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Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 02 septembre 2005 a 14:58

De cette sorte de Poussiere

Ils furent les choisis lancant des cris de joie:
leur voix s'est tue.
Fils de la souche de David qui, l'epee a la main,
tomberent;
Et si simples, et gentils comme David,
de la famille des bergers
Et l'Ils l'ont remercie, Seigneur,
Et Ils t'ont remercie, Seigneur,
pour la poussiere !

De cette sorte de poussiere,
Tu as cree le premier Homme ;
De cette sorte de poussiere,
tu as cree la Montagne du Temple,
Et la poussiere de la Roche de la Montagne du Temple.
Et,pour cette sorte de poussiere,
Ils t'ont remercie, Seigneur.

Leur mort n'est pas mort:...
Qui regarde leur tombe finit d'etre esclave !


(Uri-Zvi Grinberg, trad. de l'hebreu ) 1948

Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 02 septembre 2005 a 20:48

Jerusalem

Dans tous les Galouths de tous les deserts,
apres nous tu as marche, Jerusalem ;
Et, dans toute terre non ensemencee,
nous avons jure de marcher derriere toi ;
Et, sur tous les lieux de tous les supplices,
tu nous as escortes, Jerusalem,
Et quand partout flechissaient nos genoux
C'etait partout " l'an prochain, a Jerusalem "

Meme deserte, Jerusalem,
tu etais pour nous toutes les delices de la terre ;
Meme roulee dans la poussiere,
tu etais sur nous la couronne de gloire.

Tu nous versais, Jerusalem, au fond de nos tenebres,
De tes sept lettres, comme des sept branches du Chandelier,
Les gouttes de l'eternelle lumiere ;
Comment ne pas lever,Jerusalem,
a la cime de nos redemptions,
Maintenant qu'ont perce les rayons de notre aube ?

Est-ce pour le haisseur
Secoue, dans tes portes, sa haine effrenee,
Que les choisis parmi tes fils
t'auraient abreuvee de leur sang ?

Sang des saints et des purs, ne te tais pas !
Sang des saints et des purs ne nous promets pas de nous taire,
Tant que tu ne seras pas de nouveau, sur nous,
La couronne de gloire !

(David Shimoni, trad. de l'hebreu)

Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 03 septembre 2005 a 01:10





Chant de nourrice


Dors, ma fleur, mon fils chéri;
pendant que je balancerai ton berceau,
je vais te dire le conte de ta vie.
Je commence par te prévenir que tu es
un Hébreu, Que tu as Israël pour nom
et que c'est là ton titre de noblesse.
Ô mon chéri, quand tu seras avec des gens
étrangers à ton peuple,
ne sois pas honteux devant leurs insultes
mais responds-leur bien haut.
Oh! je te prie, sois sans peur aucune,
dis leur: <Ne suis-je pas le descendant
des saints, fils du peuple eternel,>
fils du peuple éternellement persécuté
malheureux comme point d'autre,
glorieux quand même,
car il dure, et cela depuis des siècles
et cela pour toujours.
Ne désespère point, mon fils chéri
parceque ton peuple est en exil.
Crois plutôt que le soleil de la justice
un jour brillera sur nous.
Souviens-toi sans cesse
que nous avons un pays, là-bas,
très loin, que c'est vers lui
que l'âme de tout juif aspire avec ardeur.
Sur ses monts, dans ses champs délicieux
tu deviendras ce que tu voudras:
vigneron, berger, planteur, jardinier,
tu vivras paisible….
Dors ma fleur, mon fils chéri.

Darius Mihaud 1916


Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 03 septembre 2005 a 01:12

Chant d'amour


En même temps que tous les bourgeons
la Rose de mon cœur se réveille, elle aussi,
aux chants des étoiles matinales et nocturnes,
la Rose de mon cœur s'épanche, elle aussi.

Lorsque le rossignol fit entendre sa voix,
Mon cœur se fondit en larmes;
Lorsque la nature s'endormit autour de moi,
mes rêves se réveillèrent.

Des myriades d'étoiles sont là haut au ciel,
unique est l'Étoile qui éclaire mes ténèbres.

Darius Milhaud

Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 03 septembre 2005 a 01:23

Je trahirai demain, pas aujourd'hui


Aujourd'hui, arrachez-moi les ongles
Je ne trahirai pas !
Vous ne savez pas le bout de mon courage.
moi, je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.
Vous avez aux pieds des chaussures avec des clous.
Je trahirai demain. Pas aujourd'hui,

Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre.
Il ne me faut pas moins d'une nuit
Pour renier, pour abjurer, pour trahir.
Pour renier mes amis,
Pour abjurer le pain et le vin,
Pour trahir la vie,
pour mourir.
Je trahirai demain. pas aujourd'hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n'est pas pour le bourreau,
La lime n'est pas pour le barreau,
Le lime est pour mon poignet.
Aujourd'hui, je n'ai rien à dire.
Je trahirai demain

Marianne Cohn

D'origine allemande, Marianne Cohn est née en 1922 à Mannheim. Elle était membre de la Résistance Juive, elle sauva des enfants par des placements dans des familles françaises ou par le passage vers la Suisse. Elle était membre des Eclaireurs Israélites de France (EIF).
La Gestapo de Lyon l'arrête, en mai 1944, près de la frontière suisse alors qu'elle tentait de faire de faire passer 28 enfants. Ces enfants là seront sauvés.
Dans sa prison, elle écrit ce poème.

Marianne Cohn a été longuement torturée. Elle est morte assassinée par les nazis, le 8 août 1944, à l'âge de 22 ans et son corps jeté dans la fosse commune, à Ville-la-Grand, dans l'Isère.





Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 03 septembre 2005 a 01:29

Darius Milhaud
Compositeur français né le 4 septembre 1892 à Aix-en-Provence, mort le 22 juin 1974 à Genève

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Biographie


«Français né à Aix et de confession israélite» comme il se présentait lui-même, il montre des dons précoces et apprend le violon. Il entre en 1909 au Conservatoire de Paris, où il suit les classes de Gédalge et Widor, et complète sa formation avec Charles Koechlin. Engagé comme secrétaire par Paul Claudel, nommé ministre plénipotentiaire à Rio, il l'accompagne au Brésil et y découvre le folklore sud-américain et les rythmes exotiques. Revenu à Paris, il est associé (par le critique Henri Collet) au Groupe des Six (avec Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Francis Poulenc, Germaine Tailleferre) rassemblé autour de Cocteau. C'est l'époque du Boeuf sur le toit, mais aussi des Choéphores et des Euménides. En 1923, au cours d'un séjour aux Etats-Unis, il découvre le jazz. Voyageant énormément, il partage son temps entre la composition et l'enseignement. En 1940, fuyant les nazis, il repart pour les Etats-Unis, où il enseigne au Mills College d'Oakland (poste qu'il conservera jusqu'en 1971). L'arthrite qui le paralyse peu à peu ralentit à peine son activité incessante couronnée en 1971 par l'élection à l'Académie des Beaux-Arts.

Cas rare en ce siècle, Milhaud laisse une oeuvre proprement gigantesque : plus de 450 opus dans tous les genres, illustrant toutes les formes et jouant de toutes les combinaisons instrumentales («opéra-minute», «symphonie miniature»). Contrapuntiste exceptionnel, il a écrit deux quatuors à cordes qui peuvent être joués ensemble sous forme d'octuor. Outre la fécondité jaillissante et l'invention mélodique, les caractéristiques de son oeuvre sont l'utilisation de la polytonalité, celle des rythmes exotiques ou du jazz (La Création du monde, 1923) et le lyrisme. Au-delà de l'éclectisme des formes et de la complexité d'écriture, son oeuvre témoigne d'un style très personnel, aisément identifiable, une sorte de modernisme épuré mis au service d'une expression généreuse.





Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 03 septembre 2005 a 01:43

Shir Hashirim asher Li Shlomo



Cantique des Cantiques du Roi Salomon ( Extrait)
Traduction de Andre Chouraqui



Poème des poèmes qui est à Shelomo.
Il me baisera des baisers de sa bouche; oui, tes étreintes sont meilleures que le vin.
À l'odeur, tes huiles sont bonnes, ton nom est une huile jaillissante; aussi, les nubiles t'aiment.
Tire-moi derrière toi, courons !
Le roi m'a fait venir en ses intérieurs.
Jubilons, réjouissons-nous en toi !
Mémorisons tes étreintes mieux que le vin ! Les rectitudes t'aiment.
Moi, noire, harmonieuse, filles de Ieroushalaîm, comme tentes de Qédar, comme tentures de Shelomo.
Ne me voyez pas, moi, la noirâtre: oui, le soleil en moi s'est miré.
Les fils de ma mère ont brûlé contre moi; ils m'ont mise gardienne de vignobles.
Mon vignoble à moi, je ne l'ai pas gardé !
Rapporte-moi, toi que mon être aime, où tu pais, où tu t'étends à midi ; car pourquoi serais-je comme affublée, auprès des troupeaux de tes amis ?
Si tu ne le sais pas pour toi, la belle parmi les femmes, sors pour toi sur les traces des ovins; pâture tes chevreaux aux demeures des pâtres.
À ma jument, aux attelages de Pharaon, je te compare, ô ma compagne !
Tes joues sont harmonieuses dans les pendeloques, ton cou dans les gemmes.
Nous ferons pour toi des pendeloques d'or, avec des pointes d'argent.
Le roi encore sur son divan, mon nard donne son odeur.
Mon amant est pour moi un sachet de myrrhe; il nuite entre mes seins.
Mon amant est pour moi une grappe de cypre, aux vignobles de 'Éïn Guèdi.
Te voici belle, ma compagne, te voici belle aux yeux palombes.
Te voici beau, mon amant, suave aussi; aussi notre berceau est luxuriant.
Les cèdres sont les poutres de nos maisons; nos lambris, des genévriers.



Chapitre 2.- Lotus des vallées
Moi, l'amaryllis du Sharôn, le lotus des vallées.
Comme un lotus parmi les vinettiers, telle est ma compagne parmi les filles.
Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon amant parmi les fils.
Je désirais son ombre, j'y habite; son fruit est doux à mon palais.
Il m'a fait venir à la maison du vin; son étendard sur moi, c'est l'amour.
Soutenez-moi d'éclairs, tapissez-moi de pommes: oui, je suis malade d'amour.
Sa gauche dessous ma tête, sa droite m'étreint.
Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches du champ, n'éveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'il le désire !
Va vers toi-même
La voix de mon amant ! Le voici, il vient !
Il bondit sur les monts, il saute sur les collines.
Il ressemble, mon amant, à la gazelle ou au faon des chevreuils...
Le voici, il se dresse derrière notre muraille !
Il guette aux fenêtres, il épie aux treillages !
Il répond, mon amant, et me dit: Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Oui, voici, l'hiver est passé, la pluie a cessé, elle s'en est allée.

Les bourgeons se voient sur terre, le temps du rossignol est arrivé, la voix de la tourterelle s'entend sur notre terre.

Le figuier embaume ses sycones, les vignes en pousse donnent leur parfum.
Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !
Ma palombe aux fentes du rocher, au secret de la marche, fais-moi voir ta vue, fais-moi entendre ta voix !
Oui, ta voix est suave, ta vue harmonieuse.
Saisissez pour nous les renards, les petits renards, saboteurs de vignobles ! Nos vignobles sont en pousse.

Mon amant à moi, et moi à lui, le pâtre aux lotus.

Jusqu'à ce que le jour se gonfle, s'enfuient les ombres,
fais volte-face, ressemble pour toi, mon amant,
à la gazelle ou au faon des chevreuils, sur les monts de la rupture.




Chapitre 3.- Noces
Sur ma couche, dans les nuits, j'ai cherché celui qu'aime mon être.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai pas trouvé.
Je me lèverai donc, je tournerai dans la ville, dans les marchés, sur les places.
Je chercherai celui qu'aime mon être. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé.
Les gardes qui tournaient dans la ville m'ont trouvée. « Celui qu'aime mon être, l'avez-vous vu ? »
De peu les avais-je dépassés que je trouvai celui qu'aime mon être.
Je l'ai saisi et ne le lâcherai pas avant de l'avoir fait venir à la maison de ma mère, dans l'intérieur de ma génitrice.
Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches du champ, n'éveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'il le désire !
Qui est celle qui monte du désert, comme palmes de fumée, encensée de myrrhe et d'oliban, de toutes les poudres du colporteur ?
Voici le lit de Shelomo, soixante héros sont autour de lui, des héros d'Israël;
tous armés d'épée, initiés à la guerre, chaque homme son épée sur sa cuisse, contre le tremblement des nuits.
Le roi Shelomo s'est fait un palanquin en bois du Lebanôn.
Il fait ses colonnes d'argent, sa tapisserie d'or, ses montants de pourpre, son intérieur tapissé d'amour par les filles de Ieroushalaîm.
Sortez, voyez, filles de Siôn, le roi Shelomo,
le nimbe dont sa mère l'a nimbé le jour de sa noce, le jour de la joie de son coeur !











Chapitre 4.- Viens avec moi
Te voici belle, ma compagne, te voici belle !
Tes yeux palombes à travers ton litham; tes cheveux tel un troupeau de caprins qui dévalent du mont Guil'ad;
tes dents tel un troupeau de tondues qui montent de la baignade; oui, toutes jumelées, sans manquantes en elles.

Tes lèvres, tel un fil d'écarlate, ton parler harmonieux; telle une tranche de grenade, ta tempe à travers ton litham ;
et telle la tour de David, ton cou, bâti pour les trophées: mille pavois y sont suspendus, tous les carquois des héros.
Tes deux seins, tels deux faons, jumeaux de la gazelle, pâturent dans les lotus.

Avant que le jour se gonfle et s'enfuient les ombres, j'irai vers moi-même au mont de la myrrhe, à la colline de l'oliban.
Toi, toute belle, ma compagne, sans vice en toi.

Avec moi du Lebanôn, fiancée, avec moi du Lebanôn, tu viendras !
Tu contempleras de la cime d'Amana, de la cime du Senir et du Hermôn, des tanières de lions, des monts de léopards !
Tu m'as incardié, ma soeur-fiancée, tu m'as incardié d'un seul de tes yeux, d'un seul joyau de tes colliers.
Qu'elles sont belles, tes étreintes, ma soeur-fiancée, qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin !
L'odeur de tes huiles plus que tous les aromates !
De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée !
Le miel et le lait sous ta langue, l'odeur de tes robes; telle l'odeur du Lebanôn !
Jardin fermé, ma soeur-fiancée, onde fermée, source scellée !
Tes effluves, un paradis de grenades, avec le fruit des succulences, hennés avec nards;
nard, safran, canne et cinnamome avec tous les bois d'oliban; myrrhe, aloès, avec toutes les têtes d'aromates !
Source des jardins, puits, eaux vives, liquides du Lebanôn !
Éveille-toi, aquilon ! Viens, simoun, gonfle mon jardin !
Que ses aromates ruissellent !
Mon amant est venu dans son jardin; il mange le fruit de ses succulences.




Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 03 septembre 2005 a 04:02

Andre Chouraqui et David Ben Gourion. 1966






Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 07 septembre 2005 a 04:52

La ceinture Gardienne.

Cette nuit, on tire a tes portes, ma Cite sainte.
Autour de toi, ils ont deroule une ceinture gardienne, tes gardiens, qui se nomment Haloutsim, soldats inconnus.
Debout, ces autres tirent sur tes seuils.

Mais nul Arabe ne la percera de feu, la ceinture gardienne.
Demeure tranquille, cette nuit. Entends leurs salves.
Le soldat juif,des levres de sa carabine, prie pour ta paix.
Aimerais-tu mieux la carabine des orgues ?

A Safed, a Hebron, dans un village de Juifs solitaires, peut-etre un Arabe entrera:
Pas en toi, Cite-mere !

Car, autour de toi, ils ont enroule la ceinture-gardienne, les Haloutsim.
Et chacun de leurs corps qui veillent, est un Mur, non des Pleurs,
Mais des Veilles.

(Uri-Zvi Grinberg, parpharase de l'hebreu par Edmond Fleg.)

Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 28 septembre 2005 a 00:48

l'Amour

Le parfait amour

Autour de la table et du the fumant,
On causait d'amour, sans grande mesure:
Ces dames n'etaient que pur sentiment:
Ces messieurs n'etaient qu'esthetique pure.

" L'amour vrai, c'est l'amour platonique "
Dit le conseiller, levant haut sa tasse.
_ Sa femme sourit d'un oeil ironique
Et soupire : " Helas!"

" Il ne sied point que l'amour soit farouche "
Dit le chanoine, ouvrant large sa bouche :
" Car il nuirait a la sante "
_ " Pourquoi donc ? " dit Gretchen avec timidite.

Melancolique, la comtesse murmure :
" L'amour, c'est la passion. "
_ Et dans sa bonte pleine de tristesse,
Elle offre du sucre au b a ron .

Mignonne, a la table un siege etait vide ;
Un discours manquait a tous ces discours :
Cher petit coeur froid, pervers et candide,
Que n'etais-tu pas la, pour parler d'amour !

( Henri Heine, Intermede lyrique )




Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 28 septembre 2005 a 00:56

Protege-moi

Prends-moi sous ton aile et protege-moi. Sois ma mere et ma soeur. Et que je fasse de ton sein le refuge de ma pensee, le nid de ma priere inexaucee.
Entre le jour et les etoiles, a l'heure des pities, sur moi penche-toi : je te dirai tout le secret de ma douleur, _ On dit qu'au monde existe une jeunesse. Ou est-elle ma jeunesse ?
Encore un secret que je te confie : une flamme brule dans mon ame. On dit qu'au monde il existe un amour... Qu'est-ce que l'amour ?
Les astres m'ont trompe, j'ai fait un reve, il a passe. Maintenant,je n'ai rien au monde, plus rien.
Prends-moi sous ton aile et protege-moi. Sois ma mere et ma soeur. Et que je fasse de ton sein le refuge de ma pensee, le nid de ma priere inexaucee.

( Chaim Nahmane Bialik, Poesies )

Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 28 septembre 2005 a 01:13

Bonheur
Ne vas pas me chercher où blanchit l'aubépine,
Tu chercherais en vain, mon cœur ;
Où la vie se fait noire à l'ombre des machines,
C'est là qu'est mon bonheur.

Ne vas pas me chercher où le rossignol chante,
Tu chercherais en vain mon cœur ;
Où gémisent les voix des machines stridentes,
C'est là qu'est mon bonheur.

Ne vas pas me chercher où coulent les fontaines,
Tu chercherais en vain, mon cœur ;
Où ruissellent les pleurs de la douleur humaine,
C'est là qu'est mon bonheur.

Et si tu veux aimer d'amour grande et sincère,
Où je suis, viens, mon cœur ;
Et de ce lieu hanté par toutes les misères,
Fais le lieu du bonheur.

( Morris Rosenfeld, Poésies )




Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 14 octobre 2005 a 05:59

Ce que j'avais, je l'ai porte
Sur le marche du monde:
L'amour, la paix, la verite
Et le bonheur du monde.

"Je ne vends pas ; prenez, prenez ;
Je donne a tout le monde
L'amour, la paix, la verite
Et le bonheur du monde. "

Ce que j'avais nul ne l'a pris
Sur le marche du monde ;
Un grand rire accueillait mon cri,
Rien de tout un monde:

" A-t-on jamais vu trafiquant
Offrir l'amour au monde ?
Que rapporte un beau sentiment,
Sur le marche du monde ?

"Tu ne sais rien ; va-t'en, va-t'en
A l'autre bout du monde :
Tu seras toujours un enfant
Sur le marche du monde!"

- " Si, si, je sais ce que l'on vend
Sur le marche du monde :
On vend la sueur et le sang,
Le sang du pauvre monde "

( Abraham Reizine )

Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: anidavid (IP enregistré)
Date: 14 octobre 2005 a 06:13

Hatikva התקוה
Espérance



כל עוד בלבב פנימה
נפש יהודי הומיה
ולפאתי מזרח קדימה
עין לציון צופיה
עוד לא אבדה תקותנו
התקוה בת שנות אלפים
להיות עם חופשי בארצנו
ארץ ציון וירושלים





Kol od balebav p'nimah
Nefesh Yehudi homiyah
Ulfa'atey mizrach kadimah
Ayin l'tzion tzofiyah
Od lo avdah tikvatenu
Hatikvah bat shnot alpayim
L'hiyot am chofshi b'artzenu
Eretz Tzion v'Yerushalayim




traductions

français

Aussi longtemps qu'en nos cœurs,
Vibrera l'âme juive,
Et tournée vers l'Orient
Aspirera à Sion,
Notre espoir n'est pas vain,
Espérance bimillénaire,
D'être un peuple libre sur notre terre,
Le Pays de Sion et Jérusalem.






espagnol

Mientras palpite el corazón
de un alma judía,
y rumbo al Oriente
dirija la mirada.
No estará perdida aún nuestra esperanza,
esa esperanza de dos mil años,
de ser un pueblo libre en nuestra tierra,
la Tierra de Sión y Jerusalem.




Re: Les Poetes Juifs et leurs poemes
Posté par: masschou (IP enregistré)
Date: 25 octobre 2005 a 01:43

JE ME RAPELLE QU'IL Y'AVAIT UNE AUTRE VERSION DE HATIKVA
QUI MENTIONER '' DAVID VE HANNA ?

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