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Des racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien. Discours du pape Jean-Paul II en 1997
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 24 septembre 2008 a 02:52

Des racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien. Discours du pape Jean-Paul II (31 octobre 1997)




Du 30 octobre au 1er novembre 1997 s'est tenu au Vatican un Colloque intra-ecclésial sur le thème "Des racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien". Ce colloque était organisé par la Commission historico-théologique de l'Église catholique pour le Grand Jubilé de l'an 2000. Le pape Jean-Paul II a reçu en audience au Vatican les participants du colloque le 31 octobre.

Voici le texte intégral du discours qu'il leur a adressé (la numérotation des alinéas est celle du document original)




Messieurs les Cardinaux, Chers Frères dans l'Épiscopat, Chers Amis,

1. Au cours de votre symposium sur les racines de l'antijudaïsme, je suis heureux de vous accueillir. Je salue particulièrement M. le Cardinal Roger Etchegaray, président du grand Jubilé de l'An 2000, qui préside vos travaux. Je vous remercie tous d'avoir consacré ces journées à une étude théologique de grande importance. Votre colloque s'inscrit dans la préparation du grand Jubilé, pour laquelle j'ai invité les fils de l'Église à faire le bilan du millénaire écoulé, et spécialement de notre siècle, dans l'esprit d'un nécessaire "examen de conscience", au seuil de ce qui doit être un temps de conversion et de réconciliation (cf. Tertio Millenio Adveniente, n° 27-35).

L'objet de votre symposium est l'interprétation théologique correcte des rapports de l'Église du Christ avec le peuple juif, dont la déclaration conciliaire Nostra Aetate a posé les bases et sur lesquels, dans l'exercice de mon magistère, j'ai moi-même eu l'occasion d'intervenir à plusieurs reprises. En effet, dans le monde chrétien - je ne dis pas de la part de l'Église en tant que telle -, des interprétations erronées et injustes du Nouveau Testament relatives au peuple juif et à sa prétendue culpabilité ont trop longtemps circulé, engendrant des sentiments d'hostilité à l'égard de ce peuple. Ils ont contribué à assoupir bien des consciences, de sorte que, quand a déferlé sur l'Europe la vague de persécutions inspirées par un antisémitisme païen qui, dans son essence, était également antichristianisme, à côté de chrétiens qui ont tout fait pour sauver les persécutés jusqu'au péril de leur vie, la résistance spirituelle de beaucoup n'a pas été celle que l'humanité était en droit d'attendre de la part de disciples du Christ. Votre regard lucide sur le passé, en vue d'une purification de la mémoire, est particulièrement opportun pour montrer clairement que l'antisémitisme est sans justification aucune et absolument condamnable. Vos travaux complètent la réflexion menée notamment par la Commission pour les Rapports Religieux avec le judaïsme, traduite, entre autres, dans les Orientations du 1er décembre 1974 et dans les Notes pour une correcte présentation des Juifs et du Judaïsme dans la prédication et la catéchèse de l'Église catholique, du 24 juin 1985. J'apprécie le fait que la recherche de nature théologique accomplie par votre symposium entend être conduite avec une grande rigueur scientifique, dans la conviction que servir la vérité, c'est servir le Christ lui-même et son Église.

2. L'Apôtre Paul, en conclusion des chapitres de la Lettre aux Romains (ch. 9-11), dans lesquels il nous apporte des lumières décisives sur les destinées d'Israèl selon le plan de Dieu, fait retentir un chant d'adoration : "Ô abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu!" (Rm 11, 33). Dans l'âme ardente de Paul, cet hymne est un écho au principe qu'il vient d'énoncer et qui est comme le thème central de toute l'épître : "Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde" (Rm 11, 32). L'histoire du salut, même lorsque ses péripéties nous semblent déroutantes, est conduite par la miséricorde de Celui qui est venu sauver ce qui était perdu. Une attitude d'adoration devant les insondables profondeurs de la Providence aimante de Dieu, permet seule d'entrevoir quelque chose de ce qui est un mystère de foi.

3. À l'origine de ce petit peuple situé entre de grands empires de religion païenne qui l'emportent sur lui par l'éclat de leur culture, il y a le fait de l'élection divine. Ce peuple est convoqué et conduit par Dieu, Créateur du Ciel et de la terre. Son existence n'est donc pas un pur fait de nature ni de culture, au sens où, par la culture, l'homme déploie les ressources de sa propre nature. Elle est un fait surnaturel. Ce peuple persévère envers et contre tout, du fait qu'il est le peuple de l'Alliance et que, malgré les infidélités des hommes, le Seigneur est fidèle à son Alliance. Ignorer cette donnée première, c'est s'engager sur la voie d'un marcionisme, contre lequel l'Église avait réagi aussitôt avec vigueur, dans la conscience de son lien vital avec l'Ancien Testament, sans lequel le Nouveau Testament lui-même est vidé de son sens. Les Écritures sont inséparables du peuple et de son histoire, laquelle conduit au Christ, Messie promis et attendu, Fils de Dieu fait homme. L'Église ne cesse de le confessrr quand, dans sa liturgie, elle reprend quotidiennement les psaumes, ainsi que les cantiques de Zacharie, de la Vierge Marie et de Siméon (cf. Ps 132, 17; Lc 1, 46-55; 1, 68-79; 2, 29-32).

C'est pourquoi ceux qui considèrent le fait que Jésus fut juif et que son milieu était le monde juif comme de simples faits culturels contingents, auxquels il serait possible de substituer une autre tradition religieuse, dont la personne du Seigneur pourrait être détachée sans qu'elle perde son identité, non seulement méconnaissent le sens de l'histoire du salut, mais plus radicalement s'en prennent à la vérité elle-même de l'Incarnation et rendent impossible une conception authentique de l'inculturation.

4. À partir de ce qui précède, nous pouvons tirer des conclusions susceptibles d'orienter l'attitude du chrétien et le travail du théologien. L'Église condamne avec fermeté toutes les formes de génocide, ainsi que les théories racistes qui les ont inspirées et qui ont prétendu les justifier. On pourrait rappeler l'encyclique de Pie XI Mit brenneder Sorge (1937) et celle de Pie XII Summi Pontificatus (1939); ce dernier rappelait la loi de la solidarité humaine et de la charité envers tout homme, à quelque peuple qu'il appartienne. Le racisme est donc une négation de l'identité la plus profonde de l'être humain, qui est une personne créée à l'image et à la ressemblance de Dieu. À la malice morale de tout génocide s'ajoute, avec la Shoah, la malice d'une haine qui s'en prend au plan salvifique de Dieu sur l'histoire. Par cette haine, l'Église se sait, elle aussi, directement visée. L'enseignement de Paul, dans la Lettre aux Romains, nous apprend quels sentiments fraternels, enracinés dans la foi, nous devons porter aux fils d'Israèl (cf. Rm 9, 4-5). L'Apôtre le souligne : "À cause de leurs pères, ils sont aimés de Dieu, dont les dons et l'appel sont irrévocables." (cf. Rm 11, 28-29).

5. Soyez assuré de ma gratitude pour les travaux que vous menez sur un thème de grande portée et qui me tient à coeur. Vous contribuez ainsi à l'approfondissement du dialogue entre les catholiques et les Juifs, dont nous nous félicitons qu'il se soit positivement renouvelé au cours des dernières décennies.

Je forme pour vos personnes et pour vos proches les meilleurs voeux et je vous accorde bien volontiers la Bénédiction apostolique.

[www.sefarad.org]




Des racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien. Discours du pape Jean-Paul II en 1997
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 02 octobre 2008 a 01:38

Jean-Paul II et les Juifs : avancées théologiques

par Michel Remaud





On a beaucoup écrit et parlé, sur la contribution personnelle de Jean-Paul II au rapprochement entre juifs et chrétiens. Peut-être a-t-on moins souligné la portée théologique de ses gestes, paroles et écrits dans ce domaine. En revenant sur cette question plus que tous ses prédécesseurs réunis, le pape qui vient de s’éteindre a pourtant jeté les bases d’une réflexion dont on est encore loin d’avoir mesuré jusqu’où elle peut conduire.

Il faut le souligner : les déclarations de Jean-Paul II sur la vocation permanente du peuple juif et la relation de l’Église au peuple d’Israël ont toujours pris appui sur le document conciliaire consacré aux relations avec le judaïsme. Ce texte, qui constitue le numéro 4 de la déclaration Nostra Ætate sur les religions non chrétiennes, commence par ces mots : « Scrutant le mystère de l’Église, le Concile rappelle le lien qui unit spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham. » Comme l’a écrit l’historien et théologien protestant F. Lovsky, l’essentiel de ce que le Concile a écrit sur la question tient dans cette phrase. C’est en considérant son être même que l’Église rencontre le peuple d’Israël, et non en portant son regard sur le monde extérieur, comme elle le fait en parlant des autres religions. La permanence d’Israël n’est donc pas, pour reprendre une formule du même auteur, « un problème relevant des relations extérieures de l’Église, à modifier, à définir ou à examiner par elle, mais une question intérieure qui appartient à son être propre. » En second lieu, introduire une déclaration sur le judaïsme contemporain en rappelant le lien infrangible qui unit l’Église à la lignée d’Abraham, c’est affirmer du même coup la continuité entre l’Israël biblique et l’Israël d’aujourd’hui.

En reprenant ces thèmes sous des formes variées chaque fois que l’occasion lui en était donnée, Jean-Paul II a donc innové sans innover. Il serait plus juste de dire qu’il s’est employé à rappeler et à faire passer dans les faits un enseignement auquel le peuple chrétien dans son ensemble n’avait probablement pas prêté une attention suffisante. Il l’a fait à sa manière, avec constance et audace, et son engagement dans ce domaine témoigne de la profondeur de sa conviction. « Personnellement, dit-il, j’ai toujours souhaité faire partie de ceux qui oeuvrent, de chaque côté, pour venir à bout des vieux préjugés et obtenir une reconnaissance toujours plus vaste et plus complète du patrimoine spirituel commun aux juifs et aux chrétiens. » Sans risque d’erreur, on peut affirmer qu’il s’agit là d’un des apports les plus importants de son pontificat - plus, sans aucun doute, que des déclarations réelles ou imaginaires sur d’autres thèmes qui ont davantage retenu l’attention des journalistes et donc de l’opinion.

Ce qu’on appelle désormais « la formule de Mayence » a fait choc : devant la communauté juive d’Allemagne réunie à Mayence, le 17 novembre 1980, Jean-Paul II a parlé du « peuple de Dieu de l’ancienne Alliance, qui n’a jamais été révoquée ». Détail significatif et qui montre combien cette formule a pu surprendre : la Documentation Catholique, après avoir donné une traduction erronée de cette phrase, a dû ensuite publier un erratum pour en donner une version rectifiée. Vingt ans plus tard évoquant la figure de Moïse lors de son passage à Amman, au début de son voyage en Terre Sainte, il a prononcé cette phrase : « L’Alliance et la Loi qu’il a reçues de Dieu survivent à jamais. »

Dans la logique du document conciliaire , il a rappelé inlassablement le lien « fondé sur le dessein du Dieu de l’Alliance » qui unit l’Église à Israël. Dès 1986, lors de sa visite à la synagogue de Rome, il rappelait avec force « La religion juive ne nous est pas extrinsèque, mais en un certain sens elle est intrinsèque à notre religion. » (une traduction moins servile de l’italien aurait peut-être employé les mots extérieure et intérieure.). Le message est clair : la relation à Israël appartient à l’identité chrétienne elle-même, et le pape en tire immédiatement la conséquence : « Nous avons donc à son égard [à l’égard du judaïsme] des rapports que nous n’avons avec aucune autre religion. » Il est remarquable que, dans le document adressé en 1985 aux prédicateurs et aux catéchistes par la commission romaine pour les relations avec le judaïsme, les formules les plus audacieuses sont écrites entre guillemets et empruntées à Jean-Paul II, derrière l’autorité duquel la commission ne cesse de se retrancher. On peut y lire en particulier que christianisme et judaïsme sont liés « au niveau même de leur identité ». La commission en tire la conclusion que l’information sur les juifs et le judaïsme ne doit pas occuper dans la catéchèse une place occasionnelle et marginale, mais qu’elle doit y être intégrée de façon organique.

« Quiconque rencontre Jésus-Christ rencontre le judaïsme », disait Jean-Paul II dans son discours de Mayence, reprenant à son compte une formule des évêques allemands. « Les Écritures sont inséparables du peuple et de son histoire. » Ce refus de dissocier Jésus de son peuple l’a conduit à désavouer fermement toutes les tentatives d’inculturation de la foi chrétienne qui feraient fi de la judéïté de Jésus. Dans son discours aux participants au colloque sur « Les racines de l’antijudaïsme en milieu chrétien », le 31 octobre 1997, il affirme : « À l’origine de ce petit peuple [Israël] il y a le fait de l’élection divine [...].Son existence n’est donc pas un pur fait de nature ni de culture au sens où par la culture l’homme déploie les ressources de sa propre nature. Elle est un fait surnaturel. Ce peuple persévère envers et contre tout du fait qu’il est le peuple de l’Alliance et que, malgré les infidélités des hommes, le Seigneur est fidèle à son Alliance. Ignorer cette donnée première, c’est s’engager sur la voie d’un marcionisme contre lequel l’Église avait réagi [...], dans la conscience de son lien vital avec l’Ancien Testament, sans lequel le Nouveau Testament lui-même est vidé de son sens. [.].Ceux qui considèrent le fait que Jésus fut juif et que son milieu était le monde juif comme de simples faits culturels contingents auxquels il serait possible de substituer une autre tradition religieuse dont la personne du Seigneur pourrait être détachée sans qu’elle perde son identité, non seulement méconnaissent le sens de l’Histoire du Salut, mais plus radicalement s’en prennent à la vérité de l’Incarnation même, rendent impossible une conception authentique de l’inculturation. »

On a beaucoup parlé des gestes qu’il a posés. Ces gestes eux­-mêmes n’étaient pas dépourvus de densité théologique. Aller prier le « Dieu de nos pères » devant le mur occidental du temple, puis déposer le texte de sa prière entre les pierres du mur était bien loin d’un rite folklorique. C’était la reconnaissance de ce que ce lieu représente. Une tradition juive, reprenant un verset du Cantique des Cantiques, ne dit-­elle pas que le Bien-aimé est derrière le mur ? (Ct 2,9).

Il n’est pas certain que cet enseignement ait été perçu et reçu dans l’Église comme il l’aurait mérité. Il est même permis d’en douter, à la lecture de certaines déclarations ecclésiatiques où se manifeste un souci évident de maintenir un équilibre et une symétrie, plus sociologiques que théologiques, entre le judaïsme et l’islam ; sans parler de lapsus homilétiques sur « nos frères musulmans et nos amis juifs ». Du moins, ceux qui se sont donné pour tâche d’oeuvrer à la reconnaissance mutuelle entre juifs et chrétiens peuvent-ils s’appuyer désormais sur un enseignement ferme, exprimé dans un corpus de textes sans précédent dans l’histoire de l’Église, et dont la théologie n’a pas fini d’évaluer la portée ni de mesurer les conséquences.


[www.un-echo-israel.net]




Des racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien. Discours du pape Jean-Paul II en 1997
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 02 octobre 2008 a 01:52

Le pape Benoît XVI rencontre la communauté juive à Paris :
« Etre antisémite, c’est être antichrétien. »







Discours du pape Benoît XVI aux représentants de la communauté juive

jeudi 18 septembre 2008 - Nonciature apostolique de Paris



C’est avec plaisir que je vous reçois ce soir, chers amis. Il est heureux que notre rencontre se place à la veille de la célébration hebdomadaire du shabbat, ce jour qui, depuis des temps immémoriaux, tient une place si importante dans la vie religieuse et culturelle du peuple d’Israël. Tout juif pieux sanctifie le shabbat en lisant les Écritures et en récitant les Psaumes. Chers amis, vous le savez, la prière de Jésus aussi était nourrie par les Psaumes. Il se rendait régulièrement au Temple et à la synagogue. Il y a même pris la parole un shabbat. Il y a souligné avec quelle bonté Dieu l’Eternel prend soin de l’homme, jusque dans l’organisation du temps. Le Talmud Yoma (85b) ne dit-il pas : « Le shabbat vous est donné, mais vous n’êtes pas donné au shabbat » ? Le Christ a appelé le peuple de l’Alliance à toujours reconnaître la grandeur inouïe et l’amour du Créateur de tous les hommes. Chers amis, à cause de ce qui nous unit et à cause de ce qui nous sépare, nous avons une fraternité à fortifier et à vivre. Et nous savons que les liens de fraternité sont une invitation continuelle à se connaître mieux et à se respecter.

Par sa nature même, l’Église catholique désire respecter l’Alliance conclue par le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Elle s’inscrit, elle aussi, dans l’Alliance éternelle du Tout Puissant dont les desseins sont sans repentance, et elle respecte les fils de la Promesse, les fils de l’Alliance, ses frères aimés dans la foi. Elle redit avec force par ma voix les paroles du grand Pape Pie XI, mon vénéré prédécesseur : « Spirituellement, nous sommes des sémites » (Allocution à des pèlerins belges, 6. 09. 1938). Ainsi, l’Église s’élève contre toute forme d’antisémitisme dont aucune justification théologique, n’est recevable. Le théologien Henri de Lubac, dans une heure « des ténèbres » comme disait le Pape Pie XII (Summi Pontificatus, 20.10.1939), a compris qu’être antisémite était aussi être antichrétien (cf. Un nouveau front religieux, publié en 1942 dans : Israël et la Foi Chrétienne, p. 136). Une fois encore, je tiens à rendre un profond hommage à ceux qui sont morts injustement et à ceux qui ont œuvré pour que les noms des victimes restent en mémoire. Dieu n’oublie pas !

Je ne peux omettre, en une occasion comme celle-ci, de mentionner le rôle éminent joué par les Juifs de France pour l’édification de la Nation tout entière, et leur prestigieuse contribution à son patrimoine spirituel. Ils ont donné - et continuent de donner - de grandes figures politiques, intellectuelles et artistiques. Je forme des vœux respectueux et affectueux à l’adresse de chacun d’entre eux, et j’appelle avec ferveur sur toutes vos familles et sur toutes vos communautés une Bénédiction particulière du Maître des temps et de l’Histoire. Shabbat shalom !

Des racines de l'antijudaïsme en milieu chrétien. Discours du pape Jean-Paul II en 1997
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 31 octobre 2008 a 03:45

Un livre interessant de Jacob Neusner, « Un rabbin parle avec Jésus ». On présente cet homme comme « le théologien juif » préféré de Benoît XVI, homme avec lequel il a eu des échanges alors qu’il était préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.




D’ailleurs, Benoît XVI tente de répondre à certaines des objections de Neusner dans son livre « Jésus de Nazareth ». Le livre de Jacob Neusner est un livre passionnant, ne serait-ce que par la découverte du judaïsme dans laquelle il nous entraîne. Voici ce qu’on peut lire sur le site des éditions du Cerf qui publie le livre de Neusner :

"J. Neusner s’imagine en rabbi, nourri de Torah, présent au pied de la montagne où Jésus délivre son enseignement. Comment aurait-il reçu les affirmations vigoureuses de ce jeune maître, tour à tour séduisantes et scandaleuses ? À partir de l’évangile de Matthieu, il les affronte l’une après l’autre et les évalue au nom de la Torah que le prédicateur prétend ne pas vouloir abolir mais accomplir. J. Neusner « ne l’aurait pas suivi pour de bonnes et substantielles raisons. »

Aucun livre n’a jamais aussi nettement honoré l’enracinement juif du message de Jésus mais, en même temps, dégagé les points de rupture profonde entre judaïsme et christianisme. La singularité de Jésus y apparaît de façon impressionnante, mais tout autant les convictions majeures de la foi juive. Ce qui est en cause, ce n’est pas tant le contenu de l’enseignement de Jésus que sa prétention de parler de son propre chef avec l’autorité qui revient à Dieu seul, de demander qu’on le suive, lui."

« Mon but est d’aider les chrétiens à mieux identifier leurs convictions et à être de meilleurs chrétiens, et les juifs à devenir de meilleurs juifs en réalisant que la Torah est le chemin pour aimer et adorer Dieu. »



Neusner, Jacob. Un rabbin discute avec Jésus. Cerf, 2008. 208 pages.

Ecouter a ce sujet les commentaires avertis de Shlomo Malka du site "Akadem.org"

[www.akadem.org]






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