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Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 21 novembre 2013 a 20:13

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Jardins de nos souvenirs............partis en vacances

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 21 novembre 2013 a 20:15

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le Marché du temps

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 21 novembre 2013 a 20:21

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le fort portugais............qui n'a jamais été fort
c'etait le chateau Castello Real............détruit par la crue de oued ksob en 1856

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 21 novembre 2013 a 21:07

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Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2013 a 20:40

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Mellah entier du temps

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 28 novembre 2013 a 20:42

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Les caravanes arrivent en ville..........et les jeunes sont en gym

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 05 mars 2014 a 13:46

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Le beau Jardin de notre enfance.............disparu a cause d'un bon a rien de la municipalité

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 25 mars 2014 a 17:34

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Rue centrale de la medina

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 25 mars 2014 a 17:37

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en route pour l'Eglise

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 11 avril 2014 a 18:23

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Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 28 avril 2014 a 11:16

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Dernier livre de notre Ami le Mogadorien
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L’histoire des origines d’une famille juive de la communauté de Mogador

C’est l’histoire de Moshé Ben Elisha, un nourrisson, miraculeusement sauvé d’un massacre organisé de toute sa famille. Cependant, sa mère qui l’allaitait encore, réussit à le glisser sous une cuve en terre cuite servant à pétrir le pain et rouler le couscous, avant de mourir sauvagement assassiné par les gardes du roi. Adopté par son oncle maternel Juda Attar jusqu’à son âge adulte, il eut une fille qu’il prénomma Messoda. Selon des révélations historiques, conservées précieusement par un membre de la famille Belisha de la communauté juive de Mogador, Messoda Ben Elisha serait identifiée à Lalla Messa’ouda, mère ou nourrice du sultan Ahmed El Mansour Ed-Dehbi. Elle occupa une place de premier rang à la cour de son fils qui régna de 1578 à 1603. Cette histoire fantastique débuta, lorsque l’épouse du Sultan Mohammed Ech-Cheikh, la sultane Erkia, affaiblie par sa santé délicate, et un accouchement effectué lors d’évènements dramatiques, confia avant de mourir, son bébé à son amie, Messoda Ben Elisha, qui lui jura devant Dieu de l’aimer et de le défendre comme s’il était son propre fils. A partir de ce jour, Messoda se consacra entièrement à l’enfant royal qui fut prénommé Ahmed. Ce dernier devint plus tard le sultan Ahmed El Mansour Ed-Dehbi, le prestigieux souverain de la dynastie saadienne.
Au temps de Ahmed El Mansour, peu de chroniqueurs arabes de l’époque ont été tentés de parler des origines de Lalla Messa’aouda, et les très rares qui savaient, se gardaient d’ouvrir la bouche de crainte de perdre la vie. Mais son fils, le roi ? A la mort de Lalla Messa’ouda en 1591, la reconnaissance, l’affection et la vénération qu’il ressentait pour une femme qui l’avait couvé, protégé et nourri de son sein, ne lui avait pas fait perdre la mémoire; il la fit enterrer dans une koubba, à côté de son père et son frère Abdallah ben Mohammed Ech-Cheikh, dans un espace raffiné: marbres de Carrare, bois de cèdres, dorure, zelliges, sculptures de dentelle sur plâtres, arabesques … le tout est décoré avec une grande finesse dans l’exécution. Lalla Messa’ouda et son fils Ahmed El Mansour nous donnent donc une vraie leçon de tolérance, d’amour et de respect entre deux communautés qui avaient marqué l’histoire du Maroc.
Le nom Belisha, est chargé de mythes et d’histoire mais peu investi par les chercheurs... ce qui autorise un regard de dilettante. Le nom de cette famille emprunte pour nous les méandres du patronyme Belisha depuis le XVème siècle jusqu’à nos jours. Des personnages hauts en couleur défilent: le Patriarche Moshé Ben Elisha, les prestigieux souverains sa’adiens Ahmed El Mansour Ed-Dehbi et son père Mohammed Ech-Cheikh, la belle Donna Mencia, fille du gouverneur espagnol de Santa Cruz, la dynastie des Palache, et enfin, Leslie Hore-Belisha, premier et dernier baron Hore-Belisha, arrière-petit-fils de Messod David Belisha de Mogador et ministre de la Guerre du Royaume-Uni en 1939...

Dans ce parcours, nous découvrons des lieux mythiques : Marrakech et les fameux tombeaux sa’adiens, la Qoubba de Lalla Messa’ouda, le cimetière Beth Haïm au Pays-Bas où est enterré un hôte illustre, Samuel Palache ou Balyach, (altération du nom Belisha), ambassadeur déchu des Sultans sa’adiens, ayant souffert des vicissitudes des relations mouvementées du Maroc avec les puissances de l'Europe conquérante du début du XVIème siècle. Présenté sur la couverture de l’ouvrage, Samuel Palache est identifié à ‘L’homme Oriental’ de Rembrandt et ne serait autre que le petit-fils de Moshé Ben Elisha, l’enfant miraculé, le titre de cet ouvrage.

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 28 avril 2014 a 13:14

– La fin d’un Mellah

Situé à côté de Bab Doukkala, le Mellah d’Essaouira (Mogador), fut créé dans le courant de l’année 1807, par le sultan Moulay Slimane. La communauté juive préférant souvent vivre groupée en raison des pratiques religieuses (règles du jour du sabbat et du casher, bain de purification dans les maisons…) et au besoin, l’autodéfense en cas de razzias…), y fut logée jusqu’à son départ au courant des années 60. Le mellah de Mogador, avec une surface de 18 600 m2 hébergeait au début de sa construction une population très réduite. Attirés par la prospérité de la ville, des juifs des régions du sud, qui avaient fui les famines, les guerres tribales, les épidémies, s’y étaient pressés, nombreux. Le Makhzen ne crut pas devoir intervenir, comme l'avait déjà fait aux premiers temps de Mogador, pour ralentir cette immigration. Dans le Mellah, à l'avance trop exigu, on se pressait à ne plus savoir où trouver place. La densité atteignait parfois presque 35 ha au 100 m2.

L’origine du mot ‘Mellah’ est restée souvent mal interprétée par les occidentaux et par les Juifs eux-mêmes. Tout d’abord, l’appellation est purement marocaine : elle n’a été signalée, hors du Maroc, qu’à Alger où melahin a désigné jadis un groupement juif. Les quartiers habités par des Juifs dans tout le reste du Maghreb s’appellent harat el-lihud, derb lihoud. L’institution qu’il désigne est aussi purement marocaine : le mellah est, en effet, un organisme politique, crée et conservé par le souverain, alors que les autres groupements juifs du Maghreb paraissent avoir été de simples agglomération formées par les affinités communes de religion et de mœurs et par des fonctions économiques semblables, bijoutiers, changeurs, etc. où les institutions communes sont purement religieuses ou économiques.

Le terme Mellah n'existe pas dans les précieux documents des archives européennes publiés dans les vingt-sept gros volumes des Sources Inédites de l'Histoire du Maroc, ni chez aucun des nombreux voyageurs chrétiens des XVIIè et XVIIIè siècles qui se sont tous intéressés aux Juifs pendant leurs séjours au Maroc. D'après l'encyclopédie Wikipédia :

" L'origine du mot mellah vient d'une activité réservée à certains juifs Marocains, par laquelle ils mettaient les têtes coupées dans le sel pour pouvoir les conserver le plus longtemps possible et les exposer devant le public, c'étaient surtout les têtes des rebelles qui se révoltaient contre le pouvoir central. Cette activité a vu son apogée à l'époque de Moulay Ismail. "

Bien entendu, cette étymologie macabre est archi-fausse, basée sur l'homonymie ( sel = melh en Arabe) et perd de ce fait son étymologie véritable. On peut aussi citer d'autres exemples dans ce genre, dont l’étymologie est déroutante:
- En lisant une généalogie d’une famille juive de Mogador on attribue l’étymologie de la localité de ‘Oufrane’ à Ephraïm ou au mot arabe ‘ferrane’, qui signifie four, et ce, en souvenir aux martyrs juifs qui furent brûlés par l’illuminé Bou Hallais. Oufrane se compose du préfixe berbère ‘ ou ‘ désignant ‘ de’ et Ifrane c’est-à-dire originaire de Ifrane. Ifrane est une expression onomastique qui a persisté depuis longtemps. Il s’agit là du pluriel d’un mot dont la prononciation en dialecte berbère (Isnagan Sanhaja ) est Ifri.

Pour revenir à l'étymologie du mot ' Mellah', il faut signaler qu'à l'époque de la dynastie des Mérinides, le 1er quartier des Juifs construit à Fès Jdid, fut connu par le quartier des " Ahl Mella" qui signifie tout simplement le quartier ' des Gens de la religion' ou 'des Gens du Livre'. " Al mella’h’ " en Arabe qui d’après l’encyclopédie de l’Islam serait un nom( d’origine juive, est le synonyme du mot religion. D’un autre côté, en hébreu signifie: circoncision ( הלימ תירב = alliance - parole ). La circoncision, rite fondamental dans la religion juive, rappelle l’alliance promise par Dieu à Abraham et après lui, à tout le peuple d’Israël. L’Ancien Testament fait d’Abraham et de sa famille les premiers circoncis. Lorsque Dieu apparaît à Abraham, il lui indique ainsi les termes de son alliance avec le peuple juif :
« Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, et ta postérité après toi : que tous vos mâles soient circoncis. Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l’alliance entre moi et vous. Quand ils auront huit jours, tous vos mâles seront circoncis, de génération en génération. »

Millah ou Mellah est donc un mot d’origine juive et non arabe, utilisé pour la première fois par les Juifs. Il peut désigner ‘les gens du Livre’ pour les Musulmans ou les ‘alliés d’Abraham’ pour les Juifs, ce qui revient au même. Le premier Européen qui, s'est servi du mot Millah " הלימ " est Jackson qui a écrit son ouvrage sur le Maroc en 1809. Peut-être c’est le début de la confusion !

Les étymologies fausses citées ci-dessus, qui occultent le côté linguistique et historique du Maroc, dénaturent malheureusement la réalité des choses. De telles informations erronées peuvent heurter la sensibilité des nombreuses générations juives dont les ancêtres avaient vécu au Maroc! A Mogador, Juifs comme Musulmans n’oublieront jamais l’axiome populaire qui dit : “ Nass dyal El Mellah kolloum mlah”
(Les gens du Mellah sont tous des gens bien)

Actuellement, le Mellah de Mogador vit ses derniers moments. Dans le temps, des terrasses de ses maisons, on pouvait voir une mer toujours tumultueuse, avec les longues vagues vertes de l'Atlantique qui déferlent, tonnantes et frangées d'écumes blanches et se brisant au loin, envoyant vers le ciel un haut panache vertical de gouttelettes d'eau d'écume et de bruit. Aujourd’hui, toute la partie du Mellah collée aux remparts a été complètement rasée. La partie d’en face, partiellement démolie, a résisté encore quelque temps avant qu’elle soit mise à terre à son tour au courant de ce mois-ci. L’ancienne demeure, du capitaine du port du temps du sultan Moulay Slimane, Chalom Abitbol, dite Dar Lcaptan, (Dar Ya’coub La’raj) qui tenait difficilement sur ses colonnes, disparut à jamais dans les décombres.

La plupart des Juifs de Mogador, ville de judéité affirmée, murs imprégnés d’une atmosphère hébraïque malgré l’abandon et la dispersion, avaient commencé à quitter le Mellah après l’indépendance du Maroc en 1956. Plus de mille Juifs quittèrent la ville après la création de l’Etat d’Israël en 1948. Plus tard, le Mellah se vida de sa population comme un corps de son sang. La plupart de ses habitants choisirent Israël comme destination finale, les autres de souche aisée, semblèrent préférer plutôt Casablanca, la France ou le Canada.

Les générations présentes ne connaîtront jamais l'animation extraordinaire de jadis de ses rues et ruelles, les bonnes odeurs de la skhina qui se dégageaient des fours publics le samedi ainsi que celles des sauterelles grillées, du maïs cuit à la vapeur qui se préparaient au milieu d'une foule très active! Cette intense activité d’autan, disparut. L'espoir inébranlable de nos compatriotes juifs, l'espoir d'un retour miraculeux vers la terre de leurs ancêtres semble être exaucé! Cet appel messianique pouvait expliquer que leur attente deux fois millénaire ne s’était pas diluée dans l'assimilation. Ils attendaient là, depuis longtemps, depuis toujours, dans un décor provisoire où l'histoire s'était trouvé un taudis. L’attrait de la Terre Sainte n’a jamais cessé de miroiter aux yeux du Juif marocain. Ce mirage avait alimenté de tout temps un courant d’émigration vers la Palestine qui eut comme résultat l’établissement d’importantes communautés marocaines et la fondation de nombreux foyers d’études rabbiniques et mystiques, rendus célèbres à Jérusalem, Safed, Hébron et Tibériade. Ces centres ont fourni bon nombre de rabbins d’origine marocaine aux communautés d’Asie Mineure, de Turquie et de Pays Balkaniques.

Pour tout Juif, le lieu où il réside ne serait qu’un lieu d’exil en attendant de retourner dans son pays d’origine. Chacune de ses prières journalières mentionne le vœu pour son retour au pays de ses ancêtres où le Messie y est toujours attendu pour sauver le Peuple d’Israël. La construction de leur temple détruit depuis leur émigration sur les côtes marocaines, est restée tatouée dans leur mémoire depuis plus de 2000 ans ! Tout cela est enseigné aux enfants depuis leur jeune âge. Les rabbins sont toujours là pour encadrer les communautés dans le monde entier pour que ces enseignements ne se soient jamais perdus


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Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 10 juin 2014 a 19:44

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La grande ile de Mogador

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 10 juin 2014 a 19:47

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On peux voir la premiere Eglise de mogador (c'est le batiment haut a part le minareh )

Le vieux MOGADOR au debut du siecle dernier
Posté par: echkol (IP enregistré)
Date: 27 août 2014 a 18:46

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