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Musique andalouse, histoire juive, culture judéo-berbère, judéo-espagnol, littérature juive, Rabbins, cimetières juifs au Maroc, Patrimoine juif au Maroc 
Maroc, deux passions, une mémoire
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2007 a 08:18




"Maroc, deux passions, une mémoire" est un livre d'art et de paroles qui évoque la richesse culturelle et artistique du Maroc à travers la collection de Paul Dahan, spécialiste de l'art juif marocain, et celle de Khalid El-Gharib, propriétaire de la "Khalid art gallery.

Cet ouvrage porte le poids d'une mémoire perdue qui se retrouve, celle du Maroc où Musulmans et Juifs étaient côte à côte dans la vie et dans l'art.

Par leur conversation "singulière", les deux collectionneurs tracent un chemin vers la mémoire du Maroc qui reste encore intacte dans ces objets d'art façonnés avec amour et recueillis aujourd'hui dans un même élan. La diversité, la tradition et le partage s'expriment dans cet artisanat particulièrement riche et créatif.

Tous deux nés à Fès, Khalid El-Gharib et Paul Dahan invitent les lecteurs à partager l'aventure de leurs collections. Le premier, antiquaire à Marrakech, et le second, fondateur du Centre de la culture judéo-chrétienne à Bruxelles, ont recueilli une mémoire commune et créé la leur.

Transmettre ce qui est reçu en s'attachant autant à la perpétuation de l'esprit qu'à la sauvegarde des oeuvres est le message émouvant de cet ouvrage.

Maroc, deux passions, une mémoire
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2007 a 08:35

Dans le meme ordre d'esprit je citerais ce jeune étudiant marocain en France, membre d’une association juive, et qui plaide pour la tolérance et l’ouverture sur “l’Autre”. Courageux !.


Citation:
Je me présente tout d'abord. Je m'appelle Soufiane Qassimi et je suis un étudiant marocain en deuxième année à HEC Paris (Ecole des hautes études commerciales).
Je fais partie de l'association HEC Israël, dont je suis le secrétaire général. Une association qui rassemble la communauté juive du campus, et dont je suis un responsable, sans être moi-même juif. Je me suis déjà rendu en Israël, l'année dernière, et j'ai même appris quelques rudiments d'hébreu.
Souvent, on me pose et repose la même question : “Pourquoi ?”.
La réponse est pourtant simple. Ce faisant, je voulais démontrer aux membres de la communauté juive que je côtoie, et dont beaucoup sont d'origine marocaine, qu'un arabe n'est pas forcément un antisémite ou un judéophobe, qu'il est capable de fournir beaucoup d'efforts pour tenter de comprendre certaines positions du peuple juif. Des positions qui sont considérées, dans le monde arabe, comme passibles de lynchage

Maroc, deux passions, une mémoire
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 04 février 2008 a 22:08

Du pareil au meme, un article surperbe qui relate l'Art juif marocain, paru recemment sur Liberation - Casablanca, et que je poste ici car trop relatif a notre theme.




MAROC : L'ART JUIF AU MAROC - Une culture haut en couleurs

Libération (Casablanca) - par Ayoub Akil
24 Janvier 2008




L'art juif marocain est très riche. Entre costumes, musiques, peintures, traditions, littérature et cinéma, cet élan émouvant ne date pas d'aujourd'hui. Pour mieux approcher cette histoire, il faut remonter le temps et l'espace.

Cet élan s'adresse directement aux coeurs autant qu'aux esprits, reste à ne surtout pas chercher à en plaquer un exotisme quelconque. Mais, il faut se laisser tout simplement immerger. Car, nous ne pouvons rejoindre cette diversité que dans le monde des sentiments et des émotions.

La diversité des expériences juives au Maroc et la variété de leurs différentes trajectoires historico-géographiques font toute la richesse et la multi-culturalité reconnue du judaïsme marocain. Ce sont ces regards lancés de l'intérieur et de l'extérieur, multiséculaires, multiculturels et multidimensionnels sur l'expérience juive au Maroc. Pour préserver ce patrimoine riche et haut en couleurs, Paul Dahan, un Juif-marocain, a fondé un musée. Il s'agit du Centre de la culture judéo-marocaine situé à Bruxelles.

Un centre qui a également pour mission d'assurer un double rôle : éducatif et pédagogique, plus large. Il témoigne de plusieurs siècles de présence des Juifs au Maroc. Ces siècles marqués par la large contribution des Juifs à la culture de ce pays. Or, dans le contexte actuel de développement des identités plurielles, les témoins et les traces visibles de cette grande aventure risque de s'effacer totalement. Raison pour laquelle, il a fallu organiser une pareille initiative à même de dévoiler cette particularité ainsi que l'imbrication et la coexistence des cultures juive et musulmane au Maroc. Le Centre permettra de revivifier cette histoire souvent méconnue. Et ce, en stimulant des rencontres et des réflexions par des activités telles que conférences, débats, concerts, projections, journées d'études, etc.

Par ailleurs, la musique marocaine en général, et celle des communautés juives en particulier, présente un large éventail de styles divers qui se sont enchevêtrés au cours des siècles. En tant que très anciens habitants du Maroc, les Juifs ont pu recueillir dans leur patrimoine musical certains des éléments des cultures musicales berbère, méditerranéenne, proche-orientale, maure, saharienne. Cette musique constitue un carrefour où se retrouvent l'Orient, l'Occident et l'Afrique.

A titre d'exemple, on retient la musique judéo-andalouse. Ici, l'apport fécond de la culture judéo-andalouse séfarade a non seulement enrichi le judaïsme marocain dans sa particularité, mais a également contribué à l'essor des valeurs substantielles de la culture marocaine. Ceci est visiblement présent au coeur de la musique andalouse dans toute l'étendue de son répertoire. Pour cela, le Festival de musique judéo-andalouse a été créé. A travers deux soirées organisées lundi 7 et mardi 8 janvier 2008 à Casablanca, cet événement a bel et bien témoigné de la richesse de cette musique. Animées par l'étonnant Kinor David, orchestre de musique séfarade, ces deux soirées ont été riches en intonations. Que de grands noms y ont participé: de Micelle Abbitan au grand Orchestre gharnati d'Oujda, en passant par les élégantes formations andalouses de Mohamed Alami et de Azzedine Benkirane.


Cet événement culturel et artistique remettra en valeur les multiples facettes de cet héritage. Un patrimoine immatériel qui traduit une bonne partie de notre culture. Bref, les musiciens juifs étaient, et sont encore, connus par leur apprentissage et assimilation rapides des strophes et paroles des textes de la musique andalouse. Et, ils sont également d'excellents instrumentistes.

La musique, le chant et la poésie ont été perpétués grâce notamment à leur transcription en caractères hébraïques dans des milliers de manuscrits. Ils ont fait vivre et goûter bien des heures fastes à des connaisseurs et à des amateurs juifs et musulmans, unis par le plaisir et le divertissement.

[b]Bref, l'aventure de la vie et de la culture juives a façonné une bonne partie de notre histoire. Un patrimoine à sauvegarder sans doute afin qu'il ne soit pas suspendu dans le temps et l'espace.


[fr.allafrica.com]






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