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Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 01 avril 2009 a 04:12












Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 01 avril 2009 a 04:13

Son oeuvre

* L'oeuvre d'André Elbaz interpelle le monde contemporain par son identité culturelle plurielle, riche de questionnements et de diversité.

* Artiste plasticien qui s'imprègne des pays qu'il traverse (Maroc, France, Angleterre, Espagne, Grèce, USA, Japon, Canada), il nourrit son oeuvre picturale des expériences et des interrogations qui l’habitent..


Atelier de Narbonne

* Ce qui distingue avant tout André Elbaz, tenace et formidable travailleur, c'est son tempérament inapprivoisable, son esprit d'une abondance et d'une liberté merveilleuses. Né au Maroc,son itinéraire passe par de nombreuses recherches et par autant de pratiques impliquées : théâtre, enseignement, art thérapie, dessin, peinture, céramique, tapisserie, tir à l’arc, cinéma.

* Comme l’écrit Alain Macaire : « Après un travail plastique patient de dessins et glacis à l’encre explorant les affrontements indéfinissables de l’ombre et de la lumière, André Elbaz s’est investi dans un travail d’analyse et de création à partir de la fibre végétale. Démontant les mécanismes de l’informe, il révèle une structure de la matière qui n’appartient pas au hasard et qu’il exalte dans des manipulation touchant autant à la peinture qu’à la sculpture . »
* Depuis les années 1990, Il s’est installé à Narbonne, sa ville d’adoption, où il aime pratiquer son art.


Andre Elbaz dans son atelier de Narbonne



Son site officiel : [www.andreelbaz.com]

Je rappelle qu'Andre Elbaz exposera a Narbonne, la ville ou il a choisi de travailler. « Des villes orientales à l’œuvre exécutée » Du 20 juin au 20 septembre 2009. Palais des archevêques. Salle des consuls.

Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 07 juin 2009 a 00:01

En effet, le 20 juin prochain, Andre Elbaz exposera a Narbonne au Palais des Archeveques et voici un article sur le journal de la ville qui decrit son parcours inedit.


Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: Emilio (IP enregistré)
Date: 15 juin 2009 a 12:38

Si vous passez par Narbonne, venez voir mon exposition. Amitiés. Andre

Bonjour à chacune et à chacun,
cette invitation est pour celles ou ceux qui passeraient par Narbonne entre le 2 juin et le 20 septembre.
Aux autres les amitiés d'un J'didi.
Cordialement à vous.
André Elbaz


Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 26 juin 2009 a 09:14

L'artiste peintre André ElBaz rend un vibrant hommage au Maroc, sa terre natale

26.05.2009

L'artiste peintre André ElBaz, a rendu un vibrant hommage au Maroc, sa terre natale, lors du vernissage de son exposition-rétrospective, ouverte le week-end dernier à Narbonne (Sud de la France) en présence d'un auditoire international, nombreux et diversifié.

Natif d'El Jadida, en 1934, l'artiste peintre a résidé avec sa famille au Maroc, notamment à Casablanca, jusqu'en 1955.

"Des moments arrachés au temps, une enfance extraordinaire bercée par les muses et la voix du muezzin du haut du minaret de la mosquée à proximité, et que je sentais me protéger", a-t-il dit à l'évocation de ce passé sur sa terre natale, notant que le Royaume est une patrie de paix qui a construit son être et lui a conféré la responsabilité de témoigner dans un monde de destruction.

L'oeuvre d'André ElBaz, qui se définit comme marocain, juif-arabe et méditerranéen, est étalée sur plus d'un demi siècle de création, de remises en cause, de fréquentation de grands maîtres, d'incursions dans des expressions et des performances artistiques originales et souvent inédites.

L'exposition-rétrospective de Narbonne, ville où le peintre a noué de solides attaches depuis plus de deux décennies, se prolongera jusqu'au 20 septembre prochain.

Intitulée "Parcours: des villes orientales aux paysages éclatés", l'exposition constitue l'activité phare d'un cycle d'activités programmé par la ville de Narbonne sur le thème générique d''Horizon Méditerranée", dédié au métissage des cultures méditerranéennes et aux racines des populations de la ville.

Pour l'artiste peintre, cette exposition qui compte une cinquantaine d'œuvres, "raconte un itinéraire artistique, une sensibilité, forgés dans la douceur des origines, bercés dans l'esthétisme des lumières de l'Orient, avant d'être bousculés, démembrés et déstructurés, au contact d'un monde qui se bâtit sur la base d'épouvantables terreurs".

En automne prochain, à l'occasion de la donation de deux porte folios de plus d'une cinquantaine de pièces, considérées parmi ses œuvres les plus engagées de l'artiste contre les guerres, l'inquisition et le racisme, une série de manifestations sur les thèmes de l'art, de la mémoire et de la culture, seront programmées, notamment à Rabat et Casablanca, avec la participation de l'artiste aux cô tés de nombreuses personnalités du monde universitaire, de l'art et de la culture.

André El Baz avait organisé, en 2006, quatre expositions simultanées, à Casablanca, Rabat, El Jadida et Fès.

[www.biladi.be]




Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: el pintor (IP enregistré)
Date: 27 juin 2009 a 22:21

andre elbaz

Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: el pintor (IP enregistré)
Date: 27 juin 2009 a 22:38

bravo à vous deux mes grands amis, les Rouah.
On peut dire que vous donnez du Rouah au présent, que vous rénimez le Rouah du passé et comme disait mon pere, vous donnez
du
nahatt rouah.


Je vous promets de vous présenter bientot de belles peintures prochainement, fortes et ne ressemblant qu'a ce qu'elles seront.
J'espère que l'exposition de Narbonne ouvrira sur d'autres.
Près de 3000 visiteurs la première semaine....
A tous amitiés.
andré

Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 03 juillet 2009 a 04:47

Bonjour cher Andre et bravo pour l'exposition magnifique dont j'ai eu tant d'echos ici. Les visiteurs sont nombreux et c'est un bonheur mais certainement merite tant est immense ton talent.

Voici justement a ce sujet un article paru sur Lematin.ma

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André ElBaz rend un vibrant hommage au Maroc et à feu S.M. Mohammed V

Vernissage de l'exposition rétrospective ouverte le week-end dernier à Narbonne

Publié le : 30.06.2009



L'artiste-peintre André El Baz a rendu un vibrant hommage au Maroc, ce
«pays de paix», et à feu Sa Majesté le Roi Mohammed V lors du vernissage de l'exposition rétrospective, ouverte le week-end dernier à Narbonne (Sud de la France) en présence d'un auditoire international, nombreux et diversifié.

Natif d'El Jadida, en 1934, l'artiste-peintre a résidé avec sa famille au Maroc, notamment à Casablanca jusqu'en 1955. « Des moments arrachés au temps, une enfance extraordinaire bercée par les muses et la voix du muezzin du haut du minaret de la mosquée à proximité, et que je sentais me protéger », dira El Baz, très ému, à l'évocation de ce passé sur sa terre natale. Une «patrie de paix qui a construit [son] être » et lui a conféré la «responsabilité de témoigner dans un monde de destruction», dira-t-il en guise de fil conducteur de son œuvre étalée sur plus d'un demi-siècle de créations, de remises en cause, de fréquentations de grands maîtres, d'incursions dans des expressions et des performances artistiques originales et souvent inédites.

L'exposition rétrospective de Narbonne, ville où le peintre a noué de solides attaches depuis plus de deux décennies, et où il travaille dans son atelier durant plusieurs mois par an, se prolongera pendant trois mois jusqu'au 20 septembre prochain. Intitulée «Parcours : des villes orientales aux paysages éclatés », l'exposition constitue l'activité-phare d'un cycle d'activités programmées par la ville de Narbonne sous le thème générique «Horizon Méditerranée », dédié au métissage des cultures méditerranéennes, aux racines des populations de la ville, véritable melting-pot des diverses vagues de migrants de tous les horizons et sur plusieurs siècles. L'exposition, comptant une cinquantaine d'œuvres datant de deux époques (1980-1990 et 2002-2008) éloignées, différentes, contrastées, mais en même temps complémentaires, cohérentes, raconte, en fait, un itinéraire artistique, une sensibilité, forgés dans la douceur des origines, bercés dans l'esthétisme des lumières de l'Orient, avant d'être ''bousculés et déstructurés'' au contact d'un monde «qui se bâtit sur la base d'épouvantables terreurs, relayées sans cesse par des bulletins d'information qui nous assènent en direct (…) leurs images de désespoir, de misère, comme s'il était urgent de nous inculquer que seul le pire détermine notre avenir », lit-on sous la plume d'André El Baz dans le catalogue de l'exposition.

La scénographie même de l'exposition, prodigieusement servie par le majestueux espace de la salle des consuls, du palais des archevêques de Narbonne – une merveille architecturale datant du XIIIe siècle de l'ère chrétienne -, reflète ces continuités et mises en abyme: à l'extérieur, tout au long des murs porteurs de l'édifice, les œuvres les plus récentes, paysages éclatés, œuvres exécutées, lacérées, détruites et reconstruites, et qui s'inscrivent dans une démarche actuelle de l'artiste, éprouvante et audacieusement novatrice, qui consiste à utiliser d'anciennes œuvres en tant que matériau et composante de base pour de nouvelles œuvres pétries dans des éléments naturels nobles : fibre végétale, lin, matériaux naturels divers, une sorte de suite du parcours intégrée dans «un nouveau cycle de création», «une exécution de l'œuvre », comme est nommée cette étape par l'artiste qui assume pleinement la polysémie.

A l'intérieur, accrochés à des paravents formant un large parallélépipède blanc immaculé, les œuvres plus anciennes, formant comme une exposition-doublure de celle des murs, lovée en un espace plus intime, plus doux, correspondant aux villes orientales, El Jadida, terre de naissance, mais aussi Casablanca, dans tous ses états, Fès–Meknès dans leurs habits de soie bleu-vert-pastel, couleurs chamarrées, lumières doucereuses. . «Elles restent pour moi comme des palettes qui donnent envie de peindre et me rappellent qu'un jour ce fut possible…», dira El Baz de ces éclaircies au milieu d'une œuvre plutôt sombre et ombragée, correspondant à des «moments de respiration» entre deux temps de recherche, «comme une porte de sortie permettant de quitter un travail sombre et engagé», dira-t-il.

Sur la rive marocaine de son cœur, El Baz entretient depuis quelques années des projets suivis et intenses, appelés à se densifier davantage dans le proche avenir.
Après les quatre expositions simultanées, à Casablanca, Rabat, El Jadida et Fès, coordonnées, en 2006, par le critique d'art Aziz Daki, grand connaisseur de l'œuvre de l'artiste, El Baz s'inscrit dans un généreux processus de donations au profit d'institutions marocaines à vocations culturelle et artistique : ministère de la Culture, Musée d'art contemporain, BNRM, etc. Pour lui, qui se définit comme Marocain, Juif-arabe et Méditerranéen, il est tout à fait légitime, après avoir fréquenté les plus prestigieuses institutions artistiques d'Europe, d'Amérique et d'Asie, de restituer au Maroc et au monde arabe en général une partie de l'œuvre qu'il a réalisée à partir d'un substrat et d'une sensibilité «orientale» qui ont forgé sa personnalité dès sa prime enfance et qu'il revendique pleinement comme repère et comme identité.

En automne prochain, à l'occasion de la donation de deux porte-folios de plus d'une cinquantaine de pièces, considérées parmi ses œuvres les plus engagées contre les guerres, l'inquisition et le racisme, une série de manifestations sur les thèmes de l'art, de la mémoire et de la culture seront programmées, notamment à Rabat et Casablanca, avec la participation de l'artiste aux côtés de nombreuses personnalités du monde universitaire, de l'art et de la culture.

A.T. (Critique d'art)





Filmographie

■ La nuit n'est jamais complète, 1966-67 Service de la recherche de l'ORTF, (Paris). Dédié à la mémoire de Mohammed V, à partir de ses dessins et de la

■ musique d'Arnold Schoenberg: A Survivor from Warsaw.

■ Prime à la Ve Biennale de Paris en 1967, il représente la France au Festival de Tours.

■ L'homme à la bouteille, film d'animation, à partir de dessins montés sur un poème de Henri Michaux, ''Epervier de ta faiblesse'', musique de Milan Stibilj, avec les percussions de Strasbourg. Office national du film, Montréal.

■ Calder, ou Faites le vent vous-mêmes, tourné au MOMA, New-York, 1970, sur une musique de Maurice Ohana.

■ Court-métrage sur l'histoire de l'art américain à travers la collection du Whitney Muséum, New York (1970).

■ Des oeufs et des autres, série de petits courts-métrages d'animation ou des oeufs sont les acteurs, Montréal 1970.

■ La Mémoire par le rebut, série de petits documents réalisés par André Elbaz sur les Fibres et les Urnes, 2004.[/color][/b]

[www.lematin.ma]




André Elbaz : El Jadida, ma ville où j'ai vu de toutes les couleurs
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 13 avril 2011 a 12:16

André Elbaz : El Jadida, ma ville où j'ai vu de toutes les couleurs


Durant l’une de ses visites effectuée à sa ville natale, EL JADIDA,et surtout à la Cité Portugaise, en 2009 je crois, devant le « bâtiment » où se trouve la citerne, André Elbaz s ‘est arrêté un bon moment avant de m’interpeler en citant ces vers de Victor Hugo/ dans Ruy Blais :

« Notre église en ruine est pleine de couleuvres
L’herbe y croit. Quant aux grands, des aïeux, mais pas d’œuvres. »

Depuis ces instants, historiques pour moi, modeste accompagnateur que j’étais, je n’ai cessé de répéter ce qu’avait dit Anne de Staël à propos de ce grand homme :

« Je vois André Elbaz comme une figure antique coulée dans une grande vigueur, une grande jeunesse, une grande vivacité. Quelqu’un qui serait autant médecin, que poète, que grand voyant. Quelqu’un de très humain. Quelqu’un qui fait parler le matériau et retrouver la terre. »

Ècoutons le, nous livrer, à sa façon, certains de ses longs et grands secrets :
« Je suis né à El Jadida le 26 avril 1934.

Penser à El Jadida, c’est d’abord éveiller une mémoire olfactive. Jamais ailleurs, sur aucun littoral, je n’ai retrouvé cette odeur particulière de l’algue et de l’iode, mélangée à celle des arêtes de poisson que le soleil sèche en même temps qu’il les décompose.

EL JADIDA c’était avant tout, pour l’enfant que j’étais, la plage, l’océan et le sable qui s’étendaient à l’infini et se perdaient dans le paysage. Je ne me souviens pas de la maison où ma mère me mit au monde en 1934, et que nous eûmes à quitter en 1940 pour tenter de soigner mon asthme. C’est à cette époque que mon père, contraint d’abandonner la photographie, s’associa à un ami et créa une petite usine de pralines et de dragées à Casablanca. Il avait loué, au cartier juif de Casa, le rez-de-chaussée de la maison de Kenza, une veuve musulmane qui habitait à l’étage du Riad, et qui fut comme une sœur pour ma mère.

Nous vécûmes là dans une grande harmonie, jusqu’au jour où, sans qu’on sache pourquoi, les Anglais bombardèrent une frégate française amarrée au port, non loin de notre quartier. C’était en relation à la guerre, mais nous ignorions de quoi il s’agissait.

J’avais sept ou huit ans. Nous revenions, mon père et moi d’une séance de soins, et la déflagration fut si violente qu’arrivés à la maison, nous trouvâmes ma mère désespérée devant son carrelage noir et blanc jonché de touffes de cheveux, pompons de marins, et autres débris. Revivait-elle le traumatisme de sa naissance, lorsque sa propre mère avait prématurément perdu les eaux le 7 août 1907, date à laquelle la frégate militaire française « LE GALILEE » avait bombardé Casablanca ? Ce même jour, après le bombardement, était descendu en ville « ness es siba », les insurgés à cheval, qui, volant, violant, incendiant, kidnappant, avaient envahi le mellah et une grande partie de la ville. L’enfant de neuf ans qu’était alors mon père, avait fui avec sa mère et sa sœur, tandis que son propre père, courait comme un fou dans la ville à feu et à sang, à la recherche de son fils aîné enlevé par les insurgés qui allaient le revendre à un couple stérile.

Trente cinq ans plus tard, le bombardement de 1942 avait ravivé pour chacun la mémoire de ces épreuves, et ma mère, prostrée devant son carrelage, n’eut aucun mal à convaincre mon père de retourner à El Jadida. Cette histoire que mon père nous a souvent racontée, a sans aucun doute marqué à sa façon, la suite de ma vie et de mon œuvre.

Peut-être avons nous alors habité quelques mois une autre maison, mais c’est celle du 27 rue El Hajjar qui reste présente en moi.

La rue EL Hajjar attenante au souk e mon enfance fait partie de la médina d’El Jadida. Ce marché de fruits et légumes aux mille couleurs fut pour moi « la première et la plus belle des palettes ». Cette petite rue tait la rue des menuisiers et des tailleurs, la rue de la Kissariat et du café maure. Les Obadia, les Abitbol, les Bitton,et les Znati habitaient là, et c’est au pied de la mosquée que se trouvait la maison de ma tante Zohra et son mari. Tout le monde connaissait tout le monde. Lors de fêtes religieuses, nos communautés se congratulaient, et souvent nos amis musulmans venaient partager nos repas de fête. Dans la petite ruelle qui séparait la menuiserie du Hadj El Mokhtar de la maison des Obadia, vit toujours Fatima, la fille d’Aliouate ,le pêcheur. Cinquante ans après notre départ, elle est restée l’immuable amie de mes cinq sœurs et la mienne.


Sur le panneau, au-dessus de la porte toujours ouverte de notre maison, était écrit, en arabe et en français/ Photo Elbaz, travaux d’art et d’amateur. En 1964, lors de mon premier voyage en Grèce, j’ai retrouvé au pied du Parthénon un « photographe minute »qui, comme mon père, avait dû fabriquer lui même son appareil et, qui, comme lui, bien avant la photo polaroïd et la photo numérique, livrait ses photos en un temps record. Très jeune, dans la pièce de la maison qu’on appelait « Studio », j’ai vu mon père peindre de grandes toiles qui lui servaient de décor pour photographier ses clients.

J’aime beaucoup me souvenir de cette époque, j’ai huit ans, j’ai neuf ans, j’ai onze ans, je porte un short, ma mère nous confectionne les chemises, et mes sandales sont fabriquées par des cordonniers juifs, non loin du souk. J’ai décrit cette partie de ma vie dans « Quatre jours à la plage », un récit que je n’ai pas encore publié.

Le Mellah,le quartier juif trouvait au sein de la Cité Portugaise délimitée par les remparts aux larges murailles que les portugais du XVI ème siècle avaient construits pour se protéger. Par trois des quatre portes qui donnaient sur la ville, ils commerçaient avec les Marocains, leur achetant eau et nourriture. La quatrième, ouverte sur l’océan, était un accès au bateaux chargés de soldats et de victuailles. A la fin du XVIIIème siècle, lorsque les Marocains voulurent reprendre la ville en assoiffant et en bloquant l’approvisionnement des Portugais, les autorités transformèrent en réservoir d’eau de pluie le grenier qui leur avait servi de salle d’armes et qui deviendra cette citerne, dite « ‘CITERNE PORTUGAISE », constituée d’arcades et de colonnes, qui vient d’être classée au « Patrimoine mondial » par l’Unesco en 2004.

Habité par autant de musulmans que de juifs, notre mellah disposait à l’époque, cas unique au monde, d’une prison, d’une église construite par les portugais, d’un temple protestant, d’une mosquée dont le minaret conservait les cinq côtés de l’ancienne « tour de guet », et d’une dizaine de synagogues dont certaines étaient de simples chambres dans des appartements habités. De mon temps, les mouvements hostiles entre communautés furent exceptionnels à El Jadida.

Pour accéder au quartier européen (où vivait plus isolée, à quelques centaines de mètres du mellah et de la médina, la troisième communauté qu’on appelait « N’sara », les Nazaréens) il fallait longer l’une des murailles extérieures des remparts où des magasins avaient été construits pour la « confrérie des ferblantiers ». La société de consommation était bien loin devant nous. Les Américains du débarquement (qui au Maroc avait eu lieu dés 1942) ne nous avaient encore apporté que des chewing-gums, des préservatifs, de la friperie, et les ferblantiers, des juifs initiés aux études judaïques, fabriquaient pour les autochtones bassines, bouilloires en fer blanc, brocs, casseroles, utilisant/ pour souder/ de petits feux qu’ils ranimaient avec des soufflets manuels. Ce corps de métiers n’était pas, de loin, le plus démuni ; la misère et la mendicité étaient partout. Mais nous avions également (outre les coiffeurs, les marchands de tissus, les tailleurs, les chauffeurs, les mécaniciens, les revendeurs de pièces automobiles, les épiciers, les droguistes, les pharmaciens, les cordonniers, les fermiers, les marchands de thé) quelques riches notables, quelques personnages « atypiques », parmi lesquels mon père, photographe, musicien, conteur, guérisseur et circonciseur.

Il me revient aussi que, pendant la guerre, la plupart des hommes de la communauté juive partageaient avec leurs collègues musulmans le métier de « mineurs d’œufs ». Accroupis devant des amas de sacs de paille tressée rapportés des fermes, ils prenaient trois ou quatre œufs à la fois, et face aux bougies qu’ils renouvelaient sans cesse, ils miraient tous les jours avec une incroyable dextérité des milliers d’œufs, mettant de côté ceux qui étaient porteurs de germes, entreposant soigneusement les autres dans de grandes caisses destinées à l’armée française, /puis, après la défaite, aux Vichystes et à l’armée allemande.

Plus tard, mon père installera son « studio photo »place Brudo dans le quartier européen, où deux cinéma attiraient les jeunes et les moins jeunes : Le Lieucourt qui nous initiait aux films de production française, et Le Difour, à 100 mètres de là, sur le trottoir d’en face, qui permettait de découvrir, productions américaines, comédies musicales, dramatiques, et westerns.

De la place Brudo, une ruelle menait à la place principale où s’élevaient trois grandes bâtisse : le Théâtre dont l’entrée de artistes donnait presque sur la mer, la Poste, et la Banque d’Etat du Maroc. D’autres rues conduisaient, les unes aux autres maisons des Françaises et à celles de juifs aisés, ainsi qu’au collège peu fréquenté par nos communautés indigènes, d’autres encore au grand marché européen avec ses épiceries fines, ses marchands de vin, ses boucheries, ses poissonneries. Et plus loin, tout en haut du plateau, on accédait aux casernes des tirailleurs anglais, des « spahis » marocains et des légionnaires.

J’aimais surtout notre quartier populaire où nous nous côtoyions tous. En début de soirée, quand le marché et les magasins fermaient leurs portes, quand le silence remplaçait le brouhaha de la journée, je suis certain que les clients du café maure qui jouxtait notre maison appréciaient tout particulièrement les répétitions de l’orchestre andalou dirigé par mon père. Un orchestre composé d’un violon, d’un alto, de deux luthistes (mon père était l’un d’eux), d’un batteur de derbouka et d’un beau chateur de mélodies andalouses en arabe classique qui, comme dans un roman, était amoureux de la fille, ô combien belle, d’un notable juif de la ville, qui ne le savait pas !
J’ai vécu dans ce quartier et dans cette ambiance jusqu’à l’âge de quinze ans, âge où je quittait El Jadida pour étudier les métiers du livre à Rabat, et devenir maître imprimeur.

À cette époque mon père avait déjà acquis la maison du commandant de la « Citerne portugaise »,où nous eûmes enfin une salle de bain avec baignoire et douche ,des lavabos avec leurs robinets, des éviers à la cuisine, des toilettes et le «tout à l’égout ». Cette vaste et belle maison, située dans le mellah parmi d’anciennes demeures portugaises, se trouvait au-dessus de la Citerne.

Et cette citerne portugaise qui en formait le rez-de-chaussée est restée si présente en moi, avec ses colonnes, ses arcades, ses lumières et ses reflets, qu’on la retrouve sous mille formes dans toute une partie de mon œuvre. Il ne me reste que de beaux souvenirs d’El Jadida et de cette époque. Lors des insurrections du 20 août 1955, au cours desquelles la communauté juive d’E Jadida, mes amis, mes parents, mes sœurs, eurent à subir une grande violence réelle et symbolique, je me trouvais à Cannes, loin des miens. Ce soulèvement populaire, le tout premier, depuis le début du Protectorat, qui précéda de quelques mois l’accession du pays à l’indépendance, se déclencha, comme on sait, deux ans jour pour jour après la déposition et la déportation du roi Mohammed V par un groupe de généraux coloniaux(20 août 1953). Partout on exigeait la fin de l’exil du Sultan et de sa famille. Mais à El Jadida, on s’en prit bizarrement, non au quartier européen gardé par la police et par l’armée, mais au quartier juif, laissé sans protection. Les membres de ma communauté ne purent jamais comprendre comment la communauté musulmane, si amicale et si conviviale jusqu’alors, /tout particulièrement à El Jadida/s’était laissée entrainer dans une si vive hostilité. Et c’est alors qu’un grand nombre d’entre eux émigrèrent vers Israël, l’Amérique du Nord et la France ; départ que rien dans mon jeune âge n’avait jamais laissé présager.

[b]Cette maison, notre maison a été détruite dans les années 60. Elle n’existe plus. Pendant longtemps, un mur élevé cacha ce qui restait d’un lieu si tendre à mon souvenir. Actuellement, ne subsistent plus, au dessus de la rue, que deux trous béants, les chambranles de nos grandes fenêtres qui couvrent désormais sur un ciel très bleu.[/b\

Etrange coïncidence, le rez-de-chaussée de cette maison, restauré par la Ville, porte désormais les noms de deux grands écrivains marocains issus d’El Jadida, Khatibi et Chraîbi et se prolonge depuis 2004 par la « Galerie Chaîbia, »du nom de cette femme étonnante, née elle aussi dans les Doukkala, que j’amenai à peindre, comme on le verra, et que j’ai quotidiennement accompagnée dans les années 60.

Non moins étrange, pour moi qui avais tant rêvé de théâtre, fut de découvrir récemment que notre appartement muré puis rasé au-dessus de la Citerne est devenu une vaste scène où se donnent chaque année de nombreux spectacles lors des soirées de ramadan.

C’est dans cette maison que j’ai réalisé ma toute première peinture, au début de l’année 1954, le porterait de SM Mohammed V en exil. Unique tableau accroché dans le salon arabe où mes parents recevaient leurs amis. »

Ce beau texte, plein de nostalgie, d’amour, de vérités de notre histoire en commun, et surtout celui de la Ville d’El Jadida et sa Cité Portugaise, écrit avec un style émerveillant et éveillant, spontané, sans pareil, celui de mon Ami, André Elbaz, m’a interpelé et continue de le faire ! Et j’ai voulu le partager avec vous et vous faire découvrir le Parcours de ce Précurseur de l’Art Contemporain au Maroc. Ce texte fait partie d’un livre édité par les « EDITIONS LA CROISEE DES CHEMINS » en 2010, en collaboration avec la FONDATION, O. N. A et Le C.C.M.E/Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger, et ce à l’occasion de la Grande Rétrospective, la Première au Maroc depuis 1965, de l’œuvre majeur d’André Elbaz ,qui a eu lieu à Rabat et à Casablanca /Villas des Arts, durant les mois de novembre et décembre 2010. Dans la première page du livre, dont le titre n’est autre que « TU EN VERRA DE TOUTES LES COULEURS… » André Elbaz a écrit :
« À LA MÈMOIRE DU REGRETTÈ ROI MOHAMMED V » (voir notre galerie photos).

Et dans la page 165, il a ajouté : « En 1998, la Fondation Buchman m’attribue son Prix de la Mémoire pour l’ensemble de mon œuvre sur Le Silence imposé, l’oppression et la guerre. Dans mon discours, je rappelle, en présence de l’Attaché Culturel du Maroc, que si je peux aujourd’hui porter témoignage, c’est grâce à la protection de Feu S.M. Mohammed V. »
Source: Auteur : Mabrouk Benazzouz
[www.eljadida.ma]

Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 08 août 2012 a 19:40

Voici quelques clips qui montrent le coup de pinceau
du maitre qu'est Andre Elbaz.

Il s'agit du carnet des "Escrimeurs 1967-68" sous un fond de guitarre espagnole

Tout simplement magnifique et la vitesse des images contribue
aux figures en mouvements suggerees sur la toile.



Une autre video qui est en fait un montage

realise a partir d'une serie de dessins, sous forme

d'animation realisee en 1968 par l'Office National du film de Montreal et qui a pour titre "DUEL"

Magnifique !



Encore un clip sur "les Carnets Escrimeurs" realise egalement en 1968

et sur fond de musique de Leonard Cohen








Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 08 août 2012 a 19:51

Troisieme clip realise a partir des dessins de Andre Elbaz et intitule :

"La derniere seance chez le psychanalyste

ou

"La reconstitution de l'EG-GO"

Regardez car cela ne manque pas d'humour








Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: Emilio (IP enregistré)
Date: 30 octobre 2012 a 00:06


André Elbaz : Tous mes meilleurs vœux de Aîd m'bark
Rédigé par Abdelali Najah le Lundi 29 Octobre 2012 à 14:19 | 0 commentaire(s)

Ces vœux que je vous présente, je les souhaite et expédie à plusieurs amis chers et de mes connaissances, toutes aussi chères, et comme c'est une très longue liste, cependant mon message reste adressé à chacune et à chacun, à sa famille, ses amis à travers les continents, aux citoyens de notre très cher Pays.


Je vous prie de les agréer même si c'est avec un peu de retard, car je suis en voyage et hors de mon domicile, et, n'ayant pas d'ordinateur, cela explique le retard.
Ainsi je vous souhaite, à chacune et à chacun, ainsi qu'à ses proches, un Aïd Moubark à vous, vos familles, la nation, en laquelle, autant que vous, j'aime et je crois.
Ce sacrifice du Patriarche Ibrahim, nous le partageons ensemble et aurait pu être fêté en commun, car, il aurait juste fallu que la Sarah n'ait pas été jalouse d'Agar.
Et voilà ce que de quoi la jalousie nous a privé...
Et pourtant, n'est-ce pas pour arrêter les sacrifices humains, qui se pratiquaient à l'époque du patriarche, et bien avant, autant des Hellènes et d'autres..., que demande avait été faite par le Créateur au Patriarche Ibrahim, et ceci, non pour qu'il sacrifie son fils, son aimé, mais pour que, dans le besoin du Patriarche de répondre à la demande du Créateur, d'arrêter le geste du sacrifice, juste au moment de descendre le couteau, exigea du Patriarche vers la gorge, et c'est ce moment là, explique bien des textes, que le Créateur a émendé au Patriarche de surseoir à la demande, et cela et afin qu'à partir de ce sacrifice du sacrifice, s'arrêtent les sacrifices humains.
Petite anecdote, pour apporter aussi un sourire.
Savez-vous pourquoi, les Juifs aussi qui fêtent ce sacrifice du sacrifice ont choisi le poulet ou le coq à la place du mouton ou du bélier ?
Oui, pourquoi, me demanderiez-vous ?
Peut-être parce que ça coûte moins cher.
Cependant, la blague mise à part, je tiens, aujourd'hui, même en mon absence de ma ville et de mon pays, je tiens à vous dire que je partage spirituellement avec vous cette fête sacrée, bénie et que j'aurais aimé être des vôtres pour vous la souhaite M'barka.
Je suis depuis une semaine hors de ma ville de Narbonne et ce n'est qu'aujourd'hui, depuis Versailles que je forme mes vœux.
Je vais être en Espagne à partir du 12 novembre. où je me rends pour répondre à des demandes d'expositions qui me sont faites.
Après Madrid, Séville et Grenada, je me fais une joie de revenir au pays pour retrouver ceux parmi vous qui seront disponibles et pour me rendre par la suite au prochain Festival de musique andalouse à El Jadida, ma ville.
Toutes mes meilleurs pensées et vœux vous accompagnent;
Et à très bientôt in cha Allah.
Votre André
J'ai eu cette chance d'être à Paris cette semaine et je vous assure que j'aurais souhaité être en compagnie de plusieurs parmi vous pour visiter l'exposition des peintres qui peignaient pendant la seconde guerre mondiale...
Une superbe et belle exposition, avec des Picasso d'une très grande beauté, avec des Bonnard, des Fautrier, des Matisse, de Derain, des Delauney, des Braque, des Otto Dixt, des Paul Klee, des Calder, des Chagall, Georgio de Chirico, Dubuffet et Buffet aussi, et j'en passe. Qu'est-ce que nous perdons de ne pas avoir des expositions de cet ordre, comme si cela permettrait à chacun de nous de nous relier à ce qui s'est fait et que nous n'avons pas eu la chance de voir, de questionner, de comprendre !
Quelles leçons de peinture ! Que de leçons ! Et je vous assure, j'oublie bien de noms de maîtres et des ouvrages exposés.
Comme j'aurais souhaité que nous soyons tous, jeunes et vieux ensemble à cette exposition, mais aussi à celle, encore plus fabuleuse de Hopper, et échanger autour de ses œuvres, lui, d'après moi, l'un des rares héritiers de la peinture des maîtres Hollandais, entre autre...
Je vous souhaite, en ces jours de fêtes que le temps et les disponibilités vous soient grées pour aller passer du temps face à ces merveilles.
Je vous assure que ces deux expositions m'ont donné des leçons d'art, et de modestie.

Voilà, j'ai été un peu long,...

Ila likae? (au revoir).

Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 30 octobre 2012 a 09:00

Magnifique Andre si talentueux, et toujours plein d'humilite et de gentillesse. Bien vrai de relier la fete musulmane de l'Aid Al Adhar avec le sacrifice d'Isaac par Abraham qui en est la source avec le sacrifice qui sera evite finalement.

Les poulets de Yom Kippour remplace beaucoup mieux l'egorgement des moutons et ce serait un bonheur si cette coutume cruelle disparaissait.




Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 17 janvier 2013 a 04:36

André Elbaz : Exposition et rencontre à Narbonne en France
Rédigé par Abdelali Najah le Samedi 12 Janvier 2013 à 12:47 | 0 commentaire(s)


L’artiste peintre André Elbaz sera l’invité d’honneur à Narbonne, une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. La commune est classée au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO depuis 1996. André Elbaz vit avec sa femme Françoise à Narbonne.


Des premiers Collages aux dernières Lacérations ».



André Elbaz expose « Des premiers Collages aux dernières Lacérations » dans l’ESPACE PIERRE REVERDY à Narbonne du 5 au 26 février
Depuis l’exposition de 2009 au Palais des Archevêques dans le cadre de la 1ère édition du Festival Horizon Méditerranée, le travail d’André Elbaz devient familier aux Narbonnais. André Elbaz choisit de présenter cette fois une partie des collages qui ont jalonné sa trajectoire.
Le public découvrira avec intérêt ses tout premiers collages de Marrakech (1955), Le prisonnier 04-02, la Chambre au lit sans volets, l’Homme au sablier ; les collages de 1961 réalisés à Paris, (tickets de métro etc.), qui sont peut-être, avant le pop art, un clin d’œil à Schwitters et à Max Ernst ; les Collages à la machine à écrire (1964) qui furent exposés avec succès à la Zwemmer Gallery de Londres ; les pièces d’une série sur les musiciens commandée en 1970 par le Pavillon de la Musique de Terre des Hommes, Montréal ; et enfin quelques pièces des années 65-68 sur « Le Symbolisme et l’érotisme dans la publicité ».
Re-création à partir de l’existant (photos de magazines, publicités, découpages et déchirures), ces œuvres ludiques et sérieuses - qui sont pour chacun une invitation à accepter la liberté de son imaginaire -, préfigurent à leur façon la mutation du travail plastique d’André Elbaz lorsque, au tournant du troisième millénaire, en relation avec les convulsions qui agitent notre monde, il entreprendra de mettre en pièces sa propre œuvre.
Pour montrer cette étonnante continuité, une continuité non préméditée, les organisateurs ont souhaité joindre à cette exposition, dédiée pour l’essentiel aux collages de sa jeunesse, l’un des tryptiques déjà exposés en 2009 de la série des Paysages éclatés.
Le Vernissage en musique de cette exposition aura lieu le mardi 5 février à 19h30. Dédicaces par l’auteur de « Tu en verras de toutes les couleurs ».

« Une œuvre, son auteur et un psychanalyste ».

« Une œuvre, son auteur et un psychanalyste » est une rencontre d’André Elbaz avec Dominique Marin l’AUDITORIUM JEAN EUSTACHE de Narbonne le Samedi 9 février - 18h.
L’hommage rendu à André Elbaz en 2009 au Palais des Archevêques de Narbonne lors du premier « Horizon Méditerranée », puis la rétrospective organisée par la fondation ONA en 2010 dans les prestigieuses Villas des Arts de Rabat et de Casablanca ont permis de mieux appréhender l’œuvre de ce précurseur incontesté de l’art contemporain au Maroc.
S’il vit maintenant à Narbonne, André Elbaz continue d’exposer à travers le monde. Dominique Marin, psychanalyste, membre de l’École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien, propose de s’entretenir avec lui sur ses créations et ses rencontres. « Tu en verras de toutes les couleurs…», le volumineux ouvrage qui retrace l’itinéraire du peintre, (éditions La Croisée des Chemins, 2011), servira de support pour cet entretien.

Source : [www.emarrakech.info]

Andre Elbaz notre peintre marocain
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 04 avril 2013 a 21:35

Entretiens avec Andre Elbaz à la médiathèque de Narbonne, sur son chemin, son oeuvre, ses parcours d'après son livre "Tu en verras de toutes les couleurs".
Beaucoup d'humour, de sincérité et de profondeur, vraiment André Elbaz, au dela d'un grand peintre un artiste multi-dimensionnel.
J'ai apprécié et admiré André tout au long de ce film.


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