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1800 avant JC : A la recherche des Hébreux
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 08 juillet 2009 a 03:45

1800 avant JC

A la recherche des Hébreux




L'Histoire des Hébreux nous est essentiellement connue par la Bible.

La Bible est un ensemble d'épopées, d'annales royales, de récits mythologiques, de poèmes, de prières formulées par des prophètes ainsi que de textes juridiques. Elle a été rédigée par des érudits ou scribes juifs principalement entre l'an 500 et l'an 150 avant Jésus-Christ.

Les rédacteurs se sont appuyés sur des compilations de textes anciens, des archives de diverses origines et de différentes époques, mais probablement pas beaucoup plus haut que le VII e ou le VIII e siècle avant J.-C.

Ils ne cherchaient pas à retrouver l'histoire du peuple hébreu au sens des historiens modernes mais ils voulaient montrer que, depuis l'origine, ce peuple avait noué une alliance avec un Dieu unique et que celui-ci s'était manifesté à travers toutes sortes de signes et d'événements. Il s'agit d'un récit théologique dans lequel les historiens et les archéologues peuvent parfois trouver des informations historiques, surtout pour les périodes postérieures au Xe siècle.

La plupart des événements relatés dans la Bible sont censés se dérouler au IIe millénaire avant JC à moins qu'ils ne se perdent dans la nuit des temps.







Abraham, «père fondateur»


Abraham et Sarah visites par trois anges aux chenes de Mambre


La Bible raconte l'histoire des Hébreux depuis l'alliance conclue par Dieu avec Abraham (en langue araméenne ou hébraïque, «père d'une multitude»). Ce chef de clan prospère serait né à Ur, en Chaldée (l'Irak actuel).

Quand la Bible était encore vue comme un récit historique précis, les spécialistes dataient cette épopée des environs de 1800 ans avant notre ère. Aujourd'hui, elle est considérée comme largement mythique, même si la mémoire d'un ou plusieurs personnages fondateurs a pu servir de modèle à Abraham.

Celui-ci a 99 ans quand Dieu lui apparaît en songe...

Abraham et Sarah visités par trois anges aux chênes de Mambré (enluminure du XIIIe siècle)Selon le premier livre de la Bible, la Genèse,Yahvé («Celui qui est») noue avec Abraham une alliance (en hébreu, Berîth, en grec,Testament). Il l'engage à quitter sa contrée et à partir vers la terre de Canaan, ainsi nommée d'après Cham, l'un des fils de Noé.

Dieu annonce aussi à Abraham qu'il aura un fils, Isaac, de son épouse Sara et qu'il sera le père d'une multitude de nations ! Abraham part donc avec son peuple, qu'on dénomme les Hébreux.

Après une longue errance, la petite troupe s'établit enfin dans le pays de Canaan, «où coulent le lait et le miel» sous la conduite d'Isaac et de son fils Jacob, surnommé Israël («Dieu s'est montré fort») en souvenir de son combat contre un ange relaté par la Bible.

Ce pays de Canaan, entre le Jourdain et la Méditerranée, correspond à l'actuelle Palestine (au sens géographique et non politique) et à une partie du Liban, voire de la Jordanie.






L'Exode selon la Bible


Jacob recoit ses freres en Egypte (Jacob Pontorno, 1518) National Galerie Londres


Une partie des Hébreux auraient émigré plus tard en Égypte, à la recherche d'un mieux-être.

D'après la Bible, Joseph, fils de Jacob et petit-fils d'Isaac, serait devenu, du fait de sa grande sagesse, le Premier ministre du pharaon. Il aurait alors invité ses onze frères à le rejoindre.

Bientôt victimes de vexations, les Hébreux seraient revenus à Canaan après s'être libérés du joug égyptien, sous la conduite du prophète Moïse.

Aaron, frère de Moïse, rallume le chandelier de la menorah (enluminure du XIIe siècle)Longtemps, on a situé l'arrivée des Hébreux en Égypte au temps de l'occupation du delta du Nil par les conquérants étrangers Hyksos et la sortie d'Égypte vers environ 1200 ans avant notre ère, sous le règne de Merenptah ou de son père Ramsès II.

La fuite d'Égypte nous est seulement connue par le deuxième livre de la Bible, l'Exode, rédigé plusieurs siècles plus tard.

D'après ce récit, après une longue errance dans le désert du Sinaï puis la conquête guerrière du territoire de Canaan, les Hébreux se partagent les riches terres de la «Terre promise».



Aaron, frere de Moise, rallume le chandelier de la Menorah
Enluminure du XIIe siecle


Chacune des douze tribus issues de la descendance de Jacob reçoit son lot à l'exception des descendants de Lévi, auxquels Moïse, selon la Bible, a réservé l'exercice du culte.

Aujourd'hui, toutefois, en s'appuyant à la fois sur une analyse scientifique du texte et sur des études archéologiques, la majorité des biblistes et des historiens pensent que cette aventure n'est pas à prendre au pied de la lettre.

Beaucoup pensent que la fuite d'Égypte n'a même jamais eu lieu et que les Hébreux seraient issus d'un changement de religion chez une partie des Cananéens.




[www.herodote.net]




1800 avant JC : A la recherche des Hébreux
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 09 juillet 2009 a 00:29

1800 avant JC à 73 de notre ère
Terre promise et diaspora



La «Terre promise» est ainsi appelée dans la Bible parce qu'elle aurait été promise par Dieu à la descendance d'Abraham.

C'est une étroite bande de terre sur la côte orientale de la Méditerranée, délimitée par le Jourdain et le mont Liban, qui relie l'Égypte à la Mésopotamie. Elle est occupée aujourd'hui par les États d'Israël et du Liban ainsi que les territoires de l'Autorité palestinienne.

Cette Terre promise était, il y a environ 10.000 ans, au centre d'une zone que les historiens appellent «Croissant fertile», en raison bien évidemment de sa fertilité et de sa forme cartographique. C'est là, du Nil à l'Euphrate, que se sont épanouies les premières civilisations.

Dès cette lointaine époque, la Terre promise, propice à l'agriculture, attire les hommes. Sur son sol naissent quelques-unes des premières villes, comme Jéricho, réputée la plus ancienne ville existant à ce jour.




Le croissant fertile



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Cette carte montre le Croissant fertile (en vert bien sûr). Dans cette région aujourd'hui en grande partie désertique qui va de l'Égypte à la Mésopotamie (l'Irak actuel) sont nées les villes, l'agriculture et l'écriture !

Les premiers habitants connus du littoral oriental de la Méditerranée sont les Cananéens, ancêtres des Phéniciens. D'où le nom de «pays de Canaan» qui lui est plusieurs fois donné dans la Bible.

De cette population se détachent les Hébreux aux environs de 1800 avant JC. Ce groupe, sur lequel l'archéologie et l'Histoire manquent d'informations précises, va donner corps à la première religion monothéiste.

Au tournant du 1er millénaire avant notre ère, les différentes tribus hébraïques portent à leur tête un roi (Saül d'après la Bible) pour résister aux menaces extérieures. Mais ce royaume va se diviser à la troisième génération et succomber aux attaques successives des Assyriens (Sargon 1er) puis des Babyloniens (Nabuchodonosor).



Samson et Dalila par Rubens - 1609


Au VIe siècle avant JC, les habitants de la Judée sont exilés en Mésopotamie, dans la région de Babylone.

Une partie d'entre eux reviennent chez eux un demi-siècle plus tard grâce à la bienveillance du roi de Perse Cyrus 1er, vainqueur des Babyloniens.

Fortifiés par l'épreuve de l'exil, ils donnent à la religion judaïque sa structure définitive et en font la base de leur organisation sociale. Mais ils ne vont pas jouir longtemps de leur liberté retrouvée. Les Grecs d'Alexandre le Grand puis les Romains de Pompée vont les soumettre à leur loi et ne leur laisser qu'une autonomie relative.





Des Hebreux aux Juifs


Les historiens parlent des Hébreux pour la période des patriarches (d'Abraham à l'avènement de Saül), des Israélites pour la période royale et des Juifs après l'exil de Babylone, les Israéliens étant quant à eux les citoyens de l'État actuel d'Israël.

Les Israélites ou «fils d'Israël» se réfèrent à Jacob, fils d'Isaac et petit-fils d'Abraham, qui, selon la Bible, changea son nom pour celui d'Israël («celui qui a lutté avec Dieu») après avoir lutté toute une nuit avec un ange, émissaire de Dieu. Les Juifs ou Judéens tirent leur nom du royaume de Juda (capitale : Jérusalem), qui avait seul résisté à l'offensive assyrienne au VIIIe siècle avant JC.





Première diaspora


Au premier millénaire avant notre ère, la Palestine connaît une forte poussée démographique. Elle croule même sous le poids des hommes, d'où une première vague d'émigration vers les autres contrées du Moyen Orient et de la Méditerranée que l'on appelle diaspora (diaspora est un mot grec qui se traduit en français par... dispersion).

Cette émigration est tantôt volontaire, tantôt contrainte (c'est le cas lorsque Nabuchodonosor déporte les habitants de la Judée à Babylone).

À l'époque du Christ, au début de notre ère, on évalue la population de la Palestine à près de trois millions d'habitants (presque autant qu'aujourd'hui), ce qui est énorme pour l'époque (l'empire romain à son apogée compte environ 50 millions d'âmes et le monde entier, environ 250 millions).

La victoire de Titus, les ravages de la deuxième guerre juive et la séduction de la civilisation gréco-romaine accélèrent l'émigration hors de Palestine. Les juifs vont rejoindre les nombreuses communautés de la diaspora déjà installées en Mésopotamie, en Égypte et autour de la Méditerranée, parfois depuis plusieurs siècles.

Au deuxième siècle de notre ère, la diaspora représente les quatre cinquièmes de la population juive. Dans la Méditerranée orientale, les juifs constituent à eux seuls un cinquième de la population. Ils sont plus nombreux à Alexandrie qu'à Jérusalem !

C'est sur la diaspora que repose désormais la survie du judaïsme. Les juifs de ces communautés dispersées de par le monde pratiquent volontiers le prosélytisme et accueillent des convertis indigènes. C'est le cas en Europe bien sûr, mais aussi en Afrique du nord, en Éthiopie et même en Inde, au Kerala.

Les juifs occupent une place avantageuse au sein de l'empire romain et sont dispensés à titre exceptionnel du culte de l'empereur. Ils placent leur espérance dans l'étude des livres sacrés de la Torah.

Notons aussi que parmi les juifs de la diaspora figurent des prédicateurs qui évoquent un homme nommé Jésus et crucifié quelques décennies plus tôt à Jérusalem. Ceux-là se détachent rapidement de leurs coreligionnaires pour créer une religion à vocation universelle, le christianisme. -

André Larané.






Saint Augustin et la diaspora


Saint Augustin (354-430), l'un des Pères de l'Église, voit dans la dispersion du peuple juif la sanction divine consécutive à la mort de Jésus ! Ce faisant, il fait l’impasse sur le fait que la diaspora est née un demi-millénaire plus tôt avec la conquête babylonienne et qu’elle est indissociable depuis lors de l’identité juive (aujourd’hui encore, il y a plus de juifs aux États-Unis qu’en Israël !).


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1800 avant JC : A la recherche des Hébreux
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 09 février 2012 a 14:02

Dd



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