CULTURES ET TRADITIONS JUIVES :  DARNNA.COM
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Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 11 mai 2009 a 08:04

Coloquio Internacional / Colloque International
"Sefarad : Memorias, Identitades y Diásporas "
"Sépharade : Mémoires, Identités et Diasporas"


3, - 7 de Junio 2009 Córdoba Espana
3 - 7 Juin 2009 Cordoue Espagne

Patrocinio / Sous le Haut Patronage
de La Casa de Sefarad y La Casa de la Memoria - Cordoba
Avec le concours du CRJM /
Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc – France

Colaboran / Collaboration
La Casa de Sefarad y La Casa de la Memoria Cordoba - Espagne
Université de Cordoue - Espagne
The Moshe David Gaon Center for Ladino Culture Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel
Département d´Etudes Hébraïques de l´Université Paris 8 - France
Centro Sefardí Otomano de Estambul – Turquie
Association "Permanences du Judaïsme Marocain " París – France
CRJM / Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc – France
Association Israélienne Zohar pour la Préservation,
la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain - Israël
Associations Vidas Largas et / y J.E.A.A. - France
Jacky Kadoch de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira - Maroc

Organiza / Organisation
Casa de Sefarad Casa de la Memoria
C/ Judios esq. C/ Averroes 14004 Cordoba Espagne
Tel : + 34 957 421 404 GSM: + 34 618 578 493
E-mail : memorias@terra.es WebSite: www.casadesefarad.es

Coordination par pays:
Delouya Arrik France GSM: +33 6 77 16 13 55 E-mail: arrik.delouya@wanadoo.fr
Kadoch Jacky Maroc Tél: +212 524 448 754 ; +212 524 438 705 GSM: +212 661 13 99 35
E-mail: jackykadoch@gmail.com
Baziz Orna Israël Tél: +972 2 671 93 53 GSM: + 972 507 743 637
E-mail : baziz@macam.ac.il
Programa / Programme

Participants au Colloque de Cordoue : Entre 20 & 26 participants
5 Participants Espagne
1 Sebastian de la Obra 1 Rosana de Aza 1 Jaime Sanchez 1 Dra. Amelia Sanchis Vidal
1 Virginia Luque Gallegos

Entre 7 & 10 Participants France
1 Ephraim Riveline 1 Arrik Delouya 1 Haim-Vidal Sephiha 2 Robert & Michèle Assaraf
2 Alain & Sylviane Assouline 1 Lison Choukron 1 Said Sayagh France 1 Marcelle Illouz Paris

Entre 4 & 9 Participants d’Israel
1 Tamar Alexander 1 Eliezar Papo 1 Shosh Wolf 1 Orna Baziz
1 Dan Albo Historien 2 Joseph et épouse Toledano

Entre 4 & 7 Participants Maroc
1 Jacky Kadoch 1 Fredy Kadoch 1 Nassima Touati 1 Maguy Kakon
1 Hassan Majdi ? Notre 1° doctorant 1 Redouan El Khayatti Prof d’Histoire
1 Kebali Khouloud ? Journaliste / Radio


Miercoles 3 de Junio 2009 / Mercredi 3 Juin 2009
Matin - Après-midi / Morning - Afternoon
Arrivée à Séville ou Madrid / Arrival at Séville or Madrid

14h00 Transfert à Cordoue par le TGV /
14:00 Transfert Cordoba by TGV quick train

16:00. Rencontre à la Casa de Sefarad / Meeting at la Casa de Sefarad

Visite Guidée à la Casa de Sefarad avec ses Nouvelles Salles et d'autres renouvelés... / Visit of Casa de Sefarad

17:00
Conferencia Inauguración / Conférence inaugurale
Professeur Emérite Haïm Vidal Sephiha - Paris
"Shoah y Sefardíes" / “Shoah & Séfarades”
19:30
Concierto de Música Andalusí /
Concert de Musique Andalouse

21:00......Cena de Bienvenida - “tapas” / Dïner de bienvenue - Tapas







Jueves 4 de Junio 2009 / Jeudi 4 Juin 2009


10:00 Conferencias

Ephraim Riveline
“Contribución de lo narrativa sefardí oriental a la literatura israelí”
Université Paris 8 - Directeur de l’Equipe d’accueil doctorale Equipe (Unité) de Recherche EAD Etudes Juives et Hébraïques (2303)
”Contribution du narratif sépharade oriental à la lttérature Israélienne”
Université Paris 8 - Directeur de l’Equipe d’accueil doctorale Equipe (Unité) de Recherche EAD Etudes Juives et Hébraïques (2303)

Arrik Delouya
"Judaismo de Marruecos: Memoria e Identidades”
Sociologue, chercheur et écrivain - Paris
“ Judaïsme Marocain: Mémoires et Identités”
Sociologue, chercheur et écrivain - Paris

Robert Assaraf
Séfarad y España: Nuevos encountros de los Judíos de Tetouan con España en el momento de la guerra hispano-marroquí de 1860.
Séfarad et Espagne : les retrouvailles des Juifs tétouanais avec l'Espagne lors de la guerre hispano-marocaine de 1860.

11:30
Tamar Alexander
Presentación del Libro: "La Palabra en su hora es Oro" (Refranero en Haketia). The Moshe David Gaon Center for Ladino Culture Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel
Présentation du Livre: "Le Mot à son heure est d’Or" (Refranero dans Haketia). The Moshe David Gaon Center for Ladino Culture Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel

12:30
Eliezar Papo
" El umor komo terapia: la Agada de los partizanes…"
Lecturer at Ben-Gurion University of the Negev - Israël
“L’humour comme une thérapie : l'Agada des partisans "
Maître de Conférence à Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel

17:00 Sebastián de la Obra.
" Diáporas: una memoria compleja "
Sebastián de la Obra." Diasporas : une mémoire complexe "



20:00 Concierto de Música Sefardí / Concert de Musique Sepharade
21:00.....Cena Libre / Dîner libre






Viernes 5 de Junio 2009 / Vendredi 5 Juin 2009

10:00 Karen Sarhon
Centro Sefardí Otomano de Estambul:
" Estambul: Identidad y Diáspora"
Karen Sarhon du Centre Sefardí Otomano d’Istamboul
“Istamboul, Identité et Diaspora”

Orna Baziz
(Jésrusalem)
הגדת אגדיר | העיר ושברה Hagadat Agadir - La ville éclatée
En souvenir des disparus du tremblement de terre d’Agadir


Mesa Redonda de las Experiencias y Debates
Table Ronde des Expériences et Débats/
Participants
• Casa de Sefarad Córdoba Espagne
• Université de Cordoue - Espagne
• Département d´Etudes Hébraïques de l´Université Paris 8
• The Moshe David Gaon Center for Ladino Culture Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel
• Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris
• Associations "Vidas Largas" et "Judéo-Espagnol à Austwitz. Paris
• Centro Sefardí Otomano de Estambul – Turquie
• CRJM / Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc - France
• Association pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain Zohar – Israël
• Jacky Kadoch de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira - Maroc


13:00 Itinerario de la Inquisición de Córdoba
Itinairaire de l’Inquisition de Cordoue


19:00 Celebración del Shabat / Célébration du Shabbat
Sala de la Sinagoga de la Casa de Sefarad.
Bajo el nombre de Henry Kadoch Z. Participación de Jacky Kadoch (Rabbi) de Marrakech.
Dans la Salle de la Synagogue de la Casa de Sefarad qui porte le nom d´Henri Kadoch. Officiant: Jacky Kadoch de Marrakech


20:00 Cena de Shabat / Dîner du Shabbat






Sabado 6 de Junio 2009 / Samedi 6 Juin 2009
Libro / Quartier Libre


Domingo 7 de Junio 2009 / Dimanche 7 Juin 2009
Jour des départs
Visite de Séville avant de prendre l’avion




Otras Actividades / Autres Activités


Miércoles 3 de Junio………Concierto de Música Andalusí
Mercredi 3 Juin Concert de Musique Andalouse

Jueves 4 de Junio………… Concierto de Música Sefardí
Jeudi 4 Juin Concert de Musique Sefardi

Viernes 5 de Junio………….Flamenco Tradicional
Vendredi 5 Juin Flamenco Traditionnel
























Breve reseña biográfica de los Ponentes
Brève notice Biographique des Intervenants


Haïm-Vidal Sephiha
Profesor emerito de la Universidad La Sorbona de París. Fundador de la Asociación "Vidas Largas" y de la JEAA (Judéo-Espagnol à Auschwitz). Es en la actualidad uno de los principales referentes de la Cultura Sefardí. Autor, entre otros textos, de "La agonia de los judeoespañoles". Deportado y superviviente de Auschwitz.
HVS est Professeur émérite de l'Université de la Sorbone de Paris. Il est fondateur de l'Association " Vidas Largas " et de la JEAA (Judéo-Espagnol à Auschwitz). Il est actuellement l'un des pionniers principaux de la Culture Sefardí. Il est l'auteur, entre d'autres textes, de "L'agonie des judéo-espagnols". Déporté, il est survivant d’ Auschwitz.

Tamar Alexander
Directora del "Moshe David Gaon Center for Ladino Culture" de la Ben Gurion University of the Negev Israel. Es una de las autoridades más reconocidas en el ámbito de Autora de la lengua judeoespañola. Autora entre otras obras de la popular "Erase una vez…Maimónides".
Directrice du Centre Moshe David Gaon pour la Culture Ladino à l’Université Ben Gurion du Neguev Negev en Israël, elle est considérée comme l'une des autorités les plus reconnues au sein des Auteurs de la langue judéo-espagnole. Elle est auteur entre autres oeuvres de la très populaire "Il était une fois … Maimónide".

Ephraïm Riveline
Profesor y Director del Departamento de Estudios Judios y Hebráicos de la Universidad Paris 8. Historiador. Escritor. Director de Investigaciones sobre Lenguas, Literaturas y Civilizaciones extranjeras, Director del Departamento de Estudios Hebraicos. Director de la Revista de Estudios Judíos y Hebraicos, cuyo último número monográfico estuvo dedicado al profesor Richard Ayoun..
Miembro de la Association des Permanences du Judaïsme Marocain.
Historien. Ecrivain. Prof à l’Université Paris 8. Directeur de Recherches sur les Langues, Littératures et Civilisations Etrangères. Directeur du Département d´Etudes Hébraïques. Directeur de l´Equipe de Recherche EA 2303:"Etudes Juives et Hébraïques".

Eliezer Papo
Profesor del Departamento de Literatura Hebrea de la Ben Gurion University of Negev. Vicepresidente del Moshe David Gaon Center for Ladino Culture. Autor de numerosos textos sobre la lengua judeoespañola y la tradición sefardí en Oriente, singularmente en Sarajevo.
Il est Professeur du Département de Littérature Hébraïque à l’Université Ben Gurion du Neguev Negev en Israël. Il est également vice-président du Centre Moshe David Gaon pour la Culture Ladino à l’Université Ben Gurion du Neguev Negev en Israël. Il est enfin auteur de nombreux textes sur la langue judéo-espagnole et la tradition sefardí dans l'Orient et particulièrement à Sarajevo.



Karen Gerson Sarhon
Profesora de la Universidad de Estambul. Investigadora y cantante sefardí. Dirige el Centro Cultural de Investigaciones Sefardíes-Otomanas de Estambul (Ottoman-Sephardic Cultural Research Center of Istanbul). Responsable de la publicación en judeo-español "El Amaneser". Fundadora del grupo de música sefardí "Los Pasharos Sefaradies". Ha publicado numerosos textos sobre la pervivencia y desarrollo de la lengua djudeo-espanyola en el Imperio Otomano y actual Turquia./
Professeur de l´Université d´Istamboul. Chercheur et chanteuse sépharade. Dirige le Centre de Recherches Otomans-Sépharades d´Istamboul. Responsable de la publication en Judéo-Espagnol "El Amaneser". Fondatrice du groupe de musique sépharade "Los Pasharos Sefaradies"

Robert Assaraf
Escritor e Historiador. Impulsor de numerosas iniciativas para la recuperación del legado del judaismo marroquí. Participa y patrocina numerosas asociaciones y en la actualidad es Presidente del Centre de Recherche sur le Juifs du Maroc y de la Union Mondiale du Judaïsme Marocain. /
Ecrivain et Historien, il est Homme d´affaires réputé. Président et fondateur du Centre de Recherche sur la Juifs du Maroc CRJM et de l´Union Mondiale du Judaïsme Marocain, il a publié divers ouvrages dont " Mohamed V et les juifs du Maroc"; “Une crise et des hommes - Israël 1995-1999” ; “Le Drame d’Israël. De la Paix à la Guerre”; " Une Certaine Histoire Moderne des Juifs du Maroc 1860-1999" ; “Ariel Sharon et ses batailles politiques”; En collaboration avec Michel Abitbol:“Relations judéo-musulmanes au Maroc. Perspectives et réalités”. " Monothéisme et Tolérance"; “Juifs du Maroc à travers le monde - Émigration et identité retrouvée” ; “Eléments de l’Histoire des Juifs de Fès” ; “Eléments de l’ Histoire des Juifs de Marrakech”.

Arrik Delouya
Sociólogo y escritor. Autor de repertorios bibliográficos sobre la producción literaria del judaismo marroqui. Presidente de la Association des Permanences du Judaïsme Marocain en París. Fundador de la Association pour la Preservation, Diffusion et la Rayonnement du Judaïsme Marocain Zohar en Israel.
Sociologue. Ecrivain et Chercheur. Auteur de plusieurs Inventaires Bibliographiques sur le Judaïsme Marocain dont notamment " Les Juifs du Maroc: Bibliographie Général". Auteur d’autres ouvrages et articles scientifiques sur Israël. Président-Fondateur de l’Association "Permanences du Judaïsme Marocain" et de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain.

Sebastián de la Obra
Historiador. Investigador. Director-Fundador de la Biblioteca y Centro de Documentación de la Casa de Sefarad. Director de la Biblioteca del Parlamento de Andalucía. Jefe del Servicio de Documentación del Parlamento de Andalucía. Autor de numerosos textos, singularmente centrados en las "memorias de la exclusión", tanto en la historia como en la actualidad. Fundador del Grupo de Música Sefardí "Aljama" /
Historien. Chercheur. Directeur-Fondateur de la Bibliothèque et du Centre de Documentation de la Casa de Sefarad. Directeur de la Bibliothèque du Parlement d´Andalousie. Chef du Service de Documentation du Parlement d´Andalousie. Fondateur du groupe de Musique Sépharade "Aljama".

Jacky Kadoch
Presidente de la Comunidad Israelita de Marrakech-Essaouira. Responsable de la recuperación y restauración de los lugares santos y cementerios de Marrakech y alrededores. Jacky es co-fundador de la Asociación "Permanences du Judaïsme Marocain"
Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira. Responsable de la restauration des lieux saints et des cimetières de Marrakech et des environs. Il est très impliqué dans le sauvetage du patrimoine judéo-marocain. Il est notamment co-fondateur de l´Association " Permanences du Judaïsme Marocain "

Rosana de Aza
Escritora. Filóloga. Investigadora. Directora de la Casa de Sefarad. Premio de Poesía "Elena Martín Vivaldi" del Instituto Andaluz de la Mujer. Premio de Poesía de la Universidad de Sevilla. Impulsora de las más importantes actividades que sobre la Cultura Sefardí se han celebrado en los últimos años en Andalucía. Directora de la Casa de la Memoria de Sevilla. /
Ecrivain. Philologue. Directrice-fondatrice de la Casa de Sefarad. Elle a initié la plus grande partie des activités culturelles concernant la tradition et culture sépharade célébrées ces dernières années en Andalousie - Directrice de la "Casa de la Memoria" de Sevilla.

Orna Baziz
Orna es profesora del hebreo moderno y bíblico a a los adultos a la Escuela normal de Jerusalén. Ella presentó su doctorado de “Lettres” en 1996 en París, en la Sorbonne sobre " La imagen de la mujer a la obra de David Shahar según la visión Lourianique ".Ella es autor del libro (en hebreo) "Hagadat Agadir", cuento de una ciudad destruida, en las ediciones Yad Ben Tsvi en colaboración con la Universidad hébraïque de Jerusalén donde su búsqueda etnográfica vuelve a trazar el vivido de 13 supervivientes. Es cofundadora y delegada general de la Asociación de Israel Zohar para la Preservación, la Difusión y el Brillo del Judaísmo Marroquí
Orna enseigne l'hébreu moderne et biblique aux adultes à l’Ecole Normale de Jérusalem (elle y forme des enseignants pour qui l'hébreu est une seconde langue). Elle a présenté son doctorat de Lettres en 1996 a Paris, a la Sorbonne sur "L'image de la femme dans l'oeuvre de David Shahar selon la vision Lourianique". Elle est auteur du livre (en hébreu) "Hagadat Agadir", récit d'une ville détruite, aux éditions Yad Ben Tsvi en collaboration avec l'Université hébraïque de Jérusalem où sa recherche ethnographique retrace le vécu de 13 rescapés. Elle est co-fondatrice et déléguée générale de l’Association Israélienne Zohar pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 11 mai 2009 a 08:06

Mes Chers Amis

La prochaine Réunion amicale de travail est prévue pour le Jeudi 14 Mai 2009 dès 17H00 comme nous l’avons décidé la fois passée.

Le lieu offert : Chez Ran Kadoch membre co-fondateur de notre association à son Moshav Mizgav Dov Meshek 11 Doar Na Sorek 76867 au Yishouv Gderot près de Guedera
Tél: (08) 859 47 28 GSM: (0524) 401 448

Vous pouvez donc inviter des amis futurs-adhérents à Zohar.

Merci de m'envoyer dès à présent votre accord par téléphone ou par mail afin de boucler la liste des participants.

Une collation est prévue.

Merci de m’envoyer par mail votre confirmation ou infirmation par mail ou en appelant. Contacter Bar Kokhva Haviv Tel: 02 641 11 65
Cette Réunion se tiendra dans tous les cas de figure même si le nombre sera plus restreint que la fois passée

Avec mon Amitié sincère

Arrik Delouya
Ordre du Jour

1 Levée de fonds à réaliser par Shosh Wolf et Arrik Delouya. Une première rencontre préalable a eu lieu à Tel-Aviv le 19 Mars dernier pour boucler cette collaboration. Un dossier est en cours. Il comprend la banque des projets.


2 Nouvelle composition de nos instances dirigeantes

Composition du CA Exécutif

Suite à la démission de Thérèse Zrihen-Dvir pour des raisons évidentes de temps (elle est actuellement en train de construire sa maison), elle est remplacée par nos deux déléguées générales Dr. Orna Baziz et Josiane Assouline-Mayer, doctorante.


Président Dr. Arrik Delouya, Sociologue Chercheur
fund raiser
Déléguées Générales de l'association Dr. Orna Baziz, Professeur et Ecrivain
Josiane Assouline-Mayer Doctorante
Déléguée Générale-Adjoint de l'association David Elmoznino, Ecrivain
Trésorier Haviv Zrihen Bar Kochva
Inspection Juridique et Financière M° David Or Hen, avocat
Activités culturelles et sportives Jean-Pierre Bentolila
Fund Raising et Relations Pubiques Shosh Wolf
Avocat Bitton Yaacov

Composition du Bureau Directeur Dr. Arrik Delouya, Sociologue Chercheur
Dr. Orna Baziz, Professeur et Ecrivain
Josiane Assouline-Mayer Doctorante
Haviv Zrihen Bar Kochva
M° David Or Hen, avocat
Composition du Comité non-exécutif
Vice-Président Asher Knafo, Ashdod Israël
Président d’honneur Robert Assaraf, Paris France
Membres Comité d’Honneur Henri Ohana, Paris France
Prof. Ephraim Riveline, Paris France
Sebastian de la Obra, Cordoue Espagne
Rosana de Aza, Cordoue Espagne
Ouri Sebbag, Beer Sheva Israël
Shaul Bensimhon, Ashdod Israël
Jacky Kadoch, Marrakech Maroc





3 Création d’Ateliers

3.1. Levée de Fonds
3.2. Groupes de pression

Proposition d’Orna Baziz de créer un groupe lobby autour du thème de l’enseignement de l’héritage du judaïsme marocain dans les établissements scolaires d’Israël

3.3. Union des Ecrivains d’origine marocaine
Cette Union d’écrivains d’obédience juive marocaine s’incscrit dans le cadre des ateliers que nous avons mis en place dans notre association Zohar en Israël. L »’Igud » ne sera ni une association ni une organisation hors du champ de Zohar.
Chaque atelier est une entité indépendante gérée par une petite équipe restreinte qui a pour but d’aligner une pré-étude de faisabilité humaine, sociologique et socio-technique. Comme toute étude, elle sera accompagnée d’éléments de budgets. L’Etude est revue par notre Bureau-Directeur et reçoit son aval en même temps que son budget nécessaire à sa mise en place. Cela sera l’apanage de notre association comme du reste fonctionnent les ONG / Organisation Non Gouvernementale. Arrik est en charge de trouver les budgets.
Quant à l’élaboration du concept, la note d’opportunité, la recensement des écrivains d’obédience juive marocaine, l’échange téléphonique avec chacun d’entre eux et le parcours des opérations seront élaborés d’ici peu.
Enfin, Ephraim Riveline a donné son accord à ce projet ainsi que les écrivains suivants membres de notre association par ordre alphabétique Rav Abitbol Meir, Albo Dan , Assaraf Robert , Baziz Orna , De la Obra Sebastian & De Aza Rosana , Delouya Arrik , Elmoznino David, Kadoch Jacky , Kadosh Gaby , Kenan Itzik , Knafo Asher , Mayer Josiane née Assouline , Melca Haïm E , Nahmias Joe , Ruimy Shoshana , Segev Shmuel , Toledano Joseph , Zrihen Bar Kokhva Haviv ,
On commencera donc une réunion avec ces auteurs, puis avec la trentaine d’autres écrivains seront recensés en Israël en plus de ceux hors d’Israël. Telle sera la première configuration.
3.4. Organisation d’évènements

3.5. Règlement Intérieur,
Notre Charte et notre Code de déontologie à partir du document proposé par Arrik Delouya

3.6. Questions financières
Haviv Bar Kokhva a fait l’avance de 1000 Nis à l’avocat Yaacov Bitton pour le règlement de l’enregistrement de l’association Zohar. Merci d’envoyer votre cotisation qui permettra le remboursement de ce montant.

3.7. Groupe lobby pour la mémoire du père de Micheline-Mikhal Waknine
father

3.8 Autobiographie de Shaul BenSimhon

3.9. Collection « Mémoire et Permanences du Judaïsme Marocain »
L’Association-sœur parisienne « Permanences du Judaïsme Marocain s’est dotée d’une collection de livres sur la mémoire du judaïsme Marocain /


Collection « Mémoire et Permanences du Judaïsme Marocain - Zohar » (Paris)
Editions David Reinharc – Paris

Cette Collection «Mémoire et Permanences du Judaïsme Marocain» (Paris) s’inscrit dans le prolongement des entretiens passés entre Arrik Delouya, Ephraim Riveline tous deux co-directeurs et David Reinharc éditeur et quelques auteurs.
Le Judaïsme Marocain puise dans la pensée Juive universelle des liens étroits mais il est aussi le produit du terreau marocain où il a bien vécu pendant 2200 ans. C’est ce qui donne à la mémoire séfarade sa contribution historique au patrimoine national marocain même si la démographie juive au Maroc est passée de 265 000 âmes de 1948 à 2 500 en 2009.

Malgré tout, un intérêt singulier est porté par les historiens marocains aux communautés juives marocaines, leur souci étant de retrouver et d’exploiter plus avantageusement des sources bibliographiques (publications et manuscrits) marocaines, en arabe, en judéo - arabe et en hébreu.

La persistance de ce Judaïsme Marocain nous amène à nous pencher sur le portrait d'une communauté et de sa richesse historique.

Cette collection itinérante a pour but le sauvetage et le maintien de l’ensemble des héritages transmis du Judaïsme Marocain sous ses facettes multiples par des publications portant sur des sujets aussi divers que :

• Philosophie, vie religieuse, coutumes, codes religieux et prescriptions juridiques issues de Castille,
• Histoire et hagiographie
• Education, enseignement et linguistique
• Système culturel, art/poésie/musique,
• Folklore, habitat humain (études de vie de cette communauté dans son quartier, souvent le Mellah sous divers aspects),
• Rapports avec la communauté majoritaire et relations Judéo - musulmanes,
• Evolution sous le protectorat, rôle de l'AIU et de la France dans le processus d'occidentalisation de ces juifs…. immigration, intégration, absorption,
• Nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, et la diversité du patrimoine culturel
• Littérature et Mémoire


Cette collection
• Fera connaître l’immense richesse du patrimoine juif marocain.
• Rendra accessible la lecture de thèses devenues ouvrages de référence.
• Ré - éditera les ouvrages de référence épuisés et qui sont les plus demandés.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 15 juin 2009 a 21:50

Compte Rendu du Colloque International des 3 - 7 Juin 2009 Cordoue Espagne
"Sépharade : Mémoires, Identités et Diasporas"
Sous le Haut Patronage de La Casa de Sefarad y La Casa de la Memoria - Cordoba
Avec le concours du CRJM

Compte Rendu par Arrik Delouya - Paris le 11 Juin 2009





Organisation
Casa de Sefarad Casa de la Memoria
C/ Judios esq. C/ Averroes 14004 Cordoba Espagne
Tel : + 34 957 421 404 GSM: + 34 618 578 493
E-mail : memorias@terra.es WebSite: www.casadesefarad.es


Colloque International

Un Colloque récent au coeur de la “Juderia” de la capitale andalouse autour du thème "Sépharade : Mémoires, Identités et Diasporas" nous a permis de tisser des liens professionnels, scientifiques mais aussi d’amitié.

Les initiateurs de ce colloque sont un couple :

1 - Rosana de Aza

Ecrivain. Philologue. Directrice-fondatrice de la Casa de Sefarad. Elle a initié la plus grande partie des activités culturelles concernant la tradition et culture sépharade célébrées ces dernières années en Andalousie - Directrice de la "Casa de la Memoria" de Sevilla.

2 - Sebastian de la Obra
Historien. Chercheur. Directeur-Fondateur de la Bibliothèque et du Centre de Documentation de la Casa de Sefarad. Directeur de la Bibliothèque du Parlement d´Andalousie. Chef du Service de Documentation du Parlement d´Andalousie. Fondateur du groupe de Musique Sépharade "Aljama".

Nos deux associations des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris et pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain Zohar – Israël ainsi que d’autres encore se sont rendues à Cordoue les 3 - 7 Juin 2009. Cette ville choisie était l'une des plus anciennes villes d'Espagne, héritière de la tradition grecque, capitale musulmane et cour des califes d'Occident, la Mosquita est un des plus bel exemple des mélanges des cultures orientales et occidentales.

From: Sephiha Haïm-Vidal
To: ARRIK DELOUYA
Sent: Friday, June 12, 2009 9:21 AM
Subject: Rapport de HVS (Colloque de Cordoue)

Cher Arrik ,
Je rédige ce mot qui se résume par ENTHOUSIASME notre Colloque de Cordoue
Celui de retrouver des amis attentifs et sincères.
Celui de trouver une Casa Sefarad active et soucieuse de préserver nos mémoires tant avant 1492 qu'après.
Celui d'ouvrir le colloque sur mon témoignage et de pouvoir révéler l'ampleur du désastre.
Celui, à partir de mon numéro sur le bras gauche, de pouvoir initier les ignorants tant juifs que non juifs, à la perversité des nazis et de leur système concentrationnaire et exterminatoire à la fois.
Celui de rencontrer des congressistes pleins de leur sujet et qui nous ont communiqué leur savoir en toute simplicité , sans arrogance aucune (l'apanage des imbéciles dangereux).
Celui aussi de chanter, voire de pleurer ensemble autour des belles tables du shabbath.
Bref, celui de pouvoir nous sentir comme dans ce verset HINE MA TOV U MA NAIM SHEVET AHIM GAM YAHAD ET LA CERTITUDE QUE NOUS AVONS SEMÉ EN VUE D'ENTHOUSIASTES REVOYURES ET DE BELLES ET ABONDANTES RÉCOLTES
Neshikot
Haïm-Vidal SEPHIHA

La Juderia est l'ancien quartier juif de Cordoue et aussi le coeur de la ville. C'est là que l'on trouve les principaux monuments de la ville. Et c’est là que nous avons passé 4 nuits et 5 journées.
Les murs blanchis par le soleil protègent de ravissants patios. Les rues piétonnes, sont trop étroites pour les voitures et les balcons ornés de belles fleurs sont une invitation à la détente.
La Juderia accueille de nombreux magasins d'artisanat : des ateliers d'orfèvre et de travail du cuir. Pour la petite histoire, le mot "cordonnier" est un dérivé de Cordoue.

C’est dans cette Juderia au coin des deux Rues C/ Judios esq. C/ Averroes que se trouve la Casa de Sefarad, deux noms du personnage arabe célèbre et des Juifs. Abu'l-Walid Muhammad ibn Rouchd de Cordoue né en 1126 à Cordoue (comme Maimonide) mort le 10 décembre 1198, à Marrakech, dit Ibn Ruchd, plus connu en Occident sous son nom latinisé d'Averroès, et de son nom complet Abū l-Walīd Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Ahmad ibn Rušd أبو الوليد محمد بن احمد بن محمد بن احمد بن احمد بن رشد , est à la fois un philosophe, un théologien islamique, un juriste, un mathématicien et un médecin musulman andalou du XIIe siècle. Son œuvre est reconnue en Europe Occidentale mais combattue dans le monde musulman (où ses œuvres sont brûlées) et aussitôt oubliée après sa mort. Certains vont jusqu'à le décrire comme l'un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l'Ouest.

La Juderia est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco

Les participants étaient des amis d’Espagne, d’Argentine, du Brésil, du Maroc, de France, d’Israël....issus des centres et organismes suivants:

• Casa de Sefarad Córdoba Espagne
• Université de Cordoue – Espagne
• Département d´Etudes Hébraïques de l´Université Paris 8
• The Moshe David Gaon Center for Ladino Culture Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel
• Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris
• Association pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain Zohar – Israël
• Associations "Vidas Largas" et "Judéo-Espagnol à Austwitz. Paris
• Centro Sefardí Otomano de Estambul – Turquie
• CRJM / Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc - France
• Jacky Kadoch de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira – Maroc

La première journée du mercredi 3 Juin a été consacrée à la Conférence inaugurale était assurée en ladino par le professeur émérite Haim-Vidal Sephiha de Paris sur le thèsme : “Shoah & Séfarades”.

HVS, 86 ans, est Professeur émérite de l'Université de la Sorbone de Paris. Il est fondateur de l'Association " Vidas Largas " et de la JEAA (Judéo-Espagnol à Auschwitz). Il est actuellement l'un des pionniers principaux de la Culture Sefardí. Il est l'auteur, entre d'autres textes, de "L'agonie des judéo-espagnols". Déporté, il est survivant d’ Auschwitz.

Cette importante communication a été précédée d’une conférence de presse en Espagne et via la Radio Shalom de Paris.

Le soir a été consacré à un Concert de Musique Andalouse.

Un dïner de bienvenue à base de Tapas a été offert par les amis Rosana et Sebastian de la Casa de Sefarad.

jeudi 4 Juin 2009 , le cycle des premières communications était assuré par le professeur Ephraim Riveline Directeur de l’Equipe d’accueil doctorale Equipe (Unité) de Recherche EAD Etudes Juives et Hébraïques (2303) à l’Université Paris 8 – et membre de notre comité d’honneur de nos 2 associations parisienne et israélienne du judaïsme marocain. Il s’agissait de “ la ”Contribution du narratif sépharade oriental à la lttérature Israélienne”. Il est hHistorien. Ecrivain. Prof à l’Université Paris 8. Directeur de Recherches sur les Langues, Littératures et Civilisations Etrangères. Directeur du Département d´Etudes Hébraïques. Directeur de l´Equipe de Recherche EA 2303:"Etudes Juives et Hébraïques".

Dr. Arrik Delouya, sociologue et chercheur a planché sur le “ Judaïsme Marocain: Mémoires et Identités”. Ces deux conférences sont disponibles et peuvent être envoyées sur demande. Auteur de plusieurs Inventaires Bibliographiques sur le Judaïsme Marocain dont notamment " Les Juifs du Maroc: Bibliographie Général", il est aussi a uteur d’autres ouvrages et articles scientifiques sur Israël. Président-Fondateur de l’Association "Permanences du Judaïsme Marocain-Paris" et de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain-Zohar.

Robert Assaraf, historien, écrivain et mécène nous a fait un état sur : Séfarad et Espagne : Les retrouvailles entre l’Espagne et les Juifs de Tetouan 1859-1860 lors de la Guerre hispano-marocaine”. Ecrivain et Historien, il est Homme d´affaires réputé. Président et fondateur du Centre de Recherche sur la Juifs du Maroc CRJM et de l´Union Mondiale du Judaïsme Marocain, il a publié divers ouvrages dont " Mohamed V et les juifs du Maroc"; “Une crise et des hommes - Israël 1995-1999” ; “Le Drame d’Israël. De la Paix à la Guerre”; " Une Certaine Histoire Moderne des Juifs du Maroc 1860-1999" ; “Ariel Sharon et ses batailles politiques”; En collaboration avec Michel Abitbol:“Relations judéo-musulmanes au Maroc. Perspectives et réalités”. " Monothéisme et Tolérance"; “Juifs du Maroc à travers le monde - Émigration et identité retrouvée” ; “Eléments de l’Histoire des Juifs de Fès” ; “Eléments de l’ Histoire des Juifs de Marrakech”.

Le Professeur Tamar Alexander a présenté en espagnol (ladino) son dernier ouvrage “ Refranero dans Haketia. Elle est prof au Moshe David Gaon Center for Ladino Culture Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel . Elle est Directrice du Centre Moshe David Gaon pour la Culture Ladino à l’Université Ben Gurion du Neguev Negev en Israël, elle est considérée comme l'une des autorités les plus reconnues au sein des Auteurs de la langue judéo-espagnole. Elle est auteur entre autres oeuvres de la très populaire "Il était une fois … Maimónide".

Dans leur ouvrage “La palabra en su hora es oro” (La parole à son heure est d’or) aux Editions Ben-Zvi, Jérusalem 2008, Tamar Alexander et Yaakov Bentolila ont entrepris de réunir dans ce livre la collection la plus complète de proverbes en hakétia, la langue judéo-espagnole parlée jadis par les Séfarades du Nord du Maroc et de l'Algérie. Une partie a été recueillie dans des publications imprimées et le reste a été enregistré de la bouche de ressortissants marocains et algériens en Israël et dans d'autres pays. Leur recueil, qui résume presque quatre-vingt ans de documentation, compte 1040 proverbes et quelques milliers de variantes, aussi bien en hakétia que dans les langues des cultures attenantes : l’hébreu, l’espagnol, le judéo-arabe marocain et le judéo-espagnol oriental. Chaque proverbe est présenté en caractères latins, doté d’une traduction en hébreu et d’une explication. Une introduction théorique est fournie en deux langues : hébreu et espagnol.

Un déjeuner typiquement espagnol composé de tapas pour tous a été offert par les dirigeants de la Casa de Sefarad.

L’après-midi a été consacré à la visite de la Mosquita, la grande mosquée de Cordoue (en espagnol Mezquita de Córdoba) aussi appelée Santa Iglesia Catedral de Córdoba, est une ancienne mosquée, un des monuments majeurs de l'architecture islamique et, avec l'Alhambra de Grenade, le plus prestigieux témoin qui nous soit parvenu de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle.
Elle est connue dans le monde entier pour cette raison, étant le monument le plus accompli de l'art des Omeyyades de Cordoue. Elle est transformée en église après la reconquista, puis en cathédrale. C'est aujourd'hui l'église principale du diocèse de Cordoue en Espagne.

Ce programme achevé, nous avons pu bénéficier d’un Concert de Musique Sepharade avec une danseuse de flamenco.


Un pot d’amitié offert par Robert Assaraf à l’Hotel NH a été donné pour l’anniversiare de Sebastian de la Obra.

Dr. Eliezar Papo nous a conférencés sur “L’humour comme une thérapie : l'Agada des partisans ". E. Papo est Maître de Conférence à Ben Gurion University of the Neguev Beer Sheva Israel au Département de Littérature Hébraïque. Il est également vice-président du Centre Moshe David Gaon pour la Culture Ladino à l’Université Ben Gurion du Neguev Negev en Israël. Il est enfin auteur de nombreux textes sur la langue judéo-espagnole et la tradition sefardí dans l'Orient et particulièrement à Sarajevo.

Sebastián de la Obra co-fondateur a donné une communication sur son thème favori: ." Diasporas : une mémoire complexe " en dressant un état objectif sur les disaporas en espagne et ailleurs.

Dr. Orna Baziz de Jésrusalem, notre déléguée générale, a fait un exposé autour de son livre: Hagadat Agadir - La ville éclatée, en souvenir des disparus du tremblement de terre d’Agadir.

Orna enseigne l'hébreu moderne et biblique aux adultes à l’Ecole Normale de Jérusalem (elle y forme des enseignants pour qui l'hébreu est une seconde langue). Elle a présenté son doctorat de Lettres en 1996 a Paris, a la Sorbonne sur "L'image de la femme dans l'oeuvre de David Shahar selon la vision Lourianique". Elle est auteur du livre (en hébreu) "Hagadat Agadir", récit d'une ville détruite, aux éditions Yad Ben Tsvi en collaboration avec l'Université hébraïque de Jérusalem où sa recherche ethnographique retrace le vécu de 13 rescapés. Elle est co-fondatrice et déléguée générale de l’Association Israélienne Zohar pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain

Les Tables Rondes des Expériences et Débats des Participants ont eu lieu dans les restaurants et cafés de façon informelle et nous retiendrons les plus importantes à aligner dans nos rapports pour les insérer dans le livre des actes de ce colloque et du colloque passé en cours

La Célébration du Shabbat dans la Synagogue de la Casa de Sefarad qui porte le nom d´Henri Kadoch a été organisée par l’Officiant: Jacky Kadoch président de la communauté juive de Marrakech. L’émotion était grande car plus d’une trentaine d’amis Espagnols d’origine marranes ou pas ont participé à cette prière. Il s’agit de l’unique synagogue dans l’Andalousie alors que 5 siècles auparavant, les juifs ont été expulsés de cette province; ce retour est bien symbolique d’autant plus que l’unique sefer torah dans cette synagogue provient de Marrakech.

Jacky Kadoch est Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira, Responsable de la restauration des lieux saints et des cimetières de Marrakech et des environs. Il est très impliqué dans le sauvetage du patrimoine judéo-marocain. Il est notamment co-fondateur de l´Association " Permanences du Judaïsme Marocain "

Le Dîner du Shabbat était offert par Freddie Kadoch et sa maman, venus tout spécialement de Marrakech avec les glacières dans le coffre de la voiture.

Des chants en hébreu et en ladino avant et après le dîner ont permis à tous de se rapprocher et de s’entendre.

Promenade du Shabbat dans les Jardins qui entourent “El Alcazar de los Reyes Cristianos », très bel exemple de la tradition arabe. Des palmiers, des cyprès, des orangers entourent les bassins et les fontaines.

La Hfdala du Samedi soir 6 Juin 2009 a eu lieu sur place à La Casa de Sefarad à laquelle tous ont participé autour de l’officiant Jacky Kadoch nous offrant sa liturgie en même temps que celle en ladino de Sebastian de la Obra.




Permanences du Judaisme marocain sous la direction du Dr. Arrik Delouya
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 30 juin 2009 a 18:10

Un pur délice de cadeau pour les Permanences du Judaïsme Marocain



Buena Semana

de Fortunar. Arrik




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 01 juillet 2009 a 10:42

Ariella

Ein kamokh, tu as réussi à placer ce truc,
alors kol hakavod

Neshikot ve yom tov

Shelakh

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 juillet 2009 a 23:44

Réunion du Conseil d’Administration élargi à certains membres de l’Association Permanences du Judaïsme Marocain
Jeudi 16 Juillet 2009 de 15H00 à 18H00

Chez Maguy Waknine-Szwarc
46 Rue Dunois 75013 Paris


PV établi par Arrik Delouya
Le 16 / 07 / 2009 Soir


Administrateurs du Bureau qui sont présents :
1 Arrik Delouya, Président
2 Henri Sisso, Trésorier
3 Marcelle Illouz, Déléguée Générale
4 Maguy Waknine-Szwarc, Adminsitrateur
5 Lison Chokron, Administrateur
6 Ephraim Riveline, Administrateur et membre du Comité d’Honneur


Robert Assaraf en qualité de Président d’honneur est invité


Membres invités
1 Myriam Tangi, Projet « Marrakech-la-Juive »
3 Sylvia Zérah















Ordre du jour proposé inhérent à la question lancinante :

« Devrions-nous changer de cap et d’orientation de notre Association pour lui donner encore une dernière chance de mettre en place ses projets dans des conditions décentes ? «


A - Réalisation des objectifs, évaluation & mise en place des actions de notre « Association des Permanences du Judaïsme Marocain par l’Action Humanitaire »


1 Doctorants
1. 1 Doctorat achevé en Mai 2009 par Hassan Majdi de Marrakech et soutenance prévue pour Sept-Oct 2009. « Le Culte des Saints et les Pèlerinages des Juifs au Maroc ? « Thèse de soutenance de Doctorat - Doctorat Etudes Juives et Hébraïques - Ecole Doctorale : Pratique et Théories du Sens – Marrakech. Directeur de Thèse : Ephraïm RIVELINE. Directeur de l’Equipe d’accueil doctorale. Equipe (Unité) de Recherche EAD Etudes Juives et Hébraïques (2303). Université Paris 8 Saint-Denis France.

1. 2 Doctorat en cours et premier travail de terrain réalisé en hiver 2009 par Josiane Assouline - Mayer de Jérusalem.

1. 3 Sujet de doctorat en cours de présentation par Shosh Amar - Wolf de Tel-Aviv
sur l’absence des Juifs à Marrakech
Ce titre lié à « l’héritage laissé par les Juifs de Marrakech pendant leur absence « (Pourquoi sont-ils partis ?) est simplement le prolongement d’une longue réflexion partagée par les membres de son association, par ses amis marocains musulmans et par ses différentes lectures. Ce titre n’est pas définitif.

1.4 Préparation de Doctorats d’autres thésards marocains

2 Création de collection de livres « Permanences du Judaïsme Marocain » chez l’Editeur David Reinharc

3 Dédicaces des livres de Robert Assaraf (sur les Juifs de Fès et les Juifs de Marrakech) prévue pour lme 3 Sept 2009 chez Lison Chokron, les invitations seront sélectives

4 Colloques passés et Impression des actes des colloques de Cordoue du 26 Mars 2008, de Marrakech du 26 Mai et de Cordoue le 3 Juin 2009


5 Décès de Richard Ayoun, rédaction de la Revue Brit en son hommage et jour de son anniversaire au Centre Communautaire de Paris en Janvier 2009 & colloque chez le Rabbin Pauline Bebe à son Centre en Mars 2009

6 Création d’une association - soeur à Tel-Aviv en Israël le 20 Janvier 2009 l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain - Zohar

7 Banque de Projets
7.1 Décollage du Projet « phare » Marrakech-la-juive. Combien de temps reste-t
il avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais. Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre - le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles. Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Le projet «Marrakech-la-Juive», permettra la procession de cette collecte de témoignages, en trois formes obligatoires:
a) Un livre, historique qui s'appuie sur des témoignages et illustré de photos
b) Un film avec un scénario reproduisant la majorité de ces témoignages
c) une exposition itinérante avec des photos prises durant ces recherches.

7.2 Restauration du cimetière juif de Marrakech

7.3 Installation d’une enceinte autour du Cimetière judéo - berbère de Tinghir et d’autres encore

7.4 Mise en place par Georges Sebat d’un logiciel adapté pour le repérage des tombes du cimetière juif de Marrakech par Internet (idem du cimetière juif de Casa)
Coût total de l’opération 2 500 €uros

7.5 Prise en charge financière d’une collection de livres chez l’Editeur David Reinharc

7.6 Le professeur émérite Haim-Vidal Sephiha accepte la proposition d’Arrik Delouya de participer à notre Comité d’Honneur. Il s’ajoute à notre longue liste

7.7 Comité d’honneur mis en place

7.8 Tiyoul shorashim Voyage de « racines » au Maroc en Décembre 2009 qui rassemblera les membres de Zohar en Israel et ceux des « Permanences du Judaisme Marocain » de Paris

B - Fund Raising Coût total du « seed money » 6 000 €uros
1 Mission aux USA, Budget de « seed money » à trouver urgemment
2 Levée de fonds en France
3 Travail de terrain à Marrakech et décollage du Projet « Marrakech–la–Juive «

C- Faits & griefs réclamant des réponses immédiates

1 Absence d’assiduité des membres aux Réunions

2 Absence de réactivité de nos membres à l’envoi des PV et Rapports de mission

3 Absence de règlement des cotisations pour honorer d’une adhésion

4 Absence de renouvellement des cotisations

5 Goulot d’étranglement et très grosse charge financière sur le président

6 Problème de comptabilité et de reçu Cerfa

7 Statut juridique de notre association non cultuelle
7.1 Mails envoyés le Shabbat perturbant certains membres
7.2 Conséquences à la Réunion au Resto chez « David » du quartier Montmartre 18 Sep 2008
7.3 Conséquences à la Réunion au Resto Couscous Non Cacher Oriental Feeling 11 Décembre 2008

8 Réunion avortée pour fêter les 3 ans d’existence de notre association, faute de réunir plus de 5 personnes



Prochaine réunion de tous les membres jeudi 3 Septembre 19H00 pour la dédicace des deux derniers livres de Robert Assaraf, repas prévu chez Lison, envoyer votre chèque par avance de 30 €uros








Intervention de tous les membres présents autour des sujets suivants :

1 Travail positif des doctorants parmi lesquels 2 sont boursiers du CRJM pour 900 €uros par an sur deux années (Hassan Majdi et Josiane Assouline-Mayer)

2 AIU et son 150 ° anniversaire. Proposition personnelle du CRJM par Robert pour prendre en charge l’Ecole AIU de Demnate. Les Permanences ne sont pas associées à ce projet

3 Projet « Marrakech la Juive » qui décolle le 7 Octobre, vaille que vaille !

4 Recensement des priorités et urgences de projets proposé par Henri Sisso

5 Le cimetière juif berbère de Tinghrir devra être financé par les élus locaux du conseil municipal

6 Evènement à Paris pour faire connaître notre association. La proposition émane d’Henri Sisso notre trésorier et La balle est dans son camp pour faire une proposition écrite chiffrée avec une faisabilité. Ce sera vraisemblablement autour du film « Adieu Mères » et le plateau de ce film sera présent à Paris. Henri nous présentera ce projet avec l’équipe technique de notre association qui prêtera main.

La séance a été levée 3 heures après son commencement et tous les acteurs présents ont apporté leur contribution en intervenant sur tous les sujets.










D Bilan des Réunions de Zohar Association autonome & indépendante
en Israël: l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

Ce qui a été réalisé en Israël / Ce qui reste à faire / Prospectives

1 Un travail de fond de sensibilisation et de conscientisation des membres pour els intégrer à notre Groupe associatif, constance lors des présences aux réunions, cotisations pour honorer son adhésion, discipline et aide aux traductions des PV.

Plus de 250 Personnes ont participé à 5 Importantes Réunions fondatruces de cette association Israélienne

2 Un Comité d’Honneur a été composé

3 L’enregistrement de la Ha’Amouta « Zohar » est actuellement chose faite. Notre avocat Yaacov Bitton a aidé à l’ouverture d’un compte bancaire

4 Un Vaad Nihoul / Bureau-Directeur a été composé

5 Un Vaad Bikoret / Conseil d’évaluation et de contrôle composé par 3 Membres a été mise en place

6 Préparation d’un Colloque se démarquant des autres et d’un important évènement culturel pour 2009

7 Levée de fonds (fund raising) et cotisations des membres adhérents à 150 Nis (shekel = 30 €uros par an)

8 Création d’un Igud HaSofrim shel Yahdut Morocco / Union des écrivains d’origine marocaine en Israël

9 Rédaction d’un Règlement Intérieur, la Charte et le Code de déontologie à partir du document proposé par Arrik Delouya

10 Participation au Colloque de Cordoue initié par La Casa de Sefarad autour du thème : « Mémoire, Diasporas et Identités » les 4 - 7 Juin 2009

11 Lancement de « pourparlers » de contacter les membres d’origine marocaine de la Knesset / Parlement Israélien dans le but d’obtenir les supports financiers, appui logistique de fonctionnement et autres subventions pour cofinancer nos projets associatifs sur le terrain.

12 Arrik a suggéré qu’un ouvrage collectif de notre association soit rédigé autour du thème : « J’explique le Judaïsme Marocain à mes enfants Israéliens»

13 Création d’un Groupe lobby pour la mémoire du père de Micheline-Mikhal Waknine

14 Préparation d’une Autobiographie de Shaul BenSimhon

15 Une banque de projets citée maintes fois par Arrik mettant en lumière quelques actions de qualité et de valeur tels que :
• La création d’un comité scientifique pour une orientation scientifique si nécessaire
• Aider et « coacher » des doctorants à réaliser leur thèse de doctorat dans des conditions optimales tels qu’un encadrement universitaire, aide à l’obtention d’une bourse, aide à impression et diffusion d’articles scientifiques (Hassan Majdi de Marrakech, Josiane Assouline-Mayer, Shosh Wolf etc…)
• Projet « phare » Marrakech-la-juive - Projet: Combien de temps reste-t-il avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais. Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre - le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles. Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Le projet «Marrakech-la-Juive», permettra la procession de cette collecte de témoignages, en trois formes obligatoires:
1) Un livre, historique qui s'appuie sur des témoignages et illustré de photos
2) Un film avec un scénario reproduisant la majorité de ces témoignages
3) une exposition itinérante avec des photos prises durant ces recherches
• Aide logistique en cours à la Revue Brit des Juifs originaires du Maroc en langue Hébraïque et Française (direction : Asher Knafo)
• Aide au Rav Meir Abitbol pour L’Edition de ses livres
• La restauration du cimetière de Marrakech (demander à Georges Sebat de mettre en place son logiciel adapté qui a fait ses preuves au cimetière Juif de Casablanca) et des autres cimetières des Juifs berbères (en y créant des enceintes avec panneau d’entrée en plusieurs langues) à 4 Heures de route de Marrakech vers Tinghir non loin de Ouarzazate et des sites qui ont été marqués par l’histoire (Vente des parcelles du cimetière de Tinghir sur les tombes juives)
• Préparation d’un Colloque se démarquant des autres et d’un important évènement culturel pour 2009 ou début 2010 à Marrakech
• Organiser des conférences et séminaires de façon itinérante à travers plusieurs pays et villes
• Aide logistique à la création d’une Fondation de la casa de Sefarad à Séville
• Lancer à travers le monde des spectacles dignes de cette culture et de cet héritage
• Créer un musée
• Travail des ateliers

16 Vaad prochain à tel-Aviv le 30 Août 2009

17 Lancement de la campagne de fund raising vers Octobre-Novembre 2009

18 Préparation de la journée du 14 Septembre 2009

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 23 juillet 2009 a 20:28

Le film Revivre en deux épisodes de Bouzaglo
En 1946, au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale, des juifs d'Europe et d'Afrique du Nord cherchent par tous les moyens à rejoindre la Terre Promise, la terre d'Israël. 60 ans plus tard, Haïm Bouzaglo a relevé le défi de nous faire partager le destin de ces hommes et de ces femmes. "Revivre", une série en deux parties, produites pour Arte, dont le tournage se déroulait en ce moment en Israël, et auquel s'est joint Infolive.tv. 27/03/2008

Info Live
[www.infolive.tv]

[www.arte.tv]
LES EPISODES
Revivre

Une mini-série de Haïm Bouzaglo diffusée le jeudi 23 et vendredi 24 juillet à partir de 20.45

Revivre raconte, juste avant la naissance de l’État d’Israël, le douloureux périple d’hommes et de femmes qui, en 1947, tentent de rejoindre la Terre promise malgré l’opposition de l’armée britannique.

Jeudi 23 juillet

Episode 1

1946. En Pologne, Léa Goldenberg, déportée puis spoliée comme beaucoup de Juifs d’Europe, cherche désespérément sa fille Hannah. Perdue et seule, Léa décide alors d’émigrer en Palestine. Au Maroc, Dov, Juif français membre de l’armée secrète, la Haganah, organise, malgré le blocus anglais, le départ clandestin de ceux qui veulent rejoindre la Terre promise. Il rencontre Ashriel et Perla, frère et soeur, et les autres candidats au voyage. Au même moment, en France, d’autres candidats à l’émigration se préparent. Après un bombardement qui lui a enlevé sa femme et sa fille, Antoine, un Normand catholique, se retrouve seul avec Marc, le fils d’un ami juif assassiné par les nazis. Il décide de tout faire pour que Marc puisse rejoindre la Palestine. À Marseille, dans un café, Marc reconnaît Angèle, son ancienne professeure qui rentre, elle aussi, de déportation. Léa, Angèle, Antoine, Marc et tant d’autres arrivent à Port-de-Bouc pour le grand départ. Le Yehuda Halevi, vieux cargo espagnol affrété par Dov, les attend. Le bateau surpeuplé largue les amarres en direction d’Haïfa.

Episode 2

Pendant la traversée, les épreuves s’accumulent sur le cargo : problème sanitaire, panne de moteur, la mort d’une petite fille malade et la découverte d’un traitre. Les relations se tendent entre Ashkénazes et Séfarades. Malgré cela, des relations d’amitié et d’amour se tissent entre les passagers. Perla tombe sous le charme de Max, rebaptisé Moishe. Lors du débarquement en Palestine, les Anglais surgissent sur la plage. Arrêtée, la moitié des immigrants reste prisonnière sur le bateau. Ils vont être déportés à Chypre. Les autres réussissent à s’échapper et rejoignent le kibboutz, en emmenant Moishe, blessé pendant l’attaque.


Episode 3

Le débarquement en Palestine s’est soldé par unfiasco. Dov, Ashriel, Perla et une partie du groupe arrivent dans un camp de prisonniers, à Chypre. Douches collectives et barbelés : les survivants des camps revivent leurs cauchemars. Dov et Ashriel programment une évasion collective. Les autres s’installent dans le kibboutz. Léa y retrouve sa fille Hannah, tandis que Jacques, un des passagers, d’origine algérienne, noue les premiers contacts avec les Palestiniens du village voisin. Séparés, Perla et Moishe entament une correspondance amoureuse…

Vendredi 24 juillet


Episode 4

Au camp de Famagouste, à Chypre, Elie, trompant la vigilance des gardiens anglais, nouedes contacts avec l’extérieur. L’arrivée surprise d’Emma, la flamboyante tante d’Ashriel et de Perla, redonne de l’énergie aux prisonniers. Au kibboutz, Jacques poursuit son dialogue avec les Palestiniens, tandis qu’Antoine s’éprend de Leila, une sagefemme arabe qui travaille auprès du médecin du kibboutz. Un rapprochement qui suscite des réactions de défiance de part et d’autre. La mort d’Abraham, le médecin, lors d’une embuscade et le dynamitage du puits collectif ouvrent les hostilités.


Episode 5

L’attente se prolonge pour les captifs du camp chypriote qui rêvent de la Terre promise. Après qu’Emma a séduit le commandant britannique du camp pour obtenir un accès à la mer, ses compagnons, entraînés par les frères Bohbot, creusent un tunnel vers la plage. De son côté, Dov négocie un bateau qui leur permettrait de s’enfuir. La tension augmente entre le kibboutz et le village arabe. L’exécution sauvage de Leila et de Jacques va mettre le feu aux poudres…


Episode 6

Dévasté une seconde fois par l’assassinat de Leila, Antoine songe à rentrer en France. Moishe assouvit sa soif de vengeance
contre les voisins arabes, en perpétrant un attentat sanglant au cours duquel le jeune soldat laisse sa vie. À Chypre, Dov et Ashriel peaufinent leur plan d’évasion. La mise à exécution du plan prévu approche. En attendant, le mariage de Rebecca, une Séfarade, et d’Albert, un Ashkénaze, réconcilie les communautés. Pour faire diversion, Dédé provoque un garde anglais en proposant l’organisation d’un match de boxe. Un stratagème qui laisse la voie libre vers le bateau négocié par Dov, mais un dernier obstacle attend les fugitifs





[www.lefigaro.fr]


• Vers la Terre promise
Muriel Frat
23/07/2009 |








Bernard Campan incarne un catholique normand qui accompagne un jeune Juif (Julien Frison) en Palestine. Crédits photo : Bernard Barbereau


«Revivre» - Cette fresque romanesque retrace l'exode des Juifs d'Europe et d'Afrique du Nord vers la Palestine, en 1947, avant la création de l'État d'Israël.

En 1947, cent trente Juifs quittent Marseille sur un vieux rafiot espagnol pour émigrer en Palestine, en dépit du blocus imposé par l'armée britannique. Les uns, originaires d'Afrique du Nord, quittent une vie plutôt confortable ; les autres, rescapés des camps de la mort, cherchent à fuir l'enfer. Tous aspirent à une vie nouvelle en Terre sainte (Eretz Israël en hébreu). « Revivre », fiction en six épisodes de 45 minutes (trois sont diffusés ce soir, les trois autres demain soir), retrace cette période qui a précédé de quelques mois la création de l'État d'Israël.
Depuis des années, la productrice Nelly Kafsky voulait « rendre hommage à ces migrants d'un autre monde, ces proscrits qui ont été mes proches, ma famille, mes amis ». De son côté, le réalisateur Haïm Bouzaglo rêvait de faire un film sur le parcours de son père qui avait quitté le Maroc en bateau pour la Palestine. Leur rencontre a débouché sur cette minisérie qui a reçu les prix du public et de la meilleure photographie au Festival de Luchon 2009.
Une tour de Babel
Ne vous attendez pas à un docu-fiction sur les événements historiques internationaux qui ont présidé à la création d'Israël en 1948. Non, le film s'attache au parcours de personnages de chair et de sang, à travers une galerie de portraits magnifiquement interprétés. Il y a Léa (Marie-France Pisier), une rescapée des camps dont le fils a été assassiné sous ses yeux et dont les biens ont été spoliés ; Dov (Jocelyn Quivrin), jeune Juif français, membre de la Haganah, l'armée secrète israélienne, qui organise le «voyage» ; il y a aussi Antoine (Bernard Campan), un catholique français dont la femme et la fille ont péri dans un bombardement allemand et qui a recueilli le fils d'un ami juif ; Ashriel (Marc Ruchmann) et sa sœur, Perla (Julia Lévy), fiers de quitter Casablanca pour la Terre promise et une pléiade d'autres individus auxquels on s'attache tout au long des épisodes.
«Il fallait coordonner 250 acteurs qui parlaient des langues différentes : hébreu, arabe, yiddish, français, anglais, le tout avec des équipes françaises et israéliennes, une vraie tour de Babel », explique Haïm Bouzaglo qui ne voulait pas de figurants. « J'ai demandé à mes élèves de l'école de comédiens que j'anime en Israël de se plonger dans le passé de leurs parents et d'incarner un personnage lié à leurs origines. Chacun a apporté une émotion extrêmement forte.»
Outre son aspect romanesque, la saga s'attarde sur les tensions entre Séfarades et Ashkénazes, l'opposition entre les religieux et les laïques, la vie dans les camps de rétention gardés par les Anglais à Chypre, la création des kibboutz et les conflits avec les villages arabes avoisinants. Une fiction émouvante, drôle parfois (la vie continue malgré toutes les souffrances), qui plonge, mieux qu'un long documentaire, dans les racines d'un conflit qui continue de ravager le Proche-Orient.
Arte - Ce soir à 20 h 45













Mercredi 22 Juillet 2009
Sur Arte, jeudi et vendredi, à 20 h 45.
[www.lefigaro.fr]
TÉLÉVISION. « Revivre », téléfilm franco-israélien de Haïm Bouzaglo, raconte en près de six heures l'épopée des Juifs du Maroc gagnant la terre promise en 1947. Diffusion ce soir et demain sur Arte
Un nouvel « Exodus »

Marie-France Pisier (Léa), Julien Frison (Marc) et Bernard Campan (Antoine). (photo DR)

Ils sont une douzaine, réalisateur, productrice, scénariste, acteurs de « Revivre », debout, face aux spectateurs réunis au sous-sol d'Arte, à Issy-les-Moulineaux. Après trois heures de projection sur grand écran, alors que la lumière vient de se rallumer, l'émotion reste intacte, prégnante, insoluble. Et c'est bien une des forces de cette série de distiller en six épisodes passion, bouillonnement, fièvre, révolte, transe et bien d'autres ingrédients qui font que le Proche-Orient est aujourd'hui ce qu'il est.
Terre promise
« Revivre » est sans conteste la série télévisuelle la plus ambitieuse de l'été. OEuvre franco-israélienne, elle narre le départ pour Israël des Juifs du Maroc en 1947. « Une histoire qui n'avait jamais été traitée à la télévision », souligne François Sauvagnargues, le patron des fictions d'Arte.
Ce nouvel « Exodus » est fondé sur une histoire vraie. Le père du réalisateur Haïm Bouzaglo l'a vécue : embarquement de fortune depuis le Maroc, traversée aventureuse, premiers conflits à bord entre Séfarades (Juifs d'Afrique du Nord) et Ashkénazes (Juifs d'Europe centrale), capture par les Anglais, internement en camp à Chypre, etc. Et pour ceux qui touchaient la terre promise, les difficultés n'étaient pas moindres tant la vie y était difficile, avec les Anglais aux aguets et les Palestiniens révoltés de la mainmise sur leurs terres.
L'émotion portée par ce film émane, de manière indicible, de la distribution : « Il n'y a pas de figurants parmi cette foule de 250 interprètes, mais seulement des comédiens professionnels », révèle Nelly Kafsky, la productrice, qui a porté le projet à bout de bras. Ils ont été choisis en fonction de leur propre histoire, parce qu'un membre de leur famille a, peu ou prou, vécu cette aventure de l'exil. « Chacun a joué son père, sa mère, son grand-père, sa grand-mère », observe Haïm Bouzaglo. Trois interprètes, aujourd'hui bien âgés, ont eux-mêmes vécu cette arrivée en Israël dans la fleur de leurs 20 ans.

Un atout
Un Français non juif (Bernard Campan) part lui aussi en Israël sur le bateau. Son rôle permet d'abord de porter un regard neutre sur l'histoire. « En outre, sa présence rappelle que beaucoup de Français ont, avec beaucoup de courage, caché des Juifs », indique Lisa Mamou, la coscénariste.
Le film, initialement prévu en deux parties, est devenu beaucoup plus ambitieux puisqu'il frôle les six heures. Mais cette durée est un atout : « Face à la condensation des journaux télévisés, on a le temps d'entrer dans la complexité de cette histoire », se félicite Sarah Forestier, qui joue une fille de déportée.
Murray Head, lui, tient le mauvais rôle : même s'il tempère la rigueur de son devoir par une pincée d'humanité, il est un de ceux qui chassaient les Juifs et les enfermaient dans des camps. « En Israël, révèle-t-il, j'ai rencontré des gens qui ont été internés, et c'était dur de porter sur mon dos toute la bêtise des Anglais. »
Le film souligne enfin, qu'en 1947, le drame des camps de concentration n'était pas si loin, même si les rares survivants restaient cloîtrés dans un mutisme de douleur. Et cela explique aussi cette émotion qui flottait dans la salle, juste après la projection, dans le sous-sol d'Arte.
Auteur : Jean-Paul Taillardas
jp.taillardas@sudouest.com






[www.larep.com]
"Revivre" sur Arte à partir du 23 juillet
Publié le 22 juillet 2009 - 00:16

Arte diffusera sa mini-série intitulée Revivre les 23 et 24 juillet prochains à raison de trois épisodes par soir.


Haïm Bouzaglo s'est basé sur des histoires vraies pour réaliser cette fiction qui retrace la naissance de l'Etat d'Israël à travers le destin d'hommes et de femmes qui ont réalisé le rêve des survivants des camps et des Juifs de la diaspora d'Europe et d'Afrique du Nord. Porté par une pléiade de comédiens tels que Bernard Campan, Sara Forestier ou encore Grégory Fitoussi, Revivre mêle sans crainte l'humour et le tragique.
Pour les rares survivants de l'Holocauste, au sortir de la Seconde Guerre mondiale en 1946, il ne reste qu'un seul espoir, rejoindre la Terre sainte d'Israël. Des centaines de milliers de Juifs affluent de tous les coins d'Europe vers les ports méditerranéens pour tenter d'embarquer à bord de navires obsolètes. Mais sur leur douloureux chemin, un obstacle de taille les attend : la marine britannique. Ceux qui n'arrivent pas à éviter le blocus britannique vers la Palestine, sous mandat anglais à l'époque, sont placés dans des camps de rétention, en Allemagne ou à Chypre.
En Pologne, Léa Goldenberg (Marie-France Pisier), déportée, cherche désespérement sa fille Hannah (Sara Forestier). Au Maroc, Dov (Jocelyn Quivrin) organise, malgré le blocus anglais, le départ clandestin de ceux qui veulent rejoindre la Terre promise. Il rencontre Ashriel (Marc Ruchmann) et Perla (Julia Lévy), frère et soeur, et les autres participants. Au même moment, en France, d'autres candidats à l'émigration se préparent. Ils vont tous se retrouver à Port-de-Bouc (région PACA) pour monter à bord de l'Yehuda Halevi, un vieux cargo espagnol qui ne va tarder à larguer les amarres, en direction de la Palestine.

La fiction Revivre a reçu le Prix du public et de la meilleure photographie au Festival du film de télévision de Luchon (Haute-Garonne) 2009 et a été sélectionnée au Festival international de programmes audiovisuels 2009 (FIPA) dans la catégorie situation de la création française. La mini-série était également en compétition au dernier Festival de télévision de Monte-Carlo aux côtés du Choix de Myriam (France 3), A droite toute (France 3) ou encore The Wolves (Allemagne) et Flesh and Bones (Belgique), les deux fictions gagnantes.
Revivre
Genre : mini-série
Réalisé par Haïm Bouzaglo
Avec Bernard Campan, Marie-France Pisier, Jocelyn Quivrin
Durée : 45 minutes par épisode





Cinéma: « Les oubliés de l'histoire », début de la deuxième partie à Bruxelles
Publié le 22.07.2009 | 17h09
[www.yabiladi.com]

Le réalisateur marocain, Hassan Benjelloun, a entamé à Bruxelles le tournage de la deuxième partie de son nouveau opus « Les oubliés de l'histoire », apprend t-on auprès de la MAP.



La première partie du tournage de ce film s’est déroulée au Maroc, précisément, à Fès et à Casablanca. « Les oubliés de l'histoire » relate la problématique de l’immigration à la fois légale et clandestine des Marocains à l’étranger. Le réalisateur y aborde le rêve de l’eldorado et le piège qui attend les candidats (exploitation, prostitution forcée…). Tout sera mis en œuvre pour que l’œuvre qui doit être bilingue (arabe et français) soit originale.

Comme l’ont rappelé les co-producteurs en Belgique, la camera ne tombera pas « dans la facilité de la scénographie ». De même, la musique sera originale. Il s’agit d’une chanson africaine de l’artiste Sénégalais Ismaël Lo sur la traversée de Gibraltar dont le titre est Africa. Une musique turque avec Mowel accompagnera les scènes de la veillée mortuaire d’un acteur du film. Pour les scènes dans la discothèque à Bruxelles, le Franco-Algérien El Houari Sghir et le chanteur de raï tunisien Cheb Wissem seront choisis.

Pour cette expérience belge, Hassan Benjelloun a eu le concours pour la production de deux association à but non lucratif, 3G production et Risque Zero Prod. Lors du tournage, un des acteurs, Amine Naji aurait été confondu avec un gangster par la police bruxelloise.



Ibrahima Koné

Copyright Yabiladi.com




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 11 septembre 2009 a 23:32

Dr. Arrik DELOUYA (Ph.D-Sociology)
Ex Chercheur-Associé au CNRS
Sociologue Chercheur
Président des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris
Fondateur de l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

GSM: +33 6 77 16 13 55
E-mail: arrik.delouya@wanadoo.fr






Mission Marocaine 07 - 13 Octobre 2009




Objectifs de la mission :




1 Mission de reconnaissance à Ouarzazate, Tinghrir, Goulmina afin d’identifier les cimetières juifs berbères récemment abîmés et dans lesquels une enceinte s’impose, Rencontre avec le responsable de Région de Ouarzazate : du 5 au 9 Sept 2009 Paris-Marrakech et Marrakech-Ouarzazate-Tinghrir-Goulmina-Marrakech

2 Etude d’ingenièring et de faisabilité de création de l’association-sœur à Marrakech

3 Mission à Marrakech pour réaliser la 1° phase du Projet « Marrakech-La-Juive » : Du 5 au 28 Octobre 2009
Direction: Arrik Delouya
Coaching sur place: Jacky Kadoch
Projet de l’Association des « Permanences du Judaïsme Marocain » - Paris et de l’association Zohar - Israël
Combien de temps reste-t-il avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais
Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre - le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles.
Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Combien de temps nous reste-t-il avant que ce trésor de culture ne parte en fumée complètement ? (Myriam Tangi)
Question modulable à l’infini des situations, des lieux, des moments.
Combien de temps nous reste-t-il avant que ces voix imprégnées du soleil brûlant de Marrakech ne s'effilochent et tombent dans l’oubli, le nôtre qui, de génération en génération perd chaque jour un peu plus de ce trésor d'émotions et de sagesse forgé dans nos cœurs à travers le legs de nos ancêtres, et que nous avons déjà tant de peine à retenir, et encore moins à restituer et à transmettre. (Myriam Tangi)

Face à cette perte homéopathique proportionnellement aux 40 000 Juifs qui vivaient avant 1948 et aux 175 personnes qui aujourd'hui vivent encore dans la Cité des Palmeraies, nous ne sommes pas complètement démunis. Nous pouvons enregistrer leurs voix, par écrit et sur bande, saisir un 125e de lumière sur leur visage, préserver leurs gestes par des films, et tracer leur histoire à travers les pierres et les espaces, les lieux d'activité, et le cimetière qui recèle les restes de cette magnifique légende.

L’oubli est un abîme sans fond au regard de l’éternité, où sont enfouis nos ancêtres et dans lequel nous succomberons quand notre passage sur terre aurait atteint son terme, mais d'où nous pouvons encore extirper les rires, les émotions, les subtilités d'antan qui constituent la matière intime de ces communautés juives par rapport aux autres agglomérations juives éparpillés de par le monde.

L'héritage culturel des Juifs de Marrakech est une pierre précieuse unique dont l’éclat ne devrait jamais s'éteindre pour les générations futures et fait partie du patrimoine culturel de la race humaine.

Mieux équipés avec des moyens techniques modernes, l'enregistrement et la diffusion de ces témoignages, ne sont plus une tache, mais un devoir. Ces traces essentielles ne doivent être négligées, ni nous échapper mais reportées dans les annales de l'histoire des juifs à travers les ages.

Pour le projet «Marrakech-la-Juive», permettez-moi d’évoquer le dualisme biblique d’Issachar et de Zebulon: chacun contribuera au niveau de sa volonté et de ses possibilités: chacun œuvrera pour fournir à l’autre les éléments nécessaires pour sa réussite. Commerce et étude collaboreront en harmonie. Nous avons dans notre communauté, ces deux forces essentielles. Mais la dispersion étant une donnée, il nous manque l'attache entre ces deux contingents. L'apport de contacts et de relations est crucial pour la mise en place de ce projet. Nous avons un sujet d’étude sacré: celui de notre mémoire qui menace de disparaître. (Myriam Tangi)

Le projet «Marrakech-la-Juive», permettra la procession de cette collecte de témoignages, en trois formes obligatoires:

1) Un livre, historique qui s'appuie sur des témoignages et illustré de photos
2) Un film avec un scénario reproduisant la majorité de ces témoignages
3) une exposition itinérante avec des photos prises durant ces recherches

Participeront à cette mission à Marrakech et de reconnaissance sur les sites des cimetières Juifs Berbères de Ouarzazate, Tinghir et Goulmina:

1 Dr. Arrik Delouya (Ph.D-Sociology) sociologue chercheur, président de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris,

2 Prof Ephraim Riveline. Membre du Comité d’Honneur de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris. Directeur de plusieurs thèses de Doctorat de membres de nos deux associations de Paris et de Tel-Aviv. Directeur à l’Université Paris 8 de l’Equipe d’accueil doctorale - Equipe (Unité) de Recherche EAD Etudes Juives et Hébraïques (2303).

3 Shosh Wolf, Thésarde doctorante, en charge de la 1° phase du projet « Marrakech-la-Juive » et co-fondatrice de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו


4 David Or Chen, avocat au barreau de Tel-Aviv et co-fondateur de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

5 Eva Bendavid, nutritioniste et membre de l’Association Israélienne Zohar à Tel-Aviv

6 Kamal Hachkar Professeur d’Histoire dans un Lycée de Saint-Denis, Cinéaste à Tinghir sur les Juifs du Maroc et la coexistence judéo-musulmane & Président de l’Association des Créations Mosaïques - Tinghir Maroc / Paris

7 Hassan Majdi, doctorant en histoire, membre co-fondateur et représentant marocain à Marrakech de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech

8 Moha Oustouh, de Meknès, ingénieur agronome, membre co-fondateur et représentant marocain à Meknès et dans l’Atlas (Errachidia, Goulmina…) de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech

9 Jacky Kadoch, membre co-fondateur et d’honneur de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris, Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira

10 Freddy Kadoch, membre co-fondatrice de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris,

Parcours des Opérations

1) Approuvé par la direction de l’Association des Permanences du Judaïsme, ce projet sera piloté par Arrik Delouya (Président de l'Association) et par Jacky Kadoch (président de la communauté israélite de Marrakech) qui sur le terrain sera l’unique interlocuteur et coordinateur. Les interviews seront menées dans leur 1° phase par Shosh Wolf aidée par Hassan Majdi, Jacky Kadoch et Arrik Delouya

2) Instruire ce projet sur les normes de l’Europe Unie en y incluant les éléments de budget et une stratégie de communication pour la levée de fonds.

3) Lancement de la campagne de levée de fonds (Fund Raising)

4) Après la clôture de la levée des fonds, un parcours d’opérations sera établi et comprendra l’ordre de mission en guise de feuille de route pour Shosh Wolf aux USA.


Mise sur pied du Projet

Comme le soulignait Sa Majesté le Roi Hassan II dans une audience à New York en 1991 en s’adressant au Représentants des Communautés juives marocaines des Etats Unis et du Canada : « Vous avez précédé les Arabes au Maroc. Vous vous distinguez encore par une qualité qui vous singularise aux plans culturel et religieux.».

Dans «Le Temps du Maroc », Maurice Arama et Albert Sasson résument ainsi cette histoire riche et complexe : «On voit que la communauté juive marocaine, installée au Maroc depuis l’Antiquité, s’est enrichie, tout au long des siècles, d’apports divers, en provenance des pays du bassin méditerranéen et du Proche-Orient. Sa vieille tradition culturelle, datant de la civilisation andalouse, s’est structurée en s’adaptant au contexte socio-culturel marocain. Elle a évolué, au cours des différents règnes, avec des heures de gloire et de vicissitudes, dans un environnement méditerranéen. Il en a résulté une coexistence réussie avec la communauté berbère, puis arabe».

De ces éphémérides une production culturelle exceptionnelle (Musique, folklore, artisanat, droit, jurisprudence, médecine) s'est formée.

Avant 1948, on dénombrait plus de 250 000 Juifs au Maroc. Le Mellah de Marrakech lui seul comptait 50,307 habitants jusqu'au 1° Mars 1947 et était le plus important du Maroc. Aujourd’hui la communauté juive de Marrakech ne compte que 175 personnes dont plus de 50 % ont dépassé 65 ans. Avec la disparition graduelle de cette communauté, il ne nous reste que très peu de témoignages vivants que nous estimons être de notre devoir d'immortaliser. Nous disposons aujourd'hui d'accessoires très sophistiqués capables d'enregistrer les voix de ces personnes avant qu'elles ne s'éteignent pour l'éternité. Nous nous devons d'enregistrer tant leurs voix, que leurs expressions, la diversités de sensibilités, leurs anecdotes et surtout leur riche information qui nous aidera à reconstituer leur passé extraordinaire pour le bien de l'humanité entière et pour les générations futures du peuple juif à travers le monde.

Pour parvenir à un résultat optimal, ce projet devrait s'étendre sur trois voyages : Première étape en Décembre 2008, seconde à Pourim et finale à Pessah, jusqu'à la rituelle Mimouna qui clôture le au 8° jour de Pâques– La Mimouna, célébrée exclusivement par les Juifs du Maroc a pris aujourd’hui les dimensions d'une fête nationale en Israël.

Durant ces voyages, l'équipe interviewera, filmera, photographiera le plus de personnes possibles. Chaque voyage devra durer 15 jours si nous prenons en considération deux interviews par jour et par famille, cinq jours par semaine).

L'équipe comprendra trois professionnels nécessaires pour conduire à bien cette entreprise: la photographe qui suivra les interviews avec sa caméra, l’interviewer, et la cinéaste pour enregistrer et filmer.

L’importance de la qualité à la fois technique et sensible de ces enquêtes est primordiale pour réussir dans cette mission. Le résultat qui s'ensuivra représentera l'unique archive qui nous aidera à réaliser le legs de nos ancêtres, leur vie en Maroc, leur empreinte sur la civilisation locale, les rites, leurs origines initiales et enfin leur histoire qui nous servira de trame pour perpétuer leur légende.

La technique de la photographie se déroulera aussi bien en couleur, qu'en noir et blanc. Évidemment il est promontoire d'employer des professionnels dont le regard et la fibre délicate de leur connaissance les aideront à capter et reconstituer l'accent naturel de ces sujets et dont ils formeront un élément complémentaire.

Ce projet, « Marrakech la Juive » est vraisemblablement une dernière bouée jetée dans les filets de l’Histoire des juifs de Marrakech.

Nous faisons donc appel à tous ceux et celles qui aimeraient prendre part active, notamment témoigner. Nous savons d’ores et déjà que tous et toutes nous attendent. Leur enthousiasme est la preuve de leur conscience et il sera notre fil conducteur pour recueillir le meilleur d’eux-mêmes qu’ils désirent et souhaitent partager avec le petit monde juif éparpillé sur le globe et ses communautés diverses internationales.


Aperçu sur Marrakech des Juifs d'autrefois

Notre ami Joseph Dadia (et Coll.), Président-fondateur de l’«association des Juifs originaires de Marrakech» nous livre une description illustrée de Marrakech, de son Mellah et de ses Juifs d’antan, à son image, claire et fluide dans son œuvre parue à Paris le 18 Novembre 1990.

"Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, pp. 107-110.

"Avant Marrakech-la-Rouge-sur-l'Oued-Tensift, ses palmiers et ses murailles, son beau ciel azuré et son horizon aux cimes éternellement enneigées, sa place Djemaâ-El-Fna et sa Koutoubia, ses souks, ses jardins, ses palais et sa kasbah, il y avait Aghmat et Tasghimout, où la présence juive, comme en terre marocaine, remonte à des temps médiévaux.
Aghmat avait jouie d'une époque de splendeur quand elle servit de résidence aux rois des Mas'mouda, avant d'être détruite au XI° Siècle par les Almoravides.

Fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, Marrakech resta longtemps interdite aux Juifs, qui vivaient à Aghmat-Ourika, situé à 40 Km au Sud-Est de la ville. Durant le jour, Ils étaient autorisés à perpétuer leur commerce et gérer leurs affaires, mais au crépuscule, ils étaient sommés de quitter la ville. Sous la nouvelle dynastie au Maroc des Chérifs Sâadiens, Marrakech devint la Capitale de l'Empire. Elle reçut une vague de réfugiés Juifs de l'Espagne et du Portugal, des anciens marranes de la péninsule Ibérique, des Iles Canaries et même des lointaines Antilles. Tous ces nouveaux venus s'installèrent dans deux quartiers différents, les Beldiyyin (Juifs autochtones, en hébreu Tochavim), disséminés en petits groupes vivaient au sein de la population Musulmane. Les Mégorachim (Expulsés d'Espagne) et Beldiyyin s'étaient amalgamés dans un seul quartier, celui de Mouassine. "Le quartier des Juifs, nous dit Marmol, était autrefois au centre de la ville, dans une compound de plus de trois mille maisons", soit quinze mille personnes, d'après l'estimation faite par Diego de Torrès.

Du à un scandale provoqué intentionnellement par une musulmane qui accusait faussement un Juif de l'avoir maltraitée, les Juifs de Marrakech furent forcés de quitter le Mouassine, pour s'installer près de Bab Aghmat. Ils furent séparés physiquement des Musulmans, et confinés dans un quartier ceinturé de murailles épaisses et n'ayant qu'une seule porte leur permettant accès à la ville, et une autre, plus petite, qui les mènait au cimetière. Dans cette enceinte plusieurs maisons et synagogues avaient été érigées.

Le Mellah de Marrakech fut fondé en 1557 (5317 année juive), par le Sultan Moulay Abd Allah Al Ghalib Billah, à proximité de la Qasbah et du Palais Royal. C'était au fait une sorte de ghetto qui rassemblait tous les juifs de Marrakech. De nos jours le Mellah a changé de nom et s'appelle Hay Salam (occupé par des Musulmans). En ces temps-là, le Mellah était un beau quartier, vaste et agréable, avec de belles maisons et des jardins. Les commerçants catholiques n'étaient nullement autorisés de s'y installer, mais par contre, tous les Agents et Ambassadeurs des pays étrangers pouvaient y résider. Le Grand Rabbin de la communauté José Benech, avait encastré un parchemin contenant une prière dans la porte de la nouvelle cité, suivant la tradition.

Le Mellah s'étirait sur un quadrilatère de 18 ha avec des fondouks, des synagogues et un centre commercial. Il est coupé de deux longues rues avec des bifurcations transversales formant des ruelles. Vers la fin du xix° Siècle, le Mellah se dilata à l'Ouest sur un ancien terrain vague, où fut édifié le Mellah Djedid, jouxtant avec l'arcade du vénéré Saint Rabbi Mordekhaï Ben Attar, et à l'Est, sur l'oliveraie Djnan-El-Afia, originalement une part des vastes jardins du palais royale. (Comprenant le quartier de la Bhira, dans le voisinage du Cimetière juif).

En 1935, l'expansion du Mellah absorba les Touareg, Qsibt Nhas, le quartier de l'Arst-El-Maâch, celui de la Bahia et poussa ses ramifications jusqu'à la Médina. Les familles aisées juives s'installèrent dans le quartier européen du Guéliz avec la fin du protectorat français."

Le Mellah de Marrakech, vidé aujourd’hui de ses juifs, se modifie en résidences somptueuses (Riad). Ses 50,307 habitants de l'année 1947 ont complètement disparus et se trouvent aujourd'hui en Israël, en France, au Canada, et dans d’autres pays d’immigration. Les 175 âmes juives à ce jour à Marrakech sont les seuls témoins vivants de l'existence de cette riche communauté.

…Le Mellah de Marrakech Maroc visité par un voyageur britannique lors de la Révolution Française (1789) : Hommage à la beauté des femmes Juive du Maroc." Bourg-la-Reine (Fance), Trait d'Union - Association des Juifs de Marrakech : 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, p. 111 pour reprendre le texte de Joseph Dadia :

"Le 14 Septembre 1789, William Lemprière, médecin anglais débarqua sur la terre "du Maroc" pour soigner le fils de l'Empereur Muley Absulem. Son périple donna naissance à un long carnet de voyage, publié en 1990 par Sylvie Messinger, éditrice à Paris 6°, 24, Rue de l'Abbé Grégoire, dans la Collection "les Pas de Mercure", sous le titre "Voyage dans l'Empire du Maroc et au Royaume de Fez" (avec le sous-titre : un médecin anglais pénètre dans le Harem). Je crois bon de signaler cet ouvrage en raison de ses renseignements précieux sur l'Empire du Maroc de la fin du 18° Siècle et sur les Juifs de cette époque : Tanger, Asilah, Larache, Salé, Rabat (où les Juifs sont nombreux), Casablanca (Eh oui ! Ses melons délicieux, rivière qui donna son nom à la ville), Fédala, Azemmour (j'eus la visite d'un Juif vêtu à l'européenne), Safi, (je logeais dans une maison Juive), Essaouira, Agadir, et bien sûr Meknès, Fès…Sur le Mont Atlas, les Juifs ont bâti quelques villages. Taroundant et Maroc (Marrakech) occupent une place importante dans l'ouvrage. À Taroundant, la juiverie est un misérable faubourg à un quart de lieu de la ville : la maison que j'allais occuper une chambre bien sale, bien étroite et sans fenêtre, appartenait au juif le plus considérable de Taroundant." Lemprière arriva au Maroc le 8 Décembre 1789 : "Je m'établis dans le quartier des Juifs, où je trouvais un assez bon logement…Les craintes que j'éprouvais dans une situation aussi critique n'étaient adoucies que par le plaisir que je trouvais dans mon nouvel établissement. J'étais logé chez des gens honnêtes; leur maison était spacieuse, bien éclairée et dans un quartier retiré".
Les milles et une nuits du Mellah de Marrakech par Thérèse Zrihen-Dvir
Après des décennies, les enfants du Mellah de Marrakech, reviennent en masse de tous les pays du monde. Ils retournent aux ruelles exiguës et sombres de leur Mellah, aux longs corridors d'où s'échappaient le soir les douces litanies de prières jaillissant comme une chanson, comme un filet d'eau claire qui ronronne entre les galets. Ils reviennent parce que quelque part dans leur cœur, dans leurs mémoires, ils n'ont jamais réellement quitté ce Mellah.
Leur enfance si étonnante et unique les poursuivra même dans leur vieillesse et ils s'évertueront comme dans un rêve à la retracer avec leurs enfants et leurs petits-enfants car elle était incomparable, mais oui elle l'était, mais qui donc pourrait le contester ? Ce n'est nullement cette enfance de nos jours, qui manque de tant d'éléments inédits, parfois insolites, d'aventures, de jeux, de paysages indomptés et ensorcelants, de mystères, de personnes simples, naïves mais si exceptionnelles par leur structure, par leurs habits, leurs coutumes, leurs mœurs, leurs professions. Et il y en avait tant. Je revois encore le marchant de pois chiche, empêtré dans sa longue djellaba, qui s'afférait devant un poêle construit à base terre glaise. Il préparait sa marchandise devant nous les enfants, ses clients les plus assidus. Malheur si ce four archaïque se brisait laissant échapper les braises de charbon sous nos yeux rieurs qui ne pouvaient pas en ces temps là mesurer la grandeur de son malheur: la perte infortunée de son gagne-pain.
Ce Mellah aujourd'hui déserté de ses Juifs, a tout perdu, même son identité. Il sera désormais baptisé «Hay Salam». C'est un souvenir qui se meure pour une seconde fois après une très longue agonie. Le fantôme de ces milliers d'âmes qui ont vu le jour dans ce quartier, ont perpétué leurs coutumes, leur religion, leur intégrité, va devoir disparaître à jamais. Les dernières reliques des vestiges juives du Maroc passeront à d'autres mains qui sans doute avec le temps et la négligence, deviendront des cendres que le vent emportera dans les confins de l'oubli.

Il n'y aura plus rien à voir, ni à entendre, outre que le muezzin qui remplacera la synagogue, que les femmes musulmanes voilées, qui par leur présence omnipotente nous ramènera à la dure réalité. Qui prendra la relève? Peut-être que dans nos centaines de livres sur le Mellah on trouvera quelque consolation, quelques phrases qui attesteront de notre existence dans ce Mellah perdu à jamais.

Le devoir d'immortaliser cette époque mouvementée dans les annales du Maroc et du peuple juif pour les générations futures nous incombe, nous la dernière génération des juifs du Maroc, pour l'histoire, pour préserver comme dans toutes les nations, les restes d'une civilisation exceptionnelle en voie d'extinction.




Qu'est-ce donc que le Mellah? Par Thérèse Zrihen-Dvir

Qu'est-ce donc que le Mellah? Certains vous diront que c'est un ghetto, et d'autres l'appelleront 'Le quartier Juif' comme tout autre quartier dans n’importe quelle ville du monde. Les jeunes de ma génération et moi-même préféraient le considérer comme une 'serre' où aucun intrus ne pouvait nous nuire. On jouait dans ses rues, on empruntait le sentier pour l'école en chantant, sans être perturbés.
Notre Mellah avait tous les composants d'un havre sûr. Nous nous sentions protégés par nos parents, qui nous attendaient bien au chaud, devant leurs poêles à pétrole fonctionnant en permanence, ou du moins, nous semblait-il.

J'aimais m'asseoir sur mon banc de pierre, et suivre du regard le défilé de touristes qui passaient par les dédales de nos ruelles quotidiennement et admiraient les apprentis juifs devant leurs ravissants ouvrages d'artisanat. Chacun d'eux fabriquait, réparait, restructurait des œuvres exceptionnelles dans un atelier minuscule. Les passants, touristes et badauds subjugués, restaient là immobiles des heures entières, observant les gestes gracieux et précis des brodeuses de tapis. On accompagnait, avec plaisir, la musique cadencée du martèlement des artisans de cuivre, des graveurs de bois, et des cordonniers qui, la bouche pleine de clous, fixaient des lunes de métal sur les talons des chaussures pour refréner leur usure. Quand ces dernières s'élimaient, les parents revenaient en toute hâte chez le cordonnier, afin de remplacer les lunes de métal. Insouciants et candides, on marchait en scandant nos pas selon les chants rythmés ou les airs qu'on improvisait sans nous soucier du dommage occasionné à nos semelles qui se détérioraient rapidement.

Sans informer ma mère, un jour, je vins voire notre cordonnier pour lui proposer un troc: donner des leçons de mathématiques à sa fille, au prix d'une semelle toute neuve. A ma grande joie, le marché fut conclut, suivit de son habituelle remarque: "c'est donner un œuf pour un bœuf!"

J'avais la manie de me planter pendant des heures entières, hypnotisée devant le marchand de beignets (sfennj en arabe marocain) qui, assis, les jambes repliées sous sa large bedaine, face à un bac d'huile et une bassine pleine de pâte d'où il arrachait une petite boule avec zèle, l'allongeait entre ses doigts, puis la faisait tournailler dans l'air pour en former une couronne miniature avant de la lancer adroitement dans l'huile bouillante. (D'après la version Hébraïque de Madame Shosh Ruimy, de Beer Sheva)



Elias Canetti, Prix Nobel de Littérature en 1981, a écrit Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage qui parle de son séjour à Marrakech en 1954 (1). À lire également dans cet ouvrage en Edition de 1977 le passage sur la "Visite dans le Mellah": pp. 60-80 et "La famille Dahan": pp. 81-116.
D’un séjour à Marrakech en 1953, E. Canetti enregistre d‘abord des voix, des bruits, des gestes et des images. Et, imperceptiblement, par le jeu d’une simple et grave précision dans la relation des faits, ce récit de voyage devient aussi, au sens le plus strict et le plus concret du terme, un récit philosophique...

" ...À mesure que je pénétrais plus avant dans le Mellah, je découvrais que tout devenait de plus en plus misérable. Je me trouvais maintenant sur une petite place carrée qui me parut être le cœur du Mellah. Des hommes et des femmes se tenaient près d'une fontaine rectangulaire. Les femmes portaient des cruches qu'elles emplissaient d'eau. Les hommes remplissaient leurs outres de cuir. Leurs ânes étaient auprès d'eux et attendaient qu'on les abreuvât. Au milieu de la place quelques gargotiers étaient accroupis. Beaucoup d'entre eux faisaient cuire de la viande et d'autres de petits beignets. Leurs familles étaient près d'eux, femmes et enfants. C'était comme s'ils eussent transporté tout leur train de maison sur la place où ils habitaient et cuisinaient...

Tout autour de la place, il y avait des magasins. Des artisans y travaillaient, leurs coups de marteau résonnaient dans le bruit des conversations. Dans un coin de la place, de nombreux hommes s'étaient assemblés et discutaient avec feu. Je ne compris pas ce qu'ils disaient mais, à en juger par leurs mimiques, il s'agissait des grands problèmes du monde. Ils étaient d'opinions différentes et combattaient à coups d'arguments. J'eus l'impression qu'ils admettaient avec plaisir les arguments des autres. Au milieu de la place, se tenait un vieux mendiant. C'était le premier que je voyais par ici. Il n'était pas Juif.

Avec la pièce qu'il reçut, il se tourna aussitôt vers un marchand de beignets dont la grande bassine crépitait vigoureusement. Les clients étaient nombreux autour du cuisinier et le vieux mendiant dut attendre son tour…. Mais je ne crois pas que c'était à lui seul que je devais l'enchantement de cette place. J'avais l'impression d'être véritablement ailleurs, parvenu au terme de mon voyage. Je n'avais plus envie de m'en aller. Je m'étais déjà trouvé ici, il y avait des centaines d'années, mais je l'avais oublié. Et voici que tout me revenait.

J'y trouvais offertes la densité et la chaleur de la vie que je sentais en moi-même. J'étais cette place et je crois bien que je suis toujours cette place. M'en séparer me parut si pénible que j'y revenais toutes les cinq ou dix minutes. Où que j'allasse, quoi que je découvrisse dans le Mellah, je m'interrompais pour revenir à la petite place, pour la traverser dans une direction ou une autre afin de me convaincre qu'elle était toujours là..." (L'Auteur).



(1) Traduction de l'Allemand par François Ponthier (Die Stimmen von Marrakesch Aufzeichnungen nach einer Reise). Ouvrage bilingue. Paris, Ed. Albin Michel. Série Allemande dirigée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, Collection "Les Langues Modernes / Bilingue Vergne-Cain et Gérard Rudent, 1992, 320 p, Préfaces et notes de Claude Mouchard et Hans Hartje: pp. 7-17. ill. Passages : "Visite dans le Mellah" : pp. 121-161 et " La Famille Dahan" pp. 163-233. Egalement paru en 1977, In.: Ed. Albin Michel,
159 p.



Rappel du devoir de Mémoire

Créée à Paris en Février 1982, l’Association des Juifs de Marrakech sous la présidence de Joseph Dadia, s'est donnée pour but d'entretenir des liens d'amitié, de fraternité et d'entraide entre les juifs originaires de Marrakech et leurs amis à travers le monde, où qu'ils se trouvent, de contribuer à l'étude et à l'enseignement des œuvres des Grands Maîtres et Guides Spirituels du Judaïsme de Marrakech et du Maroc.

Cet ouvrage présenté, le 18 Novembre 1990 (dans: "Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, 199 p.) contient : une introduction de J. Dadia, des photos de rabbins, des petites histoires du Mellah de Marrakech.

Enfin quatre parties sont distinctes:

♦ "La première partie est entièrement consacrée à la personnalité et à l'œuvre de Mr René Camhy, ancien Directeur du Groupe Scolaire Jacques Bigart et ancien chef-scout, en hommage pour ses bons et loyaux services rendus à notre jeunesse et à notre communauté, avec un inlassable dévouement durant tout un jubilé. René Camhy parle de ses origines et relate l'œuvre accomplie dans les écoles de l'AIU à Marrakech et au Maroc. Testes et témoignages des membres de sa famille, de ses collègues et de ses anciens élèves, en particulier Moryou, le Grand Rabbin Jacques Ouaknine, Haïm Hazan, André Moyal, Simy Abitbol-Katalan…Témoignages de Mr Alfred Goldenberg, Nissim Lévy (Instituteur à Marakech en 1924)…Témoignages sur Mr. Benjamin Yahny (Raphaël Ohayon), sur Mr Moïse Bibas, Mlle Lina Behmoiras et d'autres membres de l'enseignement tels que Mr Nissim Serfaty. Un superbe texte de Mlle R. Perahia (Huppe enthousiaste) avec sa photo.


♦ La deuxième partie est consacrée aux sports, jeux, jouets, et divertissements avec photos et documents.

♦ La troisième partie : Le Mellah de Marrakech (cartes postales, photos et documents) : Ebauche historique : le Mouassin (vieux quartier juif avant le 16° siècle). Les Rabbanim, avec un texte sur Rabbi Haïm Chochana. La Section Agricole, la Colonie de Vacances de Mogador, le Scoutisme, l'Ecole…

♦ La quatrième partie : La Vie Associative (photos et textes). Liste des donateurs : Sepher Tora à la mémoire de Rabbi Pinhas Hacohen et Table Ophtalmologique à la mémoire de Rabbi Haïm Chochana. Cimetière juif de Marrakech.




La population Juive de Marrakech
Recensement de la population Juive :


155 personnes juives vivant encore à ce jour à Marrakech.
50 % de la population a plus de 70 ans.
10 % de la population est démunie et sans ressources, elle est entretenue par la Communauté Juive.
30 % de la population vit dans des conditions socio-économiques plutôt modestes.
60 % de la population appartient à une catégorie socio-professionnelle ayant une bonne qualité de vie.


Base d‘un questionnaire
Sur les interviews de la population juive de Marrakech


1 Parlez-moi de votre enfance, de vos racines, de votre éducation juive marocaine
2 Parlez-moi de votre famille
3 Comment assumez-vous votre judaïsme à Marrakech ?
4 Comment peut-on perpétuer les traditions juives dans une ville où la population juive a quasiment disparu ?
5 Parlez-moi de votre communauté juive marocaine à Marrakech ?
6 Parles-moi de la cohabitation sereine entre juifs et musulmans au Maroc
7 Envisagez--vous de quitter Marrakech pour une autre destination ou comptez-vous y rester jusqu’à la fin de vos jours ?

Aide locale logistique de l’ami Khalid El Gharib,
qui est le plus grand collectionneur d’objets d’art judaïques et musulmans de Marrakech. Khalid est collectionneur et antiquaire de la plus grande Galerie d’objets d’Art de Marrakech. Chaque objet qu’il présent ressuscite la coexistence imbriquée des musulmans et juifs du Maroc.

Avec Paul Dahan il échange ses souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, c'est des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Ils veulent, aussi partager leur passion, celle de sauvegarder la mémoire commune d'un Maroc pluriel où juifs et musulmans vivaient en communion dans la vie et dans l'art.

Khalid El Gharib, est né à Fès l’année où Paul migrait en Israël. Il a grandi entre potiers, bijoutiers et orfèvres de la médina de Fès, travaillant à l’âge de 7 ans pour un marchand qui vendait des céramiques, des bijoux et des tapis. Il en a fait son métier.

Il est aujourd’hui antiquaire à Marrakech, attaché à mettre de la chair sur un “imaginaire bâti à partir des souvenirs d’enfance de la présence de la communauté juive de Fès”, explique-t-il.



Aide locale logistique de notre doctorant Hassan Majdi

est déjà doctorant inscrit en 3° Année à Paris 8 sous la direction de Ephraim Riveline et avec la caution morale de Jacky Kadoch et le coaching d’ Arrik Delouya. Son sujet de thèse de doctorat : «Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc». Le choix du sujet de Hassan est important à un double titre, scientifique il impose une problématique qui semble propre principalement au Maroc, et secondairement à d’autres pays arabo - musulmans. Pourquoi en effet les juifs ont fait du Maroc un lieu d’élection d’une pratique curative et religieuse? Qu’est ce qui est déterminant dans ce binôme, et pourquoi précisément au Maroc? Il est juste que les Musulmans ont la même attitude, qu’est ce qui nous donne ce comportement, est ce la personne qui la pratique, son rapport à sa pratique religieuse, ou tout ceci à la fois combiné en territoire ? Hassan a participé au Colloque de Cordoba du 27 Mars 2008 sur "Séfarade : Géographies et Regards de la Mémoire" organisé par la Casa de Sefarad - Casa de la Memoria conjointement avec l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain et présentera une communication sur la mémoire juive du Maroc et à au Colloque International à Marrakech sur le thème: ''Résistance et Persistance du Judaïsme Marocain: Mémoire brisée, mémoire en éveil et mémoire retrouvée''. Organisé par l’association « Permanences du judaïsme marocain », un colloque, réunissant des chercheurs de renommée internationale, s’est tenu à Marrakech les 25 et 26 Mai 2008. Ce colloque a été marqué par la participation de dizaines de chercheurs de renommée internationale originaires notamment du Maroc, de France, des Etats-Unis, de Grande Bretagne, d'Espagne et d’Israël.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 20 septembre 2009 a 15:29

Lechana Tova
Neshikot
Arrik Delouya 'n family



Kol Nidré - The Moroccan Version
[www.youtube.com]





SMILE

The First Jewish President
A Jewish woman is elected President of the United States. She calls her Mother: "Mama, I've won the elections! You've got to come to the swearing-in ceremony."

Mom: "I don't know, what would I wear?"

President-Elect: "Don't worry, I'll send you a dressmaker."

Mom: "But I only eat kosher food..."

President-Elect: "Mama, I am going to be the president. I can get you kosher food."

Mom: "But how will I get there?"

President-Elect: "I'll send a limo. Just come, mama."

Mom: "Ok, Ok... If it makes you happy."

The great day comes and Mama is seated between the Supreme Court Justices and the future Cabinet members. She nudges the gentleman on her right: "You see that girl, the one with her hand on the Bible?... Her brother's a doctor!"

ktiva vehatima tova




Listen to that pleasewith opened microphones
LOL

[www.youtube.com]

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 03 octobre 2009 a 15:48

Programme de la mission Maroc 6 - 13 Oct 2009


Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris
&
Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

Proposent cette Mission Humanitaire les 4 - 29 Octobre 2009
Sous la direction sur le terrain de : Arrik Delouya - Paris


Mardi 6 Octobre 2009
Départ Paris - Marrakech

Arrivée Marrakech
• 12H00 Voir Interview Armand, Sonia et Gad Nahmias
• Les Jardins de la Menara [www.mackoo.com]
• 18H00 RDV chez Elie Mouyal pour Interview
• 20H00 Soir Dîner chez Robert Assaraf en présence de : Arrik, Jacky & Freddy Kadoch, Elie Mouyal & épouse, Hassan et Laila Majdi, Khalid El Gharib, Shosh Wolf, David Or Chen et Eva Bendavid)

Mercredi 7 Octobre 2009
• 10H00 Synagogue
• 12H00 Interview de Elfassy Charles & Raymonde à son Domicile sous la Soukka
• 16H30 Interview de Mouyal Simon & Yacoth
• Soir Dîner avec Hassan Majdi, Arrik, David Or Chen et Eva

Jeudi 8 Octobre 2009
• 06:30 - 10:00 Marrakech - Ouarzazate
• Déjeuner à Ouarzazate chez Hamid Majdi le frère de Hassan
• Visite des sites juifs à Ouarzazate (cimetière et reste de synagogue et du Mellah)
• Tinghrir et visite du cimetière juif berbère et visite des Gorges du Dadès
• 19H00 Arrivée à Goulmima
• Nuitée à Goulmima chez Moha Oustouh

Vendredi 9 Octobre 2009
• Visite à Goulmima des sites juifs
• Rencontre avec les associations Amazighs de Berbères
• A Goulmima nous sommes reçus par Moha Oustouh de Meknès, ingénieur agronome, membre co-fondateur et représentant marocain à Meknès et dans l’Atlas (Errachidia, Goulmima…) de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech
• 14H00 - 17H00 Visite d’Erfoud Aller et Retour
• Dîner et nuitée à Tinghrir ou à Ouarzazate

Samedi 10 Octobre 2009
• 09:30 - 16:00 Tinghrir-Ouarzazate-Marrakech
• 18:40 Fête de Simhat Tora dans la Synagogue du Guéliz de Marrakech
• Interviews de Tata Renée Dray, Vera et Henri Assouline

Dimanche 11 Octobre 2009
• 10H00 Shahrit Synagogue et rencontre avec la communauté juive de Marrakech
• Déjeuner et Interview Armand et Thérèse Delouya à confirmer
• 16H00 Interview et Hazan Viviane & Salomon
• Etude pour l’installation d’un logiciel adapté au cimetière juif de Marrakech afin de repérer les tombes
• Diner Dîner avec Ayoub

Lundi 12 Octobre 2009
• Slat El Azama, cimetière et Mellah Juifs
[www.marrakech-cityguide.com]
• 8H00 Interview de Rabbi Shalom Gabbay en présence de Jacky Kadoch à la Slat el Azama
• Visite du cimetière avec le Rav et J Kadoch
• Visite du Mellah
• 12H00 Voir Interview Jacky & Fredy Kadoch Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira Kadoch Jacky

Mardi 13 Octobre 2009
• Visite de la ville / Repérages
• Retour d’Arrik Marrakech - Paris Orly Sud Mardi 13 Oct



Interviews à Marrakech
A Faire en sus

Ohayon David et Thérèse - Joseph Elkeslassy & Hervé Elkeslassy - Ohayon Isaac –
Ouaknin Roger - Armand Abitbol & Rachel Gabay - Benisty Jacques - David Acoca -
Shimon Acoca - Marc et Marcelle Azencot & Florence Azencot sœur de Marcelle -
Jacques Abergel - Daniel Oiknine - Yaffa et Armand Bohbot sœur de Isaac Ohayon -
Kadoch David-Moshé fils de Jacky Kadoch - Kadoch Prosper Frère de Jacky Kadoch -
Charles Boccara architecte - Dr Henri Boccara








Participeront à cette mission

• A Marrakech pour les interviews de la communauté juive
• Mission de reconnaissance sur les sites des cimetières Juifs Berbères de Ouarzazate, Tinghir et Goulmina et Erfoud

1 Dr. Arrik Delouya (Ph.D-Sociology) sociologue chercheur, président de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain Paris et fondateur de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

2 Jacky Kadoch, membre co-fondateur et d’honneur de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris, Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira

4 Shosh Wolf, Thésarde doctorante, en charge de la 1° phase du projet « Marrakech-la-Juive » et co-fondatrice de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

5 David Or Chen, avocat au barreau de Tel-Aviv et co-fondateur de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

6 Eva Bendavid, nutritioniste et membre de l’Association Israélienne Zohar à Tel-Aviv

8 Hassan Majdi, doctorant en histoire, membre co-fondateur et représentant marocain à Marrakech de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech

9 Moha Oustouh, de Meknès, ingénieur agronome, membre co-fondateur et représentant marocain à Meknès et dans l’Atlas (Errachidia, Goulmina…) de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain – Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech


Mission Marocaine 06 - 13 Octobre 2009

Objectifs de la mission :
1 Mission de reconnaissance à Ouarzazate, Tinghrir, Goulmina afin d’identifier les cimetières juifs berbères récemment abîmés et dans lesquels une enceinte s’impose, Rencontre avec le Gouverneur et le Wali / Préfet de Région de Ouarzazate : du 5 au 9 Sept 2009 Paris-Marrakech et Marrakech-Ouarzazate-Tinghrir-Goulmina-Marrakech

2 Etude d’ingenièring et de faisabilité de création de l’association-sœur à Marrakech

3 Mission à Marrakech pour réaliser la 1° phase du Projet « Marrakech-La-Juive » :
Du 5 au 28 Octobre 2009
Direction: Arrik Delouya
Coaching sur place: Jacky Kadoch
Projet de l’Association des « Permanences du Judaïsme Marocain » - Paris et de l’association Zohar – Israël

Combien de temps reste-t-il avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais
Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre - le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles.
Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Combien de temps nous reste-t-il avant que ce trésor de culture ne parte en fumée complètement ?

Question modulable à l’infini des situations, des lieux, des moments.
Combien de temps nous reste-t-il avant que ces voix imprégnées du soleil brûlant de Marrakech ne s'effilochent et tombent dans l’oubli, le nôtre qui, de génération en génération perd chaque jour un peu plus de ce trésor d'émotions et de sagesse forgé dans nos cœurs à travers le legs de nos ancêtres, et que nous avons déjà tant de peine à retenir, et encore moins à restituer et à transmettre. Face à cette perte homéopathique proportionnellement aux 40 000 Juifs qui vivaient avant 1948 et aux 175 personnes qui aujourd'hui vivent encore dans la Cité des Palmeraies, nous ne sommes pas complètement démunis. Nous pouvons enregistrer leurs voix, par écrit et sur bande, saisir un 125e de lumière sur leur visage, préserver leurs gestes par des films, et tracer leur histoire à travers les pierres et les espaces, les lieux d'activité, et le cimetière qui recèle les restes de cette magnifique légende.

L’oubli est un abîme sans fond au regard de l’éternité, où sont enfouis nos ancêtres et dans lequel nous succomberons quand notre passage sur terre aurait atteint son terme, mais d'où nous pouvons encore extirper les rires, les émotions, les subtilités d'antan qui constituent la matière intime de ces communautés juives par rapport aux autres agglomérations juives éparpillés de par le monde.

L'héritage culturel des Juifs de Marrakech est une pierre précieuse unique dont l’éclat ne devrait jamais s'éteindre pour les générations futures et fait partie du patrimoine culturel de la race humaine.

Mieux équipés avec des moyens techniques modernes, l'enregistrement et la diffusion de ces témoignages, ne sont plus une tache, mais un devoir. Ces traces essentielles ne doivent être négligées, ni nous échapper mais reportées dans les annales de l'histoire des juifs à travers les ages.

Pour le projet «Marrakech-la-Juive», permettez-moi d’évoquer le dualisme biblique d’Issachar et de Zebulon: chacun contribuera au niveau de sa volonté et de ses possibilités: chacun œuvrera pour fournir à l’autre les éléments nécessaires pour sa réussite. Commerce et étude collaboreront en harmonie. Nous avons dans notre communauté, ces deux forces essentielles. Mais la dispersion étant une donnée, il nous manque l'attache entre ces deux contingents. L'apport de contacts et de relations est crucial pour la mise en place de ce projet. Nous avons un sujet d’étude sacré: celui de notre mémoire qui menace de disparaître.

Le projet «Marrakech-la-Juive», permettra la procession de cette collecte de témoignages, en trois formes obligatoires:
1) Un livre, historique qui s'appuie sur des témoignages et illustré de photos
2) Un film avec un scénario reproduisant la majorité de ces témoignages
3) une exposition itinérante avec des photos prises durant ces recherches



Parcours des Opérations

1) Approuvé par la direction de l’Association des Permanences du Judaïsme-Paris et de Zohar-Israël, ce projet sera piloté par Arrik Delouya (Président de l'Association) et par Jacky Kadoch (président de la communauté israélite de Marrakech) qui sur le terrain sera l’unique interlocuteur et coordinateur. Les interviews seront menées dans leur 1° phase par Shosh Wolf aidée par Hassan Majdi, Moha Oustouh, Jacky Kadoch et Arrik Delouya. La 2° phase aura lieu en Janvier 2010 avec Myriam Tangi.

2) Instruire ce projet sur les normes de l’Europe Unie en y incluant les éléments de budget et une stratégie de communication pour la levée de fonds.


Mise sur pied du Projet

Comme le soulignait Sa Majesté le Roi Hassan II dans une audience à New York en 1991 en s’adressant au Représentants des Communautés juives marocaines des Etats Unis et du Canada : « Vous avez précédé les Arabes au Maroc. Vous vous distinguez encore par une qualité qui vous singularise aux plans culturel et religieux.».

Dans «Le Temps du Maroc », Maurice Arama et Albert Sasson résument ainsi cette histoire riche et complexe : «On voit que la communauté juive marocaine, installée au Maroc depuis l’Antiquité, s’est enrichie, tout au long des siècles, d’apports divers, en provenance des pays du bassin méditerranéen et du Proche-Orient. Sa vieille tradition culturelle, datant de la civilisation andalouse, s’est structurée en s’adaptant au contexte socio-culturel marocain. Elle a évolué, au cours des différents règnes, avec des heures de gloire et de vicissitudes, dans un environnement méditerranéen. Il en a résulté une coexistence réussie avec la communauté berbère, puis arabe».

De ces éphémérides une production culturelle exceptionnelle (Musique, folklore, artisanat, droit, jurisprudence, médecine) s'est formée.

Avant 1948, on dénombrait plus de 250 000 Juifs au Maroc. Le Mellah de Marrakech lui seul comptait 50,307 habitants jusqu'au 1° Mars 1947 et était le plus important du Maroc. Aujourd’hui la communauté juive de Marrakech ne compte que 175 personnes dont plus de 50 % ont dépassé 65 ans. Avec la disparition graduelle de cette communauté, il ne nous reste que très peu de témoignages vivants que nous estimons être de notre devoir d'immortaliser. Nous disposons aujourd'hui d'accessoires très sophistiqués capables d'enregistrer les voix de ces personnes avant qu'elles ne s'éteignent pour l'éternité. Nous nous devons d'enregistrer tant leurs voix, que leurs expressions, la diversités de sensibilités, leurs anecdotes et surtout leur riche information qui nous aidera à reconstituer leur passé extraordinaire pour le bien de l'humanité entière et pour les générations futures du peuple juif à travers le monde.

Pour parvenir à un résultat optimal, ce projet devrait s'étendre sur trois voyages : Première étape en Décembre 2008, seconde à Pourim et finale à Pessah, jusqu'à la rituelle Mimouna qui clôture le au 8° jour de Pâques– La Mimouna, célébrée exclusivement par les Juifs du Maroc a pris aujourd’hui les dimensions d'une fête nationale en Israël.

Durant ces voyages, l'équipe interviewera, filmera, photographiera le plus de personnes possibles. Chaque voyage devra durer 15 jours si nous prenons en considération deux interviews par jour et par famille, cinq jours par semaine).

L'équipe comprendra trois professionnels nécessaires pour conduire à bien cette entreprise: la photographe qui suivra les interviews avec sa caméra, l’interviewer, et la cinéaste pour enregistrer et filmer.

L’importance de la qualité à la fois technique et sensible de ces enquêtes est primordiale pour réussir dans cette mission. Le résultat qui s'ensuivra représentera l'unique archive qui nous aidera à réaliser le legs de nos ancêtres, leur vie en Maroc, leur empreinte sur la civilisation locale, les rites, leurs origines initiales et enfin leur histoire qui nous servira de trame pour perpétuer leur légende.

La technique de la photographie se déroulera aussi bien en couleur, qu'en noir et blanc. Évidemment il est promontoire d'employer des professionnels dont le regard et la fibre délicate de leur connaissance les aideront à capter et reconstituer l'accent naturel de ces sujets et dont ils formeront un élément complémentaire.

Ce projet, « Marrakech la Juive » est vraisemblablement une dernière bouée jetée dans les filets de l’Histoire des juifs de Marrakech.


Aperçu sur Marrakech des Juifs d'autrefois

Notre ami Joseph Dadia (et Coll.), Président-fondateur de l’«association des Juifs originaires de Marrakech» nous livre une description illustrée de Marrakech, de son Mellah et de ses Juifs d’antan, à son image, claire et fluide dans son œuvre parue à Paris le 18 Novembre 1990.

"Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, pp. 107-110.

"Avant Marrakech-la-Rouge-sur-l'Oued-Tensift, ses palmiers et ses murailles, son beau ciel azuré et son horizon aux cimes éternellement enneigées, sa place Djemaâ-El-Fna et sa Koutoubia, ses souks, ses jardins, ses palais et sa kasbah, il y avait Aghmat et Tasghimout, où la présence juive, comme en terre marocaine, remonte à des temps médiévaux.
Aghmat avait jouie d'une époque de splendeur quand elle servit de résidence aux rois des Mas'mouda, avant d'être détruite au XI° Siècle par les Almoravides.

Fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, Marrakech resta longtemps interdite aux Juifs, qui vivaient à Aghmat-Ourika, situé à 40 Km au Sud-Est de la ville. Durant le jour, Ils étaient autorisés à perpétuer leur commerce et gérer leurs affaires, mais au crépuscule, ils étaient sommés de quitter la ville. Sous la nouvelle dynastie au Maroc des Chérifs Sâadiens, Marrakech devint la Capitale de l'Empire. Elle reçut une vague de réfugiés Juifs de l'Espagne et du Portugal, des anciens marranes de la péninsule Ibérique, des Iles Canaries et même des lointaines Antilles. Tous ces nouveaux venus s'installèrent dans deux quartiers différents, les Beldiyyin (Juifs autochtones, en hébreu Tochavim), disséminés en petits groupes vivaient au sein de la population Musulmane. Les Mégorachim (Expulsés d'Espagne) et Beldiyyin s'étaient amalgamés dans un seul quartier, celui de Mouassine. "Le quartier des Juifs, nous dit Marmol, était autrefois au centre de la ville, dans une compound de plus de trois mille maisons", soit quinze mille personnes, d'après l'estimation faite par Diego de Torrès.

Du à un scandale provoqué intentionnellement par une musulmane qui accusait faussement un Juif de l'avoir maltraitée, les Juifs de Marrakech furent forcés de quitter le Mouassine, pour s'installer près de Bab Aghmat. Ils furent séparés physiquement des Musulmans, et confinés dans un quartier ceinturé de murailles épaisses et n'ayant qu'une seule porte leur permettant accès à la ville, et une autre, plus petite, qui les mènait au cimetière. Dans cette enceinte plusieurs maisons et synagogues avaient été érigées.

Le Mellah de Marrakech fut fondé en 1557 (5317 année juive), par le Sultan Moulay Abd Allah Al Ghalib Billah, à proximité de la Qasbah et du Palais Royal. C'était au fait une sorte de ghetto qui rassemblait tous les juifs de Marrakech. De nos jours le Mellah a changé de nom et s'appelle Hay Salam (occupé par des Musulmans). En ces temps-là, le Mellah était un beau quartier, vaste et agréable, avec de belles maisons et des jardins. Les commerçants catholiques n'étaient nullement autorisés de s'y installer, mais par contre, tous les Agents et Ambassadeurs des pays étrangers pouvaient y résider. Le Grand Rabbin de la communauté José Benech, avait encastré un parchemin contenant une prière dans la porte de la nouvelle cité, suivant la tradition.

Le Mellah s'étirait sur un quadrilatère de 18 ha avec des fondouks, des synagogues et un centre commercial. Il est coupé de deux longues rues avec des bifurcations transversales formant des ruelles. Vers la fin du xix° Siècle, le Mellah se dilata à l'Ouest sur un ancien terrain vague, où fut édifié le Mellah Djedid, jouxtant avec l'arcade du vénéré Saint Rabbi Mordekhaï Ben Attar, et à l'Est, sur l'oliveraie Djnan-El-Afia, originalement une part des vastes jardins du palais royale. (Comprenant le quartier de la Bhira, dans le voisinage du Cimetière juif).

En 1935, l'expansion du Mellah absorba les Touareg, Qsibt Nhas, le quartier de l'Arst-El-Maâch, celui de la Bahia et poussa ses ramifications jusqu'à la Médina. Les familles aisées juives s'installèrent dans le quartier européen du Guéliz avec la fin du protectorat français."

Le Mellah de Marrakech, vidé aujourd’hui de ses juifs, se modifie en résidences somptueuses (Riad). Ses 50,307 habitants de l'année 1947 ont complètement disparus et se trouvent aujourd'hui en Israël, en France, au Canada, et dans d’autres pays d’immigration. Les 175 âmes juives à ce jour à Marrakech sont les seuls témoins vivants de l'existence de cette riche communauté.

…Le Mellah de Marrakech Maroc visité par un voyageur britannique lors de la Révolution Française (1789) : Hommage à la beauté des femmes Juive du Maroc." Bourg-la-Reine (Fance), Trait d'Union - Association des Juifs de Marrakech : 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, p. 111 pour reprendre le texte de Joseph Dadia :

"Le 14 Septembre 1789, William Lemprière, médecin anglais débarqua sur la terre "du Maroc" pour soigner le fils de l'Empereur Muley Absulem. Son périple donna naissance à un long carnet de voyage, publié en 1990 par Sylvie Messinger, éditrice à Paris 6°, 24, Rue de l'Abbé Grégoire, dans la Collection "les Pas de Mercure", sous le titre "Voyage dans l'Empire du Maroc et au Royaume de Fez" (avec le sous-titre : un médecin anglais pénètre dans le Harem). Je crois bon de signaler cet ouvrage en raison de ses renseignements précieux sur l'Empire du Maroc de la fin du 18° Siècle et sur les Juifs de cette époque : Tanger, Asilah, Larache, Salé, Rabat (où les Juifs sont nombreux), Casablanca (Eh oui ! Ses melons délicieux, rivière qui donna son nom à la ville), Fédala, Azemmour (j'eus la visite d'un Juif vêtu à l'européenne), Safi, (je logeais dans une maison Juive), Essaouira, Agadir, et bien sûr Meknès, Fès…Sur le Mont Atlas, les Juifs ont bâti quelques villages. Taroundant et Maroc (Marrakech) occupent une place importante dans l'ouvrage. À Taroundant, la juiverie est un misérable faubourg à un quart de lieu de la ville : la maison que j'allais occuper une chambre bien sale, bien étroite et sans fenêtre, appartenait au juif le plus considérable de Taroundant." Lemprière arriva au Maroc le 8 Décembre 1789 : "Je m'établis dans le quartier des Juifs, où je trouvais un assez bon logement…Les craintes que j'éprouvais dans une situation aussi critique n'étaient adoucies que par le plaisir que je trouvais dans mon nouvel établissement. J'étais logé chez des gens honnêtes; leur maison était spacieuse, bien éclairée et dans un quartier retiré".
Les milles et une nuits du Mellah de Marrakech par Thérèse Zrihen-Dvir
Après des décennies, les enfants du Mellah de Marrakech, reviennent en masse de tous les pays du monde. Ils retournent aux ruelles exiguës et sombres de leur Mellah, aux longs corridors d'où s'échappaient le soir les douces litanies de prières jaillissant comme une chanson, comme un filet d'eau claire qui ronronne entre les galets. Ils reviennent parce que quelque part dans leur cœur, dans leurs mémoires, ils n'ont jamais réellement quitté ce Mellah.
Leur enfance si étonnante et unique les poursuivra même dans leur vieillesse et ils s'évertueront comme dans un rêve à la retracer avec leurs enfants et leurs petits-enfants car elle était incomparable, mais oui elle l'était, mais qui donc pourrait le contester ? Ce n'est nullement cette enfance de nos jours, qui manque de tant d'éléments inédits, parfois insolites, d'aventures, de jeux, de paysages indomptés et ensorcelants, de mystères, de personnes simples, naïves mais si exceptionnelles par leur structure, par leurs habits, leurs coutumes, leurs mœurs, leurs professions. Et il y en avait tant. Je revois encore le marchant de pois chiche, empêtré dans sa longue djellaba, qui s'afférait devant un poêle construit à base terre glaise. Il préparait sa marchandise devant nous les enfants, ses clients les plus assidus. Malheur si ce four archaïque se brisait laissant échapper les braises de charbon sous nos yeux rieurs qui ne pouvaient pas en ces temps là mesurer la grandeur de son malheur: la perte infortunée de son gagne-pain.
Ce Mellah aujourd'hui déserté de ses Juifs, a tout perdu, même son identité. Il sera désormais baptisé «Hay Salam». C'est un souvenir qui se meure pour une seconde fois après une très longue agonie. Le fantôme de ces milliers d'âmes qui ont vu le jour dans ce quartier, ont perpétué leurs coutumes, leur religion, leur intégrité, va devoir disparaître à jamais. Les dernières reliques des vestiges juives du Maroc passeront à d'autres mains qui sans doute avec le temps et la négligence, deviendront des cendres que le vent emportera dans les confins de l'oubli.

Il n'y aura plus rien à voir, ni à entendre, outre que le muezzin qui remplacera la synagogue, que les femmes musulmanes voilées, qui par leur présence omnipotente nous ramènera à la dure réalité. Qui prendra la relève? Peut-être que dans nos centaines de livres sur le Mellah on trouvera quelque consolation, quelques phrases qui attesteront de notre existence dans ce Mellah perdu à jamais.

Le devoir d'immortaliser cette époque mouvementée dans les annales du Maroc et du peuple juif pour les générations futures nous incombe, nous la dernière génération des juifs du Maroc, pour l'histoire, pour préserver comme dans toutes les nations, les restes d'une civilisation exceptionnelle en voie d'extinction.

Qu'est-ce donc que le Mellah? Par Thérèse Zrihen-Dvir
Qu'est-ce donc que le Mellah? Certains vous diront que c'est un ghetto, et d'autres l'appelleront 'Le quartier Juif' comme tout autre quartier dans n’importe quelle ville du monde. Les jeunes de ma génération et moi-même préféraient le considérer comme une 'serre' où aucun intrus ne pouvait nous nuire. On jouait dans ses rues, on empruntait le sentier pour l'école en chantant, sans être perturbés.
Notre Mellah avait tous les composants d'un havre sûr. Nous nous sentions protégés par nos parents, qui nous attendaient bien au chaud, devant leurs poêles à pétrole fonctionnant en permanence, ou du moins, nous semblait-il.
J'aimais m'asseoir sur mon banc de pierre, et suivre du regard le défilé de touristes qui passaient par les dédales de nos ruelles quotidiennement et admiraient les apprentis juifs devant leurs ravissants ouvrages d'artisanat. Chacun d'eux fabriquait, réparait, restructurait des œuvres exceptionnelles dans un atelier minuscule. Les passants, touristes et badauds subjugués, restaient là immobiles des heures entières, observant les gestes gracieux et précis des brodeuses de tapis. On accompagnait, avec plaisir, la musique cadencée du martèlement des artisans de cuivre, des graveurs de bois, et des cordonniers qui, la bouche pleine de clous, fixaient des lunes de métal sur les talons des chaussures pour refréner leur usure. Quand ces dernières s'élimaient, les parents revenaient en toute hâte chez le cordonnier, afin de remplacer les lunes de métal. Insouciants et candides, on marchait en scandant nos pas selon les chants rythmés ou les airs qu'on improvisait sans nous soucier du dommage occasionné à nos semelles qui se détérioraient rapidement.

Sans informer ma mère, un jour, je vins voire notre cordonnier pour lui proposer un troc: donner des leçons de mathématiques à sa fille, au prix d'une semelle toute neuve. A ma grande joie, le marché fut conclut, suivit de son habituelle remarque: "c'est donner un œuf pour un bœuf!"

J'avais la manie de me planter pendant des heures entières, hypnotisée devant le marchand de beignets (sfennj en arabe marocain) qui, assis, les jambes repliées sous sa large bedaine, face à un bac d'huile et une bassine pleine de pâte d'où il arrachait une petite boule avec zèle, l'allongeait entre ses doigts, puis la faisait tournailler dans l'air pour en former une couronne miniature avant de la lancer adroitement dans l'huile bouillante. (D'après la version Hébraïque de Madame Shosh Ruimy, de Beer Sheva)


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Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage d’Elias Canetti

Elias Canetti, Prix Nobel de Littérature en 1981, a écrit Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage qui parle de son séjour à Marrakech en 1954 (1). À lire également dans cet ouvrage en Edition de 1977 le passage sur la "Visite dans le Mellah": pp. 60-80 et "La famille Dahan": pp. 81-116.
D’un séjour à Marrakech en 1953, E. Canetti enregistre d‘abord des voix, des bruits, des gestes et des images. Et, imperceptiblement, par le jeu d’une simple et grave précision dans la relation des faits, ce récit de voyage devient aussi, au sens le plus strict et le plus concret du terme, un récit philosophique….
" …À mesure que je pénétrais plus avant dans le Mellah, je découvrais que tout devenait de plus en plus misérable. Je me trouvais maintenant sur une petite place carrée qui me parut être le cœur du Mellah. Des hommes et des femmes se tenaient près d'une fontaine rectangulaire. Les femmes portaient des cruches qu'elles emplissaient d'eau. Les hommes remplissaient leurs outres de cuir. Leurs ânes étaient auprès d'eux et attendaient qu'on les abreuvât. Au milieu de la place quelques gargotiers étaient accroupis. Beaucoup d'entre eux faisaient cuire de la viande et d'autres de petits beignets. Leurs familles étaient près d'eux, femmes et enfants. C'était comme s'ils eussent transporté tout leur train de maison sur la place où ils habitaient et cuisinaient. …

Tout autour de la place, il y avait des magasins. Des artisans y travaillaient, leurs coups de marteau résonnaient dans le bruit des conversations. Dans un coin de la place, de nombreux hommes s'étaient assemblés et discutaient avec feu. Je ne compris pas ce qu'ils disaient mais, à en juger par leurs mimiques, il s'agissait des grands problèmes du monde. Ils étaient d'opinions différentes et combattaient à coups d'arguments. J'eus l'impression qu'ils admettaient avec plaisir les arguments des autres. Au milieu de la place, se tenait un vieux mendiant. C'était le premier que je voyais par ici. Il n'était pas Juif.

Avec la pièce qu'il reçut, il se tourna aussitôt vers un marchand de beignets dont la grande bassine crépitait vigoureusement. Les clients étaient nombreux autour du cuisinier et le vieux mendiant dut attendre son tour…. Mais je ne crois pas que c'était à lui seul que je devais l'enchantement de cette place. J'avais l'impression d'être véritablement ailleurs, parvenu au terme de mon voyage. Je n'avais plus envie de m'en aller. Je m'étais déjà trouvé ici, il y avait des centaines d'années, mais je l'avais oublié. Et voici que tout me revenait.

J'y trouvais offertes la densité et la chaleur de la vie que je sentais en moi-même. J'étais cette place et je crois bien que je suis toujours cette place. M'en séparer me parut si pénible que j'y revenais toutes les cinq ou dix minutes. Où que j'allasse, quoi que je découvrisse dans le Mellah, je m'interrompais pour revenir à la petite place, pour la traverser dans une direction ou une autre afin de me convaincre qu'elle était toujours là…." (L'Auteur).




(1) Traduction de l'Allemand par François Ponthier (Die Stimmen von Marrakesch Aufzeichnungen nach einer Reise). Ouvrage bilingue. Paris, Ed. Albin Michel. Série Allemande dirigée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, Collection "Les Langues Modernes / Bilingue Vergne-Cain et Gérard Rudent, 1992, 320 p, Préfaces et notes de Claude Mouchard et Hans Hartje: pp. 7-17. ill. Passages : "Visite dans le Mellah" : pp. 121-161 et " La Famille Dahan" pp. 163-233. Egalement paru en 1977, In.: Ed. Albin Michel,
159 p.


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L’ancienne association des Juifs de Marrakech
Rappel du devoir de Mémoire
Créée à Paris en Février 1982, l’Association des Juifs de Marrakech sous la présidence de Joseph Dadia, s'est donnée pour but d'entretenir des liens d'amitié, de fraternité et d'entraide entre les juifs originaires de Marrakech et leurs amis à travers le monde, où qu'ils se trouvent, de contribuer à l'étude et à l'enseignement des œuvres des Grands Maîtres et Guides Spirituels du Judaïsme de Marrakech et du Maroc.
Cet ouvrage présenté, le 18 Novembre 1990 (dans: "Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, 199 p.) contient : une introduction de J. Dadia, des photos de rabbins, des petites histoires du Mellah de Marrakech.

Enfin quatre parties sont distinctes:

"La première partie est entièrement consacrée à la personnalité et à l'œuvre de Mr René Camhy, ancien Directeur du Groupe Scolaire Jacques Bigart et ancien chef-scout, en hommage pour ses bons et loyaux services rendus à notre jeunesse et à notre communauté, avec un inlassable dévouement durant tout un jubilé. René Camhy parle de ses origines et relate l'œuvre accomplie dans les écoles de l'AIU à Marrakech et au Maroc. Testes et témoignages des membres de sa famille, de ses collègues et de ses anciens élèves, en particulier Moryou, le Grand Rabbin Jacques Ouaknine, Haïm Hazan, André Moyal, Simy Abitbol-Katalan…Témoignages de Mr Alfred Goldenberg, Nissim Lévy (Instituteur à Marakech en 1924)…Témoignages sur Mr. Benjamin Yahny (Raphaël Ohayon), sur Mr Moïse Bibas, Mlle Lina Behmoiras et d'autres membres de l'enseignement tels que Mr Nissim Serfaty. Un superbe texte de Mlle R. Perahia (Huppe enthousiaste) avec sa photo.


La deuxième partie est consacrée aux sports, jeux, jouets, et divertissements avec photos et documents.

La troisième partie : Le Mellah de Marrakech (cartes postales, photos et documents) : Ebauche historique : le Mouassin (vieux quartier juif avant le 16° siècle). Les Rabbanim, avec un texte sur Rabbi Haïm Chochana. La Section Agricole, la Colonie de Vacances de Mogador, le Scoutisme, l'Ecole…

La quatrième partie : La Vie Associative (photos et textes). Liste des donateurs : Sepher Tora à la mémoire de Rabbi Pinhas Hacohen et Table Ophtalmologique à la mémoire de Rabbi Haïm Chochana. Cimetière juif de Marrakech.


La population Juive de Marrakech
Recensement de la population Juive :
155 personnes juives vivant encore à ce jour à Marrakech.
50 % de la population a plus de 70 ans.
10 % de la population est démunie et sans ressources, elle est entretenue par la Communauté Juive.
30 % de la population vit dans des conditions socio-économiques plutôt modestes.
60 % de la population appartient à une catégorie socio-professionnelle ayant une bonne qualité de vie.


Base d‘un questionnaire
Sur les interviews de la population juive de Marrakech
• Votre nom et prénom à confirmer
• Nombre d’enfants et avez-vous des enfants et petits enfants vivant au Maroc ? Sinon, où vivent vos enfants et petits-enfants ? Quelle est leur situation professionnelle ?
• Votre lieu de naissance et âge approximatif
• Occupation professionnelle, si retraité, quel métier exerciez-vous avant ?
• Parlez-moi de votre enfance, de vos racines & de votre éducation juive marocaine (Etudes dans une yechiva ?). Parlez-moi de votre famille.
• Rappelez-moi le moindre souvenir lié à votre mémoire de juif de Marrakech
• Racontez-moi une histoire que vos parents vous ont raconté sur leur vie
• Parlez-moi de votre communauté juive marocaine à Marrakech ?
• Comment assumez-vous votre judaïsme à Marrakech ?
• Parles-moi de la cohabitation sereine entre juifs et musulmans au Maroc.
• Comment peut-on perpétuer les traditions juives dans une ville où la population juive a quasiment disparu ?
• Envisagez--vous de quitter Marrakech pour une autre destination ou comptez-vous y rester jusqu’à la fin de vos jours ?
• Quel est le votre mot de la fin ?

Aide locale logistique de l’ami Khalid El Gharib,

qui est le plus grand collectionneur d’objets d’art judaïques et musulmans de Marrakech. Khalid est collectionneur et antiquaire de la plus grande Galerie d’objets d’Art de Marrakech. Chaque objet qu’il présent ressuscite la coexistence imbriquée des musulmans et juifs du Maroc.

Avec Paul Dahan il échange ses souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, c'est des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Ils veulent, aussi partager leur passion, celle de sauvegarder la mémoire commune d'un Maroc pluriel où juifs et musulmans vivaient en communion dans la vie et dans l'art.

Khalid El Gharib, est né à Fès l’année où Paul migrait en Israël. Il a grandi entre potiers, bijoutiers et orfèvres de la médina de Fès, travaillant à l’âge de 7 ans pour un marchand qui vendait des céramiques, des bijoux et des tapis. Il en a fait son métier.

Il est aujourd’hui antiquaire à Marrakech, attaché à mettre de la chair sur un “imaginaire bâti à partir des souvenirs d’enfance de la présence de la communauté juive de Fès”, explique-t-il.


Aide locale logistique de notre doctorant Hassan Majdi

est déjà doctorant inscrit en 3° Année à Paris 8 sous la direction de Ephraim Riveline et avec la caution morale de Jacky Kadoch et le coaching d’ Arrik Delouya. Son sujet de thèse de doctorat : «Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc». Le choix du sujet de Hassan est important à un double titre, scientifique il impose une problématique qui semble propre principalement au Maroc, et secondairement à d’autres pays arabo - musulmans. Pourquoi en effet les juifs ont fait du Maroc un lieu d’élection d’une pratique curative et religieuse? Qu’est ce qui est déterminant dans ce binôme, et pourquoi précisément au Maroc? Il est juste que les Musulmans ont la même attitude, qu’est ce qui nous donne ce comportement, est ce la personne qui la pratique, son rapport à sa pratique religieuse, ou tout ceci à la fois combiné en territoire ? Hassan a participé au Colloque de Cordoba du 27 Mars 2008 sur "Séfarade : Géographies et Regards de la Mémoire" organisé par la Casa de Sefarad - Casa de la Memoria conjointement avec l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain et présentera une communication sur la mémoire juive du Maroc et à au Colloque International à Marrakech sur le thème: ''Résistance et Persistance du Judaïsme Marocain: Mémoire brisée, mémoire en éveil et mémoire retrouvée''. Organisé par l’association « Permanences du judaïsme marocain », un colloque, réunissant des chercheurs de renommée internationale, s’est tenu à Marrakech les 25 et 26 Mai 2008. Ce colloque a été marqué par la participation de dizaines de chercheurs de renommée internationale originaires notamment du Maroc, de France, des Etats-Unis, de Grande Bretagne, d'Espagne et d’Israël.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 24 octobre 2009 a 01:41

Projet « Marrakech-la-Juive »


Compte Rendu de la Mission Humanitaire à Marrakech et dans l’Atlas du 6 - 13 Octobre 2009
Ce PV en deux langues (en hébreu et en français) a été établi par
Arrik Delouya & Shosh Wolf
Marrakech le 13 Octobre 2009

tous deux en mission sur le terrain





Préambule

Nos 2 associations de France et d’Israël en collaboration avec nos partenaires locaux marocains, juifs, musulmans et berbères ont bâti cette mission humanitaire à Marrakech et dans l’Atlas en 2 temps, du 6 au 13 Octobre 2009 puis en continuation du 13 au 29 Octobre 2009.

Les coaches de cette expédition étaient :

Pour Israël :
• Shosh Wolf, (née Amar à Fès et ayant immigré en Israël à l’âge de bébé) co-fondatrice et membre du bureau - directeur de l’association Zohar,
• David Or-Chen (Alias Ohnona, né à Marrakech ayant immigré en Israël à l’âge de 4 ans) co-fondateur et membre du bureau - directeur de l’association Zohar,

Pour la France :
• Arrik Delouya, Président des Permanences du Judaïsme Marocain et fondateur de Zohar

Pour le Maroc
• Hassan Majdi, futur docteur en Sciences humaines de l’Université Paris 8, membre co-fondateur des Permanences du Judaïsme Marocain
• Moha Oustouh, Docteur Ingénieur agronome et co- fondateur des Permanences du Judaïsme Marocain
• Jacky Kadoch, président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira et membre du Comité d’honneur des Permanences du Judaïsme Marocain
• Henri Assouline, Vice-Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira et membre co-fondateur des Permanences du Judaïsme Marocain

Shosh Wolf est restée à Marrakech pour un complément d’Interviews sur place jusqu’au 29 Octobre 2009.

La mission comprenait 4 parties distinctes :
1 Robert Assaraf nous a conviés à un dîner sous sa soukka dans résidence de la Palmeriae. Le repas était de fête et la discussion a porté sur le sens de cette fête de soukkot et sur notre mission dans l’Atlas et à Marrakech.

Nos interviews ont porté d’abord sur 24 personnes de Marrakech, Ouarzazate et Goulmima d’obédience juives et non-juives. Puis une quinzaine d’interviews ont suivi, élaborés par Shosh. L’urgence même de ces interviews nous a poussés à récolter un maximum d’infos concernant la mémoire brisée, en éveil et reconstruite. On parle ici de la mémoire juive de Marrakech deux fois millénaire qu’il faut vaille que vaille sauver et sauvegarder et qu’enfin il faut mettre en lumière. Marrakech est passé d’une population juive de 35 000 âmes en 1945 à peau de chagrin aujourd’hui pour atteindre le chiffre de 135 personnes vivantes.

A cet effet, nos associations préparent 1 livre sur cette mission bien, vivante, avec des photos et des témoignages. De plus, il est question de faire un film sur cette mission.

L’accueil marocain de cette mission a été sans doute le plus riche et le plus émouvant jamais encore vécu.

Le groupe-cible approché a coopéré d’une façon très positive avec une ouverture émotionnelle et sincère.

Ces interviews ont contribué à nous rendre la mission efficace et de façon ordonnée.

Pour mémoire (synthèse d’Arrik)
Même si l'origine des premiers Juifs du Maroc reste obscure, le Judaïsme d'Occident Musulman puise ses propres racines dans un passé où, historiquement, ces Juifs sont le premier peuple non - berbère (Haïm Zafrani) vivant encore au Maghreb. Ce judaïsme est aussi le produit du terroir marocain où il a vécu pendant ces centaines d’années passées.

La communauté juive marocaine est l'une des plus importantes du monde arabe et les travaux de Daniel Schroeter et Yossi Chetrit en même temps que d’autres nombreux témoignages historiques attestent de la présence des juifs au Maroc bien avant l'occupation romaine. ous avons recueilli des preuves tangibles remontant au 17° siècle d’une Communauté Juive pré - romaine établie à IIigh vers 1620 venant d'Ifrane (l'Anti - Atlas sur demande du Roi d'Iligh.…) « …La population Juive y est apparue comme « un élément indispensable à l'activité commerciale à longue distance menée par la « Maison d'lligh. L'exode général des Israélites en 1958 et leur absence totale du « Tazerwalt rendent difficile une information directe sur l'histoire de ce commerce. La « découverte du cimetière Juif d'Iligh ouvre quelques voies intéressantes à la « connaissance de ce peuplement. Les pierres tombales Juives donnent une série « d'informations importantes : nom de famille, sexe, date précise de décès ; 332 « tombes ont pu être dénombrées. La première est datée de 1751 et la dernière de 1955. Le cimetière d'lligh conserve donc la mémoire des inhumateurs des deux « derniers siècles : 1800 : Peste et 1869 :
Choléra. Enfin, 1945 : Typhus etc. Les « prénoms lus sur les tombes ressemblent à ceux des autres régions du Maroc « (noms bibliques et arabes). Les Juifs d'Iligh ont été affectés par les mouvements et « les migrations qui ont touché le Maroc. La langue parlée est l'arabe dans une « région pleinement berbèrophone. .… » In. : Schroeter Daniel J. , Arrif A. & Van der Wuster H. : La Maison d'Iligh et l'histoire sociale du Tazerwalt. Casablanca, Ed. Seller, 1984. BG/R. Science Religieuse - Hagiographie - Histoire - Ethnologie – Structure Économique.

A propos de la présence de cette communauté au Maroc, on trouve plusieurs recherches qui expliquent les facteurs qui ont façonné la physionomie de villes marocaines et entre autre du IX° au XI° siècle la physionomie démographique de la Communauté juive de Fès : l'immigration

(arrivée massive des juifs d'Espagne, vivement encouragée par les Idrissides) ; l'exil (déportation des juifs sous les Zirides pour habiter le fort d'Achir en Algérie) ; et lespersécutions (instabilité constante de la ville sous le gouvernement des Zirides et mouvement anti-Juif). Ben-Sasson Menahem. In. : Mouvements de population et perceptions d'identité : Fès sous les Idrissides et les Zirides

Les “Toshabim” dont la présence deux fois millénaire étaient les juifs autochtones installés dans ces Gorges tandis que les juifs expulsés d'Andalousie en 1492 étaient connus sous le nom de “Mégorachim”, les dissidents, n’auraient pas dépassé la périphérie de Marrakech (Moulay Ighy, Zarkten…bien avant Ouarzazate.

Ces derniers importèrent leur culture raffinée au Maroc et formèrent de nombreux intellectuels
(juristes, talmudistes…) tels que Isaac Cohen Al Fassi, Maïmonide…

Les juifs furent de tous temps bien intégrés aussi bien par les populations pré-islamiques que par les différents sultans du Maroc. Le quartier juif « Mellah » étaient d'ailleurs le plus souvent construit près du palais royal d'où le sultan assurait la protection de la communauté. C’est ce que nous rencontrons dans l’Atlas tout au long de ce périple qui vient compléter les nombreux précédents.

« Il y a 40 ou 50 ans, bien peu de temps au regard de l'histoire, d'Aqqa à Debdou, du « cœur du Haut - Atlas, Tamgrout, le Todgha, lieu de la révélation du Zohar jusqu'à « Marrakech, Taroundant, le versant sud de l´Atlas, tourné vers le Sahara, prenant ses couleurs du désert : reliefs ocre et rouges entaillés de larges rivières alimentées chaque printemps par la fonte des neiges. Miracle de l´eau, l´homme s´est installé, et des jardins merveilleux entourent de véritables châteaux de terre aux couleurs des montagnes. Univers minéral et petits paradis où l´accueil et l´hospitalité berbères ne font jamais défaut (rajouté sur Google). Fès cité glorieuse de la spiritualité juive, sans oublier Salé, « Séfrou, petite ville du Moyen - Atlas (Sud-Est de Fès), surnommée la petite « Jérusalem, et les interrogations des Juifs marocains partagés entre le rêve d’une « terre promise et le souvenir d’un paradis perdu, partout des Communautés Juives « assuraient la tradition renouvelée de foyers d'une culture fortement originale. » SLOUSCH Nahum : In. : Les Juifs de Debdou. Paris, Revue du Monde Musulman .Vol. 22, N°2, 1913, pp. 221-269,

Ils étaient Installés au Maroc bien avant la conquête arabe ont connu une population dépassant les 300 000 âmes en 1945. Alors que pendant plus de deux mille ans ils ont fait preuve de cohabitation et de patience, leurs différents départs en vagues après 1948 (date de la création de l’Etat d’Israël) ont connu
• le choc culturel et social du protectorat français
• la politique antijuive de l'Etat Français de Vichy au Maghreb entre 1940-1943 : ses précédents, son application et ses effets, la vague antisémite qui a suivi en Afrique du Nord dans les années quarante, faisant subir aux Juifs Maghrébins l'une des tragédies les plus sanglantes de leur histoire (Michel Abitbol)
• L’indépendance du Maroc
• le facteur colonial viciant les relations entre Juifs et Musulmans biaisant par là-même les structures socio - politiques du Maroc. Ces détériorations vont se multiplier jusqu’en 1967 après la Guerre des 6 jours au Moyen-Orient.

Aucune seule âme ne vit aujourd’hui au Sud après la ville de Marrakech ou dans l’Atlas. Ils étaient pourtant les trois quarts de cette communauté à vivre dans l’Atlas lors du dernier recensement après la seconde guerre mondiale.

De nos jours, les juifs marocains vivent essentiellement dans les grandes villes du Maroc et leur
communauté est très active tant du point de vue économique que culturel. Ils sont très attachés à leurs institutions le Rabbinat, les associations culturelles, de bienfaisance, sportives…, les cercles, les établissements éducatifs: Ittihad, Ozar Hatorah-Neve Shalom, Habad...

• Goulima

Parmi nos priorités rappelons nos visites dans certains cimetières juifs anciens :
* Goulima, cette ville comporte environ 10 000 personnes au pied du Moyen-Atlas tout à côté du
Petit-Atlas, à 50 Km à peine d’Errachidia et à 80 Km d’Erfoud et de la frontière saharienne. Sa population majoritairement berbère est composée d’intellectuels d’u haut niveau, vivier de ce Maroc heureux, de grandes personnalités dans la hiérarchie des positions, avec 2 cimetières juifs berbères datant de plus de 5 siècles. La population de Goulmima est respectueuse des sites juifs anciens et sa demande à nos associations porte sur une collaboration et une coopération sur les sites anciens dont la garde sera prise en charge par elle-même et la restauration par nous-mêmes. Il faut rappeler que ces deux cimetières n’ont pas d’enceinte et n’en n’ont pas besoin. Notre visite a également eu lieu au Mellah peuplé autrefois jusqu’en 1965 de juifs avant le grand départ pour Israël. Ce Mellah reste aujourd’hui très propres et bien entretenu. Nos partenaires rencontrés étudient avec attention la possibilité de sauvegarder ce patrimoine. Nous n’avons observé qu’une seule et unique frange de porte de maison juive ancienne indiquant un Magen David. La 3° partie de ce périple à Goulmima concerne la demande de nos amis Berbères en vue de lancer un « avis de recherche » en israël. Ils souhaitent retrouver leurs amis qu’ils n’ont jamais connus et qui ont partagé leurs salles de classes: Isso, David, Moshé, Pnina….afin de les retrouver même si le déplacement en Israël serait utile et nécessaire à cette fin.


Le Mellah de Goulmima par Ali Sékou Ouidani partenaire rencontré à Goulmima
Cette photo qui représente la porte du Mellah de Goulmima Ksar et qui est presque en ruine, si elle pouvait vous conter son histoire elle vous récitera d’abord ce ver de poésie juive berbère par lequel les habitants ancêtres de Bahdidou, Doudou Khaimi,Ichou Laâlou commençaient leur ahidouss : .

A Targua Ni Goulmimen Zaid Aman
Adssoune Iaârimen Tigmarine

Elle vous racontera tout de Taquarfiite « drague » et de ces échanges entre amoureux au bord de la seguia ou Targua quand les jeunes filles viennent la fin d’après-midi remplir d’eau leur gargoulettes. Cette eau qui symbolise la prospérité et la fécondité pour les habitants du ksar Elle

vous dira aussi comment Biha symbole de la femme juive berbère s’habille et se maquille pour accomplir cette tache quotidienne en vous récitant ce ver plein d’admiration qui lui est dédié:

Assag Tada Biha A taguem Amane
Tssilouass i Oughnass Tg Izrirane
Elle vous dira aussi que Moshé ne laissait jamais passer une telle occasion sans dire sa tamadiazte qui fustigeait toutes les Aicha autrement dit les femmes musulmane du ksar en leur chantant le poème suivant :

Awi Hane Awale Ign Awal Hane Awal !
A Tamgharte Tama N’Tamgharte A Laâlou Nid Mouka ! ! Hane Awal
Awi Hane Awale Ign Aoual Hane Awal !
A Likhra Awid Achouari Aâmart Sid Aicha ! ! Hane Awal ! !
Awi Hane Awale Ign Aoual Hane Awal !

Elle n’oubliera certainement pas de vous rappeler que toutes ses festivités se déroulaient dans une ambiance de tolérance et de pleine cohabitation les Inachaden aussi bien de la communauté juive que musulmane participaient par leurs poèmes et leurs joutes oratoires laissant de coté tout ce qui ne touche pas à leur vie quotidienne et à la prospérité de leur palmeraie ;

Si vous souhaitez connaître un peu plus des traditions des ait morghade, elle vous parlera longuement de Takarfiyte et vous dira ceci : Takarfiyte représente l'ensemble de propos qu’échangent deux prétendants au mariage durant toute la durée qui précède les fiançailles. Cette pratique tolérée par les parents de la fille permet aux futurs époux de mieux se connaître et s'apprécier Les moments de ces rencontres sont les après midi ou à l’occasion de mariages de circoncisions ou d’ Igoudade Les moments les plus propices sont Après la prière de l'Aâsr quand la fille se rend aux champs pour faucher la luzerne, la fin de l’après midi quand elle se rend remplir d’eau de source son Aklil ou encore lors de la lessive hebdomadaire au bord de l'oued

La première approche est du domaine du soupirant et il n'est pas nécessaire d'avoir déjà connu la fille ni sa famille pour entamer avec elle la discussion sa coiffure permet de connaître son statut civil et de savoir s'il s'agit d'une jeune fille ou d'une femme mariée évitant ainsi aux jeune homme de courtiser une femme mariée. Quand la jeune fille est accompagnée de sa mère ce qui est souvent le cas lors de la coupe de la luzerne, la maman s'arrange pour rester un peu à l'écart afin de ne pas gêner le couple dans sa discussion tout en jetant de temps à autre; un regard furtif vers les deux » tourtereaux » Le père lui n'interviendra pas durant cette phase ; et si par hasard il lui arrivait de surprendre sa fille en pleine discussion, il fait semblant de ne rien voir en continuant son chemin, leur évitant ainsi toute gêne.

Les discussions portent sur toutes les choses de la vie et peuvent toucher à tous les domaines sans jamais tomber dans la vulgarité, sachant que le principal objectif de Takarfiyte est de se connaître et se choisir mutuellement en tant qu'époux et personne ne souhaiterait que des dépassements soient permis avec sa future épouse. Chez les Ait Morghad l'acte sexuel n'est pas permis avant la nuit de noces. La durée de Takarfiyte varie selon les cas. Elle peut ne durer que quelques minutes si la fille a déjà un soupirant dans ce cas elle le fait savoir au jeune homme, qui " ira chercher ailleurs " ou si lors des premiers échanges des divergences apparaissent. Dans le cas contraire les fiançailles interviennent après quelques mois de " drague " ne dépassant guère une année.

Après vous avoir tout dit de Takarfiyte elle vous parlera de "Tiskriwine (circoncisions) et des chants de femmes qui accompagnaient la maman de l’enfant circoncis pour tremper le roseau dans la seguia, après que le grand maâlem Lahcen Oujilala ait d’un geste précis débarrassé tabaloute de l’enfant de son " chapeau " ! Si vous insistez pour qu’elle vous en chante quelques vers, elle commencera son récital par :

N’zourk a sidi Rbi, N’zourk awa gagh lkhir
Rbi tfi baba khéyi Rbi tfi baba khéyi
Issamid wouzal i ourba, Issamid wouzal i ourba
Adig amghar adi tanbad I takbilte a sidi Rbi
Aliy si kdif adak sough Am laaml a baba khéyi
Digh yad ar agmad’in Ghas anzar ay did irourane
A tikhsi yougaln sou darr Imaklin’k a baba khayi
Ouligh adrar ouguigh souk Ar kargh ima guin tlid
Zigh ijamouaane Aguin talid
N’zourk a sidi Rbi
N’zourk awa gagh lkhir
Rbi tfi baba khéyi

Et si vous lui demandez de vous dire un mot sur Sahi L’Hanna ou Issali ou Aalik ! Elle vous répondra par un non sec; Car pour elle, la cérémonie de mariage chez IQUABLIYEN est d'une richesse culturelle qu'elle ne se raconte pas en un mot!!! Mais avant de vous quitter elle vous rappellera certainement la citation qui dit:

Un peuple qui oublie ses traditions, s'oublie lui même!!
Textes d’Ali OUIDANI



Textes d’Ali OUIDANI
DA ZGLGH AR SSIGHIGH
LES CHRONIQUES D’ALI OUIDANI
Avertissement : Comme j’ai dit un jour à un ami, il m’arrive de ne m’adresser qu’à moi-même ; et lorsqu’on parle à soi-même, c’est le rêve et l’utopie prennent le dessus.
D’avance je m’excuse auprès de mes lecteurs si à leurs yeux certains de mes écrits transgressent ou ne respectent pas les bonnes règles de l’écriture.

Ali Ouidani

Pourquoi es-tu parti mon ami, pourquoi es-tu parti mon frère ?

Ainsi va Ghriss

Que mes amis habitués à lire ma chronique chaque samedi m'excusent de leur avoir faussé compagnie cette semaine.

La raison est toute simple, quatre amis marocains dont deux sont de confession juive et qui vivent en dehors du Maroc, l'homme est originaire de Marrakech de longue lignée depuis 5 siècles et habite Paris, la femme elle est originaire de Fès et vit en Israël après avoir vécu 22 ans en Californie.

Nos deux visiteurs qui vivent à l'étranger sont venus nous voir et voir leur ami-frèrot Moha Oustouh mais ils sont venus aussi dans le cadre du devoir de mémoire et veulent retrouver des vestiges ou des souvenirs des populations juives qui habitaient notre région. Bien plus, ils souhaitent restaurer le cimetière juif en même temps que de préserver ce patrimoine juif deux fois millénaire faisant partie intégrante du Maroc. Ils ont besoin de leurs amis berbères pour assurer la garde de ces lieux juifs d’autrefois : Mellah, Synagogues et cimetières. Ils souhaitent enfin que l’histoire de la présence juive au Maroc soit enseignée dans les établissements scolaires marocains.

Ensemble en compagnie de Moha Oustouh, de Haddou Kecha et de moi même, nous avons visité le Ksar de Goulmima et son Mellah, ainsi que les deux cimetières juifs qui sont situés sur la rive gauche de oued Ghriss. La visite des lieux nous a permis de constater que l'âge de ces cimetières remonte à plusieurs siècles. Inutile de vous décrire l’émotion profonde de nos amis d’obédience juive : leurs larmes ont coulé comme l’eau de source et la cohabitation qui a duré 24 Heures les a marqués au fer chaud !!!

Apres le déjeuner et avant qu'ils reprennent la route pour Tinghrir, Ouarzazate, Kalaa el Mgouna, Zarkten (lieude naissance du grand père maternelle d’Arrik) et Moulay Ighy et Marrakech.

Arrik Delouya et moi avons improvisé un dialogue profond et authentique qui rappelle le vœu le plus véhément de cohabitation judéo – berbère possible à partir de l’exemple du Maroc que je vous propose d'écouter.

La carte mémoire de mon appareil ne m'a pas permis de vous faire écouter l'intégralité de l'intervention de mon ami Arrik cet amoureux inconditionnel de son pays natal où puisent ses racines profondément ancrées qu’il ne reniera jamais.

Ce n'est que partie remise, dès la réception de l'enregistrement intégral que madame Shosh Wolf née Amar, historienne de l’art et de la restauration, doctorante autour du sujet « Mémoire juive de Marrakech : Mémoire brisée, puis reconstruite et enfin retrouvée » a fait de son coté, je l'insérerai pour écouter la réponse qui m'a été faite par mon ami et frère arrik.

• Tinghrir, visite très difficile au cimetière juif berbère ancien. Aucune portée d’entrée n’est
disponible et une clôture très haute n’ont pas permis de voir de près les tombes. Il a fallu utiliser un escabeau d’un garage pour prendre quelques clichés. Nous avons été choqués de constater qu’une partie de ce cimetière juif berbère est devenue poubelle publique et les ordures sont balancés au-dessus du mur

Encore plus choquant : la moitié de ce cimetière a été séparé par un mur qui servi à y construire des garages et des petits immeubles d’habitation. A qui la faute ? Aux pouvoirs publics sûrement qui ont laissé faire !!!! Une demande d’audience sera adressée au Ministre des cultes et Habous du Royaume du Maroc pour un protocole d’accord afin que ce type d’incidents graves ne se reproduisent plus jamais.



• Gorges du Todgha
Haut - Atlas, Tamgrout, le Todgha, lieu de la révélation du Zohar jusqu'à « Marrakech, Taroundant, le versant sud de l´Atlas, tourné vers le Sahara, prenant ses couleurs du désert


• A Ouarzazate, coachés par Hamid le frère de Hassan, sociologue et élu local, nous avons pu visité le Mellah ancien de la ville et une bonne heure passée dans la vieille synagogue transformée en musée privé contenant d’importants vestiges et éléments judaïques d’autrefois. Un berbère local en assure la direction. Ce « musée » ressemble plus à la maison du rabbin d’autrefois, un peu « maison du peuple » .

• Le Président du Conseil Municipal de Ouarzazate nous a reçus officiellement avec une proposition d’héberger chez lui un colloque sur la coexistence et la cohabitation judéo-musulmane à partir de l’exemple marocain et berbère. Ce colloque aura lieu lors du prochain périple de nos associations au Maroc début Février 2010, en cours d’élaboration et que Hassan Majdi prépare avec professionnalisme

• A Kelaa el Mgouna, sur notre route après Ouarzazate, nous avons découvert un panneau indicateur en hébreu indiquant un cimetière en cours de restauration par la famille Dahan de Marrakech (dernier bijoutier juif de la sagha face à l’entrée du Mellah) et d’Israël. Une enceinte de 200 M sur 150 M a été construite pour environ 5 000 €uros et 400 pierres tombales sont en cours de restauration. Le gardien qui y vit nous a ouvert le grand portail. C’est plus tard en rentrant à Marrakech que nous avons rencontré le bijoutier Dahan qui a confirmé nos propos.

• Non loin du Col de Tichka (environ 2 500 M d’altitude, nous sommes passés devant Moulay Ighy, un Saint juif bien connu avec à l’entrée de la route le village de Zarkten qui a donné naissance au grand père maternel d’Arrik Delouya . Ce village est placé à 61 Km de Marrakech, sur la route de Ouarzazate. Du point de vue administratif, Zerkten appartient à la région de Marrakech - Tensift - Al Haouz

• A Marrakech, à la synagogue du Guéliz (créée en 1960 par Henri Cadoch Z »al, père de Jacky), nous avons fêté avec 150 autres fidèles (dont une centaine venus de 4 groupes d’Israël) la soirée de SImhat Tora le samedi soir 10 Octobre. Nous avons même dansé dans la cour avec 4 sefers torah sortie pour la circonstance.
Sous la Soukka, ce même soir, nous avons interviewé David Assedou, 93 ans et doyen
de cette communauté même s’il vit à Marseille chez sa fille Ruby. A la synagogue Slat el
Azama au Mellah, nous nous sommes rendus Lundi 12 Octobre pour prier avec
l’ensemble de 30 fidèles. Cette synagogue comme on le sait est construite par les
azmiyines, juifs dissidents et expulsés d’Espagne (megourashim) dès 1495 et notamment
par la famille Delouya d’origine du village andalou Loja ; à cette occasion, nous avons pu
interviewé l’ensemble des fidèles.






Ont participé à cette mission

• A Marrakech pour les interviews de la communauté juive
• Mission de reconnaissance sur les sites des cimetières Juifs Berbères de Ouarzazate, Tinghir et Goulmina

1 Dr. Arrik Delouya (Ph.D-Sociology) sociologue chercheur, président de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain Paris et fondateur de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו
France E-mail: arrik.delouya@wanadoo.fr

2 Shosh Wolf, Thésarde doctorante, en charge de la 1° phase du projet « Marrakech-la-Juive » et co-fondatrice de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו
Tel-Aviv IsraëlE-mail: shoshanawolf@yahoo.com

3 David Or Chen, avocat au barreau de Tel-Aviv et co-fondateur de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain – Zohar
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו
Tel-Aviv Israël E-mail: office@ocr-law.co.il

4 Hassan Majdi, doctorant en histoire, membre co-fondateur et représentant marocain à Marrakech de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech E-mail: hassan6f@yahoo.fr

5 Moha Oustouh, de Meknès, ingénieur agronome, membre co-fondateur et représentant marocain à Meknès et dans l’Atlas (Errachidia, Goulmina…) de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris, en charge pour la création de l’association-sœur à Marrakech
Meknès (ville nouvelle) E-mail: oustouhmoha@yahoo.fr

6 Jacky Kadoch, membre co-fondateur et d’honneur de l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain - Paris, Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira
E-mail: jackykadoch@gmail.com

7 Henri Assouline, Vice-Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira


Interviews réalisés à Marrakech :
1 Jacques Benisty (à son domicile)
2 Charles Elfassy (à son bureau)
3 Mme Elmoznino (sous la soukka des Elfassy)
4 Employé de la Galerie Khalid (sur son lieu de travail)
5 Hamid Majdi, frère de Hassan à Ouarzazate (au café)
6 Président du Conseil Municipal de Ouarzazate (à son bureau)
7 Ali Sékou Ouidani (à son domicile)
8 Hdou, oncle de Moha Oustouh (à son domicile)
9 Moha Oustouh (à son domicile)
10 David Assedou (sous la soukka de la syna du Guéliz)
11 Armand Delouya (sous la soukka de la syna du Guéliz)
12 Henri Assouline (à son domicile)
13 Elie Mouyal (à son domicile)
14 Souad Mouyal (à son domicile)
15 Simon Mouyal (à son domicile)
16 Yakot Mouyal (à son domicile)
17 Viviane Hazan (à son domicile)
18 Salomon Hazan (à son domicile)
19 Ayoub (au restaurant)
20 Renée Dray
21 Rav Shalom Gabay (Slat el Azama)
22 Itzhak Ohayon (Slat el Azama)
23 Hninia (Slat el Azama)
24 Raymonde Elfassy (à son domicile)
25 Ahmed Chauffeur de taxi
26 Jacky Kadoch

Actuellement en cours à faire à Marrakech (Semaine du 19 Octobre 2009)
27 Hassan Majdi (à son bureau)
28 Joseph Elkeslassy
29 Roger Oiknine
30 Armand Nahmias
31 David Acoca
32 David et Thérèse Ohayon
33 Adil Ingénieur Computer
34 Mohammed Assistant Jacky
35 Vera Assouline (à son domicile)

Novembre et Décembre 2009
Seront Interviewés
A faire à Paris x 4 Interviews
A faire en Israël x 4 Interviews
A faire au Canada x 3 Interviews
A faire aux USA x 4 Interviews



Programme de la mission Maroc 6 - 13 Oct 2009

Mardi 6 Octobre 2009
Départ Paris - Marrakech
Mardi 6 Oct 2009 Arrivée Marrakech
• Rencontre avec Armand Nahmias, 72 ans à Marrakech
• Rencontre avec Jacques Benisty, 82 ans Interview
• Voir Elie & Souad Moyal
• 20H00 Dîner chez Michèle & Robert Assaraf : Arrik, Jacky Kadoch, Elie Moyal & Souad Mouyal, Hassan et Laila Majdi Shosh Wolf, la famille Assraraf d’Israël



Mercredi 7 Octobre 2009
• 10H00 Synagogue du Guéliz
• 12H00 Interview Charles Elfassy à son Bureau
• 13H00 Déjeuner chez Raymonde et Charles Elfassy sous la Soukka et Interview de Mme Elmoznino de Marrakech vivant aux USA
• Rencontre avec David Or Chen
• Rencontre avec Jacques Benisty et acquisition d’un 4 x 4 pour la route de l’Atlas
• Visite Galerie Khalid, objets d’art judaïques anciens
• Interview de l’employé de Khalid, un Marocain de Marrakech
• Visite de La Mamounia récemment restaurée


Jeudi 8 Octobre 2009
• 06:00 - 10:00 Marrakech - Ouarzazate
• Déjeuner à Ouarzazate chez Hamid Majdi le frère de Hassan, élu à la municipalité de Ouarzazate, sociologue & intellectuel et avec le président du Conseil Municipal
• Visite des sites juifs à Ouarzazate (cimetière et reste de synagogue et du Mellah)
• Visite de Tinghrir et du cimetière juif berbère ancien. Sur les pierres tombales ont été construites des maisons et une Ecole
• 20H00 Arrivée à Goulmima


Vendredi 9 Octobre 2009
• 7H00 Petit déjeuner chez Ali aux Shfenjs et m’smna, thé à la menthe à volonté
• Visite à Goulmima des sites juifs (Mellah vidée de ses juifs, Synagogue ancienne et cimetières
• Rencontre avec les Amis berbères locaux, responsables de mouvements associatifs
• Plan d’action autour d’un couscous berbère
• 14H30 Tinghrir
• Gorges du Todgah, Oasis du sud de l´Atlas, où les Juifs ont vécu depuis deux mille ans.
• Ouarzazate
• Kalaa el Mgouna
• Zarkten
• Col du Tichka
• 24H00 Marrakech


Samedi 10 Octobre 2009
• 18:40 Fête de Simhat Tora dans la Synagogue du Guéliz de Marrakech
• Interview d’Armand Delouya
• Interviews sous la soukka de la synagogue de David Assedou, 93 ans, doyen de la communauté, vivant à Marseille et passant les fêtes de Tichri chez son fils à Marrakech
• 21H00 Diner de fête chez Vera et Henri Assouline


Dimanche 11 Octobre 2009
• 10H00 Interview d’Elie et Souad Mouyal et déjeuner
• 16H00 Interview et Hazan Viviane & Salomon
• Diner offert par Ayyoub membre des « permanences du JM » et ami de Hassan. Interview d’Ayyoub


Lundi 12 Octobre 2009
• 7H00 Slat El Azama, Prière et sortie du Sefer Torah
• Interview des personnes de la synagogue dont notamment Itzhak Ohayon après la prière Visite du cimetière
• Visite du Mellah
• Visite chez Viviane et Salomon Hazan
• Dîner d’adieu en équipe

Mardi 13 Octobre 2009

• Retour de David Or Chen
• Conclusions avec Hassan et briefing de Shosh
• Retour d’Arrik

• Retour Shosh Jeudi 29 Oct



Mission Marocaine 06 - 13 Octobre 2009


Objectifs de la mission :

1 du 6 au 9 Oct 2009
Paris-Marrakech et Marrakech-Ouarzazate-Tinghrir-Goulmina-Marrakech
Mission de reconnaissance à Ouarzazate, Tinghrir, Goulmina afin d’identifier les cimetières juifs berbères récemment abîmés et dans lesquels une enceinte s’impose
Rencontre avec le président du Conseil Municipal de Ouarzazate

2 Etude d’ingénièring et de faisabilité de création de l’association-sœur à Marrakech

3 Mission à Marrakech pour réaliser la 1° phase du Projet « Marrakech-La-Juive » : Du 6 au 28 Octobre 2009
Direction: Arrik Delouya
Coaching sur place: Shosh Wolf
Projet de l’Association des « Permanences du Judaïsme Marocain » - Paris et de l’association Zohar – Israël

Combien de temps reste-t-il avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais
Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre-le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles.
Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Combien de temps nous reste-t-il avant que ce trésor de culture ne parte en fumée complètement ?

Question modulable à l’infini des situations, des lieux, des moments.
Combien de temps nous reste-t-il avant que ces voix imprégnées du soleil brûlant de Marrakech ne s'effilochent et tombent dans l’oubli, le nôtre qui, de génération en génération perd chaque jour un peu plus de ce trésor d'émotions et de sagesse forgé dans nos cœurs à travers le legs de nos ancêtres, et que nous avons déjà tant de peine à retenir, et encore moins à restituer et à transmettre. Face à cette perte homéopathique proportionnellement aux 40 000 Juifs qui vivaient avant 1948 et aux 175 personnes qui aujourd'hui vivent encore dans la Cité des Palmeraies, nous ne sommes pas complètement démunis. Nous pouvons enregistrer leurs voix, par écrit et sur bande, saisir un 125e de lumière sur leur visage, préserver leurs gestes par des films, et tracer leur histoire à travers les pierres et les espaces, les lieux d'activité, et le cimetière qui recèle les restes de cette magnifique légende.

L’oubli est un abîme sans fond au regard de l’éternité, où sont enfouis nos ancêtres et dans lequel nous succomberons quand notre passage sur terre aurait atteint son terme, mais d'où nous pouvons encore extirper les rires, les émotions, les subtilités d'antan qui constituent la matière intime de ces communautés juives par rapport aux autres agglomérations juives éparpillés de par le monde.

L'héritage culturel des Juifs de Marrakech est une pierre précieuse unique dont l’éclat ne devrait jamais s'éteindre pour les générations futures et fait partie du patrimoine culturel de la race humaine.


Mieux équipés avec des moyens techniques modernes, l'enregistrement et la diffusion de ces témoignages, ne sont plus une tache, mais un devoir. Ces traces essentielles ne doivent être négligées, ni nous échapper mais reportées dans les annales de l'histoire des juifs à travers les âges.

Pour le projet «Marrakech-la-Juive», permettez-moi d’évoquer le dualisme biblique d’Issachar et de Zebulon: chacun contribuera au niveau de sa volonté et de ses possibilités: chacun œuvrera pour fournir à l’autre les éléments nécessaires pour sa réussite. Commerce et étude collaboreront en harmonie. Nous avons dans notre communauté, ces deux forces essentielles. Mais la dispersion étant une donnée, il nous manque l'attache entre ces deux contingents. L'apport de contacts et de relations est crucial pour la mise en place de ce projet. Nous avons un sujet d’étude sacré: celui de notre mémoire qui menace de disparaître.

Le projet «Marrakech-la-Juive», permettra la procession de cette collecte de témoignages, en trois formes obligatoires:
1) Un livre, historique qui s'appuie sur des témoignages et illustré de photos
2) Un film avec un scénario reproduisant la majorité de ces témoignages
3) une exposition itinérante avec des photos prises durant ces recherches

Parcours des Opérations

1) Approuvé par la direction de l’Association des Permanences du Judaïsme-Paris et de Zohar-Israël, ce projet sera piloté par Arrik Delouya (Président de l'Association) et par Jacky Kadoch (président de la communauté israélite de Marrakech) qui sur le terrain sera l’unique interlocuteur et coordinateur. Les interviews seront menées dans leur 1° phase par Shosh Wolf aidée par Hassan Majdi, Moha Oustouh, Jacky Kadoch et Arrik Delouya

2) Instruire ce projet sur les normes de l’Europe Unie en y incluant les éléments de budget et une stratégie de communication pour la levée de fonds.

3) Lancement de la campagne de levée de fonds (Fund Raising)

4) Après la clôture de la levée des fonds, un parcours d’opérations sera établi et comprendra l’ordre de mission en guise de feuille de route pour Shosh Wolf aux USA.


Mise sur pied du Projet

Comme le soulignait Sa Majesté le Roi Hassan II dans une audience à New York en 1991 en s’adressant au Représentants des Communautés juives marocaines des Etats Unis et du Canada : « Vous avez précédé les Arabes au Maroc. Vous vous distinguez encore par une qualité qui vous singularise aux plans culturel et religieux.».

Dans «Le Temps du Maroc », Maurice Arama et Albert Sasson résument ainsi cette histoire riche et complexe : «On voit que la communauté juive marocaine, installée au Maroc depuis l’Antiquité, s’est enrichie, tout au long des siècles, d’apports divers, en provenance des pays du bassin méditerranéen et du Proche-Orient. Sa vieille tradition culturelle, datant de la civilisation andalouse, s’est structurée en s’adaptant au contexte socio-culturel marocain. Elle a évolué, au cours des différents règnes, avec des heures de gloire et de vicissitudes, dans un environnement méditerranéen. Il en a résulté une coexistence réussie avec la communauté berbère, puis arabe».

De ces éphémérides une production culturelle exceptionnelle (Musique, folklore, artisanat, droit, jurisprudence, médecine) s'est formée.

Avant 1948, on dénombrait plus de 250 000 Juifs au Maroc. Le Mellah de Marrakech lui seul comptait 50,307 habitants jusqu'au 1° Mars 1947 et était le plus important du Maroc. Aujourd’hui la communauté juive de Marrakech ne compte que 175 personnes dont plus de 50 % ont dépassé 65 ans. Avec la disparition graduelle de cette communauté, il ne nous reste que très

peu de témoignages vivants que nous estimons être de notre devoir d'immortaliser. Nous disposons aujourd'hui d'accessoires très sophistiqués capables d'enregistrer les voix de ces personnes avant qu'elles ne s'éteignent pour l'éternité. Nous nous devons d'enregistrer tant leurs voix, que leurs expressions, la diversités de sensibilités, leurs anecdotes et surtout leur riche information qui nous aidera à reconstituer leur passé extraordinaire pour le bien de l'humanité entière et pour les générations futures du peuple juif à travers le monde.

Pour parvenir à un résultat optimal, ce projet devrait s'étendre sur trois voyages : Première étape en Décembre 2008, seconde à Pourim et finale à Pessah, jusqu'à la rituelle Mimouna qui clôture le au 8° jour de Pâques– La Mimouna, célébrée exclusivement par les Juifs du Maroc a pris aujourd’hui les dimensions d'une fête nationale en Israël.

Durant ces voyages, l'équipe interviewera, filmera, photographiera le plus de personnes possibles. Chaque voyage devra durer 15 jours si nous prenons en considération deux interviews par jour et par famille, cinq jours par semaine).

L'équipe comprendra trois professionnels nécessaires pour conduire à bien cette entreprise: la photographe qui suivra les interviews avec sa caméra, l’interviewer, et la cinéaste pour enregistrer et filmer.

L’importance de la qualité à la fois technique et sensible de ces enquêtes est primordiale pour réussir dans cette mission. Le résultat qui s'ensuivra représentera l'unique archive qui nous aidera à réaliser le legs de nos ancêtres, leur vie en Maroc, leur empreinte sur la civilisation locale, les rites, leurs origines initiales et enfin leur histoire qui nous servira de trame pour perpétuer leur légende.

La technique de la photographie se déroulera aussi bien en couleur, qu'en noir et blanc. Évidemment il est promontoire d'employer des professionnels dont le regard et la fibre délicate de leur connaissance les aideront à capter et reconstituer l'accent naturel de ces sujets et dont ils formeront un élément complémentaire.

Ce projet, « Marrakech la Juive » est vraisemblablement une dernière bouée jetée dans les filets de l’Histoire des juifs de Marrakech.

Nous faisons donc appel à tous ceux et celles qui aimeraient prendre part active, notamment témoigner. Nous savons d’ores et déjà que tous et toutes nous attendent. Leur enthousiasme est la preuve de leur conscience et il sera notre fil conducteur pour recueillir le meilleur d’eux-mêmes qu’ils désirent et souhaitent partager avec le petit monde juif éparpillé sur le globe et ses communautés diverses internationales.


Aperçu sur Marrakech des Juifs d'autrefois

Notre ami Joseph Dadia (et Coll.), Président-fondateur de l’«association des Juifs originaires de Marrakech» nous livre une description illustrée de Marrakech, de son Mellah et de ses Juifs d’antan, à son image, claire et fluide dans son œuvre parue à Paris le 18 Novembre 1990.

"Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112,


Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, pp. 107-110.

"Avant Marrakech-la-Rouge-sur-l'Oued-Tensift, ses palmiers et ses murailles, son beau ciel azuré et son horizon aux cimes éternellement enneigées, sa place Djemaâ-El-Fna et sa Koutoubia, ses souks, ses jardins, ses palais et sa kasbah, il y avait Aghmat et Tasghimout, où la présence juive, comme en terre marocaine, remonte à des temps médiévaux.
Aghmat avait jouie d'une époque de splendeur quand elle servit de résidence aux rois des Mas'mouda, avant d'être détruite au XI° Siècle par les Almoravides.

Fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, Marrakech resta longtemps interdite aux Juifs, qui vivaient à Aghmat-Ourika, situé à 40 Km au Sud-Est de la ville. Durant le jour, Ils étaient autorisés à perpétuer leur commerce et gérer leurs affaires, mais au crépuscule, ils étaient sommés de quitter la ville. Sous la nouvelle dynastie au Maroc des Chérifs Sâadiens, Marrakech devint la Capitale de l'Empire. Elle reçut une vague de réfugiés Juifs de l'Espagne et du Portugal, des anciens marranes de la péninsule Ibérique, des Iles Canaries et même des lointaines Antilles. Tous ces nouveaux venus s'installèrent dans deux quartiers différents, les Beldiyyin (Juifs autochtones, en hébreu Tochavim), disséminés en petits groupes vivaient au sein de la population Musulmane. Les Mégorachim (Expulsés d'Espagne) et Beldiyyin s'étaient amalgamés dans un seul quartier, celui de Mouassine. "Le quartier des Juifs, nous dit Marmol, était autrefois au centre de la ville, dans une compound de plus de trois mille maisons", soit quinze mille personnes, d'après l'estimation faite par Diego de Torrès.

Du à un scandale provoqué intentionnellement par une musulmane qui accusait faussement un Juif de l'avoir maltraitée, les Juifs de Marrakech furent forcés de quitter le Mouassine, pour s'installer près de Bab Aghmat. Ils furent séparés physiquement des Musulmans, et confinés dans un quartier ceinturé de murailles épaisses et n'ayant qu'une seule porte leur permettant accès à la ville, et une autre, plus petite, qui les mènait au cimetière. Dans cette enceinte plusieurs maisons et synagogues avaient été érigées.

Le Mellah de Marrakech fut fondé en 1557 (5317 année juive), par le Sultan Moulay Abd Allah Al Ghalib Billah, à proximité de la Qasbah et du Palais Royal. C'était au fait une sorte de ghetto qui rassemblait tous les juifs de Marrakech. De nos jours le Mellah a changé de nom et s'appelle Hay Salam (occupé par des Musulmans). En ces temps-là, le Mellah était un beau quartier, vaste et agréable, avec de belles maisons et des jardins. Les commerçants catholiques n'étaient nullement autorisés de s'y installer, mais par contre, tous les Agents et Ambassadeurs des pays étrangers pouvaient y résider. Le Grand Rabbin de la communauté José Benech, avait encastré un parchemin contenant une prière dans la porte de la nouvelle cité, suivant la tradition.

Le Mellah s'étirait sur un quadrilatère de 18 ha avec des fondouks, des synagogues et un centre commercial. Il est coupé de deux longues rues avec des bifurcations transversales formant des ruelles. Vers la fin du xix° Siècle, le Mellah se dilata à l'Ouest sur un ancien terrain vague, où fut édifié le Mellah Djedid, jouxtant avec l'arcade du vénéré Saint Rabbi Mordekhaï Ben Attar, et à l'Est, sur l'oliveraie Djnan-El-Afia, originalement une part des vastes jardins du palais royale. (Comprenant le quartier de la Bhira, dans le voisinage du Cimetière juif).

En 1935, l'expansion du Mellah absorba les Touareg, Qsibt Nhas, le quartier de l'Arst-El-Maâch, celui de la Bahia et poussa ses ramifications jusqu'à la Médina. Les familles aisées juives s'installèrent dans le quartier européen du Guéliz avec la fin du protectorat français."

Le Mellah de Marrakech, vidé aujourd’hui de ses juifs, se modifie en résidences somptueuses (Riad). Ses 50,307 habitants de l'année 1947 ont complètement disparus et se trouvent aujourd'hui en Israël, en France, au Canada, et dans d’autres pays d’immigration. Les 175 âmes juives à ce jour à Marrakech sont les seuls témoins vivants de l'existence de cette riche communauté.

…Le Mellah de Marrakech Maroc visité par un voyageur britannique lors de la Révolution Française (1789) : Hommage à la beauté des femmes Juive du Maroc." Bourg-la-Reine (Fance), Trait d'Union - Association des Juifs de Marrakech : 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, p. 111 pour reprendre le texte de Joseph Dadia :

"Le 14 Septembre 1789, William Lemprière, médecin anglais débarqua sur la terre "du Maroc" pour soigner le fils de l'Empereur Muley Absulem. Son périple donna naissance à un long carnet de voyage, publié en 1990 par Sylvie Messinger, éditrice à Paris 6°, 24, Rue de l'Abbé Grégoire, dans la Collection "les Pas de Mercure", sous le titre "Voyage dans l'Empire du Maroc et au Royaume de Fez" (avec le sous-titre : un médecin anglais pénètre dans le Harem). Je crois bon de signaler cet ouvrage en raison de ses renseignements précieux sur l'Empire du Maroc de la fin du 18° Siècle et sur les Juifs de cette époque : Tanger, Asilah, Larache, Salé, Rabat (où les Juifs sont nombreux), Casablanca (Eh oui ! Ses melons délicieux, rivière qui donna son nom à la ville), Fédala, Azemmour (j'eus la visite d'un Juif vêtu à l'européenne), Safi, (je logeais dans une maison Juive), Essaouira, Agadir, et bien sûr Meknès, Fès…Sur le Mont Atlas, les Juifs ont bâti quelques villages. Taroundant et Maroc (Marrakech) occupent une place importante dans l'ouvrage. À Taroundant, la juiverie est un misérable faubourg à un quart de lieu de la ville : la maison que j'allais occuper une chambre bien sale, bien étroite et sans fenêtre, appartenait au juif le plus considérable de Taroundant." Lemprière arriva au Maroc le 8 Décembre 1789 : "Je m'établis dans le quartier des Juifs, où je trouvais un assez bon logement…Les craintes que j'éprouvais dans une situation aussi critique n'étaient adoucies que par le plaisir que je trouvais dans mon nouvel établissement. J'étais logé chez des gens honnêtes; leur maison était spacieuse, bien éclairée et dans un quartier retiré".
Les milles et une nuits du Mellah de Marrakech par Thérèse Zrihen-Dvir
Après des décennies, les enfants du Mellah de Marrakech, reviennent en masse de tous les pays du monde. Ils retournent aux ruelles exiguës et sombres de leur Mellah, aux longs corridors d'où s'échappaient le soir les douces litanies de prières jaillissant comme une chanson, comme un filet d'eau claire qui ronronne entre les galets. Ils reviennent parce que quelque part dans leur cœur, dans leurs mémoires, ils n'ont jamais réellement quitté ce Mellah.
Leur enfance si étonnante et unique les poursuivra même dans leur vieillesse et ils s'évertueront comme dans un rêve à la retracer avec leurs enfants et leurs petits-enfants car elle était incomparable, mais oui elle l'était, mais qui donc pourrait le contester ? Ce n'est nullement cette enfance de nos jours, qui manque de tant d'éléments inédits, parfois insolites, d'aventures, de jeux, de paysages indomptés et ensorcelants, de mystères, de personnes simples, naïves mais si exceptionnelles par leur structure, par leurs habits, leurs coutumes, leurs mœurs, leurs professions. Et il y en avait tant. Je revois encore le marchant de pois chiche, empêtré dans sa longue djellaba, qui s'afférait devant un poêle construit à base terre glaise. Il préparait sa marchandise devant nous les enfants, ses clients les plus assidus. Malheur si ce four archaïque se brisait laissant échapper les braises de charbon sous nos yeux rieurs qui ne pouvaient pas en ces temps là mesurer la grandeur de son malheur: la perte infortunée de son gagne-pain.
Ce Mellah aujourd'hui déserté de ses Juifs, a tout perdu, même son identité. Il sera désormais baptisé «Hay Salam». C'est un souvenir qui se meure pour une seconde fois après une très longue agonie. Le fantôme de ces milliers d'âmes qui ont vu le jour dans ce quartier, ont perpétué leurs coutumes, leur religion, leur intégrité, va devoir disparaître à jamais. Les dernières reliques des vestiges juives du Maroc passeront à d'autres mains qui sans doute avec le temps et la négligence, deviendront des cendres que le vent emportera dans les confins de l'oubli.

Il n'y aura plus rien à voir, ni à entendre, outre que le muezzin qui remplacera la synagogue, que les femmes musulmanes voilées, qui par leur présence omnipotente nous ramènera à la dure réalité. Qui prendra la relève? Peut-être que dans nos centaines de livres sur le Mellah on trouvera quelque consolation, quelques phrases qui attesteront de notre existence dans ce Mellah perdu à jamais.

Le devoir d'immortaliser cette époque mouvementée dans les annales du Maroc et du peuple juif pour les générations futures nous incombe, nous la dernière génération des juifs du Maroc, pour l'histoire, pour préserver comme dans toutes les nations, les restes d'une civilisation exceptionnelle en voie d'extinction.
Qu'est-ce donc que le Mellah? Par Thérèse Zrihen-Dvir
Qu'est-ce donc que le Mellah? Certains vous diront que c'est un ghetto, et d'autres l'appelleront 'Le quartier Juif' comme tout autre quartier dans n’importe quelle ville du monde. Les jeunes de ma génération et moi-même préféraient le considérer comme une 'serre' où aucun intrus ne pouvait nous nuire. On jouait dans ses rues, on empruntait le sentier pour l'école en chantant, sans être perturbés.
Notre Mellah avait tous les composants d'un havre sûr. Nous nous sentions protégés par nos parents, qui nous attendaient bien au chaud, devant leurs poêles à pétrole fonctionnant en permanence, ou du moins, nous semblait-il.
J'aimais m'asseoir sur mon banc de pierre, et suivre du regard le défilé de touristes qui passaient par les dédales de nos ruelles quotidiennement et admiraient les apprentis juifs devant leurs ravissants ouvrages d'artisanat. Chacun d'eux fabriquait, réparait, restructurait des œuvres exceptionnelles dans un atelier minuscule. Les passants, touristes et badauds subjugués, restaient là immobiles des heures entières, observant les gestes gracieux et précis des brodeuses de tapis. On accompagnait, avec plaisir, la musique cadencée du martèlement des artisans de cuivre, des graveurs de bois, et des cordonniers qui, la bouche pleine de clous, fixaient des lunes de métal sur les talons des chaussures pour refréner leur usure. Quand ces dernières s'élimaient, les parents revenaient en toute hâte chez le cordonnier, afin de remplacer les lunes de métal. Insouciants et candides, on marchait en scandant nos pas selon les chants rythmés ou les airs qu'on improvisait sans nous soucier du dommage occasionné à nos semelles qui se détérioraient rapidement.

Sans informer ma mère, un jour, je vins voire notre cordonnier pour lui proposer un troc: donner des leçons de mathématiques à sa fille, au prix d'une semelle toute neuve. A ma grande joie, le marché fut conclut, suivit de son habituelle remarque: "c'est donner un œuf pour un bœuf!"

J'avais la manie de me planter pendant des heures entières, hypnotisée devant le marchand de beignets (sfennj en arabe marocain) qui, assis, les jambes repliées sous sa large bedaine, face à un bac d'huile et une bassine pleine de pâte d'où il arrachait une petite boule avec zèle, l'allongeait entre ses doigts, puis la faisait tournailler dans l'air pour en former une couronne miniature avant de la lancer adroitement dans l'huile bouillante. (D'après la version Hébraïque de Madame Shosh Ruimy, de Beer Sheva)

Illustration : Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage d’Elias Canetti

Elias Canetti, Prix Nobel de Littérature en 1981, a écrit Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage qui parle de son séjour à Marrakech en 1954 (1). À lire également dans cet ouvrage en Edition de 1977 le passage sur la "Visite dans le Mellah": pp. 60-80 et "La famille Dahan": pp. 81-116.
D’un séjour à Marrakech en 1953, E. Canetti enregistre d‘abord des voix, des bruits, des gestes et des images. Et, imperceptiblement, par le jeu d’une simple et grave précision dans la relation des faits, ce récit de voyage devient aussi, au sens le plus strict et le plus concret du terme, un récit philosophique….
" …À mesure que je pénétrais plus avant dans le Mellah, je découvrais que tout devenait de plus en plus misérable. Je me trouvais maintenant sur une petite place carrée qui me parut être le cœur du Mellah. Des hommes et des femmes se tenaient près d'une fontaine rectangulaire. Les femmes portaient des cruches qu'elles emplissaient d'eau. Les hommes remplissaient leurs outres de cuir. Leurs ânes étaient auprès d'eux et attendaient qu'on les abreuvât. Au milieu de la place quelques gargotiers étaient accroupis. Beaucoup d'entre eux faisaient cuire de la viande et d'autres de petits beignets. Leurs familles étaient près d'eux, femmes et enfants. C'était comme s'ils eussent transporté tout leur train de maison sur la place où ils habitaient et cuisinaient. …

Tout autour de la place, il y avait des magasins. Des artisans y travaillaient, leurs coups de marteau résonnaient dans le bruit des conversations. Dans un coin de la place, de nombreux hommes s'étaient assemblés et discutaient avec feu. Je ne compris pas ce qu'ils disaient mais, à en juger par leurs mimiques, il s'agissait des grands problèmes du monde. Ils étaient d'opinions différentes et combattaient à coups d'arguments. J'eus l'impression qu'ils admettaient avec plaisir les arguments des autres. Au milieu de la place, se tenait un vieux mendiant. C'était le premier que je voyais par ici. Il n'était pas Juif.
____________________________________
(1) Traduction de l'Allemand par François Ponthier (Die Stimmen von Marrakesch Aufzeichnungen nach einer Reise). Ouvrage bilingue. Paris, Ed. Albin Michel. Série Allemande dirigée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, Collection "Les Langues Modernes / Bilingue Vergne-Cain et Gérard Rudent, 1992, 320 p, Préfaces et notes de Claude Mouchard et Hans Hartje: pp. 7-17. ill. Passages : "Visite dans le Mellah" : pp. 121-161 et " La Famille Dahan" pp. 163-233. Egalement paru en 1977, In.: Ed. Albin Michel, 159 p.


Avec la pièce qu'il reçut, il se tourna aussitôt vers un marchand de beignets dont la grande bassine crépitait vigoureusement. Les clients étaient nombreux autour du cuisinier et le vieux mendiant dut attendre son tour…. Mais je ne crois pas que c'était à lui seul que je devais l'enchantement de cette place. J'avais l'impression d'être véritablement ailleurs, parvenu au terme de mon voyage. Je n'avais plus envie de m'en aller. Je m'étais déjà trouvé ici, il y avait des centaines d'années, mais je l'avais oublié. Et voici que tout me revenait.

J'y trouvais offertes la densité et la chaleur de la vie que je sentais en moi-même. J'étais cette place et je crois bien que je suis toujours cette place. M'en séparer me parut si pénible que j'y

revenais toutes les cinq ou dix minutes. Où que j'allasse, quoi que je découvrisse dans le Mellah, je m'interrompais pour revenir à la petite place, pour la traverser dans une direction ou une autre afin de me convaincre qu'elle était toujours là…." (L'Auteur).

(1) Traduction de l'Allemand par François Ponthier (Die Stimmen von Marrakesch Aufzeichnungen nach einer Reise). Ouvrage bilingue. Paris, Ed. Albin Michel. Série Allemande dirigée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, Collection "Les Langues Modernes / Bilingue Vergne-Cain et Gérard Rudent, 1992, 320 p, Préfaces et notes de Claude Mouchard et Hans Hartje: pp. 7-17. ill. Passages : "Visite dans le Mellah" : pp. 121-161 et " La Famille Dahan" pp. 163-233. Egalement paru en 1977, In.: Ed. Albin Michel,
159 p.

Illustration : L’ancienne association des Juifs de Marrakech
Rappel du devoir de Mémoire
Créée à Paris en Février 1982, l’Association des Juifs de Marrakech sous la présidence de Joseph Dadia, s'est donnée pour but d'entretenir des liens d'amitié, de fraternité et d'entraide entre les juifs originaires de Marrakech et leurs amis à travers le monde, où qu'ils se trouvent, de contribuer à l'étude et à l'enseignement des œuvres des Grands Maîtres et Guides Spirituels du Judaïsme de Marrakech et du Maroc.
Cet ouvrage présenté, le 18 Novembre 1990 (dans: "Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, 199 p.) contient : une introduction de J. Dadia, des photos de rabbins, des petites histoires du Mellah de Marrakech.

Enfin quatre parties sont distinctes:

"La première partie est entièrement consacrée à la personnalité et à l'œuvre de Mr René Camhy, ancien Directeur du Groupe Scolaire Jacques Bigart et ancien chef-scout, en hommage pour ses bons et loyaux services rendus à notre jeunesse et à notre communauté, avec un inlassable dévouement durant tout un jubilé. René Camhy parle de ses origines et relate l'œuvre accomplie dans les écoles de l'AIU à Marrakech et au Maroc. Testes et témoignages des membres de sa famille, de ses collègues et de ses anciens élèves, en particulier Moryou, le Grand Rabbin Jacques Ouaknine, Haïm Hazan, André Moyal, Simy Abitbol-Katalan…Témoignages de Mr Alfred Goldenberg, Nissim Lévy (Instituteur à Marakech en 1924)…Témoignages sur Mr. Benjamin Yahny (Raphaël Ohayon), sur Mr Moïse Bibas, Mlle Lina Behmoiras et d'autres membres de

l'enseignement tels que Mr Nissim Serfaty. Un superbe texte de Mlle R. Perahia (Huppe enthousiaste) avec sa photo.

La deuxième partie est consacrée aux sports, jeux, jouets, et divertissements avec photos et documents.

La troisième partie : Le Mellah de Marrakech (cartes postales, photos et documents) : Ebauche historique : le Mouassin (vieux quartier juif avant le 16° siècle). Les Rabbanim, avec un texte sur Rabbi Haïm Chochana. La Section Agricole, la Colonie de Vacances de Mogador, le Scoutisme, l'Ecole…

La quatrième partie : La Vie Associative (photos et textes). Liste des donateurs : Sepher Tora à la mémoire de Rabbi Pinhas Hacohen et Table Ophtalmologique à la mémoire de Rabbi Haïm Chochana. Cimetière juif de Marrakech.

La population Juive de Marrakech
Recensement de la population Juive :

155 personnes juives vivant encore à ce jour à Marrakech.
50 % de la population a plus de 70 ans.
10 % de la population est démunie et sans ressources, elle est entretenue par la Communauté Juive.
30 % de la population vit dans des conditions socio-économiques plutôt modestes.
60 % de la population appartient à une catégorie socio-professionnelle ayant une bonne qualité de vie.

Base d‘un questionnaire
Sur les interviews de la population juive de Marrakech
• Occupation professionnelle
• Parlez-moi de votre enfance, de vos racines & de votre éducation juive marocaine (Etudes dans une yechiva ?)
• Parlez-moi de votre famille.
• Rappelez-moi le moindre souvenir lié à votre mémoire de juif de Marrakech
• Racontez-moi une histoire que vos parents vous ont raconté sur leur vie
• Parlez-moi de votre communauté juive marocaine à Marrakech ?
• Comment assumez-vous votre judaïsme à Marrakech ?
• Parlez-moi de la cohabitation sereine ou pas entre juifs et musulmans au Maroc.
• Comment peut-on perpétuer les traditions juives dans une ville où la population juive a quasiment disparu ?
• Envisagez--vous de quitter Marrakech pour une autre destination ou comptez-vous y rester jusqu’à la fin de vos jours ?
• Quel est le votre mot de la fin ?





Aide locale logistique de notre doctorant Hassan Majdi

est déjà doctorant inscrit en 3° Année à Paris 8 sous la direction de Ephraim Riveline et avec la caution morale de Jacky Kadoch et le coaching d’ Arrik Delouya. Il soutiendra sa thèse fin Novembre 2009 à Paris

Son sujet de thèse de doctorat : «Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc».

Le choix du sujet de Hassan est important à un double titre, scientifique il impose une problématique qui semble propre principalement au Maroc, et secondairement à d’autres pays arabo - musulmans.

Pourquoi en effet les juifs ont fait du Maroc un lieu d’élection d’une pratique curative et religieuse? Qu’est ce qui est déterminant dans ce binôme, et pourquoi précisément au Maroc?

Il est juste que les Musulmans ont la même attitude, qu’est ce qui nous donne ce comportement, est ce la personne qui la pratique, son rapport à sa pratique religieuse, ou tout ceci à la fois combiné en territoire ?

Hassan a participé au Colloque de Cordoba du 27 Mars 2008 sur "Séfarade : Géographies et Regards de la Mémoire" organisé par la Casa de Sefarad - Casa de la Memoria conjointement avec l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain et présentera une communication sur la mémoire juive du Maroc et à au Colloque International à Marrakech sur le thème: ''Résistance et Persistance du Judaïsme Marocain: Mémoire brisée, mémoire en éveil et mémoire retrouvée''. Organisé par l’association « Permanences du judaïsme marocain », un colloque, réunissant des chercheurs de renommée internationale, s’est tenu à Marrakech les 25 et 26 Mai 2008. Ce colloque a été marqué par la participation de dizaines de chercheurs de renommée internationale originaires notamment du Maroc, de France, des Etats-Unis, de Grande Bretagne, d'Espagne et d’Israël.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 27 octobre 2009 a 19:59

Shalom à tous


Nous aurons bientôt un logiciel adapté à notre cimetière juif de Marrakech vieux de 5 siècles de façon à ce que de votre pays vous puissiez cliquer sur un lien pour retrouver la tombe d'un parent ou d'un ami

Merci de participer collectivement à cette action humanitaire

Me contacter ou approcher Darlett pour recevoir mon mail afin de vous adresser notre RIB

Amitiés

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: CEREJIDO (IP enregistré)
Date: 27 octobre 2009 a 21:12

Bravo ARRIK et pour allumer une bougie comment faire?

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 05 novembre 2009 a 16:01


Shabbat marocain au Centre MAAYAN, CJL


Le Centre MAAYAN, CJL
dirigé par le Rabbin Pauline Bebe
Organise un Shabbat
Le Vendredi soir 13 novembre 2009
10 Rue Moufle
75011 Paris
M° Richard Lenoir


Dîner Marocain autour du thème que traitera Arrik Delouya

« Le Patrimoine Juif Marocain d’aujourd’hui: de l’Olympe à la Vallée des Pleurs »



Pour réservation immédiate:
Demander Sabine GSM: 06 61 71 05 57
E-mail: contact@cjl-paris.org ;
sab.cjl@wanadoo.fr





Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 26 décembre 2009 a 14:05

1° Procès Verbal
Etabli par Arrik Delouya le 27 Novembre 2009
PV de réunion de bureau directeur du Jeudi 26 Nov 2009 de 15H00 à 18H00
Café de l'Hôtel Pullman (Ex-Sofitel) à Bercy Village 75012 Paris

Etaient invités :
Marcelle Illouz, notre secrétaire générale
Ephraim Riveline, notre administrateur, membre du Bureau et membre du comité d’honneur
Lison Choukron, notre administrateur & membre du Bureau
moi-même, Arrik Delouya, Président
Maguy Szwark notre administrateur
Henri Sisso, notre trésorier
Jacky Kadoch, notre administrateur, membre du Bureau et membre du comité d’honneur
Michel Edery notre administrateur & membre du Bureau

Etaient présents :
Marcelle Illouz, notre secrétaire générale
Ephraim Riveline, notre administrateur, membre du Bureau et membre du comité d’honneur
moi-même, Arrik Delouya, Président

Absents excusés ayant donné leur voix à Arrik Delouya avant cette réunion
Lison Choukron, notre administrateur & membre du Bureau
Maguy Szwark notre administrateur
Jacky Kadoch, notre administrateur, membre du Bureau et membre du comité d’honneur
Michel Edery notre administrateur & membre du Bureau

Ce forum a approuvé toutes les actions entreprises en 2009 et le projet des actions envisagées pour 2010

La nouvelle composition du nouveau Bureau pour 2010 proposée par ce Bureau sera voté par notre AG.
Nouvelle composition du Bureau
Arrik Delouya Président
Michel Edery Trésorier
Marcelle Illouz Secrétaire Générale
Ephraim Riveline
Lison Chocron

Il a été décidé que notre Assemblée Générale Annuelle des Permanences du Judaïsme ayant lieu le jeudi 17 Décembre 2009 de 18H30 à 19H55 (Salle louée uniquement à cette heure précise) à la Salle du Centre Espace Rachi. Salle C 39, Rue Broca 75005 Paris
Métros: Censier Daubenton ou Gobelins.

A l’ordre du jour: Bilan moral et financier de nos activités pour l’exercice 2009 et perspectives pour 2010. Mise en place de toutes les actions sur le terrain en 2010 et campagne de fund raising aux USA et en Espagne
Cotisation annuelle à notre association. Cette cotisation est en moyenne de 100 €uros pour l’ensemble de nos membres incluant les frais de toutes nos missions sur le terrain et la mise en place de nos actions. Minimum 30 €uros
Pour vous rendre concret, Vous pouvez libeller votre chèque au nom de l’association: APJM et le glisser dans une enveloppe timbrée au nom d’Arrik Delouya 10 Jardin Cardinal Richelieu 94220 Charenton-le-Pont

Hassan Majdi de Marrakech
A soutenu sa thèse de doctorat le même jour de cette AG le 17 Décembre à 10H30 à l’Université de Paris 8. Il est docteur Es-Lettres avec les félicitations du Jury et avec la mention très honorable.

Amitiés

Arrik Delouya
Le Président



2° Procès Verbal
Etabli par Arrik Delouya le 19 Décembre 2009
PV de réunion d’Assemblée Générale du Jeudi 17 Décembre 2009 de 18H30 à 20H45
Centre Espace Rachi Salle C N° 39, Rue Broca 75005 Paris

Lieu de l'AG:
Salle du Centre Espace Rachi. Salle C
39, Rue Broca
75005 Paris

A l’ordre du jour:
* Bilan moral et financier de nos activités pour l’exercice 2009
* Perspectives pour 2010
* Mise en place de toutes les actions sur le terrain en 2010
* Campagne de fund raising (levée de fonds) aux USA, au Canada et en Europe
* Nouvelle composition du Bureau

Etaient présents à cette réunion :
Arrik Delouya - Ephraim Riveline – Henri Sisso – Michel Edery – Lison Chokron – Avner Bohbot - Michel Harroche - Shosh Wolf (Tel-Aviv) - Kamal Hachkar (Paris-Tinghrir Maroc) –
Jacqueline Morphée - Samuel Kaspi (Amsterdam) et épouse - Soly Azran (Safi - Maroc) -
Hassan Majdi (Marrakech-Maroc) et ses 3 amis de Marrakech - Emmanuel Vacaint -
Prof. Mohammed Hatmi (Meknès-Maroc) -

Absents Excusés : par ordre alphabétique
• Abecassis Pierre Yves (Chercheur en Biologie Sanofi-Aventis)
• Abitbol Guy Cardiologue
• Assaraf Robert Président d’honneur de notre association (historien et homme d’affaires)
• Asseraf George Co-Président NeôMaroc Respect, Tolérance, Dialogue, Solidarité
• Attias-Donfut Claudine Directeur de recherche - Direction des Recherches sur le Vieillissement CNAV
• Attias Roger chercheur en physique
• Azoulay Elie, écrivain et directeur d’entreprise Laval - Québec - Canada
• Bensoussan Jacques Gérant de société
• Bugajski Mireille
• Derhy André Président de la Fédération Mondiale du Judaïsme Marocain Section Française
• El Khayatti Redouan Département des Etudes Arabes Facultés des Lettres et Sciences Humaines Dhar-El Mehraz Fès Maroc
• Genini Izza Cineaste
• Grossmann Patricia
• Herz Olivier
• Ifergan Harry
• Illouz Marcelle Secrétaire Générale
• Kadoch Jacky membre du comité d’honneur de notre asssociation et Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira
• Ohana Sidney Dr Vice-Président et de notre association et Chirurgie esthétique et plastique Clinique Petrarque
• Pradon Sebastien
• Sayagh Said professeur
• Sebbag Salomon (Commissaire aux Comptes)
• Sitbon Maryse
• Skira Simon
• Soussana Josué
• Szwarc Waknine Maguy Administrateur de l’Association
• Zaoui Ilan
• Zérah Sylvia
• Zerbib William


1 Rapport d’activités pour l’année 2009
Au total :
• 24 Think Tanks réalisés par le Bureau Directeur
• 35 Réunions entre Arrik Delouya et le Prof. Ephraim Riveline
• 65 Réunions d’Arrik Delouya avec nos membres, de nouveaux partenaires et de nouveaux membres.
• 12 Missions à l’étranger (Maroc, Espagne, Israël)
• Création de Zohar l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain / זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו
avec 400 sympathisants, 50 membres, un noyau dur de 20 membres
• Participation au colloque de Cordoue lancé par La Casa de Sefarad (ont participé : Lison Choukron, E. Riveline et moi-même pour les Permanences et 2 membres de Zohar Israël)
Coloquio Internacional / Colloque International 3 - 7 Juin 2009 Cordoue Espagne
"Sépharade : Mémoires, Identités et Diasporas »
• Inscription au Doctorat à Paris e Shosh Wolf de Tel-Aviv sous la direction du Prof. E. Riveline et le coaching d’Arrik Delouya. Recherche doctorale sur le thème: « Mémoire perdue, en éveil & reconstruite du Judaïsme Marocain à Marrakech? »
• 8 jours passés au Maroc en Octobre 2009 pour lancer le projet « Marrakech la Juive » : Interviews auprès de toute la communauté juive de Marrakech, film réalisé lors des interviews, plus de 1200 photos prises, et mission dans l’Atlas (Ouarzazate, Tinghrir et Goulmima)
• Retranscription des Interviews
• Début de rédaction de l’ouvrage « Marrakech la Juive »

2 Publications de livres des membres de notre association :
• Robert Assaraf de Paris a publié au Maroc 2 ouvrages de sa nouvelle collection des 4 villes impériales du Maroc :
1 Eléments de l’histoire des Juifs de Fès
2 Eléments de l’histoire des Juifs de Marrakech
Reste à publier ceux de Meknès et de Rabat
Pour tous renseignements : arrik.delouya@wanadoo.fr


• Elie Azoulay de Montréal : Une histoire des Saints juifs du Maroc Ce livre se veut une
rétrospective de 46 saints et de 23 saintes qu’il a fallu choisir, non sans peine, parmi les
656 recensés dans tout le territoire marocain. Il se veut aussi une étude sur la grande
diversité des types humains et des comportements culturels qui n’ont d’égal que les
contrastes frappants entre les grandes cités ouvertes sur le monde occidental et les
villages antiques de l’Atlas, où la culture berbère servait de support aux valeurs et aux
pratiques juives et musulmanes. contacter Élie Azoulay: azoulay.e@sympatico.ca Pour
toute commande: Thierry Bitton E-mail: thierryb2009@hotmail.fr Tel: + 33 1 56 58 22 18

• David Elmoznino d’Eilat en Israël . Son premier livre « Palais et Jardins » paru en hébreu en 2004 a été traduit et annoté en Français sur 223 pages par Jacob-Rony Ruimi aux Edition Ot Brith Kodesh à Ashdod Israël sous la direction d'Asher Knafo. Dessin de 1° page de couv de Ziva Keiner. Danacode 800-24195
… » Pour les fêtes juives, j'adresse mes remerciements les plus vifs au Tout Puissant,
pour mon anniversaire, à mes parents et pour les journées couscous, aux souverains
musulmans du Maroc, qui ont fait construire à l'intention des Juifs, des Ghettos entourés
de hautes murailles, dont on verrouillait les portes à la tombée de la nuit et sur lesquelles
des gardiens veillaient. Si les musulmans n'avaient pas eu l'idée d'ériger des Mellahs,
nom local attribué au ghetto, la tradition "Jour du Couscous" n'aurait pas pu naître et je
n'aurai eu ni l'opportunité ni la possibilité d'apprendre à mieux connaître les gens et leurs
pensées. » Prix TTC 20 €uros ; Elmoznino David 483 / 20 Roded Eilat (Israël)
Tél: +972 8 637 54 55 E-mail: elmoznin@hotmail.com

• Shosh Ruimy de Beer Sheva en Israël : La fière dame de l’Atlas – Décembre 2008
« L'histoire se déroule d'abord au Maroc entre les deux villes: Ourika et
Marrakech et puis, en Israël. Dans la vallée de l'Ourika, aux pieds du Haut Atlas, une
famille complète, musulmane y habitait dans une cabane délabrée. Le père "Monir", sa
femme "Latifa" la grand-mère "Lala", la tante "Fatima" et une enfant, Najima , âgée de
7 ans. Apres une longue période de grave maladie, la mère mourut. Le père se remarie
avec la tante Fatima qui n'est pas plus âgée que sa fille le jour de son anniversaire de
ses 12 ans. Le malheur arriva quand, après son mariage, il annonce à sa fille qu'il est
temps de se marier avec un vieil oncle déjà marié, autant dire être sa deuxième
femme. …Contact : Ruimy Shoshana Tekoah 6/3 Rue Joseph Beer Sheva (Israel)
GSM: + 972 52 350 25 85 Tél: +972 77 7171140 E-mail: shoshana_ruimy@walla.com

3 Coaching de 4 années de notre ami co-fondateur Hassan Majdi de Marrakech qui vient de soutenir le 17 Déc au matin sa thèse de doctorat avec l’obtention du titre de docteur ès-lettres de l’Université de Paris 8 avec les félicitations du Jury et la mention très honorable: « Le culte des saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc » dans le cadre des « Etudes Juives et Hébraïques » Sous la direction du professeur Ephraïm Riveline Université Paris 8, Saint -Denis en vue de l’obtention d’un Doctorat NR
Membres du Jury :
Monsieur Ephraim Riveline (Directeur de recherche à Paris 8)
Monsieur Arrik Delouya (CONSULTANT)
Monsieur Daniel Friedmann Chercheur au CNRS Paris
Monsieur Mohammed Hatmi Université Sais Fès


4 Le Centre Maayan, CJL (Judaîsme Libéral) dirigé par le Rabbin Pauline Bebe a organisé un Shabbat-Dîner Marocain autour du thème qu’Arrik Delouya a traité devant 120 personnes:
« Le Patrimoine Juif Marocain d’aujourd’hui: de l’Olympe à la Vallée des Pleurs »
Le Vendredi soir 13 novembre 2009 à 18H30 : Office du Shabbat suivi d’un kiddouch et dîner qitué au 10 Rue Moufle 75011 Paris M° Richard Lenoir Off Tél : 01 55 28 83 84



Le Centre MAAYAN, CJL paris Rue Mouffle

5 La parole est donnée à Kamal Hachkar qui a décrit le travail de coopération cinématographique entre les Permanences du Judaïsme Marocain et lui-même, membre de notre association et président de «Créations mosaïques»,
(k.hachkar@voila.fr) qui nous recommande un article de L'Economiste.


Visitez son site : [www.leconomiste.com]
Message de hachkar kamal : mon cher Arrik : Voici un article concernant mon film. Tu peux le fowarder à tous tes amis, si tu veux. je suis super content
bises
on va réveiller la mémoire juive de ce pays que nous aimons tant
kamal
Un film sur les juifs de Tineghir de Kamal Hachkar
• Il sera fin prêt dans quelques mois
• Nombreux témoignages nostalgiques

«Echos du Mellah à Tineghir», c'est le titre d'un documentaire sur lequel travaille activement Kamal Hachkar, 32 ans, et qui porte sur l'histoire de Tineghir, sa ville natale, et en particulier sur la présence juive dans cette région. «Mes parents ont immigré en France quand j'avais à peine six mois et mon père a travaillé comme ouvrier dans des centrales nucléaires, un peu partout en France», raconte-t-il.

Aujourd'hui, Kamal enseigne l'histoire dans un lycée en région parisienne, après avoir effectué des études à la Sorbonne à Paris. «J'ai présenté une maîtrise sur la dynastie des Adarissa car je me suis toujours intéressé à mon pays, à son histoire, à mes origines. Chaque année, je me rends à Tineghir pour voir mes grands-parents qui y habitent encore», confie-t-il.
Après quelques recherches sur l'histoire de Tineghir, le jeune historien a découvert que cette région comptait par le passé une forte communauté juive, qui vivait en total harmonie aux côtés des Marocains.

C'est alors qu'il a décidé de réaliser un documentaire sur cette communauté et les raisons de son départ précipité, car aujourd'hui, il ne reste aucun juif à Tineghir. Ils sont tous partis en 1964. Et cette partie importante de l'histoire de la ville risque de tomber dans l'oubli.
«Les juifs et les berbères ont vécu dans une coexistence pacifique extraordinaire pendant plus de 2.000 ans et aujourd'hui, c'est le vide total. Les seules traces sont celles des morts, qui reposent dans deux cimetières de la ville. La synagogue est devenue une maison d'habitation. L'école de l'alliance israélite ouverte en 1950 est devenue une banque», témoigne le jeune professeur.

Ce dernier, passionné, a interrogé plusieurs personnes sur leurs souvenirs. Ses grands-parents en particulier lui ont raconté des histoires et des anecdotes sur le passé, avec beaucoup de nostalgie et de regrets. Kamal Hachkar a également recueilli de nombreux témoignages de nostalgie en Israël, où il s'est rendu à la rencontre des juifs de Tineghir. «J'avais envie de comprendre les raisons de leur exil, de leur arrachement à leur terre».
Le film sera prêt dans quelques mois. Son avancement dépendra des financements que l'historien pourra collecter. Il a déjà bouclé 30 heures de tournage. Comme il le rappelle, «l'histoire du Maroc est composée d'identités multiples. Et ces diversités constituent un atout pour combattre le fanatisme et l'intolérance».

Kamal Hachkar préside aussi l'association «Créations mosaïques», qui vise à développer les échanges culturels en Méditerranée. Il est membre de l'association «Parler en paix», où l'on apprend à parler l'arabe et l'hébreu.

6 La parole est donnée à Sami Kaspi Président Association Maimon Stichting Maimon Patrimoine Culturel Judéo-Marocain aux Pays-Bas de Parelvisserslaan 1183 RM AmstelVeen Holland qui a brossé un tableau de ses activité à Amsterdam en liaison avec les marocains de confession musulmane. Sami invite els membres des Permanences à fêter la Mimouna à Amsterdam. Un programme alléchant est prévu pour cet évènement.

7 La parole est donnée au Prof Mohammed Hatmi de l’Université Saïs de Fès, vivant à Meknès. Il a présenté ses activités et d‘autres encore au sein du Grejm / Groupe de Recherches et d’Etudes sur le Judaïsme Marocain.
8 La parole est donnée à Hassan Majdi de Marrakech bien ému de l’obtention de son titre de Docteur es-Lettres. Il a présenté nos activités à Marrakech dont il est le co-garant aux côtés de Jacky Kadoch.

9 La parole est donnée aux amis de Hassan Majdi de Demnate, élus locaux, qui ont raconté leur soutien aua patrimoine local juif marocain laissé par la population juive partie immigrer en Israël.

10 La parole est donnée à notre ancien trésorier Henri Sisso qui a réitéré ses vives critiques à savoir qu’on ne fait pas assez dans notre association, qu’on devrait nous mobiliser davantage encore, qu’on devrait organiser des spectacles et projetr des films pour faire parler des Permanances… A ces critiques non fondées, Arrik Delouya a apporté la contradiction immédiate en rappelant que l’association était maintenant capable de diffuser son info auprès de 3 000 sympathisants issus de 12 pays : USA, Canada, Venezuela, GB, Espagne, Maroc, France, Suisse, Hollande, Belgique, Nouvelle Calédonie, Chine, Australie, Israël et Italie : fichier personnel, professionnel et familial d’Arrik Delouya, d’amis comme émanant de Jacky Kadoch, de Haim-Vidal Sephiha, de l’AIU, de sites web, des amis des membres de notre Bureau-directeur…Ce fichier à lui seul nous suffit pour l’instant à faire diffuser l’info ; Parmi ces 3000 personnes, 300 sont actifs et nous apportent 2 000 Heures de travail bénévole par an. Le seul handicap majeur est la collecte de fonds qui revient uniquement à Arrik Delouya pour les rentrées de cotisations et de donations exceptionnelles. A ce jour, grosso modo, nous pouvons escompter sur les donations suivantes encore insuffisantes :
• 1 Mécène qui a pris en charge les colloques à plus de 5 000 € à chaque fois
• 2 Donateurs à 1 000 € One shot
• 6 Donateurs à 300 € par an en plusieurs fois
• 4 Donateurs à 100 € par an en plusieurs fois
• 6 Donateurs à 50 € par an en 1 seule fois
• 30 Donateurs à 30 € par an en une seule fois
• des dizaines de Membres qui « oublient » d’envoyer leurs dons

Les dons et cotisations ne sont pas constants, Arrik Delouya est seul à organiser les relances ce qui l’encombre et le perturbe en raison des relations qui se tissent biaisées avec ses membres, une équipe de volontaires devrait le remplacer dans cette tâche quelque peu ingrate.

Un travail de fonds et de restructuration dans notre comptabilité et trésorerie est à faire. Il est entrepris par notre nouveau trésorier Michel Edery (originaire de Marrakech) accompagné d’Arrik Delouya, de Soly Azran et d’autres bénévoles.

La Cotisation annuelle à notre association. Cette cotisation est en moyenne de 100 €uros pour l’ensemble de nos membres incluant les frais de toutes nos missions sur le terrain et la mise en place de nos actions. Minimum 30 €uros . Pour vous rendre concret, Vous pouvez libeller votre chèque au nom de l’association: APJM et le glisser dans une enveloppe timbrée au nom d’Arrik Delouya 10 Jardin Cardinal Richelieu 94220 Charenton-le-Pont


11 Nouvelle composition du Bureau
Arrik Delouya Président
Michel Edery Trésorier
Marcelle Illouz Secrétaire Générale
Ephraim Riveline Administrateur
Lison Chocron Administrateur

Cette composition est positive dans la mesure où ces 5 membres se réunissent assez fréquemment et prennent de façon très flexible des décisions au coup par coup.

Le vote à l’unanimité a été effectué et tous les points discutés ont été votés positivement.


12 Les actions pour 2010

12. 1 Fund Raising
• « Seed Money » à trouver pour organiser la levée de fonds, 7 000 €uros suffisent pour prendre en charge les missions de terrains pour cette levée de fonds, condition sine qua none pour une telle réalisation.
• Levée de fonds à outrance / Fund raising Campaign en France.
• Cette collecte de fonds sera effectuée auprès de nos membres, de donateurs potentiels et de mécènes, d’organismes co-financeurs et d’entreprises. Une demande de reçu « cerfa » sera demandée très rapidement après avoir achevé notre comptabilité qui traîne comme un boulet ….
• Aux USA, Canada, Suisse, Espagne et autres pays européens auprès de mécènes et d’associations du juifs originaires du Maroc.
• De la communauté européenne.

12. 2 Consolider
• Petit noyau dur de l’association-sœur Zohar en Israël.
• Petit noyau gravitant autour de Jacky Kadoch, Moha Oustouh de Meknès-Goulima (Atalas) et Hassan Majdi de l’association-sœur au Maroc.
• Nos bons rapports avec la toute la communauté juive de Marrakech pour la faire participer à nos actions et lui demander une contribution sur le terrain.

12. 3 Achever le travail de « Marrakech-la-Juive » en revenant à Marrakech pour un complément d’interviews, Préparer le travail de photos des membres et sites de la communauté juive et Rédaction du livre.

12. 4 Rédiger les actes des 3 colloques passés à Cordoue et à Marrakech.

12. 5 Aide logistique à Hassan Majdi pour publier sa thèse de doctorat sur les Saints Juifs au Maroc en deux langues : Française et Arabe.

12. 6 Organiser
• Notre périple à Marrakech-Atlas de Mars 2010 avec des participants de France, d’Espagne, d’Israël, du Maroc, de GB, de Suisse, des USA, du Canada, de Hollande, etc….
• Colloque à Marrakech 2° Edition lors de ce périple

12. 7 Lancer le Congrès des intellectuels juifs marocains du monde entier

12. 8 Conforter les relations avec notre Editeur pour lancer notre collection d’ouvrages



Toute suggestion ou correction à apporter à ce PV sont pris en compte pour une mise au point en sus dans le prochain PV



Amical souvenir et shalom
Arrik Delouya

Le Président

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