ROND-POINT CULTUREL :  DARNNA.COM
Litterature, Arts & Opinions  
Aller à la page: Précédent1234567
Page courante: 7 of 7
Lutte contre l'antisemitisme, philosophie et Memoire
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 10 juillet 2008 a 04:25

L'antisemitisme moderne de salon en Suisse dans une radio a forte audition.

Ecoutez plutot et lisez le commentaire ensuite. C'est repugnant !

[www.rtsr-watch.ch]

Lutte contre l'antisemitisme, philosophie et Memoire
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 29 juillet 2008 a 18:48

Alexandre Adler, Sine et Dieudonne




Lutte contre l'antisemitisme, philosophie et Memoire
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 10 septembre 2008 a 05:22

Un nouveau livre

"Ce quelque chose de juif qui résiste"
de Gérard Huber
Editions Le Bord de l'Eau





Presentation du livre par son editeur

Luther, Kant, Marx, Heidegger : autant de figures majeures de l’esprit allemand dont la caractéristique est de penser le rapport au vivant en mettant le Juif à la place du mort.
L’hallucination du fantôme juif devient le moteur interne d’un discours qui, progressivement, tente de donner ses lettres de noblesse à la détestation, l’euthanasie, la dissolution, puis l’abolition du judaïsme.
Il n’en faut pas plus, mais pas moins non plus, pour que l’extermination des Juifs se prépare dans les universités allemandes.

Après Hitler, la Shoah, puis la chute du IIIe Reich, le fantôme court toujours. Chez les néo-marxistes et les post-heideggeriens, mais aussi chez les Islamistes : inexistence des Juifs, utopie du peuple juif, destruction de l’État d’Israël convergent dans la tête de ceux qui – négationnistes et anti-négationnistes ici étrangement réunis – ne s’expliquent pas que le judaïsme ne soit pas mort.

Des penseurs qui refusent de soumettre l’esprit allemand à une critique radicale, tentent d’arraisonner le fantôme et même de lui dire adieu : Levinas, Lyotard, Derrida, Badiou ; mais en vain, car ils évitent l’essentiel du problème : expliquer pourquoi il était dans la nature acritique de l’esprit allemand de justifier le meurtre, et comment il faut y renoncer.

Une nouvelle fois, c’est à l’esprit du judaïsme, mais à nouveaux frais, de donner le courage de ce détournement.

************


L'auteur est psychanalyste et spécialiste de la bioéthique, Gérard Huber a publié de nombreux ouvrages, notamment L’Homme Dupliqué, Editions de l’Archipel (2000), Guérir de l’antisémitisme, Le Serpent à Plumes (2005).



Au sujet de ce livre une chronique parue sur le Jerusalem Post en langue francaise et relevee sur le site [www.upjf.org]






Lutte contre l'antisemitisme, philosophie et Memoire
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 06 février 2009 a 04:31

Négationnisme

DIEUDONNÉ XVI ET BENOÎT M’BALA M’BALA



La sale histoire - celle qui piétine la vérité pour accuser les autres du crime - commence quelques dizaines d’années après la mort du Christ.

Au début, tout était plus simple. On racontait l’histoire de ce Juif palestinien que l’occupant romain avait condamné à mort parce qu’il le jugeait subversif. Les Romains, qui avaient tout pouvoir, avaient tué le Christ, ce fameux Jésus dont on ne savait pas grand-chose, sinon que sa vision du judaïsme contredisait celle des rabbins traditionnels.

Sa légende commence. Les membres de sa secte sont investis de la mission de propager son message. Dans les versions primitives, il n’est pas fait mention de la culpabilité du peuple juif. Mais à partir de l’Évangile le plus tardif, celui de Jean - et c’est vraiment curieux -, les textes disculpent Ponce Pilate, dont la cruauté était pourtant notée par les historiens juifs, comme Flavius Josèphe. Et dans la prédication de Paul on comprend pourquoi. Paul a une vision et un projet politiques. Il veut convertir le monde romain, c’est-à-dire le monde entier moins quelques barbares en lisière.

Mais comment convertir les Romains, tout en les accusant d’avoir assassiné Dieu? Impossible. Ici commence la négation fondatrice du négationnisme à venir. On décide de décharger les Romains de toute responsabilité. Deux générations après les faits, on fait couler une eau mensongère sur les mains de Ponce Pilate en décrétant que ce sont les Juifs qui ont tué le Christ. À partir de là, la conquête du monde romain par le christianisme peut commencer. Elle connaîtra sa victoire deux siècles plus tard, vers les années 310, lorsque l’empereur Constantin se convertira à la religion qui se veut universelle - «catholique», en grec.

Ce mensonge permettra donc au christianisme, en rompant avec ses origines juives, d’avoir accès au reste du monde. L’universel chrétien d’alors, c’est tout le monde moins les Juifs.

Les Juifs, dans la religion chrétienne, seront donc rangés sous la catégorie unique d’«assassins du Christ». Cette exclusion des Juifs d’une humanité censée être sauvée par le message christique est au cœur de la doctrine et traversera allégrement les siècles. Pogroms, dispersion des Juifs d’Espagne, persécutions, maintien hors du droit commun… Jusque avant la Seconde Guerre mondiale, il était coutumier, dans certaines paroisses, notamment en Catalogne et en Espagne, que la messe pascale se termine par ces mots du prêtre à la foule des fidèles: «Et maintenant, on va tuer tous les Juifs!»

Au gré des différentes ruptures au sein du christianisme, schisme d’Orient, puis au xvie siècle, schisme protestant, bien des choses sont remises en cause. Le dogme des Juifs assassins du Christ a survécu.

Sous la rage de Luther ou dans la rondeur papale, l’inflexibilité de cet antisémitisme est un des éléments fondateurs de ce que certains voulaient mettre en tête de la Constitution européenne, à savoir: les racines chrétiennes de l’Europe.

Ce lien des uns qui se justifie par l’exclusion des autres est le principe primitif qui permet aux chefs de se légitimer, aux démagogues d’être applaudis, et aux prêtres de remplir leurs églises.

Notre grande culture européenne n’échappe pas à cette influence de la tradition religieuse. Au cours du procès Siné contre la LICRA, l’avocat de Siné, Thierry Lévy, écumant de haine, me l’a d’ailleurs fait remarquer en hurlant : Voltaire lui-même, auquel le titre de mon livre se réfère, n’échappe pas à la contamination. Il était inutile de hurler car je savais depuis longtemps que dans son Dictionnaire philosophique portatif, Voltaire, sous couvert d’antijudaïsme, dérape dans la boue antisémite. Il n’est guère de grand auteur qui n’ait eu des mots condescendants, désobligeants, insultants, voire pires, comme ce vers de Baudelaire : «Une nuit que j’étais près d’une affreuse juive/Comme auprès d’un cadavre un cadavre étendu…»

La différence entre les auteurs du passé et nous, c’est qu’entre-temps il y a eu Auschwitz. Une différence que semblait vouloir ignorer Thierry Lévy. Aujourd’hui, la majorité des gens sont choqués par cette tonalité. Elle était coutumière autrefois. Et elle était contemporaine d’actes qui, aujourd’hui, sont punis par la loi…


PHILIPPE VAL

[www.charliehebdo.fr]




Aller à la page: Précédent1234567
Page courante: 7 of 7


Désolé, seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster sur ce forum.
Veuillez cliquer sur S'identifier pour vous enregistrer

   Rechercher sur
 

  Web    
Darnna

© 2008 Darnna.com - All rights reserved.

'