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Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:13

Mon Cher Ami

Nous regrettons que tu ne puisses pas être présent à notre AG annuelle des "Permanences du Judaïsme Marocain". Mais ce n'est que partie remise.

Sont membres de l'association les personnes qui versent une fois par an une cotisation d'un minimum de 30 €uros, fixée par l'Assemblée Générale. Alors, je te joins le libellé pour le renouvellement de ta cotisation pour valider ton adhésion à notre association.

Merci de libeller ton chèque à l'attention de l'Association :"Permanences du Judaïsme Marocain" et de le glisser dans une enveloppe à affranchir à l'attention d'Arrik Delouya 10, Jardin du Cardinal de Richelieu 94220 Charenton-le-Pont.

Pour les amis vivant en Israël, merci de contacter notre coordinateur Asher Knafo 49/11Keren Hayessod POB 5129 Ashdod Israël Tél: +972 7 77 85 44 56
GSM: +972 54 733 92 93 E-mail: ashbrit@012.net.il

Pour les amis vivant au Maroc, merci de contacter notre coordinateur Hassan Majdi Traces Berbères Charaf 1- 357 RDC, Appt N° 1 Marrakech Maroc Tél: + 212 24 29 14 00
Fax: +212 24 30 22 43 GSM: +212 61 18 46 48 E-mail: hassan6f@yahoo.fr Skype benboubker63
WebSite: www.morocco-jewish-travel.com
………………………………………………………
Oui, j’envoie ma cotisation à « Permanence du JM » de ........ €uros par chèque
Nom……………………………Prénom……………………………………………………..
Adresse…………………………………………………………………………………………
Code Postal…………….Ville………………………………….
Tél…………………………………….Cellulaire………………………………………………..
E-mail…………………………………WebSite…………………………………………………



Avec notre amitié & nos sentiments par avance reconnaissants
Amitiés

Arrik Delouya
Président & Fondateur des Permanences du Judaïsme Marocain
10, Jardin du Cardinal de Richelieu - Bercy 2
94220 Charenton-le-Pont (France)
GSM: +33 6 77 16 13 55
E-mail: arrik.delouya@wanadoo.fr
skypeName : arriko9303

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:16

AG annuelle des Permanences du Judaïsme Marocain
Jeudi 11 Décembre 2008
19H30-24H00


Lieu:
Restaurant Marocain « Oriental Feeling»
102, Rue de Bercy
Paris 75012

A l'ordre du jour :
Rapport moral et financier de l’Association pour l’exercice 2008
Perspectives pour 2009

PV établi par Arrik Delouya
Le 14 Décembre 2008


43 personnes étaient présentes mais 5 personnes n’ont pas dîné

Arrik Delouya - Ephraim Riveline - Robert Assarf - Henri Sisso - Deborah Sisso - Maguy Szwarc - Michel Edery - Jacky Kadoch de Marrakech - Claudine Attias – Donfut - Roger Attias -
Avner Bohbot - Sarah Pinson - Pierre Pinson - Roger Assaraf - Emmanuel Vacaint -
Salomon Hazan de Marrakech - Viviane Hazan de Marrakech - Charles Elfassy de Marrakech - Yaêl Elfassy - Lison Chokron - Rachel Hamou - Fanny de Radio Shalom - Myriam Tangy -
Salvador Assayag - Rosette Assayag - Samuel Kaspi d’Amsterdam - Kitty Kaspi d’Amsterdam -
Salomon Sebbag - Sylvia Zera - Bob Zerrad - Mireille Bugajski - Shirley - Amie Mireille -
Maryse Sitbon - Liliane Sitbon - Hassan Majdi de Marrakech - Abdellatif Ayyoub de Marrakech -
Philippe Miro - Joel Paubert - Lionel de Mauduit - Esther Darmon - Amie Esther Darmon -
Ilan Rozenkier

Absents Excusés

Sydney Ohana - Marcelle Illouz - Izza Genini - Harry Ifergan - Olivier Herz - André Touaty –
Guy Abitbol - André et Liliane Derhy - Said Sayagh - Sami Hatchuel - Nino Levy –
Nathalie Weizman - Françoise Sibony Mikhaelis - Albert Suissa - Yael Elmaleh –
Maurice et Maida Assouly - Eugénie Nakach - William Zerbib - Sophie Jabes –
Jean-Pierre Amzallag - Lise Medini - Liora Elkeslassy - Al Cadosch et Valerie Salet -
Georges Asseraf - Stella & Leon Benchimol - George Edery - Samy Weizman - Michel Harroche -
Vivane Perez - Arash Deramnbash - Ruby Assedou - Elodie Pradon - Ludivine Turgeman –
Maud Vacaint - Patricia Grossmann - Sebatsien Pradon - Rachel Bourlier - Daniel Sibony -
Jacky Ohayon - Simon Skira - Melinda Cohen

La parole est donnée aux membres suivants
après le discours d’ouverture d’Arrik:

Ephraim Riveline
Robert Assaraf
Jacky Kadoch
Hassan Majdi
Samuel Kaspi
Charles Elfassy

Les lettres et textes d’ouvrages
de nos amis absents (en fin de ce PV)
ont été lues à ce forum

Sydney Ohana
Samuel Segev
Thérèse Zrihen-Dvir
Jamaa Baida
Said Sayagh
David Elmoznino
Aline Suissa-Gageot
Josiane Assouline-Mayer
Shosh Ruimy
Mohamed Elmedlaoui


Notre Association se dote d’un nouveau Vice-Président né à Marrakech

Dimanche 7 Décembre 2008

Mon cher Arrik,

C'est bien volontiers et avec honneur que j'accepte la vice - présidence que tu me proposes. Cependant pour l'AG du 11, mes occupations ne me permettent malheureusement pas d'être disponible.
Au plaisir de te rencontrer bien vite.

Amitiés
Sydney Ohana

Vendredi 5 Décembre 2008

Cher Sydney,

Je suis ravi de t'inviter à notre AG annuelle des Permanences du Judaïsme Marocain qui a lieu le Jeudi 11 Décembre 2008 dès 19H30 au Restaurant Marocain « Oriental Feeling » 102, Rue de Bercy Paris 75012 .

A l'ordre du jour, le rapport moral et financier de l’Association pour l’exercice 2008 ainsi que les perspectives pour 2009 et les années qui suivront. Cet ordre du jour avec les actions passées et futures sera envoyé dès la semaine prochaine par mail.

Enfin, je souhaite à cette occasion créer un comité d'honneur de notre association des Permanences du Judaïsme Marocain et je serais particulièrement heureux que tu en sois le Vice-Président. Tu représentes pour nous tous une figure exemplaire par ton engagement dans l'action humanitaire.

Notre ami commun Nino Levy m'a informé du don généreux que tu lui as remis pour participer à notre projet-phare de Marrakech-la-Juive. Reçois déjà mes remerciements bien reconnaissants. Dès réception du chèque, un reçu suivra. Dans cette attente, je te joins en attaché le projet en question de Marrakech-Juive pour lequel nous cherchons le financement.

Amical Shalom
Arrik




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:18

Ouverture de l’AG
du 11 Décembre 2008
par Arrik Delouya Président

A Rapport Moral

Cette année notre Association des Permanences du Judaïsme Marocain reçois une cinquantaine de ses membres à son AG annuelle sue ses 1 500 sympathisants à travers le monde (12 pays) parmi lesquels 7 amis venus spécialement de Marrakech, 2 autres d’Amsterdam et enfin une quarantaine de France dont notamment 2 d’obédience musulmane et 5 autres d’origine chrétienne.

La qualité des participants est supérieure à celle de l’an passé et les responsabilités assumées par un rand nombre d’entre nous fait ressortir environ 1 200 Heures de travail de bénévolat par mois, en France et à l’étranger. Cela se traduit autour des actions de notre Conseil d’Administration. En plus des 35 heures / semaine dédiées par Arrik Delouya à Paris mais également lors de ses missions régulières sur le terrain au Maroc, en Espagne, en Israël, il est des membres et amis qui apportent leur expertise tant en France pour piloter quelques actions qu’à l’étranger pour en assurer le suivi.

Tout récemment, nous nous sommes dotés d’une équipe de pros d’Israël composée de leur fer de lance Asher Knafo d’Ashdod en charge de la Revue Brit, de David Elmoznino originaire de Mogador et vivant à Eilat en qui passe une partie de sa retraite à œuvrer pour notre association, de Thérèse Zrihen-Dvir originaire de Marrakech et demeurant à Beer Yaacov qui, sans discontinuer, nous apporte son aide efficace en relectures, traductions et conseils, de Josiane Assouline-Mayer de Jérusalem, bientôt d’Orna Baziz et de Shosh Ruimy à peine intégrées à notre aassociation et d’autres encore…

En Suisse, Rony Ruimy a passé plus de 15 heures par semaine depuis 3 ans à revoir nos textes, à construire un site web, à traduire le livre de David Elmoznino….

En Espagne nos amis de la Casa de Sefarad de Cordoue sont en phase avec notre philosophe et vice-versa. Ils nous invité à leur Colloque de Mars dernier à Cordoue, ils se sont rendus 3 fois dans l’année à Paris et moi-même j’ai effectué 3 fois le voyage en Espagne pour les revoir et travailler avec eux.

Au Maroc, Canada, USA, Hollande et GB il en est de même.

Nous nous sommes dotés un Président d’Honneur en la personne de Robert Assaraf que nous rencontrons en moyenne deux fois par semaine pour le « passage de la mémoire » , puis d’un comité d’honneur composé de Ephraim Riveline que je rencontre très régulièrement pour structurer nos instances, Jacky Kadoch de Marrakech au téléphone, par mail et sur Skype de façon hebdomadaire…et pardon si j’en oublie….

Enfin, tout récemment, j’ai demandé au Dr Sydney Ohana né à Marrakech et demeurant à Paris de nous rejoindre pour agrandir notre groupe de lobby. Il a accepté la Vice-Présidence de notre organisation.

Un hommage sera rendu à ce forum à Richard Ayoun notre ami très cher et regretté co-fondateur et Directeur scientifique décédé prématurément en Mai dernier et pour lequel nous faisons paraître un numéro spécial de Brit en Janvier 2008 en son hommage en même que l’organisation d’un colloque dans les locaux de l’AIU le 22 Mars 2009 et d’une soirée parisienne au Centre Communautaire le 27 Janvier 2009.

Les 3-17 février 2008, nous avons participé aux « Journées du Judaïsme Marocain: Hommage aux Maîtres du Judaïsme Marocain » au Centre Communautaire de Paris. J’ai fait l’ouverture en planchant sur « Le patrimoine Juif Marocain d’aujourd’hui: Résistance ou Persistance? de l’Olympe à la Vallée des Pleurs «. Robert Assaraf a également animé et présider un panel, Richard Ayoun a fait lire par son frère une communication sur l’œuvre de Haim Zafrani….

Les 27-30 mars 2008, nous avons co-participé au Colloque International de Cordoue sur «Sefarad : Geografías y Miradas de la Memoria - Séfarade : Géographies et Regards de la Mémoire » organisée par les fondateurs de la Casa de Sefarad Sebastian de la obra et Rosana de Aza, sous le Haut Patronage du CRJM / Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc que préside Robert Assaraf et avec la présence et le tutorat de la Filmoteca de Andalucía.Consejeria de Cultura.Junta de Andalucía.Córdoba, de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira (Jacky Kadoch) et du Département d´Etudes Hébraïques de l´Université Paris 8 (Ephraim Riveline). Nous avons présenté une vingtaine de communications, en présence de nos amis juifs, musulmans et chrétiens mais aussi marranes de France, d’Espagne, de Turquie, du Maroc, des Etats-Unis…. Nous y avons inauguré une synagogue, la 1° du genre à Cordoue porta nt le nom d’Henri Cadoch de Marrakech décédé en 1992 ET Jacky son fils a offert un sefer torah.

Les actes de ce colloque sont en cours de compilation et de publication.

Le 26 Mai 2008 nous avons organisé un Colloque International à Marrakech sur le thème: ''Résistance et Persistance du Judaïsme Marocain: Mémoire brisée, mémoire en éveil et mémoire retrouvée''
[www.juif.org]

Ce colloque a été marqué par la participation de dizaines de chercheurs de renommée internationale originaires notamment du Maroc, de France, des Etats-Unis, de Grande Bretagne, d'Espagne et d’Israël.

Avec le concours du Département d'Etudes Hébraïques de l'Université Paris VIII présidé par le professeur Ephraïm Riveline, du Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc (CRJM), créé par Robert Assaraf , du Groupe de Recherches et d'Etudes

sur les Juifs du Maroc (GREJM) animé par le professeur Jamaa Baida, de la Casa de Sefarad y de la Memoria de Cordoue , tout cela sous le contrôle et à l’invitation de Jacky Kadoch, président de la Communauté israélite de Marrakech, ce colloque a été l’occasion d’échanges féconds entre universitaires marocains, français américains, espagnols ou israéliens spécialistes de l’histoire et de la culture du judaïsme marocain..

Parmi les auteurs de communications se trouvaient :
Arrik Delouya (Président des « Permanences du Judaïsme Marocain),
Ephraim Riveline (Paris VIII),
Jacky Kadoch (président de la communauté Israélite de Marrakech),
Joseph Chetrit (Université de Haifa),
Jamaa Baida (GREJM, Université Mohammed V de Rabat),
Robert Assaraf (CRJM),
Hanane Sekkat (Faculté des Lettres, Fès-Saïs) ,
Jaime Sanchez Casas (Casa de Sefarad y de la Memoria de Cordoue),
Mina Elmghari par procuration (Secrétaire Générale de la Commission Nationale Marocaine pour l'Education la Culture et les Sciences auprès de l’UNESCO),
Mohamed Mezzine (ancien doyen de la Faculté des Lettres, Fès-Saïs),
Hassan Majdi (doctorant à l’INALCO & Paris 8) ,
Sebastián de la Obra, (Casa de Sefarad de Cordoue)
Rosana de Aza, (Casa de Sefarad de Cordoue)
Mohammed Hatmi, (Faculté des Lettres, Fès-Saïs),
Nessim Sibony par procuration (Los Angeles),
Khalid Chegraoui (Institut des Etudes Africaines à l’Université Mohammed V de Rabat),
Shmuel Segev (Israël),
Mohamed Elmedlaoui (Institut Universitaire de Recherche Scientifique de Rabat),
Saïd Gafaïti (Faculté des lettres et des sciences humaines, Saïs Fès),
Hassan Khallaf (de Demnate Doctorant à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech), et Khalid El Gharib par procuration (« Khalid Art Gallery » de Marrakech).
En plus d’une dizaine de membres de notre association et de plus de 40 personnes de la communauté Juive locale de Marrakech et quelques amis musulmans locaux.

Ce colloque a été une belle opportunité pour ces chercheurs juifs, chrétiens et musulmans, d’étudier à la fois la spécificité religieuse et culturelle du judaïsme marocain, mais aussi ses relations avec son environnement musulman arabo-berbère, des relations caractérisées par une étonnante symbiose qui fit du Maroc une nouvelle Andalousie.

Tous ont souligné l’urgence d’une recherche pluridisciplinaire, à l’échelle internationale, en vue d’une meilleure connaissance du judaïsme marocain auquel se rattachent environ un million de personnes dans le monde, dont les 800 000 installés en Israël.

Les actes de ce colloque sont en cours de publication.

Nous avons rapporté un Projet-Phare sur « Marraklech-la-Juive » : Combien de temps reste-t-il avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais. Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre - le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles. Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Combien de temps nous reste-t-il avant que ce trésor de culture ne parte en fumée complètement ?

La direction de ce projet a été confiée à: Arrik Delouya, le Coaching sur place: Jacky Kadoch. Le Chef de Projet: Myriam Tangi née à Paris de parents Marrakchis, accompagnée de Thérèse Zrihen-Dvir, écrivain, née à Marrakech demeurant en Israël.

Enfin Arrik a été investi d’une douzaine de missions exploratoires, d’évaluation et d’exécution au Maroc et en Espagne pour lancer des actions et des projets après un travail de terrain, aidé par plusieurs équipes. Le projet le plus avancé est celui de Séville de création de la première Fondation Sépharade du genre pour le compte de la Casa de Sefarad qui organise à cet effet un Colloque le 27 mars 2009 sur les « disaporas » en collaboration avec notre association.

Une opération d’envergure nous guette en 2009. L’organisation d’un Spectacle de Gala pour 800 personnes afin de remonter le nombre d’adhérents et de collecter des fonds pour cofinancer nos projets de création de collection de livres et de tout ce qui gravite autour de la mémoire.
Un Dîner chez Lison Chocron est également prévu pour des mécènes dans le même but et un voyage aux USA et au Canada suivra pour démarrer une opération de fund raising.

Nous devons conforter nos acquis en matière de travail de sensibilisation, de conscientisation et de levée de fonds. Nous devons faire venir vers nous plus de membres à nos réunions. Nous devons enfin créer un comité scientifique capable de faire des recommandations sur les choix de projets à lancer.

Hassan Majdi de Marrakech soutiendra sa thèse doctorat à Paris sous la direction du Pr Ephraim Riveline et du coaching d’Arrik Delouya en Juin 2009 sur « Le culte des saints et les pèlerinages des Juifs au Maroc »

Une nouvelle candidate à la préparation de thèse de doctorat vivant à Jérusalem d’origine marocaine : Proposition de sujet de recherche doctorale de Josiane Mayer née Assouline: « Les relations entre Juifs et Musulmans à Demnate: Mémoires Croisées d’une cohabitation exemplaire (1930-1960) «

B Rapport Financier
Les Recettes proviennent essentiellement des cotisations des membres entre 30 et 100 €uros.

Les Dépenses concernent les frais de missions, les aides aux étudiants doctorants et les frais inhérents aux évènements.

Environ 2000 € sont disponibles pour prendre en charge le projet de Marrakech-la-Juive sur un total requis de 25 000 €

Un rapport détaillé en guise de Bilan et CEG sera prochainement dressé par notre expert comptable Manou (Emmanuel) Vacaint avec l’aide de notre trésorier Henri Sisso.

Enfin, un reçu-cerfa est demandé aux Impôts pour 2009

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:20

Nouvelle composition du Conseil d’Administration
proposée par l’ancien CA et approuvée par l’AG

Bur Directeur
Arrik Delouya Président
Sydney Ohana Vice-Président
Henri Sisso Trésorier
Marcelle Illouz Secrétaire Générale

Administrateurs
Ephraim Riveline
Michel Edery
Maguy Szwarc
Lison Chocron


Comité Scientifique de notre Association Approuvé par l’AG

France
Ephraim Riveline riveline@noos.fr
Arrik Delouya arrik.delouya@wanadoo.fr
Sophie Jabès sophie.jabes@wanadoo.fr
Said Sayagh said.sayagh@orange.fr

Israël
Asher Knafo ashbrit@012.net.il
David Elmoznino elmoznin@netvision.net.il
Thérèse Zrihen-Dvir phoenix5@bezeqint.net
Orna Baziz baziz@macam.ac.il

Maroc
Hassan Majdi hassan6f@yahoo.fr

Canada
Emile Segev segev.emile@uqam.ca
David Bensoussan dbensoussan@sympatico.ca

Espagne
Sebastian de la Obra memorias@terra.es
Rosana de Aza memorias@terra.es

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:21

Lettres d’amitié de nos membres absents à l’AG



Shmuel Segev 9 Décembre 2008
2/96 Tzamarot Street
Herzlia 44634
Israël
GSM: +972 506 360 844
Tél Home +972 9 951 52 53
E-mails: s_segev@yahoo.com ; efrat@segevlaw.com


Cher Arrik,


Voila mes remarques pour la soiree du 11 Décembre 2008.

Je regrette beaucoup de ne pas etre parmi vous ce soir.

Depuis ma participation au colloque de Marrakech, le mois de Mai, 2008 je me sens comme un de vous.

En effet, et sans me rendre compte, dans mon dernier livre Hakesher Hamarocani (La Connection Marocaine), jai partage la meme vocation de l'Association Permanence du Judaism Marocain. J'ai essaye a rectifier l'image des juifs Marocains, qui sont venus en Israel depuis sa naissance en 1948.

Le succes de ces juifs dans tous les domaines de la vie en Israel - politique, economique, scientifique, militaire, litteraire et artistique - a permis aux autres Israeliens, de reconnaitre l'immense potentiel de ces juifs, dans le futur developpement de l'Etat.

C'est grace a des hommes comme Robert Assaraf, Arrik Delouya, Ephraim Rivline et beaucoup d'autres - que l'Association Permanences du Judaisme Marocain - a reussi dans sa vocation de faire connaitre la riche patrimoine du judaisme Maroccain dans ses divers aspects.

Moi meme, a la suite de ma visite au Maroc, j'ai commence a rechercher mes racines a Meknes, et je me suis concentre sur ma famille maternelle - Ben Kiki. Mon grand pere - le Hakham Shmuel Ben Kiki, etait le Av Bet din a Tiberiade et deux de ses ouvrages ont ete publie par le Mossad Harav Kouk a Jerusalem.

Cela m'a rendu encore plus fier de mes racines marocaines.

Je vous salut tous pour vos efforts que nous ont fait fier de notre riche patrimoine.


Shmuel





Jamaa Baida 7 Décembre 2008

Doctorat d’Etat ès Lettres et Sciences Humaines, spécialité :
Histoire contemporaine ( Université Michel de Montaigne-Bordeaux III).
Doctorat de IIIème cycle en Sciences de l’Information, de la Communication et de l’expression ( Université de Bordeaux III, France).
Licence en Histoire (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université Mohammed V, Rabat)

Professeur d'Histoire Contemporaine
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
Université Mohammed V-Agdal, Rabat, Maroc
B.P. 2079, Rabat-Riad10.104 Rabat- Maroc
Tél Dom: + 212 37 71 06 49
Tél Off: + 212 37 68 20 72
GSM: +212 68 65 96 26
Fax: + 212 37 77 20 68 (préciser le nom du destinataire)
E.Mail: jbaida@yahoo.fr ; jam.baida@gmail.com



Cher ami,

Très prochainement "Permanences du Judaïsme marocain" tiendra son Assemblée Générale. Je tiens à saisir cette occasion, au nom du Groupe de Recherches et d'Etudes sur le judaïsme Marocain, domicilié à l'Université Mohammed V de Rabat, à vous présenter toutes nos félicitations pour le noble travail que vous accomplissez. Plusieurs membres de ce groupe académique ont eu l'occasion d'en apprécier la qualité et le sérieux lors du colloque que vous avez organisé il y a quelques mois à Marraech.

La vocaton de Permanences du Judaïsme marocain étant de faire connaitre, sous ses différents aspects, ce pan de l'histoire marocaine, LE GREJM vous rejoint complètement dans ce souci d'histoire plurielle.

Le judaïsme marocain est désormais l'affaire de tous les Marocains, juifs et musulmans. Et sur le front qui est le nôtre, à savoir le front académique, nous déployons d'énormes efforts pour être à la hauteur de cette noble tâche.

Nos vives félicitations donc à Permanences du Judaïsme marocain et bonne continuation, mon ami Arrik.

Amitiés

Jamaa





Josiane Assouline-Mayer 8 Décembre 2008
7 Rehov Rakefet 85338 Lehavim Israêl Dom + 972 77 533 09 68
GSM: +972 50 575 63 00 E-mail: mayer.josiane@gmail.com

Chers amis, dirigeants et membres de l’Association Permanence du Judaïsme marocain,

Ne pouvant participer à l’assemblée générale de ce soir , je vous envoie un chaleureux bonsoir depuis Israël où je réside.
Je suis adhérente depuis Février 2007. Pas encore une année….. et me voilà « entraînée » (en total consentement) dans une aventure fascinante.

Bien qu’ayant quitté le Maroc très jeune, mon intérêt pour le Judaïsme marocain est ancien et profond ; mais depuis environ 4 ans, je suis passée « à l’acte » si je puis m’exprimer ainsi :
Ayant réalisé une recherche historico-généalogique indépendante dont le but était d’écrire la biographie d’un de mes ancêtres, Rabbi Meyer Barchéchath, originaire de Demnate, j’en ai commencé la rédaction courant 2007.

Je n’avais jamais vu Demnate et j’ai alors ressenti le besoin de m’y rendre afin de connaître ces lieux habités par la mémoire d’une communauté disparue.
Cette visite a été décisive puisque, pour l’organiser, je me suis adressée à l’Association Permanence du Judaïsme marocain et qu’avec l’aide d’Arrik Delouya, j’ai pu être accompagnée par un chercheur marocain lié à l’Association , Hassan Majdi , lui-même originaire de Demnate.

Depuis, les choses se sont enchaînées et sur la proposition d’Arrik , avec son aide et celle de Mr le Professeur Ephraïm Riveline, Directeur du Département d’Etudes Juives et Hébraïques à l’Université Paris 8, j’ai entamé une recherche doctorale sur la communauté juive de Demnate. Demnate, dont le nom même m’était inconnu il y a quelques années, m’est devenue très proche. A l’instar de certaines communautés juives marocaines, plus petites ou plus éloignées des centres urbains du Maroc au 20èmesiècle, elle a, en quelque sorte, été oubliée par les chercheurs.

Mise à part la thèse d’Ahmed Toufiq (1979) consacrée à l’histoire sociale des zones rurales du Maroc au 19ème siècle qui étudie, entre autre, la place de Juifs dans la société marocaine à travers l’exemple de Demnate, les études spécifiques sur les Juifs de Demnate sont rares sinon inexistantes. Or, Demnate semble avoir été un cas exemplaire et séculaire de cohabitation entre les communautés juive et musulmane en milieu berbère. Une profonde symbiose judéo-berbère s’y est développée au fil des siècles, caractérisée par sa qualité et sa continuité
Avec l’instauration du Protectorat français au Maroc en 1912 mais surtout après la pacification du bled et la création de l’école de l’AIU, la communauté juive connut des changements qui la firent évoluer vers la modernité tandis que la communauté musulmane restait à l’écart de cette évolution.

Dans quelle mesure ces changements ont-ils altéré les relations entre les deux communautés ? La symbiose sociale s’est-elle poursuivie jusqu’au grand départ des Juifs ? Je me propose dans cette recherche de tenter de répondre à ces questions en recueillant les témoignages de Juifs et de Musulmans ayant vécu ou vivant encore à Demnate afin de mieux comprendre la spécificité des relations entre les 2 communautés dans la période 1930-1960, d’en analyser les différents aspect et d’évaluer les changements inhérents à la pénétration française.
L’étude des relations entre les deux communautés dans tout le Maroc est en passe de devenir très prochainement une question strictement historique, dont l’étude ne sera accessible qu’à travers les textes écrits. Ce qui est vrai pour les autres communautés du Maroc l’est encore plus pour Demnate puisque les travaux passés la concernant sont rares et les sources écrites rarissimes. D’où la nécessité absolue et urgente de recueillir l’histoire orale tant que les anciens sont encore en vie. L’extrémité est presque atteinte.

J’espère pouvoir relever ce défi. Le travail déjà accompli par l’Association et ses dirigeants dans la région de Marrakech est pour moi un encouragement et un soutien. « Ichar Koah ! »

Avec toute mon amitié Josiane




Zrihen-Dvir Thèrèse 9 Décembre 2008
P.O.Box 10197 Beer Yaacov 70300 Israël
Tél: + 972-8-915-0447
GSM: + 972 50-2728021
E-mail : phoenix5@bezeqint.net
Web Site: [www.therese-dvir.com]
[he.wikipedia.org]
[www.jewishmag.com]


Thérèse Zrihen-Dvir, qui nous dit dans ses phrases simples


Récemment l'organisation des juifs du Maroc a subi plusieurs sérieux remous: le plus dramatique d'entre eux est évidemment la réalité que nous confrontons actuellement avec la presque disparition de notre présence physique à Marrakech, qui entraîne avec elle l'anéantissement de toute relique, tout signe d'une civilisation qui jusqu'aux années 1950 jouait un rôle prépondérant au Maroc, soit dans sa constitution, dans sa culture, dans son économie et son progrès. Il est plus qu'impérieux aujourd'hui de nous unifier afin de glaner le reste des vestiges de cette communauté. On le doit à nous-mêmes, à notre prochaine génération, à l'histoire globale et au peuple juif en particulier. Le projet Marrakech la Juive a été principalement conçu à cette intention. Ignorer, ou bien remettre à plus tard ce projet serait tout comme jeter à la poubelle l'héritage entier de nos ancêtres.

Je dois confesser que récemment, j'ai été pratiquement envahi par un apport très riche de témoignages écrits par des écrivains dont moi, Thérèse Zrihen-Dvir, je fais parti. Ces vétérans ou novices ont senti comme moi le danger et le besoin de reproduire en forme de livres leurs mémoires, qui en toute sincérité ne sont rien d'autre que la description minutieuse de leur vie dans le Mellah de Marrakech. Cela a commencé par l'écriture des refrains chantés dans les rues et s'est perpétré jusqu'à la description intégrale d'un mode de vie que le vent a emporté.
Tous ces écrits, dans leur forme archaïque ou stylée, sont une partie essentielle et intégrante à cet héritage et donc, il est nécessaire de les immortaliser.

Qu'aurait été la Grèce sans l'Odyssée, sans les nombreux poèmes qui parlaient, jouaient, dépeignaient un temps à jamais perdu tandis que d'autres sculptaient, gravaient et immortalisaient leurs légendes.

L'histoire de France a été de toujours écrite par des écrivains, que je n'oserais citer tant il y en avait, chantée par des troubadours, et reproduite par des peintres et des sculpteurs. Nous avons aussi, quelques uns, qui intentionnellement ou non, ont servi de trame à l'histoire de notre communauté, et ils ont tous besoin d'un support quelconque pour être reconnus.

Après presque six ans de travail et de recherches, j'ai réussi à écrire six livres dont cinq se rapportent à notre communauté de Marrakech:

Le Bras Long de la Justice Divine (Anglais) publié aux USA par Barnhardt & Ashe, roman qui analyse et suit la justice divine à travers une jeune fille et un jeune homme de notre Mellah, un procès conduit dans des circonstances exceptionnelle au sein d'une synagogue et le drame qui s'en suit pour deux familles juives les Sarfatis et les Marcianos (Les noms sont fictifs)


Les Mémoires d'une Juive de Marrakech, autobiographie qui mets en relief la vie dans le Mellah, la pauvreté, la lutte pour la survie, l'éducation scolaire et patriarcale dans les synagogues, les mœurs, la religion, mais surtout ce front juif que nous formions tous devant le danger. La vie d'une jeune fille depuis sa naissance et son acheminement jusqu'en terre sainte où elle s'intègre et même réussit à occuper une position importante dans son nouveau pays.

Contes et Légendes du Mellah de Marrakech, est un recueil de légendes et de petites anecdotes régulièrement narrées aux enfants et aux adolescents du Mellah de Marrakech. Beaucoup de rires, de sérieux et surtout de morale.

Perle et le Légionnaire Français, décrit un mariage arrangé entre une jeune fille de treize ans de Fez et un paysan de vingt, de l'Ourika. Tous les deux sont unis devant Dieu mais sont incapables de former en fin de compte un couple, l'un à cause de son analphabétisme complet et l'autre de sa candeur qui fait d'elle une pauvre victime.

La Chasse à l'Arc en Ciel, raconte les périples d'un jeune garçon de douze ans du Mellah de Marrakech qui pour sauver son frère âgé seulement de trois ans, de l'esclavage, de la conversion à l'Islam, ou de l'assassinat pur, commet un crime pour se défendre. Il quitte le Maroc clandestinement, aidé par l'agence juive et débarque en France jusqu'à son départ en Israël. À travers lui, on comprend mieux le genre de vie que les juifs confrontaient au Maroc et plus tard en Israël. Les souffrances que le jeune homme endure n'auront jamais raison de son espièglerie, de son humeur imbattable et surtout de son ingéniosité.

La survie de notre héritage Marocain a besoin de notre soutien à tous, de l'existence et la perpétuation de notre organisation cad de notre association des Permanences du Judaïsme Marocain, car sans elle, les juifs du Maroc n'auront plus aucune attache. Ces derniers liens qui nous relient, qui nous identifient, casseront et de notre communauté plus rien ne survivra.




Said Sayagh 8 Décembre 2008
423, avenue Folco de Baroncelli
34160 Boisseron, France
Tél : + 33 4 67 86 41 48
GSM: +33 6 63 24 38 20
E-mail: said.sayagh@orange.fr
Agrégé d’arabe, docteur en Histoire; il a publié aux éditions du CNRS :
La France et les frontières maroco-algériennes de 1873 à 1902, Paris, 1986.

Dernier Titre en cours de publication : L’autre juive Solikha la tsadik Thème : Le martyre d’une jeune juive marocaine de Tanger, exécutée à Fès en 1834.


Mon Maroc sans judaïsme n’est pas le Maroc. Mon Maroc sans les juifs n’est pas la Maroc. Ce n’est pas que je regrette le Mellah. Le Mellah n’est ni une terre promise ni un paradis perdu. Mais les enfants qui courent entre Derb Sekkakine, les boutiques des orfèvres, celles des tailleurs, Cherabli, passementiers, etc.…Les noms, les prénoms qui s’entendent à haute voix : « Douidou zib lqftan min °and °amtk Friha ».

Je ne suis pas dans la confusion. Mais la confusion entre les sons « S » et « ch », entre « z » et « j » résonne encore dans ma bouche et dans ma tête, comme elle a résonné dans la bouche de mes parents, de leurs grands et arrières grands parents.

Un trésor retrouvé et conservé dans un musée est un trésor quasiment mort. C’est pour cela que l’évocation n’est pas vaine nostalgie, mais souffle qui relie hier à aujourd’hui et remet les traces du passé sur les pas du présent qui avance.

C’est cela la permanence. Retrouver la trame de la broderie, la continuer et s’émerveiller devant le travail bien fait. C’est ce que fait l’Association et le fait bien.



Un poème

Où étais-tu où étais-je quand s’est levée la nuit
Et que les jours ont noirci noirci
Et que les vert-de-gris grosses plantes fétides
Ont immolé les agneaux immolé les agneaux
Les agneaux par milliers de milliers
Et le sang des corps frêles a coulé coulé
Rouge rouge dans le noir noir de la nuit
La lumière qui brillait cette nuit
Etait-elle une lumière
Elle brillait de ce gris
Si gris si gris qu’il est noir
Elle est noire la lumière noire l’as-tu vue
Au zénith de la nuit du silence
Tous les cris tous les feux toutes les suies
Toutes les femmes tous les hommes tous les enfants
Pas un bruit dans ce noir nuit de nuit

Said Sayagh






Mohamed Elmedlaoui Rabat 29 11 2009
Ancien de Paris 8
Institut Universitaire de la Recherche Scientifique Rabat
BP 6287 Avenue Allal El-Fassi Rabat-Instituts Maroc
Tél Rabat Domicile Fixe: +212 37 231 706 E-mail: elmedlaoui@yahoo.fr
Page prof: [www.iurs.ac.ma]
E-mail: elmedlaoui@yahoo.fr

Chers amis de l'AG de Permanences du Judaïsme Marocain

Je vous salue, toutes et tous, et je remercie notre ami Arrik Delouya, Président Fondateur des Permanences du Judaïsme Marocain de m'avoir mis au parfum de votre évènement.

Cela m'a donné envie de vous communiquer ces quelques mots en témoignage et en guise de communion, à défaut de pouvoir avancer de quelques jours mon prochain voyage à Paris pour participer au colloque "Patrimoine des Juifs du Maghreb: Miroir d'une diversité culturelle" (Paris 14-16 décembre 2008).

Depuis que j'eus le bonheur de faire la connaissance de notre ami Arrik, et par la suite, de notre magnifique ami Jacky Kadoch, Président de la Communauté Israélite de Marrakech, ainsi que de beaucoup d'autres membres de l'Association à l'occasion du colloque tenu à Marrakech le 25 mai 2008 et qui m'a notamment permis de renouer avec mon ami, Prof. Ephraïm Riveline, un large pan, jusqu'alors flottant, de mes points d'intérêt dans le domaine de mes recherches sur le patrimoine judéo marocain semble sérieusement avoir trouvé un socle d'ancrage.

Le début de cet ancrage a pris la forme d'un projet d'action de développement socioculturel local axé autour d'un circuit de tourisme culturel rural et de pèlerinage judéo marocain dont le noyau serait un musée local dans le village carrefour de Talegjount au piedmont sud du Haut Atlas, à l'antipode sud-ouest de Demnat par rapport à l'Atlas.

Les lieux de pèlerinage consistent en deux cimetières juifs sur place et en un petit mausolée à la mémoire de Rabbi Isaak Luria, tous à restaurer et à mettre en valeur sous la protection de la collectivité locale et d'une association locale très active qui a déjà fait ses preuves.

Le projet a déjà fait l'objet d'une visite sur place de ma part, invité par ladite association au moi de juillet 2007 ainsi que d'une discussion assez avancée de la part des participants au colloque de Marrakech à laquelle le président de l'association de Talegjount, M. Abdelmalek Bazzi, avait été empêché en dernière minute de participer à cause d'une hospitalisation subite de sa sœur.

A vrai dire, en plus de mes recherches, ces dernières années, sur beaucoup d'aspects de la culture hébraïque en général (linguistique, littérature, etc.), sur certains aspects culturels du judaïsme en particulier (interreligieux, kabbale) et tout particulièrement sur le patrimoine judéo marocain comme cas spécifique (identité, musique, syncrétismes culturels judéo musulmans), ce sont surtout les manifestations rurales de ce patrimoine au Maroc profond,


qui me tiennent le plus à cœur de plus en plus. Car, si, comme le dit notre ami Arrik dans le descriptif du projet Marrakech la juive, "L’oubli est un abîme sans fond au regard de

l’éternité" qui s'approche chaque jour, depuis un demi siècle, de la mémoire commune du Judaïsme marocain en général, la mémoire particulière du judaïsme rural du Maroc profond, le plus ancré pourtant dans l'histoire du Maroc et le plus proche - d'après ses formes et ses manifestations - de celui des temps et des espaces bibliques, se trouve être le pan le plus proche encore du bord de cet abîme, et ce pour des raisons culturelles propres à la conscience culturelle marocaine en général, où il n'y a que les espaces des grandes cités du centre qui soient, jusqu'ici, reconnues comme véritables espaces historiques et de mémoire. Or, si, comme l'a bien souligné M. André Nouschi lors du dernier colloque tenu à Paris (Sorbonne 3-6 novembre), le judaïsme maghrébin en général constitue aujourd'hui une profondeur spirituelle inégalable pour le judaïsme universel, que ce soit en Europe, en Amérique ou en Israël, le judaïsme du Maroc profond, aux souffles bibliques, reste le bas-fond de cette profondeur. Pour mesurer le degré de réalité de cette assertion, il n'y a qu'à penser à cette mine de rabbins et de religiosité que constitue les originaires du Maroc pour les communautés juives à travers le monde, y compris en Israël, chose soulignée notamment il y a quelques semaines par un intervenant dont je ne me rappelle plus l'identité, lors des travaux du colloque "Judaïsme marocain contemporain et le Maroc de demain" (23 octobre 2008, Hyatt Regency – Casablanca).

Pour revenir au projet de Talegjount, il s'agit d'un projet d'action transposable dans plusieurs endroits de ce Maroc profond, à commencer par la petite ville de Demnat, tout près de Marrakech, qui a déjà fait l'objet d'une proposition analogue discutée elle aussi lors dudit colloque de Marrakech sur la "Permanence du judaïsme marocain". D'autres localités comme Aqqa, Ifran, Iligh ou Tinghir sont encore plus représentatives de ce judaïsme rural dont les vestiges matériels et immatériels s'effacent de jour en jour en l'absence d'une mise en valeur qui les fasse appropriés par les collectivités locales concernées en tant que patrimoine partagé.

Les complémentarités ne manquent donc heureusement pas; surtout que sur un autre plan, d'autres actions sont en cours de conception et de préparation ici au Maroc. Par exemple, la Commission Nationale de l'Unesco vient de programmer pour Essaouira deux journées (18-19 décembre 2008 et 16-17 janvier 2009) de sensibilisation des jeunes marocains aux aspects multidimensionnels de la culture marocaine plurielle, dont le patrimoine religieux commun, et ma femme, Najed Youssfi, enseignante de Français vient d'être pressentie pour faire participer ces élèves de lycée à cette action. En plus d'ateliers de sensibilisation par créativité, d'expositions photographiques pertinentes, de visites guidées dans des lieux de culte et de pèlerinage judéo marocains notamment, le programme définit le cadre général de cette action en ces termes:
"Cette Rencontre est la première étape d'un programme riche et ambitieux, de sensibilisation et de développement du dialogue interculturel par le biais des patrimoines religieux matériels et immatériels au Maroc. La seconde étape étant la production et la diffusion d'outils didactiques favorisant le dialogue interculturel par le biais du patrimoine".

Une fois réalisé, le programme de « Marrakech la juive » constituera donc non pas seulement une source d'information et de documentation pour ce dernier type d'actions qui se profile ici au Maroc, mais représentera également et en même temps un modèle de travail. Que peut-on donc attendre de mieux comme aspects de complémentarité d'intérêt et comme moment propice?
Je souhaite plein succès à votre AG be-ezrat Ha-Shem, inhallah.






Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:23

Comité Scientifique de notre Association


Bonjour

Un Comité Scientifique de notre Association des « Permanences du Judaïsme Marocain » est en cours de constitution avec votre (ta) participation effective, souhaitée mais aussi souhaitable !!!!

Il sera doté d'éléments de plusieurs pays capables de communiquer en temps réel en utilisant les medias les plus efficients et performants. Il devra prendre des décisions rapides et de façon flexible à l'inverse du travail de lenteur des Universités et Centres de Recherche.

Les personnes faisant partie de ce Comité ont été inventoriées par notre association mais s’ils demeurent dans plusieurs pays. Leur but est de contribuer efficacement par leurs conseils et recommandations littéraires et / ou scientifiques.

la coordination et la direction sont assurées par Ephraim Riveline exerçant la fonction de responsable de la discipline des Etudes Juives et Hébraïques au sein de l’Université de Paris 8.
Il sera secondé de façon permanente par Arrik Delouya

La première recherche qui débouchera sur un ouvrage concerne les 180 âmes juives (73 familles) qui vivent encore à Marrakech. Cette recherche semi – directive avec magnéto et papier crayon sur la base d’un questionnaire pré-établi sera menée par un membre de l’association de Paris et secondé par des étudiants qui travailleront en binôme avec des chercheurs d’un bon niveau. Ce livre sur la « mémoire » de la population juive du Maroc sera largement diffusé dans notre Collection en cours de création.

Enfin cette équipe organisera des colloques ainsi que des journées d’études d’un pays à l’autre chaque année.

Merci de me donner ton accord rapidement pour ta participation à ce Comité afin de faire valider une telle décision lors de notre Assemblée Générale de ce Jeudi soir

Amitiés

Arrik

Comité Scientifique de notre Association
Approuvé par l’AG

France
Ephraim Riveline riveline@noos.fr
Arrik Delouya arrik.delouya@wanadoo.fr
Sophie Jabès sophie.jabes@wanadoo.fr
Said Sayagh said.sayagh@orange.fr

Israël
Asher Knafo ashbrit@012.net.il
David Elmoznino elmoznin@netvision.net.il
Thérèse Zrihen-Dvir phoenix5@bezeqint.net
Orna Baziz baziz@macam.ac.il

Maroc
Hassan Majdi hassan6f@yahoo.fr

Canada
Emile Segev segev.emile@uqam.ca
David Bensoussan dbensoussan@sympatico.ca

Espagne
Sebastian de la Obra memorias@terra.es
Rosana de Aza memorias@terra.es

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:24

8 Publications proposées à notre association

Dans le cadre de la création de la « Collection des Permanences du Judaïsme Marocain »



1° Publication en cours avec notre Association

« Palais et Jardin «
par David Elmoznino né à Mogador et demeurant à Eilat en Israël
Traduit de l’hébreu en Français par Rony Ruimy demeurant en Suisse


Marrakech, une cité millénaire, dont les origines sont enfouies dans les récits et les secrets de la grande place de la ville.

La place Djamaâ-El-Fna, bordée de petits cafés idylliques surmontés de vastes vérandas où touristes et autochtones prennent place en sirotant leur thé, captivés du haut de leur observatoire par l'incessant spectacle se déroulant sous leurs pieds.

Le monde entier semblait s'être donner rendez-vous dans ce périmètre magique dont les acteurs principaux sont les colporteurs et camelots installés à l'intérieur d'un cercle formé de badauds, les mangeurs de verre, les magiciens, les diseurs de bonne aventure, les raconteurs d'histoires, les joueurs de flûte charmeurs de serpents . . .

. . . Salma caressait délicatement la Tebah et l'effleurait de son chiffon humide. Le Heikhal, le Aron Hakodesh où se trouvaient les rouleaux de la Torah rangés dans leurs longs cylindres, était d'un autre âge, antique et patiné. La Parokhet qui le recouvrait était pâle, usée, les lettres d'or à peine lisibles qui l'ornaient, flottaient intemporelles dans l'espace. Salma, respectueuse, l'observait à distance, Ses yeux fixaient les caractères hébraïques qu'elle découvrait pour la première fois de sa vie…
.
David Elmoznino est né en 1944 au Maroc et émigra en Israël à l'âge de 10 ans. Bien plus tard, lors d'un voyage-pélerinage, il reverra son ancienne patrie, envers laquelle il cultiva une profonde nostalgie qui suscitera en lui le besoin d'écrire ces récits.

David Elmoznino est né à Mogador-Essaouira en 1944 et fit sa Aliya en Israël à l'âge de 10 ans, une Aliya qu'il évoque par petites touches délicates dans le récit, Doctoresse privée. Dans cette collection de récits aussi divers que variés, David Elmoznino nous livre quelques uns de ses souvenirs d'enfance longtemps enfouis dans sa mémoire d'enfant. Des pages écrites d'une seule traite, après un voyage-pèlerinage au Maroc qu'il retrouve bien des décennies plus tard et qu'il évoque dans le récit Fassoulia. C'est alors que s'éveillent en lui nostalgies, réminiscences, voix et échos de ce passé-récent et que remontent à la surfaces images, odeurs, sensations enfouies depuis dans la mémoire pure de l'enfance.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:26

2° Publication en cours avec notre Association

Thérèse Zrihen-Dvir née à Marrakech demeurant en Israël

Le 1er Novembre 2008
Thérèse Zrihen - Dvir
Boite Postale 10197
70300 Beer Yaacov - Israël

À l'attention du Dr. Arrik Delouya,
Président de l'Association Permanences du Judaïsme Marocain.
Objet: Publication de mon oeuvre : « Les Mémoires d'une Juive de Marrakech »

Cher Arrik
Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, je vous fais part de mon souhait de faire publier sous forme d'un livre mon œuvre de trois cent soixante pages environ mon œuvre intitulée « Les Mémoires d'une Juive de Marrakech ».

Mon livre traite d'une part le contexte historique, social et le statut légal des juifs de Marrakech pendant et après le protectorat français. Mais c'est surtout l'histoire d'une jeune fille née au Maroc, à Marrakech, à la fin des années 1940. À travers les étapes de son étonnante biographie, le lecteur est offert des flashs sur l'héritage coloré du mode de vie des communautés juives de plusieurs villes et particulièrement celui de Marrakech.

Le livre couvre aussi les mœurs, le confinement, la destitution, l'autonomie, les restrictions religieuses en passant évidemment par l'éducation officielle et patriarcale de la communauté juive de Marrakech. Les superstitions et les valeurs, l'innocence et la corruption, l'égalité et le snobisme social, les mariages arrangés et les mariages mixtes – Le livre révèle l'existence d'une société complexe pleine de contradictions et de coutumes fascinantes, mais bien ancrées. Le Mellah où ils résident est largement dépeint.

L'autobiographie commence par la naissance de Marie, enfant non désirée chez sa jeune mère qui avait été préalablement abandonnée par son mari. Tout de suite après son premier échec conjugal, elle épouse un autre homme, qui s'avèrera plus tard être un alcoolique invétéré. Tout cela occasionnera des souffrances supplémentaires et toute une multitude de problèmes dans la vie de l'enfant.

Pendant l'enfance de Marie, les Juifs du Maroc doivent faire face à un dilemme; doivent-ils opter pour l’émigration en Israël qui est par ailleurs sérieusement impliquée dans un dangereux conflit contre ses voisins arabes; ou bien n'est-il pas simplement préférable de se contenter de cette existence peu propice parmi la population arabe marocaine? Et si les lois empiraient sous le régime d’un roi musulman après le départ forcé des Français? Seront-ils sujets aux persécutions à cause de leurs convictions religieuses? La majorité des Juifs marocains sont les descendant directs des réfugiés juifs qui s’étaient enfuis des pays d’Europe où ils étaient poursuivis et persécutés depuis le Moyen Age jusqu’à la période contemporaine.

En espérant obtenir votre accord et votre soutien pour la publication de mon oeuvre, je vous prie de croire, cher monsieur Delouya, en mes respectueuses salutations.

Thérèse Zrihen-Dvir

Les Mémoires d'une Juive de Marrakech
par Thérèse Zrihen-Dvir
Synopsis et critique


C'est essentiellement une oeuvre décrivant la vie d’une adolescence et ses périples au Maroc et plus tard en Israël. Le livre relate aussi la lente agonie d'une civilisation riche et d'un héritage qui s’est estompé du fait de la discrimination manifeste, de la désertion et de la pauvreté.
À travers les regards étonnamment sagaces de l’enfant, nous observons aussi bien la façon dont la société juive marocaine est constituée, ainsi que les premiers pas ultérieurs du jeune état juif, Israël.

Le rabbin, son grand-père paternel, était un homme riche et puissant qui, pour des raisons absolument indéfinies se désintéressa complètement de cette petite-fille non voulue.
Le pilier essentiel sur lequel Marie s'appuiera durant son enfance sera inévitablement son grand-père maternel qui l'aime profondément, mais qui était malheureusement trop vieux et trop malade pour la soutenir efficacement dans ses combats pour la vie.

Durant sa croissance, Il devient clair qu'elle est dotée d’une intelligence exceptionnelle et rare pour le niveau local. Elle saute des classes dans le système scolaire et subit en contrepartie le dédain de ses camarades de classe qui ne manifestent aucune disposition pour l'incorporer dans leurs groupes de jeux et l'associer à leurs activités. Malgré tous ses bouleversements émotionnels et la vie effrayante qu'elle a menée, elle reste pure et d'une naïveté désarmante.

Marie assiste avec appréhension aux départs clandestins pour l’Etat d’Israël de centaines de familles de Marrakech, la ville de sa naissance, et également des autres villes marocaines. Ont-ils pris la décision adéquate ou la regretteront-ils à l'avenir? Qu’adviendra-t-il de la masse des Juifs restant au Maroc et pourra-elle maintenir l'héritage juif exubérant qui s'est constitué tout au long des siècles?

Marie consent à contrecoeur à rendre visite à son étrange père en Israël. À ses côtés, le lecteur traverse de long en large le nouveau pays et découvre les difficultés et les défis auxquels celui-ci doit se confronter pour absorber de façon satisfaisante des Juifs du monde entier. Les juifs marocains, elle est prévenue, sont catalogués et subissent une discrimination du fait de leurs racines séfarades et, en ce qui les concerne, on généralise à tort et à travers. En dépit des obstacles promis, Marie décide de se fixer définitivement en Israël. Enveloppée du manteau noir de l’obscurité profonde de la nuit elle quitte le Maroc et se met en route pour cette nouvelle terre, pleine d'espoir et d'agitation. A-t-elle quelque chance de réussir sous l’influence de cette société étrangère et bizarre ? Pourra-t-elle trouver en Israël ce bien-être dont elle avait été privée au Maroc ? La première partie du livre finit avec Marie en route vers Israël.

La deuxième partie du livre dépeint les tribulations qui assaillent les nouveaux émigrants marocains dès leur arrivée en Israël. Leurs efforts pour accéder au final avec succès à la société Israélienne et pour en faire partie intégrante, se reflète à travers les épreuves et les succès de la jeune femme.

Elle fait connaissance avec le kibboutz qui était une enclave protectrice à l'intérieur de laquelle toute une palette d'expériences individuelles, de façons de vivre et de philosophies, pouvaient s'exprimer. Tous ses membres étaient autant de livres ouverts où chacun pouvait lire et méditer à volonté. Les survivants de l'holocauste, mémoires vivantes des pires crimes contre l’humanité,

rappelaient sans cesse les consciences à l’ordre par les numéros tatoués sur les bras. Leur lutte permanente pour la survie dans leur nouvelle patrie constituait un élément essentiel de la sociologie du kibboutz. Leur touchante dignité, leur foi et leur fervent désir d’en faire une réalité avaient rendu ce miracle possible, et celui-ci devenait chaque jour plus tangible à travers les formidables exploits de l'Etat d'Israël.

Les jours sombres des commémorations de l’Holocauste suivaient immédiatement les festivités de la Pâque. La télévision et la radio commentaient les mobiles incompréhensibles et les desseins impénétrables qui poussèrent l’ensemble d’une nation à souhaiter l’extermination silencieuse de tout un peuple. Puis, sur le petit écran, l’horrible défilé des squelettes ambulants, des enfants décharnés, des fours crématoires et des humains parqués comme du bétail firent brutalement revivre le cauchemar. Les hurlements des sirènes mirent la nation entière au garde-à-vous, recueillie à l’unisson autour de la mémoire des six millions d’âmes innocentes mortes sur l’autel de la barbarie nazie. Quelques jours plus tard, on célébrait la commémoration des soldats israéliens tombés pour la défense de la patrie. Des débats sur le thème du sacrifice de ces courageux soldats furent organisés dans les écoles et dans les différentes institutions nationales, quelques-uns offrant même des descriptions détaillées de leur vaillance. Les cimetières militaires étaient littéralement envahis par les proches des soldats défunts, évoquant alors des tapis de fleurs printanières d’où émergeaient laconiquement les froides pierres tombales. À Givat-Brenner, les membres du kibboutz, les volontaires et les nouveaux immigrants se groupèrent autour d'une sculpture commémorative géante qu’ils couvrirent de fleurs et au pied de laquelle ils déposèrent un parterre de bougies. Quelqu’un récita un poème, d’autres louèrent la bravoure du soldat israélien. Tous avaient les larmes aux yeux.

“Il n'y a pas de victoire ou de défaite dans les guerres, sur lesquelles ne plane que l'ombre inévitable de la mort. Elle est l’ultime vainqueur. Je me demande toujours qui est le plus chanceux : le soldat mort à la fin de son périple sur notre terre tourmentée et qui trouve finalement le repos au paradis, ou le combattant perpétuellement aux aguets, défiant les éléments déchaînés contre lui afin de pouvoir survivre ?” songea Marie.


La critique
par Barbara Ardinger Ph.D Miami USA


Le récit démarre merveilleusement! D'emblée le ton est donné par un intelligent discours qui plonge le lecteur dans l'ambiance de l’histoire et celle du drame qui couve.

Cette enfant va-t-elle grandir pour devenir Simone Weil ? Cendrillon ? Il y a bien des années, quand j'étais à l'université, j'avais lu un roman français intitulé « Le Juste ». Je suis convaincue que Marie grandira pour devenir un ‘Juste’ dont la présence éclairera le monde, même si cela n'est que partiellement. Votre oeuvre me rappelle aussi les romans de Camus et de Kim Chernin, et l'art de Marc Chagall. Le ton de votre prose est magique. Lire votre oeuvre c'est comme lire un conte de fées et, en effet, l’apparition de Marie parmi les garnements qui peuplent les rues du Mellah, la présente comme une petite princesse de conte de fée. De même, le troc qu'elle fait avec ses bijoux rappelle les éléments d'un conte de fées. Le lecteur est immédiatement enchanté, et l'enchantement du récit de cette adolescente dans un pays étranger capture et séduit le lecteur tout au long du livre.

La structure du livre est inhabituelle. Non seulement le narrateur relate des évènements historiques, mais il s'en sert de trame pour faire également des commentaires de nature philosophique mâtinés à l'occasion d'un brin de théologie ou de quelques remarques sur la politique Marocaine. Les changements soudains des conditions de vie de Marie, sont les éléments même qui composent traditionnellement les contes de fées, comme "Il était une fois", "soudainement" et "immédiatement". La vie de Marie prend donc des tournures rapides qui la rapprochent et l’éloignent de nous mais où la plupart des lecteurs identifieront aisément le vilain petit canard solitaire qui deviendra un cygne splendide durant les étapes ultérieures du récit. L'élément surnaturel (le fantôme de Pépé) apporte une touche excellente qui n'est ni à sensation, ni inopportune.

Le thème de ce livre est en principe l'histoire de la vie de Marie jusqu'à son départ pour Israël, juste avant la Guerre de 1967. La vie de Marie est, c'est le moins qu'on puisse dire, mélodramatique.

Les caractères des autres personnages du livre sont également finement ciselés. Le contexte familial est extrêmement compliqué, avec un père manquant qui, à la fin de sa vie, se rend compte des torts qu'il a causés à sa fille, et avec des grands-parents affectueux mais appesantis par leurs problèmes personnels et leur maladie. L’illustration de Mémé adonnée aux analgésiques est excellente et réaliste. Fanny, par exemple, est une mère immature, et égocentrique préoccupée seulement par ses soucis, mais qui tente aussi de temps à autre d'améliorer la condition de sa fille. Le fait qu'elle et Marie soient parfois capables de s'entendre mais aussi de se battre férocement ensuite, ajoute du réalisme à leurs relations. De même, les tantes et oncles de Marie (particulièrement Sylvia et Maurice) sont bien dépeints. Maurice est un oncle sympathique; même si toutefois on est choqué quand il gifle Marie, sa réaction étrangement violente est compréhensible.

Les hommes dont Marie tombe amoureuse (particulièrement M. Ben) sont moins bien dépeints, mais cela est aussi bien équilibré en rapport avec le rôle qu’ils jouent dans sa vie, à l’exception de Philipe. Ils ne sont en effet, que quelques aimables figures passagères pour lesquelles Marie


n'éprouve qu'un petit béguin d’adolescente. Plusieurs personnages secondaires, comme le gouverneur et sa famille, sont aussi très bien dépeints.

Cette famille de Juifs marocains vivant durant des périodes troubles, ne peut être comparable à la famille Américaine TV typique. Leurs comportements et leurs modes de vie différents captiveront les lecteurs et éveilleront leur soif d’approfondir leur connaissance des diverses civilisations du monde. La vie des Juifs elle-même est généralement extrêmement intéressante. Cela change du «Violoniste sur le Toit », avec son cliché d'une autre grande famille vivant durant les périodes troubles de l'Europe, mais le thème est semblable : une population décroissante, une Judéité qui s'effrite devant la nécessité de survivre dans un monde étranger, et la recherche de l’amour à l'extérieur de leur communauté. Cela permet aux lecteurs d’observer ce qu'il y a d'universel dans les problèmes particuliers.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:26

3° Publication en cours avec notre Association

par Aline Suissa-Gageot demeurant à Paris de père né à Marrakech


Aline SUISSA-GAGEOT Paris, le 25 Novembre 2008
16 Cité de Trévise
75009 Paris
Mobile: 06.80.84.93.74


A l'attention du Dr. Arrik Delouya,
Président de l'Association Permanences du Judaïsme Marocain.

Objet: Publication de mon Mémoire de Maîtrise : « Le Mellah de Marrakech à l'Epoque Saadienne ».

Monsieur Delouya,

Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, je vous fais part de mon souhait de faire publier sous forme d'un livre d'une centaine de pages mon mémoire de Maîtrise en Histoire de l'Art et Archéologie dont l'intitulé exact est « Le Mellah de Marrakech à l'Epoque Saadienne ».

Mon Mémoire traitera d'une part le contexte historique et social ainsi que du statut légal des juifs de Marrakech à cette époque, mais aussi de l'habitat, d'un recensement des synagogues dans le Mellah, ainsi qu'une typologie tumulaire dans les cimetières du Mellah et enfin de l'artisanat.

La conclusion de cette recherche essaiera de répondre à cette question cardinale: Que reste- t- il de l'architecture et des différentes productions de la communauté juive et peuvent-elles être qualifiées comme le dit Georges Marcais - à propos de l'art Saadien en général - d'archaïques ou bien apportent-elles un souffle nouveau dans le Mellah Saadien de Marrakech ? Je crois savoir que votre Association poursuit des buts honorables et je m’associe à vos objectifs d’édition pour faire perdurer notre Mémoire Juive sur place. Mon père est d’origine de Marrakech et comme j’ai reçu en héritage son histoire, c’est dans ce prolongement que je souhaite collaborer avec vous-même pour le travail de cette publication.

En espérant obtenir votre accord et votre soutien pour la publication de mes travaux, je vous prie de croire, Monsieur Delouya, en l'assurance de mes respectueuses salutations.

Aline Suissa-Gageot.





Le Mellah de Marrakech à l'époque Saâdienne.
Résumé de l’étude


L'appellation « Mellah » dès sa première formulation a suscité très tôt, et jusqu'à nos jours de multiples interrogations quant à son sens. Beaucoup d'explications étymologiques ont été proposées mais sa fonction et le statut qui lui ont été conférés selon les pays et les villes où le Mellah était implanté, reste vague.

C'est donc pour cette première raison qu'il a semblé judicieux à l’auteur Aline Suissa née à Paris et de père native de Marrakech d'étudier la question afin de réfléchir sur l'idée même que contient ce mot.

La seconde raison mais non la moindre, puise son souci sur les études faites sur le Mellah Saâdien de Marrakech datant du XIX° siècle, alors que celui-ci a été fondé en 1558. Dès cette date, il suscite un immense intérêt.

La période choisie montre également de multiples attraits. L'époque Saâdienne célèbre le règne de la reconstruction totale du Maroc et de son patrimoine culturel, mais son déclin brutal et rapide témoigne également de l'équilibre fragile de ce Sultanat du XVI° siècle.

Cette étude s'est portée tout d'abord sur trois points généraux contenant pour chacun d'eux des questionnements plus précis.

1. Tout d'abord une mise au point historique avec la présentation de Marrakech à l'époque Saâdienne, ainsi que de la société Juive de Marrakech associée à l'histoire de l'arrivée des Juifs dans Marrakech La Rouge. Enfin les relations Judéo-Musulmanes et le statut légal des Juifs dans la ville ainsi qu'à l'intérieur du Mellah.

2. La seconde partie aborde d'emblée le Mellah avec sa définition et l'observation de son organisation intrinsèque, suivie d'une réflexion se portant sur l'habitat Juif, suscitant la question suivante: peut-on parler d'une Architecture Juive à proprement dit? Enfin, une observation portant sur la vie et la mort, c'est à dire les objets de culte, les synagogues et une typologie tumulaire du cimetière du Mellah.

3. La troisième et dernière partie s'interrogera quant à elle, sur l'artisanat pratiqué à l'intérieur du Mellah. Tout d'abord un aperçu général des principales activités exercées, avec une observation plus détaillée du travail du cuir, spécialité de Marrakech et enfin la musique, qui a toujours eu une place essentielle au sein de la communauté Juive Marocaine.

Le propos de l’auteur génère bien entendu une problématique qui semble jusqu'à nos jours d'actualité, en raison du manque crucial de fouilles archéologiques au Mellah de Marrakech. Ceci soulevant cette question essentielle: que reste-t-il de l'architecture et des différentes productions de cette communauté Juive deux fois millénaire et dans ce cas précis, peut-on établir si ces productions apportent un souffle nouveau dans le Mellah de Marrakech?



Mémoire de Maîtrise d’Histoire de l’Art et d’Archéologie
Le Mellah de Marrakech à l’Epoque Saadienne
par Aline Suissa-Gageot




Université Paris IV (Sorbonne).
A la mémoire de Henri Suissa et de Mounie et Georges Chamak.


PREMIERE PARTIE: GENERALITES ET HISTOIRE. ..................... 4
Contexte historique général de Marrakech à l’époque Saadienne .......................... 7
Présentation de Marrakech et histoire des Juifs marrakchis ..................................11
Les relations Judéo-Musulmanes et le statut légal des Juifs à Marrakech ............17

DEUXIEME PARTIE : LA COMMUNAUTE: LE MELLAH
La vie dans le Mellah : Définition, fondation, et organisation ............................... 23
L’habitat au Mellah : Peut-on parler d’une architecture Juive ? ..............................36
La vie et la mort : Les synagogues, les objets de culte, le cimetière ......................42

TROISIEME PARTIE: L'ARTISANAT
Les principales activités exercées au Mellah ........................................................ 62
Le travail du cuir : spécialité de Marrakech .......................................................... 72
La musique ............................................................................................................ . 78
Conclusion 84




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:27

8° Publication en cours avec notre Association

Shosh Ruimy (Suzanne Barchichat) née à Marrakech
Demeurant à Beer Sheva en Israël
10 Décembre 2008
Beer Sheva Israel

Chers amis, dirigeants et membres de l'Association Permanence du Judaisme marocain!

Ne pouvant participer à l'Assemblée générale de ce soir, je vous envoie un chaleureux bonsoir depuis Israêl ou je réside.

Je suis adhérente depuis Décembre 2008. Me voila "entrainée" (en total consentement) dans cette aventure fascinante.
Bien ayant quitté le Maroc trés jeune, mon intéret pour le judaisme Marocain est ancien et profond.
Née à Marrakesh en l'année 1948, je fis mes études préparatoires à l'école Jacques Biggard et complémentaires à l'école de l'Arset El Maach. Au Mellah de Marrakesh, Derb Saba, je connus une enfance heureuse. Comme tous mes amis, Je grandis insouciante et je sentais que notre Mellah avait tous les composants d'un havre sur. et c'est cela qui me mena à visiter ma ville natale 5 fois depuis mon immigration avec mes parents, sept frères et soeurs, en Israel.

Ayant réalisé une recherche indépendante dont le but était d'écrire la biographie de mes ancêtres paternel, l'illustre Rabbi Meyer Barchechat, et maternel, l'illustre Rabbi Shlomo Belhence j'ai écrit deux livres en hébreu:

1 - LE FOYER DE PAPA AU MELLAH DE MARRAKECH.

2 - LA FEMME FIERE DE L'ATLAS.


Dans mes livres, je me suis appliquée à décrire la culture et les moeurs de nos parents. Après avoir récolté une réussite, je décide d'écrire mon troisième livre, et cette fois-ci en francais, qui portera le nom:
"LETTRES DE MON MELLAH"

Je me suis addressée à l'Association Permanence du Judaisme Marocain en espérant qu'avec l'aide d'Arrik Delouya, je pourrai l'imprimer et le publier en France. J'espère pouvoir réussir à le faire avec votre aide car mon but est de s'infiltrer dans chaque foyer du monde entier qui devra connaitre et étudier de prés quand et comment vivaient les juifs du Maroc et, à travers moi, de Marrakesh.

Avec toute mon amitié
Shosh Ruimy (Suzanne Barchichat)
Beer Sheva Israel



Prologue des Lettres de mon Mellah
par Shosh Ruimy


Cet ouvrage ouvre une fenêtre sur le monde du Mellah, le quartier juif Marocain, où plusieurs générations de juifs ont vécu à l’abri des influences extérieures. C’est avec nostalgie que l’auteur Shosh Ruimy décrit la vie pétillante de la communauté, à travers le regard de l’enfant qu’elle était. En lisant cet ouvrage, ceux qui ont été arrachés au Mellah pour immigrer vers d’autres terres, languiront leur tendre enfance et évoqueront des souvenirs de ce qui s’y passait.

Shosh invite le lecteur à s’aventurer dans une croisière qui débute dans un dédale de ruelles du Mellah, en passant par l'école primaire et jusqu'aux Cours Complémentaires.
Dés les premières lignes, le lecteur est emporté par un tourbillon de jeux de colin-maillard, de marelle et de corde, rythmés par les ritournelles Françaises, Hébraïques, et Arabes.
Shosh est affiliée au mouvement de la jeunesse juive, qui encourageait ses adeptes à se former comme enseignants. Elle nous fait découvrir sa connaissance de la langue Hébraïque qui faisait partie de leur programme éducatif.

Sa formation, qui se déroulait durant les fins de semaine, comprenait des cours de base d'agriculture et de coexistence. Elle avait lieu dans des centres culturels pour la jeunesse et aussi dans des camps d'été à la campagne ou à Mogador, bien loin de sa ville natale.

Nous assisterons aux mariages de jeunes couples à Marrakesh, aux naissances et aux décès dans ce Mellah. On prendra part à l'activité de sa jeunesse dans les colonies de vacances et on expérimentera avec elle le dilemme sur l'interconnexion de l'étudiant avec son éducateur.
Qu'est-ce donc qu'une éducation correcte sans équivoque? Est-il possible de la définir de façon absolue?

Les enfants comme Shosh vivaient à une époque où une famille entière occupait une seule pièce, qui faisait salle de séjour pendant la journée et chambre à coucher la nuit. La permission de quitter la table au cours d'un repas pour joindre ses amis aux jeux ou pour s’acheminer ensemble vers un club n’avait jamais été autorisée à un enfant.

A travers Shosh, nous allons faire connaissance de cette ville enchantée qui est Marrakech. Une ville toute rouge, fondée en 1062 par Yousouf Ben Tachfin. Une ville défendue aux juifs, qui s’étaient refugiés dans les grandes vallées de l'Ourika, à une distance de quarante kilomètres de Marrakech. L’accès à cette métropole leur fut permis par la suite, mais uniquement pour faciliter leur commerce. Il leur était interdit d’y passer la nuit.

Quand Marrakech devient la capitale du Maroc, les juifs Marranes, expulsés de l'Espagne et du Portugal ou forcés à se convertir sont enfin autorisés à habiter dans le quartier juif du Mellah, qui est conçu et érigé pour eux, spécialement. Derrière ses remparts se rassemblent plus de cinquante mille personnes.

Trois mille bâtiments d'un ou de deux étages sont donc construits pour les héberger et les isoler de la population musulmane qui peuple toute la périphérie. Et c'est là que Shosh nait dans ce Mellah tant aimé!
Construit en 1557 bien avant sa naissance, le Mellah est édifié par Le roi Moulay Abd El Allah Al Galib Billalah qui isole intentionnellement le quartier juif à une grande distance de la Kasbah et du Palais Royal. Durant cette période, le Mellah comprend quelques constructions luxueuses qui au fil du temps se désintégrent et leur aspect épouse la structure des habitations communales.

Jusqu'en 1937, c’est un des quartiers les plus remarquables parmi tous les autres Mellahs du Maroc. Il comprend les Touareg, Ksb't El'nhas et Arset el Ma'ach jusqu'aux limites du palais de la Bahia, devenu aujourd'hui un des sites touristiques les plus attrayants du Maroc.
Le Mellah a été construit pour héberger les juifs. Le Guéliz fut crée pour loger les familles Françaises huppées et cossues qui choisirent Marrakech pour diriger leurs affaires commerciales, leurs activités culturelles, et leur train de vie. En fin de compte les français y résidèrent en permanence. Ils avaient la liberté de mener leur vie aisément, alors que les juifs vivaient étroitement à l’intérieur des remparts qui encadraient leur MELLAH. Nul étranger n'était autorisé à y rentrer ou à y sortir après six heures du soir, sauf, ses habitants, bien sur!

Tous les accès au Mellah étaient fermés et verrouillés, outre quelques petites portes et un portail géant. Il existait aussi, au grand soulagement des commerçants, une porte tertiaire qui donnait accès à Bab G'mat par la route du cimetière juif.
Ce Mellah contenait un grand nombre de synagogues, de Hammams et de fours publics. SHOSH nous présente l’une des plus importantes populations juives du

Maroc à Marrakech, avant que le Mellah se vide de ses juifs, aux alentours des années 1970. C’est alors que les juifs du Mellah entreprennent leur émigration en masse vers Israël, l’Europe, les Etats-Unis, le Canada et partout ailleurs.
Pour certains, l'histoire du MELLAH s’arrête là, mais dans le cœur de Shosh et de beaucoup d'autres, il reste vivant à jamais.
La nostalgie des belles années écoulées à l’intérieur de leurs chers remparts, les fait toujours soupirer. Certains, parmi ses ressortissants le languissent et, en levant les yeux vers le ciel, s’écrient: "dommage!", tandis que d'autres sourient en disant: "il en est mieux ainsi!"
8 Décembre 2008




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:30

Combien de temps reste-t-il
avant que « Marrakech-la-Juive » ne disparaisse à jamais


Il est plus qu'impératif aujourd'hui de réaliser non pas un livre, un film ou des photos, mais le livre - le film - les photos qui recèleront l’ultime témoignage d’une des plus vieilles communautés juives en exil localement présente depuis 22 siècles.

Au fil des ans la question se fait de plus en plus pressante: Combien de temps nous reste-t-il avant que ce trésor de culture ne parte en fumée complètement ?

Projet de l’Association des « Permanences du Judaïsme Marocain »
Direction: Arrik Delouya
Coaching sur place: Jacky Kadoch
Chef de Projet: Myriam Tangi née à Paris de parents Marrakchis
Accompagnée de Thérèse Zrihen-Dvir, écrivain, née à Marrakech demeurant en Israël


Paris le 26 Octobre 2008


Question modulable à l’infini des situations, des lieux, des moments.

Combien de temps nous reste-t-il avant que ces voix imprégnées du soleil brûlant de Marrakech ne s'effilochent et tombent dans l’oubli, le nôtre qui, de génération en génération perd chaque jour un peu plus de ce trésor d'émotions et de sagesse forgé dans nos cœurs à travers le legs de nos ancêtres, et que nous avons déjà tant de peine à retenir, et encore moins à restituer et à transmettre. Face à cette perte homéopathique proportionnellement aux 40 000 Juifs qui vivaient avant 1948 et aux 175 personnes qui aujourd'hui vivent encore dans la Cité des Palmeraies, nous ne sommes pas complètement démunis. Nous pouvons enregistrer leurs voix, par écrit et sur bande, saisir un 125e de lumière sur leur visage, préserver leurs gestes par des films, et tracer leur histoire à travers les pierres et les espaces, les lieux d'activité, et le cimetière qui recèle les restes de cette magnifique légende.

L’oubli est un abîme sans fond au regard de l’éternité, où sont enfouis nos ancêtres et dans lequel nous succomberons quand notre passage sur terre aurait atteint son terme, mais d'où nous pouvons encore extirper les rires, les émotions, les subtilités d'antan qui constituent la matière intime de ces communautés juives par rapport aux autres agglomérations juives éparpillés de par le monde.

L'héritage culturel des Juifs de Marrakech est une pierre précieuse unique dont l’éclat ne devrait jamais s'éteindre pour les générations futures et fait partie du patrimoine culturel de la race humaine.

Mieux équipés avec des moyens techniques modernes, l'enregistrement et la diffusion de ces témoignages, ne sont plus une tache, mais un devoir. Ces traces essentielles ne doivent être négligées, ni nous échapper mais reportées dans les annales de l'histoire des juifs à travers les ages.

Pour le projet «Marrakech-la-Juive», permettez-moi d’évoquer le dualisme biblique d’Issachar et de Zebulon: chacun contribuera au niveau de sa volonté et de ses possibilités: chacun œuvrera pour fournir à l’autre les éléments nécessaires pour sa réussite. Commerce et étude collaboreront en harmonie. Nous avons dans notre communauté, ces deux forces essentielles. Mais la dispersion étant une donnée, il nous manque l'attache entre ces deux contingents. L'apport de contacts et de relations est crucial pour la mise en place de ce projet. Nous avons un sujet d’étude sacré: celui de notre mémoire qui menace de disparaître.

Le projet «Marrakech-la-Juive», permettra la procession de cette collecte de témoignages, en trois formes obligatoires:

1) Un livre, historique qui s'appuie sur des témoignages et illustré de photos

2) Un film avec un scénario reproduisant la majorité de ces témoignages

3) une exposition itinérante avec des photos prises durant ces recherches


Myriam Tangi, chef de projet, où elle continue de résider et de travailler. Née à Paris de David Tangi et Nina Attias, originaires de Marrakech, Myriam Tangi parle de ses sens imbus de sonorités étranges (le judéo - arabe parlé chez elle qu'elle finit par comprendre bien qu’il constituait au départ la langue « secrète » de ses parents), d’odeurs chaudes et épicées à tous les moments du jour, quotidien ou festif, de piquants et de miels, d’arabesques de velours épais.
Son parcours artistique est un arbre à trois branches capitales: La peinture - la poésie - la photographie. À la fin de ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, couronnées d'un diplôme en dessin, Myriam Tangi fut allouée de nombreux prix et bourses, dont ceux de La Fondation de la Vocation, la Médaille de Bronze de la Ville de Paris, la Fondation Charles Oulmont, la Fondation Taylor, et le Premier Prix en Peinture de la Wizo.

Myriam Tangi a publié deux recueils de poèmes, «Le Ciel en Désordre» qui reçu un prix de l’Académie Française et «Encre Nocturne».
Myriam Tangi pratique la photographie depuis plus de vingt cinq ans. Après les communautés juives du Yémen et de l’Inde, son projet actuel «Me’hitza, ce que femme voit» évalue la distance et la distinction entre les hommes et les femmes suivant la Halakha et la tradition juive. Elle tentera de mettre en relief ce que les femmes peuvent voir ou ne pas voir dans la synagogue ou dans les autres espaces communautaires où est maintenue la me’hitza durant certaines occasions, comme les mariages, les fêtes (Simha Beit HaChoeva, Hillouloth, galas de soutiens..)


L'écrivain Thérèse Zrihen-Dvir qui nous secondera dans l’équipe, est née à Marrakech en 1947. Citoyenne Israélo Canadienne, elle vit en Israël depuis 1967. Mère de trois filles, elle s'adonna à l'écriture vers la fin des années 1990, avec la clôture de ses devoirs d'épouse et de mère. Ses œuvres couvrent principalement le mode de vie de la communauté Juive de Marrakech derrière les remparts du Mellah, leurs rites, ambitions, et friction avec la population non juive en mettant l'accent sur leur étonnant exode vers Israël dès sa création en 1948.
L'objective de ses romans est non seulement d'éduquer le monde extérieur en lui révélant le magnifique héritage de cette communauté, mais aussi de laisser un legs enregistré et reconnu aux générations futures sur les communautés juives du Maroc et particulièrement celui de Marrakech. Être juif n'a jamais été chose aisée partout dans le monde, mais dans le Mellah, la communauté juive menait son train de vie presque de façon autonome, comme si elle habitait sur une autre planète. L'observation stricte de la religion juive qui s'y perpétuait est glorieusement reportée dans ses livres: Les Mémoires d'une Juive de Marrakech, et The Hand of Divine Justice, récemment publié par la maison d'édition Américaine, Barnhardt & Ashe, en Floride.

Elle relate des évènements historiques, mais aussi s'en sert de trame pour insérer des commentaires de nature philosophique mâtinés à l'occasion d'un brin de théologie ou de quelques remarques sur la politique Marocaine.

Les Mémoires d'une Juive de Marrakech est l'autobiographie de l'auteur. Elle commence par sa naissance au sein de la famille des parents de sa mère, une dynastie de bijoutiers. Le père, qui avait divorcé sa femme avant la naissance de son enfant, est lui-même le fils du Président de la communauté juive de Marrakech, rabbin et juge. À travers les yeux de l'enfant, on découvre le Mellah de Marrakech et ses habitants, leurs mœurs, leurs croyances, leur candeur, leur corruption, le système scolaire, enfin toute un monde compliqué et envoûtant qui ne cesse de nous émerveiller. Plus tard, durant son adolescence elle assiste avec appréhension aux départs clandestins pour l'état d'Israël de centaines de familles de Marrakech, la ville de sa naissance, et également des autres villes Marocaines. Ont-ils pris la décision adéquate ou la regretteront-ils à l'avenir? Qu'adviendra-t-il de la masse de juifs restant au Maroc et pourra-t-elle maintenir l'héritage juif exubérant qui s'est constitué tout au long des siècles? Autant de questions sempiternelles auxquelles l’auteur a essayé de répondre.

C'est essentiellement une œuvre décrivant la vie d'une adolescente, ses périples au Maroc et plus tard en Israël. Le livre relate aussi la lente agonie d'une civilisation riche et d'un héritage qui s'est estompé du fait de la discrimination manifeste, de la désertion et de la pauvreté.

Publication précédente au Canada : 1985 (Promark - Hamilton)
1) The Challenge - Dvir Eitan (Khakchourian) catalogue et biographie du peintre (anglais et français)

2) The Hand of Divine Justice – Barnhardt and Ashe Publishers Inc., Florida. Publié en 2007. Ce livre se trouve dans les librairies universitaires de Gottigen, en Allemagne et à l'Hebrew Union College – Institute of Jewish Religion, à New York, Los Angeles, Cincinnati et Jérusalem

Publications en cours:

Les Mémoires d’une Juive de Marrakech
Les Petits Contes du Mellah de Marrakech
Pearl and The French Legionnaire
Racing the Rainbow (Enfance et crime à Marrakech)

Parcours des Opérations

1) Approuvé par la direction de l’Association des Permanences du Judaïsme, ce projet sera piloté par Arrik Delouya (Président de l'Association) et par Jacky Kadoch (président de la communauté israélite de Marrakech) qui sur le terrain sera l’unique interlocuteur et coordinateur. Les interviews seront menées par Myriam Tangi de Paris et Thérèse Zrihen-Dvir d’Israël (cette dernière parle couramment l’arabe locale des Juifs de Marrakech)

2) Instruire ce projet sur les normes de l’Europe Unie en y incluant les éléments de budget et une stratégie de communication pour la levée de fonds.

3) Lancement de la campagne de levée de fonds (Fund Raising)

4) Après la clôture de la levée des fonds, un parcours d’opérations sera établi et comprendra l’ordre de mission en guise de feuille de route pour Myriam et Thérèse.

Mise sur pied du Projet

Comme le soulignait Sa Majesté le Roi Hassan II dans une audience à New York en 1991 en s’adressant au Représentants des Communautés juives marocaines des Etats Unis et du Canada : « Vous avez précédé les Arabes au Maroc. Vous vous distinguez encore par une qualité qui vous singularise aux plans culturel et religieux.».

Dans «Le Temps du Maroc », Maurice Arama et Albert Sasson résument ainsi cette histoire riche et complexe : «On voit que la communauté juive marocaine, installée au Maroc depuis l’Antiquité, s’est enrichie, tout au long des siècles, d’apports divers, en provenance des pays du bassin méditerranéen et du Proche-Orient. Sa vieille tradition culturelle, datant de la civilisation andalouse, s’est structurée en s’adaptant au contexte socio-culturel marocain. Elle a évolué, au cours des différents règnes, avec des heures de gloire et de vicissitudes, dans un environnement méditerranéen. Il en a résulté une coexistence réussie avec la communauté berbère, puis arabe».
De ces éphémérides une production culturelle exceptionnelle (Musique, folklore, artisanat, droit, jurisprudence, médecine) s'est formée.

Avant 1948, on dénombrait plus de 250 000 Juifs au Maroc. Le Mellah de Marrakech lui seul comptait 50,307 habitants jusqu'au 1° Mars 1947 et était le plus important du Maroc. Aujourd’hui la communauté juive de Marrakech ne compte que 175 personnes dont plus de 50 % ont dépassé 65 ans. Avec la disparition graduelle de cette communauté, il ne nous reste que très peu de témoignages vivants que nous estimons être de notre devoir d'immortaliser. Nous disposons aujourd'hui d'accessoires très sophistiqués capables d'enregistrer les voix de ces personnes avant qu'elles ne s'éteignent pour l'éternité. Nous nous devons d'enregistrer tant leurs voix, que leurs expressions, la diversités de sensibilités, leurs anecdotes et surtout leur riche information qui nous aidera à reconstituer leur passé extraordinaire pour le bien de l'humanité entière et pour les générations futures du peuple juif à travers le monde.

Pour parvenir à un résultat optimal, ce projet devrait s'étendre sur trois voyages : Première étape en Décembre 2008, seconde à Pourim et finale à Pessah, jusqu'à la rituelle Mimouna qui clôture le au 8° jour de Pâques– La Mimouna, célébrée exclusivement par les Juifs du Maroc a pris aujourd’hui les dimensions d'une fête nationale en Israël.

Durant ces voyages, l'équipe interviewera, filmera, photographiera le plus de personnes possibles. Chaque voyage devra durer 15 jours si nous prenons en considération deux interviews par jour et par famille, cinq jours par semaine).

L'équipe comprendra trois professionnels nécessaires pour conduire à bien cette entreprise: la photographe qui suivra les interviews avec sa caméra, l’interviewer, et la cinéaste pour enregistrer et filmer.
L’importance de la qualité à la fois technique et sensible de ces enquêtes est primordiale pour réussir dans cette mission. Le résultat qui s'ensuivra représentera l'unique archive qui nous aidera à réaliser le legs de nos ancêtres, leur vie en Maroc, leur empreinte sur la civilisation locale, les rites, leurs origines initiales et enfin leur histoire qui nous servira de trame pour perpétuer leur légende.
La technique de la photographie se déroulera aussi bien en couleur, qu'en noir et blanc.
Évidemment il est promontoire d'employer des professionnels dont le regard et la fibre délicate de leur connaissance les aideront à capter et reconstituer l'accent naturel de ces sujets et dont ils formeront un élément complémentaire.

La photographe pressentie est la directrice de projet : Myriam Tangi - peintre, auteur, photographe (Paris)

L’interviewer retenu devrait être Thérèse Zrihen-Dvir d’Israël qui a ses racines profondes à Marrakech au Mellah et à Arset el Maach. A confirmer

Le ou la cinéaste reste encore à préciser.

Ce projet, « Marrakech la Juive » est vraisemblablement une dernière bouée jetée dans les filets de l’Histoire des juifs de Marrakech.

Nous faisons donc appel à tous ceux et celles qui aimeraient prendre part active, notamment témoigner. Nous savons d’ores et déjà que tous et toutes nous attendent. Leur enthousiasme est la preuve de leur conscience et il sera notre fil conducteur pour recueillir le meilleur d’eux-mêmes qu’ils désirent et souhaitent partager avec le petit monde juif éparpillé sur le globe et ses communautés diverses internationales.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 16 décembre 2008 a 22:33

Aperçu sur Marrakech des Juifs d'autrefois









Notre ami Joseph Dadia (et Coll.), Président-fondateur de l’«association des Juifs originaires de Marrakech» nous livre une description illustrée de Marrakech, de son Mellah et de ses Juifs d’antan, à son image, claire et fluide dans son œuvre parue à Paris le 18 Novembre 1990.
"Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, pp. 107-110.

"Avant Marrakech-la-Rouge-sur-l'Oued-Tensift, ses palmiers et ses murailles, son beau ciel azuré et son horizon aux cimes éternellement enneigées, sa place Djemaâ-El-Fna et sa Koutoubia, ses souks, ses jardins, ses palais et sa kasbah, il y avait Aghmat et Tasghimout, où la présence juive, comme en terre marocaine, remonte à des temps médiévaux.
Aghmat avait jouie d'une époque de splendeur quand elle servit de résidence aux rois des Mas'mouda, avant d'être détruite au XI° Siècle par les Almoravides.

Fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, Marrakech resta longtemps interdite aux Juifs, qui vivaient à Aghmat-Ourika, situé à 40 Km au Sud-Est de la ville. Durant le jour, Ils étaient autorisés à perpétuer leur commerce et gérer leurs affaires, mais au crépuscule, ils étaient sommés de quitter la ville. Sous la nouvelle dynastie au Maroc des Chérifs Sâadiens, Marrakech devint la Capitale de l'Empire. Elle reçut une vague de réfugiés Juifs de l'Espagne et du Portugal, des anciens marranes de la péninsule Ibérique, des Iles Canaries et même des lointaines Antilles. Tous ces nouveaux venus s'installèrent dans deux quartiers différents, les Beldiyyin (Juifs autochtones, en hébreu Tochavim), disséminés en petits groupes vivaient au sein de la population Musulmane. Les Mégorachim (Expulsés d'Espagne) et Beldiyyin s'étaient amalgamés dans un seul quartier, celui de Mouassine. "Le quartier des Juifs, nous dit Marmol, était autrefois au centre de la ville, dans une compound de plus de trois mille maisons", soit quinze mille personnes, d'après l'estimation faite par Diego de Torrès.

Du à un scandale provoqué intentionnellement par une musulmane qui accusait faussement un Juif de l'avoir maltraitée, les Juifs de Marrakech furent forcés de quitter le Mouassine, pour s'installer près de Bab Aghmat. Ils furent séparés physiquement des Musulmans, et confinés dans un quartier ceinturé de murailles épaisses et n'ayant qu'une seule porte leur permettant accès à la ville, et une autre, plus petite, qui les mènait au cimetière. Dans cette enceinte plusieurs maisons et synagogues avaient été érigées.



Le Mellah de Marrakech fut fondé en 1557 (5317 année juive), par le Sultan Moulay Abd Allah Al Ghalib Billah, à proximité de la Qasbah et du Palais Royal. C'était au fait une sorte de ghetto qui rassemblait tous les juifs de Marrakech. De nos jours le Mellah a changé de nom et s'appelle Hay Salam (occupé par des Musulmans). En ces temps-là, le Mellah était un beau quartier, vaste et agréable, avec de belles maisons et des jardins. Les commerçants catholiques n'étaient nullement autorisés de s'y installer, mais par contre, tous les Agents et Ambassadeurs des pays étrangers pouvaient y résider. Le Grand Rabbin de la communauté José Benech, avait encastré un parchemin contenant une prière dans la porte de la nouvelle cité, suivant la tradition.

Le Mellah s'étirait sur un quadrilatère de 18 ha avec des fondouks, des synagogues et un centre commercial. Il est coupé de deux longues rues avec des bifurcations transversales formant des ruelles. Vers la fin du xix° Siècle, le Mellah se dilata à l'Ouest sur un ancien terrain vague, où fut édifié le Mellah Djedid, jouxtant avec l'arcade du vénéré Saint Rabbi Mordekhaï Ben Attar, et à l'Est, sur l'oliveraie Djnan-El-Afia, originalement une part des vastes jardins du palais royale. (Comprenant le quartier de la Bhira, dans le voisinage du Cimetière juif).

En 1935, l'expansion du Mellah absorba les Touareg, Qsibt Nhas, le quartier de l'Arst-El-Maâch, celui de la Bahia et poussa ses ramifications jusqu'à la Médina. Les familles aisées juives s'installèrent dans le quartier européen du Guéliz avec la fin du protectorat français."

Le Mellah de Marrakech, vidé aujourd’hui de ses juifs, se modifie en résidences somptueuses (Riad). Ses 50,307 habitants de l'année 1947 ont complètement disparus et se trouvent aujourd'hui en Israël, en France, au Canada, et dans d’autres pays d’immigration. Les 175 âmes juives à ce jour à Marrakech sont les seuls témoins vivants de l'existence de cette riche communauté.

…Le Mellah de Marrakech Maroc visité par un voyageur britannique lors de la Révolution Française (1789) : Hommage à la beauté des femmes Juive du Maroc." Bourg-la-Reine (Fance), Trait d'Union - Association des Juifs de Marrakech : 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, p. 111 pour reprendre le texte de Joseph Dadia :

"Le 14 Septembre 1789, William Lemprière, médecin anglais débarqua sur la terre "du Maroc" pour soigner le fils de l'Empereur Muley Absulem. Son périple donna naissance à un long carnet de voyage, publié en 1990 par Sylvie Messinger, éditrice à Paris 6°, 24, Rue de l'Abbé Grégoire, dans la Collection "les Pas de Mercure", sous le titre "Voyage dans l'Empire du Maroc et au Royaume de Fez" (avec le sous-titre : un médecin anglais pénètre dans le Harem). Je crois bon de signaler cet ouvrage en raison de ses renseignements précieux sur l'Empire du Maroc de la fin du 18° Siècle et sur les Juifs de cette époque : Tanger, Asilah, Larache, Salé, Rabat (où les Juifs sont nombreux), Casablanca (Eh oui ! Ses melons délicieux, rivière qui donna son nom à la ville), Fédala, Azemmour (j'eus la visite d'un Juif vêtu à l'européenne), Safi, (je logeais dans une maison Juive), Essaouira, Agadir, et bien sûr Meknès, Fès…Sur le Mont Atlas, les Juifs ont bâti quelques villages. Taroundant et Maroc (Marrakech) occupent une place importante dans l'ouvrage. À Taroundant, la juiverie est un misérable faubourg à un quart de lieu de la ville : la maison que j'allais occuper une chambre bien sale, bien étroite et sans fenêtre, appartenait au juif le plus considérable de Taroundant." Lemprière arriva au Maroc le 8 Décembre 1789 : "Je m'établis dans le quartier des Juifs, où je trouvais un assez bon logement…Les craintes que j'éprouvais dans une situation aussi critique n'étaient adoucies que par le plaisir que je trouvais dans mon nouvel établissement. J'étais logé chez des gens honnêtes; leur maison était spacieuse, bien éclairée et dans un quartier retiré".

Les milles et une nuits du Mellah de Marrakech par Thérèse Zrihen-Dvir

Après des décennies, les enfants du Mellah de Marrakech, reviennent en masse de tous les pays du monde. Ils retournent aux ruelles exiguës et sombres de leur Mellah, aux longs corridors d'où s'échappaient le soir les douces litanies de prières jaillissant comme une chanson, comme un filet d'eau claire qui ronronne entre les galets. Ils reviennent parce que quelque part dans leur cœur, dans leurs mémoires, ils n'ont jamais réellement quitté ce Mellah.
Leur enfance si étonnante et unique les poursuivra même dans leur vieillesse et ils s'évertueront comme dans un rêve à la retracer avec leurs enfants et leurs petits-enfants car elle était incomparable, mais oui elle l'était, mais qui donc pourrait le contester ? Ce n'est nullement cette enfance de nos jours, qui manque de tant d'éléments inédits, parfois insolites, d'aventures, de jeux, de paysages indomptés et ensorcelants, de mystères, de personnes simples, naïves mais si exceptionnelles par leur structure, par leurs habits, leurs coutumes, leurs mœurs, leurs professions. Et il y en avait tant. Je revois encore le marchant de pois chiche, empêtré dans sa longue djellaba, qui s'afférait devant un poêle construit à base terre glaise. Il préparait sa marchandise devant nous les enfants, ses clients les plus assidus. Malheur si ce four archaïque se brisait laissant échapper les braises de charbon sous nos yeux rieurs qui ne pouvaient pas en ces temps là mesurer la grandeur de son malheur: la perte infortunée de son gagne-pain.

Ce Mellah aujourd'hui déserté de ses Juifs, a tout perdu, même son identité. Il sera désormais baptisé «Hay Salam». C'est un souvenir qui se meure pour une seconde fois après une très longue agonie. Le fantôme de ces milliers d'âmes qui ont vu le jour dans ce quartier, ont perpétué leurs coutumes, leur religion, leur intégrité, va devoir disparaître à jamais. Les dernières reliques des vestiges juives du Maroc passeront à d'autres mains qui sans doute avec le temps et la négligence, deviendront des cendres que le vent emportera dans les confins de l'oubli.

Il n'y aura plus rien à voir, ni à entendre, outre que le muezzin qui remplacera la synagogue, que les femmes musulmanes voilées, qui par leur présence omnipotente nous ramènera à la dure réalité. Qui prendra la relève? Peut-être que dans nos centaines de livres sur le Mellah on trouvera quelque consolation, quelques phrases qui attesteront de notre existence dans ce Mellah perdu à jamais.

Le devoir d'immortaliser cette époque mouvementée dans les annales du Maroc et du peuple juif pour les générations futures nous incombe, nous la dernière génération des juifs du Maroc, pour l'histoire, pour préserver comme dans toutes les nations, les restes d'une civilisation exceptionnelle en voie d'extinction.

Thérèse Zrihen-Dvir

Qu'est-ce donc que le Mellah? Certains vous diront que c'est un ghetto, et d'autres l'appelleront 'Le quartier Juif' comme tout autre quartier dans n’importe quelle ville du monde. Les jeunes de ma génération et moi-même préféraient le considérer comme une 'serre' où aucun intrus ne pouvait nous nuire. On jouait dans ses rues, on empruntait le sentier pour l'école en chantant, sans être perturbés.

Notre Mellah avait tous les composants d'un havre sûr. Nous nous sentions protégés par nos parents, qui nous attendaient bien au chaud, devant leurs poêles à pétrole fonctionnant en permanence, ou du moins, nous semblait-il.

J'aimais m'asseoir sur mon banc de pierre, et suivre du regard le défilé de touristes qui passaient par les dédales de nos ruelles quotidiennement et admiraient les apprentis juifs devant leurs ravissants ouvrages d'artisanat. Chacun d'eux fabriquait, réparait, restructurait des œuvres exceptionnelles dans un atelier minuscule. Les passants, touristes et badauds subjugués, restaient là immobiles des heures entières, observant les gestes gracieux et précis des brodeuses de tapis. On accompagnait, avec plaisir, la musique cadencée du martèlement des artisans de cuivre, des graveurs de bois, et des cordonniers qui, la bouche pleine de clous, fixaient des lunes de métal sur les talons des chaussures pour refréner leur usure. Quand ces dernières s'élimaient, les parents revenaient en toute hâte chez le cordonnier, afin de remplacer les lunes de métal. Insouciants et candides, on marchait en scandant nos pas selon les chants rythmés ou les airs qu'on improvisait sans nous soucier du dommage occasionné à nos semelles qui se détérioraient rapidement.

Sans informer ma mère, un jour, je vins voire notre cordonnier pour lui proposer un troc: donner des leçons de mathématiques à sa fille, au prix d'une semelle toute neuve. A ma grande joie, le marché fut conclut, suivit de son habituelle remarque: "c'est donner un œuf pour un bœuf!"
J'avais la manie de me planter pendant des heures entières, hypnotisée devant le marchand de beignets (sfennj en arabe marocain) qui, assis, les jambes repliées sous sa large bedaine, face à un bac d'huile et une bassine pleine de pâte d'où il arrachait une petite boule avec zèle, l'allongeait entre ses doigts, puis la faisait tournailler dans l'air pour en former une couronne miniature avant de la lancer adroitement dans l'huile bouillante. (D'après la version Hébraïque de Madame Shosh Ruimy, de Beer Sheva)




Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage d’Elias Canetti


Elias Canetti, Prix Nobel de Littérature en 1981, a écrit Les Voix de Marrakech: Journal d'un Voyage qui parle de son séjour à Marrakech en 1954 (1). À lire également dans cet ouvrage en Edition de 1977 le passage sur la "Visite dans le Mellah": pp. 60-80 et "La famille Dahan": pp. 81-116.

D’un séjour à Marrakech en 1953, E. Canetti enregistre d‘abord des voix, des bruits, des gestes et des images. Et, imperceptiblement, par le jeu d’une simple et grave précision dans la relation des faits, ce récit de voyage devient aussi, au sens le plus strict et le plus concret du terme, un récit philosophique….

" …À mesure que je pénétrais plus avant dans le Mellah, je découvrais que tout devenait de plus en plus misérable. Je me trouvais maintenant sur une petite place carrée qui me parut être le cœur du Mellah. Des hommes et des femmes se tenaient près d'une fontaine rectangulaire. Les femmes portaient des cruches qu'elles emplissaient d'eau. Les hommes remplissaient leurs outres de cuir. Leurs ânes étaient auprès d'eux et attendaient qu'on les abreuvât. Au milieu de la place quelques gargotiers étaient accroupis. Beaucoup d'entre eux faisaient cuire de la viande et d'autres de petits beignets. Leurs familles étaient près d'eux, femmes et enfants. C'était comme s'ils eussent transporté tout leur train de maison sur la place où ils habitaient et cuisinaient. …
Tout autour de la place, il y avait des magasins. Des artisans y travaillaient, leurs coups de marteau résonnaient dans le bruit des conversations. Dans un coin de la place, de nombreux hommes s'étaient assemblés et discutaient avec feu. Je ne compris pas ce qu'ils disaient mais, à en juger par leurs mimiques, il s'agissait des grands problèmes du monde. Ils étaient d'opinions différentes et combattaient à coups d'arguments. J'eus l'impression qu'ils admettaient avec plaisir les arguments des autres. Au milieu de la place, se tenait un vieux mendiant. C'était le premier que je voyais par ici. Il n'était pas Juif.

Avec la pièce qu'il reçut, il se tourna aussitôt vers un marchand de beignets dont la grande bassine crépitait vigoureusement. Les clients étaient nombreux autour du cuisinier et le vieux mendiant dut attendre son tour…. Mais je ne crois pas que c'était à lui seul que je devais l'enchantement de cette place. J'avais l'impression d'être véritablement ailleurs, parvenu au terme de mon voyage. Je n'avais plus envie de m'en aller. Je m'étais déjà trouvé ici, il y avait des centaines d'années, mais je l'avais oublié. Et voici que tout me revenait. J'y trouvais offertes la densité et la chaleur de la vie que je sentais en moi-même. J'étais cette place et je crois bien que je suis toujours cette place. M'en séparer me parut si pénible que j'y revenais toutes les cinq ou dix minutes. Où que j'allasse, quoi que je découvrisse dans le Mellah, je m'interrompais pour revenir à la petite place, pour la traverser dans une direction ou une autre afin de me convaincre qu'elle était toujours là…." (L'Auteur).


(1) Traduction de l'Allemand par François Ponthier (Die Stimmen von Marrakesch Aufzeichnungen nach einer Reise). Ouvrage bilingue. Paris, Ed. Albin Michel. Série Allemande dirigée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, Collection "Les Langues Modernes / Bilingue Vergne-Cain et Gérard Rudent, 1992, 320 p, Préfaces et notes de Claude Mouchard et Hans Hartje: pp. 7-17. ill. Passages : "Visite dans le Mellah" : pp. 121-161 et " La Famille Dahan" pp. 163-233. Egalement paru en 1977, In.: Ed. Albin Michel,
159 p.




L’ancienne association des Juifs de Marrakech
Rappel du devoir de Mémoire


Créée à Paris en Février 1982, l’Association des Juifs de Marrakech sous la présidence de Joseph Dadia, s'est donnée pour but d'entretenir des liens d'amitié, de fraternité et d'entraide entre les juifs originaires de Marrakech et leurs amis à travers le monde, où qu'ils se trouvent, de contribuer à l'étude et à l'enseignement des œuvres des Grands Maîtres et Guides Spirituels du Judaïsme de Marrakech et du Maroc.

Cet ouvrage présenté, le 18 Novembre 1990 (dans: "Le Mellah de Marrakech: esquisse historique " In.: La Saga des Juifs de Marrakech. Le Souffle Vespéral. Bourg-la-Reine (France), Trait d'Union. Association des Juifs de Marrakech. 112, Boulevard du Maréchal-Joffre 92340 Bourg-la-Reine, Premier Volume, Numéro Spécial, N°16, Mai 1993, 199 p.) contient : une introduction de J. Dadia, des photos de rabbins, des petites histoires du Mellah de Marrakech.

Enfin quatre parties sont distinctes:

- "La première partie est entièrement consacrée à la personnalité et à l'œuvre de Mr René Camhy, ancien Directeur du Groupe Scolaire Jacques Bigart et ancien chef-scout, en hommage pour ses bons et loyaux services rendus à notre jeunesse et à notre communauté, avec un inlassable dévouement durant tout un jubilé. René Camhy parle de ses origines et relate l'œuvre accomplie dans les écoles de l'AIU à Marrakech et au Maroc. Testes et témoignages des membres de sa famille, de ses collègues et de ses anciens élèves, en particulier Moryou, le Grand Rabbin Jacques Ouaknine, Haïm Hazan, André Moyal, Simy Abitbol-Katalan…Témoignages de Mr Alfred Goldenberg, Nissim Lévy (Instituteur à Marakech en 1924)…Témoignages sur Mr. Benjamin Yahny (Raphaël Ohayon), sur Mr Moïse Bibas, Mlle Lina Behmoiras et d'autres membres de l'enseignement tels que Mr Nissim Serfaty. Un superbe texte de Mlle R. Perahia (Huppe enthousiaste) avec sa photo.

- La deuxième partie est consacrée aux sports, jeux, jouets, et divertissements avec photos et documents.

- La troisième partie : Le Mellah de Marrakech (cartes postales, photos et documents) : Ebauche historique : le Mouassin (vieux quartier juif avant le 16° siècle). Les Rabbanim, avec un texte sur Rabbi Haïm Chochana. La Section Agricole, la Colonie de Vacances de Mogador, le Scoutisme, l'Ecole…

- La quatrième partie : La Vie Associative (photos et textes). Liste des donateurs : Sepher Tora à la mémoire de Rabbi Pinhas Hacohen et Table Ophtalmologique à la mémoire de Rabbi Haïm Chochana. Cimetière juif de Marrakech.



La population Juive de Marrakech


Recensement de la population Juive :

175 personnes juives vivant encore à ce jour à Marrakech.
50 % de la population a plus de 70 ans.
10 % de la population est démunie et sans ressources, elle est entretenue par la Communauté Juive.
30 % de la population vit dans des conditions socio-économiques plutôt modestes.
60 % de la population appartient à une catégorie socio-professionnelle ayant une bonne qualité de vie.


Aide locale logistique de l’ami Khalid El Gharib, qui est le plus grand collectionneur d’objets d’art judaïques et musulmans de Marrakech. Khalid est collectionneur et antiquaire de la plus grande Galerie d’objets d’Art de Marrakech. Chaque objet qu’il présent ressuscite la coexistence imbriquée des musulmans et juifs du Maroc.

Avec Paul Dahan il échange ses souvenirs par l’intermédiaire d’objets de la vie quotidienne. Pour l’un comme pour l’autre, c'est des pans de mémoire partagés entre Marocains de confessions musulmane et juive. Ils veulent, aussi partager leur passion, celle de sauvegarder la mémoire commune d'un Maroc pluriel où juifs et musulmans vivaient en communion dans la vie et dans l'art.
Khalid El Gharib, est né à Fès l’année où Paul migrait en Israël. Il a grandi entre potiers, bijoutiers et orfèvres de la médina de Fès, travaillant à l’âge de 7 ans pour un marchand qui vendait des céramiques, des bijoux et des tapis. Il en a fait son métier.
Il est aujourd’hui antiquaire à Marrakech, attaché à mettre de la chair sur un “imaginaire bâti à partir des souvenirs d’enfance de la présence de la communauté juive de Fès”, explique-t-il.




Aide locale logistique de notre doctorant Hassan Majdi

est déjà doctorant inscrit en 3° Année à l’INALCO / Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris-Clichy sous la direction de Ephraim Riveline de Paris 8 et avec la caution morale de Jacky Kadoch et le coaching d’ Arrik Delouya. Son sujet de thèse de doctorat : «Le culte des Saints et les pèlerinages des Juifs du Maroc». Le choix du sujet de Hassan est important à un double titre, scientifique il impose une problématique qui semble propre principalement au Maroc, et secondairement à d’autres pays arabo - musulmans. Pourquoi en effet les juifs ont fait du Maroc un lieu d’élection d’une pratique curative et religieuse? Qu’est ce qui est déterminant dans ce binôme, et pourquoi précisément au Maroc? Il est juste que les Musulmans ont la même attitude, qu’est ce qui nous donne ce comportement, est ce la personne qui la pratique, son rapport à sa pratique religieuse, ou tout ceci à la fois combiné en territoire ?

Hassan participera au Colloque de Cordoba du 27 Mars 2008 sur "Séfarade : Géographies et Regards de la Mémoire" organisé par la Casa de Sefarad - Casa de la Memoria conjointement avec l’Association des Permanences du Judaïsme Marocain et présentera une communication sur la mémoire juive du Maroc.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 17 décembre 2008 a 20:21

Colloque en mai 2009 à Marrakech sur la coexistence pacifique entre Juifs et Musulmans à partir de l'exemple marocain


Mercredi 17 décembre 2008
[www.casafree.com]

MAP

Un colloque sur la coexistence pacifique entre Juifs et Musulmans à partir de l'exemple marocain aura lieu en mai prochain à Marrakech.

Cette décision a été prise lors de l'Assemblée générale de l'Association "Permanences du Judaïsme marocain" (APJM), tenue récemment à Paris en présence de nombre de ses membres venus des quatre coins du monde.


Dans une déclaration à la MAP, le président de l'Association, M. Arrik Delouya, a souligné que l'Assemblée générale a été l'occasion pour consolider les acquis de l'APJM et conforter les actions déjà lancées.

Il s'agit, entre autres, a-t-il dit, d'interviewer quelque 150 Juifs vivant à Marrakech pour la réalisation d'un ouvrage sur cette communauté.

Les participants ont également décidé d'organiser, le 27 mars prochain à Cordoue (Espagne), un colloque sur les diasporas marocaines, en collaboration avec la "Casa des Sépharades", et d'une rencontre, le 22 du même mois à Paris, en hommage posthume à Richard Ayoun, a-t-il ajouté.

Les membres de l'Association ont convenu aussi d'organiser un gala, au courant de l'année 2009 à Paris, dont les recettes seront destinées au lancement d'une collection de livres sur la mémoire juive de Marrakech, a signalé M. Delouya.

Il a été, en outre, décidé de confier la vice-présidence de l'APJM au Dr. Sydney Ohana, chirurgien-plasticien de renommée internationale.

Apolitique et à but non-lucratif, l'Association a pour vocation de faire connaître le judaïsme marocain sous ses multiples aspects et de contribuer à sa permanence à travers notamment des groupes de réflexion, des actions de sauvetage du patrimoine, des symposiums et des écrits.

Elle se propose aussi de faire connaître l'immense richesse du judaïsme marocain tel que "patrimoine vivant, résistant et persistant" et de le rendre accessible, restaurer les sites qui ont été marqués par l'histoire, créer un musée, organiser des rencontres itinérantes, éditer tous les ouvrages de références épuisés et de lancer des spectacles dignes de cette culture et de cet héritage.

Cette Association culturelle, dont le président d'honneur est l'écrivain Robert Assaraf, est composée de Juifs marocains des cinq Continents.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 02 mai 2009 a 15:49

Réunion du Bureau Directeur de
l’Association Permanences du Judaïsme Marocain
Jeudi 26 Février de 14H00 à 16H30




Chez Maguy Waknine-Szwarc 46 Rue Dunois 75013 Paris
Tél: 01 45 83 39 35 GSM: 06 30 23 86 79

PV dressé par Arrik Delouya - Président

Etaient présents :
Ephraim Riveline, Administrateur et membre du Comité d’Honneur
Marcelle Illouz, Secréatire Générale
Maguy Waknine-Szwarc, Adminsitrateur


Absents Excusés
Henri Sisso, Trésorier
Michel Edery, Administrateur
Lison Chocron, Administrateur


Ordre du jour

1 Liens d’amitiés et professionnels avec la Casa de Sefarad & Colloque des 4-7 Juin 2009

Coloquio Internacional / Colloque International /
International Symposium

" Memorias, Identitas y Diasporas"
« Mémoires, Identités et Diasporas »
"Memories, Identities and Diasporas"

4, - 7 de Junio 2009 Córdoba Espana
4 - 7 Juin 2009 Cordoue Espagne
4 - 7 June 2009 Cordoba Spain

Patrocinio / Sous le Haut Patronage
du CRJM / Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc- Paris / Rabat

Colaboran / Collaboration
La Casa de Sefarad y La Casa de la Memoria
Association "Permanences du Judaïsme Marocain " París
Département d´Etudes Hébraïques de l´Université Paris 8
CRJM / Centre de Recherches sur les Juifs du Maroc- Paris / Rabat
Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion
& le Rayonnement du Judaïsme Marocain
זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו
Jacky Kadoch de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira

Organiza / Organisation
Casa de Sefarad Casa de la Memoria
C/ Judios esq. C/ Averroes 14004 Cordoba Espagne
Tel : + 34 957 421 404 GSM: + 34 618 578 493
E-mail : memorias@terra.es WebSite: www.casadesefarad.es

Hotel Alma Andalusí et patio privatif pour nos activités au coeur de Cordoue avec 9 chambres réservées pour nos besoins pour 40 €uros par nuit petit déjeuner inclus Web Site: www.almaandalusi.com. Merci de réserver chez Arrik

Le titre de transport international du Maroc est à 80 € Aller et Retour
Le titre de transport international de France est à 160 € Aller et Retour
Le titre de transport international d'Israël est à 350 € Aller et Retour
le cout d'une nuitée à l'hôtel est à 40 €

Jeudi 4 Juin 2009 / 4 June 2009

- Arrivée à Séville ou Madrid / Arrival at Séville or Madrid
Transfert à Cordoue par le TGV / Transfert Cordoba by TGV quick train
Quartier Libre / Free
- Visite libre de la ville de Cordoue / Visit of Cordoba

- 19H00 Rencontre à la Casa de Sefarad / 19:00 meeting at la Casa de Sefarad
- Visite Guidée de nuit pour mettre en avant la Casa de Sefarad avec ses Nouvelles Salles et d'autres renouvelés... / Codoba by night visit and also Casa de Sefarad
- 22H00 Dîner en Musique sur invitation de la Casa de Sefarad
22:00 Dîner in Music on invitation of la Casa de Sefarad

Vendredi 5 Juin 2009 / 5 June 2009

Journée du travail / Symposium
- 10H00-13H00 & 16H00 - 18H30 (Shabbat pour certains qui ne travaillent pas / Shabbat for those who don't work)
- 19H30 Soirée de Shabbat with Asshgaha of Jacky Kadoch and Prayer too
19H30 Shabbat evening feast

Samedi 6 Juin 2009 / 6 June 2009

- Quartier Libre / Free
- Visite de la ville de Cordoue / Visit of Cordoba
- Parcours à pieds sur les traces de la route de l'Inquisition à Cordoue
Walking around the paths of l'Inquisition at Cordoba

- 20H00 Grande Fête de Flamenco à Cordoue ou à Séville
20H00 Flamenco evening feast at Cordoba or Seville

Dimanche 7 Juin 2009 / 7 June 2009

- Quartier Libre / Free
- Retour sur Séville et Madrid en TGV pour l’aéroport
Back to Séville or Madrid in TGV for Airport




2 Info sur la création de l’Association-sœur Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain

זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

Parmi les membres présents, il y avait entre autres :

• Ouri Sebbag de Beer Sheva, Ancien Membre de la Knesset et Membre du Conseil de l’Europe,
• Shaul Bensimhon qui fut le premier officiel israélien d’origine marocaine à se rendre au Maroc, Président de l’Union Mondiale des originaires d’Afrique du nord, pour la promotion et la diffusion du patrimoine culturel, fondée en 1967,
• Jacky Kadoch de Marrakech, Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira
• Le Rav Meir Michel Abitbol Président-fondateur de la Sephardic Library, Bnei Issakhar Institute Ohr Maarav Publishers de Jerusalem,
• Henri Kenizou ancien responsable des Louveteaux et UPM Unités Populaires de Marrakech (Mouvement de scoutisme et de colonies de vacances)
• Etc....

Les Objectifs et la Vocation de l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain

La vocation de notre association est de faire connaître le judaïsme marocain sous ses multiples aspects à travers des actions de sauvetage du patrimoine, des symposiums, des écrits et de faire connaître l’immense richesse du judaïsme marocain tel que patrimoine résistant et persistant

Signataires des statuts de l’association Israélienne
Par ordre alphabétique

1 Baziz Orna Professeur et Ecrivain Rehov Elkahi 32\3 Jérusalem 93807 (Israel)
Tél: +972 2 671 93 53 GSM: + 972 507 743 637 E-mail : baziz@macam.ac.il
Fille de Yaacov Riboh

2 Bentolila Jean-Pierre Retraité Ancien Capitaine d’Equipe de l’Alliance Basket du Maroc Rue Tiberiade 2 / 30 Ashkelon (Israel) GSM +972 54 699 52 97
E-mail: basket_leon@hotmail.com

3 Delouya Arrik 10, Jardin du Cardinal de Richelieu Bercy 2 - 94220 Charenton-le-Pont France Tél: + 33 1 43 96 53 39 GSM: + 33 6 77 16 13 55 E-mail: arrik.delouya@wanadoo.fr Fils de Simon

4 Elmoznino David retraité Ecrivain 483 / 20 Rue Roded Eilat (Israel)
Tél: +972 8 637 54 55 E-mail: elmoznin@hotmail.com Fils de raphaël

5 Kenizou Henry Rehov Hapisga 5 Jerusalem Tél: 02-642 08 43 (Israël)

6 Mayer Josiane Doctorante à l’Université Paris 8 - N° 7 Rehov Rakefet 85338 Lehavim Israêl Dom +972 77 533 09 68 GSM: +972 50 575 63 00 E-mail: mayer.josiane@gmail.com Fille d’Albert Assouline

7 Zrihen-Dvir Thèrèse P.O.Box 10197 Beer Yaacov 70300 Israël Tél: + 972-8-915-0447 GSM: + 972 50-2728021 E-mail: phoenix1@012.net.il
[www.therese-dvir.com] Fille de Salomon Zrihen


Accord donné par Robert Assaraf pour remplir la fonction de Président d’Honneur. Il sera présent en Israël le 19 Mars 2009 et participera à notre prochaine réunion

Le Vice-président Asher Knafo (Ecrivain et Rédacteur-en-Chef de la Revue Brit a demandé de ne pas participé à notre Conseil d’Administration. Son titre est donc honorifique. Il est donc membre de notre Comité d’Honneur.

Rectificatif à la Composition de notre Conseil d’Administration incluant un Bureau Directeur
Président : Dr. Arrik Delouya, Sociologue chercheur Déléguée Générale: Thérèse Zrihen-Dvir, Ecrivain
Trésorier: David Elmoznino, Ecrivain
En charge du Comité Scientifique Dr. Orna Baziz, Professeur et Ecrivain (*)
Inspection juridique & financière: M° David Or Hen, avocat
Activités culturelles et sportives : Jean-Pierre Bentolila

(*) Les membres du Bureau la proposent comme Conseiller Scientifique. Sa fonction et sa trajectoire de Docteur ès-Lettres lui confèrent cette responsabilité, à la place de Déléguée Générale-adjointe ; Orna a donné son aval.

Bureau Directeur flexible pour les prises de décisions
Président : Dr. Arrik Delouya, Sociologue chercheur
Déléguée Générale: Thérèse Zrihen-Dvir, Ecrivain
Trésorier: David Elmoznino, Ecrivain

Composition du Comité d’Honneur :
• Robert Assaraf, Président d’Honneur
• Prof. Ephraim Riveline, Directeur de l’Equipe d’accueil doctorale Université Paris 8 Etudes Juives et Hébraïques & Membre de notre Comité d’Honneur
• Ouri Sebbag Ancien Ancien Membre de la Knesset et Membre du Conseil de l’Europe, Futur membre de notre Comité d’Honneur
• Shaul Bensimhon qui fut le premier officiel israélien d’origine marocaine à se rendre au Maroc, Président de l’Union Mondiale des originaires d’Afrique du nord, pour la promotion et la diffusion du patrimoine culturel, fondée en 1967
• Henri Ohana, ancien Avocat et Président de l’Association « Les Enfants de Massoret », Président d’Honneur de la Communauté Israélite de Neuilly, Futur Membre de notre Comité d’Honneur
• Asher Knafo Ecrivain et Directeur de la Publication de la Revue & Membre de notre Comité d’Honneur
• Jacky Kadoch Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira & Membre de notre Comité d’Honneur
• Pini Delouya, Avocat et futur membre de la Knesset Likoud & Futur Membre de notre Comité d’Honneur

Livres et « Collection de Livres des Permanences du Judaïsme Marocain » crée par Arrik Delouya et Ephraim Riveline.
* Discussion sur les livres à paraître, a être publiés de David Elmoznino, Thérèse Zrihen-Dvir…et Projet de création de « Iggoud Hasofrim Yotsé Morocco» (Union des Ecrivains) incluant Robert Assaraf, Arrik Delouya, Asher Knafo, Joseph Toledano, Nessim Sibony, Thérèse Zrihen-Dvir, Orna Baziz, David Elmoznino, Shosh Ruimy …
* Arrik Delouya a sélectionné deux Editeurs parisiens avec lesquels sera tissé un contrat de coopération sur la base de l’édition et diffusion de quelques ouvrages proposés par notre collection.
* Parution cette semaine du livre en hébreu de Shosh Ruimy « La dame fière de l’Atlas ».

Lancement de « pourparlers » de contacter les membres d’origine marocaine de la Knesset / Parlement Israélien dans le but d’obtenir les supports financiers, appui logistique de fonctionnement et autres subventions pour cofinancer nos projets associatifs sur le terrain.

Levée de fonds (fund raising), cotisations des membres adhérents ; fixer cette cotisation à 150 Nis par an afin de créer une caisse et adresser cette cotisation au trésorier Elmoznino David 483 / 20 Roded Eilat (Israel) Tél: +972 8 637 54 55
E-mail: elmoznin@hotmail.com
ou
à la Déléguée Générale Zrihen-Dvir Thèrèse P.O.Box 10197 Beer Yaacov 70300Tél: + 972-8-915-0447 GSM: + 972 50-2728021 E-mail: phoenix1@012.net.il [www.therese-dvir.com]






3 Colloque en hommage à Richard Ayoun. Le 22 Mars,

Pour la première année de l'anniversaire de la mort de Richard AYOUN (Zal), Ephraim RIVELINE et moi-même organisons un après-midi d’études (colloque) le Dimanche 22 mars 2009 de 14H00 à 18H00 au Centre MAAYAN CJL , 10 Rue Moufle 75011 PARIS (métro Richard Lenoir). Nous préparons cet évènement avec Eugénie NAKACHE et Maryse SITBON la compagne de Richard.
On prévoit une dizaine d'intervenants qui évoqueront les travaux de Richard AYOUN, puis une séouda cachère sera servie pour tous les invités.
A cet occasion sera présenté le Numéro spécial de la revue Brit, Revue des Juifs du Maroc que dirige Asher Knafo d’Ashdod, intitulé Une vie d'historien. Hommage à Richard AYOUN (214 p. en français, 7 p. en hébreu). Quelques exemplaires te seront remis comme prévu.
Nous vous invitions à participer à cet après-midi et pour cela vous devez impérativement confirmer votre présence en envoyant un mail à sitbon.maryse@orange.fr avant le 1° mars.
Pour des raisons de sécurité nous devons préciser le nombre de participants longtemps à l’avance et ceux qui ne sont pas sur nos listes ne peuvent pas pénétrer l’enceinte du Centre.

4 Comptabilité de l’Association en cours de travail par Manou Vacaint (elle nous sera rendue vers le début de la 2° semaine de Mars 2009 pour compléter le dossier « Cerfa »

5 Discussion autour des Frais de mission entièrement pris en charge par Arrik depuis Mars 2006 pour environ 1 000 € par mois. Nouvelles prises en charges par Arrik pour un tiers, par l’association pour un tiers et par des mécènes pour un tiers



6 Le 19 Mars 2009 aura lieu à Tel-Aviv Moriah-Sheraton Hotel 18th floor la 3° Réunion de Zohar, l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain en réunissant les membres de Israël - France Espagne

Proposée par le Bureau-Directeur de l’Association Zohar


Jeudi 19 Mars, 2009 de 16H00 - 19H30

Moriah-Sheraton Hotel 18th floor
155 Ha-Yarkon Street Tel-Aviv Israel

Parking privé payant avec voiturier à l’entrée de l’hôtel

16H00-18H30
Grande Réunion organisationnelle avec café et pause café - fruits

18H30-19H30
Cocktail offert, canapés et apéritif dînatoire

Sous le patronage de: Robert Assaraf,
Ecrivain de la Mémoire du Judaïsme Marocain et homme d’affaires
Président d’Honneur de l’Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le Rayonnement du Judaïsme Marocain

Avec la participation exceptionnelle de
La Casa de Sefarad y de la Memoria
Sebastian de la Obra & Rosana de Aza
Cordoba Espagne
WebSite: www.casadesefarad.es



Running Show et Animation:
Dr. Arrik Delouya, Ph.D, Président - Thérèse Zrihen-Dvir, déléguée Générale

Ordre du Jour

1 Cotisations des membres pour s’acquitter de leurs adhésions. La cotisation annuelle a été proposée à 150 Nis et adresser cette cotisation au trésorier Elmoznino David 483 / 20 Roded Eilat (Israel) Tél: +972 8 637 54 55
E-mail: elmoznin@hotmail.com
ou
à la Déléguée Générale Zrihen-Dvir Thèrèse P.O.Box 10197 Beer Yaacov 70300
Tél: + 972-8-915-0447 GSM: + 972 50-2728021 E-mail: phoenix1@012.net.il [www.therese-dvir.com]
2 Orna Baziz présente Robert Assaraf, Président d’Honneur de l’Association

3 Josiane Assouline-Mayer introduit Henri Ohana

4 Arrik Delouya « mevarekh » Sebastian de la Obra & Rosana de Aza, co-fondateurs de de La Casa de Sefarad y de la Memoria Cordoba Espagne, Membres du Comité d’Honneur

Composition du Comité d’Honneur :
• Robert Assaraf, Président d’Honneur
• Prof. Ephraim Riveline, Directeur de l’Equipe d’accueil doctorale Université Paris 8 Etudes Juives et Hébraïques & Membre de notre Comité d’Honneur
• Ouri Sebbag Ancien Ancien Membre de la Knesset et Membre du Conseil de l’Europe, Futur membre de notre Comité d’Honneur
• Shaul Bensimhon qui fut le premier officiel israélien d’origine marocaine à se rendre au Maroc, Président de l’Union Mondiale des originaires d’Afrique du nord, pour la promotion et la diffusion du patrimoine culturel, fondée en 1967
• Henri Ohana, ancien Avocat et Président de l’Association « Les Enfants de Massoret », Président d’Honneur de la Communauté Israélite de Neuilly, Futur Membre de notre Comité d’Honneur
• Asher Knafo Ecrivain et Directeur de la Publication de la Revue & Membre de notre Comité d’Honneur
• Jacky Kadoch Président de la Communauté Israélite de Marrakech-Essaouira & Membre de notre Comité d’Honneur
• Pini Delouya, Avocat et futur membre de la Knesset Likoud & Futur Membre de notre Comité d’Honneur
• Sebastian de la Obra & Rosana de Aza, co-fondateurs de de La Casa de Sefarad y de la Memoria Cordoba Espagne, Membres du Comité d’Honneur

5 Proposition d’Orna Baziz de créer un groupe lobby autour du thème de l’enseignement de l’héritage du judaïsme marocain dans les établissements scolaires d’Israël

6 Josiane Assouline-Mayer introduit la création d‘ateliers

7 Lancement de « pourparlers » de contacter les membres d’origine marocaine de la Knesset / Parlement Israélien dans le but d’obtenir les supports financiers, appui logistique de fonctionnement et autres subventions pour cofinancer nos projets associatifs sur le terrain.

8 Projet de création de « Iggoud Hasofrim Yotsé Morocco» (Union des Ecrivains) incluant Robert Assaraf, Arrik Delouya, Asher Knafo, Joseph Toledano, Nessim Sibony, Thérèse Zrihen-Dvir, Orna Baziz, David Elmoznino, Shosh Ruimy …

9 Préparation de notre Règlement intérieur, notre charte et notre code de déontologie à partir du document proposé par Arrik Delouya

10 Décisions d’ajourner les activités proposées par Shosh Ruimy pour des raisons techniques d’agenda

11 Robert Assaraf: Introduction sur son dernier ouvrage en hébreu
Juifs du Maroc à travers le monde
Émigration et identité retrouvée



7 Donations supplémentaires à notre association en cours de demandes
Envoyez-nous vos dons en urgence


8 Notre Communiqué (Guerre de Gaza) après la pagaille créée par S Levy et S Berdugo lors de leurs communiqués condamnant Israël au nom des juifs du Maroc (ce qui était faux !!!)
leurs communiqués sont à votre dispositions

Ci-après le nôtre communiqué établi avec des amis canadiens, israéliens et d’ailleurs
Communiqué

Nous, soussignés, notons que, dans son communiqué daté du mois de janvier 2009, le Conseil des communautés juives du Maroc
• demande l’arrêt des hostilités d’un côté sans même mentionner les crimes commis quotidiennement par le Hamas à partir de Gaza,
• souligne la souffrance d'un autre côté en faisant totale abstraction des victimes israéliennes dont la majorité est d’origine marocaine.
Ce faisant, le Conseil donne le sentiment qu’il n’a pas la latitude de se démarquer des couvertures médiatiques généralement partiales du conflit du Proche Orient ni même de celles de la souffrance présentée comme l’apanage d’un seul des protagonistes.

Nous espérons que l’ensemble de la communauté marocaine prendra en considération et en compassion l’ensemble des difficiles réalités au Proche Orient afin que la paix puisse progresser dans les esprits et dans les cœurs. La clé de l'espoir réside peut-être dans l'entente que continuent d'entretenir, envers et contre tout, les ressortissants marocains.


Abitbol Guy – Assouline-Mayer Josiane – Azoulay Elie – Bensoussan David – Delouya Arrik – Elkaîm Michel – Franco Rachel – Hazan Viviane – Knafo Asher – Melca Haïm – Ohnona Dan – Perez Viviane – Rouah Ariella – Sayagh Saïd – Sibony-Mikhaelis Françoise – Szwarc-Waknine Maguy – Tangi Myriam – Zrihen-Dvir Thérèse.

Originaires du Maroc, les signataires de ce texte (listés par ordre alphabétique), résident en France, en Israël, au Maroc et au Canada. Ce communiqué est également approuvé par l’Association des permanences du judaïsme marocain, Paris et l'Association israélienne pour la préservation, la diffusion et le rayonnement du judaïsme marocain.

9 L’avenir des projets Marocains est maintenu mais ajourné pour après les vacances scolaires

10 Hassan Majdi soutiendra à Paris 8 sa thèse de doctorat en Juin 2009

11 Notre association fête en Mars 2009 ses 3 ans et une fête sera donnée chez Maguy . Merci de vous porter volontaires pour la préparer

Enfin un grand Mazal Tov à Carole Illouz qui s’est fiancée (fille de Marcelle & Jacky Illouz)




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 07 mai 2009 a 14:54

Le Centre d’Art et Culture de l’Espace Rachi
en accord avec l'Association "Permanences du Judaïsme Marocain"
présentent le Jeudi 7 Mai 2009 à 20H30

l’Avant-Première du Film “Adieu Mères”
de Mohamed Ismaël
qui raconte l’immigration des Juifs du Maroc vers Israël

Animation : Dr Arrik Delouya
Uniquement sur Réservation
Tarif Unique 10 €uros
Tél: 01 42 17 10 38



« Adieu Mères ! », un scénario co-écrit avec Reine Danane, traitant une page d'histoire controversée du Maroc moderne : l'immigration massive de la communauté juive marocaine au début des années soixante.

C'est l'histoire de deux familles, une musulmane et une juive, à travers laquelle nous voulons mettre en valeur la cohabitation paisible entre communautés au Maroc, mais c'est aussi l'histoire de 300.000 juifs qui ont quitté, clandestinement pour la plupart d'entre eux, le territoire national a la poursuite de promesses sans lendemain...

La paix peut régner avec des efforts mutuels de compréhension de l'autre. Avec la présence du metteur en scène et le comédien Marc Samuel pour partager un débat avec le public après la projection.
Rendez vous sur le site du film pour en savoir plus :
www.adieumeres.com



Fiche Technique
Réalisation: Mohamed Ismail
Scénario: Mohamed Ismail & Reine Danan
Image: Ivan Oms Blanco
Son: Najib Chlih
Musique: Karim Slaoui
Production: Maya Films
Interprétation: Marc Samuel, Rachid El Ouali, Souad Hamidou, Hafida Kassoui, Christian Drillaud, Rachel Huet; Nouzha Regragui, Ahmed Alaoui, Amina Rachid....
115 min, Maroc, 2007

Synopsis:
1960, Brahim et Henry l'un musulman, l'autre juif sont associés dans une scierie et sont liés par une très forte amitié depuis leur plus tendre enfance.

Fatima et Ruth, leurs femmes respectives, sont également attachées l'une à l'autre et travaillent ensemble dans un même bureau d'assurances.
Fatima est stérile et voue un amour particulier aux deux enfants de Ruth, Avi et Aïda, qu'elle considère comme siens.

Les difficultés économiques et certaines vexations commencent à se faire pesantes sur la population juive.

Un jour, à la sortie de la synagogue, Mama Hanna, mère de Ruth, subit une agression de la part de jeunes voyous sous les yeux de sa famille, de Rebbi Braham et d'un jeune scout dévoué: David.
Benchétrit, un agent chargé de l'immigration, envoyé pour encadrer la communauté juive, assiste à cet incident.

Eliane, la fille de Chochana, et Mehdi, le fils de Benchekroun, étudie ensemble dans une école technique et entretiennent des relations amoureuses secrètes.

Chochana, femme juive traditionnelle, désapprouve totalement cette idylle. Mama Hanna décède, suite à l'agression et laisse sa fille Ruth désemparée.
Henry et Brahim commencent à ressentir un ralentissement de leurs activités à la scierie.

Benchétrit, tout en rendant visite à Henry, lui fait l'éloge du Pays et finit par le convaincre d'immigrer.

Oiknine, le patron du cabinet d'assurances de Ruth et Fatima, désireux de rejoindre les siens en Israël, confie la vente de ses biens à un courtier rusé, Benchékroun, le père de Mehdi, qui profite toujours des occasions de ce genre.

Nofissa, la mère de Mehdi, est au courant de la relation amoureuse entre son fils et Eliane, mais apprenant que cette dernière est enceinte, elle entre en conflit avec son fils.

Eliane n'échappe pas à la visite de Benchétrit qui n'hésite pas à la brutaliser lorsqu'il apprend sa relation avec Mehdi ainsi que sa grossesse.

Frustrée, Eliane essaie de se réfugier auprès de Mehdi, mais celui-ci se voit refuser l'appui des ses parents. Découragée elle finit par céder à la proposition de Benchétrit.

Dans le même temps, des départs clandestins s'organisent de nuit, par petits groupes, toujours orchestrés par Benchétrit.

Henry prend la décision de partir seul. Il confie sa petite famille à Brahim dans l'espoir d'être rejoint par elle, plus tard.
Malheureusement, le bateau où se trouvait Henry fait naufrage: 44 morts, aucun rescapé!

Ruth, à l'annonce de cette catastrophe, subit un grand choc!
Brahim et Fatima, toujours à ses côtés, la conduisent à la clinique où, après des examens, on lui découvre un cancer généralisé.
Ruth, consciente que ses jours sont comptés, laisse en toute confiance le destin des ses deux enfants entre les mains de Fatima qui accomplira dignement

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