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Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 18 février 2008 a 17:16

Citation:
darlett
Oui c'est juste Alex, moi aussi j'ai ete surprise par cette vision alors que j'avais lu que justement en Espagne, les Juifs avaient prosperes tranquillement pendant la periode andalouse. Cette periode etaient consideree comme l'age d'or des Juifs en Espagne.

La conquête de l’Espagne par les Arabes en 711, favorise l’avènement de ce qu’on appelle l’âge d’or du judaïsme espagnol, qui s’étend sur les 10e et 11e siècles. Après leur conquête, les musulmans qui avaient besoin d’alliés, vont s’appuyer sur les Juifs. Le brassage culturel va enrichir le judaïsme, à tel point que l’on parle d’âge d’or de la pensée juive qui s’est diversifiée. Peut-être, c’est durant cette période que la Kabbale voit le jour, se consacrant à l’étude occulte de la relation entre Dieu et le monde fini. La reconquête du pays par les Chrétiens au 11e siècle va durer presque 400 ans, ranime les intolérances religieuses qui poussent de nombreux juifs à l’éxil en Egypte ou au Maroc, d’autres iront vers le Nord. Aussi les Chrétiens accordent aux Juifs un statut priviligié, permettant à un grand nombre de communautés de se former dans la plupart des royaumes chrétiens du Nord, tels la Castille, l’Aragon-Catalogne, la Navarre et jusqu’au Portugal. Quand la reconquête d’Espagne est achevée, le climat entre les Chrétiens et les Juifs se dégrade. Les rois d’Espagne publient un decret le 31 mars 1492, ordonnant à tous les Juifs du pays de se convertir dans trois mois ou de quitter le royaume. C’est la fin de la communauté juive d’Espagne.

Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: alex (IP enregistré)
Date: 18 février 2008 a 23:18

Les juifs ont toujours etait un "moyen" "une chose utilisable".
Si on a besoin des experts, du nouveau sang dans notre civilisation, des nouvelles pensees et une ouverture politique et economique ... on les recrute et les invite a resider chez nous. ( ils etaient au diaspora donc partout et ils connaissaient bcp sur de nombreux domaine et leurs relation avec leur freres dans les autres pays a toujours servi pour initier des relations entre 2 pays).

si on a des dettes ( surtout si c est eux qui ont prette le pays tel en anglettere au moyen age) si on a des epidemies, une imminente guerre civile ou lorsqu on n ose pas attaquer l autre pays et toutefois on a besoin d un ennemi du peuple pour unir tout le monde avec le pouvoir, on les jettent , on les tue, on prend leur argent, on les humilie et accuse de tout les maux de la planete.

C'etait le cas dans le monde entier malheureusement et peu de pays dans certains temps ont echappe a cette regle avec le bon sens de leur gouverneur et la moderation temporaire de leur peuple. Mais il est impossible de trouver un pays ou les juifs ont vecu en paix durant toute leur histoire, il faut toujours qu un mauvais souvenir existe.

Mais le probleme c est que nous (les non juifs) on est convaincu que c' est normal. cela a toujours etait comme ca ! il n est pas choquant de savoir qui il n y a pas un pays europeen qui n a pas exile toute ca population juive puis la reinvite, pour ameliore son image et se developper sans meme leur dire merci pour votre aide et encore impossible d entendre desole pour ce qu on a fait au passe. c est pas choquant de savoir qu un jour les juifs etaient massacres, ca ne merite meme pas d etre note dans nos calendriers ou celebrer. le crime nazi est une exception et ceci n est pas pour les juifs mais pour humilier les nazis et les bannir car ils etaient dangereux pour le monde entier.

Evidement les pays musulmans et d'autres nations non musulmanes non europeennes ne sont pas en reste. On a tous fait ca. le degre depend mais personne ne peut se proclamer innocent et ami eternel des juifs. On a tous verse le sang d un juif a un moment, ou au moins (pour les nouvelles nations tel le nouveau monde) il est fort possible de trouver des temps ou les juifs etaient humilies et meprises. je ne connais pas des histoires sures pour l Amerique mais ca vaut pas la peine car "c est tjrs etait comme ca" seulement le monde etait un peu plus civilise pour le faire de la meme facon qu avant et a la meme frequence.




Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 19 février 2008 a 14:06

Je vous soutiens dans ce résumé sur les Juifs du monde, vous avez bien brossé un aperçu général. Etant un humble chercheur à connaître la vraie histoire d'un judéo-berbère, j'ai noté que le Juif a été persécuté par tout le monde mais sa foi a résister à chaque fois.

Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 19 février 2008 a 18:28

Merci Alex, je pense aussi que ce temoignage est tout a fait exact de la situation des Juifs dans l'histoire et partout sur terre.

Le monde a passe son temps a utiliser les Juifs et ensuite les pourchasser, les hair, les critiquer, les demunir, voire les tuer. Le tout a cause de leur desir de rester sur leur foi, leur croyance religieuse.
C'est dramatique et pitoyable combien l'homme qui se targue d'aller sur la lune et Mars, de creer des appareils miniatures qui servent de telephone, d'ordinateur, GPS, de creer de l'armement nucleaire, d'utiliser avec autant d'efficacite le lazer dans tous les domaines de la medecine, etc..etc... continue d'etre aussi primitif dans son comportement social et ecarte l'autre, "l'etranger", celui qui n'adhere pas a ses convictions religieuses. Un comportement tout a fait moyenageux sans rationnel ni auto-critique. Juste des instincts non controles pour toujours continuer a faire mal malgre que les images de la souffrance de la shoah sont inimaginables de cruaute et d'indecence pour tout le genre humain.

Comment est-ce possible ? Pourquoi l'homme est-il capable d'autant de cruaute et en meme temps du meilleur ? Pourquoi le meilleur n'aide-t-il pas l'homme a combattre cet autre facette de soi interne qui chez certain remplit la totalite de la personne ?

Recemment, il y a eu au Quebec un questionnaire visant a etablir le degre de racisme chez les Quebecois, eh bien le resultat etait edifiant et 47 % de la population s'y est revelee raciste. Au lieu de faire un "mea culpa" et reviser le systeme educatif et scolaire, les medias et le gouvernement se sont lances dans ce qu'ils ont nomme "les accommodements raisonnables", ce qui signifie en d'autre terme : qu'est-ce qui est soutenable et insoutenable chez l'etranger ?". Et comment faire pour exiger de l'autre un changement plutot que de verifier chez soi ce qui clochait.
Evidemment, a nouveau, les Juifs, qui parfois habitent le Quebec depuis sa creation, sans pour autant etre definis comme "de souche", sont a nouveau observes et critiques dans leurs vetements, cashrout etc...etc..

Enigme...enigme dont je n'ai pas la moindre explication !




Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 21 février 2008 a 00:12

Bonsoir Darlett,
Vous avez répondu " Evidemment, a nouveau, les Juifs, qui parfois habitent le Quebec depuis sa creation, sans pour autant etre definis comme "de souche", sont a nouveau observes et critiques dans leurs vetements, cashrout etc...etc.."
C'est vrai le Juif est resté longtemps défini.Pour la première fois dans l'histoire de la diaspora (le 27 septembre 1791), l'égalité des droits à l'intérieur des frontières. Le retour vers l’Ouest, va être marqué par une nouvelle tendance du judaïsme qui, stimulé par les transformations sociales du siècle des lumières. Une véritable révolution va voir le jour dans le système éducatif. Economiquement aussi, les Juifs essayant de se diriger vers des métiers plus productifs. Cette sortie des ghettos va naturellement leur faire abandonner leur tenue vestimentaire traditionnelle, ils vont avoir tendance à parler la langue de pays plutôt que le Yiddish.

Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: saadoun (IP enregistré)
Date: 22 février 2008 a 21:01

A mon avis ce qui fait la force mais aussi la faiblesse du Judaïsme c'est que ce n'est pas une religion prosélyte. Force, parce que dans l'idéal chacun choisit la croyance, ou ne choisit pas, la foi qui lui convient. Faiblesse, parce qu'il y a un seuil en deça duquel il y a recul et au- delà duquel il y a expansion. Le Christianisme, comme l'Islam sont des religions d'expansion. Le miracle du Judaïsme c'est qu-il continue d'exister malgré les pogroms, la Dhimma et la Shoah.

Recherche inconnue des Juifs marocains
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 07 janvier 2008 a 01:49

L’introduction de cette recherche veut qu’on donne un bref passage de l’histoire des Juifs, avec la destruction de la Judée qui exerça un rôle décisif lors de la dispersion du peuple juif à travers le monde, avec aussi le passage de l'autorité religieuse du Temple aux rabbins. Certains Juifs furent vendus comme esclaves et transportés, d'autres joignirent les diasporas existantes, pendant que d'autres commencèrent à travailler sur le Talmud. Ces derniers étaient alors généralement acceptés au sein de l'empire romain, mais avec la montée du Christianisme, de nouvelles restrictions apparurent.
Durant le Moyen Âge, les Juifs se divisèrent en groupes distincts qui sont aujourd'hui généralement classés en deux groupes : les Ashkénazes du nord et de l'est de l'Europe et les Séfarades de la péninsule ibérique et du bassin méditerranéen. Ces deux groupes partagent une série d'histoires parallèles de persécutions et d'expulsions.
Retour à l’extrait du livre «Reconnaissance du Maroc» consacré aux «Israélites du Maroc».
J’écris des Juifs du Maroc moins de mal que je n’en pense ; parler d’eux favorablement serait altérer la vérité. Mes observations s’appliquent à la masse du peuple : dans le mal général il existe d’heureuses excéptions. Le grand Rabbin de Fes était aux yeux des Musulmans mêmes, un des hommes les plus justes de son temps. Mais ces modèles sont rares et on ne les limite pas avec cet éclairage, on peut suivre l’auteur dans sa recherche. (De 1883 aux environs de 1950).

Les Israélites du Maroc se divisent en deux classes : ceux des régions soumises au Sultan : (tu)Juifs de blad makhzen ; ceux des contrées indépendantes, (tu)Juifs de blad siba.
Les premiers protégés des puissances européennes, soutenus par le sultan, qui voit en eux un élément necessaire à la prospéruté commerciale de son empire et à sa propre richesse, tiennent par la corruption les magistrats, auxquels ils parlent fort haut, tout en leur baisant les mains, acquièrent de grandes fortunes, oppriment les Musulmans pauvres, sont respectés des riches, et parviennent à résoudre le problème difficile de contenter à la fois leur avarice, leur orgueil et leur haine de ce qui n’est pas juif. Ils vivent grassement, sont paresseux et effeminés, ont tous les vices et toutes les faiblesses de la civilisation sans en avoir aucune des délicatesses. Sans qualités et sans vertus, plaçant le bonheur dans la satisfaction des sens et ne reculant devant rien pour l’atteindre, ils se trouvent heureux et se croient sages. Les Juifs de blad siba ne sont pas moins méprisables, mais ils sont malheureux : attachés à la glèbe (terre cultivée), ayant chacun leur seigneur musulman, dont ils sont la propriété, pressurés sans mesure, se voyant enlever au jour le jour ce qu’ils gagnent avec peine, sans sécurité ni pour leurs personnes ni pour leurs biens, ils sont les plus infortunés des hommes. Paresseux, avares, gourmands, ivrognes, menteurs, voleurs, haineux surtout, sans foi ni bonté, ils ont tous les vices des Juifs de blad makhzen, moins leur lacheté. Les périls qui les menacent à toute heure leur ont donné une énergie de caractère inconnue à ceux-ci, et qui dégénère en sauvagerie sanguinaire.

(tu)Israélites de blad makhzen :

Le Juif se reconnaît à sa calotte et ses pantouffes noires ; il ne lui est pas permis de les porter d’une autre couleur. Dans la campagne, il peut aller à âne et à mulrt, mais s’il rencontre un religieux ou une chapelle, il met pied à terre ou fait un détour. Aux péages et aux portes, il est soumis à une taxe comme les bètes de somme. En ville, il se déchausse et marche à pieds-nus ; les rues voisines de certains sanctuaires lui sont interdites. Il demeure hors contact des Musulmans, avec ses coreligionnaires dans un quartier spécial appelé Mellah. Le Mellah est entouré de murs ; une ou deux portes lui donnent entrée ; on les ferme à 8 heures du soir. Dans le Mellah, le Juif est chez lui ; en y rentrant, il remet ses chaussures. Il fait ses achats et, reprenant sa route, il gagne sa maison ; s’il est pauvre, il se glisse dans une chambrette où grouillent, assis par terre, des femmes et des enfants ; un réchaud, une marmite forment tout mobilier ; quelques légumes la semaine, des tripes, des œufs durs et un peu d’eau-de-vie le samedi, nourrissent la famille. Mais notre Juif est riche, au moment où il pousse la porte noire, surmontée de mains pour préserver du mauvais œil qui ferme sa demeure, il pénétre dans un monde nouveau. Voici le jour, la propreté, la fraîcheur, la gaieté, les faiences colonées dont tout est revêtu, murs, colonnes, sol de la cour, planche des chambres. Une odeur de bois de cèdre remplit et parfume la demeure. Le soleil vient de se coucher. Chaque homme se lève et, se plaçant devant un mur, récite en se balançant, sa prière : tantôt il remue les lévres en silence, tantôt il psalmodie à mi-voix ; le voici qui fait unr inclination profonde, la prière est finie : les causeries éclatent de nouveau à table, le diner est prêt. Le Juif a un hôte ; il s’assied avec lui sur un tapis ou sur des coussins, le reste de la famille mange à part, dans un coin ; on apporte le thé : il y a du thé à l’ambre, à la menthe, à la verveine : on en boit trois tasses, puis se succèdent un potage très épicé, des quartiers de mouton bouilli, des boulettes de viande hachée au piment, des tripes et du foie au piment, un poulet, des fruits confits dans le vinaigre, d’autres frais ; c’est un repas distingué. Une carafe pleine d’un liquide incolore est entre les deux Juifs ; ils s’en versent de grands verres et, tout en mangeant, en boivent un litre à eux deux ; on pourrait croire que c’est de l’eau ; c’est de l’eau-de-vie. Au milieu du diner entrent trois musiciens, le premier une flute l’autre une sorte de guitare et le dernier chante. Les chansons sont si légères qu’on n’en peut rien dire, pas même les titres. Les instruments accompagnent les femmes et les enfants répètent les refrains et battent des mains en cadence. Le bruit attire les voisins ; bientôt on est vingt cinq ou trente en cercle autour des artistes.
Les Juifs de blad makhzen dépendent des seuls gouverneurs du sultan et leur paient impôt. Ceux qui ont quelque fortune sont sous protection d’une puissance européenne ; les uns l’obtiennent par un séjour vrai ou fictif en Algérie. La plupart l’achètent des agents indigènes que les nations possèdent dans les villes de l’intérieur.
Les Israélites du Maroc parlent l’arabe. Dans les contrées où le tamazight est en usage, ils le savent aussi ; en certains points le tamazight leur est plus familier que l’arabe, mais nulle part ce dernier idiome ne leur inconnu. Tous les Juifs lisent et écrivent les caractères hébreux ; ils ne connaissent point la langue, épellent leurs prières sans les comprendre, et écrivent de l’arabe avec les lettres hébraïques. Les Rabbins seuls ont appris la grammaire et le sens des mots et, en lisant, entendent plus au moins. Les Rabbins se distinguent par leur coiffure : ils s’enveloppent la tête d’un long mouchoir bleu qui encadre leur figure et dont la pointe retombe sur leurs épaules. Les villes renferment plusieurs synagogues et de nombreux officiants. Il n’est pas de village ayant six ou sept familles israélites qui n’ait sa synagogue et son rabbin. Ils observent avec la dernière rigueur les pratiques extérieures du culte. Mais, comme nous l’avons dit, ils ne se conforment en rien aux devoirs de morale que prescrit leur religion : non seulement ils ne les suivent pas, mais ils le nient. Ils appellent sagesse la ruse, le mensonge, la violation des serments, justice la vengeance, la haine, la calomnie ; prudence l’avarice et la lacheté ; la paresse, la gourmandise, l’ivrognerie sont d’heureuses facultés données par Dieu aux mortels pour leur faire supporter les peines de la vie.
Les Juifs sont les enfants bien-aimés du Seigneur : qu’ils lui rendent les hommages dus, qu’ils prient, qu’ils observent le sabbat et les fêtes, qu’ils mangent seulement la nourriture licite, qu’ils se lavent et se baignent quand il faut, et ils seront toujours chéris de Dieu ; ils peuvent, pour les aytres choses, se permettre ce qui leur plaît. Le jour n’est pas loin où le Messie, tant de fois annoncé, viendra et mettra le monde sous les pierds du peuple d’Israel.

(tu)Israélites de blad siba :

Tout Juif de blad siba appartient corps et biens à son seigneur, son sid. Si sa famille est établie depuis longtemps dans le pays, il lui est échu par héritage, comme une partie de son avoir, suivant les règles de droit musulman ou les coutumes imazighen (berbères). Si lui-même est venu se fixer au lieu qu’il occupe, il a dû, aussitôt arrivé, se constituer le Juif de quelqu’un : son hommage rendu, il est lié pour toujours, lui et sa prospérité, à celui qu’il a choisi. Le sid protège son Juif contre les étrangers comme chacun défend son bien. Il use de lui comme il gère son patrimoine, suivant son propre caractère. Le Musulman est-il sage économe ? Il ménage son Juif, il ne prend que le revenu de ce capital ; une redevance annuelle, calculée d’après les gains de la saison, est tout ce qu’il demande ; il se garde d’exiger trop, il ne veut pas appauvrir son homme ; il lui facilite au contraire le chemin de la fortune : plus le Juif sera riche, plus il rapportera. Il ne le moleste pas dans sa famille, ne lui prend ni sa femme ni sa fille, afin qu’il ne cherche pas à s’échapper à la servitude par la fuite. Ainsi le bien du sid s’accroît de jour en jour, comme une ferme sagement administrée. Mais que le seigneur soit emporté, prodigue, il mange son Juif comme on gaspille un héritage : il lui demande des sommes excessives : le Juif dit ne pas les avoir ; le sid prend sa femme en otage, la garde chez lui jusqu’à ce qu’il ait payé. Bientôt c’est un nouvel ordre et une nouvelle violence : le Juif mène la vie la plus pauvre et la plus misérable, il ne peut gagner un liard qui ne lui soit arraché, on lui enlève ses enfants. Finalement, on le conduit luièmême sur le marché, on le met aux enchères et on le vend, ainsi que cela se fait en certaines localités du Sahara, mais non partout ; ou bien on pille et on détruit sa maison et on le chasse nu avec les siens. On voit des villages dont tout un quartier est désert. Le passant étonné apprend qu’il y avait là un Mellah et qu’un jour les sid d’un commun accord, ont tout pris à leurs Juifs et on les ont expulsés. Rien au monde ne protège un Israélite contre son seigneur ; il est à sa merci. Veut-il unir sa fille à un étranger qui la conduira dans son pays, force est au fiancé de la racheter du seigneur au prix qu’il plaira à ce dernier de fixer : la rançon varie suivant la fortune du jeune homme et la beauté de la jeune fille. Le Juif, tout enchainé qu’il est, peut s’affranchir et quitter le pays, si son sid l’autorise à se racheter ; le plus souvent celui-ci repousse sa requête si parfois il consent, c’est lorsque le Juif, par la suite d’opérations commerciales, a la majeure partie de sa fortune hors de son atteinte. Il fixe alors le prix du rachat, soit en bloc pour toute la famille, soit pour chaque membre en particulier : la somme exigée est la plus grande partie de la fortune présumée du Juif. Le marché conclu : la rançon payée, le Juif est libre. Et, s’il ne peut donner ce qu’on lui demande, et s’il a la ferme volonté de s’en aller coûte que coûte, il ne lui reste qu’un moyen, la fuite. Il la prépare d’avance, l’exécute dans le plus grand secret. On gagne d’un pas rapide la limite du blad makhzen ; là enfin on respire, on est en sûreté complète qu’arrivé dans une grande ville. Le Juif qui se sauve est en danger mortel. Son seigneur, dès qu’il apprend son départ, se jette à sa poursuite ; s’il le rejoint, il le tue comme un voleur qui lui emporte son bien. Lorsque la fuite a réussi, le Juif évitera, lui et ses descendants pendant plusieurs générations, d’approcher même de loin de son ancienne résidence ; il s’en tiendra au moins à trois ou quatre journées, et la même il sera inquiet.

Dans les tribus dont l’organisation est démocratique, chez les Berbères par exemple, chaque Israélite a un seigneur différent. Dans celles qui sont gouvernées par un chef absolu comme le Mezguita, le Tazeroualt, les Juifs appartiennent tous au Chikh et n’ont pas d’autre sid que lui. Aux lieux où le chikh existe, mais avec une autorité limitée, à Taznaght, chez leZénaga, le Juif doit un tribu annuel, ne peut déménager sans se racheter de lui, mais n’en appartient pas au moins à un seigneur particulier qui a sur lui les droits ordinaires.

En conclusion, les Juifs ont occupé des territoires importants à travers le pays puis le nouveau monde, et existent depuis le Ier millénaire avant l'ère commune. Des cultures juives extrêmement diversifiées ont donc existé, s'exprimant dans de nombreuses langues.

Si le coeur qui bat pouvait parler




Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: alex (IP enregistré)
Date: 18 mars 2008 a 19:14

j avais lu cette recherche (ou la partie essentielle d elle) il y a plus d un an sur un site. il y avait le nom de l auteur. mais j arrive plus a le trouve.
a ce temps la j etait interesse par l histoire des juifs marocains, et je lisait bcp d article sur le net, avant de me retrouve sur ce site (je me rappel du sujet du tritel de fes).
j espere que Akachmir donnera le lien originale ou au moins le nom de l auteur! desole mais les recherches sans sources me gene.

Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: james cohen (IP enregistré)
Date: 18 mars 2008 a 20:59

Citation:
saadoun
A mon avis ce qui fait la force mais aussi la faiblesse du Judaïsme c'est que ce n'est pas une religion prosélyte. Force, parce que dans l'idéal chacun choisit la croyance, ou ne choisit pas, la foi qui lui convient. Faiblesse, parce qu'il y a un seuil en deça duquel il y a recul et au- delà duquel il y a expansion. Le Christianisme, comme l'Islam sont des religions d'expansion. Le miracle du Judaïsme c'est qu-il continue d'exister malgré les pogroms, la Dhimma et la Shoah.
C'EST A MON HUMBLE AVIS UNE DES FAUTES DU JUDAISME

"OR LAGOIM"C'EST TRES BIEN , MAIS QU'EN A T ON FAIT??? UNE RELIGION QUI A L'ENCONTRE DU CHRISTIANISME ( ENFANTE PAR LE JUDAISME MEME ) N'A PAS SU S'ETENDRE AU DELA DES FRONTIERES DE L'ANTIQUITE!!! ET C'EST DOMMAGE ,CAR PLUSIEURS PEUPLES AURAIENT ADOPTE CETTE RELIGION QUE NOUS CROYONS (A LA VEILLE DE PESSAH) DICTEE PAR UN DIEU UNIQUE !!

NATURELLEMENT CE N'EST PAS UNE RELIGION QUI S'IMPOSE MAIS QUI S'ADOPTE !!
ET DONT JE SUIS TRES HEUREUX ET PARFOIS MEME FIER ( que Dieu me pardonne )D'EN FAIRE PARTIE , SI L 'ON PEUT COMPARER LES IDEES SONT IDENTIQUES !!

LA SHOAH ,N'A FAIT QUE RENFORCER NOTRE RELIGION ,MALGRE TOUTE L'HORREUR DONT CERTAINS D'ENTRE NOUS ONT ETE VICTIMES !!

JH.COHEN




Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: saadoun (IP enregistré)
Date: 19 mars 2008 a 16:33

Une étincelle de lumière peut éclairer un monde de pénombre.

Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 11 décembre 2008 a 19:05

Ce qui suit est bien sur un copier-coller interessant du 18.4.08 par ariless en reponse a un article du 30 Decembre 2007 paru sur

www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=872

et qui resume la dhimmitude. J'ai aussi trouve quelques livres en Anglais sur le Maroc du debut du XVIII siecle et qui traitent entre autres, des conditions deplorables et revoltantes dans lesquelles vivaient nos ancetres a cette epoque.Voici le lien, cherchez sous Morocco.

Tous les livres sur gutenberg.org sont disponibles gratuitement

www.gutenberg.org


L’article résume bien la condition de dhimmi en terre devenue musulmane. Il y a cependant des anomalies :
La dhimmitude n’est pas un accord conclu entre deux parties, mais une disposition de la charia régissant le statut des non musulmans vivant au sein de sociétés musulmanes. C’est donc un ensemble de lois et de régles établies par les musulmans seuls, sans la colaboration des non musulmans. Le terme "accord" est impropre.

Les dhimmi sont généralement des autochtones qui ne se soumettent pas à l’islam. Ils sont chez eux, donc on ne peut pas dire qu’ils jouissent de l’hospitalité des musulmans. dans la plupart des cas, les gouverneurs musulmans des contrées conquises et les commis de l’état islamique viennent d’Arabie, du Yemen. Ils ne peuvent logiquement offrir hospitalité aux autochtones !

- La protection dont il est quastion resemble à la protection assurée par les mafiosi. La mafia protége ses victimes contre la...mafia, en échange d’une taxe. De même, les musulmans protégent les dhimmis contre les musulmans, en échange d’une djizia (taxe). En principe, si ce sont les non musulmans qui sont "les méchants", alors c’est plutot les musulmans qui auraient besoin de protection. Mais il ne faut jamais invoquer la logique devant des musulmans !

Le statut de dhimmi ne demande à respecter la domination des musulmans, mais à la subir sans se révolter.

L’introduction (en gras) à cet article ne concorde pas avec l’article lui même.




Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 22 décembre 2008 a 05:10

Quelques pages du livre de Ali-Bey "Voyage d'Ali-Bey en Afrique et en Asie" qui decrivent la condition des Juifs du Maroc au tout debut du 19eme siecle.

Voici la couverture du livre



et l'image de la gravure du portrait de Ali-Bey








Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 22 décembre 2008 a 05:18

Voici quelques textes que j'ai releves.

Une partie de la description concerne les Juifs de Tanger



Les Juifs de Fes...






Les Juifs de Marrakech...







et Mogador





Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: gilou (IP enregistré)
Date: 22 décembre 2008 a 16:57

J'ai peut-être rapporté le témoignage de mon père qui en 1936 a assisté au châtiment d'un Juif matelassier de Safi qui avait eu des rapports sexuels avec une musulmane chez laquelle il travaillait;
Sur la place publique,devant le Pacha et une foule amusée,il avait été plongé dans un baril d'excréments plein à ras-bord.Le "bourreau" a passé à plusieurs reprises son sabre sur le bord obligeant le Juif à plonger la tête dans les excréments.
Aucun tribunal n'avait été saisi,le Cadi avait appliqué une variante dite
miséricordieuse de la Charia.Car à mon père qui interrogeait le Pacha qui se prétendait son ami,il fut répondu que la peine prévue était la mort;

Statut de Dhimmis au Maroc
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 26 octobre 2009 a 05:57

Les archives de l'Alliance regorgent de journaux anciens et il y a notamment une publication intitulee "L'avenir illustre" parue au 19ieme siecle et sur lequel on peut trouver enormement de renseignements sur la vie des Juifs du Maroc a l'epoque pre-coloniale, epoque ou ils cherchaient protections contre des agressions et humiliations courantes.

Ces journaux nous fournissent des renseignements precieux sur la vie courante au jour et le jour et les efforts constants des chefs de la communautes afin d'ameliorer les conditions des Juifs du Maroc en informant et s'adressant par des missives pressantes, a l'etranger, afin d'obtenir la protection qu'il ne parviennaient pas a obtenir au Maroc.

Voici quelques pages du journal "L'Avenir Illustre" paru le 1 janvier 1880.











ci-dessous, les listes de dizaines et dizaines de juifs assassines,
cela pendant la periode mentionnee ci-dessous. Ahurissant !
et il me semble que leur depart en masse du Maroc vers Israel;
lorsqu'ils le purent, prend toute sa signification.



























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