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Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 13 décembre 2007 a 12:56

Loué soit notre Seigneur, tout est enfin rétabli.

Bravo Darlett & Gérard pour ce bon travail de réparation et pour votre optimisme affiché,

bise et amitiés

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 13 décembre 2007 a 13:05

Merci de parcourir le texte et sysnopsis

Il s'agit de l'ouvrage rédigé en arabe et en version française de Said Sayagh, dont la grand mère ElCohen a été convertie à l'Islam à Fès.

Said est né à Meknès. Il m'a été recommandé par une amie.

Nous avons longuement parlé au téléphone hier.

Il cherche un terrain de coop et d'opportunités, voir d'amitiés, il cherche aussi un éditeur. j'ai commencé à lui ouvrir les portes de notre association.

Il est enfin basé à Montpellier, il a 54 ans, père de 4 enfants, il est prof d'arabe à la fac de Montpellier, son ouvrage sur Sol Hatchuel est éclairant, le premier du genre à remettre en question le fanatisme d'autrefois.

Il mérite qu'on s'intéresse à lui,

Affaire à suivre. Si vous désirez l'appeler ou lui écrire, je vous envoie sur demande ses coordonnées

Bises et amitiés
Arrik




From: Said
To: arrik.delouya
Sent: Thursday, December 06, 2007 5:11 PM


Bonjour Monsieur Delouya,


Je voulais vous parler d'un roman sur le martyre de Sol Hachuel, que je viens de finir. J'ai envoyé le manuscrit arabe aux éditions marocaines, Le Fennec et Tarik.

J'ai ensuite fait une version française de ce manuscrit. J'ai besoin de conseils pour la publication.

A qui m'adresser? Faut-il commencer par rechercher la publication en fraçais ou en arabe?

Je m'appelle saïd Sayagh, ma grand-mère paternelle est une Kohen de Fès. L'histoire de la petite Sol m'a perturbé.

La question des conversions forcées, dont quelques uns de mes ancêtres, m'interpelle.

Je vous remercie de ce que vous pourrez me dire!

Said Sayagh




SAID SAYAGH, agrégé d’arabe, docteur en Histoire ; a publié aux éditions du CNRS : La France et les frontières maroco-algériennes de 1873 à 1902, Paris, 1986.

Titre: L’autre juive Solikha la tsadika
Thème : Le martyre d’une jeune juive marocaine de Tanger, exécutée à Fès en 1834.

Quatrième de couverture :
Le cadi traversa un vaste patio inondé par un soleil incendiaire et, que seul l’écoulement de l’eau de la fontaine centrale rafraîchissait. Il s’assit, croisa les jambes en tailleur, se couvrit les pieds avec un pan de son burnous, ce qui laissait entrevoir une partie de son sarouel, de sa chemise de corps aux marges brodées de fil de soie et son caftan dit Mahsour, marque de son goût sûr et de son appartenance aux familles de notables fassis.

Autour de lui, quatre témoins instrumentaires préparaient leurs feuillets manuscrits, calames et encriers.

Il referma un vieux livre relié, portant, en lettres andalouses le titre : « Jurisprudence sultaniennes » de son auteur Al Mawardi et attendit l’entrée de la coupable.

Sol, pour atteindre la salle d’audience, fut obligée de se faufiler dangereusement dans une masse compacte, digne d’une foule, un jour de souk. Les mokhaznis la tiraient vigoureusement tout en repoussant les badauds avec leurs bâtons.

Elle se présenta devant le cadi. C’était une petite fille amaigrie, le visage livide, illuminé par de grands yeux creux. Le cadi, les traits desséchés, bien que les années n’aient pas encore alourdi son échine, la fixa …

Résumé : Sol, Zoulikha en arabe, est une jeune fille juive tangéroise. Elle était très belle, Sol, Zoulikha en arabe, la jeune fille juive tangéroise. Elle s’était liée d’amitié avec une voisine musulmane, Tahra, chez qui elle se rendait quand elle n’en pouvait plus des remarques de sa mère. Un jour, Tahra informa le pacha que la petite Sol voulait se convertir à l’Islam.

Devant le pacha, Sol nia toute intention de laisser la foi de ses ancêtres. Elle fut condamnée à mort pour apostasie. Elle devait avoir entre quatorze et seize ans. Sa famille, ainsi que la communauté juive de Tanger, désireux de la sauver, lui conseillèrent de se convertir en apparence et portèrent l’affaire devant le sultan. Moulay Abderrahmane, le sultan du Maroc, à l’heure où la France conquit l’Algérie, plia sous la pression des faquihs musulmans et confirma la condamnation à mort. Le courage de la jeune fille marqua les esprits de l’époque, musulmans compris.

Extraits de l’ouvrage « L’autre juive Solikha la tsadika » de Said SAYAGH, agrégé d’arabe, docteur en Histoire, vivant à Montpellier et enseignant l’arabe à l’Université de Montpellier (Il a publié aux éditions du CNRS : La France et les frontières maroco-algériennes de 1873 à 1902, Paris, 1986.

Issachar la surprit :

- Pourquoi tu ne deviendrais pas musulmane ?
Elle fit un effort pour reprendre son souffle et bredouilla :
- Pourquoi me ferais- je musulmane ?
- Pour protéger ta vie…pour rester en vie…pour ne pas mourir…
- En vérité, il ne passe pas une division du temps sans que je prenne une décision pour la renier juste après. Je t’aime, mon frère. J’aime mon père, j’aime ma mère, j’aime tous les juifs, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas. J’aime la vie ; même Tahra, je l’aime. J’aime la petite rue étroite où nous habitons. Cet amour prend sa source dans ce que je sais sur moi-même ; dans le fait que je suis juive. Si je perds ce que je sais, mes repères, ce qui organise mon cerveau et mon imagination, je me perds, je perds mon âme, j’erre. Je suis Sol, juive, fille de Haïm et de Simha, eux-mêmes juifs. Je ne m’imagine pas Fatima, fille de je ne sais qui…ni rien d’autre. Quand j’essaie de m’imaginer en autre chose, vivant dans d’autres conditions, j’ai l’impression d’être au bord d’un précipice, au bord de la chute.
………………………………………………….

Le cadi qui prit la tête du clan adverse était le célèbre Ahmed Bennani. Il était connu pour sa mémoire puissante, ses références solides et pour les appuis dont il bénéficiait à Fès dont il était originaire.
Il avait été consacré par d’éminents oulémas en rhétorique, en fiqh, théologie, en hadith, en exégèse, en logique…Il avait hérité de la chaire d’exégèse à la mort de son maître Abou Yahya Sarraj. Il avait été nommé, ensuite, grand mufti de Fès. Sa rigueur à l’égard des délinquants et des hérétiques participait de sa renommée dans tout le pays. Ses admirateurs le désignaient avec les qualificatifs de grand savant, splendeur de son siècle, maître de l’excellence, de la rédaction, de la connaissance et du savoir.

Son exposé débuta par une mise au point. Pour lui, Mohamed avait appliqué la peine de mort à l’occasion de l’apostasie de Abdallah Ibn Al Akhtal qui s’était réfugié dans la Kaaba. Mohamed avait ordonné son exécution, ajoutant : « Même s’il s’abrite derrière la Kaaba. » On l’avait passé par les armes.

Le cadi rappela que les dhimmis étaient inférieurs en valeur aux musulmans conformément au hadith : « S’ils vous insultent frappez-les. S’ils vous frappent, tuez-les. »

Les musulmans avaient droit de vie et de mort sur les dhimmis, aussi, par décision divine. Dieu, ne les avait-il pas condamnés à l’avilissement et à l’abaissement, comme il est écrit dans le Coran : « quiconque d’entre vous apostasie, puis meurt tandis qu’il est mécréant, les voilà ceux qui ont fait faillite ici-bas et dans l’au-delà »

La peine de mort était par conséquent la juste sanction de l’apostasie.

Il développa ensuite une démonstration alambiquée qui suscita l’admiration de ses pairs : « Le non croyant a la liberté de croire ou de ne pas croire, avant d’énoncer sa croyance. Son jugement se fera sur son choix entre la croyance et l’incroyance.

Mais celui qui croit par choix, puis se détourne de l’Islam est puni pour apostasie. Toutefois, avant l’application de la sentence au musulman qui a apostasié, il faut lui appliquer le délai de repentance, estimé à trois jours. S’il se repent, il ne sera pas tué. » Il cita à l’appui, un hadith de Mohamed :
« Celui qui change sa religion, tuez-le. »

Il commenta le hadith : « Il s’agit de ceux qui suscitent le désordre, divisent la Umma et s’allient aux ennemis de celle-ci. »
Il attira l’attention de ses collègues sur les dangers qui guettaient la terre d’Islam et justifiaient la rigueur dans l’application des peines. Pour accentuer son propos, il rappela les versets du Coran : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jugement dernier et n’interdisent pas ce que Dieu a interdit et ne suivent pas la vraie religion, parmi les gens du Livre, jusqu’à ce qu’ils paient la Djizia .» Il n’hésita pas à rappeler les conditions de la Dhimma :
« Six conditions sont obligatoires :
- Interdiction aux dhimmis de porter atteinte au Coran et de le travestir en le citant, à l’oral et à l’écrit.

- Interdiction de citer le prophète en usant de suspicion ou de dérision.

- Interdiction de citer l’Islam pour en dire du mal.
- Interdiction d’épouser une musulmane, en mariage légal ou en fornication.
- Interdiction de chercher à détourner un musulman de sa religion, de porter atteinte à ses biens.
- Interdiction de s’allier aux ennemis de l’Islam, même s’ils sont leurs coreligionnaires, de signer la paix avec eux ou de les renseigner.

Ces conditions sont obligatoires et ne peuvent subir aucune concession. Leur publication et affichage sont obligatoires. Il faut les leur rappeler avec insistance pour qu’ils prennent conscience de leur importance. Le non respect de l’une des conditions équivaut à la rupture du pacte.

Six conditions ont valeur de recommandations :
- Obligation de porter des vêtements spécifiques, différents de ceux des musulmans.

- Interdiction d’élever des constructions plus hautes que les constructions musulmanes et obligation d’abaisser les constructions anciennes.
- Interdiction de faire entendre les cloches, de lire leurs livres ni de faire savoir leur position sur le Christ.

- Interdiction de consommer le vin en public, d’afficher les croix et de montrer les porcs en public.

- Interdiction des enterrements et de tout signe de deuil, en public.
- Interdiction de monter à cheval, par contre, autorisation des mules et des ânes.
Ces dernières conditions ne deviennent obligatoires qu’après leur publication. Leur respect est obligatoire. Le non respect n’entraîne pas une rupture du pacte, mais est sanctionné. »

En conclusion, le cadi attira l’attention sur la tendance des juifs de Fès à ne plus respecter les conditions du pacte qui justifiait le maintien de leur présence. Il donna en exemple, le cas de Makhlouf Gdalia, dont les richesses étaient innombrables et qui se permettait de rentrer au palais du sultan chaussé de babouches jaunes, contrevenant en cela à une interdiction plusieurs fois séculaire.
Cette deuxième position prévalut et fit l’objet de la fatwa.

Le dernier mot restait, toutefois, au sultan. Mais celui-ci pouvait-il aller à l’encontre d’une fatwa des oulémas ?
…………………………………………………………..

Soudain, un grand fracas, en provenance de Tanger, retentit. Les explosions se succèdent. D’épais cercles de fumée montent au ciel, se fondent dans les nuages bas, dessinant d’étranges bêtes qui changent de formes au grès des vents. Le spectacle le subjugue. La distance et la surprise donnent un aspect brumeux à sa vision, la balançant entre le rêve et la réalité. Il lui semble que Tanger et les montagnes tremblent. Ses sens s’enflamment.

Il ne sait comprendre ce qui se passe ni ne parvient à maîtriser son émoi. Il arrive à souffler, libérant un long et bruyant soupir qui se propage dans sa tête.

Plus tard, il apprendra que des navires, galiotes et frégates de la flotte française ont bombardé Tanger. Aucun juif de la ville ne fut touché. Aussi, un Pourim de las Bombas fut-il dédié à l’événement.
Mais Issachar ne peut oublier ce jour d’Iyyar de l’an cinq mille cinq cents quatre-vingt- quatorze où le soldat a coupé la tête de Sol avec son sabre. La vision obsédante ne le quitte plus.

A chaque fois, il essaye d’arrêter la lame avant qu’elle ne traverse le cou fin et fragile. A chaque fois, il pense, si seulement elle avait crié, le bourreau se serait arrêté, au moment où la lame caressa sa joue ; il lui aurait demandé si elle s’était repentie…
Si elle avait crié,…
Si elle avait prononcé la shahada,…
Si elle était restée vivante…

La vision finit par disparaître. Issachar, le cœur lourd, aurait souhaité mourir avec elle.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 14 décembre 2007 a 00:45

« Le patrimoine Juif Marocain d’aujourd’hui: résistance ou persistance ?
de l’Olympe à la Vallée des Pleurs »

par

Dr.Arrik Delouya (Ph.D-Sociology)
sociologue chercheur & écrivain
Président de l’Association
« Permanences du Judaïsme Marocain par l’action humanitaire »




Œuvrer sur le terrain du patrimoine du judaïsme marocain mais aussi réunir régulièrement des « think tanks » accompagnés d’opérations rigoureuses de « fund raising » était une véritable gageure.

Pour la réaliser, il a fallu s’entourer de professionnels et de sages originaires du Maroc, juifs et musulmans, de professions variées incluant doctorants et chercheurs, directeurs de centres de recherches et de départements universitaires de tous les continents.

Ensemble, ayant la même vocation, cette équipe s’est réunie pour créer l’association des « Permanences du Judaïsme Marocain par l’action humanitaire » composée de jeunes étudiants de 20 ans mais aussi de seniors de 85 ans, nous avons décidé de faire connaître notre judaïsme marocain sous ses multiples aspects, longtemps méprisé, ignoré ou occulté: communauté, société, art, éducation, savoir, judaïsme spécifique ancien et judaïté contemporaine…à travers des groupes de réflexion, des actions de sauvetage du patrimoine, des symposiums, des écrits, des synthèses de films, face à l’érosion et l’oublie de l’histoire. « Là où l’histoire pourrait s’effacer, l’homme se doit de raviver sa mémoire presque mouvante devant nos yeux «.

Cette équipe qu’Arrik Delouya a mis en place a décidé d’oeuvrer pour les mêmes buts multiples de faire connaître l’immense richesse du judaïsme marocain tel que patrimoine vivant, résistant et persistant, de le rendre accessible la lecture de thèses devenues ouvrages de références, en assurer la traduction en différentes langues, restaurer les sites qui ont été marqués par l’histoire, organiser des conférences et séminaires de façon itinérante à travers plusieurs pays et villes depuis Cordoue jusqu’à Marrakech, puis de Tiberiade à Demnate, ré - éditer tous les ouvrages de références épuisés et qui sont le plus demandés et enfin lancer à travers le monde des spectacles dignes de cette culture et de cet héritage. L’accent est mis sur le soutien affirmé aux programmes mis en oeuvre en France, au Maroc, en Espagne et en Israël & à la mise en œuvre des actions présentées

La conception de cette action humanitaire passe par le constat de ce lieu de réparation, de compensation, dans un monde où les Droits de l’Homme ne sont pas universels et où l’on naît inégal. C’est dans ce monde tissé d’inégalités que nous constatons les injustices, l’organisation non antagoniste de la réduction de toute aliénation, de la chance à toute différence.

L’humanitaire est alors une dynamique qui crée et pratique des circuits de communication entre trois univers sociologiques aux structures internes complexes, la finalité étant d’établir une communication inclusive entre les hommes.

L’univers de la marginalité sociale, quelle que soit sa nature (judaïsme minoritaire souvent baignant au sein d’une société majoritaire, patrimoine abandonné et / ou abîmé, pauvreté ou danger d’acculturation et trans-culturation, misère ou abandon culturel, mal développement, catastrophe naturelle, maladie, lésions morales ou sociales, handicap, malnutrition, urgence, exceptionnel, accidentel, quotidien et des premiers opérateurs qui sont en contact avec elle, proches de son terrain, témoins susceptibles de faire le diagnostic et de déceler les besoins essentiels d’éléments marginaux pour « émerger », et d’élaborer des actions permettant l’émergence.

A l’opposé, est l’univers, immense comparativement, de la normalité sociale, de structures, de groupes, d’éléments sociaux intégrés et constituant un potentiel de complémentarité, d’apport - d’ordre financier ou technique -, qui peuvent contribuer à la démarginalisation de l’univers précédent. Leurs mobiles étant la solidarité, la charité, le goût à de la justice, une réflexion, personnelle, parfois un intérêt stratégique… Ce 2° univers est de plus en plus technique et spécialisé.

Les actions humanitaires nécessaires pour réduire le mal et le souci humanitaire d’éléments sociaux relativement privilégiés. Le rassemblement des moyens est nécessaire aux actions, du fund raising (de la collecte des fonds) sans lesquels aucune action n’est possible.

Voilà ce qui aidera à comprendre cette conception utile à sauver ce patrimoine Juif
Marocain deux fois millénaire pour le faire résister et persister




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 14 décembre 2007 a 00:51

Izza Genini la cineatse et productrice juive du Maroc

On trouvera des dizaines de milliers de « files » dans ces deux sites sur l’ouvre d’ Izza Genini : Réalisatrice, productrice et scénariste

[www.africine.org]

[www.google.fr]

[www.google.com]

[www.bladi.net]

[www.avmaroc.com]

[www.limage.info]

[www.telquel-online.com]

[www.alwatan.ma]

[www.marocohra.com]

[fr.allafrica.com]

[www.map.ma]

[plateforme-mre.blogspot.com]

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 14 décembre 2007 a 00:53

Compilation Arrik Delouya

Young Moroccan onlookers view with veteran US movie director Martin Scorcese
Marrakech International Film Festival
Spearheaded by the greatest visionary leader His Royal Highness Prince Moulay Rachid of Morocco

11 Déc 2007 [miffestival.canalblog.com]
Veteran US movie director Martin Scorcese speaks as he is flanked by Moroccan movie director Izza Genini (R)
Veteran US movie director Martin Scorcese speaks as he is flanked by Moroccan movie director Izza Genini (R) during the screening of the film "Transes" directed by Moroccan Ahmed El Maanouni on Jemaa El Fna Square in Marrakech, 09 December 2007, on the sidelines of the Marrakesch International film festival.
US director Martin Scorsese left and Izza Genini Moroccan producer right poses before the screening of the Moroccan film 'Trances' at the Jamaa El Fan


Posté par marocAdmin à 02:10
Young Moroccan onlookers view with veteran US movie director Martin Scorcese (out of camera range) the screening of the film "Transes" directed by Moroccan Ahmed El Maanouni on Jemaa El Fna Square in Marrakech, 09 December 2007, on the sidelines of the Marrakech International film festival.

Posté par marocAdmin à 02:15
















L’Ghiwane en seize neuvième
Saïd Raïssi
10/12/2007


Groupe mythique sur une place mythique. L’ambiance sur la place Jemaa Al Fna était, hier soir, plus chaude que la nuit précédente. Nass Al Ghiwane, qui ont donné un concert en prélude à une soirée cinéphile à ciel ouvert retraçant leur parcours, ont réuni plus de monde que Di Caprio et Scorsese réunis.


C’est en découvrant, sur une chaîne de télévision allemande, aux Etats-Unis, « Transes » d’Ahmed El Maanouni, film projeté en présence de la productrice Izza Genini, que ce dernier, saisi par les rythmes effrénés de cette formation venu d’ailleurs, s’est intéressé au groupe mythique marocain des années soixante dix.

On retrouvera donc Nass Al Ghiwane sur la bande originale du film d’un des réalisateurs qui a le plus marqué son époque cinématographique. L’atmosphère mystique de « La dernière tentation du Christ » de Scorsese doit beaucoup à la musique envoûtante des Ghiwane.
Une atmosphère que l’on retrouve dans « Transes », chef d’œuvre documentaire – un genre peu exploré - du cinéma marocain mais aussi un document historique qui à ce titre méritait d’être restauré par la World Cinema Foundation (WCF), présidé par Scorcese.

L’intérêt du réalisateur de « Taxi Driver » pour les Ghiwane pourrait se prolonger et même se concrétiser, comme l’a affirmé il y a quelques temps Omar Sayed, par un documentaire réalisé par Martin Scorcese lui-même.
Le festival de Marrakech où le réalisateur américain et les Ghiwane se sont retrouvés, pourrait, pourquoi pas, servir de lieu de concrétisation d’un tel projet. L'événement aboutirait, dans ce cas, à ce but ultime qui est de favoriser les rencontres, créer des moments de magie et servir de catalyseur à de nouvelles aventures cinématographiques.
La journée d’hier a aussi été marquée par la projection de deux films en compétition officielle. Les « Jardins de Samira » de Latif Lahlou qui incarne l’espoir marocain a été projeté en présence du réalisateur et des comédiens Sanaa Mouziane et Mohamed Khouyyi.

Le film traite de l’errance sexuelle d’une femme insatisfaite, un sujet qui, selon certains, n’a pas été traité de manière suffisamment profonde pour un film cinématographique. D’autres spectateurs ont jugé le film émouvant et audacieux.

L’autre film en compétition était français. « Actrices » de Valeria-Tedeschi conte l’histoire de Marcelline, actrice de quarante ans, célibataire et sans enfant qui revient vingt ans en arrière. Le coup de cœur du jour « La capture » de Carole Laure a été présenté par la réalisatrice et le producteur Jean-François Lepetit. Enfin, « L’ennemi intime » a clôturé la journée de projection.
Les satisfactions de Samira. La journée d’hier a été marquée par la projection de l’unique film marocain en compétition, « Les jardins de Samira ». Le film a reçu un accueil plutôt mitigé par une partie du public. Reste à voir si jury à été convaincu. Quoi qu’il en soit le réalisateur Latif Lahlou a déclaré que voir figurer son film sur la liste des films en compétition était en soi une satisfaction.
Début prometteur. Le réalisateur indien et membre du jury de la septième édition, Shekhar Kapur, dit être surpris par la qualité des quatre films en compétition qu’il a déjà visionné. « Les Jardin de Samira » figurent parmi ces films. Doit-on penser que le film de Latif Lahlou a réussi à toucher le Jury ? Impossible pour l’instant de le savoir. Les membres du jury n’ont pas le droit de se prononcer sur les films qu’ils visionnent. Du moins pas avant le 15.

























Par Abdeljalil Bounhar AP –

Dimanche 9 Décembre 2007 , 23h41

MARRAKESH, MAR
US director Martin Scorsese left and Izza Genini Moroccan producer right poses before the screening of the Moroccan film 'Trances' at the Jamaa El Fana square in Marrakesh during the 7th Marrakesh International Film Festival, Sunday, Dec. 9, 2007 in Marrakesh. The festival runs through Dec. 7-15 and this year focuses on new films from eastern Europe and Asia. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar)


































Cannes:
Martin Scorsese présente Transes d'Ahmed Al-Maanouni
MAP
Mardi 15 Mai 2007
Cannes - Le réalisateur américain Martin Scorsese présentera, le 22 mai à Cannes, le film marocain "Transes", mis en scène par Ahmed Al-Maanouni et produit par Izza Genini, dans la section "Cine Classic", à l'occasion du lancement de la "World Cinema Foundation" (WCF).


Hommage 2005 Martin Scorsese

Sur une idée de Scorsese, quelques cinéastes ont décidé de se réunir au sein de la WCF, une association à but non lucratif qui se donne comme objectif d'aider à la préservation, la restauration et la diffusion des films du monde entier et plus particulièrement du cinéma d'Afrique, d'Amérique latine, d'Asie et d'Europe centrale.

Trois films soutenus par Martin Scorsese, Walter Salles (Brésil) et Cristi Puiu (Roumanie) seront présentés à l'occasion de la naissance du WCF dans le cadre de la 60-ème édition du Festival de Cannes (16-27 mai). Il s'agit de "Transes" réalisé en 1981, "Limite" (Brésil, 1931) de Mario Peixoto et "La forêt des pendus" (Roumanie, 1964) de Liviu Ciulei.

Le 60ème Festival de Cannes sera également l'occasion pour Ahmed
Al-Maanouni d'annoncer son nouveau film "Les coeurs brûlés" et Izza Genini son premier long métrage musical "Nûba d'or et de lumière".

MAP
Mardi 15 Mai 2007





Mercredi 12 Décembre 2007


Par Ahmed Najim,
Cinéma. Quand Scorsese rencontre Maânouni

21 ans après avoir découvert et aimé le film Transes, Martin Scorsese a enfin rencontré son auteur, Ahmed Maânouni, au dernier Festival de Cannes. Récit d’une relation à distance, entretenue par un long-métrage.

Ahmed Maânouni et Martin Scorsese, au Festival de Cannes.(AFP

Cannes, mardi 22 mai, vingt heures. La salle Pinéal, sise au Palais du Festival, projetait Transes, film cultissime d’Ahmed Maânouni, dans une nouvelle version restaurée. L’événement est présenté par le cinéaste américain Martin Scorsese, à l’origine de la restauration, accompagné de la productrice Izza Génini et, surtout, de l’auteur lui-même.
Deux heures avant ce rendez-vous, Ahmed Maânouni s’était discrètement éclipsé pour rejoindre sa chambre d’hôtel, “histoire de me préparer pour l’événement”, confiera-t-il. À n’en pas douter, ce 22 mai n’est pas un jour comme les autres pour le cinéaste marocain. Il a revêtu un élégant smoking et s’est fait accompagner de sa femme, qui a sacrifié à un incontournable caftan. En arrivant dans la salle, Maânouni s’est installé aux côtés de Martin Scorsese. Une première rencontre entre deux hommes liés depuis 26 ans par un film : Transes.

Sous le charme de Transes
Les débuts de l’histoire d’amour entre Martin Scorsese et le long-métrage de Maânouni remontent au début des années 80. Après sa sortie en salle, le film, qui circule dans le marché mondial, est vendu à différentes chaînes de télévision, dont des networks américains. C’est l’un d’entre eux qui servira de trait d’union entre le réalisateur et le film.

“En 1981, je travaillais sur le montage de “La valse des pantins”, se rappelle Scorsese. Je travaillais surtout la nuit, pour éviter d’être dérangé par les appels téléphoniques. Ma seule compagnie était mon poste télé, que je laissais constamment allumé”. Le cinéaste américain somnolait au bout d’une longue journée de travail quand il fut réveillé, à deux heures du matin, par une sonnerie de téléphone. Sur le petit écran de sa télé, diffusé sur une chaîne new-yorkaise, il découvre alors, tout à fait par hasard, un film inconnu : Transes. Il est, depuis, tombé sous le charme. “J’ai été littéralement ensorcelé par la musique, happé par l’imaginaire du film. J’ai été impressionné par ce mélange subtil entre musique, cinéma et théâtre, qui m’a offert un véritable portrait de la culture marocaine. Ces gens chantaient leur pays, leur peuple, leurs douleurs. Ce film m’a habité durant des années”, commente le cinéaste américain, lors de la présentation de Transes au festival de Cannes.
Le film marquera tellement Scorsese qu’il ira jusqu’à contacter son auteur, quelques années plus tard, mais pour un objet bien précis. “J’ai été étonné de recevoir, un jour, un message vocal envoyé par Martin Scorsese. Il m’y informait qu’il avait vu mon film et qu’il avait beaucoup aimé sa musique. Et il me demandait mon autorisation pour utiliser la bande-son, composée de chansons de Nass El Ghiwane, dans son prochain travail cinématographique”, raconte Maânouni.

Ce dernier tentera d’entrer en contact avec son confrère américain, mais sans succès. En désespoir de cause, il informe Izza Génini, la productrice du film, de la requête de Scorsese et lui remet son numéro de téléphone, la chargeant de régler les modalités d’un accord pour “l’emprunt” de la musique de Transes. Dont acte. Scorsese, à l’époque plongé dans la préparation de “La dernière tentation du Christ”, s’inspirera directement de la bande-son de Transes pour la musique du film, composée par Peter Gabriel.
Ainsi commença l’histoire de Scorsese avec le film de Maânouni, pour ne plus finir. Les années passèrent, et chacun retourna à ses occupations professionnelles… jusqu’à l’année 2005, à l’occasion du Festival du cinéma de Marrakech. La direction du Festival choisit alors de rendre hommage à Scorsese, avec carte blanche pour sélectionner les films qui l’ont le plus marqué. Scorsese retient des classiques du cinéma mondial (Lawrence d’Arabie, Othello, etc)… et Transes, son coup de coeur. Maânouni, lui, apprend la nouvelle comme le reste du public, grâce à la presse : s’il était bien présent à Marrakech durant le Festival, il n’était pas en revanche parmi les invités officiels ! “Curieusement, aucun responsable du Festival n’a pensé à me contacter pour me dire que mon film a été sélectionné par Scorsese”, se rappelle-t-il. Le monstre sacré du cinéma, qui l’avait complimenté il y a 24 ans pour son film, était là, tout près, mais inaccessible. À nouveau, la rencontre entre les deux hommes est différée.

La rencontre, enfin
Début 2007, Izza Génini contacte Maânouni pour lui apporter une bonne nouvelle. “La World Cinema Foundation, dont la création sera annoncée à l’occasion du 60ème Festival de Cannes, a sélectionné ton film Transes. Une version restaurée sera projetée dans la nouvelle section Cannes Classics, en présence du président de la fondation, Martin Scorsese. Et c’est toi qui la présentera lors de sa projection”, écrit-elle. Dès lors, les choses vont très vite. Maânouni reçoit une invitation officielle de la direction du Festival de Cannes, pour un séjour de quatre jours dans la capitale éphémère du cinéma mondial. Il apprend aussi qu’il est désormais membre de la fondation montée par Scorsese. Le 21 mai 2007, le cinéaste marocain débarque à Cannes. Le soir-même, un cocktail est organisé autour de la piscine du célèbre hôtel le Martinez. C’est là, enfin, que Maânouni va, pour la première fois, serrer la main de Scorsese, 26 ans après que les deux cinéastes se soient rencontrés… par films interposés.

“L’un des invités a pris l’initiative de me présenter à Scorsese. Il m’a aussitôt pris dans ses bras et m’a serré très fort. Comme si nous étions de vieux amis, qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps”, raconte Maânouni, qui reçoit de vive voix le compliment de Scorsese : “Je continue à regarder ton film avec le même plaisir que le jour où je l’ai regardé pour la première fois”, lance le maître américain.

Le lendemain a lieu la vraie consécration : la projection, ce mardi 22 mai, de Transes. Scorsese fit son entrée, suivi par Maânouni. Le premier présente le film avec ses habituelles phrases courtes, plus proches de la poésie que de la prose. Prenant la parole, Maânouni se confond en remerciements, peut-être le meilleur moyen de cacher son émotion, avant de décrire l’aventure de Transes, avec sa modestie habituelle : “Je n’ai fait que retranscrire un rêve, avec beaucoup de respect pour Nass El Ghiwane”.

Maânouni reste de marbre devant les applaudissements de la salle au terme de la projection. “J’ai souvent tendance à être sévère avec mes films. Là, je l’étais encore davantage. Assis à côté de Scorsese, je ne voyais que les erreurs commises dans ce film, surtout au niveau du son et du montage. Je me suis reproché tellement de choses”. Pour autant, l’homme garde une grande tendresse pour son long-métrage, aujourd’hui vieux de 26 ans. “Après avoir revu le film, j’ai senti qu’il n’était plus un corps immobile, inerte. Il avait désormais une âme et je me suis senti tout petit derrière la caméra, devant ces milliers de spectateurs”.

Et maintenant ? “Le quart d’heure de gloire est terminé. C’est le moment de m’occuper de mon nouveau film, dont le scénario comporte quelques aspects autobiographiques”. On ne sait pas, en revanche, si Transes et Martin Scorsese y ont leur place…

Restauration. La seconde vie de “Transes”

Filmé en 16 mm, le long-métrage d’Ahmed Maânouni a été transformé en 35 mm via la technique dite du “gonflage”. La restauration du film, tant au niveau de l’image que du son, a été réalisée dans un laboratoire de la ville de Bologne en Italie, en prenant pour base la copie initiale en 16 mm, pour en développer un nouveau négatif. La restauration, qui a nécessité près d’un mois et demi de travail, a été financée par quelques mécènes dont Cartier, Giorgio Armani ou encore Qatar Airways. Le film raconte la révolution culturelle et sociale dans le Maroc du début des années 70, à travers le portrait du groupe légendaire Nass El Ghiwane. La formation a symbolisé la rupture du public marocain avec la domination des produits culturels et artistiques en provenance du Machrek. “Nous voulons un art typiquement marocain”, disait Omar Sayed dans une scène du film. Il avait mille fois raison…





















Marrakech
Une «leçon de cinéma» avec Scorsese
Le réalisateur a partagé son amour du 7e Art avec étudiants et professionnels du secteur

Publié le : 11.12.2007 | 16h30



Il est devenu un fidèle abonné du Festival international du film de Marrakech. Après l'hommage qu'on lui a rendu en 2005, il revient cette année pour donner une ‘‘leçon de cinéma''.

Présent lors de la cérémonie d'ouverture aux côtés de son acteur fétiche Leonardo Di Capreo, le réalisateur a répondu présent à l'appel samedi après-midi. C'est une rencontre pour partager avec étudiants et professionnels une reflexion et une relecture de ses films les plus célèbres. “Taxi driver”, “La dernière tentation du Christ”, “New York, New York”, “Alice doesn't live here anymore” et ses documentaires ont été l'objet d'une analyse détaillée animée par le critique français Michel Ciment.
Un rendez-vous qui a attiré une belle foule désireuse de voir et d'entendre l'un des noms qui ont façonné les cinémas américain et international.
Martin Scorsese, qui n'a jamais caché sa gratitude envers le Maroc où s'est déroulé le tournage de deux de ses chef-d'oeuvres («La Dernière tentation du Christ» -1988 et «Kundun» -1997), a su l'exprimer cet après-midi. Avec bonne humeur et un détachement certain, il a procédé à une “autopsie'' munitieuse des différentes composantes d'un film. Il a raconté à la salle archicomble la naissance, dans sa tête d'adolescent, des premiers scripts, des premiers personnages, des premières mises en scène et surtout des premières images.
“A cette époque, je ne sortais pas beaucoup mais j'étais heureux de me retrouver seul dans notre deux-pièces ou en me réfugiant dans l'église”, explique le réalisateur. Seul dans l'appartement de sa mère, il profitait de son absence et de celle de son frère, partis travailler, pour se plonger dans son imaginaire.
Nourri des films d'Hollywood et de ceux des cinémas internationaux (italien, français…), le jeune Scorsese en a fait son école dramtique. Autodidact, ce réalisateur de grand talent n'a pas hésité à “exprimenter tous les styles, à les combiner pour en faire un nouveau genre différent”, se rapelle-t-il.
En effet, la filmographie de Scorsese va de la tragédie, au mélodrame en passant par la comédie et l'épopée historique. Lors de cette rencontre à coeur ouvert, le cinéaste a procédé à une lecture critique de ses propres films.
En plus de ses explications quant à ses choix esthétiques et techniques, il a porté un regard décalé sur ses productions. “Pour New York, New York”, j'ai voulu faire dans le style hollywoodien coloré et bien animé.
Une tentative de capter les derniers vestiges d'un style qui tend à disparaître”, se rapelle-t-il. Ceci avant de raconter les problèmes techniques qu'il a rencontrés, genre des longues séquences de 40 minutes qui ont demandé un montage de 4 mois !
Ceci pour sortir le film dans les salles en même temps que “Star wars”. Malchance! “car le film dès sa sortie était fini, mort et enterré.
Il n'a pas pu résister au ras de marée” lance-t-il avec humour mais avec une petite amertume quand même.
En visionnant une séquence de ce même film avec un Robert de Niro impressionnant de drôlerie, le réalisateur a insisté sur l'importance et le charme de l'improvisation.
“Mais qu'elle soit bien structurée de telle façon à apporter un plus”. Pour le réalisateur, la structure est fondamentale, celle des personnages encore plus. “La mise en scène, la création d'un univers propre à travers paroles, lumières et costumes… vont permettre au spectateur d'entrer et de sortir du personnage qui s'ouvre devant lui” , rajoute Scorsese avec sagesse.
A l'évocation du montage et des choix cruciaux qu'un réalisateur doit faire, Scorsese n'a pas caché son agacement. Dans ‘'New York, New York'', j'ai décidé de couper moi-même des séquences pour prouver que je ne suis pas têtu, en fait, je l'étais.
Ceci pour éviter que les studios ne le fassent à leur façon mais cette manoeuvre a porté préjudice au résultat final”, confie Scoresese.
Faisant le tour du processus créatif d'un film, le cinéaste américain a dévoilé le secret du succès d'un cinéma qui n'a plus rien à prouver: des détails, de l' organisation, de la créativité et du sens de l'aventure.
Avec son “Taxi driver”, devenu culte, et les autres films, il a démontré avec beauté ses théories nées de la partique passionnée d'un art bien consommé.

Scorsese et Nass El Ghiwane
Tout le monde connaît l'admiration du cinéaste américain pour les “Rolling Stones” du Maroc. Dans un geste d'amour, il a pensé à restaurer le film “Transes” (1981) d'Ahmed El Maânouni. Ceci à travers la Fondation World Cinema créée par lui.

Une association à but non lucratif qui veut apporter un soutien financier à la restauration et à la diffusion des films du monde entier, en particulier ceux d'Afrique, d'Amérique latine, d'Europe centrale et d'Asie. Le documentaire, qui ‘rend célèbre le groupe mythique, est le premier film à être restauré par cette fondation. Martin Scorsese ne cache pas que “Transes” a été une source d'inspiration pour son long-métrage “La dernière tentation du Christ.

"Ahmed Al Maânouni a réalisé un très beau documentaire”, commente le cinéaste américain avant d'ajouter: "Ce film m'accompagne sans cesse depuis 1981". Un témoignage de taille pour la création marocaine et pour Al Maânouni qui vient de confirmer son talent à Tanger en remportant le grand prix grâce à son film “Coeurs brisés”. Quant à ”Transes”, il est prévu dans le programme des projections de Jamaâ El-Fna.

Par Hayat Kamal Idrissi | LE MATIN































Les marocains
Izza Genini: La passion contagieuse


Farida AYARI


Février 1979. Aéroport de Roissy. Nous sommes un certain nombre de cinéastes, producteurs et critiques à attendre l'embarquement pour le vol d'UTA en direction de Ouagadougou. Parmi nous, Izza Genini, une femme que je n'ai plus perdue de vue depuis ce FESPACO 79, alors affaire de famille pour une poignée de passionnés du cinéma arabe et africain.
Le pays des hommes intègres, Burkina Faso, était alors tout simplement Haute Volta, dénomination géographique héritée de la coloniale. Les projections avaient lieue en plein air, le déroulement des bobines couvrait la bande son, les images défilaient dans un flou artistique et aux cris des professionnels qui réclamaient " le point ! " faisaient échos les expressions savoureuses des ouagalais avides de leur reflet : " On veut goûter l'image ! On veut goûter le son ! "
Izza faisait son entrée dans la grande famille du cinéma africain avec un poulain de choix : " Alyam, Alyam ", le premier long métrage d'Ahmed El Maânouni. Avec énergie et générosité, Izza, se contentait à l'époque de promouvoir, de vendre et de distribuer les films des autres. Les films des cinéastes marocains comme El Maânouni et son ami de toujours, Souheil Ben Barka.
Quelques années auparavant, elle avait effectué son retour aux sources, dans ce Maroc qu'elle avait quitté à dix-sept ans. Une révélation et une passion qui inspireront le parcours artistique d'Izza Genini : de la gestion du Club 70, salle de projection privée, mais aussi lieu de fêtes mémorables autour de films musicaux, jusqu'à la réalisation d'une œuvre titanesque : " Maroc corps et âme ", une encyclopédie filmée de toutes les musiques marocaines.
Au début des années 80, le concept de World Music est balbutiant. Mais avec Izza , je découvre Nass El Ghiwane, Jil Jalala et d'autres groupes marocains qui avaient déjà compris que l'avenir était au métissage, à la fusion. Les rythmes des Gnawas qui inspirent les Nass El Ghiwane sous l'impulsion de Tayeb Seddiki- ce fils d'Essaouira, bercé depuis le biberon aux sons des guembri et des crotales, devenu homme de théâtre, fut le premier à intégrer dans ses mises en scène ces rythmes des confins de l'Afrique noire- n'émeuvent que quelques initiés et les immigrés des banlieues.


Avec Izza, nous courrons de Saint Denis à Gennevilliers, de Corbeil à La Courneuve, pistant les Nass El Ghiwane de concerts en concerts, souvent financés par des associations maghrébines. Les grands promoteurs ne sont pas encore sur le coup.

Un matin de 81, Izza m'annonce : " Je vais produire un film sur les Nass El Ghiwane et Maânouni va le réaliser ! " Un pari fou sur un groupe confiné aux ghettos maghrébins des grandes villes de France et à " Mosaïques " l'émission du dimanche matin sur la 3.

C'est ainsi que " Transes " est né. Le seul et unique film musical du Maghreb.

L'apothéose de " Transes " est le concert de Carthage, dans l'amphithéâtre romain, où une dizaine de milliers de jeunes tunisiens exprimaient leur bonheur à l'unisson des musiciens.

" L'effet mode " du tout premier festival de Gnawas d'Essaouira devrait faire bénéficier 'Transes' d'une nouvelle carrière.

Il aura fallu sept ans de gestation pour qu'Izza éprouve le besoin de s'exprimer par elle-même

En 1988, elle décide de passer à la réalisation. Véritable artisane, pourvue du bon sens hérité de son père, grainetier qui sillonnait le Maroc de souk en souk, Izza fait tout par elle-même.

Retrouvez et offrez-vous, dans la boutique en ligne, toutes les vidéos et DVD d'Izza Genini

Artsouk



Le film "Transes" présenté au Festival international de Chungmuro

3 Nov 2007
Le film-documentaire "Transes" (Al-Hal) d’Ahmed Al-Maanouni a été présenté récemment au Festival international de Chungmuro en Corée du Sud par sa productrice Izza Genini.






Ce film culte, réalisé en 1981 et qui raconte sur un ton libre et joyeux l’histoire du groupe mythique Nass El-Ghiwane, très apprécié par les amateurs du 7ème art présents à ce festival spécialisé dans la présentation de films classiques.
Izza Genini a par ailleurs fait savoir qu’elle va présenter ses films "Des luths et délices" et "Cantiques brodés" à Essaouira dans le cadre de l’hommage à Feu Abdessadek Chekkara.
La diversité et la richesse de la musique marocaine saisie dans son contexte naturel constitue l’essentiel du sujet des films de Izza Genini.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 26 décembre 2007 a 15:44

De la part d'Arrik Delouya


Bonnes et chaleureuses fêtes de fin d'année 2007 !

Mes meilleurs voeux pour 2008 !

Beaucoup de joie, de bonheur, de santé et de félicité, belle sérénité et bonne récolte d'amitié à tous les assidus de Darnna et surtout Ariella -Darlett et Gérard

Que la paix et la prospérité vous accompagnent durant les 365 jours à venir.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: gerard (IP enregistré)
Date: 26 décembre 2007 a 17:40

Merci Arrik pour tes gentils voeux
A mon tour mes souhaits de bonheur et santé a toi et a ta famille,
et dans l'esprit Darnna voici une caricature que j'ai releve ce matin (mais il fait encore nuit a Vancouver),
il montre quelle difference entre Darlett et moi!!!! ou entre toi et le marrakchi du coin.



Bonne journee, moi aujourd'hui je Boxe!




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 26 décembre 2007 a 20:21

M'ziane o tbark ellah !


Y' a pas d'raison, il faut que ça change !

Ti vas voir ya jnifo


Toua tu boxes, moi je vais au Gymnase reprendre du galon

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 29 décembre 2007 a 20:25

Sidi Bou Aïssa Ousliman:

From: Hassan Majdi de Marrakech (Doctorant en Histoire sur les Saints Juifs au Maroc)
To: benhamoulea@yahoo.fr
Cc: Arrik Delouya ; jackykadoch@yahoo.fr
Sent: Friday, December 14, 2007 1:31 PM
Subject: Sidi Bou Aïssa Ousliman


Bonjour Leah,

J'ai cherché partout pour vous trouvez la biographie de votre saint protecteur "Sidi Bou Aïssa Ousliman",


Ce saint figure dans ma liste hagiographique dans la catégorie des saints revendiqués à la fois par les Juifs et les Musulmans...

L. Voinot et Ben Ami aussi l'ont classé dans cette catégorie...faute de témoignage explicite 30 autres saints font partie de cette catégorie...


Ci-après quelques informations sur le saint vénéré communément par les Juifs et les Musulmans du Maroc:


Sidi Bou Aïssa Ousliman:
Non loin d'Anzour, près de Dar Ben Tabia et en face de Tagourout, chez les Sektana de Sous. Une Koubba blanche avec un couronnement de tuils vertes, une coupole et au sommet de celle-ci un fanion jaune, elle se trouve dans un très vieux cimetière, dit de Baba Yahouda Oubni. La Zaouia du saint est toute proche de sa sépulture.


les Musulmans s'adjugent Sidi Bou Aïssa sans discussion possible, bien qu'ils ne sachent à peu près rien du personnage.

Celui-ci, dont l'existence remonterait à huit ou neuf siècles, peut être plus, n'a pas laissé de postérité. les nègres de la Zaouia seraient les descendants des serviteurs du saint, ils gèrent l'établissement religieux et gardent le tombeau .


La Zaouia a la réputation d'être riche, car les tribus environnantes apportent des offrandes. Un grand moussem a lieu chaque année, au mois d'août, il est égorgé plusieurs dizaines de boeufs au cours des réjouissances. On place la gorge de la victime sur une pierre posée devant la Koubba. Cette pierre, de couleur légèrement rougeâtre, absorbe de suite le sang, on la désigne sous le nom de Lalla Kafia et l'on assure qu'elle représente la fille du Marabout.


Pour revendiquer le santon, les Juifs émettent des opinions variées, les uns disent le fils de Salomon, fils de David. D'autres prétendent que c'est le prophète Sidna Aïssa. Selon d'autres encore, il s'agirait d'un juif devenu musulman. Enfin, beaucoup voient en lui un rabbin, qu'ils nomment Rabbi Baâcha Ben Chloumou.


Les Musulmans laissent les Juifs apporter des offrandes en nature ou en argent, que recueillent les nègres de la Zaouia, ils leur permettent aussi d'égorger des victimes à côté de la Koubba, à condition toutefois de ne pas y pénétrer. Cette interdiction derait, s'il faut en croire certaines informations, sanctionnée par la peine de mort. Ainsi une juive, qui avait réussi à atteindre la tombe, fût aussitôt tuée, le gardien noir du sanctuaire aurait subi le même sort.

Les Musulmans, comme les Juifs, ont une grande confiance dans la puissance du Santon, tous viennent donc nombreux en pèlerinage, souvent de très loin, afin d'obtenir son appui. Sidi Bou Aïssa a la réputation de recommander aux démons, de guérir les fous, les paralytiques et bien d'autres malades.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 29 janvier 2008 a 21:23

JE REVIENS EN FORCE
Bises

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistré)
Date: 29 janvier 2008 a 21:29

Slama ya hmimo ! bienvenue fel darnna !

Si tu es la y aura plus personne pour preparer les repas a la maison !




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 29 janvier 2008 a 21:45

Tboza diali aslama dialk

Je vois que tu connais les dessous de ma vie intime. Nous ne sommes plus que deux à la maison, le repas a été préparé conformément aux directives de l'absente, il a été avalé comme un délice, la vaisselle a été faite par la fatimatique, l'ordi est rallumé pour la circonstance et la vie est belle

Bisous
Arriko

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 29 janvier 2008 a 21:47

Cimetière de Casablanca Cliquez sur le lien ci-dessous vous y trouverez les tombes de vos proches au Cimetière de Casablanca

Georges Sebat
WebSite: www.cimetierejuifcasablanca.com
E-mail: contact@cimetierejuifcasablanca.com
E-mail: g.sebat@cimetierejuifcasablanca.com

Nous sommes en train de plancher sur la réplique de ce logiciel pour le cimetière juif de Marrakech, si certains d'entre vous sont intéressés merci de m'approcher par Ariella

Bises
Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 29 janvier 2008 a 22:11

Demnate Maroc le 28 Janvier 2008

Projet de publication de livres-CD

Idée originale de Sarah Bitoun-Elfassy
Étudiante à l'Université de Montréal, complétant un Bachelor en Anthropologie et Littérature Comparée

Coaching: Arrik Delouya

E-mail: laamira@gmail.com



Ce projet s’insère dans les axes de réflexion proposés par la revue de l’IRCAM

Cette étude cherche à mettre en perspective les identités amazighe et juive à travers une étude de l’oralité amazighe (cheminement du conte), et de la mémoire orale de la présence juive au Maroc. Ceci dans le but de mettre en valeur la légitimité de l’oralité à faire pénétrer intimement des cultures qui se situent à la périphérie des discours officiels.

Le but de ma démarche est d’aller interroger la fonction sociale du conte (sorte de sociologie du conte) dans la société berbère traditionnelle, et de suivre ses transformations dans différents espaces : village reculé, village plus proche de la ville, ville moyenne, grande ville, jusqu’à Jemaa el Fna. Ceci suppose de mettre en perspective les modes de vie, une certaine vision du monde, les enjeux actuels d’une culture, et sa forme d’expression privilégiée, la parole. Quel rapport entretiennent les Imazighen avec la parole selon la nature de l’espace qu’ils occupent ? Ce questionnement permettra de mettre en relief des rapports de pouvoir entre genres, la question de la transmission à travers les générations, l’institutionnalisation du savoir à l’école, le rapport au visuel envahissant, le rapport à l’Autre (le citadin, l’Occidental, l’Arabe).

Cette recherche s'inscrit dans la même logique que projet de l'UNESCO sur la protection de patrimoine immatériel de l'humanité, ratifié par la Convention de 2003, et propose une réflexion plus large sur l'importance de ce patrimoine par rapport à des problématiques contemporaines.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistré)
Date: 30 janvier 2008 a 00:42

Merci, aucun souci

Le round sera entre mon protégé et ami Said et Alex

Bise

Arrik

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