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Permanences du Judaisme marocain
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Date: 11 November 2007 : 23:37


Permanences du Judaisme marocain
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Date: 12 November 2007 : 02:19


Permanences du Judaisme marocain sous la direction du Dr. Arrik Delouya
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Date: 12 November 2007 : 02:20


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Permanences du Judaisme marocain
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de notre ami et membre
David Bensoussan

L’Espagne des trois religions / Grandeur et décadence de la convivencia

Que fut réellement l'Espagne des trois religions ? En marge des chroniques, des poèmes épiques et des ballades, tout un monde de tradition orale a tendu à embellir le récit d'un vécu de tolérance exemplaire.

Cet ouvrage vise à donner un avant-goût de ce que furent les grands moments de la cohabitation dans l'Espagne des trois religions et à amorcer une réflexion sur cette période mythique. Avec comme finalité, le fait d'éveiller chez le lecteur un certain intérêt qui le poussera à mieux connaître le creuset des civilisations dont nous sommes issus.

David Bensoussan est l'auteur de plusieurs volumes dont un commentaire de la Bible, la Bible prise au berceau, un livre de souvenirs Le fils de Mogador, un roman historique, La rosace du roi Salomon et est co-auteur d'un livre d'art, Mariage juif à Mogador

Chez l’Harmattan
20 €uros

Permanences du Judaisme marocain
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Date: 12 November 2007 : 02:41


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Permanences du Judaisme marocain
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Date: 12 November 2007 : 03:38

Arrik DELOUYA
Sociologue

A présenté sa dernière recherche
Les Juifs du Maroc Bibliographie Générale:
Résumés-Annotations-Recensions

Arrik Delouya s’est efforcé de recenser les travaux publiés sur tous les aspects de l’histoire des Juifs du Maroc et de la vie de leurs communautés depuis les Toshabbim au II° siècle jusqu’à notre époque. Cet ouvrage ne prétend pas être exhaustif. Il reste à retrouver et recenser d’autres textes en hébreu, en arabe, en allemand et en espagnol. Toutefois cette bibliographie est considérable. Elaborée pendant vingt-cinq ans, cette somme a bénéficié de la précieuse contribution des spécialistes marocains, juifs et arabes, et de celle de bibliothèques du monde entier.

Arrik Delouya est sociologue. Il a été chercheur-associé au CNRS (groupe de sociologie des religions, équipe judaïsmes et judaïcités contemporaines). Auteur d’une dizaine ouvrages et de nombreux articles, il s’est plus particulièrement intéressé au sauvetage du patrimoine judaïque marocain.

La présente Bibliographie sur les Juifs du Maroc inaugure une collection destinée à faire connaître les richesses d’un patrimoine culturel sous ses multiples aspects.
Collection Une production du
Héritages du Judaïsme Marocain Conseil des Communautés Israélites du Maroc Israélites du Maroc


Cette bibliographie est fort riche, puisque les publications qu’elle rassemble portent sur des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel.

Elle recense 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu & en arabe depuis 5 siècles .

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une centaine d’étudiants locaux au Maroc et 200 autres marocains en doctorat à Paris VIII et INLCO et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (C.R.J.M.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs.

Cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines. Cet ouvrage traduit aussi notre volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions. Il est d’ailleurs prévu d’installer au Maroc une banque de données informatisée qui renfermera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance au Maroc et hors du Maroc. Un site Internet, consacré au patrimoine juif marocain, sera également ouvert.

Outre le travail considérable réalisé par Arrik Delouya, l ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution des chercheurs et spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux communautés juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Venezuela et du Maroc.


PRÉFACE

En décembre 1978, était publiée par Arrik Delouya une bibliographie sélective et annotée des publications sur les Juifs du Maroc, en même temps que le Colloque international sur la communauté juive marocaine – vie culturelle, histoire sociale et évolution, organisé à Paris par l’association « Identité et Dialogue » et le Conseil des Communautés Israélites du Maroc.

Le présent ouvrage en est le prolongement logique, naturellement confié au même auteur, qui s’est efforcé de recenser les nombreux travaux publiés sur les divers aspects de l’histoire des Juifs du Maroc et de la vie de leurs communautés. En plus de vingt ans, l’abondance et la variété de ces publications sont frappantes, de même qu’est patent l’intérêt des spécialistes en sciences sociales et humaines pour cette composante de la population et de la nation marocaines, depuis la préhistoire jusqu’à notre époque.

Il est important de signaler à cet égard l’intérêt singulier porté par les historiens marocains, soucieux de réécrire l’histoire du Maroc, aux communautés juives marocaines. Au sein des Facultés des lettres et sciences humaines des Universités Mohammed V de Rabat, Fès-Saïs, Agadir et d’autres villes du Royaume, quelques dizaines de chercheurs ont consacré leurs travaux et préparent actuellement des thèses de doctorat sur les Juifs du Maroc, avec le souci de retrouver et de mieux exploiter des sources bibliographiques (publiées et manuscrites) marocaines, en arabe, en judéo-arabe et en hébreu. Dans quelques années, la moisson de travaux originaux, enracinés dans ces sources marocaines, sera riche et fera sans doute évoluer le regard et les opinions portés sur les communautés juives marocaines, généralement fondées sur des publications d’auteurs non marocains. Ces travaux seront alors recensés dans ce qui sera la mise à jour périodique du présent ouvrage.

Cette bibliographie est fort riche, puisque les publications qu’elle rassemble portent sur des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel.

Cet ouvrage n’est cependant pas le premier du genre et, en dépit de la somme de recherches nécessaires à son élaboration et des données qu’il communique, il ne prétend pas être exhaustif. Il reste en effet à retrouver et à recenser de nombreux textes en hébreu, en arabe ou en espagnol ; ce sera le programme de la prochaine étape. Toutefois, cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines. Cet ouvrage traduit aussi notre volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions. Il est d’ailleurs prévu d’installer au Maroc une banque de données informatisée qui renfermera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance au Maroc et hors du Maroc. Un site Internet, consacré au patrimoine juif marocain, sera également ouvert.

Outre le travail considérable réalisé par Arrik Delouya, l ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution des chercheurs et spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux communautés juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Vénézuela et du Maroc.

Nous exprimons notre vive reconnaissance à M. Robert Attal et à son Institut Yad Itzhak Ben-Zvi, aux responsables de la Bibliothèque du Congrès à Washington et de sa section hébraïque, ainsi qu’à M. Abdou Filali-Ansary, qui dirige la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines à Casablanca.

En soutenant la réalisation de cet ouvrage bibliographique, le Conseil des Communautés Israélites du Maroc poursuit une série d’activités relatives à une meilleure connaissance de l’histoire et de la vie des Juifs du Maroc. C’est ainsi qu’a été publiée et largement diffusée une brochure illustrée sur la communauté juive marocaine ; qu’un CD-Rom a été élaboré sur l’histoire de cette communauté par une équipe de chercheurs et de techniciens à Montréal ; qu’une cassette vidéo et un disque compact ont permis de faire connaître quelques facettes du patrimoine musical juif marocain. Enfin, le Musée du judaïsme marocain de Casablanca apportera une contribution déterminante à la connaissance des communautés juives.

Serge Berdugo Albert Sasson
Secrétaire général du Conseil des Ancien sous-Directeur Général
Communautés Israëlites du Maroc de l’UNESCO
Président du Bureau Identité & Dialogue




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 03:43

Livre et conférence

Le but de cette longue recherche bibliographique sur les Juifs du Maroc était de recenser les nombreux travaux publiés sur les divers aspects de l’histoire de ces Juifs et de la vie de leurs communautés.

En plus de vingt ans, l’abondance et la variété de ces publications sont frappantes, de même qu’est patent l’intérêt des spécialistes en sciences sociales et humaines pour cette composante de la population et de la nation marocaines, depuis la préhistoire jusqu’à notre époque. En effet, plus de 2 colloques par an se sont avec d’importantes communications et publications. A titre d’exemple, plus de 700 nouveaux titres supplémentaires de livres, de thèses de doctorats et d’articles scientifiques ont été recensées depuis les années 1978.

Cette bibliographie recense environ 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu, en arabe et même en sanscrit c’est-à-dire à l’état naturel. Mais il reste encore environ un millier de thèses de doctorats, articles scientifiques et manuscrits en hébreu en Israël, et environ un autre demi - millier de titres en espagnol et en allemand. Voilà la dernière tâche qui nous attend pour les prochaines années à venir.

Mais Il est important de signaler à cet égard l’intérêt singulier porté par les historiens marocains, soucieux de ré - écrire l’histoire du Maroc, aux communautés juives marocaines. Au sein des Facultés des lettres et sciences humaines des Universités Mohammed V de Rabat, Fès - Saïs, Agadir et d’autres villes du Royaume, quelques dizaines de chercheurs ont consacré leurs travaux et préparent actuellement des thèses de doctorat sur les Juifs du Maroc, avec le souci de retrouver et de mieux exploiter des sources bibliographiques (publiées et manuscrites) marocaines, en arabe, en judéo - arabe et en hébreu.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une vingtaine d’étudiants en doctorat et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (CRJM.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

Cet inventaire s’adresse aux chercheurs, étudiants, enseignants, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire bimillénaire des Juifs du Maroc
Toutefois, cette bibliographie sera particulièrement utile, nous n’en doutons pas, aux chercheurs qui partent dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines.

Dans quelques années, la moisson de travaux originaux, enracinés dans ces sources marocaines, sera riche et fera sans doute évoluer le regard et les opinions portés sur les communautés juives marocaines, généralement fondées sur des publications d’auteurs non marocains. Ces travaux seront alors recensés dans ce qui sera la mise à jour périodique du présent ouvrage.

Cette bibliographie est fort riche, puisque des sujets aussi divers que les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité du patrimoine culturel … sont traités et rappelés tour à tour.

Voilà pourquoi cet ouvrage traduit aussi une volonté de conforter les acquis des recherches et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque.

L ‘élaboration de cette bibliographie a bénéficié de la précieuse contribution de chercheurs et de spécialistes marocains, et de celle de bibliothèques municipales et universitaires, de centres de recherches et de personnes appartenant aux Communautés Juives d’origine marocaine d’Espagne, de France, d’Israël, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada et du Venezuela et du Maroc.

L’ouvrage recense des lieux de consultation des publications et en fournit les coordonnées pour établir des contacts entre les chercheurs et les institutions (des bibliothèques nationales, universitaires et municipales et celles de personnes auxquelles nous avons rendu visite au Maroc, en Israël, au Canada, aux Etats-Unis, au Venezuela, en Espagne et en France) Il est d’ailleurs prévu d’installer une banque de données informatisée qui rassemblera les données contenues dans cet ouvrage et qui pourra être consultée à distance.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs :
Science Religieuse - Philosophie - Hagiographie - Histoire - Droit - Ethnologie - Sociologie - Organisation Sociale - Stratification - Groupes Ethniques - Éducation - Enseignement - Système Culturel - Art/Poésie - Folklore - Démographie - Habitat Humain - Structure Économique - Document - Linguistique - Immigration - Intégration - Absorption. Cela concerne les études de vie de cette communauté dans son quartier, souvent le Mellah sous divers aspects : antécédents, vie économique, rapports avec les musulmans, vie religieuse et Rabbinat, enseignement, fêtes et cérémonies, légendes et superstitions, justice et tribunaux Rabbiniques, évolution sous le Protectorat, rôle de l'AIU et de la France dans le processus d'occidentalisation de ces juifs. Remarques préliminaires : La société Juive Marocaine était essentiellement une société religieuse ; sa créativité intellectuelle a trouvé en grande partie son expression dans les sciences rabbiniques. L'éducation rabbinique est donc un aspect essentiel de la culture Juive au Maroc.

Les yeshivot au Maroc étaient beaucoup moins formelles que les yeshivoth de l'Europe de l'Est. Ces yeshivot se développaient localement autour de personnalités connues pour leur réputation en tant que grands savants et leaders spirituels. Ainsi, à Meknès, plusieurs grands rabbins avaient attiré autour d'eux bon nombre d'étudiants illustres. L'éducation Juive au Maroc suivait, dans ses grandes lignes, le programme idéal tracé par toutes les autorités Sépharades du Moyen - âge. Elle commençait par la Bible, au niveau du Talmud Torah, et finissait par l'étude approfondie du Talmud, de la Halakha et des commentaires bibliques. Ainsi, l'étudiant Juif commençait, au Maroc, l'étude de la Mishna, de la Guémara, avant d'arriver à la Yeshiva.

L'étudiant rabbinique au Maroc avait un comportement pragmatique ; en même temps qu'il approfondissait ses connaissances rabbiniques, il se préparait à une carrière de dayan (rabbin-juge), Chohet (sacrificateur), mohel (rabbin-circonseur), sofer (notaire) etc.

La transcription en caractères latins, adoptée par les différents auteurs ou éditeurs pour les titres en hébreu et en arabe a présenté quelques difficultés. C’est pourquoi nous avons respecté strictement leur transcription afin de faciliter la recherche.

La première des tâches fixée était de publier ce premier ouvrage ; ma propre réflexion me conduit à envisager de lancer une collection destinée à mettre en valeur et à faire connaître le patrimoine culturel du judaïsme marocain, sous ses multiples aspects – religion, art, éducation, société, savoir. J’ai alors été conduit à envisager de m’ atteler à deux autres tâches : faciliter la lecture de thèses en les transformant en livres de collection, traduire ce patrimoine en différentes langues afin d’en assurer la plus large diffusion possible.

Il y a eu le premier ouvrage rédigé en 1489 et trouvé au Portugal concernant ce patrimoine est celui – d’ : ABUDARHAM : Téfilot (Liturgie) .

Lisbonne, Archives secrètes LC/WDC: Library of Congress. African & Middle Eastern Division.Thomas Jefferson Building, 20540-4722 Washington DC.,

sur les Juifs du Maroc écrit par un Juif Sépharade. Cet ouvrage a été offert par un mécène Juif à la Library of Congress.
Puis, vers les années 1970, plus de 30 colloques ont été réalisés sur cette communauté.

Enfin, et jusqu’à la découverte surprenante qui a été celle des manuscrits écrits en langue arabe sur les Juifs au Maroc, utilisés par des doctorants et étudiants marocains dans les universités marocaines et à Paris 8 chez le Prof. Ephraïm Riveline et à l’INLCO chez le Prof. Joseph Tedghi lui-même auteur de Ha-Sefer ve-hadfus ha- 'ivri be-Fès (Le Livre et l'Imprimerie Hébraïques à Fès). En hébreu. Jérusalem, Institut Ben-Zvi pour la Recherche sur les Communautés juives d'Orient,1994 (Tachnad ), 208 p. Également disponible à la bibliothèque de l'inlco.




Compte Rendu de la Bibliographie Générale
In. : la Revue Sens, N° 12, Décembre 2002, p. 637.

LES JUIFS DU MAROC Bibliographie générale, résumés, annotations,
Recensions par Arrik DELOUYA Ed. Geuthner, Paris 2001, 647 p.

Poursuivant un travail commencé dans les années 70 (cf. Sens, 1980 n°1/2, p.40), Arrik Delouya s’est efforcé, dans ce nouvel ouvrage, de recenser les travaux publiés sur tous les aspects de l’histoire des Juifs du Maroc et de la vie de leurs communautés, depuis les Toshabbim au IIème siècle jusqu’à notre époque. Ce livre n’est pas le premier du genre et, en dépit de la somme de recherches nécessaires à son élaboration et des données qu’il communique, il ne prétend pas être exhaustif. Il reste en effet à retrouver et à recenser de nombreux textes en hébreu, en arabe ou en espagnol ; ce sera le programme de la prochaine étape.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une vingtaine d’étudiants en doctorat et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (C.R.J.M.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives. On trouvera, dans la partie consacrée aux « lieux de consultation des ouvrages et articles », les adresses des bibliothèques nationales, universitaires et municipales et celles de personnes auxquelles l’auteur a rendu visite au Maroc, en Israël, au Canada, aux États-Unis, au Venezuela, en Espagne et en France ;

ainsi sont mis à la disposition des lecteurs les divers moyens de communication et de lecture possibles, dont Internet, avec les lieux où l’on peut consulter les ouvrages. Les références citées sont classées par ordre alphabétique d’auteur, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs. La transcription en caractères latins, adoptée par les différents auteurs ou éditeurs pour les titres en hébreu et en arabe, a présenté quelques difficultés. C’est pourquoi l’auteur a respecté strictement leur transcription afin de faciliter la recherche.

Cette bibliographie sera particulièrement utile aux chercheurs qui partout dans le monde, travaillent sur les Juifs du Maroc, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux communautés juives marocaines.

Richard AYOUN
Professeur Paris



La Voix Sépharade
Une publication de la Communauté Sépharade du Québec
Patrimoine, quand tu nous tiens!
David Bensoussan
Dec 2002 P 43

Nombreux sont les ouvrages qui se penchent sur le passé des Juifs en Afrique du Nord. Des travaux scientifiques et littéraires continuent d'enrichir les multiples facettes de l'identité juive marocaine qui a connu tant de mutations au cours du dernier siècle.

Arrik Delouya nous propose une bibliographie magistrale sur le judaïsme marocain (Arrik Delouya - Les Juifs du Maroc - Bibliographie générale - Éditions Les Genthner genthner@genthner.com). Plus de 3 000 ouvrages, articles, manuscrits, essais et colloques y sont recensés. Chacun des titres est présenté avec des références précises, des résumés, des annotations, et des recensions. Ces références constituent les outils de recherche de choix à tous ceux qui sont intéressés par le patrimoine du judaïsme marocain.

Des collaborateurs émérites et des institutions de plusieurs pays, (Maroc, Israël, Canada, États-Unis, Espagne, Venezuela, France) ont uni leurs efforts pour offrir aux chercheurs et aux institutions de recherche une base de données essentielle à leur travail dans les domaines de l'éducation, de la religion, de la société, de l'ethnologie, de l'anthropologie et des arts.

Ce travail colossal dirigé par Arrik Delouya a été produit par le Conseil des Communautés israélites du Maroc.







Introduction d’Arrik Delouya

Cet ouvrage se situe dans le prolongement du Tome 1 du Nouvel Inventaire Bibliographique des Travaux sur les Juifs du Maroc, édité en Décembre 1978 (éditeurs : Arrik Delouya et « Identité et Dialogue »). Présenté lors du Colloque international sur « La communauté juive marocaine : vie culturelle, histoire sociale et évolution », ce premier travail recensait environ 1200 titres d’ouvrages et articles sur le judaïsme marocain.

La présente bibliographie recense 3000 textes publiés en plusieurs langues : français, anglais, espagnol, allemand, mais aussi en hébreu, en arabe et même en sanscrit. Tout en visant à être exhaustif, nous sommes conscient que des oublis ont pu être commis et prions les auteurs de bien vouloir nous les signaler ; ils seront mentionnés, sur leur demande, sur le site Internet qui est en préparation et permettra bientôt une large diffusion de cette bibliographie. De plus, une mise à jour sera réalisée une fois tous les deux ans.

Le présent inventaire s’adresse aux étudiants, enseignants, chercheurs, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire bimillénaire des Juifs du Maroc.

L’originalité de ce travail consiste dans l’utilisation, au Maroc même, des sources en langue arabe, par une vingtaine d’étudiants en doctorat et leurs directeurs de thèses respectifs. Ces étudiants ont bénéficié d’une bourse du Centre de Recherche sur les Juifs du Maroc (C.R.J.M.). Des universitaires marocains ont constitué par ailleurs des équipes de recherche, subventionnées également par ce Centre, dans des régions habitées autrefois par des communautés juives.

On trouvera, dans la partie consacrée aux « lieux de consultation des ouvrages et articles », les adresses des bibliothèques nationales, universitaires et municipales et celles de personnes auxquelles nous avons rendu visite au Maroc, en Israël, au Canada, aux Etats-Unis, au Venezuela, en Espagne et en France ; ainsi sont mis à la disposition des lecteurs les divers moyens de communication possibles, dont Internet, avec les lieux où l’on peut consulter les ouvrages.

Les publications citées sont classées par thèmes, afin de faciliter le travail de recherche bibliographique. Des résumés, annotations et recensions sont quelquefois ajoutés pour orienter les lecteurs.

La transcription en caractères latins, adoptée par les différents auteurs ou éditeurs pour les titres en hébreu et en arabe a présenté quelques difficultés. C’est pourquoi nous avons respecté strictement leur transcription afin de faciliter la recherche.

Enfin, ce travail est le résultat de la rencontre entre trois personnes qui ont à cœur la sauvegarde du patrimoine des Juifs du Maroc : Albert Sasson, Président d’Identité et Dialogue et ancien Sous-Directeur général à l’Unesco, Serge Berdugo, ancien Ministre du Tourisme du gouvernement marocain, Secrétaire général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc depuis treize ans, qui a initié la réalisation de cette bibliographie ; et moi-même.

La première des tâches que nous nous sommes fixée était de publier ce premier ouvrage ; ma propre réflexion me conduit à envisager de lancer une collection destinée à mettre en valeur et à faire connaître le patrimoine culturel du judaïsme marocain, sous ses multiples aspects – religion, art, éducation, société, savoir. Nous avons alors été conduits à envisager de nous atteler à deux autres tâches : faciliter la lecture de thèses en les transformant en livres de collection, traduire ce patrimoine en différentes langues afin d’en assurer la plus large diffusion possible.

A terme, nous formons également le projet de diffuser les résultats de recherches menées sur les synagogues et cimetières juifs marocains.




Conférence Paris 8
Université de Paris 8 Département d’Hébreu
15 Rue Catulienne 93200 St-Denis Métro : Saint-Denis Basilique Hotel de Ville
Salle 113 du Prof. Malika Duplessis


Conférence d’ Arrik DELOUYA
Sociologue
qui a présenté son ouvrage
Les Juifs du Maroc Bibliographie Générale
Résumés Annotations Recensions
Editions Librairie Orientaliste Paul Geuthner


en l’honneur de S.E. Mr. Hassan Abouyoub
Ambassadeur du Maroc
en présence de Mr. Abbes Kadiri, Ministre chef de mission - adjoint
et de Mr. Mohammed Farahat, Conseiller Culturel


le Mardi 28 Janvier 2003 de 11h30 à 13h00 dans la Salle 113
du Prof. Malika Alaoui-Hakim

L’auteur a signé son ouvrage (après la conférence) offert aux 120 étudiants universitaires marocains à titre gracieux par l’Ambassade du Maroc à Paris





Mardi 28 Janvier 2003
Allocution de bienvenue de Malika ALAOUI-HAKIM Enseignante à L’Université de Paris Département d’Hébreu
adressée à Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Maroc en France Hassan Abouyoub par Madame Malika Alaoui-Hakim, - bent My Hassan ben My Ahmed ben My Ben Nasir ben My Sulayman ben My Aberrahman Sultan, Emir al-mumenin, la paix soit sur lui, - Docteur de l’Université, à l’occasion de la présentation aux étudiants marocains du livre de Mr Arrik Delouya, Les Juifs du Maroc, Bibliographie générale, offert par l’Ambassade du Maroc. Mardi 28 janvier 2003, Université
Paris 8.


Votre Excellence,
Monsieur le Ministre Kadiri,
Monsieur le Conseiller culturel Farahat,
Mesdames et Messieurs les Professeurs,
Mesdames et Messieurs
Merci, Professeur Ephraïm Riveline, de nous accueillir dans votre Département, et merci à vous et à votre équipe d’enseignants et d’enseignantes aussi bien pour leur compétence que pour leur patience et sur le plan professionnel et sur le plan humain avec nos étudiant marocains.

Je remercie Sa Majesté le Roi le Roi du Royaume du Maroc Mohammed VI, que Dieu le glorifie, qui permet à tant d’étudiants de venir dans ce département d’hébreu, poursuivant ainsi l’œuvre de la dynastie alaouite, de son père le regretté roi Hassan II, que sa mémoire soit bénie, qui a beaucoup œuvré pour la paix au Moyen-Orient ; de son grand père le regretté roi Mohammed V, qui osa s’opposer avec courage au régime de Vichy pour soustraire à la barbarie ses sujet de religion israélite parce qu’il portait également dans son cœur tous les marocains. Un proverbe arabe dit :

« Tout vase, quand on le remplit, au bout d’un moment est plein, mais dans le vase du cœur on peut avoir encore de la place ». Ainsi était son cœur, plein d’affection et de tendresse pour l’ensemble de ses sujets.

Je remercie notre souverain, le Roi du Royaume du Maroc Mohammed VI, que Dieu le protège, d’inscrire ainsi son action dans la grande tradition Arabo - Musulmane de tolérance et de générosité, d’ouverture aux cultures étrangères où tout marocain, quelle que soit sa religion, peut trouver sa place, action qui contribue au rayonnement du Maroc dans le monde. Renouvelant dans les temps modernes le geste d’hospitalité de nos ancêtres qui accueillirent sur leur terre les malheureux jetés à la mer par la tragédie de 1492, reprenant l’effort des premiers savants de l’Islam qui mirent à la disposition du monde civilisé les trésors de la pensée antique, nos souverains, en invitant nos jeunes Elites à étudier la pensée hébraïque et juive à l’Université Paris 8, à Paris, au cœur de cette vieille capitale chrétienne, nos souverains contribuent à ce rapprochement des cultures et des peuples dans lequel peuvent s’épanouir les grandes civilisation ainsi qu’il en fut jadis en Espagne, al-Andalus.

Je remercie également votre Excellence d’avoir honoré notre université de sa visite dans ces temps difficiles où on voudrait opposer des communautés qui n’ont que des motifs de s’enrichir mutuellement de leurs traditions et de leurs pensées, aussi bien dans cette France qui nous accueille qu’en notre pays d’origine le Maroc, que vous représentez aujourd’hui, et auquel nous sommes tous également attachés, marocains juifs et Marocains Musulmans.

Je remercie notre Ambassade du Maroc si chère à notre cœur pour sa générosité, quand elle offre à nos étudiants du département d’hébreu ce livre sur la bibliographie générale des Juifs du Maroc, les aidant ainsi dans leurs recherches, et les encourageant dans leurs études.
Le prestige de la culture Marocaine en France, l’éclat de sa pensée dans les universités françaises, ce sont des intellectuels marocains et juifs, ou juifs marocains, qui les diffusent le mieux aujourd’hui, tout d’abord notre professeur à tous, Monsieur Haïm ZAFRANI, Professeur Emérite des Universités. J’ai eu la chance d’être son élève, et par la suite enseignante dans son département. Il a formé plusieurs générations d’universitaires dont beaucoup enseignent aujourd’hui au Maroc la langue et la civilisation hébraïques ou travaillent dans nos services diplomatiques. Je pense à Robert Assaraf, fondateur du Centre National de Recherche sur les Juifs du Maroc, au philosophe Daniel Sibony, au Professeur Claude Sultan, au Professeur Joseph Tedghi, au Professeur Georgette Choukroun, et au sociologue Arrik Delouya d’origine de Marrakech.
Je voudrais terminer mes mots par un verset coranique

« Et ne disputez, que de la plus belle façon avec les gens du Livre », Coran 29,46 ; c’est ce que nous essayons de faire, et Dieu nous dirige vers le droit chemin.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 07:29

Sahtannn Arrik, cela ressemble a la paracha ha hodesh que tu alignes ici !

Felicitations cher ami et succes dans votre entreprise colossale !

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Oiknine Léon (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 09:24


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:19

Séjour de travail d'Arrik Delouya à Marrakech 7- 11 Novembre 2007


Etaient présents:
1 Arrik Delouya Président de l'association "Permanences du Judaïsme Marocain"
2 Jacky Kadoch Président de la Communauté Israélite Marrakech-Essaouira et membre d'honneur de l'association "Permanences du Judaïsme Marocain"
3 Rav Meir-Michel Abitbol, Bibliothèque Sépharade de Jérusalem
4 David Kenan Président de l'association Israélienne des Marrakchis
5 Un profeseur et 8 Doctorants musulmans sur le Judaïsme Marocain et la Mémoire Juive notamment: Hassan Majdi, Doctorant à l'Inlco avec un sujet de thèse sur les Saints Juifs au Maroc , Prof ElCohen de l'Université de Marrakech, Nadia Ziani, Abderrahim Baimik....
6 La communauté Israélite de Marrakech et Jacques Onona de Londres, président de la communauté juive de GB, Jacques Benisty, Charles Elfassy, David Kadoch, Prosper Kadoch

Buts de la Mission:
1 Rencontrer des doctorants musulmans du Maroc qui travillent sur la mémoire juive marocaine
2 Voir l'état des lieux au cimetière des travaux de restauration de pierres tombales entreprise par Jacky Kadoch et étudier la requinque des autres tombes
3 Voir les travaux entrepris et ceux qui devraont suivre dans la synagogue Slat El Azama, première synagogue construite en 1492 au Mellah de Marrakech
4 Entreprendre une coopération sur le terrain avec le Rav Meir Michel Abitbol au sujet de la bibliothèque juive marocaine et sépharade
5 Préparer le colloque et la voyage de Mai 2008 de l'association "Permanences du Judaïsme Marocain"
6 Se joindre à l'évènement de David Kenan (congrès des juifs de Marrakech)
7 Participer à la Hazkarah de Mme Bittoun et y rencontrer la communauté Israélite locale

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:23

S'lut Léon

Jespère que tu vas bien

Uniquement dans cette rubrique pour le sauvetage de notre patrimoine juif du Maroc

J'ai peu de temps de libre

Mais je vis entre Marrakech, Paris, le Rajasthan Indien et Tel-Aviv, toujours mettant en place projet après projet

Salut et Shalom à Darnna, merci à Darlett d'avoir permis cette rubrique uniquement pour son objet

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:27

Ahlan Darlett

Merci pour ce souhait qui va droit au coeur de tous les membres de Darnna

Pour que le patrimoine judéo-marocain puisse être sauvé et conservé par nos amis musulmans dont la tâche de "gardien" de nos cultes juifs et de notre passé judaïque deux fois millénaire au Maroc.

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:33

Source: Le matin
Posté par Palox le 22/11/2006 18:01:16 Articles du même auteur

Une belle exposition à Casablanca de photos anciennes en noir et blanc. Du temps où juifs et musulmans coexistaient en toute paix au Maroc des années 60, deux photographes, caméra en mains, procédèrent à une chasse aux clichés éperdue, pour capturer ces moments et les figer à jamais.

D'une rare beauté, quelques-unes de ces photos, en noir et blanc, ornent aujourd'hui les cimaises du musée du Judaïsme marocain de Casablanca. Et c'est avec cette quarantaine d'œuvres, réunies sous le titre de «Vie et visages : juifs de Casa, il y a 50 ans», que la fondation du patrimoine culturel judéo - marocain a choisi d'inaugurer sa saison au dit musée. Une tâche ardue que celle de sélectionner les heureuses photos «élues» qui se donnent à voir.

Chacune d'elles a une histoire et une place de choix dans les cours de Claude Sitbon et Gabriel Axel Soussan, photographes de talent.

Après avoir fait le tour de Paris, Amsterdam et Bruxelles, les photos retrouvent leurs origines et les artistes leur terre d'inspiration.

«Nous avons décidé d'en faire don à ce musée magnifique aussi bien sur le plan architectural que celui du contenu. Ces photographies sont un complément naturel à tous les objets de culte qui donnent un aperçu de ce qu'a été la vie culturelle et spirituelle juive au Maroc», révèle G-A Soussan.

Epousant parfaitement l'espace d'exposition, elles lui apportent une dimension humaine et un souffle de fraîcheur qui font ressortir avec tendresse cette espèce de familiarité entre les deux confessions.

«Si on "entre" dans les photographies, on se rend compte que les personnages sont complètement semblables. On sait en même temps qui est musulman et qui est juif. Les deux appartiennent à la même terre, ont les mêmes gestes, la même proximité », explique Soussan dans un élan poétique.

Des visages avec des regards différents, des gestes, des métiers, des costumes et des traditions ont été capturés pour la valeur esthétique qu'ils représentaient. Aujourd'hui, ils acquièrent une valeur de mémoire. Claude Sitbon et Gabriel Axel Soussan ont bien fait de sortir de l'ombre cette collection de photos qui a assez sommeillé dans les tiroirs.

En attendant le jour où elles seront répertoriées dans un livre qui verra probablement le jour aux Etats-Unis, elles feront le bonheur des visiteurs du musée de Casablanca. Les deux artistes promettent d'ores et déjà de les compléter avec d'autres images et d'autres regards.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:34

In Le Journal Hebdo. Com

Photo ethnographique: Tranches de vie juives


Le Musée du judaïsme marocain présente, jusqu’au 31 janvier, une collection de photos sur les Casablancais juifs dans les années 1960.«Béret, feutre et casquettes, on ne marchait pas nu-tête», «Si jeune et si savant !», «Un Juif, un Musulman et quelques cageots de légumes», «Que ferait-il sans elle ?»…

Les 34 photos exposées au Musée du judaïsme marocain sont éloquentes, tout autant que leurs titres. Portraits, scènes de rue, cérémonies à la synagogue, elles racontent, avec les nuances émouvantes du noir et blanc, ce qu’a été la vie de la communauté juive de Casablanca dans les années 1960.

Les deux photographes, Claude Sitbon et Gabriel-Axel Soussan, sont deux enfants de la ville. «Deux copains, fous de photo et du Maroc», se souvient ce dernier, évoquant la mémoire de son ami et mentor. Claude Sitbon, né en 1929, était pédiatre à Casablanca avant de partir pour Paris où il est décédé en 1995. Gabriel-Axel Soussan, né en 1938, est parti lui aussi pour Paris. Ces photos, fruit de leurs recherches communes, même si chacune est signée de son auteur, sont pour lui «un acte de mémoire et un témoignage sur la communauté juive du Maroc contemporain». L’exposition a circulé à New York, Bruxelles, Amsterdam et Londres, et partira bientôt pour Paris, mais il en a fait don au Musée du judaïsme marocain de Casablanca, “le seul musée d’art juif dans le monde arabe”, insiste la conservatrice Zhor Rehihil, une des premières Marocaines musulmanes à avoir travaillé sur la communauté juive. «Ces photos viennent compléter la collection du musée, qui est surtout ethnographique et présente le patrimoine marocain dans sa composante juive, surtout à travers des objets de culte, des costumes, des bijoux», précise-t-elle.

Témoignage

Et c’est à cette dimension de témoignage que tient la valeur de ces photos. Pourtant, leur valeur esthétique est indéniable, par la beauté de leur construction et l’émotion qu’elles dégagent. Le Dr. Claude Sitbon était attentif aux visages en ce qu’ils reflètent la spiritualité des gens, il s’attachait à saisir les individus dans leur activité quotidienne. Cette sensibilité, il l’a également développée dans le Marais à Paris, notamment rue des Rosiers. «Si jeune et si savant» montre un jeune étudiant abîmé dans l’étude de la Thora ; “Sa lumière est en lui-même” présente le visage pâmé et couvert de rides d’un vieillard à la barbe chenue. Gabriel-Axel Soussan, lui aussi, aimait particulièrement faire des portraits pour ce qu’ils révèlent de la nature humaine. Sa photo “Quatre femmes, quatre générations” lui a d’ailleurs valu le grand Prix international Nikon. Un tableau de famille dans la synagogue de la rue Lusitania, où quatre femmes, de l’aïeule à la jeune fille, posent à la manière des tableaux du XVIIIème siècle autour d’une tenture de velours brodée au fil d’or de caractères hébreux.

Si l’on est toujours sensible à l’esthétique qui émane de ces photos, le temps qui a passé et les bouleversements qu’a connus la société marocaine ces cinquante dernières années nous amènent à les regarder avec l’émotion qu’on ressent face à un témoignage d’un passé, certes proche, mais révolu. Il n’est pourtant pas loin le temps où, dans les années 1960, plus précisément entre 1963 et 1965, les photographes ont opéré, “un Casablancais sur cinq ou six était juif”, comme le souligne Simon Lévy, secrétaire général de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain et directeur du musée, qui dénombre entre 75 000 et 80 000 Casablancais juifs. Cette communauté était à l’image de la ville, illustrant toutes les classes sociales, du bourgeois jusqu’au mendiant : «Il y avait un grand sous-prolétariat, des chômeurs, même des putes et des voleurs… D’ailleurs, il y avait beaucoup d’institutions de charité qui s’étaient développées pour faire face à la pauvreté. Ceux qui allaient à l’école parlaient français, les autres parlaient l’arabe marocain avec quelques particularités». A ce sujet, on trouve dans le musée une affiche signée du militant nationaliste marocain juif Azouz Cohen qui appelle en 1931 ses coréligionnaires à ne pas négliger l’apprentissage de l’arabe : «Le Maroc qui vous a vu naître et auquel vous rattachent tant de liens a pour langue officielle l’ARABE. C’est non seulement la langue officielle mais c’est aussi la langue de vos pères ; c’est la langue véhiculaire de tant de nos compatriotes». Et de demander l’adjonction de professeurs d’arabe dans les écoles franco-israélites et l’attribution de bourses pour les étudiants brillants. Comme les autres Casablancais, «les Juifs venaient de toutes les villes du Maroc», rappelle Simon Lévy. Zhor Rehihil explique que dans les quartiers qu’ils occupaient, on désignait «la maison des Chleuh, des Souassa, des Aarobi, des Doukkala, des Fassis, des Jbala…». Ils occupaient les rues autour de la place Verdun (rue Lacépède, rue Lusitania), le mellah à Bab Marrakech (rue des Anglais). «On appelait mellah, à tort, toute l’ancienne médina alors qu’elle n’était pas entièrement le mellah, qu’il y avait des rues mélangées», se souvient Simon Lévy. Le premier habitat moderne occupé par la communauté juive a été le quartier d’El Hank.

Derniers clichés

C’est vers cette communauté variée et multiple que Claude Sitbon et Gabriel-Axel Soussan ont tourné leurs objectifs. D’abord intéressés par le «judaïsme du petit peuple», celui des artisans, des petits vendeurs, ils ont aussi saisi quelques bourgeois, surtout dans les cérémonies religieuses et les mariages à la synagogue. «On avait une triple préoccupation», explique le photographe : «une préoccupation humaines car il y avait une humanité très belle à regarder et à photographier». Et à voir ce marchand d’épices vêtu de guenilles, ce joueur de dames, cette femme d’âge mûr posant dans sa keswa lkbira, sa tenue de mariée dans laquelle elle avait reçu la cérémonie du henné, ou encore le tenancier de bouiboui annonçant le menu de Yom Kippour sur une ardoise marquée Pepsi-Cola, on veut bien le croire. «L’exposition est très expressive», insiste Simon Lévy. «Elle montre des vêtements qu’on ne voit plus, comme les djellabas noires ou les fichus». «Notre seconde préoccupation était politique», poursuit Gabriel-Axel Soussan. «Nous avions sous les yeux la cohabitation des juifs et des musulmans. Ils travaillaient ensemble, se touchaient, échangeaient…», tels ces deux propriétaires d’une même échoppe de légumes. «Si on entre dans les photographies, on se rend compte que les personnages sont complètement semblables. On sait en même temps qui est musulman et qui est juif. Les deux appartiennent à la même terre, ont les mêmes gestes, la même proximité». Il y avait enfin un intérêt pour la spiritualité, montrée dans son aspect esthétique : la forêt de kissane, les bourgeoises en grande toilette réunies à la synagogue pour un mariage… Une spiritualité «proche de celle des musulmans, avec les hiloulat, équivalents des marabouts». Une très belle photo montre un musulman entretenant la tombe d’un saint juif.

Ces photos sont parmi les dernières de cette union des Casablancais quelle que soit leur confession. «Deux à trois ans plus tard, vers 1964-1965, beaucoup sont partis. Ça s’est accéléré après la guerre des Six Jours», explique Simon Lévy. Gabriel-Axel Soussan, lui, insiste sur «le départ messianique, après la création de l’Etat d’Israël, renforcé par les tensions au Proche-Orient». Zhor Rehihil, elle, souligne le fait que les premiers à partir étaient les classes pauvres…

Cette exposition est rendue vraiment nécessaire car cette image du passé casablancais est un important enjeu de mémoire et d’identité, pas seulement pour les quelque 2000 Casablancais juifs qui sont restés mais pour tous les Marocains.
Kenza Sefrioui

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:36


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 17:38


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: GOGOL (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 21:08


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Oiknine Léon (IP enregistrè)
Date: 12 November 2007 : 22:24


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 14 November 2007 : 22:58


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 14 November 2007 : 23:04


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 14 November 2007 : 23:06


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: lionel (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 01:09


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 16:42

ici y'a pas de gonzezes mais uniquement de l'ésotérisme, d'où ta surprise mais comme je travaille de plus en plus avec des doctorants marocains sur le sauvetage du "patrimoine juif du Maroc" et "la mémoire", ces chercheurs d'obédience musulmane que je coache ont fait la demande de se rapprocher de sites intéressants. Tu comprendras maintenant aisément pourquoi j'ai accepté avec plaisir à la demande d'Ariella d'ouvrir cette rubrique au nom de l'Association que j'ai créee..

Comment vas-tu autrement mon p'tit gros ? et ta p'tite moitié ? Tu me manques

Allez, on s'fait un resto couscous avec du bon Guerrouane ? Quand tu veux mon poussinet

Bisous d'amitiés à vous deux

Arriko

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: lionel (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 17:08


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 17:32

Tiens, tiens pour une fois que ce cher Arrik partait sur du serieux, on ne va pas le faire devier, non !eye rolling smiley

C'est koi ce "poussinet" et "mon p'tit gros" et tout ce qui s'en suit ? $%^

Arriko, tu es venu pour du serieux cette fois ! Te laisse pas entrainer ainsi par des voyous dans la mauvaise voie <*^#

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: lionel (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 17:58


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 18:07

mais en sortant, il sort en premier, il compte sur son poussinet pour regler le couscous !()_

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: lionel (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 18:50


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: kirstine (IP enregistrè)
Date: 15 November 2007 : 22:55


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 16 November 2007 : 21:12

Darlett,coucou

Baraka mel mzah, restons sérieux et rigoureux bien sûr mais mon poussinet est sacré, cette fois-ci je l'entraine au resto "Oriental Feeling", véritable resto marocain aux tagines à se rouler par terre et au couscous au pur délice et le Guerouane en prime. La danseuse orientale est prévue le Vendredi et Samedi soir. On fera la fête bien sûr ! Ouakha Lionel et Laila !

Bonsoir et bisous à Ariella et à Laila

Mon shalom amical à Lionel

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 16 November 2007 : 21:14


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 16 November 2007 : 21:16


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 16 November 2007 : 21:23

Dis Arrik, c'est toi maintenant qui devergondes Lionel pour le prendre a ce "Oriental Feeling" ? et en plus tu lui fais ramener sa moitie ?

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 16 November 2007 : 21:30


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 17 November 2007 : 18:48


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 17 November 2007 : 18:50


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 20 November 2007 : 03:27


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 20 November 2007 : 03:33

matshik ehad !

Passes un peu tes secrets pour qu'on le voit comme il faut !

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 21 November 2007 : 14:54

Bonjour à tous,



J’ai l’honneur de vous annoncer que Mme Claude Beau, présidente de l’Association Mission Possible (www.missionpossible.asso.fr) fait partie des 10 finalistes du Grand Prix des Femmes Formidables, organisé par le magazine « Femme Actuelle ». Alors, si vous pensez que Mme Claude Beau est une « Femme Formidable » je vous invite à la soutenir, en votant du 19 au 25 novembre 2007.



Pour apporter votre soutien à Claude BEAU et à son projet Mission Possible, c’est très simple :

1) Connectez-vous sur le site : www.femmeactuelle.fr

2) Cliquez sur la rubrique « Actu »

3) Cliquez ensuite sur la mention située au centre de la page web : « Votez pour votre préférée »

4) Cochez à l’aide de votre souris sur le petit rond situé en haut, à droite de la photo de Mme Beau (Mme Beau est la 8ème candidate) sans oublier de valider votre vote en cliquant en bas sur le bouton rouge « je vote ».



Voila, c’est très simple et rapide, vous avez jusqu’au dimanche 25 novembre pour voter sans modération alors n’hésitez pas !!!



Merci encore à tous pour votre soutien.





Morad EL HATTAB

Ecrivian et Philosophe

Co-président d’honneur avec Jacques ATTALI de l’Association Mission Possible.





(Claude Beau est née à Moagador Essaouira, elle est d'obédience juive)

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 21 November 2007 : 15:04


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 22 November 2007 : 20:58

Eh hmimo, tu abandonnes l'esoterisme pour te remettre a courir derriere les gonzesses de Missions impossibles ?

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: suzanne (IP enregistrè)
Date: 23 November 2007 : 00:22


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 23 November 2007 : 05:38

Et oui, kes tu veux ! avec Arrik, difficile de rester serieux !

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 24 November 2007 : 01:37


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 24 November 2007 : 01:40


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 24 November 2007 : 01:40


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 24 November 2007 : 01:44


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: lionel (IP enregistrè)
Date: 24 November 2007 : 02:15


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 24 November 2007 : 02:28


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 November 2007 : 00:14

Khalid Outbih, ami d'Arrik Delouya et Président et fondateur du CEM / Conseil Euro Marocain de Développement de Coopération et d'Echanges Culturelle est d’origine berbère. Il est basé à Marseille.

Auteur de « Rencontres & Dialogues » (message de l’entente et du dialogue et métissage arabe, berbère, juif, andalou occidental et africain) et enfin Auteur de « La Caravane de l’Espoir et de la Paix » (Peintures, photos, objets d’art, théatre, chants médiévaux, danses, poésie, costumes, colloques, débats, expositions, projections, films, décors, art culinaire…il aura trouvé dans notre association un terrain d’entente et d’opportunités pour enclencher sa « Caravane » tout en travaillant la levée de fonds, partie du travail la plus ingrate.

Il vient de signer la mise en scène d’une Comédie Musicale « Mogador for ever »

Pour votre aide uniquement logistique et matérielle à apporter à Khalid, prière de déposer vos messages sous cette rubrique

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 November 2007 : 00:18

En présence de Robert Assaraf, l’association des « Permanences du Judaïsme Marocain », Jacky Kadoch de Marrakech et Rosana de Aza fondatrice du Musée Sépharade et de la Mémoire de Cordoue se rencontrent à Paris Samedi soir 1° Décembre pour sceller un contrat de coopération et préparer ensemble les prochains colloques sur la Mémoire Juive Marocaine

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 November 2007 : 00:21


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 November 2007 : 00:24


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 03 December 2007 : 16:00

Biographie du Prof Nessim Sibony LA USA né à Marrakech



Enfance très heureuse à Marrakech bercée par la pratique religieuse, les jeux et jouets, les contes fantastiques des rabbins et de la grand-mère, les ballades entre trois quartiers de la ville où trois civilisations se côtoient avec des siècles culturels d’écart, les colonies de vacances, les mouvements de scouts et de jeunesses sionistes. Ses ancêtres furent des martyrs dans le sud marocain, à Eufrane. Il a eu aussi le privilège d’aller en Israël en tant que citoyen.

Ses parents s’installent en Israël pendant qu’il étudie à Paris l’architecture. Il en garde le plaisir de peindre. Rendant visite à ses parents alors qu’il prépare HEC, il découvre la condition des juifs du Maroc en Israël et décide d’une nouvelle orientation dans son engagement qui le conduit vers ses sources juives et hébraïques, avant d’entamer des études de sociologie enrichies d’anthropologie, de philosophie et de linguistique, complétées par une licence de cinéma. Il entame sa thèse de maîtrise, la première étude réalisée sur l’image du juif dans l’antijudaïsme, l’antisémitisme et l’antisionisme.
Il réalise aussi une étude sur « la stéréotypie à la télévision ou le trépas des civilisations » au service de la recherche de l’ORTF, poursuivie par une analyse des programmes de télévision en Israël.

C’est alors qu’il décide de participer en priorité au sauvetage du patrimoine culturel juif marocain par des recherches sur l’enfance juive au Maroc et l’explication de quelques énigmes. Il a la chance d’organiser à l’Université israélienne le festival culturel des juifs du Maroc et de contribuer à l’étude réalisée sur l’exposition des juifs du Maroc au Musée d’Israël.

Il participe alors, avec ses amis du mouvement d’Oded Israël, à l’élaboration d’un programme d’intégration de la culture sépharade dans le curriculum de l’enseignement primaire et secondaire des écoles israéliennes. Il trouve enfin sa place à la télévision éducative à Tel Aviv comme assistant producteur et réalisateur, mais découvre des programmes ségrégationnistes produits par des gens qui en ignoraient le message et la portée. Il intervient au parlement pour en empêcher la diffusion et finit par triompher.
Il côtoie toutes les organisations sépharades, luttant dans tous les mouvements pour l’intégration des juifs du Maroc, mais aussi avec d’autres habitants non sépharades dans le cas de la réhabilitation de Kiryat Menahem, localité délaissée fort longtemps.
Il rejoint la communauté juive aux USA, mais continue ses recherches au Canada et à Los Angeles pour publier finalement « L’enfance juive au Maroc » un livre fort documenté à vocation ethnologique et « Les trois énigmes » qui dévoile les arcanes de coutumes originales et spécifiques au Maroc (voir la bibliographie jointe). Il publie un ouvrage sur « Le Double dans une perspective juive » suivi de notes et remarques sur le double dans le contexte biblique y compris la territorialité des ancêtres Abraham, Isaac et Jacob.

Ses peintures intéressent beaucoup de galeries aux USA. Il participe à de nombreuses expositions dont le thème est proche de ses préoccupations picturales à savoir l’Holocauste, Jérusalem et le passé glorieux de la communauté juive marocaine représenté dans des scènes qui ne furent jamais photographiées

Il prépare d’autres ouvrages illustrés pour une lecture parents/enfants tels « Les jeux et jouets des enfants juifs du Maroc », « Ma grand-mère », « Sept contes illustrés de mon enfance » en plus d’un livre de découpage intitulé « La célébration de la Mimouna par Orly et ses amis». Un ouvrage sur l’ensemble de ses peintures et un essai sur «La théorie des relais » ainsi que sur «Le héros et sa sœur » sont en préparation.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 03 December 2007 : 16:09

Nessim Sibony
1. Trois énigmes,
2. Enfance juive au Maroc, Paradis perdu ?
Nessim Sibony


Trois Enigmes
Critique de David Bensoussan
In. : La Voix Sépharade Montréal (Canada)

Avez-vous parfois l’impression que la vie juive au Maroc comprenait plus de traditions, de coutumes, de cérémonies dont on a même perdu la signification ? Nessim Sibony se penche avec brio sur certaines d’entre-elles et tente d’en trouver l’origine.

Pourquoi les enfants recevaient-ils des jouets friables le jour de Tish’a Beav ? L’explication première qui consiste à supposer que l’enfant qui aurait cassé son jouet éprouverait grande tristesse en cette journée de deuil et qu’il participerait ainsi à l’affliction générale ne satisfait pas l’auteur. Il fouille dans le passé, dans le Talmud et d’autres sources de l’antiquité pour nous amener dans des explications surprenantes sur … l’origine de la crèche chrétienne.

Les préparatifs de la fête de Pâques sont retracés dans leurs moult détails et il s’interroge sur l’origine de la blague sur Shefokh (est-ce un homme ou une femme ?) ou de la Mimouna. Les explications classiques de l’étymologie de ce terme Émouna (foi) ou Maïmonide (Maïmon) ne le satisfont pas. Il remonte le courant de l’histoire, des us et coutumes des civilisations pour en arriver à une relation entre la Mimouna et … la mante religieuse. Certaines familles célébraient avec un certain faste le mariage des enfants, El ketab, à Shavouoth. D’où provient cette tradition ? Je ne vous gâcherai pas le plaisir de découvrir par vous-même en feuilletant ces pages admirablement écrites et dans lesquelles l’auteur arrive difficilement à contenir son émotion.

Il semble bien que les magnifiques traditions du monde d’antan dont seulement une partie a été conservée renferment des explications qui retracent la longue marche du peuple juif depuis les temps bibliques jusqu’à ce jour. Nessim Sibony nous rend un grand service en nous faisant découvrir les explications et les origines lointaines d’un patrimoine souvent mal compris.











Enfance juive au Maroc, Paradis perdu ?
Critique de David Bensoussan

Vous souvient-il des sorties joyeuses des écoliers qui aimaient singer leurs récitations, les histoires épicées de l'inénarrable Jha, des gais lurons chantonnant « Eteindez la lumière, commencez l'cilima » ? Ou encore « Il n y a pas de comera, y a …» des litanies psalmodiées en mode automatique, des chansonnettes qui ponctuaient le calendrier au rythme des fêtes juives ? Des injures colorées et épicées ? Des superstitions d'antan ? Des jeux de toupie, de tire-boulette, de tiro, de ronda ?

Nessim Sibony a tout enregistré. Il fait venir à la bouche le goût mielleux de la sbaquia et des expressions judéo-arabes que l'on croyait oubliées. Il fait revivre l'insouciance des jeux d'enfants d’antan, l’humour bonhomme de jadis et la multitude des dictons à double fonds… Tout un univers vibrant aujourd'hui éclaté aux quatre coins du globe rejaillit dans la fraîcheur de son unité première.

Le monde merveilleux de Marrakech la Rouge s'ouvre à vos yeux avec sa culture, ses traditions et son folklore si riche. L'ouvrage vous fait revivre votre enfance. En même temps, il constitue un trésor d'anthropologie d'une culture plusieurs fois millénaire.

Jeux et jouets des enfants juifs du Maroc

Ce livre est destiné aux parents et grands parents qui voudraient initier leurs enfants et petits enfants aux pratiques des jeux et jouets de leur enfance. Il est orienté vers une lecture en famille pour expliquer en détail la plupart des activités ludiques de enfants juifs du Maroc au cours de la première moitié du 20ème siècle. C’est un outil précieux entre les mains des moniteurs et monitrices de camps de vacances comme des maîtres de travaux manuels et d’activités sportives. Mais il est avant tout un témoignage culturel vibrant et une sauvegarde de ce que furent les souvenirs et les joies de l’enfance juive au Maroc, riche en activités ludiques les plus variées. Celles qui aidaient au développement de la dextérité, du jugement de la domination de l’espace comme de l’adaptation à l’environnement. Certaines pages s’interrogent sur l’origine de quelques jouets, d’autres renvoient aux pratiques ludiques des voisins musulmans et espagnols. Ce livre qui est à mettre entre les mains des enfants ne manquera pas d’intéresser les anthropologues qui sont à la recherche du fonds culturel des juifs du Maroc. Il commence par la fabrication ou l’achat de la toupie et finit avec les variétés réalisées à partir du simple jeu de « Saute-mouton ».

Célébration de la Mimouna par Orly et se amis.

C’est un livre dépliant avec des découpes qui est monté en forme de manège : 7 portes ouvertes sur 7 intérieurs dallés où sont exposés les atours de cette célébration, à savoir les vêtements portés par les jeunes filles et jeunes garçons ainsi que les instruments de musique et les petites tables fleuries garnies de nourriture symbolique. Ce livre en coffret de luxe, glorifie le passé prestigieux de la communauté juive marocaine où cette cérémonie se déroulait avec un éclat particulier. Il est inspiré des beaux ouvrages pour enfants qui garnissent les vitrines des libraires et ornent les buffets des intérieurs européens. Il ajoute au prestige et à la gloire de la célébration de la Mimouna et en fait une cérémonie pittoresque, très attractive à célébrer entre enfants.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 03 December 2007 : 16:12


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 03 December 2007 : 16:20


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 03 December 2007 : 16:22


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 03 December 2007 : 16:24


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 06 December 2007 : 21:25

Pour Arrik mon cher ami,

Je te souhaite d'excellentes fetes de Hanoucca et meme si tu ne t'occupes que de Judaisme marocain, je te souhaite le bonheur et la sante et surtout de garder intact ton humour et ta sympathie.


Voici un clip place sur le cafe par Suzanne pour te montrer qu'il n'y a pas que toi qui se brise les dents sur cet appareil qu'est le PC.



Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 06 December 2007 : 23:57


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 06 December 2007 : 23:59


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 13 December 2007 : 14:56

Loué soit notre Seigneur, tout est enfin rétabli.

Bravo Darlett & Gérard pour ce bon travail de réparation et pour votre optimisme affiché,

bise et amitiés

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 13 December 2007 : 15:05

Merci de parcourir le texte et sysnopsis

Il s'agit de l'ouvrage rédigé en arabe et en version française de Said Sayagh, dont la grand mère ElCohen a été convertie à l'Islam à Fès.

Said est né à Meknès. Il m'a été recommandé par une amie.

Nous avons longuement parlé au téléphone hier.

Il cherche un terrain de coop et d'opportunités, voir d'amitiés, il cherche aussi un éditeur. j'ai commencé à lui ouvrir les portes de notre association.

Il est enfin basé à Montpellier, il a 54 ans, père de 4 enfants, il est prof d'arabe à la fac de Montpellier, son ouvrage sur Sol Hatchuel est éclairant, le premier du genre à remettre en question le fanatisme d'autrefois.

Il mérite qu'on s'intéresse à lui,

Affaire à suivre. Si vous désirez l'appeler ou lui écrire, je vous envoie sur demande ses coordonnées

Bises et amitiés
Arrik




From: Said
To: arrik.delouya
Sent: Thursday, December 06, 2007 5:11 PM


Bonjour Monsieur Delouya,


Je voulais vous parler d'un roman sur le martyre de Sol Hachuel, que je viens de finir. J'ai envoyé le manuscrit arabe aux éditions marocaines, Le Fennec et Tarik.

J'ai ensuite fait une version française de ce manuscrit. J'ai besoin de conseils pour la publication.

A qui m'adresser? Faut-il commencer par rechercher la publication en fraçais ou en arabe?

Je m'appelle saïd Sayagh, ma grand-mère paternelle est une Kohen de Fès. L'histoire de la petite Sol m'a perturbé.

La question des conversions forcées, dont quelques uns de mes ancêtres, m'interpelle.

Je vous remercie de ce que vous pourrez me dire!

Said Sayagh




SAID SAYAGH, agrégé d’arabe, docteur en Histoire ; a publié aux éditions du CNRS : La France et les frontières maroco-algériennes de 1873 à 1902, Paris, 1986.

Titre: L’autre juive Solikha la tsadika
Thème : Le martyre d’une jeune juive marocaine de Tanger, exécutée à Fès en 1834.

Quatrième de couverture :
Le cadi traversa un vaste patio inondé par un soleil incendiaire et, que seul l’écoulement de l’eau de la fontaine centrale rafraîchissait. Il s’assit, croisa les jambes en tailleur, se couvrit les pieds avec un pan de son burnous, ce qui laissait entrevoir une partie de son sarouel, de sa chemise de corps aux marges brodées de fil de soie et son caftan dit Mahsour, marque de son goût sûr et de son appartenance aux familles de notables fassis.

Autour de lui, quatre témoins instrumentaires préparaient leurs feuillets manuscrits, calames et encriers.

Il referma un vieux livre relié, portant, en lettres andalouses le titre : « Jurisprudence sultaniennes » de son auteur Al Mawardi et attendit l’entrée de la coupable.

Sol, pour atteindre la salle d’audience, fut obligée de se faufiler dangereusement dans une masse compacte, digne d’une foule, un jour de souk. Les mokhaznis la tiraient vigoureusement tout en repoussant les badauds avec leurs bâtons.

Elle se présenta devant le cadi. C’était une petite fille amaigrie, le visage livide, illuminé par de grands yeux creux. Le cadi, les traits desséchés, bien que les années n’aient pas encore alourdi son échine, la fixa …

Résumé : Sol, Zoulikha en arabe, est une jeune fille juive tangéroise. Elle était très belle, Sol, Zoulikha en arabe, la jeune fille juive tangéroise. Elle s’était liée d’amitié avec une voisine musulmane, Tahra, chez qui elle se rendait quand elle n’en pouvait plus des remarques de sa mère. Un jour, Tahra informa le pacha que la petite Sol voulait se convertir à l’Islam.

Devant le pacha, Sol nia toute intention de laisser la foi de ses ancêtres. Elle fut condamnée à mort pour apostasie. Elle devait avoir entre quatorze et seize ans. Sa famille, ainsi que la communauté juive de Tanger, désireux de la sauver, lui conseillèrent de se convertir en apparence et portèrent l’affaire devant le sultan. Moulay Abderrahmane, le sultan du Maroc, à l’heure où la France conquit l’Algérie, plia sous la pression des faquihs musulmans et confirma la condamnation à mort. Le courage de la jeune fille marqua les esprits de l’époque, musulmans compris.

Extraits de l’ouvrage « L’autre juive Solikha la tsadika » de Said SAYAGH, agrégé d’arabe, docteur en Histoire, vivant à Montpellier et enseignant l’arabe à l’Université de Montpellier (Il a publié aux éditions du CNRS : La France et les frontières maroco-algériennes de 1873 à 1902, Paris, 1986.

Issachar la surprit :

- Pourquoi tu ne deviendrais pas musulmane ?
Elle fit un effort pour reprendre son souffle et bredouilla :
- Pourquoi me ferais- je musulmane ?
- Pour protéger ta vie…pour rester en vie…pour ne pas mourir…
- En vérité, il ne passe pas une division du temps sans que je prenne une décision pour la renier juste après. Je t’aime, mon frère. J’aime mon père, j’aime ma mère, j’aime tous les juifs, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas. J’aime la vie ; même Tahra, je l’aime. J’aime la petite rue étroite où nous habitons. Cet amour prend sa source dans ce que je sais sur moi-même ; dans le fait que je suis juive. Si je perds ce que je sais, mes repères, ce qui organise mon cerveau et mon imagination, je me perds, je perds mon âme, j’erre. Je suis Sol, juive, fille de Haïm et de Simha, eux-mêmes juifs. Je ne m’imagine pas Fatima, fille de je ne sais qui…ni rien d’autre. Quand j’essaie de m’imaginer en autre chose, vivant dans d’autres conditions, j’ai l’impression d’être au bord d’un précipice, au bord de la chute.
………………………………………………….

Le cadi qui prit la tête du clan adverse était le célèbre Ahmed Bennani. Il était connu pour sa mémoire puissante, ses références solides et pour les appuis dont il bénéficiait à Fès dont il était originaire.
Il avait été consacré par d’éminents oulémas en rhétorique, en fiqh, théologie, en hadith, en exégèse, en logique…Il avait hérité de la chaire d’exégèse à la mort de son maître Abou Yahya Sarraj. Il avait été nommé, ensuite, grand mufti de Fès. Sa rigueur à l’égard des délinquants et des hérétiques participait de sa renommée dans tout le pays. Ses admirateurs le désignaient avec les qualificatifs de grand savant, splendeur de son siècle, maître de l’excellence, de la rédaction, de la connaissance et du savoir.

Son exposé débuta par une mise au point. Pour lui, Mohamed avait appliqué la peine de mort à l’occasion de l’apostasie de Abdallah Ibn Al Akhtal qui s’était réfugié dans la Kaaba. Mohamed avait ordonné son exécution, ajoutant : « Même s’il s’abrite derrière la Kaaba. » On l’avait passé par les armes.

Le cadi rappela que les dhimmis étaient inférieurs en valeur aux musulmans conformément au hadith : « S’ils vous insultent frappez-les. S’ils vous frappent, tuez-les. »

Les musulmans avaient droit de vie et de mort sur les dhimmis, aussi, par décision divine. Dieu, ne les avait-il pas condamnés à l’avilissement et à l’abaissement, comme il est écrit dans le Coran : « quiconque d’entre vous apostasie, puis meurt tandis qu’il est mécréant, les voilà ceux qui ont fait faillite ici-bas et dans l’au-delà »

La peine de mort était par conséquent la juste sanction de l’apostasie.

Il développa ensuite une démonstration alambiquée qui suscita l’admiration de ses pairs : « Le non croyant a la liberté de croire ou de ne pas croire, avant d’énoncer sa croyance. Son jugement se fera sur son choix entre la croyance et l’incroyance.

Mais celui qui croit par choix, puis se détourne de l’Islam est puni pour apostasie. Toutefois, avant l’application de la sentence au musulman qui a apostasié, il faut lui appliquer le délai de repentance, estimé à trois jours. S’il se repent, il ne sera pas tué. » Il cita à l’appui, un hadith de Mohamed :
« Celui qui change sa religion, tuez-le. »

Il commenta le hadith : « Il s’agit de ceux qui suscitent le désordre, divisent la Umma et s’allient aux ennemis de celle-ci. »
Il attira l’attention de ses collègues sur les dangers qui guettaient la terre d’Islam et justifiaient la rigueur dans l’application des peines. Pour accentuer son propos, il rappela les versets du Coran : « Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jugement dernier et n’interdisent pas ce que Dieu a interdit et ne suivent pas la vraie religion, parmi les gens du Livre, jusqu’à ce qu’ils paient la Djizia .» Il n’hésita pas à rappeler les conditions de la Dhimma :
« Six conditions sont obligatoires :
- Interdiction aux dhimmis de porter atteinte au Coran et de le travestir en le citant, à l’oral et à l’écrit.

- Interdiction de citer le prophète en usant de suspicion ou de dérision.

- Interdiction de citer l’Islam pour en dire du mal.
- Interdiction d’épouser une musulmane, en mariage légal ou en fornication.
- Interdiction de chercher à détourner un musulman de sa religion, de porter atteinte à ses biens.
- Interdiction de s’allier aux ennemis de l’Islam, même s’ils sont leurs coreligionnaires, de signer la paix avec eux ou de les renseigner.

Ces conditions sont obligatoires et ne peuvent subir aucune concession. Leur publication et affichage sont obligatoires. Il faut les leur rappeler avec insistance pour qu’ils prennent conscience de leur importance. Le non respect de l’une des conditions équivaut à la rupture du pacte.

Six conditions ont valeur de recommandations :
- Obligation de porter des vêtements spécifiques, différents de ceux des musulmans.

- Interdiction d’élever des constructions plus hautes que les constructions musulmanes et obligation d’abaisser les constructions anciennes.
- Interdiction de faire entendre les cloches, de lire leurs livres ni de faire savoir leur position sur le Christ.

- Interdiction de consommer le vin en public, d’afficher les croix et de montrer les porcs en public.

- Interdiction des enterrements et de tout signe de deuil, en public.
- Interdiction de monter à cheval, par contre, autorisation des mules et des ânes.
Ces dernières conditions ne deviennent obligatoires qu’après leur publication. Leur respect est obligatoire. Le non respect n’entraîne pas une rupture du pacte, mais est sanctionné. »

En conclusion, le cadi attira l’attention sur la tendance des juifs de Fès à ne plus respecter les conditions du pacte qui justifiait le maintien de leur présence. Il donna en exemple, le cas de Makhlouf Gdalia, dont les richesses étaient innombrables et qui se permettait de rentrer au palais du sultan chaussé de babouches jaunes, contrevenant en cela à une interdiction plusieurs fois séculaire.
Cette deuxième position prévalut et fit l’objet de la fatwa.

Le dernier mot restait, toutefois, au sultan. Mais celui-ci pouvait-il aller à l’encontre d’une fatwa des oulémas ?
…………………………………………………………..

Soudain, un grand fracas, en provenance de Tanger, retentit. Les explosions se succèdent. D’épais cercles de fumée montent au ciel, se fondent dans les nuages bas, dessinant d’étranges bêtes qui changent de formes au grès des vents. Le spectacle le subjugue. La distance et la surprise donnent un aspect brumeux à sa vision, la balançant entre le rêve et la réalité. Il lui semble que Tanger et les montagnes tremblent. Ses sens s’enflamment.

Il ne sait comprendre ce qui se passe ni ne parvient à maîtriser son émoi. Il arrive à souffler, libérant un long et bruyant soupir qui se propage dans sa tête.

Plus tard, il apprendra que des navires, galiotes et frégates de la flotte française ont bombardé Tanger. Aucun juif de la ville ne fut touché. Aussi, un Pourim de las Bombas fut-il dédié à l’événement.
Mais Issachar ne peut oublier ce jour d’Iyyar de l’an cinq mille cinq cents quatre-vingt- quatorze où le soldat a coupé la tête de Sol avec son sabre. La vision obsédante ne le quitte plus.

A chaque fois, il essaye d’arrêter la lame avant qu’elle ne traverse le cou fin et fragile. A chaque fois, il pense, si seulement elle avait crié, le bourreau se serait arrêté, au moment où la lame caressa sa joue ; il lui aurait demandé si elle s’était repentie…
Si elle avait crié,…
Si elle avait prononcé la shahada,…
Si elle était restée vivante…

La vision finit par disparaître. Issachar, le cœur lourd, aurait souhaité mourir avec elle.




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 14 December 2007 : 02:45


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 14 December 2007 : 02:51


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 14 December 2007 : 02:53


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 26 December 2007 : 17:44

De la part d'Arrik Delouya


Bonnes et chaleureuses fêtes de fin d'année 2007 !

Mes meilleurs voeux pour 2008 !

Beaucoup de joie, de bonheur, de santé et de félicité, belle sérénité et bonne récolte d'amitié à tous les assidus de Darnna et surtout Ariella -Darlett et Gérard

Que la paix et la prospérité vous accompagnent durant les 365 jours à venir.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: gerard (IP enregistrè)
Date: 26 December 2007 : 19:40


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 26 December 2007 : 22:21

M'ziane o tbark ellah !


Y' a pas d'raison, il faut que ça change !

Ti vas voir ya jnifo


Toua tu boxes, moi je vais au Gymnase reprendre du galon

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 December 2007 : 22:25


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 January 2008 : 23:23

JE REVIENS EN FORCE
Bises

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 29 January 2008 : 23:29

Slama ya hmimo ! bienvenue fel darnna !

Si tu es la y aura plus personne pour preparer les repas a la maison !




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 January 2008 : 23:45

Tboza diali aslama dialk

Je vois que tu connais les dessous de ma vie intime. Nous ne sommes plus que deux à la maison, le repas a été préparé conformément aux directives de l'absente, il a été avalé comme un délice, la vaisselle a été faite par la fatimatique, l'ordi est rallumé pour la circonstance et la vie est belle

Bisous
Arriko

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 29 January 2008 : 23:47


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 30 January 2008 : 00:11


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 30 January 2008 : 02:42

Merci, aucun souci

Le round sera entre mon protégé et ami Said et Alex

Bise

Arrik

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 30 January 2008 : 02:42

voici une bonne nouvelle concernant la restauration cachère à Marrakech et je viens d'envoyer à Darlett les photos de ce Riad Resto Cacher unique à Marrakech où je me suis régalé Dimanche soir dernier 20 Janvier 2008 en présence de quelques amis marrakchis

Primavera Hotel Restaurant "Cacher" (Près du Supermarché "Marjane") Direction Générale: Mr Acoca
Route de Casablanca , Koudiat N° 78 Marrakech Maroc 95 E-mail:
WebSite: www.primavera-marrakech.com

Bises

Arrik




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: alex (IP enregistrè)
Date: 06 February 2008 : 00:13


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: alex (IP enregistrè)
Date: 06 February 2008 : 00:26

il y a des petites fautes, une vision politique exprime mais d une facon timide. pourtant l aticle en totalite est bon.

dans les derniers ligne on parle d une pense marocain tres generalise. il est vrai que la majorite des marocains croient en ceci:
"Les juifs du Maroc ont le Maroc au cœur, ils l’ont prouvé quand il avait besoin d’un lobby politique fidèle à la mémoire de ses ancêtres.
Mais nous avons toujours la nostalgie de l’âge d’or andalous, et nous espérons secrètement que les juifs marocains reviendront un jour s’installer dans leur pays."

ceci se voit dans la facon a parler des visites des rabbins et chefs des associations juives au roi, ca se voit aussi dans certaines cofiance des marocains au sujet du Sahara "on risque pas de perdre le soutient des Americains puisque nos juifs nous ne laissrons pas tombe". mais aussi la mediatisation du retour des juifs ( ce dernier ete etait plein d articles sur le retour des anciens du maroc" et que les tribinaux ont recu des demande par des "anciens" pour reprendre des proprites au Mellah a fes marakech et meknes).

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 06 February 2008 : 00:31

Merci Alex, superbe cet article et ce forum est certainement le temoignage vivant de beaucoup de nostalgie et d'un vecu agreable entre les communautes sans pour autant occulter les quelques evenements douloureux vecus par les Juifs du Maroc tout au long des siecles de notre presence en Afrique du Nord.

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 25 February 2008 : 07:20


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 05 June 2008 : 06:37


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: Arrik (IP enregistrè)
Date: 25 September 2008 : 11:42

Radio Shalom
Robert Assaraf et Arrik Delouya
Mardi 16 Sept 2008 à 12H00


L’ouvrage de Robert Assaraf a constitué un exercice périlleux en alignant 250 pages sur un sujet aussi vaste et complexe représentant une véritable gageure.

Mais Robert l’a pensé, il l’a travaillé pendant des années et il l’a réalisé et cet ouvrage est dans l’ordre logique des choses. A la suite de ses nombreux écrits et multiples colloques sur notre mémoire juive marocaine, l’auteur a prolongé de milliers de livres écrits sur ce judaïsme très pointu et spécifique. Il nous a livré dans cette édition l’intérêt, l’originalité et la spécificité de cette communauté éparpillée de par le monde.

D’abord l’auteur nous rappelle l’historien bysantin Procope, puis les phéniciens, le lien privilégié entre le Maroc et la terre Sainte depuis toujours, les Juifs fuyant la Palestine au lendemain de la destruction de Second Temple, en 70 après J-C qui se sont établis au Maroc. Maître des faits, précis, il nous rapporte ce que nous ignorons souvent.

Puis il a trouvé sa niche en retraçant une évolution à laquelle il fallait s’attendre, les dangers de la transculturation face à la résistance et à la persistance de ce judaïsme car pour l’instant rien n’a pu altérer la spécificité de ce judaïsme marocain sinon que la démographie de ces Juifs vivant Maroc a beaucoup baissé passant de 300 000 en 1945 à environ 2 500 âmes en 2008. Les Juifs marocains installés pour la plupart en Israël (plus de 800 000 personnes) continuent à maintenir intactes leurs traditions culturelles et cultuelles.

Cet ouvrage porte sur l’incroyable saga et les itinéraires des juifs originaires du Maroc jamais encore atteinte par une quelconque acculturation car toujours entière avec elle-même. Même le grand exode des Juifs du Maroc est retracé avec beaucoup de précisions historiques jusqu’à leur installation en Israël où ils ont cessé d’être des citoyens de seconde zone. Leur nouveau statut en politique et dans leur occupation professionnelle est sans doute le meilleur gage de leur réussite. Aucun complexe à rappeler qu’ils sortent très nombreux des universités israéliennes et / ou du Technion comme de l’Institut Weizmann des Sciences.

Une réelle volonté s’est manifestée chez Mr Assaraf de conforter les acquis des recherches sur ce Judaïsme très spécifique et de les diffuser au sein de la nation marocaine et des communautés juives et musulmanes afin de contribuer à leur connaissance réciproque. Cela ressort fortement tout au long de cette saga, faut-il rappeler que tout reste encore à protéger et à perpétuer: Les coutumes et les codes religieux, les prescriptions juridiques issues de Castille, les relations Judéo - musulmanes, les nouvelles questions identitaires et les problèmes transculturels inhérents à l’émigration, la diversité et les richesses du patrimoine culturel sous ses multiples aspects

Rien n’est laissé dans l’ombre. L’ouvrage évoque notamment l’intégration d’environ 150 000 Juifs marocains en France, d’autres en Espagne, en Grande-Bretagne, au Canada, aux États Unis et en Amérique latine, notamment au Venezuela et au Brésil, où ils ont recréé des institutions spécifiques tout en s’insérant avec succès dans la société environnante.

Etant moi-même moins instruit du sujet que l’auteur aborde, je ne peux qu’apprécier et évaluer positivement ce qui est décrit et analysé avec beaucoup de pénétration en complément à mes propres travaux et au programme que s’est assignée l’association que je coache des « Permanences du Judaïsme Marocain » avec mes amis.

Enfin, fidèle à sa science et à ses trajectoires, R. Assaraf a voulu en complément à ses ouvrages précédents apporter sa contribution et son dernier ouvrage a le mérite de brosser un tableau d’ensemble de la réalité du judaïsme marocain dans le monde car il donne à penser.

C’est pourquoi je recommande ce livre fascinant


Dr. Arrik Delouya (Ph.D-Sociology)
Sociologue chercheur
Président fondateur des « Permanences du Judaïsme Marocain »

Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 25 September 2008 : 22:38

Cher Arrik bonjour et merci pour ces details precieux sur le dernier ouvrage de Robert Assaraf dont j'avais aussi annonce la sortie sur la rubrique "Bibliographie des Juifs du Maroc"

Merci a toi surtout pour ce travail formidable de reconstitution minutieuse de notre patrimoine culturel en tant que Juifs du Maroc. Il etait grand temps car en lisant Esther Benbassa sur l'"histoire des Juifs Sepharades", je me rends compte combien notre communaute sepharade du Maroc etait si peu prise en compte. Sur 500 pages que comporte ce livre, les Juifs du Maghreb ne sont mentionnes que sur quelques breves pages.

Je trouve cela d'autant plus curieux que en Israel, les juifs sepharades, originaires de Turquie ou de Grece ne sont pas autant nombreux que ceux du Maghreb ou les communautes sepharades avaient fui en masse apres leur expulsion d'Espagne.

Sur un autre registre, je lis actuellement le dernier ouvrage de Michel Abitbol "Les Juifs d'Afrique du Nord a l'epoque de Vichy" et je peux t'assurer que c'etait terrible pour nous les Juifs et ceux qui faisaient souffrir alors n'etaient pas les Allemands mais bien les Francais.

Shana tova et gmar hatima tova a toi et a toute ta famille

Darlett




Permanences du Judaisme marocain
Posté par: delphinos (IP enregistrè)
Date: 26 September 2008 : 23:06


Permanences du Judaisme marocain
Posté par: darlett (IP enregistrè)
Date: 01 October 2008 : 03:58


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