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Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 22 janvier 2008 a 23:50


Fès
Place centrale du Mellah
Début du XX° Siècle


Photo transmise par Arrik Delouya



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Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 22 janvier 2008 a 23:51

Fès

Cimetière israélite


Photo transmise par Arrik Delouya



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Date: 22 janvier 2008 a 23:52

Fès
Riche intérieur Juif Marocain
Salon de Réception
Vers 1915


Photo transmise par Arrik Delouya


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Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 22 janvier 2008 a 23:53

Fès
Intérieur d'une synagogue


Photo transmise par Arrik Delouya



Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: GAELLE13 (IP enregistré)
Date: 01 juillet 2008 a 17:17

Bonjour,

arrivée par hasard sur ce site, je voulais vous remercier pour la gentillesse de votre message concernant ma famille. Je suis la fille de Simone HAMOU et peite fille de David et Anah HAMOU

Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 13 juillet 2008 a 00:03

La carte sociolinguistique de Fès
A l’occasion de la célébration du 1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès, capitale spirituelle du Maroc, « L’Opinion » publie une étude sociolinguistique de cette ville. Ladite étude a été réalisée récemment par M. Hilili Abdelaziz, professeur d’enseignement supérieur, docteur d’Etat en linguistique générale et arabe de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), auteur de cinq livres publiés en 1990 et 2004. Il est aussi l’auteur d’un 6ème livre intitulé « Phonologie de l’arabe classique et de l’arabe fassi, étude comparative » qui va apparaître bientôt à l’occasion des festivités de cet anniversaire.
L’établissement de la carte sociolinguistique de Fès avant la fin de la première moitié du vingtième siècle nécessite la présentation des quartiers qui composaient cette ville, de leurs habitants et de leurs parlers.

Le choix de la période qui précède l’indépendance du Maroc se justifie par le fait qu’après 1956 ce pays est entré dans une étape de grands changements qui ont touché tous les domaines : économique, politique, socioculturel, linguistique... etc, qui ont beaucoup influencé la carte sociolinguistique de ce pays, en général, et celle de Fès en particulier.

Les quartiers de Fès

Fès était composée de trois grands quartiers distincts depuis les Mérinides. Avec l’avènement du protectorat, un quatrième quartier était né. Après l’indépendance de nouveaux quartiers ont vu le jour tout autour des anciens. Fès compte actuellement près de 750.000 habitants.

La médina

Vers la fin du VIIIème siècle, Idriss 1er, descendant d’Ali (le gendre du Prophète Mohammed) s’enfuit du Moyen Orient où sa famille était persécutée par la dynastie Abbasside de Baghdad. Une fois arrivé au Maroc, il décida de rester définitivement à Walila, où il prend pacifiquement le pouvoir quelques temps après. Des groupes d’arabes et de berbères de différentes régions du Maghreb et d’Andalousie, viennent le rejoindre dans cette petite ville berbère qui devient bientôt surpeuplée. Idriss 1er ordonne, alors, la fondation d’une ville capable d’accueillir une grande population et d’être en même temps une base logistique pour ses expéditions vers tous les coins du pays. Ainsi, une première cité arabe naît au Maroc en 789 dans le vallon de l’Oued El Jawahir sur sa rive droite et constitue le premier quartier de Fès. En l’an 809, son successeur fonde un nouveau quartier sur la rive gauche de l’Oued. Deux quartiers (ou plutôt les deux villes) sont ainsi nés avec leurs mosquées, leurs marchés et leurs murailles et forment, depuis, la médina.

En 1075, Fès reçoit une impulsion nouvelle sous le règne des Almoravides.

Ces deux quartiers s’unifient et deviennent la base logistique des expéditions militaires en Espagne. Mais Fès perd son rôle de capitale politique et administrative du Maroc en faveur de Marrakech. Il faut attendre l’arrivée de la dynastie Mérinide pour que cette ville retrouve ce rôle.

Fès Jdid et le Mellah

Avec la consolidation et l’extension du pouvoir des Mérinides, la population de la ville devient plus importante et sa surface s’élargit. Ainsi, les nouveaux dirigeants fondent une cité administrative et militaire (1276) à quelques centaines de mètres au Sud-Ouest de l’ancienne ville. D’abord appelée El Madina El bayda (la ville blanche), cette cité devient bientôt Fès Jdid (Fès neuf) par opposition à Fès l-bali « Fès l’ancien ». Autour du palais, élément fondamental de la ville neuve, des quartiers se développent rapidement et s’ordonnent selon un plan bien structuré. L’un de ces quartiers devient le Mellah, au XIVème siècle, et regroupe tous les juifs qui habitaient l’ancienne ville.

Fès Jdid devient la cité gouvernementale, mais la médina reste toujours la cité intellectuelle et religieuse. De somptueuses medersas, à la fois collège et logement universitaire, y sont construites par les Mérinides. Ces monuments restent jusqu’à nos jours parmi les plus beaux témoignages de l’art hispano-mauresque.

Au début du XVIème siècle, la dynastie saâdienne s’empare du pouvoir à Fès et y construit deux forteresses qui la dominent, l’une au Nord et l’autre au Sud.

En 1666, le premier souverain alaouite, Moulay Rachid, prend le pouvoir dans cette ville, y édifie plusieurs monuments et une kasba pour le logement d’une tribu militaire (Cherarda). Son successeur Moulay Ismail décide de prendre Meknès comme capitale. Aussi, Fès perd-t-elle à nouveau son rôle de capitale politique et ne le retrouve qu’au XIXème siècle sous le règne de Moulay El Hassan, mais ne tarde d’ailleurs pas à le reperdre au début de la 3ème décennie du XXème siècle.

Dar-Dbibegh (la ville nouvelle)

Le 30 mars 1912, la France impose à Moulay Hafid le traité de Fès instituant son protectorat sur le Maroc, commence alors à se développer une nouvelle cité, au Sud-Ouet de Fès Jdid à caractère nouveau avec de grandes avenues et des habitations de type européen, c’est Dar Dbibegh.

Après l’indépendance du Maroc en 1956, un quartier industriel s’implante sur la route de Rabat et d’importantes usines de textiles et d’armements s’installent sur la route de Sefrou et de Meknès, Fès est actuellement formée de trois grands quartiers :

1) La médina

2) Fès Jdid et le Mellah

3) Dar Dbibagh et les nouveaux quartiers

La population de Fès au début du XXème siècle

Au début du XXème siècle Fès était formée de trois agglomérations. La médina, Fès Jdid et le Mellah ; sa population totale était de près de 125.000 habitants.

La population de Fès Jdid

Fès Jdid était peuplé de familles des tribus militaires de Tafilalet, du Souss et d’Africains descendants des soldats noirs de Moulay Ismaïl. Ces populations originaires de différentes régions du Maroc, « avaient toutes ceci en commun (dit Le Tourneau). Elles étaient toutes bédouines, leur métier de soldat les avait empêchés de prendre aucune habitude citadine, les habitants de ce quartier ont toujours parlé un dialecte arabe bédouin, différent de celui du Mellah et de la Médina ».

La population du Mellah

Le Mellah est le quartier des juifs. La communauté israélite de Fès comprenait vraisemblablement des descendants des juifs établis dans la ville depuis sa fondation (juifs venus du Moyen-Orient et berbères judaïsés) et des juifs espagnols réfugiés au Maroc à partir du XVème siècle. A la fin du XIXème siècle, on parlait, encore, espagnol dans plusieurs familles juives à Fès. Le judéo-arabe de Fès est un parler citadin qui a fait l’objet d’une étude assez exhaustive de la part de L. Brunot et E. Malka .

Ce parler différait sur beaucoup de points des parlers de Fès Jdid et de la Médina. « L’usage linguistique des juifs dit D. Coohen au sujet de Fès - s’y distingue de celui des Musulmans sur divers points : (M)Q : (j) ? (M) s . z, s.

z. seulement (S. Z au contact d’emphatiques), (j) forme unique en C1C2 V c à l’accompli de la 3ème pers, du fem, des 2èmes et 1ères pers (M) distinction entre C1 VC2C3-t pour la 3ème pers du fem et C1C2VC3 pour les autres... de même (j) confond sous la forme , les pronoms mas et fem. de la 2ème pers. du sing. restées distinctes ailleurs.

La population de la Médina

R. Le Tourneau dit au sujet des originaires de la Médina, dont les deux principales activités étaient le commerce et l’artisanat « quand on fiat allusion aux fassis, on veut parler de bourgeois riches ou pauvres, possesseurs ou non d’une belle maison, mais correctement vêtus et pénétrés de ce qu’on appelle là-bas la qaïda, autrement dit les règles impérieuses presque tyranniques, du savoir vivre fassi » les origines de ces « fassis » étaient variées (voir origines du parler fassi ci-dessous) mais ils étaient tous très attachés à leur civilisation et à leur mode de vie et étaient fiers de l’histoire de la culture de leur ville. A côté de ces bourgeois et mêlés à eux vivaient des groupes divers plus ou moins fixé dans la Médina. On trouvait parmi ces groupes : une masse flottante constituée d’hommes de passage qui venaient particulièrement des tribus arabophones de la région Ouest de Fès. Outre ces hommes, on trouvait des amazighs de l’Atlas qui venaient exercer le métier, de portefaix, les natifs du Souss qui constituaient le gros, sinon la totalité, des corporations des gargotiers, des détaillants d’huile, de miel, de savon, etc. Les natifs du Sahara formaient le groupe des maçons, des porteurs d’eau, etc. d’après R. Le Tourneau.

Ces divers groupes et d’autres gardaient une certaine cohésion interne, ils vivaient entre-eux et se mariaient dans leur région d’origine. Ils constituaient un peu plus du 1/10 de la population de la Médina.

Le parler des « fassis » était un parler citadin, l’un des plus anciens parlers arabes d’Afrique du Nord, et celui qui aurait conservé le plus de traits archaïques jusqu’après l’indépendance du Maroc en 1956. Ce parler constitue avec l’arabe classique l’objet central de cette étude. Origine de l’arabe fassi

L’arabe et ses variantes

1- Rappelons, tout d’abord, que l’arabe est une langue sémitique. Elle est actuellement la première langue au Moyen-Orient, en AfrIque du Nord et serait la seconde langue étrangère dans certains pays européens comme la France et certains pays africains comme le Niger, le Mali ou le Sénégal. Cette langue se rencontre, chez une Intime minorité, dans des pays d’Amérique du Nord et du Sud ainsi que dans certaines républiques asiatiques de l’ancienne URSS.

Aujourd’hui, on distingue entre :

L’arabe classique, c’est-à-dire l’arabe du Coran, de la littérature et de l’écrit ;
Les dialectes et les parlers arabes
L’arabe médian qui est un niveau en émergence depuis quelques décennies ; c’est un brassage entre l’arabe classique et les parlers arabes contemporains. Il est un trait d’union entre la première et les seconds.

2- On divise généralement les parlers et les dialectes arabes en deux grands groupes : les parlers citadins ou sédentaires, dont le fassi fait partie, et les parlers nomades ou bédouins. Ces derniers trouvent leur origine dans les parlers des tribus nomades qui ont émigré hors de la péninsule arabique pendant et après les conquêtes islamiques et qui se sont installées définitivement dans différentes régions du monde musulmane (1).

La variété des traits caractéristiques des parlers arabes citadins et la formation de ces parlers ont conduit à l’apparition de plusieurs thèses, plus ou moins différentes, au sujet de leur origine.

3- Avant de présenter les éléments qui semblent avoir été à la base de la construction du fassi, nous résumons en quelques phrases, les principales thèses avancées au sujet de l’origine des parlers arabes citadins (ou sédentaires) en général.

a- Vollers, l’un des premiers orientalistes qui a posé le problème de l’origine des dialectes arabes et de l’arabe classique, croit que la base des parlers sédentaires est le dialecte hedjazi (2)

b. M. Cohen considère (au début du 20ème siècle) qu’une sorte de koïné militaire, formée à partir de divers dialectes arabes de l’époque du prophète Mohammed et des califes, a évolué dans différentes régions du monde musulman et a fini en plusieurs dialectes arabes sédentaires (3).

c- J. Fück pense, quant à lui, que le brassage des dialectes de la péninsule arabique a donné naissance à l’arabe classique au début de l’époque islamique. Cette langue classique s’est ramifiée, sous l’Influence des contacts avec d’autres langues, en divers dialectes citadins (4).

Pour Ch. Pellat, les dialectes arabes sédentaires étaient plus ou moins différents dès l’origine. Ils sont le résultat d’un brassage qui s’est effectué pour chaque dialecte, dans différentes régions du monde arabophone. « Trois éléments fondamentaux, dit-iI, dont le dosage n’est d’ailleurs pas uniforme, sont à l’origine d’un parler ou interviennent dans sa construction ; ies anciens dialectes, l’arabe classique, le substrat » (5).

e- Ch Ferguson est, à notre connaissance, le premier linguiste qui a essayé, dans son article, « the arabic koïné » d’apporter la preuve scientifique à la thèse selon laquelle une « koïné » relativement homogène, non basée sur le dialecte d’un seul centre, s’est développée comme forme de conversation arabe et s’est étendue sur presque tout le monde islamique lors des premiers siècles de l’ère musulmane » (6).

Cette koïné, dont les dialectes sédentaires sont les continuateurs, est caractérisée par deux faits essentiels :

elle est née dans les camps militaires musulmans des premiers siècles de l’Hégire ;

elle est différente de l’arabe classique et des dialectes de la péninsule arabique, bien que cette koïné ait existé parallèlement à eux « Nous allons décrire ici, dit Ferguson, quatorze éléments dans lesquels les dialectes modernes se sont mis d’accord en face de la ’arbiyya, chaque élément est, en fait, une constellation d’éléments linguistiques minimums qui, rassemblés, semblent avoir probablement fonctionné ensemble » (7).

Les quatorze éléments que Ferguson présente relèvent aussi bien de la phonologie que de la morpho-syntaxe et du lexique. Exp :

Le qaf du classique se réalise /g/ dans les dialectes nomades et /q/ dans celui des citadins.

Les citadins remplacent l’ancien Dad (...) par /D/ emphatique.
Les citadins ont un /T/ emphatique dans les noms de nombre de 13 à 19 : ex : rbeç Tach (14) et les nomades ne l’ont pas.

Les citadins ont perdu la forme du duel et les nomades t’ont toujours.
La forme du pronom relatif /lli/ ou /Di/ est une spécificité des citadins.
Le verbe chaf / ychuf « voir » est spécifique aux citadins : l’arabe classique, et les nomades ne le connaissent pas.

f- Dans un article intitulé « koïné, langue commune et dialectes arabes, D. Cohen discute la thèse de Ferguson et infirme point par point les quatorze éléments que ce dernier a présentés (pour défendre la thèse de la koïné militaire), en montrant que ces éléments n’apparaissent jamais ensemble dans le même dialecte arabe citadin qu’ils ne sont pas spécifiques à ces parlers (la disparition du Dad par exemple est générale) et que certains de ces éléments vont dans le sens d’une évolution normale (A. Meillet a déjà montré, par exemple, que la disparition du duel est un signe d’évolution que connaissent toutes les langues à une période de leur histoire). A la fin de son étude, D. Cohen soutient avec des preuves historiques et linguistiques la thèse qui prône la disparité des parlers sédentaires dès l’origine, thèse avancée par Ch. Pellat. « On ne peut pas exclure, dit-il (...) que certains foyers d’arabisation aient été marqués par un dialecte particulier. Le fait général, cependant, c’est le mélange » (8).

La carte linguistique de Fès

En nous appuyant sur le travail de D. Cohen au sujet de l’origine des parlers arabes, et en prenant en considération les faits linguistiques et historiques, nous pouvons dire que le parler de Fès détient sa spécificité d’origine des fondateurs et des premiers habitants de cette ville, qui sont :
Deux fractions d’amazighes Znata : les Zwagha et les Banouyznaten qui étaient déjà installées dans l’emplacement de Fès avant sa fondation, auxquelles se sont joints, à partir du début du 9ème siècle :
La famille Idrisside et sa suite, constituée d’arabes et d’amazighs de la région de Walila (soldats, administrateurs, conseillers, etc.).
Cinq cents arabes des tribus Azd, Yahfug et Sadaf, venus directement de Moyen-Orient.

Plusieurs centaines de familles Kairouanaises (9). Au début, la répartition des différentes populations était faite, d’après A. Benlmansour, à partir de considérations tribales et des lieux de provenance. Chaque groupe s’installait dans l’endroit que lui réservaient les Idrissides : « Nous avons toujours des traces vivantes qui appuient cette thèse : ainsi, certaines rues et endroits, portent - jusqu’à nos jours - le nom de la tribu ou du groupe d’individus qui les ont habités » (10). Ces différents groupes que nous venons d’énumérer, parlaient leur propre langue ou dialecte entre eux, mais se servaient de l’arabe, langue de la religion et des gouverneurs, comme moyen de communication entre groupes. Cet « arabe » qui est à l’origine de l’actuel parler fassi est le résultat de la rencontre de trois éléments fondamentaux dont « le dosage » n’est pas uniforme :

Le premier élément est formé des parlers arabes des andalous de Cordoue, des Kairouanais et des tribus arabes venues du Moyen-Orient ;
Le deuxième est l’arabe classique (langue écrite de l’administration)
et le troisième est l’amazighe.

Il est pratiquement impossible de tirer de l’état actuel du fassi des renseignements précis sur son état « primaire ». Il va sans dire que beaucoup de facteurs externes (autres immigrations â travers les siècles, le contexte socio-culturel, l’environnement, les besoins des locuteurs, etc.) et internes (évolution naturelle, contact avec d’autres langues, emprunts, etc.) ont contribué à son évolution et en ont fait ce système de communication que nous appelons l’arabe fassi et dont nous allons présenter quelques caractéristiques. L’arabe fassi est un parler arabe citadin qui s’est formé dès le début de l’ère musulmane, comme on vient de le voir. Il est presque aussi ancien que celui de Kaïrouan en Tunisie par exemple. Cependant, notre parler se distingue de celui-là par la conservation de beaucoup de traits archaïques qui sont d’une grande utilité pour la linguistique diachronique. La conservation de ces traits trouve son explication dans l’histoire de Fès. Cette ville a occupé - depuis sa fondation - une place d’honneur parmi les cités arabes d’Afrique du Nord et d’Andalousie. Ses habitants ont été fiers de cette situation enviable qu’ils ont presque toujours su maintenir : le rayonnement scientifique et culturel de cette ville à travers les siècles et sa civilisation raffinée en témoignent (11). Fès a eu, d’autre part, un passé relativement calme. Elle n’a pas connu d’invasion massive et n’a jamais été vidée de ses habitants d’origine, comme cela s’est passé à Kaïrouan ou à Bagdad. Son parler a donc évolué dans des conditions heureuses et stables ; il n’a subi d’influence marquante d’aucun parler ou dialecte arabe ou autre. Ce sont ces conditions historiques, unies aux circonstances politiques et socio-économiques, qui ont fait de l’arabe fassi l’une des variétés arabes citadines les plus conservatrices et les plus originales.

Ce parler connaît ces dernières décennies une évolution accélérée à la suite de la grande évolution socio-économique que vit le Maroc depuis les années cinquante, et qui se manifeste, par exemple, par d’importants mouvements de déplacement des populations, par un changement rapide du mode de vie et de mentalités des gens, par l’influence grandissante des langues de l’enseignement et des moyens d’information sur les langues de ce pays, etc.

Les villes marocaines ont ouvert leurs portes à l’exode rural. Ainsi, à Fès, les frontières qui .séparaient les anciens quartiers se sont effondrées :

La Médina n’est plus le fief de la bourgeoisie fassie, une grande partie de celle-ci l’a quittée.
Fès Jdid n’est plus la cité administrative et militaire depuis que Rabat est la capitale du pays.
Le Mellah n’est plus le quartier juif,
Dar Dbibegh n’est plus le quartier européen.

Ces changements sociaux dont nous venons d’énumérer quelques exemples unis à d’autres, ce sont accompagnés, sur le plan linguistique, du déclenchement d’un phénomène de koïnésation, Les différents parlers arabes marocains évoluent dans le cadre d’un rapprochement mutuel qui tend à éliminer les traits particuliers et à uniformiser ces parlers. Ceci conduit, semble-t-il, à la formation d’une koïné arabe marocaine. A ce sujet, le cas de Fès est très révélateur. Les trois cités qui formaient cette ville ont perdu, depuis quelques temps, leurs spécificités.. Aussi, leurs variétés arabes n’ont-elles pas pu échapper au mouvement général. Le judéo-arabe de Fès est en voie de disparition. Le parler de la Médina et celui de Fès Jdid tendent à se fusionner dans ce qu’on appelle l’arabe marocain médian. Cette tendance à l’uniformisation peut être constatée en comparant "ancien fassi (c’est-à-dire l’arabe que parient toujours les vieux fassis illettrés qui habitent toujours la Médina et qui ont pu relativement échapper à l’influence de l’arabe moderne et/ou d’autres langues) au parler des jeunes fassis scolarisés et dont la langue suit l’évolution générale.



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R. Le Tourneau : La vie quotidienne à Fès, Hachette, Paris 1965. P :26 L. Brunot : « Notes sur le parler arabe des juifs de Fès ». In, Hesperis. V.22 Bot et E. Malka : Textes judéo-arabes de Fès, Rabat, 1939 Brunot et E. Malka : Glossaire judéo-arabe de Fès, Rabat 1940 D. Cohen : « Variantes, variétés dialectales et contacts linguistiques en domaine arabe », in .B.S.L. de Paris, t. I.XVIII, 1973 R. Le Tourneau : La vie quotidienne à Fès, p. 27.

1. Pour plus de détails, voir Encyclopédie de l’Islam. Paris, Maisonneuve & Larousse SA., 1975, TI p, 590 et suite.

2. Le point de vue de Vollers a été discuté par R. Blachère dans : Introduction au Coran, Paris. Maisonneuve, 1959, pp : 156 à 169.

3. Voir M Cohen et A. Meillet : Les langues du monde. (Langues. chamito-sémitiques (arabe moderne). pp : 117 et suite

4. J. Fuck ; Arabia, Paris, Marcel Didier, 1955, pp.7 ; 8, 9 55

5. Ch. Pellat. langue et littérature arabes (la langue arabe et son histoire), Paris, Armand Colin, 1952 pp. 27-54

6. Ch. A. Ferguson. The Arabic Koïné in Language, v 35 n°4 (1959), pp. 616-930, reproduit in Readings in. Arabic Linguistics, al Ani (éd). E.U.L.C 1987, pp. 49/70

7. Ch. A. Ferguson. Ibidem

8. D. Cohen, « Koïné, langues communes et dialectes arabes » en Etudes linguistiques sémitique et arabe. Mouton, Paris 1970.

9. Ces différents renseignements ont été tirés d’une conférence sur l’origine des habitants de Fès, donnée en 1978, par A. Benmansour au Iycée Moulay Idriss à Fès et des deux livres de R. Le Tourneau : La vie quotidienne à Fès en 1900, Hachette, 1965, et Fès avant le protectorat (1949). I.H.E.M., Rabat. 10. A. Benmansour : Origines des habitants de Fes.

11. Voir : R. Le Tourneau : La vie quotidienne à Fès. Hachette, Paris, 1965

Voir : A. Hilili : Phonologie et morphologie de l’ancien fassi. Thèse de doctorat de 3ème Cycle. La Nouvelle Sorbonne, 1979.

Professeur Hilili Abdelaziz

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Posté par: Raphael (IP enregistré)
Date: 05 mars 2009 a 20:32

Selon certaines historiens, le titre de Mellah proviendrait du quartier cede aux juifs, se trouvant a proximite du salage des peaux.
Qui a abordé ce genre "d'atelier", peut se rappeler les tres mauvaises odeurs qui infestent l'athmosphere. Et c'est vers ces proximites qu'il etait accorde aux juifs de resider, et c'etait
"LE MELLAH". Qui dit mieux ?
Les guettos d'Europe au moyen age, n'etaient pas mieux lotis.
On peut Glorifier D' de nous avoir faits sortir de:
"ME'ÂFELA LE'ÔRA.
Raphael.

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Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 05 mai 2009 a 02:25

En décidant de fonder une grande cité musulmane pour consacrer les efforts déployés par son prédécesseur et les siens propres en vue de l'instauration du premier État musulman indépendant en terre marocaine, Idris II (791 - 829) ne se doutait certainement pas du destin exceptionnel des populations juives qu'il laissa s'y installer et du rôle considérable qui fut le leur dans le façonnement de l'identité même de cette métropole de l'Islam que Fès devait devenir.
Également appelée à servir de nouvelle base de propagation de la foi parmi les tribus juives, judaïsant, chrétiennes ou païennes non encore converties, même dans ses environs immédiats, la capitale idrissite compta en effet dès sa création une minorité juive particulièrement active. Admis en qualité de dhimmis ou tributaires, les Juifs bénéficiaient de la liberté de culte, de la sécurité de leurs personnes et de leurs biens.

Si le coeur qui bat pouvait parler

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Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 05 mai 2009 a 20:27

Au Maroc, vous remarquerez que tous les mellah étaient proches du palais Royal car les Rois voulaient à titre de sécurité pour les Juifs les avoir proches du palais en cas d'attaques.




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Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 10 mai 2009 a 01:29

Cher darlett, dans mes recherches, j'ai trouvé un passage qui correspond à Fès.

Il est difficile d'évaluer l'impact de ces recommandations sur le maintien de la communauté juive, en particulier à Fès, jusqu'à l'avènement des Mérinides, où elle s'impose avec éclat. Ces conseils ayant, par ailleurs, sans doute, contribué à nourrir la suspicion tenace dont étaient entourés les Juifs convertis à l'Islam. Suspicion nourrie par des spéculations sur les motivations jugées douteuses de l'attachement des convertis à leurs noms Juifs ? Discrimination dictée par des considérations plus terre à terre telle que la compétition dans certains secteurs de l'artisanat ou autour de ce haut lieu du commerce fassi qu'était le Qissaria ? E tout cas, les musulmans fassis d'origine juive, finirent par s'imposer dans tous les domaines. Difficile d'estimer la population sur le plan démographique, Nicolas Clénard, de passage à Fès en 1451, évaluait le nombre de sa population à 4 000 personnes et celui des musulmans à 50 000. La communauté juive, diminuée par les conversions mais grossies par l'arrivée de vagues successives de réfugiés en provenance de la péninsule ibérique, bénéficia d'un apport décisif en 1391 - 1392 lorsque arrivèrent dans la cité Idrisside les Juifs fuyant les sanglantes hostilités déclenchées contre eux, notamment en Castille et en Aragon, à l'instigation du terrible archidiacre Ferrando Martinez d'Ecija; Ces premiers expulsés comptaient dans leurs rangs des familles qui allaient s'illustrer encore plus dans l'artisanat, le commerce et les sciences religieuses. L'une de leur particularité fut leur intégration avec les autochtones fassis. Un siècle plus tard, l'édit d'expulsion scellé par les rois catholiques après la chute de Grenade (1492) fit affluer à Fès des milliers de Juifs et de musulmans andalous. Dans l'intervalle, leur sort fut étroitement associé à celui de la dynastie Mérinide et certains d'entre eux connurent l'itinéraire fascinant de ces Juifs de la Cour dont l'ascension était fulgurante et la chute non moins vertigineuse. Contrairement au confinement des Juifs en Europe dans des ghettos, sanctionnés par une loi du troisième concile de Latran (1179) la coupure géographique instituée à Fès a servi de modèle et à diverses époques, être rééditée à Marrakech (1557), Meknès (1682), Rabat, Salé et Tétouan (1807 - 1811). La date d'installation des Juifs dans un quartier distinct situé à proximité du siège du gouvernement est contestée. Du jour au lendemain, rapporte une chronique juive, les Juifs furent donc accusés d'avoir profané la mosquée (Qarawiyine ?) Ils auraient rempli de vin les réservoirs de ses lampes. Il n'y avait pas d'alternative sinon les expulser de la médina. Ce fut, un amer et épouvantable exil. Bon nombre de familles de riches marchands Juifs embrassèrent l'Islam plutôt que d'abandonner leurs maisons et de s'éloigner de la cité, de leurs magasins et entrepôts. C'est le quartier qui leur était assigné, bien que relativement spacieux, offrant, de par la proximité du palais et des garnisons, des garanties supplémentaires de sécurité et, de manière générale ne semblait pas pouvoir offrir un confort comparable à celui de la Médina. Située sur un sol salin, d'où le nom de Mellah qui lui sera donné plus tard et qui deviendra synonyme de "quartier juif" dans tout le Maroc. Malgré ces inconvénients, le Mellah offrait cependant un avantage de choix : des conditions favorables au développement des intérêts communautaire ainsi qu'une plus grande cohésion des membres de la communauté vis-à-vis des habitants de la médina. La coupure n'était cependant pas totale. Quelques habitants du Mellah y gardaient encore des magasins et nombreux étaient ceux qui, le shabbat excepté, s'y rendaient pour les besoins de leur commerce. Ils y écoulaient une partie de leurs produits artisanaux, principalement des bijoux en or et les fils d'or à la fabrication des caftans. D'ailleurs rien n'illustrait sans doute mieux le maintien des liens assez étroits malgré l'exclusion qu le recours des Juifs au hurm de Moulay Idris. Ne pouvant se réfugier dans le sanctuaire lui-même, ou dans son espace inviolable, ils trouvaient abri dans le lieu où se faisait l'immolation des taureaux et des autres bêtes offertes en sacrifice.
Vis-à-vis du pouvoir musulman, le regroupement des Juifs dans un même quartier ne signifiait pas seulement leur prise en charge directe et leur protection par les souverains mérinides. Ce déplacement leur donnait la possibilité de jouir d'une certaine autonomie interne.
Géré en principe par un conseil composé de divers membres dont les notabilités religieuses, la communauté disposait d'un trésorier et de dayyanim choisis souvent à vie parmi les familles les plus en vue et chargées de siéger au Beth-Din (tribunal) pour rendre la justice. Les Sofrim remplissaient pour leur part des fonctions équivalentes à celles des 'adul musulmans (notaires) et enregistraient donc toutes sortes d'actes, tels que les contrats de mariage, les contrats commerciaux... Outre les services religieux assurés par les hazzanim dans les synagogues privées ou publiques suivant leurs rites respectifs, le respect des prescriptions de la Loi passaient par le recours du circonciseur , l'équivalent du Hajjam en médina, et du sacrificateur rituel qui avait la charge de procéder à l'abattage rituel et de décréter Kasher ou impropres à la consommation les viandes qu'il examinait
Pour faire face aux calamités, la communauté puisait ses dernières ressources dans la "caisse des pauvres", alimentée habituellement comme toutes les oeuvres de bienfaisance, par les dons des fidèles, diverses taxes et les revenus tirés des biens heqdesh comparables aux hubus ou waqf musulmans. Dans de telles circonstances, une autre "institution" du mellah avait fort à faire : la Hevra quadicha ou congrégation chargée de l'enterrement des morts mais s'activant aussi utilement par exemple, pour lutter contre les incendies.
En période de calme politique et en dehors des phases d'aléas écologiques, la vie s'écoulait au sein du mellah dans l'accomplissement des prières quotidiennes, la célébration du Chabat annoncé à coups stridents du schofar, la médina ayant un système similaire pour le réveil du Shour durant le Ramadan et la commémoration des grandes dates de l'histoire juive.
Centrées sur l'artisanat et le commerce, la vie économique dépendait dans une large mesure des rapports et des échanges entretenus avec la médina. Regroupés en corporation (comparables aux hanta musulmanes), les artisans Juifs étaient actifs dans quasiment tous les secteurs de production. Ils exerçaient un monopole pratiquement sans partage sur le travail de l'or. Léon l'Africain décrit : "La plupart des orfèvres sont des Juifs qui exécutent leurs travaux au nouveau Fès et les portent dans la vieille ville pour les vendre. Là un marché leur a été assigné près des droguistes. On ne peut travailler en effet, ni l'or, ni l'argent dans la vieille ville... car on dit que vendre les objets d'argent et d'or pour un prix supérieur à ce que vaut leur poids est de l'usure. Mais les souverains donnent l'autorisation aux Juifs de le faire."
En dehors de l'orfèvrerie, de la frappe de monnaies, du travail de cuirs et de laines et de la fabrication d'armes, les Juifs intervenaient par le biais "d'association" dans l'agriculture (oliviers, figuiers, vignobles) et jouaient un rôle important dans le ramassage de ce produit stratégique. La stabilisation intervint progressivement avec l'afflux à partir de 1470, et surtout 1492, de nouvelles vagues de réfugiés et d'expulsés. Le quartier juif se renforça alors des divers apports de ces nouveaux venus qui le marquèrent d'une empreinte indélébile. Attachés au mode de vie raffiné qui avait été le leur dans la péninsule ibérique, ils se transmirent de génération en génération le legs andalous. Plusieurs siècles plus tard, un célèbre voyageur français, Pierre Loti, reçu avec faste au mellah par des israélites fortunés "au milieu des parfums de bois de santal" et d'amas de "cornes de gazelle", s'extasiera en termes lyriques sur le charme des maisons décorées et aménagées dans le goût arabe le plus recherché et n'hésitera pas à comparer l'un de ses hôtes à "quelque élégant vizir". Cohen Victor

Si le coeur qui bat pouvait parler

Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: akachmir (IP enregistré)
Date: 20 mai 2009 a 16:15

Citation:
Raphael
Selon certaines historiens, le titre de Mellah proviendrait du quartier cede aux juifs, se trouvant a proximite du salage des peaux.
Raphael.
d'après l'histoire: Fès devient un centre de pèlerinage pour tous les pays islamiques, une ville de ferveur religieuse et le moindre incident devait mettre feu aux poudres. Une rumeur au sujet de la découverte d’une jarre de vin dans une mosquée, les Juifs sont accusés d’avoir voulu polluer l’eau de la mosquée ; il semble que l’émeute qui s’en suivit ; il y eut des victimes parmi la population juive mais le résultat le plus clair fut l’exil des Juifs de Fès El Bali et la construction dans la nouvelle ville d’un quartier spécialement réservé aux Juifs, une ancienne carrière de sel qui va donner son nom au quartier Mellah. Cet exil les privait de leurs anciennes demeures. Ce fut un exil amer et épouvantable et de nombreuses familles préfèrent embrasser l’Islam plutôt que d’abandonner leurs demeures.

Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: aaron (IP enregistré)
Date: 28 octobre 2009 a 14:15

Rencontre des juifs originaires de Fès

Une rencontre internationale des juifs originaires de Fès consacrée à la contribution de la communauté juive de cette ville au judaïsme marocain, s'ouvrira aujourd’hui mardi dans la capitale spirituelle du Royaume. Des Juifs de Fès venant de France, du Canada, des Etats Unis, du Brésil, d'Argentine, d'Australie, de Suisse, du Luxembourg, de Belgique et d'Espagne prendront part à cette rencontre de deux jours, a indiqué le président de la communauté juive de Fès, Armand Guigui.

Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: dina a. (IP enregistré)
Date: 10 janvier 2010 a 11:41

<?MAPPEL A TOUS LES FASSIS QUI LISENT DARNNA......
La ville de FES a beaucoup change et il n'y a aucune photo sur ce site !
C'est aujourd'hui une tres belle ville,avec sa nouvelle ville,moderne .
Je vais essayer de trouver des images de FES aujourd'hui.
Il me semble que les Fassis ne sont pas tres nombreux sur ce site.
A++

Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 10 janvier 2010 a 12:12

Savez-vous que l'ancien ministre de l'éducation (appelé ministère de l'instruction publique) ALLAL EL FASSI qui n'avait aucune sympathie pour la communauté juive, voulait faire de Fès une ville uniquement Musulmane, et même les Musulmans non pratiquants seraient expulsés de Fès ???
Il avait même suggéré à S.M. MOHAMED V de supprimer les tribunaux Rabbiniques, prétextant que c'était un état dans l'état !!

Fes, centre spirituel et culturel du Maroc Traditionnel
Posté par: dina a. (IP enregistré)
Date: 10 janvier 2010 a 15:39

DOIS-JE COMPRENDRE QU'IL NE FAUT PAS PARLER DE FES ?





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