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Diversite a la Raphael
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 19 avril 2012 a 08:08

Tres beau poème mon Cher Raphael,

Ecrit de l'avenue Tranquillité
Avec beaucoup de Sincerité
Et qui n'est que Verité
Pour Israel, notre Securité
Par Raphael, en toute Amitié.

Diversite a la Raphael
Posté par: Raphael (IP enregistré)
Date: 14 août 2016 a 17:55

Chere CLAUDINAT,
en relisant un peu sur le "forum darnna", je suis tombé sur la phrase au cours de laquelle vous disiez que vos parents sont de Fes.
Ace sujet, j'essaie de mettre sur le Site, deux de mes pages, une sur
Marrakech, suivie d'une sur Fes, ville reputee pour les hautes qualite dont jouissaient ses juifs.
Je sais pas si je vais arriver a les placer.
De toutes façon, malgre les dix annees qui separent cette "correspondance"
la sympathie pour tous reste intact, surtoutpour Gerard et "Darlett"
Sinceres amities pour toutes et toutes.
Raphael de MarrakechMon attachement à ma Ville natale, MARRAKECH
Et mon admiration pour la Ville de FES et de ses FASSIS.

Attaché à Marrakech, malgré les dures épreuves auxquelles nous y étions soumis, à savoir, des années de sècheresse engendrant la famine et la misère pour une bonne partie de sa population, les invasions acridiennes, ravageant les récoltes, les chaleurs torrides de ses étés, la précarité dans les milieux défavorisés, la vie dure dans l'ensemble des activités.
Plus près du Sahara, des montagnes et des régions plutôt pauvres, notre Ville recevait en transit, les populations migrantes vers le nord, vivant dans les conditions les plus pénibles, qu'elles supportaient avec résignation et courage.
En plein hivers, planaient dans le ciel bleu les cigognes pendant des heures, sans déployer le moindre mouvement d'ailes. Ce ciel limpide, ce soleil permanent, importaient peu pour nous. De loin, nous préférions voir des nuages apportant cette pluie bienveillante qui viendrait redonner vie aux champs de blé, et aux autres végétations.
Pour nous, le beau temps, c'étaient, l'hiver, le froid et la pluie.
Nos fêtes juives y étaient célébrées tout comme s'il n'y avait jamais de problèmes de subsistance.
C'étaient la joie et le bonheur parfaits. Chacune avait son parfum sa clarté, son ambiance et sa satisfaction. Et puis, et puis....des parents vivants, rayonnant de beauté, sous l'ombre desquels nous nous sentions en sécurité. Quel bonheur, de contempler son Père et sa Mère, vivants, dominant cette Table du Chabat et des Fêtes !!!
Et les bruits de la Rue !... Que ce soit celui des chants venant des Synagogues, celui des claquement de becs des cigognes, des divers marchands qui sillonnaient les ruelles, des fois des chants de coqs venant d'une basse-cour privée, des milliers d'oiseaux qui dialoguaient dans leur langue....
Il y avait aussi des chants lugubres de convois funèbres qui nous saisissaient de terreur, des acompagnements de Bar Mitsva et leurs musiciens se dirigeant vers la Synagogue. La litanie d'une mère berçant son bébé, ou des hurlement à la mort sortant d'une maison dans laquelle un être cher venait de rendre l'âme.
Aussi, le vacarme d'élèves d'un Talmud Torah, psalmodiant une " paracha" ou un texte se rapportant à la fête qui approche.
Les odeurs de peinture, et le remue ménage des préparatifs de Pessah.
Les gâteaux au miel (seabbakia), les jeux de carte, de Pourim.
Les fagots de roseaux et de feuilles de palmiers, pour la construction de la Souccah...
Les transpirations, les odeurs de melons, les soupirs et le desepoir à l'approche de
Tich'a Béav, en pleine canicule du mois d'août, et l'espoir renaissant à partir de
"Chabbat nah'amou", allant vers l'austérité de Roch Hachana et Kipour, et débouchant sur la joie des fêtes de Souccot.
Le cimetière, la seule "poche d'air" de notre Mellah, dont la seule vue nous saisit et nous réconforte à la fois. Il est aussi voisin de notre chère Ecole de l'Alliance qui nous redonnait "vie" par la vivacité de ses enfant de tous âges, qui grouillaient comme des abeilles. Cette Ecole "qui nous fit vaincre l'ignorance", comme le dit si bien l'Hymne que nous lui chantions.....
Mais, si je reste attaché à ma Ville et à l'esprit de lutte et de recherche de valeurs surtout réelles pour lesquelles nos parents ont oeuvré de toute leur force, c'est pour suivre cette voie de pureté morale, et de loyauté dans le travail et dans la vie.
De près ou de loin, j'ai du respect pour cette terre qui nous a nourris et dans laquelle sont ensevelis nos parents et nos ascendants. J'ai aussi du respect pour la France, Terre d'accueil.
Et surtout, je bénis Dieu et l'implore pour la protection d'ERETS ISRAEL.

Et maintenant, mon admiration pour cette Capitale du Nord: FES.
Au pied de montagnes généreuses par leurs cours d'eau, entourée de pleines favorables aux diverses cultures, tant maraîchères qu'arboricoles. Située à la croisée des chemins entre Tanger, ville et port international, la fertile zone espagnole, la proximité de la frontière algérienne, etc.. Fès, ville de culture de progrès et de sommités intellectuelles, tant par son université coranique que par son école de "Dayanim". Ville surtout peuplée par les expulsés de l'Espagne catholique où vécut l'âge d'or judéo- islamique, avec ses poètes, ses savants, ses écrivains, ses astronomes, et astrologues etc...
Ville d'hommes de valeur, ayant été la première à voir sortir de ses fils les premiers médecins, ingénieurs, journalistes, et j'en passe.
La ville d'où sont sortis les premiers éléments ayant lutté et obtenu l'indépendance du Pays.
Enfin, ville dont la population juive a brillé par son art de vivre, sa finesse, et ses capacités.
Les intérieurs de leur logement, somptueux, respectant l'art local, dépourvues de tous complexes, avec des salons de réceptions meublés avec goût et finesse, sans aucune extravagance.
La cuisine, les mets, les tables, les fêtes respectant les saisons.
La Mimouna avec ses tables de pâtisseries "à perte de vue", son "Zabane" (nougat liquide fait à domicile) spécifique préparé pour la circonstance. Son eau de fleurs d'orangers distillée à la maison à l'aide de pétales de fleurs d'orangers.
Ses plats de ce poisson somptueux (essabel/l'alose) tellement apprécié par les juifs marocains adultes, les enfants ne l'appréciant pas à cause de sa multitude d'arêtes).

Ses juifs qui sont seuls au Maroc à ne pas revendiquer le titre de "casablancais", même s'ils avaient résidé à Casablanca pendant des dizaines d'années. Leur titre de "Fassi" pour eux est plus noble que n'importe quel autre titre.
Enfin, la Famille Hamou, que j'ai toujours prise comme modèle, et que je prie Dieu de les protéger tous, maintiennent et conservent cette lignée de gens de valeur réelle, de qualités et de comportement des plus nobles, tant par leur judaïté, hospitalité, finesse dans l'art de vivre, que relationnel.
Quant à toi, BETTY, (*)!!!!!.
Tu as incarné en toi seule toutes les valeurs et les qualités héritées de tes aïeuls, de ta Ville et de sa Communauté juive. Ta demeure (dans laquelle tu vivras, avec l'aide de Dieu, toi et tes descendants, le plus grand bonheur) est à l'image des somptueuses maisons de Fès. Ton accueil, ton adresse, et ta table expriment le joie de la traditionnelle hospitalité du Patriarche Abraham. Et que Dieu te fasse éterniser tout le bonheur qui te revient.
......Et je n'ai pas dit tout le bien et l'admiration que je pense et que je ressens au fond de moi.
Raphaël OHAYON.
VERSAILLES 22 Février 2005.
(*)Aboudarham)

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