casablanca…, mais pas dans les montagnes auprès de leurs frères berbères.
Malgré cela, ils ont su préserver une réputation de respectabilité, la fierté, l’amour-propre et un honneur sans tache. Les familles juives aisées pratiquaient également les métiers de courtage, le commerce de produits agricoles et une activité interdite aux musulmans : le prêt à intérêt.
Le Mellah était généralement situé non loin du palais royal. Malgré cela, les habitants redoublaient leur prudence afin de prévenir tout envahissement éventuel. L’architecture était ordinaire. Les rues (derbattes) regroupaient marchands et artisans : la rue des marchands d’épices (El Attarines) où l’on avait l’embarras du choix. Celui qui désirait acheter un bijou se rendait à la rue des bijoutiers (Dhaibias), ou encore la rue des brodeurs ou « Fondouk », rond-point du Mellah, pour ceux qui désiraient acheter des broderies. Le Mellah n’était pas seulement peuplé que de juifs marocains ; il y avait là également des coreligionnaires venant d’autres pays. Les devantures des maisons étaient d’apparence simple de se préserver du mauvais œil, et aussi pour parer à la jalousie du voisinage. Par contre, l’architecture intérieure était plus riche : de grands patios, aérés et toujours ensoleillés, aux murs carrelés de faïence (zelij). De part et d’autre du patio, les chambres réparties sur un ou deux étages ; fenêtrs et balcons donnaient sur une arrière cour où les voisins se retrouvaient pour de longues veillées et où la grillade était à l’honneur. Quant aux maisons plus pauvres, chaque famille occupait une ou deux chambres et toutes ces familles partageaient la même cuisine et les mêmes toilettes. Beaucoup plus tard, dans la même maison cohabitaient juifs et arabes et l’entente était parfaite.
En Mars 1957, le Prince Maulay Hassan proclame « Le regard de certains d’entre vous se tourne vers Jésuralem comme le regard des Musulmans vers la Mecque, mais nos pieds sont ici sur la terre marocaine ».
Les élites juives s’engagent dans la politique : aux élections municipales de 1960 aussi pour les élections de 1962. Une des premières mesures du Maroc indépendant est la fermeture imédiate des bureaux d’immigration et l’expulsion des émissaires israéliens pour mettre fin à la propagande sioniste. Le Maroc s’est engagé à l’Organisation des Nations Unis à respecter la déclaration des Droits de l’homme qui stipule que « toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien et de revenir dans son pays ». Le Ministre de l’Intérieur affirme que désormais il n’y aura plus de problème ! Beb Barka, alors secrétaire de l’Istiqlal se montre plus franc « Nous savons pourquoi les Juifs demandent des passeports. Mais pourquoi veulent-ils partir ? Qu’est-ce que nous leur avons fait ? Ne sont-ils pas des Marocains comme les autres, ne sont-ils pas le sang de notre sang ? Nous avons besoin d’eux, comment pouvons-nous les laisser partir ? » Dans la pratique rien ne sera changé malgré les promesses d’Allal El Fassi.
En 1959, le gouvernement d’Abdellah Ibrahim franchit le pas, et engage le Maroc comme membre à part entière de la Ligue Arabe. Conséquence immédiate : interruption des relations postales avec Israel. Mesure gratuite et cruelle. Cette fois les Juifs sont coupés du monde, car quelle famille n’avait un membre en Israel ? Septembre 1959 Conférence de laLigue Arabe à Casablanca, les Juifs sont priés de ne pas sortir.
Le réveil des vieux spectres, avec la fondation du Ministère des Affaires Islamiques, et à sa tête Allal El Fassi, l’affaire prend une toute autre tournure. Les articles anti-juifs deviennent pain quotidien dans la presse arabe. Le congrés Juif Mondial et les organisations juives américaines interviennent discrètement et s’inquiètent de savoir s’il s’agit d’un tournant ou d’initiative locale. Alors le ralentissement général de l’économie qui a suivi dans tout le Maroc le départ des Français avait pris en effet une tournure encore dramatique. L’exode des français y avait été plus soudain et plus massif.
L’année 1960 se traine ainsi dans le malaise et la morosité. L’année 1961 commence par une doublr catastrophe : Dans la nuit du 10 au 11 Janvier une frêle embarcation chargée d’immigrants juifs coule dans le détroit de Gibraltar, engloutissant les 44 passagers. Le drame de l’immigration tourne à la tragédie et pose devant l’opinion publique mondiale un problème jusque là tenu secret. L’inquiètude faillit tourner à la panique hystérique à l’annonce de la mort de Mohamed V le 26 Février 1961. Pour les Juifs, qui lui vouaient une affection sincère que même ces derniers événements n’avaient pas entamée, le « Protecteur » avait disparu.

L’accession au pouvoir d’Hassan II le 3 Mars 1961, va modifier les données du problème. Désormais l’histoire des Juifs se jouera de moins en moins et s’écria avant tout tout en vagues de départs. Avec la baisse du nombre de Juifs, les cercles politiques qui en avaient fait une arme politique pour s’attaquer à la monarchie réputée « protectrice des Juifs ».
La guerre des six jours allait fournir l’occasion de donner libre cours à cette haine. Pour la première fois les Marocains sont appelés à boycotter leurs compatriotes Juifs qui ne comptait déjà plus que 65.000 âmes.
Le gouvernement chérifien s’éfforce de prévenir des incidents entre Musulmans et Israélites (le monde du 17 Juin 1967). Le Dr Benhima veut assurer le maintien de l’ordre menacé par certaines campagnes anti-juives (le monde du 8 Juillet 1967). Il veut désamorcer la tension etéviter des actes inconsidérés contre les Israélites marocains. Devant ce mur de haine, la solution la plus courante est le départ. Mais cette fois c’est la couche la plus riche et la plus instruite (medecins, avocats, ingénieurs…) qui quitte. Israel n’est pas le seul asile choisi. Les 7.000 Juifs qui quittent le Maroc du Juin au 1er Novembre 1967 se rendent en grande partie en France, en Espagne et au Canada. Une nouvelle page de l’auto-liquidation du judaïsme marocain commence. En 1980 il n’était déjà plus que 25.000 contre 250.000 en 1948.

En toute logique statistique un peuple installé depuis des milliers d’années ne peut pas se réduire sans raison. Notre subconscient « Si on cherche dans nos racines, nous risquons de tomber sur un ancêtre Juif ». Des grandes familles et des tribus musulmanes portent toujours des noms hébraïques. Il y a lieu de rappeler que notre territoire a connu la coexistence des trois religions manotheistes : Judaïsme, Christianisme et Islamisme. Les traces des ancêtres éponymes de plusieurs tribus amazighes : Ait Daoud (David), Ait Ishaq (Isaac), Ait Yacoub (Jacob)……, et pour l’Islam Moh, Moha, Ait M’hammed (Mohamed), Akka (Abdelkader), Bihi (Brahim), également on remarque un manifeste dans les arts culinaires, artisanat, agriculture et notre monnaie ancienne est gravée de l’étoile David.
La société Amazighe semble avoir été l’une des rares à n’avoir pas connu l’antisémitisme. Le droit berbère, azref, dit « coutumier », contrairement au droit musulman (et au droit juif, soit dit en passant), est tout à fait indépendant de la sphère religieuse. Il serait, par essence, « laïque » et égalitaire, et n’impose aucun statut particulier au juif, alors que la législation musulmane fixe le statut du juif (et du chrétien) en tant que dhimmi, « protégé », soumis à certaines obligations et interdictions. Le juif occupait une place bien définie dans le système socio-économique du village berbère : il remplissait généralement la fonction soit d’artisan (orfèvre, cordonnier, ferblantier), soit de commerçant, l’une et l’autre occupation pouvant être ambulantes. Aujourd’hui encore, après trente ou quarante ans, les villageois de l’Atlas et des vallées sahariennes se souviennent avec nostalgie du temps où les Juifs faisaient partie du paysage, allant jusqu’à imputer à leur absence la raison de leurs misères actuelles.
Les Juifs berbères sont non seulement des sujets de fierté pour nos concitoyens, mais ces marocains juifs sont nous et nous sommes eux. Ils étaient nos collègues au travail, nos copains de classe, nos partenaires en affaires, nos voisins. Il est crucial pour nous autres marocains de renier notre propre identité. On trouve donc surprenant aujourd’hui que les Juifs marocains véhiculent la culture marocaine alors que l’on trouverait cela normal si c’étaient des musulmans. Aujourd’hui la nouvelle génération c’est uniquement l’Israélien vu à la télévision par contre l’ancienne génération c'est-à-dire nos arrières grands pères, le lien entretenu était étroitement lié à l’espace dans lequel on se situait. Une autre raison importante est la méconnaissance totale des marocains de leur vraie histoire : les Arabes sont venus en colonisateurs, il fallait asseoir l’Islam et la civilisation arabe, donc ils ont piétiné tout ce qui existait déjà. L’histoire des Berbères en a également fait les frais. Il y a eu d’autres éléments comme la colonisation. On évoque souvent le Dahir berbère, mais on oublie de parler des autres pratiques qui ont favorisé la séparation des communautés juives, berbères et arabes.
Des dizaines de mausolés sont visités annuellement par des Juifs du Maroc et du monde entier qui viennent spécialement pour célébrer leur saint. C’est la fameuse Hiloula ; Chinoune plus connu sous Sidi Chenaoui, aussi Daniel ou Sidi Diniale sont des saints juifs qui sont également visités par des pèlerins berbères musulmans.
Chez les Ahl Debdou, le tombeau de Sidi Youssef Elhadj que Musulmans et Juifs se réclament de lui. Toujours à Debdou la tombe du Rabbin Chloumou Mimoun (au temps des Mérinides), il y existe un clan d’Aoronides au XIXe siècle à propos d’eux, Sloush écrit « Les Berbères préférent tuer vingt musulmans que de toucher à un seul Juif ». Sidi Ali ou Yahia dit Bou Tkhnift ancêtre des Ait Sidi Ali aussi Ait Serghouchène tous sont des marabouts d’El Mers. Un tombeau juif à Rich (Rachidia) de Rabbi Itzhak Abessehra, un autre à Ben Ahmed, celui de Rabbi Yahia Lakhdar, un autre à Ouezzane, celui de Amrane Bendiwana, un autre……
Les communautés juives marocaines ont été plurielles, leur cœxistence avec l’autre n’a pas été linéaire. Elles dépendaient étroitement des religions, des tribus et des espaces partagés. C’est cette pluralité qui s’est inscrite de manière indélébile dans l’identité marocaine. En effet, la communauté juive marocaine était connue par sa piété, son traditionalisme et son amour de Sion. La recherche du lien avec la terre Sainte et le retour au pays de leurs ancêtres a toujours occupé le cœur et l’esprit des Juifs marocains, bien que la tolérance et la coexistence pacifique des musulmans était relativement vive.
Apartir de 1975, l’atmosphère se détend et de nouveau la présence juive au Maroc semble souhaitée et appréciée. L’appel généreux au retour lancé par le gouvernement et destiné aussi bien aux Juifs immigrés en Israel que dans d’autres pays n’est pas suivi d’effets, mais créé une toute autre atmosphère. Parallélement en France, au Canada et aux Etats-Unis, les originaux du Maroc retrouvent le chemin de l’ambassade du Maroc locale et témoingnent leur attachement à leur pays d’origine. Grâce aux bienfaits de l’éducation occidentale, le judaïsme marocain aura-t-il une autre alternative que celle de rejoindre la nation juive moderne ?
Le caractère mystique, irréel explique le peu de succès rencontré au départ par le Sionisme politique dans les masses juives du Maroc. Le sionisme réussit en trente ans à déraciner une communauté millénaire, à la transplanter presqu’entièrement, faisant des originaires du Maroc la communauté juive numériquement la plus importante du nouvel Etat juif : un Israélien sur cinq.
Aujourd’hui plus de la moitié des Marocains sont défavorables aux Juifs. La situation désastreuse dans les années 80 des camps de Sabra et Chatilla a écoeuré les Marocains au point de considérer tous les Juifs comme des monstres. Une autre raison importante est la méconnaissance totale par les Marocains de leur histoire.
C’est au Maroc et Afrique du Nord (Tamazgha)qu’une grande partie du peuple Juif a réussi à vivre en paix alors que partout au monde les Juifs ont subi les pires répressions, c’est un motif de fierté pour Imazighen. La tolérance a toujours guidé leur mode d’existence.
Le 4 juillet 2007, les ministres israélien et marocain des Affaires étrangères se sont rencontrés à Paris malgré le refroidissement des relations entre les deux pays depuis sept ans. D’autres nations à majorité musulmane entretiennent des relations diplomatiques avec cet État, comme l’Albanie, la Turquie, l’Azerbaïdjan et les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale.

Si le coeur qui bat pouvait parler

Nos Juifs marocains
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 20 novembre 2007 a 23:05

L'arrivée des juifs dans le Sud marocain et leur établissement dans les vallées du Dra et du ZIZ se placerait au Vème siècle avant Jésus Christ, et aussi au début de l’ère chrétienne. Les populations négroïdes (Éthiopiens de l’Ouest), christianisées entre temps se seraient probablement heurtées aux populations juives et des luttes entre les deux groupes ethnico-religieux, auraient duré plusieurs siècles. La tradition conservée par les rabbins du Dra, fait état de l’arrivée massive de migrants juifs probablement après la chute de Jérusalem et la dispersion des tribus d’Israël. Les dernières vagues de migrations juives auraient eu lieu au premier siècle de l'Hégire fuyant les développements de l'Islam. Ces peuplades se seraient d’abord installées à Tidri sur le coude de l’Oued Dra et auraient même par la suite fondé un royaume judéo-berbère dont la capitale était à Tamgrout sur la rive gauche du Dra moyen. Des auteurs soutiennent que des ksours, voire même des fractions entières de tribus passeraient pour être d’origine juive ou anciennement judaïsées et reconverties à l’Islam ; c’est le cas à titre d’exemple des Iourtguiyne et Achrahil dans le Dadès moyen.
Cette région constitue l’une des régionsdu Maroc anciennement peuplées par des populations israélites ou autres populations judaïsées. D’ailleurs, la tradition orale du Sud Est marocain (Contes, légendes et autres histoires fabuleuses… etc) atteste que les populations juives ont toujours occupé une place importante parmi les populations locales. Celles-ci seraient à l’origine de plusieurs métiers, les juifs étant réputés pour être de grands artisans en matière d’orfèvrerie, de maçonnerie, de tannage, d’irrigation (probablement introduction du système des Khettara), et des commerçants etc…

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