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Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 15:49

Il est probable que vous n'ayez jamais vu l'une de ces Tablettes d'Adar, proclamant l'arriv?e de ce mois et appelant ? une mesure accrue de joie. Mais cette vieille coutume juive, relative au mois d'Adar, est encore observ?e dans beaucoup de communaut?s, comme dans de nombreux foyers.
La Tablette d'Adar est un dessin, souvent pittoresque et tr?s color?, reproduisant divers symboles se rattachant ? ce mois, et bien entendu ? Pourim. Ce dessin porte aussi en h?breu, soit en ligne droite, soit en forme d'arc de cercle, l'inscription suivante Mich?nikhnass Adar Marbime Bessim'hah : " Avec l'arriv?e d'Adar, plus grande doit ?tre la joie".Il y a meme une chanson que chantent les religieux le rosh hodesh adar "Mich?-Mich?-Mich?-Mich?,Mich?-Mich?-Mich?-Mich?, Mich?nikhnassadar,Marbime- Marbime, Marbime Bessim'hah"
Voici quelques-uns des symboles que vous pouvez trouver dans une Tablette d'Adar : une bouteille de vin et des verres ? vin; un Hamantache ( "oreille d'Haman, g?teau de Pourim de forme triangulaire et rempli d'une farce de fruits secs ou de grains de pavot) ; une cr?celle ; une table dress?e pour un banquet, avec ou sans convives ; deux poissons g?ants nageant l'un au-dessous de l'autre, peut-?tre aussi des lions et des oiseaux.

Voyons maintenant ce que signifient ces symboles. Tout d'abord, la devise sp?ciale d'Adar : " Quand Adar est arriv?, beaucoup de joie en est d?riv?e", ou quelque chose d'approchant, comme nous l'avons dit. Le dicton h?bra?que cit? plus haut a son origine dans le Talmud.

Nos Sages ont dit qu'il est des jours et des mois " heureux " pour les juifs. Non qu'ils soient marqu?s d'une chance sp?ciale ou d'une superstition, mais en raison de certains ?v?nements heureux qui eurent lieu ce jour-l? ou ce mois-l?. Le troisi?me jour de la semaine, par exemple, est consid?r? comme " bon " parce que, le troisi?me jour, parlant de la Cr?ation, la Torah r?p?te deux fois les mots : " Et Dieu vit que cela ?tait bon ". Adar est un mois heureux pour les juifs parce que s'y produisirent les ?v?nements qui engendr?rent la f?te de Pourim, et qu'en ce mois, nous avons, aussi maintenant, cette joyeuse f?te.

Mais on pourrait demander : Pourquoi ne pas avoir une Tablette similaire pour les autres mois, tel que Kislev, par exemple, o? nous c?l?brons l'heureuse f?te de 'Hanouccah? qui est la fete des lumieres mais aussi la fete du miracle.

La r?ponse est que Pourim appartient ? une cat?gorie ? part pour la raison que ce qui est arriv? ? Pourim ?tait un retournement complet des ?v?nements.


Haman ?tait au fa?te de la puissance, et il projetait l'an?antissement de tous les juifs. II ?tait si assur? de triompher qu'il fit dresser un gibet pour Mord?kha? le juif. Mais, comme le boomerang qui revient ? son point de d?part, tous ses plans se retourn?rent contre lui. C'est Haman qui fut pendu au gibet pr?par? par lui pour Mord?kha?. Et ce qu'il avait voulu comme un jour de d?faite et d'an?antissement pour les juifs se changea en jour de triomphe et de r?jouissances pour eux. Et ?tant donn? que chaque g?n?ration s?cr?te son propre Haman, il est bon que nous soient rappel?s Adar et Pourim.

Quand Haman tira au sort pour trouver le jour o? il ex?cuterait son plan atroce d'an?antissement de tous les juifs, et que le mois d'Adar fut d?sign?, le cruel ministre fut fort satisfait. Car il savait que c'?tait le seul mois qui ne cont?nt aucune f?te, c'est ?-dire aucun jour heureux pour les juifs. Un fait qu'il connaissait redoubla sa joie : le septi?me jour d'Adar, Moch? Rabb?nou, Mo?se, le proph?te le plus grand pour les juifs, celui qui avait re?u la Torah au Mont Sina?, ?tait mort. Adar ne pouvait donc qu'?tre un mois malheureux pour le peuple d'Isra?l. Double satisfaction, double erreur. Certes, Adar n'avait pas encore de f?te, mais il ?tait r?serv? pour celle de Pourim, dont serait cause Haman lui m?me. Quant au sept Adar, ce dernier oubliait, ou peut-?tre ignorait, que c'?tait aussi l'anniversaire de la naissance de Moch? Rabb?nou( Moise) !

LE SYMBOLE DES POISSONS(sur les Tablettes)

Cela nous am?ne au symbole des poissons figurant sur la Tablette d'Adar. L'une des raisons en est que Moche Rabb?nou fut " tir? hors de l'eau " apr?s que sa m?re l'eut plac? dans une corbeille qu'elle posa sur les eaux du Nil. Ce symbole nous rappelle donc Moch? Rabb?nou et son anniversaire le sept Adar.

Les poissons nous rappellent aussi ceci : de m?me que le poisson ne peut vivre sans eau, ainsi nous, juifs, ne pouvons subsister sans la Torah. C'est l'une des raisons pour lesquelles celle-ci est compar?e ? l'eau. Quand le peuple d'Isra?l abandonne la Torah, m?me un ?tre aussi abject qui Haman peut devenir puissant et comploter contre les juifs.

Mais la raison principale de la pr?sence du symbole des poissons dans la Tablette est que le mois d'Adar est reli? ? la constellation des Poissons dans les signes du zodiaque. Le zodiaque est une ceinture imaginaire dans le ciel, ? l'int?rieur de laquelle le soleil parait se mouvoir au long de l'ann?e. Les anciens astrologues avaient la croyance que les ?toiles ont le pouvoir de d?terminer le destin de l'individu. En trouvant laquelle d'entre elles dominait ? la naissance de celui-ci, ils pr?tendaient savoir ? coup s?r les jours o? la chance lui sourirait.

Il a toujours ?t? enseign? au peuple juif que le destin, soit de l'individu, soit de la collectivit? dans son ensemble, n'est jamais d?termin? par les ?toiles, mais par la Providence de Dieu. Nos Sages l'ont exprim? dans leur maxime c?l?bre : " Ein Mazal l'Yisra?l - Les juifs ne sont pas influenc?s par les ?toiles". Mazal est le terme h?bra?que d?signant une constellation d'?toiles. Sa racine en h?breu signifie " verser" ou " influencer ". Quand le juif dit " MazalTov ", il ne veut pas dire par l? une " bonne ?toile ", mais : " que D. t'accorde de la chance ".

Nous avons douze mois h?bra?ques (Nissan, lyar, Sivan, etc.), et il y a douze signes du zodiaque (Aries, le B?lier ; Taurus, le Taureau; Gemini, les G?meaux; etc.). Chaque mois h?bra?que a son propre Mazal se rattachant ? l'aspect principal du mois.
Par exemple:
le B?lier (en h?breu Mazal Taleh - Agneau) correspond au mois de Nissan, quand le sacrifice de Pessah ?tait un agneau;

les G?meaux correspondent ? Sivan, quand la Torah fut donn?e (Deux Tables avec les Dix Commandements);

la Balance (Libra) correspond ? Tichri, quand Dieu juge tous les Juifs au jour du Jugement (Roche-Hachanah et Yom-Kippour).

Les Poissons (Pisces) sont le signe correspondant au mois d'Adar. Cela nous rappelle Moch? Rab?nou et notre d?pendance ? l'?gard de la Torah, dont d?pend notre vie m?me.

Les autres symboles de la Tablette d'Adar - le vin, l'Hamantache, la cr?celle sont des symboles familiers de Pourim. Le vin et les r?jouissances jouent un r?le important dans l'histoire de Pourim, laquelle commence par le grand banquet d'Assu?rus, et se termine par la c?l?bration du Miracle de Pourim, issu des banquets organis?s par la reine Esther pour le roi et pour Haman.

L'Hamantache, fourr? de choses cach?es, symbolise le fait que nul ne peut jamais savoir quel sera son sort; celui-ci est cach?, et connu de D. seul. Mais il est certain qu'il sera doux ? la fin...(voila l'explication des oreilles de Amman( ozne Amman).
Ainsi donc la Tablette d'Adar est un rappel bienvenu de l'esprit du mois, et les le?ons de la f?te qui l'?claire : la joyeuse f?te de Pourim.






Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 16:03

il y a 3 femmes sur la MEGUILAT ESTHER
Vachti, Z?rech et Esther

Vachti la premiere epouse d'Assu?rus s'oppose ? Assu?rus : elle est ?limin?e, la tete tranchee par son mari.

Z?rech, la femme d'Aman, est aux c?t?s de son mari : elle en exacerbe m?me les sentiments. Lorsque celui-ci lui confie toute la haine et la col?re qu'il ?prouve ? l'encontre de Mordekhai le juif(Mardoch?e), elle l'incite ? lui ?riger imm?diatement une potence. Ensuite, lorsque son mari revient bris? apr?s sa malencontreuse tourn?e en ville, elle lui pr?sage sa ruine. Elle ne pond?re aucunement son conjoint et le h?te vers sa perte.

Esther est pr?sent?e comme une orpheline dont le seul soutien est le sage Mordekhai (Mardoch?e) oncle et epoux en meme temps, auquel elle voue une admiration et une fid?lit? inconditionnelles. Le texte pr?cise que, reine, elle continue ? ob?ir ? son tuteuret epoux comme auparavant.

Pourtant, elle ne cache pas son d?saccord avec la conduite ostentatoire de Mordekhai (Mardoch?e), critique m?me - selon le Midrach - ses querelles avec Aman et, plus tard, les r?les s'inversent : c'est elle qui prend les d?cisions et c'est Mordekhai (Mardoch?e) qui les ex?cute.

Une mauvaise traduction de la Bible fait facilement dire qu'elle consid?re la femme comme un ?tre inf?rieur, car elle provient de la c?te de l'homme. Or Rachi - le commentateur classique - dit "c?t?" et non "c?te". L'?tre humain primitif ?tait donc compos? d'un c?t? masculin et d'un c?t? f?minin qui furent s?par?s par la suite : "Il les a cr??s m?le et femelle, les a b?nis et a appel? leur nom 'homme' au jour de leur cr?ation" (Gen?se chap. 5, vers. 2).

Elle est, selon la Bible (toujours suivant son interpr?tation rabbinique), "'?z?r kenegdo" : "une aide face ? lui" ; une aide qui lui montre un aspect diff?rent, oppos? de lui-m?me.

Quel est donc l'apport sp?cifique de la femme ? Nous nous limiterons ? un trait mis en relief par la Meguila : l'originalit?. L'homme est souvent trop accapar? par des r?flexions techniques pour disposer de cette libert? d'esprit, de cette f?condit? de l'imagination qu'elle poss?de.

Sara, R?becca, Ya?l, Miriam, Judith, Esther-Adassa,Ruth... : toutes ont eu ce flair extraordinaire, si n?cessaire en des occasions difficiles.

Z?rech faillit totalement ? son r?le de '?z?r kenegdo : elle ajoute ? la mesquinerie de son mari des id?es excentriques et cause sa chute finale.

Esther a int?rioris? toutes les valeurs de son tuteur et conseiller, et elle finit par pouvoir - seule - faire face aux hommes les plus puissants de l'empire.

C'est elle l'h?ro?ne de l'histoire. Aussi la Meguila porte-t-elle son nom.





Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 16:07

A Pourim, la Reine Esther a r?v?l? au roi qu?elle ?tait juive ; sa r?v?lation lui a permis de sauver son peuple. Pourim nous enseigne comment ?ter nos masques et ?tre vraiment nous. Nous r?alisons alors que D.ieu nous a cr??s exactement comme il fallait.

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 16:49

SPECIALITES DE MA FAMILLE D'ORIGINE DE LARACHE










ATTENTION CETTE ANNE A CAUSE DU DEUIL RECENT DE MON PAPA CHERI ON A RIEN PREPARE








Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 17:10

LOS MAKROTES CE SONT DES SFENJS ESPAGNOLS DE TETOUAN ALCAZAR ARZILA ET LARACHE




Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 15 mars 2006 a 08:47


Dinim de POURIM

Si Pourim est, ? notre esprit, une f?te joyeuse, anim?e, famili?re, elle n?en reste pas moins riche en enseignements. On y apprend, entre autres, comment, en reconnaissant ses fautes et en modifiant sa conduite, le peuple juif a su transformer le cours de son histoire et inverser le ?sort? qui lui ?tait r?serv?. Au-del? du r?cit, nous nous contenterons de rappeler, ci-dessous, les grandes lignes de cette f?te.

Je?ne d?Esther

Nous je?nons, ce jour-l?, en souvenir du je?ne observ? par nos anc?tres qui, ? l?initiative d?Esther, se sont rassembl?s pour se d?fendre et ont je?n? 3 jours afin que D.ieu leur vienne en aide. De m?me Mo?se je?na lorsqu?il combattit Amalek pour nous rappeler que ? ce n?est pas la force qui fait le vainqueur ? (Samuel I, 2-9) mais aussi la pri?re et la Techouva. Ce je?ne qui ne fait pas partie des je?nes obligatoires institu?s par nos Proph?tes, n?est pas aussi contraignant que les autres je?nes.
Ainsi les femmes enceintes, les nourrices, les malades peuvent ne pas je?ner s?ils sont incommod?s. De m?me, pour une accouch?e de moins de 30 jours ou un jeune mari? pendant les 7 jours apr?s le mariage. Ces personnes remplacent le je?ne par de l?argent, par la suite. Mais aucune personne bien portante ne se d?solidarisera de la communaut?. Lors de la pri?re, on dira ?An?nou? dans la Amida, on lira la Thora comme ? chaque je?ne public mais on ne dira pas ?Tahanoun? ? Minha.

Le 1/2 shekel

L?usage s?est r?pandu de donner ? Pourim, en principe ? l?office de Minha qui pr?c?de la lecture de la m?guila, un 1/2 shekel pour les pauvres, en souvenir du 1/2 shekel pay? par nos anc?tres ? l??poque du Temple pour l?institution des sacrifices.
En fait on donnera trois fois la moiti? de l?unit? mon?taire du lieu o? l?on habite car le terme Terouma (pr?l?vement) concernant le 1/2 shekel est
r?p?t? trois fois dans la
paracha Chekalim.
Le p?re pourra donner pour chacun de ses gar?ons l??quivalence d?un 1/2 shekel jusqu?? sa majorit?. Ce don du 1/2 shekel ne dispense pas de la mitzva de la Ts?daka envers les pauvres si importante ? Pourim.

Les mitzvoth de Pourim

Ce sont les quatre mitzvoth ?voqu?es dans la m?guila et qui ont ?t? adopt?es par le Sanh?drin de l??poque.
1) lecture de la m?guila
2) l?envoi de pr?sents comestibles
3) don aux pauvres
4) le festin

La lecture de la m?guila

a) Pour les particuliers :
Chaque homme ou femme est oblig? d??couter la lecture de la m?guila la veille au soir et le matin de Pourim. De plus nous devons habituer les enfants mineurs ? ?couter la lecture de la m?guila.
Le soir on attendra l?apparition des ?toiles pour commencer cette lecture mais toute la nuit est autoris?e. Le matin, on attendra le lever du soleil, en principe il sera permis de le faire ? partir de l?aube.
C?est de pr?f?rence ? la synagogue que l?on ?coutera la lecture de la m?guila en pr?sence d?une nombreuse assembl?e. A d?faut, on t?chera de l??couter en pr?sence d?un minian (10 hommes) autrement on le fera seul.
L??coute de la m?guila sera prioritaire ? toute
autre mitzva (? une exception pr?s : l?enterrement d?un mort abandonn? en plein champ).

Pour accomplir son devoir, il suffira d??couter la m?guila sans en perdre un seul mot. Nous pourrons r?p?ter le texte ? voix basse si nous poss?dons une m?guila conforme au parchemin. Autrement nous ne ferons qu??couter en suivant sur un livre.

b) L?officiant :
Il lira dans une m?guila conforme, il la d?roulera, les feuillets ?tant rang?s les uns sur les autres, comme s?il s?agissait d?une lettre car elle est appel?e ?lettre de Pourim?.
Les quatre versets de la m?guila marquant notre lib?ration seront dits ? voix haute par l?assistance et repris par le lecteur.
Le nom des 10 fils d?Haman pr?c?d? par les mots ? 500 hommes ? sera prononc? en un seul souffle car tous ont ?t? tu?s comme un seul homme.
Quand le lecteur dira ?en cette nuit le sommeil du Roi fut agit??, il ?l?vera la voix car l? commence l?essentiel du miracle. Quand il lira ?cette lettre? il agitera la m?guila.
Celui qui lit la m?guila prononcera trois b?n?dictions avant la lecture :
- Al mikra m?guila
- Ch?assa nissim
- Ch?h??h?yanou
Une fois la lecture achev?e et la m?guila refer-
m?e il dira : Haeav Eth
Riv?nou.
Le matin il prononcera les m?mes b?n?dictions en incluant mentalement dans la b?n?diction ?Ch??h?yanou? les trois autres mitzvoth de Pourim.
Il dira ces b?n?dictions ? l?intention de ?toute? l?assembl?e qui r?pondra ? Amen ? sans l?interrompre par ? Baroukh hou ouvaroukh ch?mo ?, acceptant ainsi d??tre associ?e aux b?n?dictions.

R?gles particuli?res

Celui qui lit pour un particulier dira les b?n?dictions avant, mais non celles d?apr?s.
Celui qui a d?j? lu dans un office public et vient lire devant une autre assembl?e redira toutes les b?n?dictions.
Les s?farades ne diront pas de b?n?diction en lisant pour une femme.
Les ashk?nazes diront les b?n?dictions en
disant ? nous ?.
Les dons et les cadeaux

Chacun est tenu d?envoyer au moins ? deux cadeaux ? une personne? car il est ?crit : ? Envoyez des cadeaux, chacun ? son prochain? mais l?envoi n?est pas limitatif, il est pr?f?rable de faire beaucoup de dons aux pauvres plut?t que de trop multiplier les cadeaux.
Sont appel?s cadeaux des pr?sents pouvant ?tre consomm?s tels quels, sans pr?paration (g?teaux, fruits, etc.). De plus chacun, m?me pauvre, est tenu de donner au moins deux cadeaux ? deux pauvres, c?est-?-dire au moins un cadeau ? chacun car il est ?crit : ? Et des cadeaux pour les pauvres ?.
Les femmes sont tenues aux m?mes r?gles mais elles enverront leurs cadeaux ? d?autres femmes et donneront au pauvre quel qu?il soit. Elles se chargeront elles-m?mes de ces mitsvoth.
Travail

On s?efforce de ne pas travailler ? Pourim, ce travail ?tant ? sans Berakha ?.
Bon Pourim Samea?h.

aujourd'hui c'est chouchan pourim

Nous sommes le 15 Mars 2006 qui est en h?breu le 15 Adar 5766


Chouchan Pourim


La M?guilah d'Esther nous raconte comment le 13 Adar, les Juifs des 127 provinces de l'empire d'A'hachveroch d?firent leurs ennemis. Mais ? Chouchan, la capitale il y avait fort ? faire, et les Juifs obtinrent une journ?e de plus le 14 Adar pour combattre les ennemis de D.ieu, les ennemis du Peuple Juif.
C'est seulement le lendemain, 15 Adar, que les Juifs de Chouchan purent respirer et se r?jouir de l'aide de D.ieu et la chute de leurs ennemis.
En souvenir, il fut institu? qu'? Chouchan les Juifs f?teraient Pourim le 15 Adar.
En l'honneur de J?rusalem, alors en ruine, on institua encore qu'? J?rusalem et dans toutes les villes fortifi?es de cette ?poque, on f?terait le 15 Adar.
Ainsi, la lecture de la M?guilah a lieu ? J?rusalem le soir du 14 au 15 Adar, puis le lendemain matin, et les Mitsvoth de dons aux pauvres, Michloa'h Manot et festin ont lieu le 15, alors que les juifs du reste du monde ont fini leurs festivit?s. Sauf quelques joyeux f?tards qui sautent dans leurs voitures (celui qui conduit c'est celui qui ne boit pas!!) et viennent poursuivre la f?te avec les hy?rosolomites.
Une particularit?: Pourim Mechoulach, ou Pourim triple: lorsque Pourim, 14 Adar, tombe un vendredi, il est interdit par d?cret rabbinique fort ancien de lire la M?guilah ce Chabbath, de crainte notamment que l'on transporte le pr?cieux parchemin d'un lieu ? l'autre, alors qu'il est interdit de transporter quoi que ce soit durant Chabbath.
Dans cette situation, ? J?rusalem, on lit la M?guilah et on offre des cadeaux aux pauvres d?s Vendredi 14 Adar. La lecture dans la Torah du passage relatif ? Amalek (Chemoth, 17, 8 ? 16) et la mention "Al Hanissim" dans la pri?re et la b?n?diction apr?s le repas a lieu Chabbath. Le festin, et les Michloa'h Manot ont alors lieu le Dimanche 16 Adar. Mais on peut en plus commencer ? s'offrir Michloa'h Manot d?s Vendredi, et ajouter aux repas de Chabbath une ?vocation du festin de Pourim ?
Car selon la sentence de nos Sages, "d?s que Adar commence, on rajoute dans la joie?"







Re: FETES JUIVES
Posté par: ETTEDGUI ALBERT (IP enregistré)
Date: 15 mars 2006 a 11:22

SUPER PLACE DE FRANCE TRES INTERRESANT.
amities albert e

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 15 mars 2006 a 12:15

voici quelques histoires de pourim a travers les ages et les pays

L'effet d'une m?lodie de Pourim

A Pourim, chez le Baal Chem Tov, il r?gnait de coutume une v?ritable atmosph?re de joie intense, les 'Hassidim ?taient fort nombreux ? se rendre ce jour I? chez le saint Rabbi pour partager avec lui les r?jouissances du banquet traditionnel de la f?te. Mais l'essentiel en ?tait l'enseignement des grandes v?rit?s de la Torah que le Rabbi prodiguait ? cette occasion, et qui s'inscrivait alors profond?ment dans les esprits et les c?urs.
"Haman, le petit-fils d'Amalek, disait-il, a puis? son pouvoir dans l'art, que pratiquait d?j? son anc?tre, de refroidir l'enthousiaste attachement des Juifs au Tout-Puissant, Mais cela, c'est l'Amal?cite de l'ext?rieur. Cependant, il en existe un autre, calculateur et sournois, qui se cache dans l'?me de chacun. Il ne r?ussit pas toujours ? d?tacher un Juif de la Torah, mais il parvient parfois ? r?duire l'enthousiasme avec lequel un Juif se doit d'accomplir les Mitsvot, Mais oui, mais oui, disait-il, Amalek r?ussit parfois ? s'infiltrer dans l'accomplissement m?me d'une ?uvre vertueuse. La seule parade ? sa perfidie, mes fr?res, consiste ? faire une Mitsvah avec chaleur, avec flamme, avec enthousiasme. On y r?ussit si l'on sait servir Dieu avec joie; avec la joie au c?ur". Ainsi, on ?tait en effet fort gai chez le Baal Chem- Tov quand venait Pourim.
Le Baal Chem Tov s'?tait attach? tout particuli?rement son fid?le disciple Rabbi M??r (qui devint c?l?bre par la suite sous le nom de Rabbi M??r Margalith, l'auteur de l'ouvrage M??r Netivime). Ce jour I?, de Pourim, Rabbi M??r avait amen? avec lui son plus jeune fils, Sa?l, Sa?l ?tait encore, ? l'?poque un petit gar?on, mais il ?tait dou? d'une intelligence aigu? et disposait, par surcro?t, d'une voix tr?s agr?able, C'?tait la premi?re fois qu'il venait chez le Rabbi et il s'y plut beaucoup.
Quand Pourim fut pass?, Rabbi M??r se disposa ? rentrer chez lui, ? Lemberg, o? il ?tait Rabbin. Le Baal Chem Tov lui dit: "laisse-moi le petit Sa?l pendant quelques jours, Je te le ram?nerai moi-m?me apr?s Chabbath, si Dieu veut",
- Si Sa?l veut rester, je suis tout ? fait d'accord, r?pondit Rabbi M??r. Veux-tu rester chez le Rabbi jusqu'apr?s Chabbath? demanda-t-il ? son fils. Tu ne pleureras pas?
- Oh! je veux bien rester, r?pondit vivement l'enfant. C'est gai, ici. Je ne pleurerai s?rement pas.
Ainsi, le petit Sa?l demeura chez le Baal Chem Tov, qui se mit ? ?tudier le 'Houmach avec lui, Il choya l'enfant et, le Chabbath, le pria de chanter ? plusieurs reprises. Ils s'attach?rent beaucoup l'un ? l'autre, l'enfant et le vieux ma?tre.
A la fin du Chabbath, le Baal Chem- Tov fit atteler le cheval ? son carrosse. Il convia plusieurs disciples ? l'accompagner, installa Sa?l ? ses c?t?s et partit faire le voyage pr?vu.
Au bout d'un certain temps, ils pass?rent devant une auberge, d'o? s'?coulaient les chants avin?s des paysans ivres. Manquait-il des auberges sur la route? Non, certes. Pourtant, c'est dans celle-l? que le saint Rabbi d?cida de s'arr?ter quelques instants. Puisque tel ?tait son d?sir, il n'y avait pas ? discuter. On fit donc halte en ce lieu et l'on entra dans une salle pleine ? craquer de gaillards totalement ivres, ou presque. Le Baal Chem- Tov se tint quelques instants en silence parmi eux, tenant par la main le petit Sa?l, puis, brusquement, il s'?cria dans cette langue paysanne qu'il connaissait fort bien: "Un peu de silence, ici!".
Le plus beau chant
Aussit?t, le silence plana, Le Baal Chem Tov alors dit aux paysans :
"Voulez-vous entendre comment il faut faire pour chanter juste? Voici un petit gar?on qui va vous le montrer. Ecoutez de toutes vos oreilles!". Puis, il dit ? Sa?l: "Va, petit! Chante pour ces gens. Chante Ieur Chochanath Yaakov et montre leur ce que tu sais faire. Mets-y tout ton c?ur, mon petit!".
Sa?l ne se fit pas prier et se mit ? chanter comme jamais il ne I'avait fait. C'?tait un fleuve de douceur qui s'?coulait, une mar?e d'?motion contenue. Personne n'?chappa au charme de cette voix. Quand il en eut fini, les applaudissements cr?pit?rent en salves au milieu de tumultueuses ovations. Sur ce, le Baal Chem Tov fit signe ? trois enfants russes de venir chez lui et leur demanda leurs noms: - Je m'appelle Ivan, dit l'un. Et moi, je m'appelle St?phan, dit l'autre. On me nomme Anton, dit le troisi?me.
- Eh bien! conclut le Baal Chem Tov, voici Sa?l. Je vous le pr?sente. Voyez-vous, mes enfants, vous faites connaissance aujourd'hui ensemble et il n'y a nulle haine dans vos c?urs. Restez ainsi. Que la paix r?gne entre vous. Et il donna le signal du d?part. Tout le long de la route, les disciples du Baal Chem Tov, et Sa?l non moins que les autres, se creus?rent la t?te pour essayer de comprendre les raisons qui avaient dict? au Baal Chem Tov son comportement.
Les ann?es pass?rent et le petit Sa?l atteignit l'?ge adulte. Bient?t sa r?putation grandit autant pour son ?rudition qu'en raison de ses qualit?s de n?gociant. Il voyageait beaucoup pour ses affaires,
Or, un jour, il ?tait en route, rentrant chez lui pour la f?te de Pourim, quand, soudain, dans un bois, trois voleurs de grand chemin lui barr?rent le chemin, arm?s de coutelas et de piques. Ils le d?pouill?rent de la grande somme d'argent qu'il portait sur lui, puis l'attach?rent ? un arbre et se dispos?rent ? l'assassiner.
Sa?l leur demanda de lui accorder quelques instants de r?pit pour lui permettre de r?citer le Viddouy et de se pr?parer ? mourir. On lui donna satisfaction. Tout en r?citant le Viddouy, il songea ? sa femme et ? ses enfants qui d?sormais attendraient en vain son retour, et ses pens?es s'?gar?rent sur cette f?te de Pourim pour laquelle il rentrait et que, cette fois-ci, les siens ne pourraient c?l?brer en sa compagnie; un regret le saisit en songeant que plus jamais il n'aurait la joie d'accomplir les Mitsvot li?es ? cette f?te; et pourtant, malgr? lui, la pens?e de Pourim s'empara de lui, ?voquant le souvenir de cette saine gaiet?, de cette joie et de cette all?gresse! Il en ?prouva comme un reflet et, brusquement, se d?cida de faire joyeusement ses adieux ? la vie en chantant une derni?re fois le chant de Pourim "Chochanath Yaacov".
Ce fut ? nouveau ce fleuve de douceur, cette mar?e d'?motions contenues qu'il avait cr??es, enfant, lorsqu'en compagnie du Baal Chem Tov il s'?tait arr?t? dans une auberge d'ivrognes. Il chanta, les yeux ferm?s, dans l'attente du coup mortel. Mais il acheva le chant et rouvrit les yeux, ?tonn?: rien ne s'?tait pass?! Et pour cause! les trois bandits se tenaient l?, comme enracin?s, comme emport?s par un r?ve. Il les regarda plus attentivement et les reconnut: "Tu es Ivan, dit-il; toi, St?phan! Et toi, Anton!". Mais ils l'avaient reconnu, eux aussi, d?j? ? son chant. "Pardonne-nous!", l'implor?rent-ils. Ils le d?tach?rent, lui rendirent tout son avoir et l'accompagn?rent ? travers la for?t. "Jamais plus nous ne volerons!" lui promirent-ils quand fut venu le moment des adieux.
Enfin, Sa?l comprit pourquoi le Baal Chem Tov s'?tait arr?t? en cette curieuse auberge et avait tenu ? lui pr?senter ces enfants russes. Il rentra chez lui sain et sauf, remercia Dieu de lui avoir sauv? la vie, et jamais de sa vie il ne c?l?bra un Pourim aussi joyeux que cette ann?e I?.






Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 15 mars 2006 a 12:24

Rabbi d'un jour

S'il est d'usage de nommer pour le jour de Pourim un "Rav" ou un "Rabbi d'un jour", Rabbi Naftali de Lizinsk en faisait un usage immod?r?.
Petit-fils de Rabbi Elimelekh de Lizinsk, il vivait dans la plus grande discr?tion, chassait les 'Hassidim qui venaient le voir et tenait ? mener la vie d'un simple juif ignor? de tous.
Deux heures par an seulement, le jour de Pourim, il se parait de l'apparence d'un "Rebbe" et recevait ses 'Hassidim, leur accordait toutes les b?n?dictions qu'ils demandaient, et qui se r?alisaient. Il aimait r?p?ter que ce jour l?, il jouait au Rabbi.
Une femme arriva une fois en retard apr?s la "fin du jeu". Elle d?posa devant Rabbi Naftali une enveloppe d'argent et sa requ?te "avoir des enfants".
"- Trop tard, deux heures seulement dans l'ann?e je peux jouer au Rabbi. Je ne suis maintenant ni un Rabbi, ni un Tsadik, ni un Rav ni m?me un magicien. Je ne peux rien faire pour t'aider.
- Si vous n'?tes pas Rabbi, rendez-moi mon argent!
- Par ce m?rite que tu m'as cru lorsque je t'ai dit que je ne suis pas Rabbi, tu seras exauc?e. Aucun des 'Hassidim ne me croit lorsque je dis que je ne suis pas Tsadik le reste de l'ann?e?."



Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 15 mars 2006 a 13:16

POURIM DU YEMEN

C'?tait ? Sanaa, capitale du Y?men.
Le Grand Imam, souverain puissant, y r?gnait. Il avait un jeune fils qu'il ch?rissait. Le prince alliait ? une grande sagesse une beaut? physique qui s?duisait tous ceux qui le voyaient. Mont? sur son cheval d'une blancheur ?clatante, il ?clipsait tous les princes de la terre. Et dans le pays, les m?res qui le regardaient ? travers leurs voiles, ne pouvaient formuler qu'un souhait: que leurs fils eussent en partage une petite parcelle de la beaut? de leur prince.


Les Juifs de Sanaa eux aussi l'aimaient et l'admiraient. Quand il allait leur rendre visite dans leur quartier, aucun d'eux ne manquait de sortir l'acclamer et l'accueillir avec tous les honneurs qui lui ?taient dus.
Or, le roi du Y?men, l'Imam, avait un conseiller juif. Il ne prenait jamais aucun d?cret, ne promulguait aucune loi, ne d?cidait aucun imp?t sans avoir pr?alablement consult? ce dernier. Etait-ce une d?cision b?n?fique pour le peuple et pour le roi ? Le conseiller donnait un avis favorable. Mais si elle n'?tait bonne que pour le souverain ou pour une partie seulement des sujets, il s'y opposait. Le roi alors y renon?ait.


"La f?te du sucre"
Les ministres de ce dernier ?taient fort jaloux de la confiance dont jouissait le conseiller. Et leur jalousie fut ? son comble quand le souverain le nomma Grand Vizir. A partir de ce jour, toutes les affaires du royaume furent entre ses mains.
Et il arriva ce qui devait arriver: les ministres, d?vor?s d'envie, se mirent ? comploter pour faire tomber le trop heureux Grand- Vizir. Du m?me coup, ils esp?raient an?antir, tout enti?re et une bonne fois pour toutes, la communaut? juive du pays. En payant les deux serviteurs particuliers du prince, ils les persuad?rent de se joindre ? leur plan perfide.
Un jour, le prince sortit faire une promenade ? cheval dans les rues de Sanaa. Ses deux serviteurs l'accompagnaient. Le soleil ?tait pr?s de se coucher quand l'un de ces derniers dit ? son ma?tre : "Prince, cette nuit, les Juifs c?l?breront la "F?te du Sucre" qu'ils appellent Pourim. Ils pr?parent ? cet effet des g?teaux et des friandises d?licieux qu'ils mangent au milieu de grandes r?jouissances. Si nous allions au quartier juif visiter leur synagogue o? ils seront tous rassembl?s pour cette c?r?monie?"

Deux assassins

La suggestion plut au prince. Ils se dirig?rent tous trois vers le quartier juif. La nouvelle de cette visite les avait pr?c?d?s; si bien que lorsque le prince et ses deux serviteurs parvinrent au portail de la synagogue, le 'Hakham-Bachi (Grand-Rabbin) et les chefs de la communaut? les y attendaient. Ils voulaient recevoir le prince avec tous les honneurs dignes de son rang. Le Grand Vizir, qui ?tait venu assister ? l'office religieux, se trouvait parmi eux.
Les serviteurs du prince saut?rent vivement a terre et s'empress?rent autour de leur ma?tre pour l'aider ? descendre de sa monture. Se conformant au plan minutieux qu'ils avaient pr?par?, l'un d'eux tira brusquement de son fourreau l'?p?e du prince et la tint la pointe lev?e vers le haut; pendant ce temps, l'autre gardait prisonnier dans l'?trier le pied de son ma?tre, alors qu'il essayait de descendre de cheval. Le prince, ne parvenant pas ? se d?gager, perdit l'?quilibre et s'abattit sur la pointe de l'?p?e que le serviteur tenait fermement lev?e vers lui. Elle lui traversa le c?ur, il tomba raide mort ? leurs pieds.
Tout cela se produisit ? la vitesse de l'?clair. Et les gestes ?taient si bien orchestr?s que nul ne comprit ce qui s'?tait r?ellement pass?. La nuit complice tombait. Aussit?t leur forfait accompli, les deux coquins se mirent ? pousser des cris et ? accuser les Juifs de ce crime. Puis, abandonnant le corps inanim? du prince ? la porte de la synagogue, ils partirent au galop en direction du palais.

Trois jours de jeune
Les Juifs ?taient frapp?s de stupeur devant cette calamit? inattendue. L'esprit joyeux de Pourim c?da la place ? une angoisse et ? une tristesse profondes.
Entre-temps, le corps du prince avait ?t? transport? au palais o? le roi pleura am?rement la perte de son fils bien aim?. Les deux serviteurs lui avaient racont? leur fable: un assassin juif ?tait responsable de cet immense malheur. Il les crut et ordonna sur le champ ? l'arm?e d'encercler le quartier juif. Nul ne devait en sortir. Et il donna aux Isra?lites trois jours pour lui livrer le meurtrier. Pass? ce d?lai, on mettrait le feu ? tout le quartier ; et tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, p?riraient dans les flammes.
Le Grand Vizir fit de son mieux pour persuader le roi que ses fr?res juifs ne pouvaient avoir commis un crime aussi r?voltant contre D.ieu et contre leur souverain. Mais ce fut peine perdue; ce dernier resta sourd ? ses arguments. Il lui retira ses hautes fonctions et lui ordonna de regagner le quartier juif. L?, il partagerait le sort de ses coreligionnaires. Les ministres qui avaient ourdi cet atroce complot feignirent un grand chagrin. Au fond d'eux-m?mes, ils jubilaient.
Comme toujours aux heures de d?tresse, le 'Hakham-Bachi proclama un je?ne public et appela tous ses fr?res ? implorer leur P?re C?leste de toute leur ?me. Le je?ne durerait les trois jours suivants; et tous, les hommes, les femmes et m?me les enfants devaient l'observer. Pendant ces trois jours, aucune nourriture ni aucune boisson ne toucheraient leurs l?vres. Les Juifs ?g?s demeureraient dans la synagogue jour et nuit. Chacun pria et implora. Les c?urs ?taient pleins d'affliction, et les yeux de larmes. Le troisi?me jour, les pri?res redoubl?rent d'intensit?; et les lamentations mont?rent jusqu'au Tr?ne C?leste.
Tard dans l'apr?s-midi de ce dernier jour, un petit gar?on dit soudain ? sa m?re: "Maman! D.ieu a accept? nos pri?res. Donne-moi maintenant quelque chose ? manger, car j'ai grand faim!"

Les Saints Psaumes

La m?re en fut effray?e. "Ne parle donc pas de la sorte, mon petit! Dit elle ? son fils. Le 'Hakham nous a ordonn? ? tous d'observer le je?ne jusqu'? la fin."
Mais le gar?on continua ? dire qu'il avait faim et qu'il n'?tait plus n?cessaire de je?ner plus longtemps puisque D.ieu avait accept? leurs pri?res...
Devant cette insistance la m?re d?cida d'emmener son fils chez le 'Hakham. Elle ?tait si affaiblie par le je?ne qu'elle arrivait ? peine ? se tra?ner.
Le gar?on r?p?ta au 'Hakham les m?mes paroles qu'? sa m?re.
"Dis-moi, mon petit, qu'as-tu appris ce matin au 'H?der ?" , demanda le 'Hakham.
"J'ai appris que le roi David dit dans les Saints Psaumes (Ps. 8: 3) : "Par la bouche des enfants et des nourrissons, Tu as fond? Ta gloire pour confondre Tes adversaires, pour imposer silence ? l'ennemi et au vindicatif", r?pondit le gar?on; et il poursuivit: "Emmenez-moi chez le roi, je lui dirai qui a tu? son fils!"
On s'occupa f?brilement de la toilette du jeune enfant, on le rev?tit de ses habits de Chabbat, et il fut emmen? sous bonne escorte au palais par le 'Hakham-Bachi et le Grand Vizir. Il en ?tait temps, car le jour baissait, et le roi attendait la r?ponse avant le coucher du soleil.
Dans la salle du tr?ne, ?tendue dans un cercueil d'or d?couvert, la d?pouille du prince h?ritier ?tait visible. Le roi, ses ministres et ses serviteurs l'entouraient.

"Emeth"
Le gar?on s'avan?a. Il ?tait tr?s p?le, mais il dit d'une voix assur?e : "Majest?, D.ieu m'a envoy? pour vous r?v?ler le nom de celui qui a tu? votre fils bien-aim?."
Ayant prononc? ces paroles, il s'approcha du cercueil et posa un fragment de parchemin sur le front du prince. Sur ce parchemin ?taient inscrites trois lettres h?bra?ques, Aleph M?m Tav : la premi?re de l'alphabet, celle du milieu et la derni?re. Ensemble, elles formaient le mot "EMETH" (V?rit?).
"Dis-nous la v?rit?, dit le gar?on en s'adressant au prince mort. Qui t'a tu? ?"
A la stup?faction g?n?rale, le cadavre se redressa et pointa un index droit vers ses deux serviteurs qui se tenaient debout, tout tremblants.
"Rentre dans ton sommeil, ? Prince!" dit alors le gar?on.
Aussit?t la premi?re lettre disparut. Seules demeur?rent sur le parchemin les deux derni?res, formant le mot "MeTh" (mort).

Une d?livrance miraculeuse
Les deux sc?l?rats se jet?rent aux pieds du roi, implorant sa piti?. Mais avaient-ils eu piti?, eux, du prince qu'ils avaient froidement assassin? ? Avaient-ils eu piti? des nombreux enfants juifs et de leurs parents dont ils souhaitaient la mort ? Le roi non plus n'eut pas de piti? pour les deux tra?tres. Il donna l'ordre qu'on les pend?t haut et court. Avant de mourir, ils lui r?v?l?rent les noms des ministres qui avaient mont? le complot. Eux aussi, dix en tout, furent pendus.
Pour les Juifs du Y?men, c'?tait une d?livrance miraculeuse. Ils d?cid?rent alors d'observer comme un jour de r?jouissances et d'actions de gr?ces ? l'adresse du Tout-Puissant, ce Pourim-T?man sp?cial; et ce, chaque ann?e le jour suivant Chouchane Pourim.
Et le petit gar?on ? Il grandit et devint un saint Tsaddik. Et quand le 'Hakham-Bachi, apr?s une longue vie, rendit son ?me au Cr?ateur, celui qui avait ?t? ce petit gar?on fut choisi pour lui succ?der ? la t?te de la communaut? juive de tout le Y?men.





Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 15 mars 2006 a 13:52

Pourim ? Dachau

Ils ?taient arriv?s d?Auschwitz par petits groupes d?environ vingt personnes chacun. De fait, ils ne ressemblaient plus ? des hommes; c??tait plut?t des squelettes ambulants. Leurs visages ?taient devenus triangulaires avec des mentons pointant en avant et des joues creuses. M?me leurs l?vres n??taient plus que des lignes bleuies. Par contre, leurs yeux semblaient immenses, avec un ?clat ?trange presque lumineux. Dans l?argot du camp de concentration, on les appelait "les Musulmans", nul n?a jamais su pourquoi on d?signait ainsi les mourants.

Leur fa?on de parler yiddish ?tait ?trange pour nous, natifs de Lituanie. Eux, ils ?taient originaires du ghetto de Lodz puis avaient ?t? d?port?s ? Auschwitz avant d??tre envoy?s dans notre camp. Ce camp ?tait situ? au c?ur d?une petite for?t entour?e de verts p?turages: un paysage d?une beaut? ? couper le souffle. Quand j?avais moi-m?me ?t? transf?r? l?-bas, j?avais pens?: " Rien de mal ne peut arriver dans un environnement aussi idyllique?"Mais j?avais vite compris que la beaut? n??tait que dans le paysage. Les Allemands qui nous dominaient n??taient que des sadiques et des assassins. Les habitants de Lodz ?taient tomb?s dans le m?me pi?ge. Ils trouvaient qu?en comparaison avec Auschwitz, ce camp ?tait un paradis. Mais nombre d?entre eux p?rirent apr?s leur arriv?e: de coups, de faim et par les terribles travaux forc?s.
Mais ils pr?f?raient mourir ici plut?t que dans les chambres ? gaz. C?est par eux que nous avons appris cette r?alit? hallucinante: l?existence de chambres ? gaz et de fours cr?matoires ?rig?s pour assassiner des milliers d?innocents par jour.
Certains des nouveaux arrivants nous racont?rent qu?eux-m?mes s??taient tenus, sans v?tements, ? l?entr?e des chambres ? gaz quand les Nazis leur avaient soudain ordonn? de se rhabiller et de se rendre vers notre camp: ils avaient sans doute un tel besoin d?sesp?r? de travailleurs qu?ils faisaient transiter ces squelettes ambulants ? travers la Pologne jusqu?? Dachau en Allemagne.
En mars 1945, peu d?entre eux avaient surv?cu. L?un d?entre eux ?tait connu comme ?Ha?m le rabbin. Nous n?avons jamais r?ussi ? savoir s?il avait vraiment ?t? rabbin mais il tenait ? se laver les mains avant de manger, r?citait les b?n?dictions, connaissait les dates du calendrier juif et savait prier par c?ur. Parfois, quand les Allemands avaient le dos tourn?, ?Ha?m le rabbin organisait la pri?re du soir.
Le commandant juif du camp, Burgin, l?avait remarqu? et il tentait de l?affecter aux travaux les moins difficiles. La plupart des prisonniers mouraient quand ils devaient porter des sacs de 50 kg de ciment. ?Ha?m, le rabbin, n?aurait pas surv?cu ? ce genre de travaux.
Il m?avait dit un jour que, s?il sortait vivant de cette guerre, il se marierait et aurait au moins une douzaine d?enfants.
A la mi-mars, on nous accorda un dimanche, un jour de libert? totalement inattendu. Le camp ?tait couvert de neige, mais ici et l?, on sentait que le printemps arrivait. Nous avions entendu des rumeurs sur l?occupation de l?Allemagne par l?arm?e am?ricaine et l?espoir renaissait dans nos c?urs.
Apr?s le "petit d?jeuner" (une tranche de pain moisi, une noix de margarine et de l?eau brun?tre appel?e "ersatz de caf?"), nous p?mes retourner dans nos baraques et nous recoucher un peu.
Soudain nous remarqu?mes ?Ha?m le rabbin, debout sur la neige et criant ? tue-t?te: "Haman sur la potence! Haman sur la potence!"
Il portait sur la t?te une "couronne" de papier d?coup?e dans le carton d?un sac de ciment, il s??tait envelopp? dans une couverture sur laquelle il avait attach? des ?toiles d?coup?es dans le m?me sac de ciment.
Nous ?tions p?trifi?s par cette apparition ?trange, incapables de croire nos yeux et nos oreilles tandis qu?il dansait, oui il dansait dans la neige: "Je suis A?hachv?roch, le roi de Perse!"
Puis il s?arr?ta, se redressa, le menton point? vers le ciel, le bras droit ?tendu dans un geste imp?rial et il s??cria: "Haman sur la potence! Et quand je dis Haman, nous savons tous qui est le Haman d?aujourd?hui!"
Nous ?tions persuad?s qu?il avait, lui aussi, comme tant d?autres, perdu la raison. Nous ?tions une cinquantaine de d?tenus ? l?observer, incr?dules puis il dit: "Fr?res juifs! Que vous arrive-t-il? C?est Pourim aujourd?hui! Jouons une pi?ce de Pourim!"
Tout-?-coup nous nous sommes souvenus : sans doute sur une autre plan?te, sans doute il y a des millions d?ann?es, il y avait une f?te appel?e Pourim, des enfants qui se d?guisaient, des g?teaux en forme de triangles qu?on appelle "Hamantaschen" (des oreilles d?Haman)? ?Ha?m le rabbin vivait Pourim, lui il connaissait la date h?bra?que alors que nous n?avions plus aucune id?e du calendrier. Il d?cida alors de distribuer les r?les pour la pi?ce de Pourim: certains se retrouv?rent nomm?s reine Esther, Mordekha?, reine Vachti? J?eus l?honneur de jouer le r?le de Mordekha?. A la fin, nous avons tous dans? dans la neige. M?me ? Dachau nous avons ainsi perp?tu? la tradition de la "Pi?ce de Pourim".
Mais ce n??tait pas tout. Notre "rabbin" (?tait-il proph?te? ) nous a promis des "Michloa?h Manot", ces cadeaux traditionnels de nourriture. Hallucination?
Non! Miracle des miracles! Dans l?apr?s-midi, une d?l?gation de la Croix Rouge Internationale arriva dans le camp. C??tait la premi?re fois qu?elle s?int?ressait ? notre sort. Mais nous re??mes ses membres en lib?rateurs parce qu?ils nous avaient apport? les "Michloa?h Manot" promises par ?Ha?m: chacun d?entre nous re?ut un paquet contenant une bo?te de lait condens?, une petite barre de chocolat, quelques morceaux de sucre et un paquet de cigarettes. Comment d?crire notre joie? Nous mourions de faim et soudain, ? Pourim, nous recevions ces cadeaux du ciel, ce festin royal! Depuis lors, plus personne ne douta de l?esprit proph?tique de ?Ha?m, le rabbin.
Sa pr?diction s??tait r?v?l?e exacte. Deux mois plus tard, Haman-Hitler "marcha vers la potence" et se suicida ? Berlin tandis que ceux d?entre nous qui avions surv?cu ?tions d?livr?s par l?Arm?e am?ricaine le 2 mai 1945.
J?ai perdu la trace de ?Ha?m le rabbin lors de "la marche de la mort" entre Dachau et le Tyrol mais j?esp?re qu?il a surv?cu et qu?il a pu fonder une nombreuse famille comme il l?avait souhait?. Je me souviens toujours de lui, quand approche la f?te de Pourim, pour l?inoubliable "Pi?ce de Pourim" qu?il nous fit jouer ? Dachau.


Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 26 mars 2006 a 08:21


Pessah la fete des galettes:
]
j'ai une grande collection de Agadah de Pessah






Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 26 mars 2006 a 08:48


BDIKAT HAMETZ






Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 26 mars 2006 a 09:31

UNE FEMME JUIVE A lARACHE LA VILLE OU SONT NES MES PARENTS CHERIS,VOULAIT QU'UN JUIF LUI FASSE LA PRIERE DE KOL HAMIRA:
ELLE APPELE SON VOISIN QUI NE SAIT NI LIRE NI ECRIRE EN HEBREU ET CA DONNE CA:

KALHAMIRA DE MI KEDE SOUTE

PERDONE USTED

SI MAS NO SE

SI MAS SUPIERA

MAS DIJERA

WUARDE LO HAMETZ

Y SAQUE LO CACHER CON BAROUKH ABA


CA RIME PEUT ETRE MAIS C'EST LOIN D'ETRE LA PRIERE,CHAQUE KOL HAMIRA ON NOUS RACONTAIT A LA MAISON ,CETTE HISTOIRE








Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 26 mars 2006 a 09:44



LE KIDOUSH DE PESSAH S'IL TOMBE UN VENDREDI SOIR








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