CULTURES ET TRADITIONS JUIVES :  DARNNA.COM
Musique andalouse, histoire juive, culture judéo-berbère, judéo-espagnol, littérature juive, Rabbins, cimetières juifs au Maroc, Patrimoine juif au Maroc 
Aller à la page: Précédent12345678Suivant
Page courante: 3 of 8
Esther par Racine
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 11 janvier 2006 a 12:07

Meguilat Esther par racine

On m'elevait alors,solitaire et cachee,
Sous les yeux vigilants du sage Mardochee.
Tu sais combien je dois a ses heureux secours.
La mort m'avait ravi les auteurs de mes jours.
Mais lui,voyant en moi la fille de son frere,
Me tint lieu,chere Elise,et de pere et de mere.
du triste etat des juifs jour et nuit agite,
Il me tira du sein de mon obscurite;
Et sur mes faibles mains fondant leur delivrance,
Il me fit d'un empire accepter l'esperance.
A ses desseins secrets,tremblante, j'obeis.
Je vins .Mais je cachai ma race et mon pays.
Qui pourrait cependant t'exprimer les cabales
Que formait en ces lieux ce peuple de rivales,
Qui toutes, disputant un si grand interet,
Des yeux d'Assuerus attendaient leur arret?
Chacune avait sa brigue et de puissants suffrages;
L'une d'un sang fameux vantait les avantages;
L'autre, pour se parer de superbes atours,
Des plus adroites mains empruntait le secours.
Et moi,pour toute brigue et pour tout artifice,
De mes larmes au ciel j'offrais le sacrifice.
Enfin on m'annonca l'ordre d'Assuerus.
Devant ce fier monarque, Elise, je parus.
Dieu tient le coeur des rois entre ses mains puissantes;
Il fait que tout prospere aux ames innocentes,
Tandis qu'en ses projets l'orgueilleux est trompe.
De mes faibles attraits le Roi parut frappe.
Il m'observa longtemps dans un sombre silence;
Et le ciel, qui pour moi fit pencher la balance,
Dans ce temps-la sans doute agissait sur son coeur,
Enfin avec des yeux ou regnait la douceur:
"Soyez reine," dit-il; et, des ce moment meme,
De sa main sur mon front posa son diademe.
Pour mieux faire eclater sa joie et son amour,
Il combla de presents tous les grands de la cour;
Et meme ses bienfaits, dans toutes ses provinces,
inviterent le peuple aux noces de leurs princes.
Helas! durant ces jours de joie et de festins,
Quelle etait en secret ma honte et mes chagrins!
"Esther, disais-je,Esther dans la pourpre est assise,
La moitie de la terre a son sceptre est soumise,
Et de Jerusalem l'herbee cache les murs!
Sion, repaire affreux de reptiles impurs ,
Voit de son temple saint les pierres dispersees,
Et du D.ieu d'Israel les fetes sont cessees!







Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 10 février 2006 a 07:41

Abraham Isaac LAREDO, dans Les Pourim de Tanger, explique Purim
qui d?signe la f?te qui comm?more le salut des Juifs ?chapp?s au massacre dans l'empire d'Assu?rus,
sur l'intervention d'Esther. Il y a aussi des pourim locaux. Ainsi, la Communaut? Juive de Tanger en c?l?bre deux :
Le Purim Sebastiano ou Purim de los Cristianos ou Purim Edom, qui comm?more la victoire remport?e par le sultan
Moulay 'Abd-el-Malek sur Don Sebastien, roi de Portugal, ? la bataille des Trois Rois, sur l'Oued El-Mkh?zen,
le 4 Ao?t 1578; - et le Purim de las bombas, qui comm?more le bombardement de Tanger par l'escadre fran?aise
du Prince de Joinville, le 6 Ao?t 1844, ou plut?t le fait que la communaut? n'y subit aucun dommage. Il distingue
dans un autre ouvrage des noms de formation h?bra?que, espagnole, arabe, berb?re, etc.
Il ?crit Les Taqqanot des Juifs Expuls?s de Castille au Maroc, r?gime matrimonial et successoral, int?ressante
?tude sur le conflit juridique (sociologique au fond) qui s'?leva entre les Juifs ?migr?s d'Espagne et les Juifs du Maroc.
Les premiers impos?rent en beaucoup de villes, au moyen de taqqanot (consultations juridiques), une interpr?tation
de la loi mosa?que qui, sous le nom de "coutumes de Castille", a r?gi longtemps la majeure partie
des communaut?s Isra?lites du Maroc.

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 février 2006 a 18:12

POURIM, qui est une f?te ?ternelle car elle sera c?l?br?e le 15 ADAR m?me apr?s la venue du Machiakh (Messie), retrace la lutte entre deux mondes continuellement oppos?s :
- celui d'Aman, opposant par excellence au Peuple Juif qu'il a voulu d?truire le 13 Adar car il pensait que cette date, jour de la mort de Mo?se, ?tait n?faste pour Isra?l.
Il ne savait pas que c'?tait aussi celui de sa naissance.
- celui de Mord?kha? "Ay?oudi" ("le Juif"), repr?sentant en exil des enfants d'Isra?l.
C'est dans la M?guilah d'Esther le rouleau qui est lue deux fois ? Pourim que le mot Juif, appara?t pour la premi?re fois:Y?oudi,
Par contre, le nom de D-ieu n'y est pas une seule fois explicitement employ?.

D?veloppons.


On peut remarquer que M?guilat Esther veut aussi dire en h?breu "d?voilement du cach?", et que D-ieu, dans le livre de D?varim dit :
"v?anokhi ester astir et pana? mimekh?me et Moi cach?, j'ai cach? Ma Face parmis vous ",

En fait, on peut mettre en parall?le le mot "ester"cach?, de cette phrase avec la Reine Esther de l'histoire de Pourim. cette indication permet d'affirmer que l'on retrouve cet ?v?nement dans la Torah elle-m?me.

Mais de quelle fa?on Pourim est-elle une phase diff?rente de l'histoire du Peuple Juif ?


Pendant la sortie d'Egypte, les Enfants d'Isra?l ?taient habitu?s aux miracles :
- des nu?es les entouraient et les prot?geaient.
- la manne nourici?re tombait chaque jour, etc.
A partir de la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor, les miracles permanents s'arr?t?rent :

D-ieu voila sa Face... et les Juifs ne comprirent pas, ils ne savaient plus vivre sans faits miraculeux, ils y ?taient trop habitu?s...
Cest pour cette raison qu'Aman dit au d?but de la M?guilah, au sujet du Peuple Juif : "y?ch lo" "il a ", qui peut aussi se lire
"ychlou ", " il s'endort" car ? cette ?poque Isr?l s'?tait "endormi" en exil, est l'assimilation destructrice faisait son oeuvre...

Or on le voit dans l'Histoire, ? chaque fois que D-ieu est malheureusement oubli?, il exerce Sa justice ? travers la nature, comme Il le dit dans le passage de "v?ayah" inclus dans la "Ch?mah Isra?l" que nous r?citons chaque jour dans nos pri?re.
Aman, le P?rs?cuteur, apparrait donc comme le r?sultat de notre manque de Foi (Emounah), de notre refus de voir le miracle de la vie quotidiennement comme il est dit dans la Torah :" D-ieu renouvelle le monde chaque jour", dans sa grande bont?.
La destruction duTemple de Jerusalem ne doit pas nous faire d?s?sp?rer car l'Eternel veut r?sider en nous (" v?chakhaneti b?tokham "), pas dans un Temple qui aurait perdu , par notre manque de Foi, sa fonction de D?livreur et R?parateur de nos fautes et o? D-ieu n'y r?siderais plus.

Remarquons

Que le mot G?oulah, D?livrance qui s'?crit guimel+ aleph+ vav+lamed, sans le aleph -qui represente la Divinit?- devient Golah,Exil dans un monde o? D-ieu reste cach? mais ne nous rejette jamais si on sait le retrouver en visant une T?chouvah (Repentir ) v?ritable. De plus dans la M?guilah, Am?l?kh, le Roi, est bien le personnage qui repr?sente D-ieu, d'apr?s les commentateurs.


O? alors retrouve-t-on le personnage d'Aman dans la Torah ?
Dans le livre de B?r?chith, gen?se , D-ieu demande ? Adam si il a mang? le fruit de l'arbre d?fendu en disant " amin a?ts " " de cet arbre ", et les commentateurs notent que si on enl?ve le youd de "amin", on obtient le mot Aman.



Re: FETES JUIVES
Posté par: Le Debdoubi (IP enregistré)
Date: 16 février 2006 a 01:29

bonsoir place de france.



Quand j??tais enfant, nos voisins juifs de Debdou, c?l?braient beaucoup de f?tes, mais je ne me souviens Que de deux.

A l?occasion de l?une d?elles ils utilisaient des branchages pour faire une sorte de cabanes ou huttes si le mot est correcte et que nous musulmans on appelait Aid nouala.

A l?occasion de l?autre, le rabbin avait du travail pour ?gorger les poulets et qu?on appelait Aid djaj ( f?te du poulet ).

A quoi correspondent-elles au juste.


Le Debdoubi

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 07 mars 2006 a 20:30

Le Debdoubi, bonjour, voila tu parles de la fete des cabannes qui se celebre a souccot, en octobre,et la fete de kippour juste quelques jours avant,on egorge un poulet pour chaque membre de la famille, lis plus haut sur chaque fete.
bisous




Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 07 mars 2006 a 21:07

pourim, SORTS au pluriel.
les juifs ont nomme la f?te de pourim: FETE DES SORTS , sur la chance , ben
porat yossef qu'ont eus les juifs en perse au temps du roi cruel ahashverosh, et
de son premier ministre le m?chant et cruel amman .
si a hannouka nous avons eu le miracle. pour pourim nous avons eu de la chance.
et voici l'histoire de pourim :
ahashverosh: ( son nom lui a ?t? donne , car chaque personne qui ?tait en
contact avec lui avait peur pour sa t?te il ?tait connu pour sa mani?re de
trancher la t?te de tout celui qui le contrarie, et en h?breux hossed la rosh
veut dire a peur pour sa t?te, et le peuple lui donna se nom).
un jour le m?chant roi ahashverosh donna un tr?s grand festin dans son palais
royal, le festin dura 7 jours de joies et d'ivresse, au bout desquels le roi
ordonna a sa tr?s belle ?pouse vashty de venir se pr?senter devant lui pour la
pr?senter ,que tout le royaume puisse admirer sa beaut? et son ?l?gance, lorsque
la reine vashty refusa elle fut r?pudi?e du royaume et sa t?te fut tranch?e sur
l'ordre de son cruel mari, ahashverosh.
le roi ordonna de faire venir toutes les filles du royaume pour choisir la plus
belle , et la faire sa future ?pouse, sa reine, a la place de vashty.
les serviteurs a la cour du roi ahashverosh ont vu la belle esther ( esther en
perse :astaar veut dire lune) esther ?tait la ni?ce et l'?pouse de mordekhay le
juif, et esther fut conduite devant le roi ahashverosh qui en voyant entrer
cette beaut? dans son palais , l'?pousa et en fit s femme la reine esther adassa
( adassa, est le 2 ?me prenom de la reine esther).
mordekhay recommanda a sa ni?ce et ?pouse esther de ne pas dire ni qu'elle ?tait
l'?pouse de mordekhay ni qu'elle ?tait isra?lite.
un jour mordekhay le juif a entendu que 2 gardes du palais royal montaient un
complot contre leur m?chant roi, et voulaient le tuer, il le dit a esther et
esther en informa son mari, ahshverosh, les 2 gardes furent punis et pendus ( la
punition de l'?poque),
ahashverosh ordonna que tout les gens du royaume se prostern?t devant lui , seul
mordekhay le juif ne se prosternait pas , cependant un cruel amalecite du nom de
amman, favori du roi ahshverosh,( amman fut choisi comme premier ministre) en
voyant que le juif mordekhay ne se prosterne pas devant le roi , jura qu'il
allait se venger de mordekhay, et de tous les juifs dans le pays de shoushan (
shoushan, capitale de la perse).
amman alla parler au roi et lui dit : il y a un peuple mon roi qui vit dans ton
royaume dont les lois sont tr?s diff?rentes des n?tres , s'il vous plait mon roi
donnez l'ordre d'exterminer ce peuple .
ahashverosh ?ta la grande bague qu'il portait a son doigt et le remis a amman et
lui dit " toi amman mon fid?le premier ministre, et mon favori fais des
isra?lites ce que tu voudras!"
et le cruel amman, envoya des lettres avec, le sceau royal ordonnant le massacre
collectif de tout le peuple juif habitant shoshan le 13 du mois de nissan.
mordekhay apprit le malheur qui mena?ait son peuple , d?chira ses v?tements, se
mis un sac sur lui, en signe de deuil et, se versa de la cendre sur sa tete,
tout le peuple juif ?tait dans l'angoisse de la gzera qui leur tombaient sur eux
pour rien .
mordekhay r?p?ta a esther ce que son mari ahshverosh avait dit a amman de faire
aux juifs et lui dit :
esther tu es la seule qui puisses demander la gr?ce de notre peuple.
D. t'a faite reine qui sait , peut-?tre pour sauver et lib?rer ton peuple et la,
commenca le taanit esther:
taanit esther( veut dire le jeune d'esther).
(C?est le jour qui pr?c?de le jour de pourim, il s'appelle comme ?a car c'est
esther qui commen?a se jeune la premiere, )
elle dit a mordekhay , vas, appelles tous les juifs qui se trouve a shoshan et
dis leur de faire un jeune sur moi , et ne mangez pas et ne buvez pas pendant 3
jours et 3 nuits, moi aussi ainsi que toutes mes servantes, les 3 jours ?taient
youd gimel, youd dalet et tet vav du mois de nissan( apr?s avoir, entendu la
gzera de amman le cruel et des livres qu'il a ?crit ).
esther dit, que si nous faisons ce jeune D. va nous ?couter et nous aider.
Apres ces 3 jours de jeune , esther paree de ses bijoux et vetements se presenta
devant ahashverosh son mari, celui ci de son trone lui tendit le sceptre en or
qu?il avait en main elle s?agenouilla devant le roi, et le roi lui demanda qu?as
tu reine esther?
Demandes moi ce que tu veux , fut-ce la moitie de mon royaume .
Si j?ai trouve grace devant vous, mon roi , daignez venir au festin que je vous
ai prepare pour demain accompagne de votre fidele premier ministre amman et la,
je vous direz ce que je desire, le roi accepta l?invitation.
Lorsqu?amman sortit du palais , ce jour la , ayant vu mordekhay assis a la porte
, et qui ne s?etait pas leve, devant lui, , il dit a sa femme, la mechante
zerech, tant que vivra ce juif , mes honneurs ne comptent pour rien,( et malgre
ses 365 conseilleurs d?amman un pour chaque jour de l?annee) , il n?ecoutait que
sa femme.
Sa femme lui dit dresse une potence de 50 coudees ( une coudee est la mesure du
bout des doigts jusqu?au coude), et demandes au roi d?y pendre mordekhay demain
matin, et comme ca tu iras au festin donne par la reine esther dans la joie et
le bonheur.
Le conseil de sa femme la mechante zerech, plut a amman le cruel, et il commenda
la potence de 50 coudees.
Lorsque pendant la nuit le roi ahshverosh ne pouvant dormir,( on dit que d.ieu
avait envoye l?ange du sommeil, pour reveiller le roi, )
Il y a un passouk dans le livre de tehilim( les psaumes,) qui dit ine lo yanoum
, ve lo ychan chomer israel, et ca doit etre cet ange la qui surveille israel.
Il fit appeler le fils d?amman qui etait l?ecrivain du roi pour ce faire lire
les annales de son royaume.
Et le fils d?amman lut comment le juif mordekhay avait decouvert comment 2
gardes du palais voulaient tuer le roi ahshverosh alors , le roi demanda et
quelle recompence a-t-on donne a ce brave homme?
Aucun mon roi repondi son ecrivain , a ce meme moment amman arriva au palais
pour demander au roi de faire pendre mordekhay des l?aube.
En voyant entrer amman le roi ahshverosh lui dit : d?apres toi que dois-je faire
a un brave homme que je veux honorer?
Amman croyant qu?il s?agissait de lui, qui le roi peut honorer a part moi?
Et il repondit:
Que le roi fasse revetir cet homme de son vetement , et qu?il lui donne son
cheval favori, qu?il le fasse monter dessus qu?il lui lui mette sur la tete la
propre courronne du roi et que le premier officier du roi le promene dans toute
la ville en disant a tous , c?est ainsi que le roi ahashverosh honore celui qui
lui plait d?honorer,
Kakha ya?ashe a ych acher a melekh khafet?z bi karo.
Alors vas vite lui dit le roi a amman, prends mes vetements, et mon cheval
favori et ma courronne et attes toi de faire pour mordekhay ce que tu viens de
dire. c'est lui que je veux honorer.
mais quel mordekhay mon roi il y en a plusieurs dans le monde.
mordekhay le juif lui r?pondit le roi, mais il y en a plusieurs juifs qui
s'appellent mordekhay.
je parle de celui qui est assis a la porte du palais r?pondit le roi, ah mais si
c'est lui, dit amman un village ou un fleuve lui suffisent et le roi se mit a
rugir comme un lion, ne changes pas ce que tu as dit amman,la r?compense a ?t?
choisi par toi m?me .
lorsque mordekhay vit arriver amman de loin avec le cheval du roi en main, il
?tait sur et certain que que ce rachaa venait pour le pendre et il dit a ses
talmidimes ( ils ?taient en plein cours de talmud).
sauvez-vous ,mes chers freres, et les talmidimes lui repondir tous ensembles,
nous resterons pr?s de toi mordekhay a vie ou a mort, nous sommes ton peuple,
israel, et c'est alors que mordekhay s'enroula dans son talite et se mit a
prier, a ce moment entra amman le cruel et s'assit parmi les talmidimes et leur
demanda :qu'elle est votre occupation? ils repondir nous faisons la mitsva du
sacrifice du o'omer( qui se faisait au temps ou existait le beit a migdach qui
tombe le 16 du mois de nissan.)
et amman leur demanda et comment est ce o'omer en or ou en argent( amman avait
cru qu'il s'agissait d'une statue,( pessel).) ils lui repondir que o'omer ?tait
une le?on de talmud, lorsque mordekhay fini sa pri?re amman lui dit debout
mordekhay le pieu, fils de avraham,isaac, et jacob ( mordekhay etant le
descendant de benyamine le fils de rahel et de jacob)le sac et la cendre que tu
as verse sur ta t?te t'ont fait valoir ton m?rite, enl?ves ton sac et secoues la
cendre de sur ta t?te et mets les habits du roi et montes sur son cheval.
mordekhay qui n'avait encore rien compris lui dit vas cruel amman descendant de
amalek( amalek etait le descendant de essav frere de jacob)attends une heure que
je puisse manger et boire, et apr?s viens pour me pendre , et amman lui redit
l?ves-toi mordekhay le pieu , des grands miracles, vous ont ?t? donnes, viens
portes l'habit du roi et mets sur ta t?te sa couronne et montes sur le cheval,
car le roi veut t'honorer, et la c'est sa r?compense, et c'est la que mordekhay
su que a kadosh baroukhou lui avait fait un miracle.
mordekhay dit a amman je ne peux pas m'habiller avec les habits du roi et porter
sa couronne sans me raser, me laver et me couper les cheveux, et c'est amman lui
m?me qui s'occupa de raser et couper les cheveux de mordekhay le juif.
et lorsque mordekhay sur le cheval et tous les talmidimes a sa gauche et a sa
droiteet amman le cruel devant tenant les courroies du cheval entrain de crier :
VOICI COMMENT LE ROI HONORE UN HOMME QU'IL DOIT HONORER.( cakha ya'asse a ych
acher a melekhe hafetz bi'karo)
et mordekhay les yeux lev?s vers D. entrain de prier :AROMEM'KHA A.DONAY QUI
DILITANI, VE LO SIMAKHTA OYE'VAY'LI.
(DU PASSOUK DE TEHILIM). que l'on recite egalement a hanouka.
et les talmidimes tous ensembles lui repondirent:ZAMEROU L'A.DONAY HASSIDAV, VE
ODOU LE ZEKHER KOD'CHO QUI REGA BE APO HAIM BE'RETSONO ( DU PASSOUK DE TEHILIM).

et esther lui repondit: ELEKHA A.DONAY EKRA VE EL A.DONAY ET'HANEN MA BET'SA
BEDAMI.
et tous les juifs de shoushan r?pondirent:AFAKHATA MIS'PEDI LE MAKHOL LI. ( qui
veut dire tu as change le deuil en joie)
lorsque amman rentra chez lui plein de haine et de confusion , on vint l'avertir
de se rendre au festin de la reine esther.
il s'y rendit et le roi dit ; quelle est ta demande reine esther? elle te sera
accord?e, mon roi dit esther, je te demande de m'accorder la vie ainsi qu'a mon
peuple , car il y un un cruel ennemi qui veut nous l'arracher .
mais qui est cet homme s'irrita le roi? c'est ce mechant et cruel amman ici
assis pr?s de vous mon roi, amman veut exterminer tous les juifs de shoushan et
ce peuple c'est mon peuple , amman se troubla .....
un des serviteurs appris au roi ahashverosh qu'amman avait dresse une potence de
50 coud?es pour pendre mordekhay le juif.
que amman soit pendu tout de suite ordonna le roi! et cet ordre fut ex?cute
sur-le-champ.
ahshverosh publia un nouvel ?dit pour annuler le premier, et y'chtabah chemo, la
aad, les juifs pass?rent du deuil a la joie .
esther et mordekhay en m?moire de ce miracle institu?rent le 14 adar une f?te
annuelle : la f?te de POURIM, et depuis les juifs, en perse, ont repris la torah
de leur propre volonte au nom du miracle
et voila pourquoi on fait un jeune le 13 du mois de adar au nom du jeune qu'ont
faient esther et la ke'yla juive a shoushan en perse.
vous allez vous demander pourquoi au mois de adar on c?l?bre le taanit esther si
?a c'est passe au mois de nissan, car au mois de nissan on ne peut pas faire de
jeune, et c'est pour cette raison que les grands khakhamimes, ont reportes la
date au 13 adar , et qui restera si D. veut,
be'ezrat ashem mi dor le dor , de g?n?ration en g?n?ration.
voici les noms que l'ont donne aux enfants n?s a pourim.
garcons:MORDEKHAY, MARC, MARDOCHEE, MORDO, MORDY,, MARCOS,
MARCUS,MORDOKH,NISSIM, SHOSHAN.
pour les filles:ESTHER, ISTER, ESTERIKA, ADASSA, ADAR,FORTUNE, MAZAL.
le 14 adar toutes les communautes juives du monde entier commemorent cette fete
depuis 25 siecles deja.
et la ville de larache ou sont nes mes parent etait reputee dans tout le maroc
pour sa fete et sa celebration particuliere.
jeux de cartes, jeux de des, boire jusqu'a l'ivresse.
il est ecrit sur le livre d'esther de s'ennivrer a pourim ad che lo tedaa.
au point de ne plus pouvoir distinguer amman de mordekhay.
a larache des pieces de theatre et des chansons, burlesques, en haketia ont ete
ecrites pour divertir les juifs qui etaient de bons vivants, et surtout pour que
l'argent aille aux pauvres de la ville,c' est surtout ,eux, ne devaient pas etre
oublies.

les gateaux :
pourim est la fetes des gateaux , des repas, ( la seoudat pourim) , du pain avec
les yeux de amman ( le pain des oeufs), le berkoukesh au lait pour le matin de
pourim, le pain aux amendes. les fajouelos ( fijouelitas, la choubaikia, les
marron-chinos, les massapanes.............)
et surtout le michloakh manote, on prepare des assiettes avec, toutes sortes de
gateaux qu'on distribue a la famille aux voisins aux amis.
voici les 4 mitsvotes: d'apres le sanedrine de jerusalem, a cette epoque :
1 - la lecture de la megilat esther.
2 - la nouriture et la joie.
3 - le michloakh manote ( distribution d'assiettes avec les gateaux
4 - l'argent dristribue aux pauvres.
toutes ses mitsvotes doivent etre faites le youd dalet de adar car le lendemain
tet-vav de adar est shoushan pourim qu'on celebre qu'a jerusalem, et a yaffo
villes qui sont entourees de murailles( rempares).
du temps de yoshoua ben-noun.
La mode de se d?guiser ? Pourim remonte ? la nuit des temps.
Elle fut la cause, il y a quelque 400 ans, en Italie, d'une grave dissension
rabbinique. on critiqua ?galement la coutume, particuli?rement ch?re aux
Italiens, de mettre des masques qui emp?chent les gens de se reconna?tre, chose
absolument interdite dans la loi juive.aussi bien ? Pourim qu'en toute autre
occasion.
les deguisements ont etes portes tres longtemps apres c'est une tradiction
europeenne, qui a ete introduite par les azkenazs et puis ensuite par les
sepharadimes.
aujourd'hui tout le monde porte et masque, et deguisement.


voici la chanson :shashon ve ykar
ou mordekhay ytsa milifnei amelekh
beleboush malkhout ve ateret zaav
ou mordekhay yatsa milifnei amelekh
ve a yr shoushan tseala ve sameha
la youdim ayta , ora ve simha
ora ve simha , ve sason veykar


voici la chanson : hag pourim
pourim voici la chanson : hag pourim
hag pourim, hag pourim
hag gadol layladim
masekhot, raachanime
shirim ve rikoudime
aba narisha: rash rash rash
aba narisha: rash rash rash
aba narisha : rash rash rash , beraashanime


CHANSON DE POURIM en haketia
POURIM POURIM POURIM LANOU .
BAROUKH ACHER BAHAR BANOU.
A ALKAZAR FOUYMOS DOUROS GANIMOS ,
Y EN LA KASBA DEL REY LOS PERDIMOS.
POURIM POURIM POURIM LANOU ,
BAROUKH ACHER BAHAR BANOU.


voici encore une autre chanson en haketia,que chantait, ma grand mere maternelle
mama sol ( paix a son ame)
CANTAR DE LA REINA ESTHER.
EMPEZAR QUIERO
HECHAS DE D. ALTO
DE LO QUE QUIERO EMENTAR
NADA DE ELLO FALSO
CON RISA Y CANTO
YA AHASHVEROSH CANTARE EN ALTA VOZ
Y CON ALEGRIA ESTA MARAVILLA
Y CON GRAND PLAZER
PORQUE AMMAN EL MAMZER
QUIERIA MATARMOS
TAMBIEN ATEMARMOS
ABASTECIO A COMANDAR
EN ESAS COMARCAS
MORDEKHAY EL SANTO
EMPEZO A COMANDAR LAS QUE ERAN FALCAS
LAS ENFORTECIO
Y TAMBIEN LAS ENGRANDECIO
EMPERADOR FUERTE FUE, CON UNA GRAN SUERTE.
Y NUESTRAS JUDIAS, AMARGAS Y FRIAS
PUESTAS EN UN CANTO
QUE MANDABA A INFANTO
CORAL Y TOPACIO
TODO VA DESPACIO
ESTHER DIOLE SU INTENCION
DE HAZER CONVITE
SIENDO ASI SU VOLUNTAD
NO HAY QUIEN SE LO QUITE


j'espere que mon histoire qui est mon heritage parental, mon patrimoine vous a
plu .
mes chers grands parents m'ont laisses des recits , des histoires de reines et
de rois j'ai ainsi grandi D. bennisse dans la douceur et la tendresse de leur
contes merveilleux, ils on enrichis mon ame et mon cerveau cet heritage qui a
une tres grande valeur spirituelle et romantique, je la partage aujourd'hui avec
vous les chansons, en haketia de mama sol resonnent encore dans ma tete 29 ans, apres qu'elle soit partie................
bonne fete de pourim a tous les juifs du monde ,
bonne fete de pourim a tous les marocains.
hag sameah le koulkhem. c'est mon premier pourim sans mon petit papa cheri donc ni joie ni gateaux,ni rien........................juste mille pensees a sa memoire







Re: FETES JUIVES
Posté par: Jacotte (IP enregistré)
Date: 09 mars 2006 a 10:37

Merci Soly pour ta charmante histoire de Pourim melee de tes souvenirs personnels. Nous partageons ta tristesse pour ce premier Pourim sans ton p?re, que sa memoire soit benie.

Cette rubrique "fetes juives" est precieuse d'une part pour les juifs un peu eloignes de la religion, d'autre part, pour tout un chacun, je pense que c'est toujours interessant d'apprendre une tradition.

Continue longtemps a perpetuer la tradition et a transmettre chere Soly, ce qui semble etre ton trait dominant : transmettre ton savoir.

P.S.
Ahmed par exemple ou Kenza ou Jihene ou... pourraient creer une rubrique "Fetes Musulmanes" qui serait l'?quivalent et nous d?crirait de maniere personnelle la tradition melee de leur vision personnelle. J'espere que je serai entendue.

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 11 mars 2006 a 23:32

Merci ma chere Jacotte,avec plaisir j'expliquerais toutes les fetes,et les chansons qu'on chantait au Maroc,nos traditions espagnoles sont restees vivantes.........

bisous et bonne fete de Pourim a tous les juifs amen

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 14:22

Toute l'histoire de Pourim eut lieu ? Chouchan

Une fois par an Chouchan (Suse) r?sonne comme un nom familier aux oreilles de chacun de nous car, vous le savez tous, elle fut la sc?ne de l'heureux ?pilogue qui mit fin ? un triste ?pisode de l'histoire juive. Nous c?l?brons ce joyeux d?nouement ? Pourim et Chouchan-Pourim les 14e et 15e jours d'Adar. Toute l'histoire de cette -f?te, eut lieu ? Chouchan. Il serait donc int?ressant de faire plus ample connaissance avec cette localit?.

Il y a de cela trente-trois si?cles - quand se produisirent les ?v?nements de Pourim - Chouchan ?tait la capitale d'un immense empire r?parti en cent vingt sept provinces. L? se dressait le palais du souverain Persan. C'?tait une ville aussi vaste que belle ; mais de sa gloire pass?e il ne reste presque rien aujourd'hui. Comme la plupart des glorieuses cit?s de la Perse ancienne, Chouchan fut compl?tement d?truite par les Arabes il y a environ treize cents ans quand ils envahirent tout le plateau iranien et s'en empar?rent. De toutes les villes, Chouchan fut celle qui opposa la r?sistance la plus farouche. Ses ennemis le lui firent payer cher : elle fut ras?e au sol.

Des fouilles pratiqu?es il n'y a pas longtemps mirent au jour quelques ruines ; elles nous donnent une id?e fort approximative de ce que put ?tre la ville ? cette ?poque-l?.

La Meguilah parle tr?s peu de Chouchan. Elle nous apprend n?anmoins qu'il y avait "Chouchan Habirah ", la capitale o? s'?levait le palais royal et la citadelle ; et " ha?r Chouchane ", la ville proprement dite. Selon d'anciens manuscrits c'?tait une des plus vieilles cit?s du monde. Comme Suse, elle fut un temps la capitale du puissant royaume d'Elam. Un manuscrit babylonien rapporte m?me qu'il y eut plusieurs reines ? la fois dans Chouchan. On y lit ?galement que Suse fut fond?e par l'?pouse juive du roi Jezdegered I; ceci, uni ? d'autres d?tails, nous permet de supposer qu'une colonie juive y v?cut de nombreuses ann?es avant que l'histoire de Pourim n'e?t lieu.

Quand la jeune nation guerri?re d'Assyrie commen?a ? ?tendre sa domination sur les pays voisins, le royaume d'Elam n'?chappa pas ? sa convoitise. Le roi Assurbanipal conquit la ville de Chouchan et en fit sa r?sidence d'?t?. II y ?rigea des palais, des ar?nes publiques, et l'orna de jardins et de parcs. II avait le programme ambitieux d'en faire un centre de beaut? dans tout l'orient. Toutefois, comme nous l'enseigne notre propre histoire, la domination assyrienne ne dura pas longtemps. Le glorieux empire excita ? son tour la convoitise d'une autre jeune nation encore plus agressive qui se levait plus loin ? l'Est: les Babyloniens. Ils en chass?rent les Assyriens et s'install?rent ? leur place.

Mais l'empire babylonien s'effa?a bient?t lui aussi devant les nouveaux ma?tres de l'heure: les Perses. Comme ses pr?d?cesseurs, le conqu?rant, le jeune roi Cyrus, fit de Chouchan sa r?sidence.

Sous le r?gne de Darius III, Chouchan fut ? l'apog?e de sa gloire. Les rois perses aimaient s'entourer de luxe et de beaut?. Darius ne m?nagea pas ses efforts pour embellir la ville. Elle devint c?l?bre pour ses palais, ses ponts, ses forteresses et ses parcs. Le palais de Darius, que les fouilles ont port? partiellement au jour et qui fut le th??tre de la plus grande partie de l'histoire de Pourim, s'?tendait sur une superficie de 300 acres environ qui ?tait divis?e en trois plates-formes s?par?es. Chacune d'elles portait un ?difice ind?pendant, et des ponts sp?ciaux les reliaient les unes aux autres.

Le centre du b?timent principal ?tait une citadelle semi-circulaire dans laquelle le roi pouvait se d?fendre contre une r?bellion ou une invasion ?ventuelles. Un foss? s?parait la plate-forme de la citadelle de celles de l'est et du nord. En cas de n?cessit?, la jonction entre ces derni?res et la citadelle pouvait ?tre ?tablie facilement en faisant remonter les ponts. Au del? du foss?, vers le nord, s'?levait une vaste salle d'audience. L?, le souverain persan recevait son peuple, les ambassadeurs, les ?missaires des rois, ses vassaux, ainsi que les monarques ?trangers.

Ce fut tr?s probablement dans cette salle que la reine Esther, non invit?e, soulignons-le, osa affronter Artaxerx?s II, si toutefois c'est de lui que parle la Meguilah sous le nom d'Assu?rus (Ahachverosh). L'on sait que les potentats persans exigeaient l'humiliation supr?me devant leur tr?ne. Les princes, m?me les plus puissants, devaient se soumettre ? la " Kynosure " devant le roi, ce qui signifie qu'ils devaient s'?tendre face contre terre, jusqu'? ce que le souverain les autoris?t ? se relever. Nous pouvons, d?s lors, imaginer quelle r?volution dans la rigoureuse ?tiquette du palais, la reine Esther dut provoquer. Elle traversa le foss? par la plate-forme orientale, du palais sp?cial de la reine o? elle vivait, et p?n?tra dans la salle d'audience, sans autorisation.

Comme nous le dit la Meguilah, tout visiteur non invit? ?tait mis ? mort sur le champ, ? moins qu'un geste du roi me vint l'?pargner, Esther eut cette chance ; elle v?cut pour sauver la vie ? son peuple.
Lorsque l'empire persan fut balay? par Alexandre le Grand (en 330 avant l'?re vulgaire, soit 25 ans apr?s l'histoire de Pourim), Chouchan tomba au rang d'une ville de second ordre. Elle connut un bref r?veil quand les Perses se r?volt?rent et tent?rent de secouer le joug grec. La r?bellion vite ?cras?e, Chouchan, centre de l'insurrection, fut compl?tement d?truite.

Plus tard, apr?s l'?clipse de l'empire mac?donien, Chouchan ?tait reconstruite par le roi Sapor II qui lui donna son nom. N?anmoins, les Arabes devaient sceller sa chute d?finitive. Ils prirent d'assaut la puissante forteresse, s'empar?rent de la ville et br?l?rent chaque ?difice de cette cit? - qui avait ?t? successivement la belle et fi?re capitale d'Elam, d'Assyrie, de Babylone et de Perse. Depuis -on ?tait alors au VII?me si?cle - Chouchane ne se releva plus. On suppose que le tombeau situ? non loin de ses ruines est celui de Daniel; il attire des visiteurs et des p?lerins nombreux.

La fi?re Chouchan est morte; elle conna?t cependant une " r?surrection " annuelle qui la restaure dans toute sa pompe, sa splendeur et sa gloire pass?es quand les Juifs se rassemblent pour, c?l?brer le miracle de Pourim et " Chouchan-Pourim ".

Pourim est un avertissement opportun et solennel, pour nous, cette merveilleuse f?te est une in?puisable source inspiratrice de courage et de foi, de loyaut? et de d?votion pour notre grand et vigilant Gardien, le Gardien d'Isra?l.


"lo yanoum ve lo ychan chomer israel"
" ne sommeil et ne dort le gardien d'israel"

(pour savoir exactement ce que cette phrase veut dire lisez l'histoire de notre reine esther.)




Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 14:32

REVIVRE LES EVENEMENTS

Reste ? reprendre quelques th?mes et ? montrer comment ils trouvent leur expression dans les rites et coutumes de la f?te de Pourim.


Les f?tes dans le juda?sme - tout aussi bien que ses autres rites - ont comme but de promouvoir la vie, d'actualiser des id?es et des ?v?nements essentiels ? notre existence en tant que peuple, et en tant qu'individus. Une interpr?tation purement folklorique de Pourim serait donc oppos?e ? l'esprit de la Tora qui n'a que faire de festivit?s frivoles ou de c?r?monies fastueuses.

Comme premi?re consid?ration, il est int?ressant de noter que tous les niveaux de notre personne sont impliqu?s dans les festivit?s de Pourim. On peut diviser notre ?tre en quatre parties : l'esprit, le psychisme, le corps et les biens mat?riels. Or, ce jour de l'ann?e, chacun de ces ?l?ments trouve son expression.

- L'esprit : par la lecture de la Meguila.

- Le psychisme : par la joie.

- Le corps : par les festins.

- Les biens mat?riels : par les cadeaux faits aux amis et aux pauvres.

On observe le m?me pluralisme dans l'?ventail des f?tes de notre calendrier : tous les penchants de l'homme y trouvent leur place. Il y a des f?tes aust?res et des f?tes joyeuses, des f?tes ? tendance intellectuelle et d'autres ? tendance plut?t spontan?e...

Mais revenons ? Pourim o? cette diversit? a une raison d'?tre particuli?re. Le danger qui hantait notre peuple ? ce moment n'?tait pas moins que sa totale extermination physique et l'an?antissement de toute r?miniscence de sa culture. Or, c'est le contraire qui se produisit, car le peuple juif se remit ? prosp?rer, tant dans le domaine temporel que spirituel. Cela explique l'expression multiforme de cette f?te.

LA LECTURE DE LA MEGUILA

Avant la lecture, on r?cite trois b?n?dictions. La premi?re est celle habituellement prononc?e avant l'accomplissement d'un acte religieux : "Baroukh... ach?r qidechanou bemitsvotav vetsivanou 'al miqra Meguila"

La seconde : "Baroukh... ch?'assa nissim la-avoth?nou bayamim hah?m bazeman haz?" (B?ni... qui a op?r? des miracles pour nos anc?tres en ces jours-l?, ? cette ?poque).

Un commentateur explique que l'expression "? cette ?poque" signifie qu'? chaque ?poque, et donc aussi ? la n?tre, ces ?v?nements sont rev?cus et prennent une actualit? nouvelle.

La troisi?me b?n?diction est celle de ch?h?'h?yanou qui exprime notre gratitude pour le temps que nous vivons maintenant. Ces berakhoth doivent nous rappeler qu'il ne suffit pas de f?ter, mais qu'il faut aussi revivre.

Il est int?ressant de noter que, contrairement aux autres f?tes, les r?jouissances ne commencent pas r?ellement la veille, mais plut?t dans l'apr?s-midi. Selon un ex?g?te, cette particularit? est due au fait qu'elles n'ont de sens que si elles expriment un ?tat d'?me spirituel. Elles doivent donc ?tre pr?c?d?es par la lecture - soir et matin - de la Meguila qui conf?re ? cette f?te toute sa signification.

LE ROULEAU DEPLOYE

Meguila veut dire "rouleau", ce mot venant du verbe galol : enrouler.

Mais Meguila peut aussi venir de galoh : mettre ? d?couvert. Il est vrai que, dans l'Antiquit?, tous nos livres ?taient ?crits sous forme de rouleaux ; pourtant, celui d'Esther est le seul que nous d?signons sous la simple appellation "la Meguila". Peut-?tre est-ce d? au fait qu'il ?voque la mise ? d?couvert de la main de la Providence cach?e derri?re la sc?ne de l'Histoire.

NE PLUS DISTINGUER ENTRE MARDOCHEE ET AMAN

La m?me id?e est exprim?e, d'apr?s certains ex?g?tes, dans la r?gle suivante : "Il faut boire ? Pourim jusqu'? ne plus distinguer entre "baroukh Mordekha?" et "arour Haman" (entre "b?ni soit Mardoch?e" et "maudit soit Aman").

Vue ainsi, cette r?gle ne doit pas ?tre prise ? la lettre : elle exprime que l'homme doit tellement s'impr?gner de l'id?e de la finalit? de l'histoire et s'en ?merveiller qu'il ne voit plus - sous cet angle - de diff?rence fondamentale entre les deux personnages. En effet, les deux contribuent au d?roulement d'une ?tape historique importante.

LA JOIE ET L'OPTIMISME

Le cachet principal de cette f?te est la joie d?bordante qui en marque toutes les manifestations. Cela contraste avec les autres festivit?s o? une certaine s?r?nit? est toujours de rigueur.

Mais la vie juive, et plus particuli?rement son calendrier, exprime plusieurs aspects compl?mentaires.

Le s?rieux et la rationalit? ne sont pas oppos?s ? l'optimisme et ? la joie.

Il n'existe m?me pas de contradiction r?elle entre la tristesse apparente de Tich'a beAv et la gaiet? de Pourim : on peut ?tre amer en raison de la d?ch?ance spirituelle du monde et plein de confiance quant ? son avenir.

A Pourim, on s'?l?ve en quelque sorte au-dessus de son engagement journalier, on voit le monde dans la perspective de sa finalit? et l?, tous les personnages, toutes les ?poques ont leur r?le positif ? jouer.

FESTOYER A LA MANIERE D'ASSUERUS

Mais on ne peut s'emp?cher de faire la comparaison entre les festins d'Assu?rus et les rites de Pourim. Pourtant, le texte de la Meguila met clairement l'accent sur l'absurdit? de telles festivit?s : un roi qui r?pudie stupidement son ?pouse au cours d'un banquet, qui retire ses d?crets auxquels il avait appos? son sceau et met ? mort, sous l'effet de la boisson, son meilleur collaborateur.

La r?ponse, estiment certains commentateurs, r?side dans la question elle-m?me. Un des th?mes principaux de la Meguila est de faire ressortir les dangers de la jouissance effr?n?e. Ce n'est pas sans raison qu'Esther choisit de se confronter au roi et au premier ministre au cours d'un festin. Elle compte notamment sur le rel?chement de ses convives pour leur imposer sa volont?.

Nous ne r?prouvons pas la jouissance en tant que telle, mais nous stigmatisons plut?t ses p?rils pour ceux qui n'ont pas int?rioris? suffisamment les r?gles de moralit? et de droiture ; et pour ceux-l? le plaisir peut ?tre un pi?ge.

Plus l'homme aura r?ellement progress? spirituellement, moins certaines contraintes seront n?cessaires. Pourim pr?sage donc un temps o? l'on pourra se donner naturellement ? la jouissance sans craindre de tomber dans le burlesque et le mesquin.

Une fois dans l'ann?e, une licence quasi totale est donn?e au Juif, et ? lui de juger s'il peut ou non se permettre d'accomplir ? la lettre le fameux pr?cepte selon lequel on devrait perdre tout contr?le de soi.

Chose curieuse : le peuple juif, d'ordinaire si attentif ? la lettre de la loi, a compris ici qu'il est possible de l'accomplir d'une mani?re plus symbolique (voir Choul'hane 'Aroukh). Nous avons des r?ticences, semble-t-il, ? festoyer ? l'Assu?rus.

PARTAGER SA JOIE AVEC AUTRUI

Les cadeaux que nous offrons aux pauvres et aux amis, il est facile d?sormais de les interpr?ter. Il faut donc apprendre ? jouir dignement. Cela signifie, entre autres, que notre jouissance doit ?tre partag?e par les autres.

C'est d'ailleurs une coutume juive que d'avoir toujours ? sa table - et surtout aux jours de f?te - un n?cessiteux.

Une deuxi?me id?e exprim?e par cette r?gle est celle de l'unit? du peuple juif d?velopp?e au chapitre pr?c?dent.

LA DERNIERE F?TE DU CYCLE
Pessa'h est la premi?re f?te de l'ann?e et Pourim la derni?re. Un contraste frappant les oppose. A Pessa'h, on insiste ?norm?ment sur le c?t? intellectuel de la vie juive, et Pourim semble mettre le poids plut?t sur le c?t? spontan?. A Pessa'h, il importe qu'une discussion s'engage entre le p?re et le fils, le ma?tre et l'?l?ve, et ? Pourim, il importe d'?tre joyeux, naturel et sans probl?mes.

On peut expliquer ce contraste de la mani?re suivante. Chaque ann?e, l'homme doit acqu?rir une conscience plus ?lev?e des v?rit?s fondamentales de l'existence : cela se passe ? Pessa'h. Ensuite, tout au long de l'ann?e, il doit essayer de donner une expression existentielle aux r?flexions qu'il a con?ues. Jusqu'? ce qu'? Pourim, avec peu d'explications et de discours, il se sente heureux d'?tre juif et donne libre cours ? son enthousiasme.

Le but final de la Tora n'est pas de former un intellectuel sophistiqu?, mais un ?tre sain, simple et droit.

Au temps d'Aman, le juda?sme et les Juifs furent remis en question en bloc : tout devait dispara?tre.

Pourim, par r?action, repr?sente cette prise de conscience totale du fait juif. C'est l'exaltation de cette saintet? incarn?e dans notre peuple et que personne n'effacera jamais.

LA F?TE ETERNELLE

Nos Sages enseignent que toutes les f?tes seront abolies apr?s la venue du Messie, except? Pourim.

Toutes les f?tes, en effet, ont trait ? la sortie d'Egypte, insistant sur le chemin qu'il reste ? parcourir vers le progr?s. Ce sont des ?tapes qui seront un jour d?pass?es par les temps messianiques.

Pourim, en revanche, exprime la richesse spirituelle et existentielle d?j? acquise. Cette f?te ne sera jamais d?phas?e, car elle aura toujours un sens nouveau.

"Ces jours de Pourim ne dispara?tront pas du sein des Juifs et leur souvenir ne quittera pas leurs descendants".









Re: FETES JUIVES
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 14:35

Merci chere Soly et Hag Sameah !

Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 14:35

Tout le long de l'ann?e l'?thique Juive pr?che mod?ration et sobri?t?; ? Pourim, par contre, on boit...

"ad de lo ya'da"-


On est tenu de boire ? Pourim jusqu'? ce qu'on ne sache plus "ad de lo ya'da"-
diff?rencier entre "B?ni soit Mardoch?e et maudit soit Haman". (Talmud M?guila 7b)
Avouons que c'est un peu fort ! ("ad de lo ya'da"-)


Tout le long de l'ann?e l'?thique juive pr?che mod?ration et sobri?t? et soudainement, ici ? Pourim on d?rape.

A vrai dire on nous fait d?raper et ce sont les rabbins eux-m?mes qui nous incitent ? nous enivrer.

Buvez, caressez la bouteille ! Buvez autant que vous d?sirez et m?me plus que cela...

Pour ?tre exact : "ad de lo ya'da"-jusqu'? ce qu'on ne sache plus ! C'est-?-dire qu'on ne s'y retrouve plus entre le maudit de Haman et le b?ni de Mardoch?e.

Peut-?tre que nous pouvons trouver une allusion ? la r?ponse dans le vocabulaire m?me que nos sages ont utilis?. Regardons, ils n'ont pas dit tout simplement : "Enivrez vous". Le terme qu'ils ont employ? ici est Libesoum?. On est tenu libesoum?. La traduction exacte de ce terme est "adoucir" ou encore "parfumer" (comme besamim dans la b?n?diction de havda'la). Comme si tout en buvant nous nous parfumions...

On cherche ? travers l'histoire de Pourim ? nous faire savoir que les vertus et les v?rit?s de la Torah doivent ?tre si profond?ment ancr?s dans l'?me de l'homme que m?me tout en ?tant saoul, ce ne sont rien que ces vertus et ces v?rit?s qui sortent de sa bouche.

Ainsi l'intention de nos sages n'?tait ? aucun moment d'enseigner ? dire les choses de travers ? Pourim. Ils ont par contre dit de boire jusqu'? ce que la raison et la conscience ne sachent plus faire la part des choses.

Si dans cet ?tat d'?bri?t? c'est quand m?me le "b?ni Mardoch?e" qui sort de la bouche, alors nous savons que cette personne est vraiment parfum?e et que les valeurs de la Torah remplissent toutes les chambres de son coeur.

Pourim est aussi une certaine m?taphore ; ce monde, notre monde mat?rialiste, il saoule. Les mass-m?dias, les articles de luxe et la vie de douceur nous enivrent litt?ralement. Leur puissance est telle qu'ils nous privent en grande partie de notre lucidit? et de notre facult? de jugement.

Pareillement, du temps de Assu?rus, les juifs furent enivr?s par l'?tincellement des splendeurs royales et ils furent saoul?s par les banquets et les festins somptueux que le monarque offrit. Dans cette ivresse g?n?rale, il ne restait que Mardoch?e pour reconna?tre la v?rit?.

"Morde'hai Hayehoudi" . Ainsi il est appel? dans la Meguila. Mardoch?e le juif. Celui qui ?tait le juif ? part enti?re. Nous parlons souvent de l'obligation d'?tre consciemment juif, or Mardoch? ?tait celui qui a laiss? les paroles de la Torah p?n?trer au plus profond de son ?tre, celui qui ?tait juif m?me inconsciemment.

Le Talmud ('Houlin 139 b) rel?ve qu'il se trouve une allusion au nom de Mardoch?e dans la Torah. A savoir que dans l'huile d'onction, destin?e ? l'inauguration des ustensiles du Tabernacle, Mar? da'hia (comme Morde'hai), le myrte ?tait un des "besamim", une des ?pices odorif?rantes indispensables pour cette huile d'onction.

Avec tout ceci, l'histoire juive, Morde'hai et Pourim, nous avons une ?tincelle ; ce parfum qui ?mane de notre ?tude quotidienne de la Torah et qui continue ? nous guider m?me l? o? le mat?rialisme (et l'alcool) semblent prendre possession de notre monde contemporain.


Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 14:43

Bonjour ma Darlett bonne fete a toi a notre Gerard et aux filles
Bonne fete www.darnna.com
je raconte un peu notre histoire,car des milliers de juifs dans le monde l'ignorent

cette histoire est celle de la Reine Esther et de son Oncle Mardochee.
je la connais par coeur a force de l'ecrire et de la racontee en 3 langues hebreu-francais-espagnol ainsi que la meguila (il y a la meguila en espagnol de Castille,dans le forum espagnol,l'espagnol de Castille c'est ma langue maternelle "el castellano".



Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 14:52

Tout a commenc? avec le roi (Ahashverosh) qui ?tait en qu?te d'une ?pouse pour remplacer ( Vashti) qu'il venait de r?pudier.

Vous connaissez l'histoire, c'est Esther la jeune et belle orpheline juive, qui est appel?e ? r?gner sur un empire de 127 pays.

Pour l'instant sa qualit? de "juive" doit rester entre guillemets car sur l'ordre de son Epous et oncle Mardoch?e, elle doit cacher son identit?.

voici quelques d?tails de la Meguila.

Aman, Premier ministre, ?dicte un d?cret d'extermination de tous les juifs.

Assu?rus (Ahashverosh), le roi, consent, appose son sceau, le d?cret irr?versible.

Ce Aman, aussi bien que le roi, semblent ignorer que la reine m?me fait partie de ce peuple destin? ? dispara?tre.

Ils sont donc d'accord sur l'inutilit? de ce peuple, n'apportant rien de valable ? ce monde.

Apr?s un court mais ?mouvant plaidoyer, Esther met les choses au clair : rien de valable ? Mais il y a sa propre personne, elle aussi est juive et s'identifie en tant que telle ? son peuple.

La situation est compromise, le d?cret r?voqu?. Aman en perd la t?te et les juifs sont r?habilit?s. L'oncle Mardoch?e prend la place d'Aman.

Sans aller trop loin, il semble se d?gager l'id?e suivante : le monde est occup? et tourment? par la question juive sur deux plans, l'un conscient, l'autre inconscient. Sur le premier plan, il trouve le juif incompr?hensible et r?pugnant, telle la description d'Aman. Telle l'image du juif du Moyen-Age avec ses cornes, r?apparaissant dans les caricatures russes , bossu, vilain et laid. Ecoutons ? nouveau Aman : les lois (moeurs) du roi, ils ne les respectent pas ; le roi n'a aucune raison de les garder.

Pensons aux Grecs, d?go?t?s des coutumes juives.

Voyons Kant d?clarant avec d?dain que "c'est un peuple qui ne cherche aucune dignit? civile".

N'oublions pas Hitler d'hier et ensuite des scientifiques ath?es d'aujourd'hui qui farouchement d?noncent les valeurs juives comme antiques et p?rim?es.

Au niveau de l'inconscient, les choses prennent une autre tournure :

Assu?rus (Ahashverosh), amoureux d'Esther !!

D'apr?s le Midrach (tradition orale), ce n'?tait pas sa beaut? physique qui avait impressionn? le roi ; son autre nom est Adassa, le myrte, plant vert, couleur de l'harmonie de la nature.

Voil? notre Assu?rus(Ahashverosh), d?nigrant toute importance au juif et qui -au plus profond de lui- se sait s?duit par la s?r?nit? qui ?mane de ce peuple.

De m?me, le monde grec, soi-disant hostile ? toute valeur juive mais malgr? cela toujours attir? et intrigu? par sa profondeur.

De son cot?, le monde occidental moderne, d?pourvu de ses ?l?ments juifs, qu'en resterait-il ?

Nous pourrions continuer ? donner des exemples qui reviendraient tous ? la m?me id?e ; les nations vivent des sentiments ambivalents ? l'?gard du peuple juif.

Au niveau de l'apparence, combattre toutes ses valeurs, actes et coutumes, mais int?rieurement embrasser son ?thique riche et profonde.

C'?tait quelques r?flexions pour un bon Pourim.






Re: FETES JUIVES
Posté par: place de france (IP enregistré)
Date: 14 mars 2006 a 15:28

"ESTHER ADASSA" L'HERO?NE DE POURIM

Esther Adassa,(les 2 noms de notre heroine) la reine de Perse, aurait pu garder son identit? juive secr?te. Mais quand son peuple s'est trouv? menac?, elle a risqu? sa vie pour le sauver.

L'histoire d'Esther Adassa est l'histoire d'une femme qui a chang? le cours de l'histoire. C'est une histoire qui pourrait tr?s bien ?tre le sujet d'un dessin anim? de Walt Disney,ou Cendrillon, mais qui est en fait une histoire de la Bible ; on la lit chaque ann?e lors de la f?te de Pourim.

Esther ?tait une jeune fille ordinaire qui fut finalement choisie comme reine de Perse dans la ville de Chouchan (Suse). Elle ne dit ? personne qu'elle ?tait juive. Seul son oncle et epoux Mord?ha? (Mardochee)connaissait son secret.

Peu de temps apr?s qu'elle ait ?t? nomm?e reine, le roi Assu?rus(Ahashverosh ) choisit Haman comme second du royaume. Chaque jour, Haman remarquait que Mord?hai se tenait devant les grilles du palais. Alors que tout le monde se prosternait devant Haman sur son passage, Mord?ha?, pour des raisons religieuses, refusait de le faire et ne se prosternait que devant D.(Ashem tout puissant).

Ceci rendit Haman tellement furieux qu'il d?cida de tirer au sort pour choisir une date o? il pourrait tuer Mord?ha? et tout son peuple. Il choisit le 13?me jour du mois juif de Adar.

En apprenant la nouvelle, Esther aurait tr?s bien put attendre de voir ce qu'il allait se passer sans rien faire. Elle ?tait en s?curit? au palais. Mais elle savait tr?s bien que son peuple resterait en danger, tant qu'elle n'aurait pas ?t? chez le roi pour essayer d'emp?cher ce projet terrible.

Il y avait un risque. Elle ne pouvait se pr?senter devant le roi que si elle y ?tait invit?e. Si quiconque, m?me la reine, se rendait chez le roi sans autorisation, cette personne risquait d'?tre mise ? mort sur le champ. Mais aucune invitation n'arrivait.

Un jour, Mord?ha? dit ? Esther que le moment ?tait venu pour elle de venir en aide ? son peuple. D. avait fait en sorte qu'elle soit choisie comme reine, afin qu'elle puisse aider son peuple en cas de besoin. Le moment ?tait venu et Esther ?tait pr?te ? risquer sa vie pour sauver le peuple juif.

Avec une admirable foi en D. et en sa mission, Esther approcha des appartements du roi, sachant tr?s bien qu'elle mettait sa vie en danger. Elle leva les yeux pour voir si le roi faisait signe de la laisser entrer. S'il le faisait, cela voudrait dire que le roi souhaitait la rencontrer. S'il ne le faisait pas, elle recevrait sa punition.

Assu?rus,(Ahashverosh) d'apr?s les historiens modernes, s'appelait de son vrai nom Xerx?s I. Il r?gna de 485 ? 465 avant l'?re vulgaire. Il succ?da ? son p?re Darius, sur le tr?ne des Ach?m?nides.

C'?tait un homme de haute stature, tr?s beau, mais sans noblesse de caract?re.

Il fut un grand guerrier, eut ? dompter les r?voltes en Egypte et ? mener une guerre contre les Grecs qui lui fut fatale, sa flotte fut d?truite ? Salamine et son exp?dition se termina par un d?sastre.

Xerx?s I fut mis ? mort ? la suite d'une conspiration ? la t?te de laquelle se trouvait en particulier Artaban ; Son fils Artaxerx?s I Longue main, lui succ?da.

C'est au d?but du r?gne d'Assu?rus (Xerx?s I) que se situe l'accusation contre les habitants de Juda et de J?rusalem, qui ?taient en train de reconstruire les murailles de la capitale.

Cette accusation ?manait probablement des Samaritains qui ?taient oppos?s ? cette reconstruction et pr?f?raient que J?rusalem rest?t une ville ouverte expos?e ? leur haine et ? leurs agressions ?ventuelles.

Il semble pourtant que Xerx?s I trop pr?occup? par ses guerres, n'ait pas pris de mesure contre cette reconstruction et que les accusateurs n'aient pas obtenu gain de cause durant son r?gne.

Aussi reviendront-ils ? la charge sous le r?gne de son fils avec plus de succ?s.


L'HERO?NE DE POURIMEsther, la reine de Perse, aurait pu garder son identit? juive secr?te. Mais quand son peuple s'est trouv? menac?, elle a risqu? sa vie pour le sauver.

L'histoire d'Esther est l'histoire d'une femme qui a chang? le cours de l'histoire. C'est une histoire qui pourrait tr?s bien ?tre le sujet d'un dessin anim? de Walt Disney, mais qui est en fait une histoire de la Bible ; on la lit chaque ann?e lors de la f?te de Pourim.

Esther ?tait une jeune fille ordinaire qui fut finalement choisie comme reine de Perse dans la ville de Shoushan (Suse). Elle ne dit ? personne qu'elle ?tait juive. Seul son oncle Mord?'ha? connaissait son secret.

Peu de temps apr?s qu'elle ait ?t? nomm?e reine, le roi Assu?rus choisit Haman comme second du royaume. Chaque jour, Haman remarquait que Mord?'hai se tenait devant les grilles du palais. Alors que tout le monde se prosternait devant Haman sur son passage, Mord?ha?, pour des raisons religieuses, refusait de le faire et ne se prosternait que devant D.ieu.

Ceci rendit Haman tellement furieux qu'il d?cida de tirer au sort pour choisir une date o? il pourrait tuer Mord?'ha? et tout son peuple. Il choisit le 13?me jour du mois juif de Adar.

AMANdit au roi Assu?rus : Il est une nation diss?min?e et divis?e parmi les autres nations dans toutes les provinces de ton royaume ; ces gens ont des lois qui diff?rent de celles ci ; quant aux lois du roi, il ne les observent pas et il n'est pas dans l'int?r?t du roi de les conserver.'"

Ce r?quisitoire, tel qu'il est ?crit dans la Meguila, n'est sans doute pas complet ; de toute probabilit?, l'explication d'Aman fut plus longue.

Analysons pour notre part la phrase que nous venons de citer ; elle est pleine de d?dain et de venin.

"Il est un peuple" (je ne daigne m?me pas l'appeler par son nom) "dispers?" (quelle sorte de peuple que celui-ci, dispers? partout !), "divis?" (il n'y a aucune unit? parmi ses membres) "parmi les autres nations" (on les voit partout), "dans toutes les provinces de ton royaume" (tu as la mainmise sur eux) ; "leurs lois diff?rent de celles de toute autre nation" (ce sont des lois irrationnelles qui d?montrent la d?g?n?rescence de cette nation) ; "quant aux lois du roi, ils ne les observent pas" (ils sont d?loyaux ? la couronne) "et le roi n'a pas int?r?t ? les conserver" (ils sont sans utilit? pour le roi et la soci?t?).

Nos Sages expliquent qu'Aman ?tait un sp?cialiste de la m?disance et de la calomnie, La force fallacieuse de la m?disance r?side dans le fait que l'homme risque de devenir ce que ses m?disants veulent faire de lui. Il suffit de propager une langue d?favorable sur une personne ou un groupe pour que la soci?t? les consid?re comme tels. Et qui n'a pas remarqu? qu'? force d'?tre vu d'une certaine mani?re par les autres, on commence ? adopter effectivement le comportement qu'ils nous attribuent.

LE SORT D'AMAN

Quand Aman vit que le sort ?tait tomb? sur le mois d'adar, expliquent nos Sages, il en fut tr?s r?joui. Cela confirmait parfaitement son id?e. Mo?se, notamment, ?tait mort en ce mois.

Du reste, le peuple juif ?tant n? en nissan (premier mois du calendrier, mois o? eut lieu la sortie d'Egypte), il ?tait normal, selon ses vues superstitieuses, que sa fin e?t lieu en adar (dernier mois).

Chaque civilisation touche ? un certain moment ? sa fin et, se disait Aman, le moment d'Isra?l ?tait venu. Aussi s'appr?tait il ? lui porter le coup de gr?ce.

Mais comme nous l'avons dit, Isra?l fait exception ? la r?gle, et pr?cis?ment chaque fois que sa fin semble proche, il reprend ses forces et recommence ? prosp?rer physiquement et spirituellement.

Nos Sages disent que, m?me dans ses calculs, Aman s'?tait tromp? ; c'est qu'au mois d'adar, Mo?se ?tait ?galement n?. Ce qui symbolise en quelque sorte qu'il n'y a jamais de fin ? sa mission et, en m?me temps qu'on comm?more sa mort, on comm?more aussi sa naissance...

Ainsi le mois d'adar, au lieu d'?tre le mois du d?clin du peuple juif, est devenu celui qui symbolise sa p?rennit?. Il est le mois le plus joyeux de l'ann?e.
D.ieu savait qu'Aman allait offrir des sicles pour acheter le peuple d'Isra?l, c'est pour cela qu'Il a fait pr?c?der Ses sicles aux siens. Car, comme la Michna le dit, le premier adar de chaque ann?e, on proclame la collecte des sicles. "C'est que notamment depuis les temps de Mo?se, au mois d'adar, les Juifs donnaient leur contribution ? l'offrande collective sacrifi?e journellement au Temple. Ce don s'appelle le ma'hatsith hach?qel, le demi si?cle. Jusqu'? nos jours, avant Pourim, chacun donne le ma'hatsith hach?qel et, actuellement, cet argent est distribu? aux pauvres."

Ce passage talmudique semble dire que pour contrebalancer les sicles d'Aman, les Juifs devaient avoir un m?rite, notamment celui du mahatsith hach?qel.Cette id?e para?t ?trange ; un acte barbare comme celui d'acheter un peuple pour l'exterminer, Une des r?ponses donn?es est la suivante : le monde a ?t? offert aux hommes et D.ieu n'y intervient en g?n?ral que pour r?compenser leurs efforts.
Pour revenir ? notre sujet, Aman, en offrant cet argent, en renon?ant ? cette immense somme pour arriver ? ses fins, fit preuve d'une grande r?solution. Il fallait que du c?t? d'Isra?l s'oppose ? lui la m?me ?nergie tenace pour d?fendre la justice et la morale.

C'est en quelque sorte ce que D.ieu r?pondit ? Aman.

Les sicles que le peuple juif verse chaque ann?e pour le service divin d?montrent qu'il est vivant et pr?t ? faire des sacrifices pour son id?al. L'?quilibre des forces ne penche donc pas en faveur d'Aman.

Nous verrons d'ailleurs par la suite que pour contrecarrer Aman et incliner la balance du c?t? des Juifs, il leur fallut de grandes personnalit?s. Ce n'est que lorsque le peuple avec ses chefs fit preuve d'une volont? de vivre et d'une grandeur d'?me sans pareille que l'ennemi fut renvers?.

Le but de la Providence qui laisse libre cours ? la m?chancet? est de nous forcer ? une prise de conscience plus profonde et ? un engagement plus ?nergique. Nous verrons d'ailleurs qu'Aman, sans le vouloir, occasionna un renouveau unique dans l'histoire juive.

LE DESSEIN ODIEUX D'AMAN

Nos ex?g?tes (Alchikh et le Gaon de Vilna) d?duisent des versets 13 et 14 du chapitre 3 de la Meguila qu'Aman ?mit deux d?crets. L'un, adress? aux notables, ?tait tr?s clair : on visait ? l'extermination totale des Juifs et cela devait ?tre minutieusement pr?par? ? l'avance. L'autre, adress? ? toute la population, lui enjoignait de se tenir pr?te ? la date fix?e, sans autre pr?cision.

C'?tait un plan froidement calcul? qui visait ? tout pr?parer, tout en gardant le secret jusqu'au dernier moment. Cela afin que les Juifs se bercent d'illusions jusqu'? la derni?re minute et qu'ils ne puissent pas pr?parer une contre-action. Pendant ce temps, Aman comptait croiser Mardoch?e sans r?agir afin de ne pas susciter son attention.

Tout cela nous montre la mani?re raffin?e par laquelle il comptait atteindre son but. Ces indices ne font que d?voiler la perfidie et la bassesse d'Aman.

Mais comme nous l'avons dit, ? cette ruse d?moniaque devra s'opposer une force ?gale. C'est l? le d?fi que nous impose la Providence.


En apprenant la nouvelle, Esther aurait tr?s bien put attendre de voir ce qu'il allait se passer sans rien faire. Elle ?tait en s?curit? au palais. Mais elle savait tr?s bien que son peuple resterait en danger, tant qu'elle n'aurait pas ?t? chez le roi pour essayer d'emp?cher ce projet terrible.

Il y avait un risque. Elle ne pouvait se pr?senter devant le roi que si elle y ?tait invit?e. Si quiconque, m?me la reine, se rendait chez le roi sans autorisation, cette personne risquait d'?tre mise ? mort sur le champ. Mais aucune invitation n'arrivait.

Un jour, Mord?'ha? dit ? Esther que le moment ?tait venu pour elle de venir en aide ? son peuple. D.ieu avait fait en sorte qu'elle soit choisie comme reine, afin qu'elle puisse aider son peuple en cas de besoin. Le moment ?tait venu et Esther ?tait pr?te ? risquer sa vie pour sauver le peuple juif.

Avec une admirable foi en D.ieu et en sa mission, Esther approcha des appartements du roi, sachant tr?s bien qu'elle mettait sa vie en danger. Elle leva les yeux pour voir si le roi faisait signe de la laisser entrer. S'il le faisait, cela voudrait dire que le roi souhaitait la rencontrer. S'il ne le faisait pas, elle recevrait sa punition.



Le roi lui fit lentement signe d'entrer. Il dit ? Esther qu'il acc?derait ? n'importe lequel de ses souhaits.

Esther prit une profonde inspiration et demanda humblement au roi qu'il accepte de venir ? son festin avec Haman le jour suivant. Le roi accepta l'invitation. Au cours du repas, Esther invita le roi et Haman ? un autre festin qui aurait lieu le jour suivant.

Lors du second festin, alors que le roi et Haman ?taient assis ensemble, elle r?v?la au roi ses origines et l'informa du complot qui la mena?ait ainsi que son peuple.

Le roi, choqu?, s'exclama :

" Quelle est la personne qui essaie de faire une telle chose ? "

Esther pointa son doigt sur Haman et dit :

" Cet homme est celui qui veut me tuer moi et mon peuple. "


Et Le roi fit pendre Haman le jour-m?me, sur la potence qu'il avait ?rig?e lui meme pour Mord?ha?.

Puis, le roi appointa Mord?'ha? comme second du royaume ? la place de Haman. Il lui donna son sceau royal et avec sa permission, Mord?'ha? et Esther envoy?rent des lettres ? tous les juifs pour leur dire qu'ils pouvaient se d?fendre contre leurs ennemis. Le 13 Adar, les juifs combattirent et le 14 Adar, ils c?l?br?rent leur victoire.

Peux-tu imaginer, qu'il y a plus de 2.000 ans, une femme, pr?te ? risquer sa vie pour ce en quoi elle croyait, emp?cha la destruction des juifs. Esther risqua sa vie pour sauver son peuple.

Une seule personne peut parfois faire toute la diff?rence.







Aller à la page: Précédent12345678Suivant
Page courante: 3 of 8


Désolé, seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster sur ce forum.
Veuillez cliquer sur S'identifier pour vous enregistrer

   Rechercher sur
 

  Web    
Darnna

© 2008 Darnna.com - All rights reserved.

'